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samedi 31 mai 2008

DESEQUILIBRE

Une chanson que j'avais écrite en 1980 et qui reste, cruellement, d'actualité !

La rue fourmilière
Fixe les oeillères
A tout étranger
Venu visiter.
Quel regard se penche
Sur l’enfant qui flanche ?
Quel mot prononcé
Vient le réchauffer ?
Le petit mendiant
Loin de l’occident
Tend les mains en vain
Il manque de pain
Il manque de tout
Il n’a plus le goût
De se lever pour quelques pièces de monnaie.

On a beau déculpabiliser
Qui de nous n’a pas un jour penser
A son bonheur
D’être né
Dans un pays doré
A l ’abri de la nudité ?

Refrain

Et comment durant ces années où le progrès
Nous permet, plus que jamais, de communiquer
Comment donc peut-on encore trouver
Un monde cloisonné
La faim d’un côté et dans l’autre les déchets ?
Comment donc juger l’humanité
Dans ce qu’elle n’a pas su élaborer
Pour la vertu d’égalité ?

Devant la télé
L’enfant trop choyé
Regarde étonné
L’actualité
Il voit sur l’écran
Le petit mendiant
La misère sans nom
Etreint le salon.
Comment avaler
Un si bon goûter
Quand l’image crie
La faim qui sévit.
Ce regard perdu
Et ce ventre nu
Bombé par le néant de la déconvenue.

L’enfant né dans son grand nid douillet
Imprégné de virtualité
N’est pas tombé
Dans le leurre
Et perçoit le malheur
Qui fleurit
Dans ce gris pays

(au refrain)

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