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mardi 2 janvier 2024

LES VOEUX JUPITERIENS POUR 2024

Comme à la fin de chaque année, nous avons eu droit aux vœux présidentiels.

Emmanuel Macron a évoqué les grands chantiers pour l'année à venir : un réarmement civique. Une notion pour l'instant bien abstraite. Il a parlé de l'écologie et de l'Europe, surtout pour faire plaisir à la mémoire de Jacques Delors, récemment décédé.

Il a évoqué les futurs grands évènements de l'année : les Jeux Olympiques et la réouverture de Notre-Dame, en décembre.

Bien entendu, dans un contexte international troublé, le Président n'a pas pu montrer un visage spécialement réjoui. La Russie et l'Ukraine continuent leurs bombardements respectifs et Gaza devient un tas de ruines sous les coups de boutoirs de Tsahal. On peut donc imaginer un réarmement militaire, notion bien moins abstraite, voire complètement drapée d'empirisme.

Que faut-il attendre de cette année d'un point de vue politique ?

Macron a certainement sa petite idée, qui pense déjà à un remaniement !

Affaire à suivre...

 


mercredi 27 octobre 2021

MR Z, UN PRODUIT DOUTEUX MAIS SANS DLC

Monsieur Z est un polémiste, donc un professionnel de la polémique. Son rôle social consiste à jeter des pavés dans la mare au diable pour voir comment va réagir la petite Fadette de la rue qui fait la vox populi. 

Monsieur Z occupe une jolie place médiatique. On le courtise en lui déroulant le tapis rouge, couleur qu'il n'aime pas particulièrement, eu égard à ses penchants droitiers qui auraient tendance à dépasser le borgne dont la fille s'émeut de voir l'agitateur lui souiller ses plates-bandes.

Monsieur Z n'a rien à dire, mais le dit quand même. S'il le faut, il compose avec l'Histoire, et se prête gentiment au jeu du révisionnisme. Il y aura toujours quelques esgourdes pour capter le message qui caresse dans le sens du poil xénophobe.

Car Monsieur Z n'aime pas trop l'étranger qui impose en France son voile, sa religion, son hallal et qui profite largement des aides de l'Etat. Monsieur Z fustige l'AME (Aide Médicale de l'Etat) dont l'âme humanitaire n'est pas aussi coûteuse pour le pays qu'il veuille bien nous faire croire !

Monsieur Z court après la notoriété que son narcissisme exulte de son souffle permanent.

On le voit partout, sur les plateaux TV, dans des meetings, au milieu de la rue où, à tout moment, il peut interpeller un quidam sous le feu des caméras, histoire de montrer que la polémique n'a pas de frontière. C'est un tout terrain, capable de s'essayer à l'usage d'un fusil à lunettes ou à la conduite d'un véhicule de 11 tonnes, habituellement mobilisé par le GIGN.

Tout dernièrement, Mr Z, en visite à Drancy, a relancé le débat sur le voile islamique. Sous les regards de la caméra, et avec la bénédiction de Morandini, journaliste en déliquescence notoire, il s'est permis d'alpaguer une femme pour lui demander d'ôter son foulard. Au nom de la laïcité.

Cette scène, parfaitement orchestrée, a fait le tour des réseaux sociaux.

Je l'ai remise à jour, de manière poétique, pour exorciser toute cette ambiance nauséeuse qui préfigure la campagne présidentielle.




mercredi 2 juin 2021

LAMA JDD : LA MAGIE DES DÉS

 


Dans ce JDD numéro spécial, le "celui qui se prenait pour Napoléon" révèle son addiction au jeu de dés et la frénésie qu'il a eue à dévorer "La magie des dés" des Editions Marlo.

On apprendra, qu'avant d'aller voir les petites femmes de Pigalle, il jouait au dé pour savoir quel chiffre désignerait celle qui ferait sa soirée ! Par exemple, si le 6 tombait, c'était Julie, avec le 4 il s'offrait à Bérénice.

Il laissait faire le hasard, d'une même manière, pour savoir si Alice Dona ou Yves Gilbert serait celle (ou celui) qui donnerait un corps musical à son nouveau texte.

S'il n'avait pas eu de ballon rouge quand il était gosse dans son quartier, son papa, chanteur d'opérette, lui avait offert un jeu de 421 du plus bel effet ! Là, naquit sa passion débridée des dés !

Quand avec les 6 dés, il s'était décidé, c'est au 10.000 qu'il s'était adonné sans le dire à Dona au doux nez.

Et durant l'entracte, avant de reprendre un nouveau tour de chants, il jouait avec son imprésario.

Il fallait qu'on s'y fasse !

                              Il fallait, con, 6 faces !



mercredi 26 mai 2021

MARINE SANS MASQUE PREND LE MICRO BIEN

 


 Ce mardi 25 mai Marine Le Pen était, pour une xième fois, l’invitée de Jean-Jacques Bourdin.

Comme à son habitude, elle a tiré à boulets rouges sur les institutions européennes, sur Macron, coupable d’insouciance et de frivolité, sur ceux qui condamnent son rassemblement national pour emplois fictifs et détournement de fonds européens.

Le seul détournement qu’elle ait pu, raisonnablement, condamner est celui de l’avion de ligne européen. Ce sympathique aéronef a été la cible du régime d’Alexandre Loukachencko, le chef de la Biélorussie, qui a mis le grappin sur un de ses passagers, Roman Protassevitch, opposant politique. Marine crie au scandale, mais pas trop, pour ne pas alerter Poutine, le bailleur de fonds.

En dehors de cette protestation, Marine n’a pas vraiment convaincu son interlocuteur qui, sous son masque (bien qu’il n’en portât pas) riait de douceur goguenarde en se disant que la fille du borgne allait traîner de sacrées casseroles hypothéquant, peut-être, une course vers l’Elysée, en 2022.

 

Quand bien même, 44% des militaires et policiers seraient prêts à voter pour elle au premier tour !     

- Statistique assez glaçante, dirait Mme Pulvar, en s’enfilant un troisième pull shetland pour se réchauffer en ce monde. Sale haine y erre…


dimanche 3 janvier 2021

LES VOEUX JUPITERIENS

 




Comme chaque fin d’année, à la St Sylvestre (une pensée pour Anne !) le Président se colle aux traditionnels vœux ! Jupiter a donc dû se plier à cette coutume et, en clin d’œil à Giscard d’Estaing, s’est exprimé près de la cheminée. Le discours, lui, n’était pas parcheminé mais bien actualisé, en lien direct avec la Covid.

L’espoir est là, grâce au vaccin et à la relance, a martelé Emmanuel Macron.

Assis devant une table basse, aussi basse que le moral des Français, le chef de l’Etat a évoqué une année de vaccinations ! Il s’est piqué à l’espérance de voir le pays s’en sortir même si la campagne se fait au compte-gouttes (que gouttes !).

Comme il venait de voir le film « le Prénom » avec sa tendre Brigitte (sur Netflix) l’idée germa dans la tête de sa compagne d’user jusqu’à la corde la nomination des prénoms de ceux qui font l’histoire (même avec un petit h).

Donc, Emmanuel évoqua, en les citant par leur prénom, les gens du petit peuple qui font tout pour éviter que la pandémie ne soit une catastrophe nationale.

C’était charmant, proche de la fibre émotionnelle.

L’Elyséen a énuméré quelques priorités pour 2021 : l’éternelle transition écologique qui atterre la Terre des écologistes souhaitant tant qu’elle se magne, la lutte pour la laïcité, l’égalité des chances (d’être égaux).

Jupiter ne put s’empêcher d’évoquer le Brexit, « l’enfant du malaise européen » en précisant qu’il gardait de bons contacts avec Elizabeth !

Il termina en nous souhaitant un bon réveillon sous l’égide des forces de l’ordre, soucieuse de faire respecter le couvre-feu. 

L’année nouvelle pouvait commencer !


jeudi 15 octobre 2020

COUVRE-FEU LOIN DE L'EMPIRE AUX MANNES

 



Ce mercredi 14 octobre, notre Jupiter national était convié à s’expliquer face aux Français. Pour l’aider à trouver les bonnes questions à des réponses toute faites, il s’était fait aider par Anne-Sophie Lapix (France 2) et Gilles Bouleau (TF1) à ne pas confondre avec « gît l’boulot » le nouveau slogan de Pôle Emploi.

Le thème de la soirée : La Covid, la Covid et encore la Covid ou « comment s’en sortir » quand on est une Nation parfois conne et pleurnicharde.

Avant toutes choses, notre Président a rappelé la gravité de l’épidémie et c’est vrai que l’an pleure ! On larmoie aux urgences, on pleurniche dans les entreprises, sous les masques, on verse du lacrymal partout tant la morosité gagne à une vitesse aussi exponentielle que le taux de reproduction du coronavirus.

Notre Emmanuel national a décidé de prendre les moyens ! Ce sera le couvre-feu en Ile-de-France et dans 8 métropoles particulièrement touchées par la pandémie : Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse. En ces lieux, il ne faudra plus sortir de chez soi, sauf ausweis, entre 21 heures et 6 heures du matin. 

Toute infraction sera pénalisée par une contravention de 135 € à payer à la « comme en dents dures » une structure policière patentée.

Par ailleurs, une « règle de six » est proposée. Mr Macron, a demandé aux Français « d’au maximum de ne pas être plus de six à table ». Les familles nombreuses devront donc prévoir deux services. Ceux qui sont ascètes, pourront ne pas manger pour permettre aux six autres de se mettre à table, commensaux, comme en salle !

Il n’y aura pas pour autant de restriction au niveau des transports dans les zones concernées par le couvre-feu et Jupiter a confirmé, dans sa grande bienveillance, qu’il n’empêcherait pas les gens de partir en vacances, même à Sète. Les trains rouleront sans se voir gares ôtées.

Quant à savoir combien de temps durera ce petit cinéma, nul ne le sait. Six semaines ? Plus ? Il faudra prendre son temps. De toutes manières, comme dirait un ami Helvétique, y’a pas le feu au lac puisqu’il est couvert (le feu, pas le lac !).

Il a été question des tests : trop de gens les utilisent ! On ne s’en sort plus ! Les résultats sont donnés 7 jours plus tard ! Ça bouchonne de partout ! Notre Président en a conscience, il le dit d’un ton poli mais rase (polymérase) les murs pour ne pas trop montrer les réactions en chaîne de son impuissance.

Une fois encore le volet économique a été abordé. On va verser une aide de 150 € aux bénéficiaires du RSA et des APL ainsi que 100 € par enfant à charge car « la crise est inégalitaire » avoue l’Elyséen. Et oui, la Covid frappe surtout les moins favorisés ! Ce Covid doit voter pour Les Républicains !

En attendant, on donne, on verse des subsides et les mannes s'évaporent. On creuse la dette comme dirait un ancien de Matignon qui a eu quelques soucis avec une Pénélope qui retissait un ouvrage perclus d'inanité mais gratiné d'une jolie rémunération.

Voilà donc comme un Président nommé pour 5 ans se voit dans l’obligation de discuter de sales petits virus et des mesures sanitaires pour en venir à bout.

Nous voici en période de couvre-feu !

Une traversée de Paris, en nocturne, se fera en catimini, en marche feutrée qui se perd aux quais.

Qui se perd aux quais silencieux, nu de bavardages ; et clôt d’autant l’ara !


mercredi 29 janvier 2020

DU PIPEAU ET DÉPIT DE PAU


En ce mardi 14 janvier, Jupiter avait envie d’aller voir du côté de chez Bayrou, à Pau, histoire de voir si le Modem est encore branché pour démoduler des maux du laid, enfin, pour dédramatiser la situation insurrectionnelle à Paris telle que veulent la décrire les réseaux sociaux.

Alors qu’il venait d’arriver au Palais Beaumont, en cette bonne ville de Henri IV, pour une table ronde sur l’écologie ce mardi 14 janvier, il fut interpellé par un enseignant qui, de mort lasse, mais aussi de Morlaas, lui demanda, à brûle pourpoint, de retirer la réforme des retraites.

Abasourdi, le président de la République s’est arrêté avec ce professeur de mathématiques qui, sans prendre la tangente, allait lui montrer que le système de la retraite à points ne l’était pas (au point) et qu’il fallait voir tous les facteurs sur tous les angles pour se rasséréner les sinus. Car, dès que tout est carré, l’homme évite de tourner en rond et rassérène autrui : l’être apaise.
Le mathématicien, loin de boire le vil anis, semblait parler sobrement à celui qui sortait de son univers élyséen.

Pierre Coste (c’est son nom), prof mais également membre du syndicat Snes-FSU ? lança la remarque suivante :

-      Ce n’est pas en donnant la légion d’honneur à BlackRock qu’on est exemplaire !

L’homme au béret, droit dans ses bottes, faisait ainsi référence à la promotion dans la légion d’honneur du patron du gestionnaire d’actifs BlackRock France, Jean-François Cirelli. 

En d’autres termes, le professeur pouvait douter de la coïncidence existante entre le fait de décorer un gérant de fonds de pension à la sauce américaine et le fait de vouloir instaurer une retraite par points qui pourrait renforcer le système par capitalisation. En effet, le système mis en place par le gouvernement devrait exclure des cotisations la part des revenus supérieurs à 10 000 euros par mois. 

Et quand on ne peut plus cotiser pour sa retraite on épargne en bourse et on fait le jeu des fonds de pension !

-      Vous mélangez tout, vous patachonnez dans la tête, lui rétorqua alors le chef de l’État.
C’était l’occasion, pour Jupiter, de ressusciter un bon vieux verbe du premier groupe « patachonner » qui signifie « errer sans rationalité ». Une sortie verbale qui épata Chaunay, ville de la Vienne qui dut mal comprendre la tirade présidentielle.  
   
Pierre Coste ne s’en laissa pas compter et insista en assurant que la réforme des retraites était un cadeau pour tous ces capitalistes qui se font des profits exponentiels très numérateurs et sans limite finie ! Il persista :

-      Les gens vont être obligés de cotiser à côté ! Et même côté par côté, pour être sur face et non pas seulement sur pile (de dossiers de la Carsat)

-      Faux, répondit Emmanuel, quel âge avez-vous ?

-      52 ans !

-      Et bien vous ne serez pas touché par la réforme des retraites !

-      Mais si, je pense que je serai touché de manière intégrale et ma capacité d’achat, déjà bien primitive, va dériver ! Et mes trois enfants seront touchés eux-aussi !

-      Je ne le crois pas un instant ! Cette réforme vous donnera, de ses zèles, des ailes.

-      La conversation cessa là. Jupiter laissa l’homme avec ses problèmes de Pau, à l’air gisant, et gagna la salle de réunion.

Cette prise d’armes n’avait rien eu de poétique, il y manqua des fleurs. Mais comment, en cet hiver, trouver à Pau linaires ?

Macron contint sa paix !

-      Mais il compte, hein, saper, se dit intérieurement le professeur aux piques épiques (et collègues rament).

En attendant, le projet de réforme des retraites vient d’être sérieusement retoqué par le Conseil d’Etat : flou, amateurisme, une fausse retraite universelle puisque 5 régimes spéciaux seraient encore maintenus !

Beaucoup trop d’inconnues, ce qui n’est pas pour déplaire au professeur qui se veut déterminant contre ce projet discriminant.

Affaire à suivre…



mercredi 8 janvier 2020

Cette rancoeur que J'AI A CHAUD, EST-CE HAINE ?






Il y a un an, jour pour jour, Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, se retrouvait dans des enquêteurs japonais. Il devait ensuite être emprisonné pour plusieurs motifs : non déclarations de revenus qu’il proclame différés, imputation de pertes sur investissements personnels sur les comptes de Nissan, abus de confiance pour s’être porté garant dans une opération financière de 14,7 millions d’euros exécutée à titre personnel…

Je ne reviendrai pas sur les faits que vous pourrez reprendre dans mon billet du 3 février 2019 et axerai ma prose sur les nouveaux évènements autour de cette affaire.
Carlos s’est évadé de sa résidence japonaise où il était censé se faire du sushi et des problèmes de cent thés. Il n’a pu résister au climat nippon, au saké d’Osaka, aux œufs au riz de passage. Il a délocalisé sa prison pour s’installer au Liban, où il a tant d’amis.
Il s’est fait la malle avec l’aide de complicités dont on ne sait rien. 

Le voici au pays du cèdre et, à Beyrouth, il vient de tenir une conférence de presse en ce mercredi 8 janvier.

L’homme se défend. Il accuse Nissan d’avoir fomenté avec la justice japonaise une vilaine machination pour le nuire. Il cite des noms : Hiroto Saikawa, l’ancien responsable de la communication et des relations avec le gouvernement de Nissan, Hitoshi Kawaguchi, ainsi qu’un autre cadre de l’entreprise japonaise, Hidetoshi Imazu.
Il rejette toutes les accusations portées contre lui et avoue avoir fui l’injustice.

Les anti-Ghosn n’en reviennent pas qu’il les prenne pour des gens à nouilles, enfin d’aigres nouilles se montrant crocs à sang. Comment ose-t-il inverser les rôles ? C’est lui le coupable !

Carlos, bon seigneur, accepte de se rendre à la disposition de la justice française. Son plaidoyer en mauvais anglais n’a pas convaincu les Japonais qui se sont exclamés :

 
   Dans quel déshonneur nous nous nippons !

Le but de cette conférence était évident : essayer d’expliquer que "l’affaire Carlos Ghosn" était avant tout un complot ourdi parce qu’il gênait, et qu’il fallait l’éliminer pour que la France ne renforce pas son pouvoir chez Nissan.

Mais ces quelques explications ne suffiront pas à calmer l’affaire. Le parquet de Tokyo a d'ailleurs immédiatement réagi mercredi, à la fin de la conférence de presse, évoquant des critiques "unilatérales" et "inacceptable" à l'encontre de la justice nippone.

samedi 4 janvier 2020

VOEUX JUPITERIENS





Comme chaque fin d’année, avant que le gui ne tremble sous les coupes de champagne, avant que ne brûlent des voitures alsaciennes, le Président a présenté ses vœux à la Nation, pour la nouvelle année, voire la nouvelle décennie.

Dans une allocution de plus d’un quart d'heure (mais qui n’avait rien à perdre la laine, comme dirait un cardeur), Emmanuel Macron a assuré avoir entendu « les inquiétudes » sur la réforme des retraites mais n’a pas battu, en retraite, puisqu’il persiste et signe.

-         Je ne céderai rien au pessimisme ou à l'immobilisme

Dans un climat de grève générale où le petit caporal cégétiste, voire moustachu, Martinez joue les pères fouettards, Jupiter a encensé, en censeur, le mérite d’un "projet de justice et de progrès social". Il a donc appelé le gouvernement et les syndicats à trouver un "compromis rapide" en tablant sur une table ronde plutôt en noyés car il se méfie des marauds niais.

-         La réforme des retraites (...) sera menée à son terme car c’est projet de justice et de progrès social parce qu'il assure l'universalité (...) plus d'équité (...) et repose sur un principe de responsabilité !

Jupiter n’a pas parlé de l’abandon de l’âge pivot, le fameux cap des 64 ans qui permettrait d’entrer dans l’ère de la retraite et en deçà duquel on peut atteindre l’ère du repos mais avec une des cotes en moins, heu, une décote en plus. Néanmoins il s’est montré ouvert sur le sujet de la pénibilité au travail car certaines tâches sont difficiles et devraient permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt. Le tout est de mesurer la pénibilité : c’est un travail pénible. Que retenir comme critères ? Le bruit ? Les heures de nuit ? La cohabitation avec un collègue qui vote FN et qui refoule du goulot ?

Auparavant, le président a évoqué les grands moments qui ont émaillé l'année 2019  (l'incendie de Notre-Dame, la mort de Jacques Chirac...), mais il s’est également donné des lauriers pour l'action engagée par le gouvernement depuis deux ans et demi, notamment sur le plan économique avec un bon coup de barre atteint (pas à thym, je rappelle qu’on évoque les lauriers).

Oui, il s'est réjoui de la création de "plus de 500 000 emplois" depuis son élection, sans préciser s’il s’agissait de CDD ou de CDI car tout contrat comptera.

Il est revenu sur la première grande crise sociale de son quinquennat : les gilets jaunes, estimant que ces vêtements réfléchissants avaient nourri la réflexion donc le dialogue ! Il pensait intérieurement à toutes ses prises de paroles dans tout l’hexagone pour le grand débat pour que la faconde féconde.

Jupiter a rappelé que l’impôt sur le revenu baisserait et que la taxe d’habitation serait supprimée sans préciser aux maires (qu’il aime) comment ils allaient procéder après leur élection (ou réélection) avec moins d’entrées de recettes fiscales ! Comment les collectivités pourront les collectes éviter ?

Emmanuel  a promis d'"aider les agriculteurs et les pêcheurs à vivre mieux de leur travail", "investir davantage dans l'éducation et la santé", continuer "de faire de l'école, de l'apprentissage et de la formation tout au long de la vie le socle de notre société" et de prendre "des décisions essentielles pour nos concitoyens en situation de handicap et nos aînés dépendants".  Un joli catalogue de promesses bien semées mais qui, peut-être déjà, se meurent.

Par ailleurs, il a certifié qu'il attendait au printemps les propositions des 150 citoyens tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat. Que peut-on attendre de ces citoyens. Beaucoup y voient une comédie haddock avec Macron qui aime enfler tant (en flétan ?). Le tirage au saur est-il hareng ?

Enfin, Jupiter a appelé à construire une "Europe souveraine", et alors que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier, a promis de "maintenir entre nos deux pays une relation solide". 

And God save the Queen !