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samedi 12 juillet 2008

JEU DE DAMES

Nicolas Sarkozy comble sa vie d'aventures politiques et féminines. La dernière en date est celle de l'accueil d'Ingrid Betancourt, la miraculée ! Cette rencontre est Lourdes, heu..lourde de conséquences pour Nicolas car, désormais, il sait qu'Ingrid l'aime en tant qu'homme exceptionnel, à qui elle doit tout ! Après Dieu !
Ingrid, dame de trèfle, va sûrement porter bonheur au petit Nicolas.
Un baume au coeur après le vilain trèfle des Irlandais réfractaires au traité de Lisbonne !
Pour ne pas être en reste, la belle Carla a sorti son atout majeur : un CD ! Elle y sussure des textes sirupeux, si rue peut les écouter ! Si rue ne grogne pas !
Non, rue ne grogne pas ! Où alors on ne s'en aperçoit plus ! Les grèves, en France, plus personne ne les remarque !
Donc Carla chante. Elle s'est fait un peu aider avec un chanteur connu depuis 1968.
- Oh, avec lui j'eus liens clairs, précise-t-elle à Nicolas, c'était juste une collaboration d'artistes.
Nicolas sourit ! Sa chanteuse de femme va cartonner avec son CD, même si les chansons sont parfois Naïve, selon la boîte de disques.
En tous cas, la chaîne CBS n'a pas cherché à gêner la première dame de France en dépit des initiales (Carla Bruni Sarkozy) qui flirtent le plagiat.
Une troisième dame hante les nuits de Nicolas : Ségolène. La Royale fait feu de tous bois pour devenir l'aiguillon qui titille le Président. Derrière elle, les mammouths du PS se planquent, trop contents d'avoir un franc-tireur en jupe !
Tous derrière et elle devant ! Allez Ségo, torpille moi cet Elyséen !
Alors Ségolène, dame de pique, qui ne ménage pas son dard, frappe où ça fait mal. Elle lance, à qui veut l'entendre, qu'Ingrid Betancourt ne doit pas sa libération à Sarkozy. Et d'un !
Puis, son appartement ayant été cambriolé, elle incrimine le gouvernement d'être quelque peu responsable de cet acte délictuel voire criminel. Et de deux !
Ah, la Ségolène, qu'elle fasse attention car la Justice pourrait la rattraper !
La Justice, parlons-en. Elle s'incarne dans la quatrième dame, Rachida Dati. L'éminence grise devenu gripale ! Elle est tombée en disgrâce mais reste gardienne des sots de l'UMP.
Cette dame se tient à carreaux car, à la moindre bévue, elle pourrait virer !

Mais dans tout cela, que devient Cécilia ?

ENTRE, TIENS : UN ENTRETIEN !

Je dévalais d'un pas pressé
L'avenue transitoire
Avant que d'aller m'essayer
Aux sommets de la gloire.
Désireux d'être le plus haut
J'allais à perdre haleine
Vers le bureau d'un recruteur
Qui pourtant faisait peur;

Je suis monté en hésitant
Sur l'escalier à suivre
Mais comme pressé par le temps
Je me trompai de rive
- Désolé ce n'est pas ici
Allez voir donc l'hôtesse
Confus, gêné, je dis merci
Et je changeai d'adresse.

L'hôtesse était sympa
Mais trop maquillée
Elle me dit : Patientez
Un instant, s'il vous plaît !
Dans une salle d'attente
J'ai lu, belle détente
Jours de France en couleur
Ca met du baume au cœur.

Il est arrivé, bien cravaté
A serré la main et m'a dit :
Veuillez me suivre je vous prie !
On est monté dans son bureau
Acajou, mobilier rétro
J'ai cru que j'allais boire un pot.

Mais…Parlez moi donc de vous
M'a-t-il demandé, sans ambages
J'éprouvai tout à coup
L'envie de dévaler l'étage.
Puis les mots se sont libérés
Pour combler le silence
Et j'ai parlé de mes projets
De chômeur en souffrance.
Je me vendais très fort et haut
Lorsque le téléphone
Retentit, dring, comme un écho
Et me rendit aphone.
- Veuillez m'excuser c'est ma sœur
Qui m'appelle de Grasse
Elle va épouser un masseur
Et voilà, elle m'embrasse.
Revenons, je vous prie
Où en étions-nous ?
Je ne savais, j'avoue
Qu'il y avait un grand trou.
Il saisit une boîte
Et prit de la main droite
Un gros caramel mou
Qui glissa sous sa joue (gauche)
-Bon, voulez-vous bien me raconter
La façon dont vous disposez
De votre temps ces jours derniers ?

J'ai raconté avec ardeur
Tous les entretiens antérieurs
Qui me laissaient de la rancœur.

Mais…Le caramel ayant fondu le long de l'œsophage
Il retrouva la voix et pu monter à l'abordage
Saborder le pauvre bateau
Où naviguaient mes rêves.
Et les espoirs se sont noyés
Dans l'océan rejet.
- Vous n'avez pas le bon profil
Ce n'est pas une tare
Je vous vois dans un autre style
Fonctionnaire et peinard
Je serais vous je tenterais
Dans l'administration
Ou bien alors ayez recours
A de la formation.

Je suis sorti de là
Plutôt dépité
Le monde autour de moi
Venait de s'effondrer.
Mon Dieu, mais comment faire
Pour, enfin, satisfaire
Ces marchands de travail
Figures d'épouvantail ?

Je vais replonger dans mon courrier
A toutes les portes frapper
Je finirai bien par entrer.
Et si jamais c'est une impasse
Il faudra bien que je me fasse
A l’idée de nouveau migrer.
Je m’appelle Oussama Traoré
Suis Tchadien et super diplômé