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jeudi 11 août 2011

ETE MEURTRIER


Dans le manifeste qu'il a diffusé sur internet juste avant de perpétrer ses massacres, Anders Behring Breivik explique qu’il a utilisé des stéroïdes anabolisants. Mais avait-il besoin de ce type de drogue pour tuer, le 22 juillet, 85 jeunes parmi les 700 qui s’étaient réunis sur l’île d’Utoya (près d’Oslo en Norvège) ?

Gavé de jeux vidéo à haute dose belliciste, nostalgique des croisades anti-islamistes et, on peut le supposer, avide lecteur de Mein Kampf, Anders Behring Breivick a froidement assassiné, avec préméditation, des jeunes comme lui, Norvégiens comme lui, donc « ethniquement similaires » à lui.

Mais ils étaient de l’autre bord : trop démocrates donc trop zélés à laisser s’installer l’étranger, l’émigré, l’indésirable…

Cela, Monsieur Breivik ne pouvait le tolérer…

Le monstre n’est qu’un avatar de la recrudescence du nationalisme qui gagne les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, la France et fait le lit de la xénophobie violente.


Dans le cerveau de cet Anders
Il y un champ où s’étendent herses
Pour faciliter les semences
Des idées noires de renaissance...

Dans les neurones de Brejvik
Scintillent la cybernétique
Des jeux guerriers que la console
Attise en vivante hyperbole.

Dans le norvégien céphalo
S’immiscent d’effroyables halos
Au parfum de xénophobie
Encens létal, néonazi.

Dans le mental du blond Brejvik
Bouillonne un volcan satanique
Abreuvé d’anabolisants
Lave mortelle au goût de sang.

Dans le cœur du faux policier
Glace le flux rouge damné
Une méthodique froideur
Puis le doigt qui presse l’horreur.

O Utoya, île martyre
De cet ineffable délire !
Pour tout linceul des tentes rouges
Les cris de peur, la mort qui bouge...

L’effroi, le froid de l’agonie
Les corps fauchés par la tuerie
Et du canon le feu toujours
Se cacher, fuir ; nage au long cours...

Enfin le monstre désarmé
Après l’immonde éternité
Et la torpeur des survivants
Sous la pluie de l’endeuillement.

0 Utoya, si près d’Oslo
Mais tant baignées de froides eaux
Echevelées de vagues folles
Adieu la Paix, la joie s’envole…

Peur de l’Islam, fourbe alibi
Pour saigner la démocratie…
Phobie dans un cerveau malade
Qui se repeint grandes croisades.

Pleurons pour la pauvre Norvège
Celle des fjords et celle des neiges
Et que Peer Gynt sorti d’horreurs
Retrouve Solveig, sa douce fleur.