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mercredi 16 août 2017

A BANC D'AUNAY...HÉ, HÉ...



Bertrand Smet s’est toujours mis dans la tête qu’il serait le sosie de Johnny Hallyday. Tout ça parce qu’il s’appelait Smet et qu’il n’avait aucun mal à retenir les paroles du maître ce qu’on ne pouvait, hélas,  remarquer dès lors qu’il s’agissait de mémoriser l’axiome de Thalès ou les règles d’accord des participes passés des verbes pronominaux.

A coup de chirurgie esthétique Bertrand est devenu Hallyday mais sa gloire n’a jamais dépassé l’Eure-et-Loire ! Berthe, sa petite amie, a tout fait pour lui éviter les dérives de la gloire. Et voilà, après une centaine de shows, où rarement le cash tonnait, Bertrand se retrouve seul, abandonné et d’autant plus désespéré que son idole vit avec un cancer !

C’est dur la vie !

C'est un chanteur abandonné 
Qui se retrouve à banc d’Aunay
Près de la gare Aunay Tréon
Il a le blues et le bourdon

Où sont tous ses amis d’Aunay ?
A quoi bon s’en faire, à r’passer
Les souvenirs à chantonner
Tout devient moche, affreux d’Aunay !

C'est un chanteur abandonné 
Et le teint jauni à l’idée
D’avoir perdu des Euréliens
Qui firent, jadis, bonheur et liens !

Et ça fait le vide dans sa tête 
Oui ça fait le vide dans son cœur. 
Le bourg d’Aunay cloche et l’inquiète
Nul n’a vie gaie : sens l’air mort, cœur !

L’homme aux microsillons rayés
Las, par défaut, tard, part d’Aunay
Bertrand Smet, enlaidi, sans sillons
Berthe transmet tant les dissensions…  


mardi 15 août 2017

UN BORD DE MER UN PEU JAUNASSE



En cette période de vacances, alors que de nombreux estivants goûtent les douceurs de la plage, je n'ai pu m'empêcher de penser à la famille moyenne, nord coréenne. Elle va, elle aussi, au bord de la mer, mais y longe des barbelés et se ronge de savoir comment son dictateur Kim va en découdre avec Mr Trump, sur fond de marasme économique et de privation de libertés...


On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On n’savait rien des autres gens
Qui enrichissaient l’Occident
Nous il fallait faire attention
Quand on boudait  la moindre allocution
De Kim Jun Un, ce pas grand-chose…

Et on se lamentait des bas taux
De croissance des flux commerciaux
Kim lançait : « on reste au rang
Gare à ceux qui passeraient d'vant ! »
Et on évitait débats tôt
Jugés dissidents ; l’étau
Nous serrait pendant des heures
On prenait de belles douleurs !

On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
De martiales vagues pas très tranquilles
Secouaient déjà Kim Jong Il
Alors…le fils ; on n’en peut plus !

Et on se répétait des gros mots
Kim ordure, dégueulasse, salaud !
Dans nos têtes ; jamais trop haut
On craignait trop pour nos peaux


Et on regardait les bas taux
La la la la la...

dimanche 13 août 2017

A NIMES, A LAON...PAILLER



Voilà comme ça, pour les Vacances
Aline Pailler conte la France
A Nîmes, à Laon, Pailler nous dit
Qu'elle circule en taxi d'Hermies 


samedi 12 août 2017

GUAM ET L’OCÉAN PEU PACIFIQUE




Donald Trump ne passera pas ses vacances avec Kim Jong Un, le petit dictateur de la Corée du Nord. Il ne lui proposera pas davantage Airbnb et mon petit doigt me dit qu’il doit y avoir une forme d’incompatibilité d’humeur dans ces prises de décision. L’homme de la Maison Blanche est même prêt à en découdre contre le maître de Pyongyang si ce dernier continue à montrer les muscles, à réitérer ses essais nucléaires et surtout à menacer l’île de Guam où réside une base américaine.
Mais que se passe-t-il chez Trump ? Visiblement il ne supporte plus la nucléarisation de la Corée du Nord à même de mettre le territoire américain à portée des missiles du nouveau péril jaune. Trump ne veut pas jouer les Obama de service, à se dire que le danger n’existe pas, à laisser faire Kim, et Kim ose : alors gare aux bleus !
Trump ne veut pas de bleus et préfère donner de la voix tout en relançant la guerre du golf, notamment celui de Bed-Minster (lit en cathédrale, mais face au délit, en cas, t’aident râles ?), près de New York, qui a des trous, pardi (des troupes hardies ?).
Oui, Donald se lance dans une surenchère verbale. Il menace Kim de vilaines punitions si le dictateur coréen s’avise d’attaquer Guam : il aura queue et fol air, heu, feu et colère ! Il en bafouille de rage !
Face à une crise sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine adjure de "faire preuve de prudence" et exhorte Pyongyang à éviter les "démonstrations de force". Il faut dire que la Chine demeure le principal partenaire de la Corée du Nord et les échanges entre ces deux pays ont été de 8,4 milliards de yuans (1,1 milliard d’euros), en augmentation de 37,4 % au premier trimestre 2017 par rapport à la même période de l’année précédente.
Si Pékin a  daigné appliquer les sanctions imposées par les Nations unies en important moins de charbon nord-coréen, elle n’a pas agi de même vis-à-vis des minerais de fer. Le Chinois cherche vraiment à protéger son commerce et fera tout pour aller au charbon car croiser le fer le minerait !


Mais pour l’instant la tension monte. On nous rejoue « les missiles de Cuba » en espérant que Kim ne lancera pas des casses tristes.

jeudi 10 août 2017

L’ŒUF ESTIVAL DEGUEULASSE




Je ne vais pas vous parler des poules élevées en batterie (voire en bas tri pour absence de volet !) bien que cette technique de rentabilité intensive ait déjà bien donné du souci aux ailes des gallinacées (des virus H5N1 s’y déposaient parfois). Je ne vais pas parler d’ailes, je vais parler d’œufs !

Des entreprises bataves spécialisées dans l’élevage de volaille ont cru bon utiliser un antiparasitaire, le DEGA 16, pour lutter contre le pou rouge. Car vraiment on ne peut imaginer le pou sain pour des poules appelées à pondre des œufs comestibles. Elles seraient en plein air, en plein Gers, dieu soit Loué, elles n’auraient pas besoin d’antiparasitaire pour se défaire des poux laids ! Ah, petite poulette, battue à plate couture, si tu pouvais savoir ce que peut le pré t’apporter !

Mais voilà, les Bataves comme beaucoup d’autres aiment l’élevage intensif : beaucoup d’œufs au dm² et tant pis si la poule devient folle à vivre dans un espace exigu qui a tout a envié à un appartement capsule de Hong-Kong !

Donc un antiparasitaire a été utilisé. Mais certainement on a dû laisser la fabrication du DEGA 16 aux niais pour du dégât saisonnier ! En effet, on a adjoint au produit du Fipronil, antiparasitaire interdit en Europe chez les animaux destinés à la consommation humaine car « modérément toxique » pour l’homme lorsqu’il est ingéré en grande quantité.

Comme le principe de précaution abjure les Européens de marcher sur des œufs, c’est ce qu’ils ont fait ! On a écrasé le produit de la ponte et, à tant faire que de massacrer, près de 300.000 poules néerlandaises ont été abattues ! Comment on traite les bêtes : très tôt vie part (traite ovipare ?).

On a mis un certain temps à réagir car les services vétérinaires devaient en avoir sous les bras ou alors on peut imaginer que des lobbies ont, un certain moment, persuadé qu’on ne pouvait pas faire d’omelette sans casser d’œufs ! L’information d’une contamination d’une exploitation belge avait été transmise aux autorités sanitaires belges le 2 juin ! Celles-ci ont attendu le 20 juillet pour alerter les Etats membres de l'UE. On voudrait étouffer quelque chose dedans, on ne fait guère mieux.

Mais désormais le scandale éclate et les rubriques « santé » en sont pleines comme un œuf !

Une enquête pour "fraude" est d’ailleurs menée par le parquet d'Anvers et contre tous, tous ceux qui trempé dans cette magouille en imaginant qu’on ne saurait jamais tuer la poule aux œufs d’or dur !

Dans le même panier, une enquête pénale est en cours aux Pays-Bas pour retracer les circuits de commercialisation de l’œuf honni qui ne porte plus de sons agréables. En Basse-Saxe (Allemagne), une enquête préliminaire contre "les responsables" de plusieurs élevages "dans lesquels les œufs ont été testés positifs au Fipronil" a été ouverte pour infraction à la loi sur les denrées alimentaires. 

Souhaitant que le responsable soit vite mis sous les verrous et qu’on sache châtier l’homme laid, taulard !


En attendant, cette triste affaire nous révèle, une fois de plus, les dérives de l’agroalimentaire, industrie corrompue par l’attrait mercantile, par l’appât du gain quel qu’en soit le prix pour notre santé !

mardi 8 août 2017

PUB 117


Lui laisse sans voix Turquie, Berlin
Et toute l’Europe, au fil des routes
Lui laisse sans voiture Kiberlain
Et là c’est sûr : c’est la déroute !

Le temps qu’il faut,  il reste au lit
Et Leffe est mère pour consoler
A défaut d’embrasser : brasserie !
La mise en bière il sait gérer.

C’est de la belge, il n’en a cure
On ne raille pas ! Akoibon ?
Il fait Leffe-rite, bonne nature
En attendant Sandrine ; c’est bon !

vendredi 4 août 2017

PUB 116 (Double)



Par PAYOT, par paillote
Huguenot, Hugues note :
La Corse a ses beautés
Qui veut la saboter ?

C'est l'vin de Calvi, Calviniste
Qui te rend soudain hédoniste !

mercredi 2 août 2017

ET LA MOREAU SENTIT L’ÂME AUX RÂLES...

Jeanne Moreau vient de nous quitter ce 31 juillet 2017, à l’âge de 89 ans.

La France perd une des plus grandes actrices du théâtre et du cinéma.

L’éternelle demoiselle du cinéma français avait fait ses débuts dans les cours Denis Inès au conservatoire d'art dramatique avant d’entamer sa carrière au Festival d'Avignon, sur les pas de Jean Vilard, avec qui elle partageait le risque de la nouveauté, du révolutionnaire. Le cinéma lui offre des compositions de choix, qui la consacrent lors des cérémonies : Moderato cantabile, d'après Duras, vaut à Jeanne Moreau le prix d'Interprétation au Festival de Cannes et sa performance dans La Vieille qui marchait dans la mer, adapté de San Antonio, est couronnée du césar de la Meilleure actrice en 1992. Entre Oskar Werner et Henri Serre, la jeune femme se balance dans le “tourbillon de la vie” de Jules et Jim, le chef-d’œuvre de François Truffaut en 1962. Ce rôle la fait entrer dans l'histoire du cinéma.

Jeanne Moreau ne cesse de multiplier les prestations, avec un naturel inné, sans fard, sans artifice. Elle excelle dans le drame - Le Temps qui reste, en 2005 - à la romance - Cet amour-là, en 2002 – mais aussi dans la comédie - Un amour de sorcière, 1997, ou Jusqu’à la Lune et partout sur la Terre, en 2007. Son nom s’associe à moult projets, y compris à la télévision, en témoignent Les Rois maudits. Icône vivante, on la sollicite régulièrement  les lauriers abondent : présidente du Festival de Cannes, officier de la Légion d'honneur, présidente du Festival de New Delhi, césar d'honneur en 1995 et en 2008…

Ses talents d'actrice vont de pair avec ceux de scénariste. Elle réalise par ailleurs quelques longs métrages, dont L'Adolescente, et Le Portrait de Lillian Gish, un film documentaire. En 2010, elle enregistre le Condamné à mort de Jean Genet avec Etienne Daho et l'interprète sur scène.

La Grande dame à la voix rauque et apaisante et au visage reconnaissable entre mille, s’est éteinte, découverte de bonne heure par sa femme de chambre (dont je vous publie le témoignage).

Elle nous laisse une cinématographie impressionnante et demeurera la femme qui a traversé toutes les évolutions du 7ème art, en prenant tous les risques que lui conférait sa quête de liberté, au-delà des carcans, des us et phénomènes de mode.


Chapeau bas, madame !



Sur le journal d’une femme de chambre on pouvait lire ceci :

Ce matin du 21 juillet 2017, je me rends dans la chambre de Mme Moreau car la nuit vient de quitter son chant moderato cantabile. Je m’approche du fauteuil en évitant de glisser sur la peau de banane qu’elle a laissée traîner par mégarde ; ces derniers temps elle a des absences répétées. Je vais vers ce fauteuil, situé plein sud et le temps qui reste pour effleurer les cheveux de la reine margot (c’est ainsi que je l’appelle, par vénération), je réalise la fin des comptes à rebours ! La lumière joue la mariée était en noir !

Ce que je croyais une histoire immortelle venait de gagner le dortoir des grandes ! Jeanne la Française, le plus grande peut-être des Françaises,  celle à qui tout le monde disait « je t’aime », avait pris l’ascenseur pour l’échafaud et le couperet, dans le jardin qui bascule, avait accompli le plus vieux métier du monde : celui d’ôter le corps de Diane, lui verser le salaire du péché : donner la mort !

Il est minuit, Docteur Schweitzer et les Parques, telles les intrigantes qui vous fixent, le dos au mur, les trois jours à vivre avaient porté leur dévolu sur Mademoiselle à l’humeur vagabonde !

Jeanne s’en était allée faire les 400 coups au Paradis après m’avoir parlé de son dernier amour. Elle était ma confidente et même pour mille milliards de dollars je n’aurais pas vendu mes souvenirs d’en France avec cet amour-là car jour après jour,  avec chacun son cinéma, on s’était révélé nos secrets d’alcôve sans pour autant se rejouer le dialogue des Carmélites !

Oui, je lui avais parlé de l’homme de ma vie, Alberto Express (enfin, c’est ainsi qu’il se présentait) le Marin de Gibraltar qui, loin de la race des seigneurs, m’avait abandonnée, un jour, à Avignon, bastion de Provence pour rejoindre une certaine Eva ! Il m’avait dit « je te quitte, sauve toi, Lola ! »Elle avait continué à m’écouter et me consoler de la perte de l’amant quand j’avais évoqué mon retour chez Jules et Jim, mes amis d’enfance, les arpenteurs de Montmartre,  logeant encore à Pigalle-Saint Germains des Près chez leur mère Julietta, un amour de sorcière culinaire qui cuisinait si bien la truite !

Elle savait écouter, la grande dame, qui n’avait rien de la femme fardée ! Elle savait se mettre au niveau des petites gens, par-delà les nuages de nos destins, à tout jamais ouverte aux visages des inconnus, côté cours, côté champs et toujours curieuse de découvrir le talent de mes amis, le cœur de métisse de l’étrange Monsieur Steve, mon cousin ou encore le dernier Nabab qui, un certain jour de juin, lui avait conté les liaisons dangereuses 1960 avec cinq femmes marquées par la névrose : Nikita la petite amie de M’sieur La Caille, Nathalie Granger la voisine de Monsieur Klein, Lisa qui se prenait pour Mata-Hari, la grande Catherine qui était la propriétaire de la Rolls-Royce jaune carburant au gas-oil

Oui, elle écoutait tout le monde, sans querelle et sans faire le procès de qui que ce soit ! Elle aurait aimé tous les hommes, jusqu’au dernier : les hommes en blanc, en noir, les amants transis, les vainqueurs comme le paltoquet qui subit l’échec au porteur et à qui l’on dit « touchez pas au grisbi ! ». Elle parlait avec tout le monde, nul ne lui était indifférent : une Estonienne à Paris l’avait un jour abordée pour lui dire, en se trompant sur son prénom : Chère Louise, vous brillâtes dans Viva Maria ! Et cette scène dans les Valseuses ! Quelle audace ! Vous en feriez un remake ? Elle lui avait répondu : Le cinéma est mon Prince et le manuscrit du Prince stipule que faire un film, pour moi c’est vivre ! Je suis prête à jouer tous les rôles et prendre le train des risques ! Il se peut qu’un jour je m’appelle Victor et fasse une sortie de clown ! On sera alors bien loin de Roméo et Juliette, d’Anna Karamazoff ou encore de Falstaff !

Je l’aurais suivie jusqu’au bout du monde ! Jusqu’à la nuit de l’océan le long de la baie des Anges pour accompagner la vieille qui marchait dans la mer avec la grâce qu’on retrouve dans le pas suspendu de la cigogne !

Je n’aurais eu avec elle aucun désengagement ! Pas de petits meurtres entre nous ! Que nous aurait valu de jouer les louves jouant l’amour et confusions ? I love you, I love you Not ! Akoibon ?

A présent vient l’absence ! Elle vient là, comme le feu follet autour des tombes, comme pour nous dire « au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ! ». Je lui dis « à demain ! On se retrouvera, peut-être, si le miraculé existe !

Et puisqu’une femme est une femme, je me mets à pleurer ! C’est hu-man, heu, humain… Je ne peux résister aux pouvoirs des larmes, the will to resist is out !

Jeanne partie c’est ma vie qui s’écroule. Je vais quitter Paris, fuir à l’Ouest (Go West) gagner les grandes étendues du folklore américain, Monte Walsh où réside mon oncle d’Amérique Alex (Alex in Wonderland) !

J’en termine avec ce billet. Toi l’inconnu(e), si tu tombes sur ce papier, un jour, tu comprendras. Tu comprendras ma peine immense !

mardi 1 août 2017

SES ROMANS, DÉSORMAIS, MAX VA LES FAIRE AILLEURS...



Revenant de vacances, j'ai laissé mon blog en jachère. Je reviens et me hâte de rédiger ce billet pour rendre hommage à Max Gallo. J'ai du pain sur la planche car déjà la page nécrologique se remplit : Claude Rich et Jeanne Moreau ! Je ne suis pas aussi productif que Max ! Aurai-je le temps de me plonger dans l'écriture pour honorer ces belles âmes ?

Max Gallo naquit un 7 janvier 1932, à Nice, et donc se fit Niçois sans que ce choix défini soit. En effet, il quitta la promenade des Anglais après l’avoir vue allemande (occupation oblige) pour monter à Paris et poursuivre des études jusqu’au doctorat en histoire (thèse sur la propagande fasciste italienne). Il se force à écrire, même alité : il faudrait que je musse au lit-nid, se dit-il souvent.

Il exerce jusqu’en 1975 la profession de maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris avec une certaine modestie qu’aimé Gallo manie ! Parallèlement il écrit des éditoriaux dans l’Express en voulant éviter l’ex-Presse, celle des années noires de son enfance. Sa plume vit de liberté, il est libre Max, il y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler !

Il vole si bien qu’il se pose sur le toit du socialisme pour y humer la rose. Il devient le porte-parole du gouvernement Mauroy de 1983-1984. Il est lancé dans le grand bain, Gallo ! Mais il devra bientôt décamper quand peur de s’assécher lui prendra le stylo bille. En effet, l’homme veut surtout écrire et se consacrer au travail de la plume.

Comme un maître pictural Gallo peint, à sa façon, la vie des grands hommes. Il écrit des biographies de De Gaulle, César (on sent fort bien Gallo Romain), Victor Hugo ou encore de Napoléon. Il pond des romans (Entre autres, une affaire intime en 1979 ou Le pacte des Assassins en 2008). C’est tout naturellement, pour tant de prolixité littéraire, que Max entre à l’Académie Française en 2007. Il occupe le fauteuil n° 24 occupé précédemment par Jean-François Revel.

Lire ses œuvres redonne de la quiétude au sein de nos grandes villes : aimer Gallo police ! Mais parfois, hélas, se glissent quelques imprécisions dans les ouvrages du Maître, trop boulimique de travail. Des erreurs, à vouloir écrire trop vite, Gallo paît !

Sur la fin de sa vie Gallo passe au trot et n’aura pas le temps de se mettre «en marche » pour être dans l’air du temps. Il sent, Max, la menace de la maladie parkinsonienne !


Il en meurt le 18 juillet 2017, à Cabris (Alpes-Maritimes) en nous laissant, à foison, une kyrielle d’œuvres à lire tout en dégustant un petit café : Max…well ! 

jeudi 13 juillet 2017

LOUCHE, LE CAS LAMBERT...




Jean-Michel Lambert aurait tellement voulu que l’affaire ne refît pas surface, qu’elle allât, à son tour, se noyer dans la Vologne pour y demeurer à tout jamais.
Mais voilà, plus de trente ans après les faits, le fantôme du petit Gregory a refait surface, replongeant les différents acteurs de ce triste mélodrame dans le trouble le plus anxiogène qui soit.
Lambert fut le premier juge dans l’affaire Grégory. Il avait 32 ans lorsque, le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, est retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges).
Seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), sans le but de se forger une image (d’Epinal comme il se doit) mais pour simplement faire le job (comme disent les British) il assuma ses fonctions. L’envie de se saisir de l’affaire et de bien la mener monte à Lambert (Lamennais-Montalembert ? Ça sent le catholicisme libéral ?)
Dès les premiers jours de l’enquête, quelque peu sublimé par les caméras, Lambert se sent rugir de convictions, son état d’esprit, un peu tigre, égo, rit ! Rit de ce qu’en penseront les gens ! ll agit comme un magistrat notable et sonne le glas de Bernard Laroche qu’il croit coupable. Lambert, huile, sonne !
La culpabilité ne repose pourtant que sur les accusations de la jeune Murielle Bolle, 15 ans ! Des affirmations sibyllines mais qui lui plaisent : c’est l’apparat Bolle !
Puis Murielle se rétracte, elle serait tract à tous slogans, même les plus fallacieux. A 15 ans, on ne mesure pas le mal qu’on peut faire. Murielle marche seule, le long de la Vologne, des remords plein la tête ; de honte se languit Bolle (seule, en guiboles). Alors Lambert libère Laroche, trois mois après l’avoir mis en détention. Pour tant d’amateurisme ses détracteurs le qualifient de « petit ». C’est le petit juge qui engage une affaire sans professionnalisme.
« Là Petit vient emmanchant » raille un avocat boulimique vivant avec une anorexique pour un problème d’équilibre alimentaire.
Un autre opposant le considère trop mou et susceptible d’être trompé par de faux témoignages. Ce à quoi rétorque un de ses supporters : Jamais Lambert n’est lent berné !
Mais, le 29 mars 1985, alors que Laroche, aux faits des délices du yaourt retrouvé (son dessert favori),  pense reprendre le fil de sa vie,  le destin va frapper ! Il se fait tuer par Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, persuadé de la culpabilité de Laroche. Quand gens marient viles mains (la droite comme la gauche) pour manipuler l’arme le drame est conséquent !
Voilà Mr Villemin incarcéré, à son tour. Mais le 5 juillet 1985, Christine Villemin se voit inculpée en tant que corbeau (on devrait dire Corneille car c’est une femme mais ça fait un peu trop littérature à Cid !).  Un corbeau, en la circonstance, n’est pas un oiseau noir qui tient dans son bec un fromage en regardant couler la fontaine. Ici le corbeau est un homme ou une femme qui déguise sa voix pour la rendre masculine et qui profère des menaces de mort, par téléphone puis par écrit quand la facture téléphonique commence à coûter plus que le lot de 10 timbres postaux.
Puis Christine Villemin est innocentée (à ne pas confondre avec Line aux cent thés, une herboriste patentée qu’a connu un arrière grand-oncle que je n’ai jamais rencontré !). En revanche, Jean-Marie sera condamné à 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis, pour le meurtre de Laroche : tard paie hyène mais finit par payer pour son forfait.
Le 16 décembre 1993, Jean-Marie Villemin est condamné à 5 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis, pour le meurtre de Bernard Laroche. Il sera libéré quelques jours après, ayant purgé l'essentiel de sa peine en détention préventive, de mars 1985 à décembre 1987. Mais là encore, la justice joue les fofolles et  au procès de Jean-Marie Villemin devant les assises de Dijon, la moutarde monte au nez de l’avocat général qui tacle Jean-Michel Lambert en le qualifiant de « mémorable funambule de la pensée », dont il espérait qu’il avait « conscience des catastrophes dont il avait été indirectement la cause » !
Pour tant de dysfonctionnement, l’Etat est condamné à verser 35.000 euros à chacun des parents de Gregory ! Ça creuse la dette, comme dirait une Sarthois qu’on n’entend plus tellement tant sa peine est l’opérante (entends sa Pénélope errante !).
En 2008 l’enquête est rouverte pour une nouvelle recherche d'ADN.
Le 24 avril 2013, le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, présente les résultats non concluants des dernières analyses ADN et annonce que le dossier n'est pas clos, mais que scientifiquement, "l'espoir" de trouver le coupable "s'éloigne".  
Enfin, le 14 juin 2017, l'oncle et la tante de Jean-Marie Villemin, ainsi qu'une belle-soeur, sont interpellés dans les Vosges, et la grand-mère de Grégory, Monique Villemin, est également entendue, mais en audition libre en raison de son état de santé. L’affaire est relancée.
Pour Lambert c’est le cauchemar. Il ne s’est jamais pardonné la mort de Laroche. Il avait à peine cicatrisé quelques plaies pour retrouver la paix et penser l’épeler : P A I X…Hélas, ça fait « paix haïe, X… X, la plainte contre, le retour de jargon juridique, le retour de la Presse, les interviews…
Trop lourd pour lui.
Lambert juge qu’il ne pourra supporter tout cela. Dans la résignation du suicide le juge est parti.
Le corps du magistrat est retrouvé chez lui, dans son bureau, avec un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard, selon une source proche du dossier.
La recherche éperdue de la vérité se montre parfois bien assassine.

Le petit juge s’en est allé, emportant peut-être dans sa tombe une part de vérité…

mercredi 12 juillet 2017

MOSSOUL LIBEREE





Neuf mois de combats pour libérer Mossoul et donner le goût de la victoire aux Irakiens, si longtemps sous le joug de l’État Islamique (Daech). Neuf mois de combats pour redonner à Mossoul, deuxième ville d’Irak, le goût de vivre, de respirer loin de la poudre et des menaces d’attentats ou d’explosion de kamikazes.

Les familles sortent des ruines, fantômes poussiéreux, les yeux hagards, le visage creusé par la faim et la peur, encore incrédules devant cette liberté qui paraît fragile.
Neufs mois de terreur, de vie sous terre ou, pour certains, le risque de l’exode sous des feux sporadiques, à la merci de la moindre mine, de la moindre déflagration déclenchée par les fous djihadistes.

Est-ce pour autant la fin de L’État Islamique ? Oui, selon certains spécialistes. Car le rêve d’un grand Califat situé entre la Syrie et l’Irak finira par tomber au fur et à mesure que tomberont Raqqa (fief de Daech assiégé par des forces soutenues par les USA), Tal Afar, Hawija ou encore la région d’Al-Qaïm.

Est-ce la fin du terrorisme ? Non hélas. Une guerre asymétrique va perdurer. Les soldats de Daech n’opéreront plus sur leur terrain de prédilection mais continueront à semer la mort en Europe, aux USA, en tout lieu où les valeurs démocratiques les irritent !

La libération de Mossoul, ville martyr, ne pourrait bien ne servir qu’à attiser le feu terroriste sur d’autres théâtres, là où fleurissent les promesses de liberté éternelle, là où l’humanité cherche à perpétuer l’héritage des lumières.

La haine des djihadistes, on le sait depuis quelques années, n’a pas de frontières...

Mossoul panse les plaies d’une guerre d’usure
Long sera le chemin des guérisons pérennes
Des lacis de gravats signent en chemin de peine
La mémoire dévastée et l’éclat des brisures.

Les fantômes errants de leur pas douloureux
Marchent en trébuchant sur cette paix fragile
Des menaces ombragées en ardeur nécrophile
Habitent dans les cœurs sous des plis nauséeux

Danse la femme kurde aux bras de son fusil
Étreint comme un héros dans les rues laminées
Chante la combattante sous le treillis fané
Quand dans ses yeux de braise naît la flamme de vie.     

La ville en un fruit mûr de torrides combats
Tombe enfin sur l’humus de la libération
Parsemé ça et là d’hostiles plantations
Hérissées et fatales pour le moindre faux pas.

Mossoul est libérée mais le sang de l’Irak
Coulera longuement sous la ronde des lunes
L’ennemi loin des murs couvrira d’infortune
D’autres coins du désert ; symphonie démoniaque…

Et quand viendra l’aurore sur les bords de l’Euphrate
Quand le soleil jouera de ses splendeurs d’éveil
Les fleurs du califat dans leur profond sommeil
S’enivreront de sève aux aigreurs scélérates

Pour essaimer au loin, en nos contrées dociles
Le pollen assassin, insondable tuerie
Sermons d’apocalypse, meurtrières scories
D’une guerre étrangère aux audaces mobiles.