CHERCHEZ DANS CE BLOG

vendredi 25 août 2017

LE LIVRE BIDE DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE





Si je n’étais pas là pour critiquer le premier polar de Yasmine Heursi-Likozé personne ne le ferait ! Tout le monde s’en fout ! Noyé parmi les plus de 580 romans qui vont fleurir notre rentrée littéraire, ce premier jet, traduit difficilement en français (la version originale serait en  chtimi doublé de verlan urbain fortement berbérisé), n’aurait pas eu la moindre probabilité d’être remarqué.

Le quatrième de couverture pourrait nous mettre en appétit.

L’inspecteur  Jean-Philippe Otèze, à trois mois d’une retraite bien méritée, se retrouve face à une sale affaire de meurtres  en série. Un  premier cadavre est retrouvé à 100 mètres de l’entrée Liévin qui mène au musée du Louvres,  à Lens. La victime, un certain Lee Bih-Doo, coréen du Nord ayant fui son pays a été fortement frappé au visage. L’arme du crime se retrouve plus loin : c’est une réplique d’une statue de Marc Aurèle. Deux jours plus tard, Berthe Hétéma-Vallet, une sexagénaire, est retrouvée morte à 100 mètres de l’entrée Loos-en-Gohelle. Même mode opératoire mais cette fois-ci c’est une statue  de Jupiter qui est retrouvée. Trois jours s’écoulent et on retrouve le cadavre d’Yves Apafaur, un jeune dealer connu des services de police, à l’entrée Lens du même musée. Crâne fracassé par une statue de Vénus ! Quel est le lien entre ces trois meurtres ? L’inspecteur gagnera-t-il le pari de dénouer l’affaire ? Si oui, tiendra-t-il sa promesse de revenir supporter le club local des  Sang et Or, équipe de bras cassés  qu’il avait juré plaquer définitivement eu égard aux piteux résultats ?

Oui, la présentation est prometteuse mais le contenu n’est pas au rendez-vous. Ça aurait pu ressembler à du Frédéric Dard mais San Antonio doit se retourner dans sa tombe...

Le seul intérêt du roman réside dans la description didactique des richesses du musée du Louvres dont Lens s’enorgueillit. Mais on est alors loin de l’intrigue policière !
N’achetez pas le roman mais préférez découvrir ce haut lieu de la culture par vous-mêmes !


A bon entendeur, salut !

CHEZ PAULETTE


François Hollande sort de sa réserve une bouteille de St Estèphe et fête la croissance revenue grâce à son action et… Non, ce n’est pas bon. Il sort effectivement de sa réserve ! Point barre !

Il sort de sa réserve pour critiquer son successeur Macron ! On ne va pas se gêner quand même. Lui-même avait été fustigé par son prédécesseur, le petit nerveux, pour son soi-disant immobilisme dans le dossier syrien ! Non, on ne va pas se gêner quand bien même on a un relayeur de témoin qui a été son propre ministre de l’économie. Parfois le père doit savoir tuer le fils ! Dont acte.

Donc, Flamby (il en mange toujours autant) a adressé une sérieuse mise en garde à Emmanuel Macron l’exhortant à ne pas « demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles »

-       Quand ça crie, fils, il faut savoir entendre ! Les cris minent au logis !

De quels cris parle donc notre ancien Président ? Mais tout simplement du cri poussé par les syndicats devant la montée des périls que laisse augurer la réforme du code du travail : plus de flexibilité, moins de sécurité, moins de décisions syndicales…

-       Les erreurs de Macron c’en est assez, j’étaie…J’étaie mes critiques car le plan qu’il mène est faux ! Je blâme cent maux d’Emmanuel (sans Modem annuel ?).

La critique est officiellement venue de l’ouverture du festival du film francophone d’Angoulême. L’ancien président y prend la parole et dégaine sa critique. En réalité, les petites diatribes remontent quelques jours précédemment, à Eygalières (Bouches-du-Rhône) quand notre Flamby national a déjeuné chez Paulette (célèbre pour ses paupiettes de veau) avec Julie Gayet, Michel Drucker, sa femme Dany Saval et …Charles Aznavour. Le chanteur tenait à fêter son départ pour Los Angeles, destination prestigieuse qui lui conférera l’étoile sur le Walk of Fame !

C’est lors de ce petit déjeuner que l’ancien Président se serait lâché !

Charles : Avoir son étoile sur le Walk of Fame comme Ray Charles ou Elvis Presley c’est le pied non ? Qu’est-ce qu’il y a François ? T’as pas l’air dans ton assiette, pourtant la paupiette semble bien appétissante !

François : C’est à cause d’Emmanuel ! Il va nous casser cette jolie croissance économique que j’ai attendue 5 ans et qui arrive enfin grâce à ma politique de génie !

Charles : Mais non, tout va bien se passer ! Détends-toi ! Tiens, viens voir les comédiens, voir les magiciens, voir les musiciens qui arrivent tu sais où ?

François : Oui, à Angoulême. C’est Julie qui m’en a parlé. Bon j’irai mais franchement je n’ai pas le cœur à ça !

Julie : Mais si mon trésor ! Tu vas voir de beaux films ! Ça va te détendre !

Michel : Tu vas assister au premier film programmé : « au revoir là-haut » de Dupontel ! Un grand cru ! Albert, si tu m’écoutes…

François : Moi je n’ai pas été assez cru ! Et pourtant ! On goûte enfin les fruits de ma politique !

Julie : Tu n’es encore qu’un artiste méconnu ! Mais bientôt on va te revoir, là-haut !

Charles : En haut de l’affiche, en dix fois plus grand !

François : Dupons tel ou tel mais, dans l’ensemble, les Français ne seront pas dupes. Ils croiront que la croissance vient d’Emmanuel ! C’est trop injuste !

Julie : Résiste, prouve que tu existes ! Repars en politique François !

François : Oui, je vais me battre ! Je vais descendre dans l’arène ! Ce sera un combat d’animosité !

Dany : Non, moi c’est Dany Saval ! Hi, hi, hi, c’est de l’humour !

Michel : Depuis quelques jours Dany nous pond des jeux de mots pathétiques ! Et elle en rit !

François : Bah, il vaut mieux voir Saval qui rit !

Aznavour : Ha, ha, ha, tu vois que tu as la forme François ! Il faut savoir encore sourire
quand le meilleur s'est retiré et qu'il ne reste que le pire dans une vie bête à pleurer
 !

François : Oui Charles, je vais me battre mais en gardant le sourire !

Michel : Allez, à la santé de François !


(Et tout le monde trinqua à la santé de Charles. Mais ce ne fut pas du thé ! Car, comme dit Dany, « avec Charles le thé m’est rare, hi, hi, hi, Charles le thé m’est rare…».)