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mardi 22 janvier 2008

PLEBISCITER PUBLICITE ET FAIM DE TF1

Alors comme ça les publicités vont devoir déserter les chaînes publiques pour venir trouver refuge chez TF1 et étoffer les profits de Mr Bouygues (roi du ciment téléphonique). On aura donc :

- une chaîne privée réceptable de tous les spots qui, auparavant, auraient adoubé France 2 et 3 voire France 3 et 2
- des chaînes publiques, privées de la manne financière des annonceurs et qui vont devoir faire des émissions moins coûteuses.

D'un côté une chaîne où Claire Chazal devra, toutes les minutes, s'arrêter pour laisser passer une page de publicité.

On imagine bien :"aujourd'hui Nicolas Sarkozy est venu rendre visite aux marins pêcheurs de Concarneau (deux conques..Arnaud et sans OGM !) et...je vous vous prie de m'excuser mais je dois passer une page de publicité : heureusement qu'il y a Findus, Findus.

Donc je disais que Mr Sarkozy, où en étais-je ?

Déjà que la pauvre Claire s'embrouille avec son prompteur (heu..heu..beuh..) si en plus elle se fait interrompre tout le temps par la pub... Wallon nous ? Disait le Flamand !

Et d'un autre côté France 2 qui se voit obligée de demander à Drucker d'animer son émission "Vivement Dimanche" mais avec un salaire divisé par 10 (le fameux "travailler plus" pour gagner moins !), des canapés rouges remplacés par des tabourets Ikea et des vedettes interdites de plateau et donc remplacées par des intermittents du spectacle modestement subventionnés par un Ministère de l'Inculture.

Et tout ça sous l'égide de la TNT !

Nous vivons une religion cathodique pas très orthodoxe, dirais-je en protestant.

CLINIQUE INIQUE

Dans la clinique aseptisée
Par une science trop féconde
L'humain résiste désormais
Au courant des robots qui grondent.

L'humain c'était le cœur du soin
L'écrin de sourire et de charme
Une main qui rendait serein
Un mot qui asséchait les larmes.

Au fond d'une poche d'espoir
Les infirmières veulent encore
Se découvrir dans leur regard
Le reflet de l'amour qui dort.

Elles se piquent au grand sentiment
Que d'aucuns trahiraient pour voir
Se mieux rôder le rendement
Dans cet univers de couloirs.

Médecins irrévérencieux
Pour l'âme des patients mourants
Sachez que la mort a des yeux
Qui vous fusillent méchamment.

Lorsque de vos procédés fous
Elle nous enseigne témoignage
Que vous ressentez du dégoût
Pour elle et pour ses longs voyages.

La maladie devient produit
A retraiter par la machine
Les maux emplissent les conduits
Des engins aux bruits de turbine.

Et sous sa blouse la soignante
Fend l'amertume des sanglots
Face à la souffrance poignante
De ceux à qui on ne dit mot.

J'OIS JOYON : JOIE Y EST !


Francis Joyon est revenu avec son trimaran rouge d'un joli tour du monde et, à cette occasion, a de bouclé le tour du monde en solitaire en multicoque en un peu plus de 57 jours : c'est un record ! Au fil de ses interview le skipper d'IDEC n'a cessé de vanter les mérites de son trimaran rouge sans vouloir reconnaître qu'il avait pratiquement accompli à lui seul le travail d'un équipage de douze hommes :

- c'est exagéré ; j'ai bossé comme un dingue, c'est vrai ! Mais je ne remplace pas 12 hommes. Tout au plus, comme on m'avertissait de certains risques, je vaux deux hommes. Un homme averti en vaut deux.

- C'est fou quand même ! Vous pulvérisez le record du tour du monde à la voile !

- Bah c'est le vent qui a été favorable ! Je n'ai rien fait ! C'est lui qui soufflait intelligemment et souffler n'est pas jouer. Ah il ne s'est pas amusé pour maintenir son souffle

- M'enfin quand même, vous avez combattu la fatigue !

- Oui, ça j'avoue ça m'a fatigué. Mais je prenais des vitamines et du magnésium.

- Quand même vous êtes un crac !

- Un Krach ! Ah non merci bien ! En tant que capitaine au long cours je n'ai jamais de problème de liquide : je vis dessus.

LA FED : HEBETER LES SOTS ET BAISSER LES TAUX

Parce qu'ils sont vraiment sots et n'y comprennent rien au dieu Marché (qui devrait marcher tout seul selon Smith un copain à moi) la Fed (Réserve Fédérale Américaine) a montré aux spéculateurs qu'ils ne devaient pas paniquer :

- Vous êtes biens sots d'être pessimistes pour une toute petite récession qui s'annonce aux USA. Dans ma grande sagesse je baisse mon taux directeur à 3,50 % Hé oui, je rends l'argent très bon marché : vous allez pouvoir emprunter mes cocos. Emprunter plus pour rembourser plus !

Bush se sent rassuré car ce petit coup de pouce de la Fed va lui permettre d'accomplir son plan de relance (voir article précédent) que boudent, visiblement, les places financières.

C'est vrai que Bush semblait complètement emprunté quand il a annoncé ce plan : il en perd la saison ! Pour lui "en printemps" c'est "temps d'été" !