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dimanche 3 octobre 2010

A TYLER...



Un Américain s'est jeté du haut d'un pont après qu'une vidéo de ses ébats homosexuels a été diffusée sur Internet. Un drame qui alerte sur la question du respect de la vie privée à l'heure des réseaux sociaux.

Il s’appelait Tyler, le cœur dans son violon
Il aimait la musique, il aimait les garçons
Ca doit gêner les gens qu’on vienne à lui voler
Pour l’exhiber au monde sa propre intimité.


La webcam a filmé, sournoise, à son insu
Ses ébats passionnés, le ballet des corps nus
Twitter a fait le reste en jetant en pâture
Aux regards des voyeurs la charnelle aventure.


Il s’appelait Tyler, fragile comme la corde
Sous l’archet trop malsain de violeurs en horde
Il s’est donné la mort en se jetant d’un pont
Ne pouvait supporter la lourde humiliation.


Que fait-on des outils qu’apporte le progrès
Mesure-t-on les pouvoirs de leur nocivité ?
Dans des mains juvéniles mues par d’étroits esprits
Ils injectent l’opprobre et la mort sans sursis.


Il s’appelait Tyler, son âme était lyrique
Trop fragile aria dans le concert lubrique
Que dirige la lie de notre humanité
A travers mille écrans de venimosité.

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