CHERCHEZ DANS CE BLOG

samedi 11 juillet 2020

MORRICONE COMPOSA POUR LE CINEMA, CASTEX SON GOUVERNEMENT





Ce 6 juillet 2020, deux événements faisaient la une : la mort d’Ennio Morricone, le grand compositeur de musiques de films et l’avènement du gouvernement Castex, en France. La tentation était grande d’associer les deux informations.


Ennio Morricone a donc tiré sa révérence à l’âge de 92 ans, 31 ans après la disparition de son grand ami, Sergio Leone, créateur des westerns spaghettis dont il fit les bandes musicales. Mais Ennio c’est aussi près de 500 compositions pour tant de metteurs en scène : Verneuil, Brian De Palma, Corbucci, Tarantino…

Jean Castex lui, arrive avec une étiquette qui pourrait être « Mon nom est personne ». Le remplaçant d’Edouard Philippe à Matignon démarre avec un capital de notoriété assez proche du nombre de décibels qu’on puise dans la voix de Carla Bruni.

L’homme du Gers (d’ailleurs Castex est une ville de ce département), à l’accent rocailleux, est un homme du terroir, maire de Prades (Pyrénées Orientales), plutôt reconnu comme Haut Fonctionnaire. Il est peu roué aux arcanes du pouvoir centralisé même s’il fut secrétaire général adjoint à l’Elysée à l’époque où régnait le mari de la chanteuse susnommée qui aurait aimé posséder les trilles d'Edda DELL'ORSO, inoubliable voix qui accompagne la descente du train de Claudia Cardinale dans « il était une fois dans l’Ouest ».



Jean arrive et déjà on le surnomme « Casse-tête », le jeu de mot qu’il traîne depuis l’enfance. La finale de son patronyme est sujette à de véritables pitreries. On imagine dans les couloirs des ministères les futurs remplaçants : Playtex, à la condition féminine, Rolex à l’économie, Télex aux communications. On rit dans la crainte, on a peur d’être dégommé !

Car Jean a une mission, quasi divine :

-       Tu as un rôle, ange, aux faits ! lui a lancé Jupiter sous un fonds musical morriconesque

Oui, ce rôle, cette mission (si vous l’acceptez) : constituer un gouvernement de combat (mais pas d’œufs qu’on bat car dans ce cas l’homme l’étale l’antienne...du fiasco). Un gouvernement qui puisse :

-      *  Relancer l’économie après un long confinement sanitaire, le bon
-  * Promouvoir l’économie qui a eu le vent en poupe lors des dernières municipales,   l’abrupt
-       * Gérer le social et désamorcer les conflits latents, le trouant (trous dans le budget)

Pour le bon, la relance de l’économie, Jean confirme Bruno Lemaire à Bercy. L’homme s’occupera des finances et de la relance, seul, comme un grand, sans Gérard Darmanin qui quitte le budget pour se retrouver premier flic de France, pour quelques dollars de plus ?

Donc au revoir Castaner, l’homme à l’arme honnie, cas de discorde au sein même du gouvernement ! L’ancien ministre de l’Intérieur part, tête basse, sans sortir de téléphone pour appeler qui que ce soit, sans mobile apparent ! Son remplaçant, en portant en bandoulière un vilain tour qu’est noise (une sombre histoire de viol), mélangera sa présomption d’innocence avec une volonté d’en découdre avec l’islamisme guerrier. Il mettrait au point (aux poings ?) une arme de dissuasion, projetant du liquide soporifique. Il était une fois la révolution dans l’armement des policiers : jet rare d’arme à nains !

Jean-Yves Le Drian, reste aux affaires étrangères, conforté par l’avis de son nouveau chef :

-       Être en Gers est une belle réalité !

La chancellerie, chancelle, rit ? On ne sait pas quoi penser de l’arrivée d’Eric Dupont-Moretti, l’avocat, pourfendeur des juges, homme de théâtre qui devient le garde des Sceaux ! Il ne voudrait pas se faire passer pour le Marginal de service. Alors, après avoir brûlé les planches, se demande comment il réhabilitera le parquet.

L’autre surprise vient de la Culture ! Roselyne Bachelot quitte les grosses têtes où vit en paix Ruquier (tête, perruquier, vous avez saisi le calembour tiré par les cheveux ?) pour le Ministère glorieux où brillèrent Malraux, Lang, le neveu du Sphinx…

Mamie Rose de retour dans un ministère ! Une farce à garnir une dinde du Gers, ma parole. Elle disait ne plus vouloir faire de politique ! A défaut de récolter les moissons du ciel, elle risque de compter les jours. Les mois sont du fiel ! On va la railler et ressortir régulièrement, sur les réseaux sociaux, ses plaisanteries à quatre sous qui faisaient rire la bande à Laurent.

L’abrupt, le pic écologique, l’épine dans le pied du macronisme, c’est désormais Barbara Pompili qui va l’incarner, en lui souhaitant un autre destin que celui de Mr Hulot ! Espérons qu’elle ne sera pas la femme invisible, touchée par le venin de la peur ! Car, la lutte pour sauver la planète devient plus qu’un impératif ! Il faudra injecter de l’argent dans son ministère avec pompe illimitée pour ne pas voir Pompili mitée !

Jean-Michel Blanquer reste dans l’Education ! Il fut pourtant dans la ligne de mire des enseignants qui lui reprochaient amèrement des directives incompatibles avec certaines réalités du terrain ! Notamment lors de la crise sanitaire ! Mieux que cela : ses prérogatives s’élargissent. Il hérite de la jeunesse et des sports, lesquels n’ont rien à voir avec les spores même si ses actes beaux-laids dans les coûts le mêlent ! L’homme devra obtenir un meilleur bulletin scalaire (oui pour un ministre qui nage en eau douce on parle de scalaire) s’il ne veut pas vivre la tragédie d’un homme ridicule !



Annick Girardin hérite d’un ministère de la mer ! Ça ne fait pas de vagues, mais quand même, on crée un portefeuille pour la mer ! Le petite Annick évitera de couler et veillera à bien s’asseoir sur son beau fauteuil, veiller au séant ! Elle devra convaincre, tisser des liens pour ne pas s’échiner avec des « si » hypothétiques au bord de l’amer. Elle évitera le clan des « si » si liens !

Julien Denormandie, comme son nom l’indique, devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Sera-t-il efficace ? p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! Il devra sûrement gérer les futures crises agricoles, sous le ciel de plomb ! Qu’en pense la FNSEA ? Il faudra vérifier ce que sa norme en dit ! Il faudra certainement arroser la profession pour s’ouvrir des portes, car laid huis à l’eau part !

Parly, toujours en baignade dans les flots rances des conflits, reste ministre des Armées et de la Défense ! Pour éviter « il était une fois l’amer hic » elle devra continuer à chouchouter nos militaires qui restent encore sous la folie meurtrière des jihadistes, notamment au Mali !

Olivier Véran demeure ministre de la Santé et des Solidarités eu égard à ses bons et loyaux services durant la crise du Covid. S’il se pose des questions de stratégie, il pourra demander des conseils à Roselyne, spécialiste de la culture, notamment en laboratoire (LOL !).  Il faudra continuer à maintenir la prudence pour éviter peur sur la ville !

Le trouant sera le ministère d’Elisabeth Borne, ministre du Travail de l'Emploi et de l'Insertion ! Des trous dans le budget pour permettre à des jeunes de ne pas rentrer dans la génération sacrifiée. Le projet de borne est haut, elle prend les problèmes avec l’aise et les fend ! Mais ne nous y trompons pas : l’argent manquera à la grande bourgeoise dans un contexte de reprise aléatoire, toujours sous la menace d’un rebond viral !

Amélie de Montchalin, ministre de la Fonction et de la Transformation publiques, cherchera aussi à creuser des trous, pour améliorer le traitement des fonctionnaires, mieux rémunérer le petit personnel soignant qui fut premier de corvée lors de la crise sanitaire ! La gestion sera à couteau tiré ! Certains disent déjà qu’elle ne fera pas de vieux os !
-       J’en laisserai peut-être quelques-uns, dit-elle avec humour, une dizaine. Une partie de moi-même : ainsi, naît ma part à dix os !

Quel humour non amolli qui omet lie des maux laids, Amélie ! On te le souhaite pugnace ! 
Et tandis que Jean Castex, dans son bureau de Matignon, se récoute pour la 20ème fois les œuvres de Ennio Morricone, le petit peuple s’interroge :

-       Castex, c’est brillant ou est-ce terne ?





Thème de Cinema Paradiso (1988)



  

mardi 30 juin 2020

L'AVENIR DÉPEND DES MYSTÈRES (des pandémies s'terrent)...




Il y avait bien longtemps que je n'avais pas invité mon ami le Professeur Hitérole. Ce fut un bonheur de le retrouver, chez moi, pour parler de cette longue période de confinement puis de déconfinement.




Fabiano : Bonjour Professeur, heureux de vous revoir après une telle période de confinement. Comment allez-vous ?

Prof Hitérole : Très bien ! J’avance encore masqué en cette ville de Toulon où, désormais je réside. J’utilise des masques à rade, petites créations textiles venant tout droit de l’atelier de ma chère épouse.

Fabiano : Ah oui ! La fameuse production locale dont le produit sain gère la pénurie d’Etat !

Prof Hitérole : Oui, ma femme pique et pique et collègues rament dans leur télétravail. Oui, ma douce et tendre vient d’achever son 20ème masque et, de par sa couture amortit les coups durs ! Ah, cette fameuse pénurie de masques qu’on a masquée par des « les masques ne sont pas obligatoires sauf pour les personnels de santé » ou par des « de toutes façons vous ne sauriez pas les utiliser » ! On a cherché à cacher quelque incurie basée sur une politique libéraliste qui remonte à quelques années. Marisol Touraine, en plein Hollandisme flamboyant a pratiqué une gestion de stocks limitant les coûts.

Fabiano : C’est-à-dire ?

Prof Hitérole : C’est-à-dire que, pour éviter de se faire railler comme Mamie Rose (Christine Bachelot) à l’époque du H1n1, on ne commande pas trop de produits. A l’époque il s’agissait de vaccins qu’on commandait par de vagues « si non… ». Oui, celle qui n’était pas encore une grosse tête voulait un fond de rue quiet et argumentait ses achats amples étatiques (emplette à tic) par des « si non on va manquer de tout ! ». Résultat : on s’est retrouvé avec des tonnes de vaccins qui ne servirent à rien. Désormais, afin d’éviter de se retrouver avec des stocks inutiles et coûteux, on fixe un stock minimum et on opte pour un système de pré-commandes, prêt à dégainer en cas de pandémie.  On a agi ainsi pour les masques ! De « stocker pour être sûr d'avoir en cas de crise, car c'est vital » se substitue la logique « être sûr de ne pas trop stocker car c'est essentiel de ne pas dépenser plus qu'il ne faut ».
Fabiano : D’où une pénurie et cette panique étatique qui finit par décréter la réquisition de tous les masques de l’hexagone.
Prof Hitérole : Oui, et comme les masques viennent lentement, que la Chine met un temps pour nous les exporter, on place les gens en confinement. On les oblige à rester chez eux, par principe de précaution. Ils ne peuvent sortir qu’une heure avec un ausweis. 
Fabiano : Drôle de période de croissance interrompue !
Prof Hitérole : Oui, avec ses bons aspects ! Pas d’avions dans les airs, les rues abandonnées par les véhicules polluants, le silence qui s’installe, les animaux qui se réapproprient des espaces jadis souillés par notre productivisme outrancier. Autant de belles réalités qui font les choux gras des écologistes. Les dernières municipales l’attestent : une vague verte a déferlé alors que notre ancien système a des fers laids. Mais, le mauvais point demeure les sombres prévisions pour l’avenir : un chômage qui va croître à la suite de fermetures de société, des plans sociaux, comme à Air-France ! J’en ai les bras qui tombent et l’épaule en ploie !
Fabiano : On ne va pas s’en remettre ?
Prof Hitérole : Seuls, non ! La France, déjà bien endettée, a continué à emprunter pour financer le chômage partiel. Elle continue à procéder ainsi ces temps d’été même si l’activité est par ciel plus clément. Une reprise s’amorce, on relocalise des productions, par exemple l’industrie du paracétamol : on veut gagner en souveraineté pour ce genre de produits stratégiques et de première nécessité, vitaux en cas de pandémie.
Fabiano : C’est l’aspect giclant (l’Aspégic lent) d’un interventionnisme d’Etat mais qui cache bien des incuries, non ?
Prof Hitérole : Oui, et j’en reviens à mon propos. La France ne peut s’en sortir qu’avec l’Europe ! C’est pourquoi, par visio qu’on fait rance, on s’est entretenu à couteaux tirés, entre partenaires européens. Il existe quatre frugaux, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Suède qui veulent bien que l’Europe se relance mais pas à coup de subventions, à fonds « perdu ». Ils préconisent donc un système de prêts ! Mais le bonheur est dans le prêt que pour ceux qui peuvent rembourser. L’Espagne et l’Italie sont loin d’un prêt vert car la période des vaches maigres s’instaure. On ne peut augmenter la charge d’une dette pour des pays déjà bien plombés par un passif notoire ! Il y a aussi des pays, comme la Hongrie, la Pologne ou encore la Slovaquie très réfractaires à l’idée que Mme Merkel et Mr Macron puissent bénéficier, en priorité, des aides européennes. Ils jugent qu’il est encore trop tôt pour décider qui sont les principales victimes de la pandémie !
Fabiano : En fait, on se jalouse dans cette basse-cour et la sonorisation harmonique ne connaît pour l’instant qu’écho vide !
Prof Hitérole : Bien vu, Fabiano ! Et c’est dommage car l’Europe a une belle carte à jouer dans ce nouveau monde où la guerre froide entre la Chine et les USA s’avère de jour en jour ! Se relancer pour éviter la dépendance avec Pékin et contourner les obstacles douaniers de Trump serait profitable à tous !
Fabiano : On peut vraiment parler de guerre froide entre la Chine et les USA ?
Prof Hitérole : Non, l’expression est galvaudée même si l’antinomie des sons de cloches sonne le glas-glas ! Les deux super puissances se jaugent économiquement et l’idéologie n’a que peu de place dans la rivalité. Le capitalisme a gagné ; la Chine est devenue le grand fournisseur de la planète. Ses ateliers tissent ainsi nos fils (cette hâte liée tisse un sinophile ?). C’est son hégémonisme économique qui rend Trump malade, jusqu’à proposer de l’eau de javel à boire sans modération pour éradiquer le covid-19 !
Fabiano : A propos de ce virus, les USA n’accusent-ils pas la Chine d’avoir manipulé l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ?
Prof Hitérole : C’est ce qu’on dit. Trump, qui pourtant ne s’est pas privé de limiter son aide à l’OMS, accuse cette agence onusienne d’avoir laissé faire la Chine, de ne pas l’avoir suffisamment contrainte à communiquer des informations sur cette pandémie née à Wuhan. Ce n’est que le 30 janvier que l’OMS décrétera que l’épidémie constitue « une urgence de santé publique de portée internationale » alors que l’épidémie affichait déjà un bilan de plus de 8.100 morts, avec des cas de transmissions entre humains apparus en dehors de Chine, y compris aux USA ! Trump, très en colère, a rompu ses relations avec l’OMS !
Fabiano : Un peu d’eau et messe pourrait-il redonner l’esprit saint au Shérif de Washington ?
Prof Hitérole : Ah, ah, ah (rires). Je ne pense pas que Mr Trump se dirigera vers un statut de grenouille de bénitier et, qu’en terme de coulpe, battra sienne ! Il durcit son discours pour montrer sa force ! C’est pour lui un gage de réussite à sa réélection en novembre 2020.
Fabiano : Sauf si le virus passe par là !
Prof Hitérole : Oui, mais le pire n’est jamais sûr ! Hihihi (rires) ! Bon, sur le coup on devient mauvaises langues ! Et si on passait à table ?
Fabiano : Ça c’est une idée ! Que pensez-vous d’un pangolin farci aux amendes !
Prof Hitérole : Ah, ah, ah, dans ce cas dans la contre-danse le menu est !

mercredi 24 juin 2020

ATHÉE RIT POUR NE PAS PLEURER



Il avait ras le pompon de ces plaisanteries qui lui tombaient dessus comme les gouttes de pluie sur Brest où l’homme à la barre, barra en sifflotant une chanson de Prévert.

Oui, il en avait ras le pompon de ces calembours douteux qui l’assénaient depuis qu’il avait avoué son athéisme.

Ils faisaient feu de tout bois : catholiques invétérés, orthodoxes indélicats, séfarades saouls foireux, et même sunnites à sornettes.

La vanne qui revenait le plus souvent portait sur ses pupilles, ce qui le blessait doublement car il l’était de la Nation.

-  - Tu as de drôles de pupilles, dis, l’athée, se moquait régulièrement son collègue de travail, un pourtant pas gâté pour l’héritage visuel tout handicapé qu’il était d’un double foyer, ce qui se confirmait dans l’addiction à la bigamie.

-         Ta gueule, lui lâchait-il, las de cette boutade !

Il allait trouver la paix en se promenant dans les prés, un petit tour athée qui était loin de l’être. Il conservait sur lui un porte-bonheur venant d’une pâture, joli grigri qui s’en trouvait, dès lors, trèfle athée, comme par mimétisme.

Oui, il ne croyait en aucun Dieu, car athée ! Il pratiquait l’art martial en guise de religion et, même athée, aimait mater son principal adversaire, athée lui aussi ! Il l’envoyait souvent au tapis et le pauvre s’entendait dire par l’entraîneur :

-       -   Tu te prends pas mal de chocs haut, l’athée !

Alors, prenant la défense de son valeureux challenger, il lançait à ce moniteur zélé :

-   - Moi aussi je suis athée ! Je suis de son coté et vous ne verrez pas d’inconvénients à ce que l’athée râle !

L’entraîneur ne comprenait rien à la subtilité de ce langage eu égard au niveau d’études qui rasait les pâquerettes austères assez !

Son brillant vaincu, Salim, venait du sud, et, de son côté subissait souvent :
-         Tu es métèque, l’athée ?

Oui, il aimait s’éclater sur un tatami, comme une ivresse ! Cette soif c’est l’athée qui l’a ! Qu’il soit d’ailleurs ou d’ici !

Les deux rivaux, devenus amis, ne voulaient pas jouer les candides athées et ne postulaient pas pour situation de naïveté pérenne. Ils savaient pertinemment, par une simple intuition, que dans les chaumières de bonne foi religieuse, on cassait du sucre sur les vilains de l’athéisme. L’athée laid pâtit !

Ils n’en avaient cure de ces buveurs de vin de messe qui rendent affreux l’athée et refusaient de répondre aux abordages des lazzi, ce qu’eût pu faire le pire athée.

Non, pas le moindre écart de conduite !

-   - Si l’écart happe athées, c’est mauvais, disait-il à Salim ! Il vaut mieux retrouver sa bergerie de moutons sages !

Oui, sois doucereux l’athée, d’où se relater des bons moments empreints de positif en évoquant des souvenirs de voyage où les lieux pouvaient bien avoir hérité de leur essence : ô Rhodes athée, et les steppes athées qui laissent t’épater !

Tous deux avaient beaucoup voyagé, pour oublier cette ville qu’ils eussent aimée moins religieuse ! Pourquoi ne pas connaître Mende athée ?

Ils étaient assez lucides pour mesurer qu’aucun lieu n'est en forme athée ! 

Même la ville qui porte ce nom ne peut prétendre à croire en l’athéisme, foi de Bourguignon !

Mais, une fois encore, ils n’en avaient cure ! Ils se le disaient tout en sirotant, dans une tasse à thé, une tisane, heureux d’être ensemble, assis sur la terrasse en blanc, pour l’athée rassemblant !





        

dimanche 24 mai 2020

ABÉCÉDAIRE DE LA CRISE SANITAIRE


Après un long confinement et une grosse flemme covidienne, je reprends ce blog ! Après l'hommage à Piccoli, je me suis concentré sur la manière de rattraper toutes ces semaines de silence. La solution, je l'ai trouvée dans cet abécédaire qui résume, enfin je l'espère, les différents points et aspects de cette période bizarre.


ATTESTATION

Le vilain petit virus nous condamne au confinement qu’on fit né-cessairement chez nous ! Le Gouvernement, dans un grand élan d’humanisme, daigne nous autoriser à sortir de chez nous, mais pas plus d’une heure et pour des motifs impérieux (besoin d’acheter du PQ par ex). Pour mettre le nez dehors, il faut se munir d’une attestation (téléchargeable) dûment remplie. A défaut, la verbalisation nous guette et nous gâte ! On retrouve la belle ambiance des Ausweiss (enfin l’ébauche) alors qu’on croyait avoir délaissé passé…

BARRIÈRE

Après la mort d’Alain Barrière, le nom va être récupéré pour l’associer à un autre, le mot « geste ». Je ne sais pas si le chanteur aurait été enchanté d’un tel attelage mais voilà ! Ainsi fut fait ! Le geste barrière doit nous aider à nous préserver du virus et de sa propagation. Il se décline en plusieurs réflexes : éternuer dans le coude ou sur un mouchoir à usage unique, respecter au moins 1 mètre de distance avec son voisin. Pourquoi 1 mètre ? Parce qu’en deçà on a teint pâle et dit : décime êtres, la conscience du vilain Covid19 ! Alors, sans la barrière, deux corps…aïe !

CHLOROQUINE

Défendue par le professeur Raoult, l'hydroxychloroquine - conçue pour lutter contre le paludisme- n’a pas, à ce jour, prouvé son efficacité pour neutraliser le Covid19. C'est même plutôt le contraire. Une étude tend ainsi à confirmer la présence d'effets secondaires graves, essentiellement au niveau cardiaque. Les auteurs soulignent ainsi « un risque accru d'arythmie ventriculaire » - un dérèglement du rythme cardiaque, avec un taux compris entre 4,3 et 8,1 %, le plus élevé ayant concerné les patients traités avec de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique.

Mr Raoult, en bon Marseillais, chercherait-il à nous prouver que la sardine chloro-clinique bouche l’accès du port à l’invasion virale ? Toujours est-il que le maître de Washington, en Trump-la-mort, vante les petites gélules dont il fait bon usage à défaut d’avoir renoncé à l’eau de Javel.

DECES
Toute phase épidémique est une période décès sans pré à vie. Les morts s’accumulent en tableaux statistiques, comptabilité froide, sans qu’il puisse être possible de les accompagner. On meurt seul, sans la moindre main toucher, sans le moindre baiser de départ. On meurt seul dans une chambre confinée.

EHPAD

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ont particulièrement payé un lourd tribut, lors de cette crise sanitaire qui n’a pas encore dit son dernier mot. Les 7.200 EHPAD de France ont vu leurs résidents succomber sans qu’il puisse être possible d’avoir des visites de la famille. On avance un chiffre de 20.000 morts chez nos seniors (soit davantage que ce qu’avait provoqué la canicule de 2003 : 15.000 morts). La fragilité des corps, le manque de personnel, l’impossibilité de recevoir sa famille et la dépression qui en découle, tout cela explique une telle hécatombe.

Quelques économistes cyniques pourront avancer l’argument qu’une crise sanitaire d’une telle ampleur va rééquilibrer les comptes des caisses de retraite ! Que ces économistes gèrent honte !

FORCE NAVALE

Le Covid aura frappé jusqu’à notre plus haut fleuron militaire : le porte-avion Charles-de-Gaulle. C’est le pompon ! Heureusement, parmi les 1.046 marins testés positifs sur les 1.700 que compte l'équipage du navire, tous sont guéris ! Le marin, outre le fait qu’il advienne parfois un mari niais, est solide en dépit de sa mouvance sur un liquide. Un seul d'entre eux est encore hospitalisé mais hors d’Angers (on ne sait pas où ? Secret défense). La ministre désarmée, Mme Parly, a parlé aux pairs laids : elle a dévoilé que la première introduction du Covid-19 n'avait pas eu lieu lors de l'escale de Brest, où les marins ont pu aller voir leur famille, mais sans doute avant lors de relèves en mer, soit après l'escale à Chypre, où les marins restés à bord firent connaissance avec le démon souhaitant faire du gâchis. Et le gâchis prit hôte (le gars chypriote ? On n’en parle pas dans toute cette histoire !)

La rapidité de la contagion peut surprendre. Mais le Charles-de-Gaulle est un navire de guerre, où la promiscuité règne avec ses cabines dortoirs de 10 à 40 lits. La ministre estime que le commandant a été trop confiant dans sa capacité à surmonter le Covid-19 par analogie avec la grippe H1N1 (elle n'avait pas nécessité l'arrêt des opérations). Mais l'enquête démontre que la principale difficulté a été déceler des signes chez une population jeune, asymptomatique, à conserver le virus en ligne de mire, pour avoir la mire ôtée.  

GRATIFICATIONS

Chaque soir, vers 20 H, les gratifications en guise d’applaudissements étaient adressées aux derniers de cordée devenues, brutalement, les premiers sur le front de ce que Jupiter a appelé « une guerre ». Oui, chaque soir, balcons et fenêtres applaudirent les héros du monde hospitalier, les soldats du feu viral, les médecins, infirmières, aides-soignantes, au front, au front perlé de sueur surplombant un masque intensivement porté. Vous affrontez, braves, ici, maux !

Des bravos semés pour des braves au chevet de malades, entre la vie et la mort.

HÔPITAL DE CAMPAGNE

Le Covid, pour bien commencer son repas létal, avait l’Est à miner. Il démarre en trombe à Mulhouse, où un rassemblement évangélique amène (Amen !) la propagation du petit malin entre le 17 et le 21 février. On connaît la suite : les postillons et embrassades colportent le vilain démon et bientôt, le grand Est devient le cluster rouge de France.

Pour soulager l’hôpital mulhousien, débordé par l’afflux de malades, l’Etat alarmé étale armée ! Le militaire est sollicité pour le salut de la Santé. Un hôpital de campagne est établi sur le parking de l’hôpital civil. Cette unité sanitaire et militaire, d’une capacité de 30 lits, permis de désengorger les services de l’hôpital sans pour autant éviter le transfert de 163 patients alsaciens vers d’autres hôpitaux de France, ou d’Allemagne !

IMMUNITÉ

On a beaucoup parlé de l’immunité collective, lors de cette crise sanitaire. De quoi s’agit-il ? L'immunité collective correspond au pourcentage d’une population donnée qui est immunisée/protégée contre une infection à partir duquel un sujet infecté introduit dans cette population ne va plus transmettre le pathogène car il rencontre trop de sujets protégés.

Cette immunité de groupe, ou collective, peut être obtenue par l’infection naturelle ou par la vaccination (s'il existe un vaccin bien entendu). Elle n’est pas sans risque évidemment en exposant la population à l’étau létal ! On ne confine pas et on mise tout sur la capacité humaine à créer ses anticorps !

Les experts disent en général qu'une immunité collective est acquise quand 50 à 60% d'une population est infectée !

En déconfinant progressivement la population à partir du 11 mai, la France participe à l'acquisition d'une immunité collective. Petit à petit, des personnes confinées chez elles vont sortir, se retrouver au contact d'autres personnes potentiellement porteuses du virus, être en contact avec le virus et développer des anticorps pour le combattre et s'immuniser.

Mais en théorie ! Car à trop confiner, on a empêché la population de s’immuniser naturellement (à défaut de vaccin toujours introuvable). Aussi, dans les zones les moins touchées, on descend à moins de 2% de personnes infectées !
Il faut donc continuer à être prudent car ce virus âpre eut danse et pourrait bien encore danser sur nous, danser sur nous le soir de nos funérailles en appliquant sur nous garrot !

JEUX VIDÉO

Des millions de personnes ont passé leur confinement à jouer au football, à faire des courses de voitures ou à abattre des zombies. Une concurrence à la libido ! Jeux vidéo ; je vide ébats ! Mais le plus dramatique reste que ces jeux vidéo ne sont pas totalement “propres”.

Les consoles sont de grosses consommatrices d’énergie et leur recyclage suscite des inquiétudes. Elles ne sont pas concernées par la directive de l’Union européenne sur l’écoconception, qui oblige les fabricants de certains appareils à respecter certains critères environnementaux sous peine d’encourir des poursuites par les autorités nationales.

Les géants de la console - Sony, Microsoft et Nintendo – pour faire bonne figure, ont conclu avec l’UE, le 31 mars, un accord pour limiter la consommation énergétique.  Beaucoup d’écologistes pensent qu’il s’agit d’un vœu pieu, une manœuvre habile qui, de toutes manières, n’empêchera pas le virus des jeux, de la manette et de l’écran à lumière bleue.

KAWASAKI

L’état clinique de certains patients atteints du COVID rappelle la maladie de Kawasaki provoquant des maux tôt ou des maux tard, si vous motorisez, heu m’autorisez ce genre de vilain calembour. Cette maladie aiguë est caractérisée par une inflammation de la paroi des vaisseaux sanguins, particulièrement ceux du cœur (les artères coronaires). Elle touche principalement les jeunes enfants avant l’âge de 5 ans.  
Depuis le début de l’épidémie de covid-19, les enfants semblent moins touchés que les adultes par la maladie. Ils présentent le plus souvent des symptômes mineurs, parfois aucun symptôme. Mais ces données rassurantes ont été contrebalancées depuis quelques jours par la révélation de quelques dizaines de cas en Europe de maladie de Kawasaki, potentiellement liée au Covid-19. Affaire à suivre…

LÉTALITÉ

La létalité est l’ensemble des conditions qui rendent nécessairement mortelles une plaie, une lésion ou une maladie. Pour ce qui concerne le Covid19, le taux de létalité pourrait bien n’être que de 0,8 %, soit 5 fois plus qu’une grippe saisonnière mais beaucoup moins que le SRAS asiatique de 2003 (10%).
Mais les écarts sont importants selon les tranches d’âge. Un vieil homme, sale est alitée et la déclare à 10%. Une jeune femme allaite, alitée et ne la déclare qu’à 0,5%.  La mort frappe donc les plus âgés, rien de nouveau sous le soleil.

MASQUE

Masque en lien avec mascarade. Durant toute la crise, le masque aura donné dans le théâtre grotesque ! En janvier 2020, Agnès Buzyn (Buse 1), abuse de (à Buse II) confiance en disant : - le rat passe ! Ce n’est qu’une grippe et il n’y aura pas pénurie de masques en cas d’épidémie du Covid-19.

Mais, à peine un mois plus tard, Jupiter annonce que l’Etat réquisitionne « tous les stocks et la production de masques » pour protéger, en priorité, les soignants que le manque de masque harponne, et qui, sans en faire tout un fromage, redoute de voir le nombre de masques pillés monter (piémontais ?). Le 13 mars, Edouard Philippe, prend un décret de réquisition des stocks et de production de masques jusqu’au 31 mai 2020.
Le personnel médical découvre alors que notre hexagone ne dispose pas de stock nécessaire pour faire face à l’épidémie.

Tout vient de l’année 2011 durant laquelle Roselyne Bachelot en fait trop pour juguler l’épidémie du H1N1. Elle commande trop de vaccins et gère un stock de masques surdimensionné. A compte de cette date, on estime        qu’il ne faut pas conserver de stocks de masques FFP2 (les plus efficaces).

En 2013, en plein Hollandisme florissant, on décrète qu’il revient à chaque employeur (autrement dit à chaque hôpital) de déterminer l’opportunité de constituer des masques pour protéger son personnel. L’Etat se désengage du problème. Et surtout on baisse la garde car on estime que la Chine est l’atelier du monde et pourra approvisionner toute la planète en un clic ! Ainsi naît masque, hop ! Mais c’est un mauvais film qui finira par être rattrapé par le virus et Pékin sera dans l’incapacité de produire suffisamment (usines confinées).

Cette pénurie de masques fera surtout hurler ceux qui n’en ont pas besoin, confinés qu’ils sont dans leur appartement et ardents fabricants de tweets et autres messages acrimonieux à l’endroit d’un gouvernement qui, in fine, ne fait que récolter les erreurs des pouvoirs précédents.

Elle fera aussi remettre à la machine à coudre des ménagères de tous poils, ravies de ressortir leur vieille machine qui s’ingère, s’ingère dans une production domestique parfois cousue de fil blanc.

NATURE

Les avions cloués au sol, les véhicules à l’arrêt, la nature reprend ses droits. Les animaux réinvestissent les lieux, l’air se purifie, le silence côtoie le chant des oiseaux. Le confinement offre à l’écologiste l’écho logique d’une décroissance tant espérée : moins de consumérisme polluant ! Les mauvaises habitudes sont chassées, virent us !

ORCHESTRE DE CONFINEMENT

Les mosaïques harmoniques envahissent les écrans. Les membres d’orchestre jouent leur partition, chacun dans son chez soi, mais, par la magie des réseaux et de la cybernétique, la musique retrouve ses lettres de noblesse. L’impossibilité de donner des concerts en salle aura créé cette nouvelle manière de mettre en lumière un boléro de Ravel (Orchestre National de France) ou un YMCA de Village People (Orchestre du Centre Val de Loire). Qu’au vide soit extraite Euterpe !

PANGOLIN

Pauvre petite bête ! On ne la connaissait pas et voilà qu’elle apparaît au grand jour, à son grand dam. Avec la chauve-souris, il est, à son corps défendant, l’hébergeur de coronavirus, proche du SARS-Cov2. De là à imaginer qu’il fait partie de la chaîne de transmission, il n’y a eu qu’un pas.
Oui pauvre petite bête déjà bien martyrisée, qui se voit par de vilains bras cognée, depecée pour sa chair dans des pays où la gastronomie carnée laisse à désirer : gratins de chiroptères (alors que mes voisins, plus sages, pour le kir optèrent), escalopes de fourmiliers grillés au four, milliers…

QUARANTAINE

L’expression « mise en quarantaine » a repris du service ! En réalité, il s’agit d’isoler des personnes arrivant en France en provenance de l’étranger durant 14 jours. On parle d’ailleurs de « quatorzaine », période nécessaire, semble-t-il, pour être certain de ne pas porter le virus si aucun symptôme ne s’est déclaré dans ce laps de temps.
Quatorzaine, qu’a tort zen peut mettre péril si l’individu la joue trop cool, et coule…

RÉCESSION

Qui dit crise sanitaire dit crise économique. Les activités masquées tournent au ralenti ! Le télétravail cherche à colmater les brèches mais les lendemains seront difficiles pour beaucoup d’entreprises en manque de chiffres d’affaire !
Le PIB français chute de 5,8% au premier trimestre. Le bâtiment est particulièrement touché et craint les lits sans ciment ; sur les plannings les chantiers font de gros trous, les grues y errent. Le financement par l’état du chômage partiel devrait permettre la limitation du chômage et une reprise plus confortable quand le virus aura disparu. Mais, qui paiera ces dépenses publiques si ce n’est le contribuable, en étant davantage obéré (tant il porte déjà le chapeau) ou en travaillant plus pour gagner moins.
Les estaminets (que déjà l’Est a minés) restent au rang, attendent juin car le mois de mets n’a pas eu lieu. Certains vivotent en proposant des plats à livrer. Les coiffeurs reprennent du collier mais se tirent les cheveux pour savoir comment concilier productivité et gestes barrières au peigne fin. Tout est difficile !  
L’Allemagne, notre grand modèle européen, est aussi entrée en récession. Comment en France, le secteur automobile s’est effondré ; une situation dramatique qui m’ôte aux risées.
Le seul point positif dans cette histoire est l’accumulation des fonds épargnés. En ne consommant pas, les Français ont amassé une épargne phénoménale. Le livret A atteint un niveau de près de 5,5 milliards d’euros en avril (source – Caisse des dépôts) ! Les bas de laine célèbrent billets (c’est les Brebis, yeah !). Les bas amassent mais serait-ce pour financer plus tard cette destination ? Cet argent de côté, si côté (car dans l’Hexagone) fera-t-il face à la reprise ? Cette épargne est-elle une consommation juste décalée dans le temps ou s’avèrera-t-elle un coussin de précaution dans la crainte d’une nouvelle épidémie ? En fonction des comportements, la croissance, en partie tirée par la consommation des ménages, pourra bien se porter ou s’avérer valétudinaire !

SALOMON

Je ne veux pas porter de jugements mais Salomon aura, de façon quasi biblique, annoncé, jour après jour, les chiffres en lien avec ce qu’on pourrait appeler une nouvelle plaie d’Egypte.

On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs, certes ! Mais quand sur l’arène d’œufs s’abat un tel fléau on tombe dans la déconfiture ! Il faut un indicateur, un guide, un nouveau Moïse qui nous dise : - tout va mieux, les choses s’améliorent, le pire a mis dalle sur sa tête une fois s’être enfoncé dans le trou de l’oubli…

Oui, Salomon, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a bien joué son rôle de grand prêtre, annonçant les chiffres de mortalité en baisse, rassurant les consciences. Ton bilan journalier, décodé en langage des sourds, qui nous aura presque fait croire que le monde restait exquis, Salomon ! Oui, la chute est un peu glissante, j’en conviens !

TESTS
Comme les masques, les tests nous auront fourni un bien joli feuilleton gratiné de polémiques.              
Comme pour les masques, on reproche au gouvernement d’avoir sous-estimé la menace et de ne s’être pas suffisamment penché sur le recours aux tests. Dès la mi-mars, le journal Le Point déclarait que la France se privait de 150.000 à 300.000 tests par semaine (bonjour la fourchette !). L’usage intensif de tests, préconisé par l’OMS, pour prévenir de la pandémie, n’a donc pas été prescrit par notre pouvoir exécutif. On reproche aussi au gouvernement Philippe d’avoir mis son veto sur…les vétos ! Hé oui, les laboratoires vétérinaires pouvaient venir en aide à ceux des hôpitaux !
Mais quand bien même nous eussions pratiqué les tests PCR sur grande échelle (éventuellement en utilisant celle des pompiers), il n’est pas certain que nous eussions mis en quarantaine tous les « suspects ». En effet, en France, les statistiques évoquent un pourcentage de 60 à 70% de fiabilité. En gros (mince alors !) il y a une chance sur trois pour qu’un patient réellement contaminé rentre chez lui, sans passer par la case « quarantaine » avec un test négatif ! Et, évidemment, et vie d’amants oblige, va contaminer sa compagne, sans le savoir !

Le problème est nasal. On prélève par frottis en vous grattant le fond des narines avec un écouvillon ! Or le virus peut être peu présent au niveau du nez mais faire déjà la java au creux de vos poumons ! Le poumon, vous dis-je !

D’autre part, il faut réaliser le test au moment où le virus est présent. C’est-à-dire au moment de l’apparition des symptômes ! Hélas, certaines personnes sont asymptomatiques !

L’ultime problème est venu de notre dépendance : des produits nécessaires (notamment les réactifs) pour faire les tests n’arrivent pas en nombre suffisant de Chine ou des USA.  90% du matériel proviendrait de l’étranger. Peut-être, en France, cela aurait été coûteux de produire, aurait pu dire le Sarthois parcimonieux, hanté par la dette. Il limitait les coûts, Fillon !

UTILE

La crise aura mis en valeur les métiers utiles, ceux liés aux soins ! Le monde de la santé aura redoré son blason ! On mesure l’utilité des actes en période de pénurie ! La rareté des choses justifie l’accroissement de leur coût. La production de soins peut devenir rare et, sauf à accepter cyniquement la mort d’une population, il faudra mieux rémunérer ceux et celles qui se battent contre la maladie, exposant leur propre vie.

Macron a promis une prime de 1500 € aux agents hospitaliers qui gèrent la crise du Covid dans la trentaine de départements les plus touchés. Un début ? Il faut le souhaiter ! Il y a tant à faire ! C’est pourquoi, Olivier Véran, le nouveau ministre de la santé, prépare un Ségur (il ne veut pas dire un Grenelle) de la Santé en se disant : quel compte est-ce ? Hé bien, un compte de faix, de charges humaines qu’il faudra financer de plus en plus !

VERAN

Oui, Olivier Véran a remplacé Mme Buzyn pour montrer qu’il n’était pas là pour faire de la figuration. Le nouveau ministre prône un plan massif d’investissement et de revalorisation pour les hôpitaux. Pour trucider la T2a (Tarification A l’Acte) qui a trop transformé l’hôpital en entreprise de guerre, il va percer Véran ! L’homme a du pragmatisme et nul n’imagine que dans les rêves errants serait Véran. Mais, attendons la suite…

WUHAN

La ville de Chine où les nuits câlines, nuits d’amour se sont transformées en cauchemar. C’est dans cette ville que l’épidémie a démarré. Dans cette cité on se régale d’animaux porteurs de virus, chauves-souris et pangolins. On vend ces animaux sur des marchés pas très bien tenus d’un point de vue hygiène.
Dans les grottes de la forêt primaire à la frontière de la Chine et du Laos, les chauves-souris peuvent abriter jusqu'à 30 souches différentes de coronavirus. Lorsque ces chauves-souris meurent, elles s’écrasent au sol et leur cadavre devient le festin de fourmis.
Les fourmis sont à leur tour dévorées par les pangolins.
A l’arrivée, au marché de Wuhan, on trouve côte à côte, des chauves-souris, des pangolins ! Les animaux sont manipulés et dépecés, ils sont entourés par des nuages de tiques et de moustiques. Leurs urines se mélangent, cela peut d’urée. Il suffit qu’un vendeur blessé à la main y ait touché puis se soit frotté les yeux ! Et voilà comment a pu commencer une pandémie mondiale.
XERFI


Spécialiste des études économiques, le groupe Xerfi a interrogé un bon millier de dirigeants français* sur la crise du Covid-19. Une majorité d’entre eux alertent sur les difficultés de trésorerie qui les attendent après le déconfinement. Le bonheur sera dans le prêt si les banquiers jouent le jeu. L’Etat continuera à jouer son rôle en reportant le paiement des impôts pour soulager des patrons qui ne sont plus dans leur assiette. Mais ce sera difficile. La trésorerie c’est le talon d’Achille des entreprises, même celles qui ont des performances en termes de chiffres d’affaire. Ces temps d’été seront suivis avec intérêt, par les économistes.

YEUX
Les yeux nous parlent davantage depuis que le masque fait florès. Le sourire doit, désormais se décrypter dans le regard. Mais les yeux sont aussi une des portes d’entrée du virus, via les postillons. On porte donc des visières dans moult entreprises, même chez celles qui travaillent à l’œil. Avec une menace qui demeure, chaque petit matin naissant craint le regard du spectre, et l’aube tique.


ZONES
Rouges ou vertes, les zones tapissent désormais notre carte de France au gré des déplacements du virus. On a supprimé les zones « hors anges » pour se redonner des ailes et y croire un peu plus ! Le rouge est sévère et pour se redonner du courage il faut ses verres et ses rouges. Finalement, il faut retenir que parmi cépages, le vin reste le plus beau cadeau français.