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lundi 16 février 2009

TOTAL ET DES BENEF EN GRANDE POMPE !!


Le groupe Total vient de déclarer quelque 14 milliards d'euros de bénéfice net pour l'année 2008. Au moment où la crise s'intensifie on ne peut qu'applaudir des deux mains !

Bravo l'artiste !

Mais comment fais-tu ?

Ah oui, j'oubliais : c'est le résultat d'un baril de brut à 150 dollars en juillet 2008 !

Même si depuis c'est la chute (40 dollars le baril actuellement) ça fait quand même une jolie moyenne de 97 dollars le baril pour l'année écoulée !

Merci les clients qui ont payé le prix fort !

Merci les antillais qui ont payé encore plus cher !

Merci les victimes de l'Erika et en premier lieu les familles de cormorans et de goélands pas encore indemnisées !

Merci les travailleurs birmans, exploités, sous payés pour les besoins de la croissance du groupe.

Merci les Irakiens en future reconstruction qui vont accueillir notre chère société d'hydrocarbures.

Merde, qu'est ce que je regrette de ne pas avoir acheté d'actions Total !!

ENTRE FILETS...

Sam est un baleineau. Oui, je sais, amis lecteurs, j’ai précisé dans un autre article que Sam était un Koala. Mais, bon ! Sam n’est pas un prénom réservé aux koalas exclusivement. C’est aussi le prénom d’un oncle qui se prend pour le géant de la terre et qui nous bourre de hamburgers et de coca-cola. Mais trêve de digressions : revenons à notre cétacé.

Sam est donc baleineau et se promène dans les profondeurs de l’Atlantique. Il est seul ? Oui, seul ! Seul car la maman l’a renié : son rejeton a une bosse ! Une proéminence disgracieuse qu’il en est devenu un motif de rejet maternel ! Le baleineau erre comme une âme en peine ! Il pleure des larmes de baleineau. Ca ne se voit pas, en mer !

Il mange un peu de plancton alors que se planquent thons dans les anfractuosités d’un rocher squatté par une colonie d’anémones de mer aux couleurs chatoyantes. Ils ont senti la présence d’un intrus. Sam n’a pas vu arriver le monstre. Une énorme masse d’acier noir comme un spectre de mort. Un sous-marin !

Le submersible a repéré le gros mammifère marin (le baleineau s’est pesé ce matin sur la balance et déclare un petit 8 tonnes bien pesé !). Son sonar a émis un signal ! Il faut virer à bâbord toute ! Trop tard ! Comme le Titanic n’avait pu esquiver le perfide iceberg en ce froid 14 avril 1912, le Triomphant ne peut éviter l’animal.

La fin est tragique et stupéfiante. L’impact s’est situé au niveau du gouvernail. Si le cétacé est mort et bien décédé, le Triomphant ne peut plus, désormais, se diriger. Il est acculé à tourner vers la gauche ce qui met en pétard le commandant de bord, plutôt de droite et qui a sa carte de l’UMP (le parti des requins).

Le militaire peste contre vent et marées eu égard à son passé de capitaine de corvette.
Il cherche à tourner à droite mais rien à faire. La direction est bloquée. Il n’est plus maître de son vaisseau subaquatique. Il ne voit pas qu’il se dirige trop vers une direction qu’emprunte un autre fantôme des mers : le Vanguard, un sous-marin britannique de sa gracieuse Majesté !
Le choc est inévitable. C’est la loi des séries !

Un député du Parti national écossais, Angus Robertson, se demandera "comment il est possible qu'un sous-marin transportant des armes de destruction massive heurte un autre sous-marin transportant des armes de destruction massive dans le deuxième océan le plus vaste de la planète".

Il faudrait demander l’avis du baleineau. Hélas, il est mort ! On retrouvera son cadavre quelques jours plus tard, déporté par les courants marins. Un pêcheur du Nord Cotentin défraiera la chronique en le ramenant dans ses filets.
Une enquête est en cours et les services secrets mènent le bal : mais que le bal est niais !