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vendredi 25 août 2017

CHEZ PAULETTE


François Hollande sort de sa réserve une bouteille de St Estèphe et fête la croissance revenue grâce à son action et… Non, ce n’est pas bon. Il sort effectivement de sa réserve ! Point barre !

Il sort de sa réserve pour critiquer son successeur Macron ! On ne va pas se gêner quand même. Lui-même avait été fustigé par son prédécesseur, le petit nerveux, pour son soi-disant immobilisme dans le dossier syrien ! Non, on ne va pas se gêner quand bien même on a un relayeur de témoin qui a été son propre ministre de l’économie. Parfois le père doit savoir tuer le fils ! Dont acte.

Donc, Flamby (il en mange toujours autant) a adressé une sérieuse mise en garde à Emmanuel Macron l’exhortant à ne pas « demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles »

-       Quand ça crie, fils, il faut savoir entendre ! Les cris minent au logis !

De quels cris parle donc notre ancien Président ? Mais tout simplement du cri poussé par les syndicats devant la montée des périls que laisse augurer la réforme du code du travail : plus de flexibilité, moins de sécurité, moins de décisions syndicales…

-       Les erreurs de Macron c’en est assez, j’étaie…J’étaie mes critiques car le plan qu’il mène est faux ! Je blâme cent maux d’Emmanuel (sans Modem annuel ?).

La critique est officiellement venue de l’ouverture du festival du film francophone d’Angoulême. L’ancien président y prend la parole et dégaine sa critique. En réalité, les petites diatribes remontent quelques jours précédemment, à Eygalières (Bouches-du-Rhône) quand notre Flamby national a déjeuné chez Paulette (célèbre pour ses paupiettes de veau) avec Julie Gayet, Michel Drucker, sa femme Dany Saval et …Charles Aznavour. Le chanteur tenait à fêter son départ pour Los Angeles, destination prestigieuse qui lui conférera l’étoile sur le Walk of Fame !

C’est lors de ce petit déjeuner que l’ancien Président se serait lâché !

Charles : Avoir son étoile sur le Walk of Fame comme Ray Charles ou Elvis Presley c’est le pied non ? Qu’est-ce qu’il y a François ? T’as pas l’air dans ton assiette, pourtant la paupiette semble bien appétissante !

François : C’est à cause d’Emmanuel ! Il va nous casser cette jolie croissance économique que j’ai attendue 5 ans et qui arrive enfin grâce à ma politique de génie !

Charles : Mais non, tout va bien se passer ! Détends-toi ! Tiens, viens voir les comédiens, voir les magiciens, voir les musiciens qui arrivent tu sais où ?

François : Oui, à Angoulême. C’est Julie qui m’en a parlé. Bon j’irai mais franchement je n’ai pas le cœur à ça !

Julie : Mais si mon trésor ! Tu vas voir de beaux films ! Ça va te détendre !

Michel : Tu vas assister au premier film programmé : « au revoir là-haut » de Dupontel ! Un grand cru ! Albert, si tu m’écoutes…

François : Moi je n’ai pas été assez cru ! Et pourtant ! On goûte enfin les fruits de ma politique !

Julie : Tu n’es encore qu’un artiste méconnu ! Mais bientôt on va te revoir, là-haut !

Charles : En haut de l’affiche, en dix fois plus grand !

François : Dupons tel ou tel mais, dans l’ensemble, les Français ne seront pas dupes. Ils croiront que la croissance vient d’Emmanuel ! C’est trop injuste !

Julie : Résiste, prouve que tu existes ! Repars en politique François !

François : Oui, je vais me battre ! Je vais descendre dans l’arène ! Ce sera un combat d’animosité !

Dany : Non, moi c’est Dany Saval ! Hi, hi, hi, c’est de l’humour !

Michel : Depuis quelques jours Dany nous pond des jeux de mots pathétiques ! Et elle en rit !

François : Bah, il vaut mieux voir Saval qui rit !

Aznavour : Ha, ha, ha, tu vois que tu as la forme François ! Il faut savoir encore sourire
quand le meilleur s'est retiré et qu'il ne reste que le pire dans une vie bête à pleurer
 !

François : Oui Charles, je vais me battre mais en gardant le sourire !

Michel : Allez, à la santé de François !


(Et tout le monde trinqua à la santé de Charles. Mais ce ne fut pas du thé ! Car, comme dit Dany, « avec Charles le thé m’est rare, hi, hi, hi, Charles le thé m’est rare…».)

lundi 5 décembre 2016

QUEL PET EST-CE ?




C’était le 3 décembre 2016.

En ce temps-là, le PS, au nom de la rose en lambeaux, venait de recevoir en plein tranche la non candidature de François Hollande.

Les éléphants avaient quitté Solferino pour se rendre, porte de la Villette (Paris) à une grande convention nationale de leur Belle Alliance Populaire (BAP).

Le thème (dit le BAP-thème car au PS les fonds bas tissent maux) était la réunion de toute la gauche, celle où nous nous Mélenchon hardiment pour faire face au catholique du Mans plébiscité par la primaire de Droite : un certain Fillon !

Cambadélis souhaitant que la paix tôt manie la synergie des troupes lança :

-         Mélenchon mais aussi Macron doivent participer à la primaire de la gauche (la BAP) prévue les 22 et 29 janvier 2017. Il faut faire en sorte que les familles séparées se rassemblent !

Pour un rassemblement c’était plutôt « rats sans blé », le coût du voyage avait dissuadé plus d’un. Sur 10.000 places prévues, 3.000 étaient prises !

Valls était absent mais son nom circula dans les travées et faisait occuper (autrement dit « générait aux postérieurs des flatulences »).

Ce soir, en son fief d’Evry, le premier Ministre devrait, comme l’a annoncé la Presse, annoncer la préc..ieuse intention de se présenter à la primaire des gauches où l’on voit : tout s’effiloche (où l’on voit tousser Filoche) !

Lundi, 5 décembre 2016. 19 H 00

Ça y est ! C’est fait ! Valls est lancé pour la Présidentielle avec un slogan de derrière les fagots « Faire gagner tout ce qui nous rassemble » et une anaphore en son discours « rien n’est écrit » !


Oui rien n’était cri plus martial !

samedi 3 décembre 2016

IL ÉTIRE SA RÉFÉRENCE PUIS IL TIRE SA REVERENCE



Il les a tous pris de cours. On s’attendait à un JT normal, avec sa cohorte de catastrophes : le cimetière d’Alep, les violences dans les lycées, la bataille de Mossoul, les intempéries en Haute Corse…

Il les a tous pris de cours, le François. Son auguste personne, en cette fin de règne, s’est invitée devant les caméras et là, dans un exercice verbal dont il a le secret, il nous a concocté un discours qui restera d’anthologie.

Hante au logis, vraiment, il pouvait le dire de cette question : « y vais-je ? N’y vais-je pas ?»

La question le taraudait depuis des jours, et ne pouvait le dard ôter...depuis des lunes. Il avait beau soupirer en incantation « sainte aise priait pour moi » le ciel ne lui était d’aucun recours. Il fallait trancher. C’était oui ou non !

Le long discours commença par un plaidoyer de son quinquennat. La voix blanche, les traits fatigués, l’homme élyséen se lança dans la défense des quatre années et demie de son règne : le mariage pour tous, l’allègement des charges des entreprises, le découpage en 13 régions…

Il ne retint qu’un regret : que tout allât trop lentement et que les petits frémissements de baisse de chômage ne pussent en rien étayer l’espérance d’une embellie pérenne.

Il ne concéda qu’une faute : la déchéance de nationalité qu’il avait cru être une bonne idée, susceptible de faire l’unanimité mais qui ne lui valut que quolibets !

Le discours s’égrena de tirades en tirades, le souffle court, mais sans que quiconque ne devinât l’épilogue : allait-il conclure qu’il se présentait pour finaliser un combat à peine commencé ou allait-il jeter l’éponge ?

Le savait-il lui-même ? On imagine un dernier paragraphe en guise de conclusion :

a)    Pour toutes ces raisons je pense qu’il faut me représenter pour achever un travail à peine entamé, retardé par les vicissitudes internationales, handicapé par ce combat contre Daech

b)    Pour toutes ces raisons, compte tenu des difficultés que j’ai rencontrées pour appliquer mon programme et terrasser le chômage, je préfère m’arrêter.

Oui, peut-être que dans sa tête, au fil du déroulement de sa plaidoirie, une partie de son cerveau n’avait pas encore tranché, elle flottait dans un éther d’indécision.

Puis le masque est tombé : ce serait non !

L’homme a cité « l’intérêt supérieur de la nation ».

Un Président, pour la première fois dans la 5ème république ne se représentera pas.

Evidemment, il faut exclure Georges Pompidou décédé lors de son premier mandat !
Hollande part, avec la manière et un certain panache nappé de lucidité.

Il laisse un boulevard rempli de pavés glissants et de chausse-trappes à son premier Ministre Valls.


La primaire de la gauche en capilotade risque d’être épique…

lundi 17 octobre 2016

A QUOI SERT UNE CHANSON SI ELLE EST DÉSARMÉE ?



Ce samedi 15 octobre 2016, vers 11 h, une musique militaire, puis la Marseillaise résonnaient au cœur de Nice pour accueillir l’arrivée du chef de l’Etat.

Une grande cérémonie allait commencer pour honorer la mémoire des 86 victimes de l’attentat du 14 juillet, à Nice, sur la promenade des Anglais.

Quatre-vingt-six victimes, nommées une à une, pour quatre-vingt-six roses déposées sur une stèle.

La voix de Julien Clerc s’élève dans ce décor de deuil et d’affliction..

« A quoi sert une chanson ? ». Les paroles raisonnent de façon particulière dans le cœur des survivants, des parents de victimes, des amis inconsolables et des représentants de tous les partis politiques, au chevet de Marianne exsangue…

Puis François Hollande prend la parole. L’unité nationale écoute, dans le recueillement. L’homme se fait l’écho de la détermination de toute une nation pour lutter contre « une entreprise maléfique qui échouera » même s’il le reconnaît « cette guerre sera longue ».

La voix troublée par l’émotion et les yeux inclinés, comme dessinant un V à l’envers, une victoire qui se ferait attendre, François Hollande se drape, une fois de plus, dans la chasuble laïque pour honorer toutes ces êtres décimés qui sont « morts pour que nous vivions libres ».

On aimerait que ce fussent les derniers


La chanson de Julien, les mots de Roda Gil
Imprègnent d’émotion la conscience éplorée
A quoi sert une chanson si elle est désarmée ?
Pour ceux qui m’ont aimé, à se sentir utile !

Pour ceux qui m’ont aimé, qui ne reviendront pas !
Une brise affleurant les sanglots retenus
Et quatre-vingt-six roses au soleil abattu
Dans la froideur des noms frappés d’assassinat.

Vibre une  Marseillaise dans la voix des enfants
Quand s’éteint l’oraison sombre d’un Président
En mémoire des martyrs, au nom des libertés

Cette guerre sera longue, en ses yeux qui s’affaissent
L’homme abonné aux deuils, puise dans la détresse
Les mots de compassion aux éclats d’unité.

jeudi 13 octobre 2016

BAVARDAGE DE L'UN, MUTISME DE L'AUTRE




Alors que les primaires de la droite vont démarrer ce soir, jeudi 13 octobre, un livre de 660 pages fait son ram dam dans les médias.
Ce livre c’est « un président ne devrait pas dire ça… ». Il a été écrit garanti sans nègre d’après ses auteurs, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (*). Ce livre rassemble les confits denses des conversations nourries entre François Hollande et les deux journalistes au cours de 61 rencontres (54 selon la police dépitée et en attente de véhicules blindés) entre le 3 avril 2012 et le 25 juillet 2016.
Publiés jeudi 13 octobre, les propos de Flamby s’avèrent souvent étonnants. Par exemple l’homme élyséen  reconnaît que la gauche  « aurait dû dire la vérité dès juillet 2012 » sur « l’héritage » laissé par la précédente majorité et surtout par le petit énervé contre lequel s’attaquent tiques.
Fier comme Hart à bancs (le mari de Jennifer qui a l’amour du risque à monter sur des bancs dits publics), il vente sa méthode d’un souffle présomptueux : « L’art du consensus ? Il me permet de décider facilement ce que je souhaite, ce n’est pas un mauvais mode de gouvernement, ça évite les conflits. »
Sauf que l’on assiste beaucoup à un discours de con promis : abandon de l’écotaxe, polémique autour de la déchéance de la nationalité,  grincement autour de la loi famille… Il ne faudrait pas que ces discours cons s’en sussent parfumés de sainte aise !
Sur le léger différend touchant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il se fait plus catégorique. « Le plus probable, c’est que ce projet ne sera pas annulé mais ne verra pas le jour ! », dit-il en mars 2014. « Je ne suis pas pour le projet en tant que tel », reprend-t-il en novembre 2015, bien avant le pseudo référendum local organisé en juin dernier.
L’amertume empreint Flamby quand il évoque les juges (qui apprécieront). Il lance de manière magistrale en tapant des pieds sur le parquet une « lâcheté de juges et de procureurs qui  se planquent et jouent les vertueux ». La justice prépare ses vertes huées, sévères, tueuses…
Le rejet de l’amour footballistique envahit brusquement le successeur de Sarko quand il proclame que les footballeurs sont mal élevés, qu’ils ne sont que des gosses des cités dédaignant la France avec leur petit pois dans la tête ! Mais qu’a ce grain si ce n’est que le risque de bons duels entre les sportifs du ballon rond et l’énarque présidentialisé au bord du carton rouge ?
Autant de tirades à boulets rouges pour un président dont le rose a déteint depuis longtemps.

Un véritable brûlot que ce livre et qui fait dire à Raffarin, l’un des plus pondérés de la droite : C'est un bavardage désespéré, et désespérant. Où est la fonction présidentielle, où est sa pudeur, son intimité?"

Oui, un bavardage, une faconde intempestive et tout le contraire du silence radio d’un ennemi public n° 1.

Seul, muré dans son silence, Salah Abdeslam s’en est remis à Allah et a laissé confondus ses deux avocats, le français Franck Berton et le Belge Sven Marv. Les deux hommes ont jeté l’éponge en renonçant à défendre une carpe naviguant dans les eaux troubles de l’omerta.

C’est une réaction qui peut s’expliquer par l’inaptitude des conditions de rétention du présumé ordonnateur des attentats du 13 novembre 2015, à Paris.

-       C’est de  torture psychologique, a lancé  Sven Mary, marri.

A la question « quand on est dans un tel isolement se libère-t-on ? » se lie Berton.

L’ex défenseur de Florence Cassez renchérit en clamant : «  La prison est en train de le transformer en bête sauvage  ».

Deux journalistes ont, eux, transformé la bête de l’anaphore (« moi Président ») en censeur bavard qui ne gère plus la portée de ses propos et l’organisation de sa communication.


Du moins, c’est ce que disent  d’autres bavards, de droite comme de gauche…


(*) Ces deux auteurs se sont déjà fait remarquer pour leur livre "Sarko m'a tuer"
Voir mon article de l'époque 

mercredi 13 juillet 2016

ATTAQUE DU CANARD. QUOI FAIRE ?





Le Canard Enchaîné, qui n’en rate jamais une (de chênaie, en volet de bois verts, nous apprend, ce mercredi, qu’un coiffeur est affecté à la chevelure présidentielle depuis mai 2012. Bon, et alors, pas de quoi se couper les cheveux en quatre me direz-vous. Oui, mais, voilà, le salaire brut mensuel de l’illustre « co-opéra tifs » s’élèverait à  9.895 €.  Ça fait un peu cher le coup de ciseau à l’heure des coupes de budget !

Le contrat de travail d’Olivier B, particulièrement synallagmatique et à titre onéreux, précise le statut de « coiffeur personnel du chef de l’État ». Il a été signé, pile poil, le 16 mai 2012, soit le jour de la nomination du gouvernement Ayrault qui n’était plus en perm’ à Nantes vu qu’il gagnait le fauteuil de Matignon.

Ce contrat stipule de nombreux points, avec autorité et on peut même parler de ton sûr ! Voici quelques exemples les plus marquants :

Art 6 : Le spécialiste capillaire, en raison de sa phobie du vide (si présent chez les socialistes) mettra tout en œuvre pour qu’en 2017 le Président actuel ne soit pas coiffé sur le fil.

Art 9 : Le contractuel évitera d’être de mèche avec le front, qu’il soit national ou de gauche, sous peine d’être mis à la raie.

Art 49-3 : En cas d’absence de majorité de cheveux noirs il sera procédé à une teinture qui engagera la responsabilité de l’exécuteur appelé à maîtrise l’émotion de sang sûr !

Art 50 : L’agent est contractuel de niveau AAA pour la durée du mandat présidentiel en cours et sera rémunéré en petites coupures

La révélation du Canard n’a pas, pour autant, provoqué une prolifération de cheveux blancs sur la tête présidentielle. Flamby reste coi, et qu’est-ce que le coi fait ? Il se moque de ces attaques tirées par les cheveux !

Au pire, ses cheveux blancs il les fait teindre. Il l’éteint cette critique d’un Luc Ferry prompt à tweeter que lui, majestueux ex Ministre de la Culture, ne se teint jamais ; il laisse cela au Président !

Mon dieu, que de passion autour de la chevelure élyséenne, que de poux à chercher dans la tête de Hollande. Il n’empêche, 9.895 € bruts mensuels ça fait peu rire sous cape Hilaire, un smicard à contrat précaire que j’ai connu jadis quand il était photographe, portraitiste et spécialiste des nattes (à lit) mais qui périclita pour des problèmes de pellicules.

Oui  9.895 € ça frise les sept fois le Smic brut mensuel ! Une jolie rémunération pour laquelle son bénéficiaire peut être admiratif après avoir coupé, content, plats tifs !

Une rétribution de coiffeur d’un Président normal. Un Président toujours heureux de son prestataire et qui, sans fin, lui dit : 

Merci pour ce moment, tu mérites ton dû mais ne dévoile pas tes secrets professionnels (article 5 du contrat !)

Le secret : ce que l’homme étanche veut !

lundi 9 mai 2016

IL A FALLU POUR TANT DE SOUS MARINER !




Le feuilleton que d’autres feuilletaient a pris fin. On a appris, dans la nuit du mardi 26 avril, que le pays des kangourous et koalas allait nous acheter 12 sous-marins conventionnels et qu’on vend sillonnant les routes du marché des armes.

Le montant du contrat porterait sur 34 milliards d’euros et pourrait rendre insubmersible la DCNS, entreprise français productrice de  ces monstres des mers, qui, à défaut d’une telle manne, aurait pris le bouillon ! Les ouvriers, soulagés, voient quitter décès et naissent.

Pour remporter le programme baptisé « SEA 1000 » la méthode assimil n’eût été d’aucun secours. Le constructeur s’est inspiré du sous-marin nucléaire Suffren classe Barracuda, livrable à notre chère marine nationale (pas celle qui se prend pour Jeanne d’Arc !) à partir de 2017. Le barracuda, sans embarras codé et sans barrer cadeaux est exactement ce que voulaient les Australiens qui ont leur petites lubies et entassent manies.

Le cahier décharge (non nucléaire) de l’Amirauté australienne stipulait que le géant des mers puisse parcourir 10.000 miles nautiques (un mile = 1852 m) en immersion. La proposition d’un concurrent allemand, TKMS, étant de moindre autonomie, les autorités la mirent ôtée.

Le Shortfin Barracuda est le plus gros des sous-marins conventionnels européen. Il devient une boîte de conserve pour quelque 60 membres d’équipage, de préférence non claustrophobes, et paradoxalement, interdits d’être saouls, amers. Le monstre de 4700 tonnes, long de 97 mètres, est capable de plonger à plus de 350 mètres quand il se cache à l’eau en criant « où se planque-t-on ? »
Le grand cigare noir est doté d’un système de propulsion à pompes-hélices qui le rend particulièrement silencieux dans ce monde qui l’est déjà.
La DCNS (détenue à 62% par l’Etat et à 35% par Thalès), a prévu dans le contrat un tronçon de 8 mètres de long sur la partie centrale de la coque. Il pourra abriter des technologies futures : nouvelles piles à combustible de deuxième génération, réservoirs de carburant supplémentaires genre oxygène liquide, drones sous-marins…
Un boyau pour loger ce qu’on veut, à la carte, en fonction des besoins qui s’assoient et se faire au séant ! Et en étant sur piles on évitera de faire surface.
Le premier sous-marin Barracuda devrait être mise à l’eau en 2027 suivi de sa mise en service trois ans plus tard.
Petit bémol au contrat : les submersibles seront construits à Adélaïde (Australie Méridionale) avec de l’acier purement australien et il faudra s’y faire si on veut que les monstres se mettent à l’eau ! Les Australiens pourront faire tourner leur aciéries qui, jusqu’alors, vivotaient ayant des commandes vives ôtées dès qu’on déclarait : devis vaut tant ! Quant au nickel, la Nouvelle-Calédonie, voisine, voudrait bien le fourguer, à cette occasion. L’opportunité aura-t-elle l’occasion de sortir la tête de l’eau ?
Il est sûr que toutes les pièces ne pourront être conçues dans l’hémisphère sud. Aussi, la France a des belles cartes à jouer ! Certains économistes supputent une répercussion sur notre économie à hauteur de 8 milliards d’euros. Voilà de quoi maintenir quelque 4 mille emplois pendant 6 ans dans les arsenaux de Cherbourg et chez les sous-traitants de Nantes et Lorient à un moment où, parfois, périt SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production).
Le volet formation n’a pas été exclu !  
Alors, le capitaine de pédalos peut sortir le champagne ! Il vient d’enregistrer la grosse vente du siècle même si le moteur diesel (remplaçant le nucléaire) ce n’est pas au top niveau dans le cadre de la Cop 21.
Il peut glousser de joie même si le transfert de technologie montre, in fine, avoir un impact moindre sur l’emploi ! Son plongeon dans les sondages pourrait quelque peu remonter vers la surface, quittant le bal asthénique pour des ballasts uniques !
Il peut s’esbaudir, en sous mari niais, que la formation sera assurée par les Français même si l’armement et l’alarme seront américains (l'Australie n'a pas fait mystère du fait qu'elle préférait le système américain AN/BYG-1 ainsi que les torpilles australo-américaines Mark-48 comme armes principales).
Il peut dit que c’est dans la poche et qu’il peut redevenir pour son camp gourou. Il peut ressentir un frisson de reconquête d’avant 2017. Ils peuvent faire fi des échos de chute que les sots narrent !

Ah, le beau métier que de vendre des armes. J’en ai l’alarme à l’œil !

mercredi 9 mars 2016

EN CE TEMPS, CETTE DÉMOCRATIE NOUS L’ALLÉGIONS D'HONNEUR

C'est pas comme au rugby, hein, mais là, quand même, on vous met à l'honneur !



Jean-Marc, beau Nantais (j’en marque Bonn, hanté) vient de remplacer Fabius au Quai d’Orsay. Oui le taciturne héros, accessoirement germanophile, se voit parachuter aux affaires étrangères après avoir, il y a quelques ans, effectué un CDD de Premier Ministre…dans une autre vie.
Un métier pas de tout repos pour quelqu’un qui recherche la tranquillité sans sombrer dans la « bravitude » comme dirait l’autre. Et pourtant, il a dû avaler des couleuvres quand il a su que son mentor, un certain Hollande, avait décoré de la légion d’honneur son Excellence Mohamed ben Nayef.
Qui est donc cet heureux récipiendaire au nom si exotique comme récipient  d’airs ou mélopées arabisées ? Et bien, oui, c’est le prince héritier d’Arabie Saoudite.
Oui, Flamby a décoré de notre plus majestueuse breloque un représentant d’un régime qui bafoue le droit des femmes et procède régulièrement à des exécutions capitales sur la place publique tant ses bourreaux lissent lames ! Et devrais-je un cimeterre ?
Notre Président, en cette fin de règne apocalyptique que n’explique pas uniquement le fiasco du projet El-Khomri (enfin Macron), pensait à la discrétion pour ce discrétionnaire geste. Il imaginait que cette remise en catimini ne s’ébruiterait pas et couta menu sans couteux minés. Comme si, perspicace comme il apparaître sous sa bonhomie légendaire, il sentait que cette remise avait un parfum de soufre, d’où l’heure…choisie pour cet acte honteux.
Une heure dérobée, hors de son emploi du temps. Une heure en coup de vent, aussi fugace qu’un Rafale qui raie le ciel de La Mecque après avoir été vendu aux rois du Pétrole.
On imagine la scène
-      Votre Excellence, je vous décore de la légion d’honneur. C’est ça ou rien !
-      Non moi c’est Saoudien
-      Oui, bien sûr. Heu, faisons ça vite et dans la discrétion. Si mes compatriotes le savent ils seront, dans bien des cas, dépités !
-      Mon traducteur me dit que pour nous ils seront décapités !
-      Ah, oui, heu…humour des Princes ?
On me dira que, de tous temps, la real politique a inspiré les démarches diplomatiques et qu’il est de bon temps de gratifier un pays qui nous aide à combattre Daech, quand bien même il aurait, dès l’origine, aidé financièrement  le Califat à prendre son essor.
On me dira aussi que le Prix Sakharov a  été donné à la femme du blogueur saoudien Raef Badoui, condamné à 1000 coups de fouet par le régime de ce brave Ben Nayef. Aussi, pour ne pas trop brusquer l’orgueil du wahhabisme, une petite médaille pouvait arrondir les angles !
On me dira enfin que les rois du Pétrole sont à ménager avec finesse pour qu’ils demeurent de bons clients potentiels pour les produits létaux made in France (rafales, chars AMX, frégates…).      Les princes du pétrole, quand bien même leurs recettes énergétiques baissent, sont à même de soutenir tout un pan de notre industrie et éviter que ne grimpe encore la courbe du chômage !
Alors pourquoi avoir honte d’une démarche qui, in fine, fera le buzz sur les réseaux sociaux ?
Les bateleurs d’internet s’en sont donnés à cœur joie. L’image du Président normal n’en est sortie que plus écornée.
Ayrault n’en eu que plus de mal à justifier, sur les ondes, l’acte manqué de son patron. Il passa une bien mauvaise heure sur France Inter.

Et comment viendrait d’Ayrault bonne heure si se dérobe honneur ?

jeudi 25 février 2016

UN FILM A VOIR PAR DES PIS



Le premier court métrage de Frank Lebœuf n’a rien à voir avec le ballon rond. Les seuls ballons qu’on y voit sont remplis de piquette qu’ingurgitent, de façon rustre, des paysans ruinés par la mondialisation et la chute des cours du lait.

Contrairement à son pote, Lebœuf, dans aucun rôle d’acteur ne se cantonna. Il a résolument voulu se mettre derrière la caméra et son film de 16 mn 45sec et 11 dixième (record homologué) est une petite pépite vouée à la cause paysanne.

Dans un pays déchiré par la crise, où le socialisme prend d’étranges couleurs bleues, le Président (François Hollande dans son propre rôle) a soudainement l’envie de redorer le blason de l’agriculture. Avec le concours de son ministre ad hoc (S. Le Foll, vraiment crédible dans les habits du politicien rural) mais contre l’avis de son 1° Ministre (M Valls, teigneux comme pas un), il décide de se rendre, en Président normal, donc sans costume ni cravate (de toutes façons il ne sait toujours pas nouer cette dernière), au Salon de l’Agriculture pour y lancer un concours du plus bel animal qui décernera le prix ZOO (du grec Zoo - animal). Ce prix accordera au propriétaire de la bête consacré une prime de 20.165,50 €, directement prélevée sur les caisses noires de l’Elysée et déductible des impôts.

Alors que les oiseaux pépient tôt, les trois hommes se font accueillir, à l’entrée du salon, par une horde de frondeurs menée par Martine Aubry (Elvire Alémeute, jeune actrice, vraiment épatante) portant un maillot de corps masculin pour faire évoluer la loi des genres. Elle a enfile ce vêtement alors en blanc et a  noirci ce marcel de saillies (de vache) à l’encontre du Président. Le trio réussit quand même à s’imposer à coups de CRS armés de béliers pour la circonstance.

Dans l’enceinte du salon, le Président réussit à soumettre son idée de concours à un référendum local. Le oui l’emporte à 50,264 %  grâce à l’apport des voix de quelques paysans sans étiquette, pour ne pas dire sans papier. Dans un brouhaha généralisé, où se mêlent mugissements, grognes humaines, hennissements intempestifs, le concours a lieu et désigne le seul animal qu’ose proposer un pauvre propriétaire (Gérard Manvusa, jeune comédien venu des banlieues, une révélation !) avide d’argent. C’est une vache nommée Gertrude qui se voit remettre le prix ZOO mais elle n’en a cure.

Elle le prend même très mal et, au nom des siens, de ces animaux qu’on abat sauvagement après les avoir élevés dans des conditions indignes, pousse un grand « Nan » de refus ! En voyant faire « Nan » d’elle on mesure rapidement que la vache hait le prix ZOO niais. Elle se rue sur le Président !

Le voilà encorné alors que son programme pour redresser la courbe du chômage n’est pas encore né ! Un paysan « républicain » assistant à la scène se délecte ! Il voit le Président qui se tord et adore !

Le film se termine par un rapide passage aux urgences (complètement encombrées avec des brancards posés les uns sur les autres) où le Président normal se fait consoler par sa compagne (Julie Gayet) venue rapidement, suite à cette nouvelle qui s’coue Terre !

La vache, quant à elle, devient l’égérie de la révolte paysanne.

Le film se termine par un grand défilé au Trocadéro, sous les toquades d'Ayrault (dans son propre rôle, 15 secondes d'apparition !) . On y voit Martine, au brie et au vin rouge, chevaucher la brave Gertrude en chantant : mais que Marianne était jolie, Un hommage à celui qui venait du Loir et Cher et rechignait à marcher dans la boue !

Un film sympathique mais qui a laissé son réalisateur sur les genoux. Il faut dire que les scènes ont dû être répétées plus de 50 fois. La vache n’y était pour rien ; la responsabilité incombe exclusivement aux acteurs !