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mardi 17 octobre 2017

PAR LE TRUCHEMENT DU CROQUIGNOLESQUE


(*)    Procréation Médicale Assistée
(**)  Comité Consultatif National d'Ethique

On l’attendait au tournant. Le Président Macron devait reprendre les rênes de la communication pour expliquer sa ligne de conduite et ses dérapages verbaux.

Il s’exécuta donc en accordant chez lui, à l’Elysée, une interview officielle à trois membres de la presse audiovisuelle privée (fonctionnaires du service public où étiez-vous ?). En effet, seule Tf1 et sa chaîne d’information en continu, LCI, étaient conviées avec la présence de Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et le revenant David Pujadas (qui semblait fort fatigué).

Durant cette interview il fut beaucoup question de savoir si « bordel » relevait du langage familier ou du langage courant. Pour le temps qu’il restait on évoqua quelques points de bioéthique (la PMA pour toutes les femmes), les affres de Donald Trump et ceux de Weinstein, le harceleur sexuel qui a transformé DSK en enfant de chœur ! On parla un peu d’économie pimentée à la sauce CSG.

Bref, du grand théâtre croquignolesque (pour reprendre un nouveau mot de Jupiter) mené tambour battant par un jeune Président, volubile à souhait, glosant sans le moindre support « d’anti-sèche » face à un auditoire ébahi par tant de brillance intellectuelle aux relents d’enfumage universel.

Bouleau prenait racine sans sève héritée tandis que sa comparse donnait des coups d’rets pour attraper dans ses filets des questions évasives à ses questions inopinées voire intempestives.

Pujadas, quant à lui, gardait difficilement les yeux ouverts en rêvant au bon vieux temps de France 2, où il jouait au grand maître de cérémonie.

Une émission pour rien sauf à étayer la corroboration de l’incompétence des journalistes (ou de leur complaisance) et la confirmation du talent de Jupiter, astre éminent, brillant de certitude et de machiavélisme !


J’aimerais tant dire qu’ils (les journalistes) feront mieux la prochaine fois mais j’ai définitivement cessé de prendre ma vessie pour une lanterne.

lundi 16 octobre 2017

FLIQUE, FLAQUE, FLOQUE en attendant mieux....




Jimmy commence comme indicateur à la mondaine mais en a vite assez de fliquer le maquereau. Il quitte le job et devient marin pêcheur par le truchement (joli mot macronien) de son oncle boulonnais. On change de filet. Mais après le maquereau, il fatigue très vite à flaquer la morue. Il trouve alors un troisième emploi dans le milieu du cyclisme où vivent des requins. Le voilà à floquer des maillots pour le tour de France ! Pas folichon et peu rémunérateur.  


Alors, il rêve déjà de devenir champion à la place du champion. Il a récemment trouvé un filon pour s'approvisionner en EPO, par le truchement (on ne s'en lasse pas !) d'un ancien de la mondaine avec qui il a gardé des contacts. Il doit juste perdre quelques kilos ! Sinon, le médecin l'a dit : il a un cœur solide, adapté à l'effort soutenu ! Alors,  oui,  à court terme, c'est jouable...



C'est Flo qui sera épatée !




Dégoût du métier enfle, ô cage
Dans laquelle croupit ton métier !
Tu dis : la tâche me tue courage.
Pour que le moral m’aille : ôtez…

Otez-moi la monotonie !
C’est vrai, tu te verrais coureur
Avec un peu de tricherie
Tu pourrais être le vainqueur.

Je te vois champion d’écurie
Usant opinion des railleurs (*)  !
Tu gagnerais bien mieux ta vie
D’autant que t’es sans sous, floqueur !


(*) usant hauts pignons, dérailleur....

samedi 14 octobre 2017

UN ENFANT SUR DOUAI





France élève seule son petit Michel. C’est une fille mère douaisienne  qui fait de son mieux. Elle aurait moins de tracas si son petit Michel n’était pas surdoué !  A trois ans, l’enfant sait déjà écrire « anticonstitutionnellement »  et bat régulièrement sa mère au Scrabble. France aurait voulu voir Michel berger, un métier qu’elle-même aurait tant aimé exercer ! Elle devra faire son deuil : l’enfant est vraiment un génie ! Peut-on imaginer un génie garder les moutons, accompagné d’un chien ?

En parlant de chien,  France a eu un mal lié à ce canidé pour trouver une crèche digne de sa progéniture.

Elle l’a enfin trouvée.

C’est la crèche « Art » qui, comme son nom l’indique, s’occupe des petits artistes en herbes, les Gainsbourg ou Van Gogh de demain.

Dès le matin c’est le branlebas de combat. Michel est levé dès 6 heures et son horloge biologique ne suit plus depuis un bon moment le rythme circadien. Il mange avec un lance-pierres sa tartine de Nutella tout en fustigeant France de continuer à acheter cette saloperie engorgée d’acide palmitique et qui menace votre IMC.

Les yeux cernés France écoute les jérémiades de son fils et fait de son mieux pour le mener à la crèche au plus vite. L’enfant se magne d’arriver ! Il a hâte de montrer ce qu’il sait faire.

Aujourd’hui la puéricultrice,  bac+5 (DESS en psychologie de l’enfance) mais néanmoins contrat aidé, lui propose un travail de récupération et d’imagination :

-         Hier nous avons réalisé des poupées de cire et des poupées de son ! Il ne reste plus de cire mais, en revanche, il y a un stock de son de blé que tu pourrais utiliser. Tu disposes également de feutrine. Je te propose de réaliser une œuvre en feutrine qui doit aborder le thème de voyage voire de l’exil ou éventuellement les flux migratoires. C’est très tendance !
-         D’accord Anaïs (oui, elle s’appelle Anaïs), mais peux-tu me refiler deux francs ?
-         Deux francs ? Tu veux dire deux euros ?
-         Non, non ! Deux francs ! Ceux qu’on utilisait jadis ! Tu dois bien avoir ça dans tes tiroirs ?
-         Heu, attends, heu, oui…je crois !

Anaïs retrouve au fond d’un tiroir deux pièces de 1 franc mélangées dans un capharnaüm de petits objets susceptibles de devenir un jour œuvres d’art : boutons de braguette, bouchons de liège, perles diverses, coquilles de noix…

-         Voilà Michel ! Je te laisse carte blanche ! Tu vas faire quoi avec ces deux pièces de 1 Fr ?
-         Ah, ah, surprise, surprise !!!

L’enfant s’active aussitôt. De carburation cérébrale en motricité fine il déroule toute la palette des capacités. Anaïs l’observe avec admiration tout en le gavant d’un fond sonore du plus haut niveau : des chansons de Boby Lapointe que l’enfant fredonne tout en continuant son œuvre.

Une heure après le résultat est très probant ! Michel a réalisé un bateau à deux mâts. Le premier mât se termine avec une forme de hauban à base de son que l’enfant a collé sur une feuille blanche. Le second mât trouve à son faîte les deux pièces de 1 Fr.

La coque est en feutrine mauve. L’enfant y a inscrit, au fin pinceau blanc, la phrase « Maçon aime Afrique ».

-         Ça veut dire quoi, lui demande Anaïs quelque peu dubitative ?
-         Mais enfin Anaïs ! C’est de l’holorime tout ça, bon sang ! On peut comprendre « Mât son et mât fric » ! Voilà pourquoi il me fallait ces deux pièces de 1 fr !
-       Ah, ah ! Subtil ! Bravo Michel. et le monsieur là, avec sa tête d’œuf, heu, c’est un maçon ?
-        Affirmatif. Et je lui ai collé de chaque côté du crâne une queue ! C’est une jolie  coiffure à deux queues !
-         Je vois…Mais heu, respectes-tu le thème ?
-    Ben, ça se voit non ! Le maçon quitte son pays pour l’Afrique ! C’est un travailleur détaché ! Il n’a plus de travail en France car les emplois sont refilés à des Polonais !
-         Ah, oui ! Ah, tu sais moi et la politique !

Michel a été fin content de montrer son œuvre à sa mère. Comme elle n’y comprenait rien, il a dû bien prendre son temps pour expliquer.

France a raconté les exploits de son fils à des membres de la chorale dont elle fait partie, pour occuper le peu de temps libre qui lui reste.

Le chef de chorale, Serge, compositeur à ses heures perdues, lui  a alors proposé de relater cette histoire sous forme de chanson. De chanson courte mais de chanson quand même.


Peu de temps après, à la demande pressante de Serge, France apprenait la chanson et l’interprétait à merveille, faisant naître un clip qui devait devenir un incontournable tube pour son entourage…


video

vendredi 13 octobre 2017

L'ECHO LIBÉRÉ, LES QUOLIBETS RAIENT...





Entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls les relations s’avèrent, pour le moins, tendues et, comme dirait un ancien commentateur sportif qui a cassé sa pipe après avoir sucré les fraises : « ils ne vont pas passer leurs vacances ensemble ! »

Le maître de la France insoumise a traité l’ancien premier ministre de « Nazi ». Ce genre de compliment ne fait jamais plaisir à entendre par quelqu’un qui n’est, après tout, que juste un peu psychorigide à vous provoquer des catas l’an au gré de coups de menton (désormais enjolivé d’un superbe apparat pileux).

Valls n’a pas mis l’temps pour répondre du berger à la bergère. Il a traité Jean-Luc d’ «islamo-gauchiste ». Ce genre de gratification n’est jamais jouissance à entendre pour quelqu’un qui n’est, sommes toutes, qu’un tantinet narcissique avec du sang populiste plein les veines. Mais Jean-Luc n’a rien d’un islamo de gauche même si son diable au corps a niques et qu’il s’inspire parfois, vaguement, d’idéologie qu’en ses neurones Mao met.

Les deux hommes viennent pourtant du même sérail : le parti socialiste. Mais ce dernier n’existe plus depuis belle lurette. Il s’est délité au fil du temps, rongé de l’intérieur par des querelles intestines. La vente du siège de la rue Solférino n’est que le point d’orgue de cette défloraison d’une rose qui ne sait plus quel engrais (Monsanto ?) pourrait la fertiliser.

Les deux anciens de chez Rocard, l’homme de la nouvelle gauche, ont pourtant travaillé de concert. C’était le temps du Jospinisme, du Pacs triomphant, des 35 heures de la mère Aubry. Mais voilà. Jean-Luc a très vite claqué la porte en laissant derrière lui des éléphants qu’il jugeait archaïques.

Sa détestation pour Manuel s’est transformée en haine depuis que le maire d’Evry a endossé les habits de Ministre de l’Intérieur, à la demande de Hollande. Et que dire de l’exécration bouillante à l’intérieur du corps envenimé du tribun de l’insoumission quand le catalan est devenu premier ministre !

C’est un duel d’hommes comme on aime les voir dans les westerns. Il y en a un de trop pour représenter l’opposition à Macron alors le flingue à quolibets est dégainé. Les coups pleuvent car l’un d’eux doit mourir.

A ce petit jeu Jean-Luc pourrait prendre l’avantage, nanti d’une armada d’inconditionnels. Mais Manuel qui ne veut pas jouer l’âne grave oint son front de l’huile spirituelle et croit en son étoile pour vie au long cours (pour violon court ?).        

Le combat des egos devrait donc se poursuivre dans les semaines qui viennent, selon une sublime logique darwiniste que d’aucuns se délecteront de commenter.


Pour ce qui me concerne je ne reviendrai plus sur ce genre de combat des chefs ! Non mais, ça va bien comme ça ! Vous allez vous calmer vous deux !!

jeudi 12 octobre 2017

PUB 123


Ça alors, en rue qui est 
Là pour vendre poulets ?
Mais c'est maminette Claude
Qui a changé ses codes !

User plume déplut mais
Elle sut les déplumer
Les beaux poulets du Gers
Embrocha de bonne guerre !

Rotisol pour cuisson
Assure et ça sent bon
Rotisol fait griller
Et sans jamais cramer

Mamie Claude est ravie
L'aigre hausse tête de dépit
Peu lui chaut ces jaloux
Tant y'a des bénis, choux !


CES ANIMAUX QUI ANIMENT MOTS - IX


Cette nouvelle planche me permet un petit clin d’œil au député LR, fer de lance de l'anti-mariage pour tous. J'ai également tenu à relater la belle histoire d'un homme au regard persan que VGE avait gentiment accueilli à Neauphle-le-Château avant que l'homme au turban ne fasse sa révolution à Téhéran... 

mercredi 11 octobre 2017

LA VIE DE J.R. CÉDA, LASSE !






Jean Rochefort, le dandy du 7 ème art à l'éternelle moustache, vient de nous quitter. Je ne pouvais que rendre hommage à cet homme facétieux.


Jean Rochefort n’y est pas né ! La ville qu’a rendue célèbre Jacques Demy n’a pas influé sur le destin du comédien. L’homme est né à Paris, le 29 avril 1930, tout simplement, dans le 20ème. Son père se nomme Célestin et travaille dans le pétrole qui véhicule l’huile et les roches fore. Jean ne la voit pas comme ça sa vie, pas d’attaché case quand il était petit. Il rêve de comédie. Au grand dam de son paternel, il fait son apprentissage au Centre d’art dramatique puis au Conservatoire où il rencontre ses futurs collègues (Belmondo, Marielle, Rich…).

Sa carrière débute vraiment en 1956 avec Rencontre à Paris de Georges Lampin (avec Robert Lamoureux). Mais l’acteur se sent plutôt attiré par des films 2kpdp ou historiques (l’attrait du costume) et jouera les spadassins  ou les seconds couteaux dans Le capitaine fracasse (1961 – Gaspard-Huit), Cartouche (1961 – Philippe de Broca avec son ami Belmondo) et même dans la série des Angéliques ce pour quoi il a fallu l’heure « Mercier ».

C’est dans les années 70 que l’acteur se dit « j’enroche fort » tellement il fortifie de pierres blanches le pont qui enjambe l’insuccès. Il développe un souffle comique nappé de sérénité gracieuse dans des films comme Un éléphant ça trompe énormément  (d’Yves Robert – 1976) ou encore Le Grand Blond avec une chaussure noire (toujours de Y. Robert – 1972). Ces années de révélation nous le montrent moustachu. Jean adopte cet attribut qu’il ne quittera qu’une fois, quand il tournera le film Ridicule (de Patrice Leconte – 1996). Effectivement l’absence de l’indispensable le rend ridicule et lui fait dire : cent pas trissent le conte, t’émoussent ; t’as chu !

Avec cet apparat l’homme peut davantage joueur le flegme naturel, l’humour délicieux mais néanmoins élégamment caustique. Une vraie marque de fabrique ! Il ose jouer tous les rôles avec le même bonheur, le même zèle impertinent que lui insuffle une muse espiègle. Une muse qu’il sollicite souvent pour sauter dans la grâce burlesque. C’est le fameux « aide-moi zèle ! » de Rochefort  qui se concrétise par un saut angélique (nous y revoilà), tout de grâce burlesque ! Ah, ces sauts : l’ange est d’ailes fines ! (Assez ! Solange et Delphine !). On le voit notamment dans le film de l’éléphant sus nommé où le héros saute d’un appartement et prend tout son temps tandis que l’attendent les pompiers et le cercle de réception !

Il atteint le sommet en décrochant deux jolies récompenses :

En 1976, il reçoit le césar du Meilleur second rôle pour Que la fête commence (de Bertrand Tavernier – avec Philippe Noiret). Il interprète l’abbé Dubois, premier ministre du régent, le Duc d’Orléans, à l’époque où Louis XV était encore mineur. Heureux semble Jean dans l’abbé-attitude.

En 1977, il obtient le césar du Meilleur rôle pour Le Crabe tambour, un film de Schoendoerffer où l’on peut apprécier, également, le talent de Claude Rich disparu récemment (le 20/07/2017). Là il incarne un commandant d’escorteur, capitaine de vaisseau qui se remémore les ans bruns sans que ça puisse faire marée…

Jean aurait pu continuer à se faire remarquer dans des films riches, graves, pourvoyeurs de réflexions métaphysiques mais il aime trop la fantaisie et son coté fantasque le fera jouer dans des œuvres triviales :

-      Je ne me prends pas au sérieux et je fais dans l’alimentaire, enfin celui de mon cheval, lance-t-il comme une boutade bien pesée.

Car Rochefort est un cavalier émérite. Il consacre beaucoup de temps à soigner et monter ses destriers, ses fesses unies vers selle ; sur la monture il ressent le bonheur ; heureux l’être y est ! Avec une telle zoothérapie qu’il mène à bon trot on ne le verra jamais débris d’abattu.

Il est tellement prêt à tout pour ramener l’avoine qu’il s’engage dans un Don Quichotte, un film avorté que prétendait achever Terry Gilliam (octobre 2000)  mais qui finira en documentaire !

Il n’empêche, Jean continue dans le 7ème art et, comme la passion équestre le séquestre il pousse le vice à commenter les épreuves chevalines des JO de 2004 !

En 2015, trois ans après L'Artiste et son modèle (film de Fernando Trueba avec notamment Claudia Cardinale), Jean Rochefort revient au cinéma. Dans Floride de Philippe Le Guay. L’acteur interprète Claude Lherminier, un chef d'entreprise frappé par Alzheimer et qui se fait un sang royal (l’hermine y est !). Un rôle terrible qui le renvoie à sa propre mort, qu’il sent imminente…

Effectivement, après un ultime sursaut médiatique qui le voit transformé en président du 26e festival du film britannique de Dinard (septembre 2015), la camarde le rattrape.

Il meurt le 9 octobre 2017 en laissant à notre patrimoine culturel quelque 120 films, de factures inégales, certes, mais qui nous rappelleront toujours son jeu d’acteur, entre flegmatisme et tendresse malicieuse.


Un grand Monsieur bien aimé de tous vient de nous quitter.

samedi 7 octobre 2017

UNE FEMME D'HORREUR




Christine Rivière vient d’être condamnée à 10 ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers pour son « engagement sans faille » auprès des djihadistes de Daech.

Par amour pour son fils Tyler, cette mère de 51 ans s’est convertie à l’islam et a épousé la même cause : le djihad ! Devant la Président du Tribunal Correctionnel de Paris, Isabelle Prévost-Desprez, elle dira :

-         J’aime mon fils. Depuis qu’il est musulman, il a un meilleur comportement.

Comme le fils, la mère se perd dans les méandres syriens. Elle subit l’endoctrinement qui vous remplit de certitudes quant à la sainteté du combat contre les apostats ! Christine devient Mamie Djihad !

Les deux êtres s’influencent mutuellement. Le fils fascine par sa détermination. Il est émir et reconnu par ses pairs. La mère l’encourage dans ses velléités offensives. L’aveuglement les saisit tout deux.

Mais quand j’ai voulu voir le visage de cette femme, utilisant Google-image, je suis tombé sur celui d’une actrice, Blanche Raynal !

Elle incarne Christine Rivière, une autre Christine Rivière qui ne coule pas dans le même lit. C’est une femme de gendarme dans la série « Une femme d’honneur » où a longtemps brillé Corinne Touzet, alias le Lieutenant Isabelle Florent.


L’occasion était belle d’imaginer un feuilleton inédit de la série et de vous en proposer un extrait sous forme de roman-photo.

vendredi 6 octobre 2017

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IPNS - Ne pas jeter sur la voie publique

MACRON PEU EN PAIX NAGE ET CRAINT POUR SON BORD D'AILE



Mardi soir, 3 octobre, DSK refaisait surface lors d’un hommage privé à l’ancienne ministre Nicole Bricq, morte le 6 août dernier à 70 ans. C’était l’occasion pour lui de mettre en garde le nouvel hôte élyséen sur la frontière entre gauche et droite.

Et donc, Jupiter ?

Et bien Jupiter, le lendemain, donc LE mercredi 4 octobre, alla rendre visite à Egletons, en Corrèze et, empruntant à l’aigle ton impérial, il évoqua le besoin impérieux de maintenir un haut niveau de formation. Le public lui était tout acquis puisqu’il s’adressait au sein même de l’EAMTP (Ecole d’Application aux Métiers des Travaux Publics). Seulement voilà, tra-la-la-la ♫♫, étaient présents des salariés de l’entreprise GM & S (j’ai aimé Hesse, surtout l’ornière, dans laquelle je suis !) entreprise qui passe un mauvais carter tant l’espérance en soute est reine !

Les ouvriers de GM & S, que la crise creuse, vu ce que guerre est (23), ne se sont pas privés de faire entendre leur mécontentement !

Jupiter a craqué et a lâché : «  Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes [à la fonderie d'Ussel]  »

Oui, on n’en était plus à la poudre de perlimpinpin ! Oh que non ! Le mot bordel est sorti de la noble bouche de notre Président. « Bordel » pour signifier un ras-le-bol de voir les syndicats de GM & S faire du tapage alors qu’il y a du boulot plus loin. Enfin, à 2 h 20 en voiture, à Ussel où pourrait les attendre Jean-Baptiste Foisel, directeur général de Constellium, une fonderie qui croule sous le carnet de commandes et cherche à recruter de façon bien fondée !

C’est une splendide idée qu’avait susurrée à l’oreille du maître un certain Alain Rousset, Président PS de la  région Nouvelle-Aquitaine  Jupiter avait alors repris la proposition et l’avait enjolivée d’un splendide terme qui fait le régal des proxénètes et autres filles de joie !

Mais la sortie d’Emmanuel Macron n’est pas bien passée. Elle attise encore la colère. Elle a blessé les salariés mais a également choqué le vivier politique et les éditorialistes de tous poils.  Partout les billets s’émeuvent de voir un Président employer de tels mots qui fâchent et laissent l’impression d’un mépris de classe !

Emmanuel est coutumier du fait (voir article précédent) ! Une fois de plus, chers lecteurs, et, en vérité je vous le dis : il faudra s’y faire (de cheval) ! L’homme est ainsi ! Il lance des boulettes puantes pour vous faire réagir !

Certains diront que c’est de la com’ compulsive, un acte manqué,  une façon inconsciente  de saboter l’image de marque de « Président des riches » qui lui colle à la peau.


Mais pourquoi aussi le considérer comme tel, bordel de M….. !



Il n’était plus aux abords d’elle
Il se lâcha, osa « bordel »
Pour qualifier la grève impie
Le climat vinaigré vint, pis !

L’ange élyséen saborde ailes
Car le Français las l’aborde, hèle :
-         Emmanuel, pourquoi ces mots ?
Tu te fais charretier aux maux !

Macron sent que la maison glose
Il mesure là sale mot né, l’ose !
Pourquoi l’ose-t-il ? Quel allant terne !
Comment ? Bordel !! Qu’est la lanterne ?

Il l’a osé, l’élu pas nar
Cissique, enfin si, dit l’anar !
Ce Macron usa le mépris
Il eut bien tort ! Il se méprit !

Pas tant, dit-on, le beau bis narre
Son acrimonie noire d’écarts
C’est de la com’ en forme d’art
Quand l’abeille rode : étançon, dard…

Parlez « Bordel » et DSK
Reprend ses ailes, tel un choucas
Vole  au-dessus des cimes à grès
Discours de gauche ovationné.

Un phrasé sans vers, sans vertu
Sors de ce champ, la prose t’y tue
Refile à gauche, Emmanuel !
N’excite pas l’âme à querelles !

Brigitte au loin ; que faisait-elle ?
Il n’était plus aux abords d’elle
Il se lâcha, lança l’outrage
Les opinions se firent toutes rages

Il n’était plus aux abords d’elle
Rima Ussel avec « Bordel »
Triste bazar, c’est là qu’atteint
Jupiter le vil sous tes reins !






jeudi 5 octobre 2017

ILS PARLENT SI BIEN DE L’INDÉPENDANCE : MECS A TALENT !




La Catalogne, riche de ses certitudes, de sa langue et de son économie (elle concentre 20 % de la richesse nationale de l’Espagne) a bravé l’autorité de Madrid. Elle a organisé un référendum sur son indépendance. L’autorité centrale a réagi en envoyant les forces de l’ordre, épine martiale aux relents de franquisme dans la chair vive d’une démocratie locale.

 

Sous la surveillance d’hélicoptères, mais sans user des tanks à talents (des temps catalans) la force a frappé de son plus bel élan militaire : urnes dérobées, descente de police dans les écoles transformées en bureau de vote, femmes jetées à terre, êtres bousculés.

 

Malgré la démonstration de coercition le scrutin s’est maintenu là où il pouvait respirer et le résultat est sans appel : 90 % de « oui » à l’indépendance chez les 2,26 millions de votants (42,3 % de participation).

 

Le président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, se sent renforcé dans son combat qui l’oppose au roi d’Espagne Felipe VI. En réaction, le monarque n’a pas mâché ses mots, déclarant le référendum illégal et affirmant son devoir « d’assurer l’ordre constitutionnel » face aux dirigeants catalans qui « prétendent déclarer illégalement l’indépendance ».

 

De jure, le référendum est illégal car, selon l'article 1 de la Constitution espagnole, «la souveraineté nationale réside dans le peuple espagnol». La souveraineté appartient à tous les Espagnols et le «droit à décider» revient à toute la nation dans son ensemble. La partie ne peut décider pour le tout.

 

En d’autres termes, une petite région, aussi prospère soit-elle, ne peut décider unilatéralement de faire adopter un référendum pour décider de son indépendance.

 

Mais, de facto, les catalans se sentent, plus que jamais, en droit de se sentir fiers de ce qu’ils veulent déjà appeler « leur pays ». Avec Barcelone, attrait touristique, avec ses industries chimiques et automobiles, avec son agriculture généreuse, la région catalane ressemble déjà à un petit état !

 

Mais Madrid n’en démordra pas : l’unité hispanique doit être conservée à défaut de sombrer dans la fracture ! Mais cette fracture n’existe-t-elle pas déjà ? En utilisant la force, le pouvoir royal a définitivement perdu de son crédit comme il a perdu ses prérogatives en laissant à l’Europe des pouvoirs régaliens (ainsi que les abandonnent tous les pouvoirs des pays membres de l’UE).

 

Aussi, en prenant du recul, on ne peut que percevoir une des conséquences de l’unification européenne. A force d’affaiblir les états en leur privant de certains droits (parfois avec leur consentement) Bruxelles favorise l’émergence d’un régionalisme qui se dit : « l’état ne peut plus rien donc gagnons en autorité, émancipons-nous et quittons cette Europe qui phagocyte ! ».

 

Quelle que soit l’issue de ce bras de fer entre Madrid et Barcelone, on est en droit de penser que l’Europe des régions se met en marche. Depuis plus de 20 ans, le drapeau aux 27 étoiles (adieu la Grande Bretagne) a flotté dans le sens d’un vent favorable aux particularismes. En 2015, à titre d’exemple, fut élaborée la Charte des langues régionales et minoritaires.

 

L’appauvrissement juridique des Etats, quelque peu programmé, se retrouve bel et bien au cœur de la problématique catalane et l’arme se retourne contre l’Europe.

 

Comme dirait ma voisine, bretonne militante ayant épousé un catalan lui-même cousin d’un basque dont l’oncle corse a longtemps milité pour le FLNC :

 


-      Les minorités européennes ont de l’avenir. Il y a 40 ans, on rêvait d’une Europe sans frontières. Désormais on en fabriquerait presque à l’envi !



Ils ont frappé franco
Sans distinction des êtres
Comme des desperados
Laissant force paraître
Ils ont saisi les urnes
Frappé sans contenance
Le soleil taciturne
Brilla par son silence

Ils ont blessé la femme
Et molesté l’enfance
Animé d’une flamme
D’anti-Indépendance
Au nom de l’Unité
De l’Espagne éternelle
Ils ont violenté
L’utopie fusionnelle

Jamais référendum
Ne fut autant cloué
Dans un noir décorum
Pour illégalité
Les yeux de Felipe
Ont brillé de colère
Contre les acharnés
D’un Graal identitaire.

Le roi, garant sacré
De la constitution
De souveraineté
Doit défendre le nom
Son ire à la hauteur
Du défi catalan
A porté la terreur
Au cœur des arrogants !

Et le bras séculier
En Rajoy Mariano
Porta le coup d’épée
Sur les chants illégaux
Sur tous ces cantilènes
Aux accents catalans
Prônant la souveraine
Province des géants !

Car l’aire de Barcelone
Se vêt de majesté
Par l’industrie qui prône
Sa productivité
Par l’éclat du tourisme
Les fruits de son verger
L’argent du gigantisme
Aux doigts de ses banquiers.

Alors l’indépendance
De ce productivisme
Porterait l’impudence
D’un parfum d’égoïsme
L’hispanisme a besoin
De cet écrin fertile
Et prendra tous les soins
Pour le garder servile.

Puygdemont n’entend pas
Les discours madrilènes
Et les royaux appâts
Qu’ont entachés les haines.
Il ira jusqu’au bout
Arborant le scrutin
Qui fait tordre le cou
Aux pouvoirs jacobins.

De Giron à Cadix
On mesure l’ampleur
Des brisures de rixes
La fracture et la peur
Ce vilain bras de fer
Un empire menace
L’unité de travers
Se débat dans la nasse.

Et l’Europe hébétée
Voit un de ses enfants
Sous menace avérée
D’un bel éclatement
En feignant d’avoir mis
Au cœur de chaque Etat
Des carcans endurcis
Tant de freins aux combats

Tant de droits régaliens
Retirés aux nations
Pour forcer le destin
A sourire aux régions.
Quand suzerains vacillent
Sous le joug de Bruxelles
Les vassaux se rhabillent
De synergies nouvelles.

Le mot régionalisme
Au vent gonfle ses voiles
Et voguant d’îles en isthmes
Sous vingt et sept étoiles
Accoste sur la plage
Sablée d’autonomie
Mais rêve d’un rivage
Ouverts aux utopies

Il reprend sa croisière
Au gré des alizés
Qui dressent sa bannière
De nef inféodée
Il naît dans le sillage
Cette écume qui danse
Au plus fort d’un voyage
Droit vers l’indépendance...