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dimanche 29 janvier 2017

ITINÉRAIRES SYMPA - 2

N'hésitez pas à agrandir !

Ma seconde planche d'itinéraires sympa fait un petit clin d'oeil à l'Espagne, pays natal de notre cher ex Premier Ministre et candidat au second tour des primaires déprimantes de la gauche.

Une occasion aussi de se rappeler la beauté de Michèle Mercier et de l'importance des poils et cheveux (aucun rapport avec l'actrice, quoique...)

Bonne visite géographique...

samedi 28 janvier 2017

LA MARCHE VERS LA PAIX



La femme est l’avenir de l’homme. Le poète a toujours raison : les grandes causes humanitaires sont défendues par des femmes qui se lèvent, qui combattent l’échec que les hommes entretiennent.

Les mères qui portent l’enfant, la chair de leur chair, ne veulent pas le voir tuer sous les balles.

La guerre n’a que trop duré dans ce coin du Proche-Orient. Femmes juives et palestiniennes, dans un même élan de solidarité, se sont levées et ont marché, durant deux semaines, jusqu’à la résidence du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour exiger un accord de paix entre les deux nations. 

C’était le 19 octobre 2016, à Jérusalem.

Une marche pour la paix, égrenée de chants, de prières, de colère aussi et d’admirables rencontres de sourires sous le fard des espoirs revenus.

Une marche de l’espoir, pour que leurs enfants ne vivent plus ce qu’elles ont connu depuis leur enfance.


Une marche d’amour, comme une étoile fragile dans les ténèbres de l’obscurantisme.


La longue marche de vos cœurs
Sous le soleil de l’espérance
De chants d’amour en chants de pleurs
Comme un honneur en transhumance

Femmes si belles en ce combat
Au-delà des dieux qu’on bénit
Qu’il soit Yahvé, qu’il soit Allah
Vous êtes mères en ce pays

Femmes hantées par le bruit des armes
Et ce futur de violence
Vous portez au fond de vos larmes
L’enfant sacré, blanc d’innocence

Vos pas d’amour vers le faucon
Ce désir fou qu’il prenne vol
Vers le soleil de la raison
Que trop de nuages violent

Femmes si belles, vibrant de paix
Emancipées du feu des hommes
Vous portez notre humanité
Salam, alléluia, shalom…

Femmes rebelles en vos douceurs
Brisant l’affront de cent frontières
Dans le sillage de vos cœurs
Poussent les fleurs de la lumière...

vendredi 27 janvier 2017

PUB 111


Ecrivez en deux lieux : 
Le réel, l'utopique
Soyez Hamon, grands Dieux
Et Valls, tout empirique

Pensez fort à l'endroit
Où vos rêves commencent
Puis écrivez bien droit
Du réel, du bon sens.

La prose posera
Son empreinte rebelle
Sur un papier d'éclats
De chimères sensuelles

Quelqu'un très loin de vous
Dira : ton rêve est beau
Tandis qu'ici se nouent
De prosaïques mots.

Usez de ce stylo
Aux doubles vérités
Vous vivrez tout de go
Le don du bic 8 T






mercredi 25 janvier 2017

ATTACHÉE DE STRESS



Valls et Hamon s'apprêtent à en découdre, ce soir, lors du débat d'avant le second tour de la primaire de la Gauche.

Les deux rivaux sont à cran et la seule bonne nouvelle qui puisse les dérider vient du 5022ème numéro du canard enchaîné !

Le vilain palmipède vient de lâcher une petite bombe en coin qu'oint déjà le parti de la rose flétrie. L'explosif devrait pouvoir décimer le père Fillon en plein vol (vol dans les deux sens du terme).

De quoi s'agit-il ?

Le journal satirique titre "Pour Fillon, Pénélope est un bon filon" et argue que le représentant de la droite pour les élections présidentielles s'est fait prendre, la main dans le bocal de confiture (voire éventuellement de déconfiture).

Le Sarthois aux gros sourcils, aurait, durant huit ans, rémunéré son épouse Pénélope en tant qu'attachée parlementaire. Mais, dans les couloirs du Palais-Bourbon, nul n'a jamais entendu parler de Pénélope, nul ne l'a jamais croisée !

Emploi fictif ? Fillon aurait-il pris des cours de finance avec Jacques Chirac, ex maire de Paris et spécialiste des jobs virtuels que le contribuable obéré et qui casque appointe ?

C'est possible.  

Les enfants devenus grands, Pénélope s’ennuie dans sa campagne. Autour de la vacuité bucolique sa blessure s’articule, mine ! Sablé-sur-Sarthe y culmine ! Oui, je me répète, mais c’est pour vous dire combien sa mélancolie se mêle en colique névrotique !

Ne pouvant empêcher sa châtelaine de Beaucé de le faire, François a promis à son épouse Pénélope quelque ouvrage, quitte à ce qu'elle le détricote puis le refonde afin de justifier une semaine de travail dûment remplie. Déjà, dans un certain flou du contrat de travail l'homme erre.

L'homme, attaché par Le Mans a aussi besoin d'attachés au Parlement ! Pénélope sera donc son aide car c'est si doux de s'enticher d'une attachée au touchant toucher !

Mais comment la rémunérer ? Comment s'est fait salaire pour d'autres qu'elle que les maris ont embauchées ?

Il se renseigne et trouve : chaque député a droit a une cagnotte. Actuellement elle s'élève à 9.561 € par mois et est réservée aux collaborateurs, à condition de prouver qu’ils travaillent ! François, en bon chrétien aurait aimer la verser à des œuvres caritatives comme celle de l'abbé Pierre dont on célèbre le 10ème anniversaire de la disparition.

Mais François ne connaît pas Emma Hus, à peine connaît-il son ancêtre, Jean, qui finit au bûcher ! Non, il connaît Penny (surnom de Pénélope); sa femme. Il ne voudrait pas ne pas la rétribuer et se voir conspuer ; tant Penny tance ! Dans le couple, dès qu’on parle d’argent, s’attire l’ire !

Alors François sort le chéquier salutaire de façon royale. Il y a un peu du lys dans cette générosité à l’égard de Pénélope qui passe l’année en tissant (surtout pour les fonds publics)

En matière d’appointements le montant de la paie déménage ; pensez : 500.000 € sur 8 ans ! Pénélope est ravie ; paix naît, l’opéra vit ! Un opéra de faux semblants où, sans peine est l’opacité, sans Pénélope à citer !

Un long silence de fiches de paie muettes, de revenus unis vers celle qui est la mère de ses enfants : Fillon se fait long filon de gains en lui criant « Sarthois, copieusement ! »

Penny s’efforce (pénis et force) de plaire à son mari jusqu’au jour où il devient premier ministre du petit nerveux qui prône une nouvelle France et l’étale honnête !

Plus de corne d’abondance venant du Palais-Bourbon ? Que nenni, le suppléant de son mari, un certain Joulaud, reprend le flanc beau, quitte à le prêter à la critique : il pérennise la rémunération de Pénélope en puisant sur sa propre enveloppe parlementaire. Quelle abnégation ! J’en pleurerais ! Mais où est mon paquet de Kleenex ?

C’est Joulaud la belle aubaine mais pas boulot, la belle aux gênes ! Car rien d’éprouvant dans ce nouveau job qui ressemble comme deux gouttes d’eau au premier. Il s’est juste déplacé si loin de Solesmes.

Ici, c’est Paris !

Concours de tartes, compétitions de poney, cantiques à l’abbaye, promenade champêtre, messes ferventes, processions pieuses ; c’était Solesmes en six passions (c’était sot l’émancipation ?). A présent, elle fréquente le beau Gotha qui lui dit « décollons bien ! Prenons les zèles car à Paris c’est bien plus cher »

Pénélope continue donc à toucher le pactole mais le vilain canard découvre le pot aux roses. Et Fillon s’embrouille alors que jadis il était enclin à dire « brillons, sans fouille ! »

Et oui, le vilain palmipède fouille partout ; il y a de la fouine dans ce volatile journaleux !

Fillon est démasqué et crie déjà son indignation tandis que l’on retrouve de récentes déclarations de son épouse :

Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari.

C’est à peine si elle n’avouait pas que son mari ne fait pas de politique.  Une déclaration faite alors que selon Le Canard Enchaîné, Penelope occupait le poste d'attachée parlementaire aux côtés de son mari, depuis 2012 !

Ça ne sent pas bon pour Fillon sommé de s’expliquer et qui ne trouve rien à dire que « ce sont des boules puantes »


Lui qui croyait que l’argent n’avait  pas d’odeurs !

lundi 23 janvier 2017

LE DUEL DES DEUX GAUCHES


Le premier tour de la primaire de la belle alliance a dévoilé son verdict : c’est Benoît Hamon qui l’emporte avec devant Manuel Valls (36,35 % des voix contre 31,11 % mais ça peut encore changer vu le comptage amphigourique du PS depuis hier !)

Une de ses copines de l’association « France-Oise hardie », qui aime imaginer une France sans lys, avec des beaux V de la Victoire (le V des frondeurs de gauche) lui avait susurré :

Étonnez-moi, Benoît !

Et bien voilà : c’est fait ! Benoît noie le père Valls dans un abîme de perplexité. Comment le dynamiteur du 49.3 (après l’avoir tant aimé) va-t-il résister à la Hamonomanie ambiante sachant qu’Arnaud Montebourg (le 3° homme avec 17,62 % des voix) s’est exprimé en faveur du Breton et avocat du revenu universel.

L’homme a grimpé lentement vers son paradis ! Désormais il chante ses louanges en joignant la poésie Montebourienne à la sienne.

L’heureux venu, unit vers, scelle le sort des autres candidats !

Les sbires de l’hidalgo au menton belliqueux ont le moral dans les baskets avant même de repartir au charbon : Hamon sot les mine !

Le tandem Hamontebourg, à gauche de la gauche, va tout emporter sur son passage même si, velléitaire, on entend parfois marmonner l’ancien premier ministre :

Je n’ai pas peur de lui ! Il ne pense qu’ânonner des mots, mythes, railleurs et autres mots mis sans ton beau ! Il n’a pas pour autant tout tank, Hamon ! J’ai ma parade ! Non je ne le crains pas pour le débat de mercredi !

Mais sa voix étant c’qui est on peut penser que Valls nie !

Le Ministre des affaires étrangères a du mal à s’extérioriser. On ressent juste, tacitement, Hamon peu lié au cœur de l’Ayrault !

Hollande ne dit rien. Notre Président, en vacances au Chili, a visité une centrale solaire, n’a rien dit sur cette gauche tandis que son parti qui élit aux terres à pis  (oui, la France reste un grand pays d’exploitations laitières, payant !) choisit son favori.

Il n’en pense sûrement pas moins. La victoire d’Hamon est celle de ces rebelles qui ont quitté un bateau ayant perdu foi pour cause de six roses flétries, au parfum rance de libéral socialisme.

Il doit se dire qu’un net Hamon se conjugue avec un net aval, c’est clair (avec un Etat-Valls éclair pour ne pas dire inexistant !).

Oui, une source coule en Hamon ! Elle fait son lit sans sourcier là où luttent hauts pics contre le réchauffement climatique. Puis le lit descend, décent, lavant de son eau berges en paix et non pas « Obère : gens paient ! » comme le clamerait un long fleuve pas très tranquille canalisé par Fillon.

Le lit coule, apporte alluvions de pages nouvelles que d’aucuns, chez les réformistes de Valls, opaque, à danser, n’hésitent pas à qualifier d’allusions d’illusions !

Puis le lit coule dans un val (c’est-à-dire un VALLS mais privé d’LS, heu, privé des laisses…à chien). Il vient irriguer une roseraie nouvelle et ça énerve terriblement quelques éléphants de voir un nouveau sol faire inopportun bouquet, misère ! (Solferino porte un bouc-émissaire ?).

Voilà donc un second tour des primaires qui s’annonce favorable à l’ancien ministre de l’éducation, chef guerrier assuré de l’accord des "ON" rebelles (Mars est l’Hamon).

Mais après ? Que pèsera Benoît face à l’OVNI Macron ou opposé au vieux rusé Mélenchon ?

La gauche ne va-t-elle pas disperser ses voix ? Les déçus du PS ne se jetteront-ils pas dans les bras d’Emmanuel ?


Attention, danger !

dimanche 22 janvier 2017

ITINÉRAIRES SYMPA - 1 -


Une nouvelle série de jongleries verbales vous est désormais proposée par l'entremise de votre serviteur.

Voici le n° 1 des planches "itinéraires sympa" que n'aurait pas boudé Max Meynier, le regretté troubadour radiophonique des "routiers sont sympa"

Bonne découverte à toutes et à tous.

samedi 21 janvier 2017

L'INVESTISSEUR INVESTI


Ainsi soit-il. Donald Trump a prêté serment sur la Bible et devient le 45ème président des Etats-Unis.

Rien de tel que la bible pour se donner une nouvelle Genèse quand les vies tiquent d’avoir supporté huit années d’aubes à Marie, heu d’Obamarie. Oui, rien de plus exaltant que la bible pour évoquer Job, ce travail qu’on promet à tous les Américains avec un « First America », l’Amérique d’abord.

En vérité, je vous le dis, rien de plus grandiose que la bible pour soutenir cet homme aisé qui hèle toute une nation à lui ressembler : soyez riche, osez (Osée ?), cessez vos lamentations et comme des pros faites-vous une place au soleil. Je serai là derrière vous. Je ne vous décevrai pas !

Oui, il a prêté serment sur le livre saint et retentirent les canons pour le canoniser !

La pluie était au rendez-vous, faisant dire à ses détracteurs : ça dégoutte.

L’eau venait comme pour bénir son discours à bas thème : le fameux « America First », une « Amérique d’abord » répété à l’envi, en grains de chapelet. Une oraison hors raison charpentée de phrases courtes, comme si le nouvel hôte de la Maison Blanche parlait ainsi qu'il tweetait : pas plus de 140 caractères par phrase.

Le nanti social, habitué des trusts, était arrivé, l’air d’un sombre héros, accompagné de sa femme Melania et de son fils Barron, dix ans, qui aurait préféré envoyer des chewing-gums mâchés à tous les vents, sachant qu’il avait  des prix chez le marchand !
Donald, qui ne ressentait pas le froid de canard, a embrassé Michelle Obama laquelle n’eut pas l’air enchantée, flûte ! En revanche, il n’a pas serré la main de son ex rivale, Hillary, pas hilarant !
Tout Washington, enfin presque, s’était donné rendez-vous : les présidents Jimmy Carter, George W. Bush, Bill Clinton. Il y avait aussi les leaders politiques, les juges de la Cour suprême, Bernie Sanders, les futurs ministres cousus d’or qui n’ont jamais eu besoin de Jean-Pierre pour gagner des millions.
La foule des admirateurs, un agglomérat de braves gens paumés croyant au Messie, applaudissait le prophète mais s’avérait peu magnanime dès que les écrans géants montraient une dame blanche : « il ne faut pas que la frigide erre ici, mettez la en taule ! ». Pauvre Hillary ! Elle avait pourtant fait l’effort de venir malgré tant de rancœur.
Le discours fini, une jeune soprano, Jackie Evancho (et vante froid éventuellement, si besoin est) se mit à chanter l’hymne national, The Star-Splangled Barner (la bannière étoilée).  Trump aurait préféré Mireille Matthieu, mais la star avignonnaise avait prétexté d’un gala en Russie prévu depuis des mois par son ami Poutine.

Il a donc fallu s’accommoder d’une bannière étoilée en mineur  (Jackie a moins de 16 ans) avant que d’aller au charbon, polluer la planète en crachant sur la Cop 21, se recroqueviller derrière ses frontières en sifflotant l’harmonieuse mélopée du protectionnisme. 

vendredi 20 janvier 2017

ERRER C'EST PISSER


.


C'est le jour de l'investiture
Le pire que Bouche prêtant serment
Sera le nouveau Président
On crie déjà à l'imposture

Pris dans sa grossièreté notoire
Plaçant tant d'écarts en tweeter
Sa prose tâtera la rancœur
De tant de gens, ahuris, noirs !

jeudi 19 janvier 2017

"DANS LE BREXIT ELLE SE FAUFILE COMME ANGUILLE, MAY"



La nouvelle première ministre britannique tâte cher, heu chèrement, l’épiderme sensible d’une Europe frileuse, pour ne pas dire plus, à l’idée de voir surgir en même temps sur la scène internationale un Donald Trump retranché dans ses frontières et un Brexit britannique qui va modifier les règles du grand marché européen.

Oui, Theresa May, à l’écoute de son peuple (enfin, celui qui a choisi le Brexit par référendum) vient de clarifier sa conception de la sortie de l’Europe : Londres ne veut plus de dépendance vis-à-vis de la Cour Européenne de justice et veut limiter l’immigration européenne vers le Royaume-Uni.


Ces deux directives chères à Theresa May n’ont pas atterré Zamé, une petite commune du Burkina Faso qui n’a que faire de nos problèmes européens plutôt bénins (le voisin du pays suce nos mets, heu, cité avant).

Mais elles plongent l’Europe dans l’abîme des réflexions décisives. L’Europe des 27 arbore la libre circulation des biens et des personnes. Que va-t-elle exiger du rosbif voyageur qui souhaite continuer à photographier la tour Eiffel ? Bien entendu, un passe port ! Comment circuleront les marchandises anglaises sur notre sol ? Il faudra rétablir des droits de douanes !

Sir Theresa, heu non elle n’est pas encore anoblie, heu, la Mère May (aucun lien de parenté avec Daniel, le journaliste de France Inter), n’ignore pas les problèmes. Elle a bien relu la presse économique pour savoir que tout cela est un prix, May ! Ne pensons pas que May nie l’montant !

Alors elle suggère des négociations d’accord de libre-échange avec l’Union.

L’argument dans son cerveau passe de doux à niais, elle voudrait le beurre et l’argent du butter : sortir de l’Europe tout en conservant de faibles droits de douane voire même aucune taxe pour certains secteurs (notamment l’automobile).

Tu nous donnes un mal de crâne, compris May ? A lancé la chancelière allemande qui vient de céphalée sur le divan en apprenant la décision de la nouvelle dame de fer aux six thés (Theresa prend un thé différent tous les jours et s’abstient le dimanche).

Oui, Frau Merkel ne veut pas d’une Europe « à la carte » où la Grande-Bretagne choisirait ce dont elle a besoin et ce qu’elle répugne à appliquer.

-       La May n’aurait pas intérêt à instaurer l’absence de règles, lance Angela. L’âme aigrie de la May grippe déjà nos futures relations. Elle veut l’arrêt fort, May mais nous allons discuter. Nous serons très vigilants et verrons comment la May gère !

En même temps, il ne s’agit pas de durcir les conditions d’accès des produits de sa gracieuse Majesté. A trop renforcer les droits de douane, l’Europe se tirerait une balle dans le pied ! Par représailles, le Royaume-Uni, totalement libéré de la tutelle européenne, pourrait proposer des taux d’imposition sur les sociétés véritablement compétitifs !

On verrait alors fleurir les arbres de May, empruntant, en printemps fiscal, le soleil splendide de l’évasion.

Oui, dans cette hypothèse de réplique se cale May !


Se calmer ? On peut compter sur le flegme britannique à condition que, de l’autre côté de l’Atlantique, un certain Trump ne souffle pas sur les braises !

dimanche 15 janvier 2017

UN ROMAN OU L'HUMOUR S’ÉTALE : J'AI RI.




Ce petit roman, tiré à dix exemplaires et assumé pleinement par Véra Hétruit, une historienne spécialisée dans l’Algérie à l’époque de l’empire ottoman, pourra plaire aux défenseurs des animaux.

En 1712, le dey d’Alger, Baba Ali (dont le nom vient du fait qu’il se gave de gâteaux au rhum en étant alité) se voit proposer, par des européens, l’implantation d’une exploitation porcine.

Les profits escomptés sont énormes pour l’entreprise européenne qui suggère l’investissement. Et le Pacha pécho empocherait 20% des bénéfices, une sorte de prime à verrats.  C’est tentant.

Il pourrait placer à haut taux mannes tirées de l’élevage. Mais le sultan de l’époque, ayant eu écho de la manœuvre, lui envoie une missive de derrière les fagots :

-    Pas de porcs chez vous : c’est contre notre religion. Vous voulez créer un schisme ?

-         Pas de porc ou tout autre animal élevé en batterie comme j’ai cru comprendre !  Les animaux sont à respecter. Vous n’avez pas à cautionner le productivisme  occidental !

Bien qu’assuré de son autorité, Ali Baba demandera aux 40 voleurs européens d’aller voir chez eux s’il y est. Il craint encore la tutelle ottomane en dépit d’une émancipation qu’il se forge peu à peu.

Je ne vous raconte pas la fin de ce récit haletant qui nous replonge dans l’Algérie du 18ème siècle. Sachez simplement que l’auteur n’hésite pas à utiliser la prosopopée. On assiste à des dialogues entre cochons aux pores sains et qui refusent de se salir par une promiscuité (ne pas comprendre promise cuitée !).


Un petit livre à déguster sur le divan (ou Diwan) avec, en fond sonore, une mélodie de Carmen.

Musicalement on laissera l’art à Bizet !

samedi 14 janvier 2017

PEINDRE L'AIDANT COMME S'IL ETAIT EN BALLET







Ancien danseur pris de peinture
Par un sourire qui se dévoile
Ne pensait pas que cela dure
Et que tant de dents seraient toiles

TRAITER LES VIRUS A LA HN...





Le virus H5N8, déjà repéré en 2014 en train d’escagasser la volaille, semblait avoir pris ses ailes. Vola-t-il ? Non car on le retrouve dans le sud-ouest de la France (Landes, Pyrénées Atlantique…), là où on aime gaver les oies et les canards pour obtenir du bon foie gras.

Alors, par principe de précaution, on abat systématiquement les animaux en véritable canardage vétérinaire. L’abattage massif semble la seule solution pour éviter la propagation de l’épizootie quand bien même la grippe aviaire n’infecte que les oiseaux (enfin, c’est ce qu’on dit).

Mais un autre virus fait parler de lui : celui de la grippe saisonnière. Comme chaque année il revient. Comme chaque année les gens rechignent à se faire vacciner en se remémorant l’expérience désastreuse de la campagne de Roselyne Bachelot ! En 2009, celle qui allait devenir une vedette télévisuelle, incitait les gens à se vacciner, en tant que Ministre de la Santé. A cette époque le H1N1 était redouté et la panique avait envahi les pouvoirs publics : 94 millions de doses de vaccin sont commandées pour 19 millions de détruites car l’épidémie n’avait pas été si virulente et surtout la campagne de vaccination avait été gérée à la va vite en traînant derrière elle une suspicion quant à l’efficacité d’une prévention nourrissant surtout les profits des laboratoires pharmaceutiques.

Huit ans après la grippe est toujours là et la vaccination demeure suspecte. L’épidémie qui gagne fait remplir les urgences. Les services d’accueil sont débordés et Marisol Touraine, la Bachelot des temps modernes, se contente de constater les dégâts et de rassurer autant que faire se peut par des «  à ça ira, ça ira, le H3N2 on le pendra ! »

Confiante dans notre système de santé et dans sa capacité à s’adapter, Marisol Touraine (MST chez les gens du métier) lance à la cantonade :

Mettez tout en œuvre pour éviter la saturation de vos urgences quitte à déprogrammer les opérations non urgentes !


On dirait du Fillon dans le texte (la Sécurité Sociale ne remboursera que les maladies et les affections graves de longue durée).

Le tout est de savoir les critères qui permettent d’estimer qu’une opération n’est pas urgente ! Evidemment Marisol se garde bien de donner quelques pistes dans la réflexion !

De là à ce que les techniciens de la Santé la prennent en grippe, il n’y a pas loin !


La grippe agrippe les gras, les gros
Les grues pingres et les grands pelés
Les gris pâles, les groupies de pro
Bref, ce grappin prend qui lui plaît

La grippe en ogre happe les soins
Des urgentistes d’allure gentille
Mais qui sous le poids des besoins
Finissent en bas cœur sur béquille.

L’épidémie emplit de maux
L’épatant talent d’hôpital
Qui se bat contre l’étau « taux
De mortalité », coût létal.

Vaccinations en vagues s’y noient
Sous l’effroi froid d’appréhension
La Bachelot ébaucha voie
Vers vaste espace de suspicion

Voisine Agrippine au cul laid
Voit dans la grippe inoculée
Un moyen d’enterrer ses vieux
De réguler ! Non c’est sérieux ?

En attendant les urgentistes
Jalousent un peu ces oculistes
Qui fixent un prochain rendez-vous
« Oui, dans un an, après l’mois d’août ! »

Ici saturation s’étire
Manque de lit, dit l’aide Aline
Pas à pas apparaît le pire
Se draine en nous l’adrénaline

La Marisol peu mûre esseule
Nous soucis de son assurance
On la sent sans vue et si veule
Face au fléau aux massues rances

On gère au fil de nos brancards
On peine au ras des pénuries
La grippe nous pique, en étant dard
Nous paie de moues l’épidémie.






vendredi 13 janvier 2017

DES DISCOURS QUI EN DISENT LONG



Barack Obama, dans son discours d’adieu du mardi 10 janvier, a fait le bilan de ses 8 années à la Maison Blanche.  Une émotion dans la voix il a repassé le fil de ses deux mandats avec parfois le sentiment d’une œuvre inachevée.

Il a lancé à ceux qui l’écoutaient d’une oreille déjà empreinte de nostalgie : Si je vous avais dit, il y a huit ans, que l’Amérique sortirait d’une grande récession…. Si je vous avais dit qu’on ouvrirait un nouveau chapitre avec le peuple cubain, qu’on trouverait un accord nucléaire iranien, qu’on éliminerait le cerveau du 11-Septembre… (…)  Si je vous avais dit tout ça, vous auriez peut-être dit qu’on visait trop haut. Mais c’est ce qu’on a fait."

L’époux attentionné en a également profité pour rendre hommage à sa Michelle :

Depuis 25 ans, tu as non seulement été ma femme et la mère de mes enfants, mais aussi ma meilleure amie !


Puis il a longuement salué ses deux filles dont la plus jeune, Sasha, 15 ans, était restée à Washington en raison d’un examen scolaire :

De tout ce que j'ai fait dans ma vie, ma plus grand fierté est d'être votre père.

Un tout autre son de cloche raisonna lors de la conférence de presse de son successeur à la Maison Blanche

Donald Trump, devant la presse, a consacré une partie de son énergie à s’énerver face à la rumeur.

Le républicain, milliardaire et animateur d’émissions débiles, a tenu à réagir à la publication par le site Buzzfeed de 35 pages de notes exposant des liens de longue date entre sa sphère intime et le Kremlin.

Ce sont des fausses informations. Fake. C'est bidon. Ces choses ne se sont jamais passées, a-t-il claironné !

De quoi s’agit-il ? Il s'agirait d'une note rédigée par un ex-espion britannique, une sorte de 007 reconverti dans l’élaboration de dossiers à scandale. Ce sympathique écrit fait  état de frasques sexuelles du milliardaire américain, lors de ses voyages en Russie.

Selon Buzzfeed, qui relaie cette note aux yeux du monde, Donald Trump aurait employé des prostituées pour s'adonner à la golden shower : oui, il s’agit d’un jeu très drôle durant lequel des péripatéticiennes vous urinent dessus ! C’est très comique sauf que, pour Donald, ça ne passe pas bien ! Son cerveau s’énerve, une colère dure y naît, ça ne peut plus d’urée !

Il s’en est pris à un journaliste de cette saloperie de chaîne CNN qui a relayé l’affaire ! Il lui a éructé :

Ne soyez pas grossier ! Je ne vous donne pas la parole, vous vous taisez, vous donnez des fausses informations. Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignements aient permis la publication d'une information qui s'est révélée être erronée et fausse ! C'est le genre de choses que l'Allemagne nazie faisait !

Oui Donald (qui n’aime pas les canards) ; on n’en est plus au nazisme mais à la Russie de Poutine ! Il paraîtrait (conditionnel !) que le Kremlin dispose de la sextape (oui c’est l’effet Valbuena) et serait à même de faire chanter le futur hôte de la Maison Blanche s’il ne se montrait pas russophile, par la suite…

Ambiance, ambiance !

L’investiture de Donald se présente vraiment sous les meilleures hausses pissent !


Yes we did? clama Barack
Quelque émotion dans la voix
On a tenu la baraque
Nul n’y a perdu la voie

Le chemin qu’on a suivi
Vers de plus verts pâturages
D’emplois nourris d’embellie
Nous a menés davantage

Nous avons tué celui
Qui sapa nos tours jumelles
Il a rejoint dans la nuit
Ses grands démons criminels

Nous avons prôné l’urgence
De financer la santé
Aux damnés de l’indigence
Même s’il reste à confirmer

Cuba s’ouvre à nos enjeux
L’Iran renonce à la bombe
Et tu m’as rendu heureux
Michelle, ma douce colombe…

Yes, we died, clame l’infâme
Nous mourons de cette presse
Qui sans ambages diffame
Au plus bas de la bassesse

Honte aux sbires de CNN
Qui divulguent des mensonges
Drapés dans leur lin de haine
Maudit le nez qui s’allonge !

C’est des fake news assurées
Buzzfield ne veut que nuire
Quand il s’agit d’uriner
J’ai mes WC, beaux messires !

Yes we did, tonne Barack
Mais il m’a manqué du temps
Pour éradiquer de claques
Le racisme bourgeonnant

Deux mandats de tiède lutte
Contre les feux de Syrie
Le prix Nobel qui rebute
A plonger dans la tuerie.

Yes we died, lance un nanti
On nous occit d’invasions
De mexicaines infamies
Le mur me rendra raison !

L’un s’en va, l’autre prépare
Sa troublante investiture
Sonnez clairons et fanfares
Dans le vent de l’imposture

On le regrette déjà
Le grand noir de la sagesse
Tandis que sonne le glas
Des visions enchanteresses

Ça sent le retour des loups
Le ferment des divisions
Les martiaux coups de grisou
Dans un univers de plomb.

Des nuages poussiéreux
Promettant des vagues en larmes
Au désert aventureux
Raisonnant du bruit des armes.

lundi 9 janvier 2017

LE MENSONGE FILLONESQUE BIEN ANCRÉ TIENT

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Même s’il fut souvent hôte au Mans, il ne faut pas qu’il devienne tête de turc à la moindre de ses sorties verbales.

Dernièrement, sur TF1, François Fillon, car c’est bien de lui qu’il s’agit, s’est présenté comme « gaulliste et chrétien ». Il voulait, par ces mots d’Elysée démodéliser, en quelque sorte, le programme de destruction de la Sécurité Sociale que d’aucuns avaient cru percevoir dans les arguments de campagne.

En se présentant gaulliste il affirme qu’il nous a compris et qu’il est en général ouvert à la discussion, à la paix, qu’il préfère sa colombe ailée aux deux aigles « lys » de royauté.

En se présentant chrétien il veut rassurer d’un ton pas pâle qu’il va rester humain. De toutes ses belles propositions, seul le quart aime ! Il va tout revoir avec art puisque l’art est mission dépêchée ! Il faut surtout s’installer au château qui, durant 5 ans, a subi la chianlit de Hollande ! Alors François fonce et venge Elysée ! Amen !

S’il supprime quelques postes de fonctionnaire ce sera avec une véritable charité, mais si ! Le non remboursement de certains médicaments s’opèrera en conservant santé au logis ! Son quinquennat portera davantage d’épices qu’eau pâle dans les foyers et l’augmentation de la tva ne fera pas l’aire à maux car cela serait susciter (ce las se ressuscitait ?) une hausse de défiance dans sa politique, et comment, avec de telles aversions en crue, s’y fier ? Le travail hebdomadaire de 48h n’empêchera pas le respect de la messe, vers 8 h du matin, où l’on fera là pose, tôt, las !

Et c’est en bon chrétien en pleine ascension que notre Sarthois a déclaré avoir « ouvert les télécommunications à la concurrence ». Oui, grâce à Fillon, internet est entré en France, en Eve, en Gilles, en chacun de nous. Grâce au père François le monopole de France Telecom, géré par d’improductifs fonctionnaires, a été battu en brèche.

C’est au CES de Las Vegas (USA), l'un des plus importants salons high-tech au monde, que François a lancé cette brillante déclaration en précisant

-      Sans moi, vous seriez encore à l’heure du minitel qu’il soit rose ou non, avec un seul opérateur gavé d’aides d’un Etat particulièrement à câbler !

Hum, le petit péché d’orgueil qui s’enorgueillit d’un autre, celui du mensonger. Car le père Fillon n’a pas toujours été en pointe dans le monde d’internet.

On en veut pour preuve le fameux amendement (dit amendement Fillon) de cet amant du Mans, dûment censuré par le Conseil Constitutionnel, en 1996, qui visait à rendre les fournisseurs d’accès pénalement responsables des contenus des services ayant fait l’objet d’un avis défavorable du Comité Supérieur de la Télématique.

Bah, deux petits péchés déjà pardonnés par notre Père, qui note, repère, un petit penchant pour l’approximation et la langue de bois.

Car, le mensonge fait partie de la panoplie du candidat voulant pécher et donc pêcher des voix.


Alors pourquoi pas se donner quelques libertés avec la vérité pour attraper dans ses filets quelques fans du numérique. En haute mer c’est de l’appel à geeks !

dimanche 8 janvier 2017

HERROU, HÉROS MALGRÉ LUI



Cédric Herrou est un récidiviste. En août 2015 il avait déjà été inquiété par la justice pour avoir transporté des réfugiés, des sans-papiers, des bannis de la Terre. Le parquet avait classé sans suite mais, cette fois ci, huit mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre. De quoi s’agit-il ?
Cédric, jeune agriculteur, casquette vissée sur le haut d’un visage barbu qui n’inspire pas le terrorisme tant il s’entiche d’une paire de lunettes d’intellectuel gauchiste et humanitaire, ne supporte pas l’indifférence.
Alors, dans sa vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), il ne se contente pas de récolter des œufs et des olives. Il recueille des jeunes hommes et des femmes perdus dans le tourbillon migratoire de ces années d’exil.
Cédric les héberge, les soigne si besoin, leur redonne des ailes pour s’envoler de nouveau vers des horizons d’espérance.
Si on est obligé de se mettre en infraction pour soutenir les gens, allons-y !", s'est exclamé Cédric Herrou, ce mercredi 4 janvier. 
Le délit de solidarité colle à la peau de notre république.  Une loi de  2012 est venue juste un peu amoindrir ce délit, mais il existe toujours, bel et bien. Cette loi, nappée d’hypocrisie, se contente de préciser que l’aide doit être apportée « sans contrepartie directe ou indirecte". Et cette aide doit concerner des conseils juridiques, de la restauration, un hébergement, des soins médicaux destinés à assurer des conditions de vie digne et décentes à l’étranger, ou bien tout autre aide visant à préserver sa dignité ou son intégrité physique. On le sent : tout est sujet à interprétation. Des policiers zélés peuvent très bien vous poser la question : « Etes-vous sûr que la personne que vous aidez ne contribue pas quelque peu à faire le  ménage ?"
En bref, il y a toujours matière à vous chercher des poux dans la tête.
Aider autrui n’a pourtant rien de scandaleux. L’engagement de Cédric ne fait que combler des manques flagrants dans la politique d’accueil de notre pays. Les mineurs sont particulièrement exposés. Or l'obligation d’un Etat comme la France -les conventions internationales l’obligent également-, est de considérer un mineur comme une personne foncièrement fragile, à protéger prioritairement, indépendamment de sa couleur de peau, de sa nationalité ou de son lieu de naissance...
Cédric Herrou ne fait que remplir, humainement, des tâches hospitalières qui incombent à notre Nation. Mais celle-ci, frileuse, voit dans la politique des bras ouverts comme un appel d’air, une incitation à l’immigration clandestine ! Et donc, Marianne n’est pas près d’abolir totalement le délit de solidarité.

Le procès de Cédric devient, dès lors, politique. A travers son jugement on stigmatise les élans humanitaires auprès des réfugiés dans un contexte de méfiance vis-à-vis des étrangers qu’attise, de surcroît, les flambées de terrorisme djihadiste.

Dans la vallée de la Roya
Au pied de paisibles montagnes
Cédric de bon cœur accompagne
L’étranger dans un long combat

L’interminable affrontement
Contre la faim, le désespoir
Les pas trébuchant dans le noir
Le sort injurieux  des migrants

Il est à toi ce blanc sonnet
Cédric aux élans condamnés
Comme un délinquant politique

Toi paysan qui sans façon
Donna du sourire à foison
En dépit de nos lois iniques.