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mardi 29 novembre 2016

L’ÂTRE A BILL HERE






Les temps sont durs, dit le vieux Bill
De Clinton qu’il soit le sosie
N’efface pas l’indélébile
Poids de son indigente vie.

Ressembler à ce Président
Ne lui aura rien apporté
Dans cet immense tremblement
Au cœur des prêts immobiliers

Subprimes qui mènent à la sébile
Que nulle monnaie ne vient combler
Et ça commence par lasser Bill
Ces gens toisant sa pauvreté

Il fait pourtant bien des efforts
Ne boit plus guère si ce n’est thé
L’âtre aux six thés, en ce décor
Pouilleux pourrait en témoigner.

Les temps sont durs, dit le vieux Bill
De concours je n’ai point gagné
J’aurais dû me montrer habile
Au saxophone,  mais j’ai fauté !

Et ma femme, que Dieu ait son âme
N’avait rien de Miss Hillary
Je n’irai pas en faire un drame
Mais mon Dieu, rien ne m’a souri.

Il a fini par céder Bill
Au fil des biles débilitantes
Par s’amollir, lui, volubile
Dans cette pauvreté patente.

Près de son chien, point de babil
Point de billevesée avisée
Le taciturne de peur se bile
Et puis se met à fustiger

- Mort au nanti, au milliardaire
  Qu’on a consacré Président !
Et le chien Tom oit débonnaire
Ô Tom, ô Bill, si différents !

En maison de Détroit, squattée
Nul n’a vie gai alors faut l’âtre
Pour quelque peu se réchauffer
Rendre ce décor moins noirâtre

Dans cette chaleur fulminer
Contre le monstre populiste
Laisser pensée noire cheminer
L’âme, la suie, suit fataliste….


dimanche 27 novembre 2016

IL VOULAIT VOIR LA LUNE...



A Alep-Est, l’enfer signe chaque jour un nouveau contrat avec la mort. Les derniers tracts largués par les hélicoptères de Bachar El Assad promettent des jours plus sombres aux habitants terrés comme des rats, sans eau, sans électricité et quasiment sans espoir de voir l’Occident les sortir des ténèbres.
La camarde compte ses nouveaux adhérents : 143 civils dont 19 enfants ont péri en une semaine de bombardements à l’artillerie et depuis les airs, dans Alep-Est, tandis que 16 autres civils, dont 10 enfants ont été tués par les salves des rebelles à Bachar, cette fois-ci dans Alep-Ouest.
La ville universitaire n’est qu’un champ de ruines. Les hôpitaux sont visés sans que l’Occident n’intervienne. Obama ne veut plus d’intervention terrestre et son successeur, Trump, pourrait se laver les mains en laissant un Poutine pro El Assad (pour des raisons bassement stratégiques) continuer à régler le conflit. François Hollande en fin de règne et l’Angleterre du Brexit se regardent en chiens de faïence pour savoir qui des deux osera se salir dans cette sale guerre.
Alors Alep se meurt. L’enfance agonise dans les bas-fonds de fortune où survivent des velléités scolaires et familiales
Des terriers de fortune pour éviter les bombes. Une gageure dont se rit la Lune.

La super sphère lumineuse  du 14 novembre n’aura pas chassé l’obscurité des haines assassines.

Et l’enfant s’en est allé…

Il voulait voir la lune, on l’annonçait trop belle
Très proche des regards de son aura rebelle
Il voulait voir la lune, pauvre petit Pierrot
Mais on le retint là, croupi dans son ghetto.

La mort emplit la nuit et les journées d’enfer.
- Ne sors pas mon petit, lui supplia la mère
De grands aigles d’acier laminent la cité
Sous l’éclat d’explosions Alep s’est enterré.

Il voulait voir la lune, elle brillait magistrale
Comme une féerie bravant le sépulcral
L’enfant ne la vit pas du fonds d’un vieux caveau
Fripé d’humidité, cerné de caniveaux.

Puis le jour s’est levé, la lune a disparu
Une bombe éclata au profond de la rue
La poussière et le sang recouvrirent de leur voile
Le visage d’enfant, les yeux dans les étoiles.



samedi 26 novembre 2016

CASTRO N'EST PLUS




Depuis le temps que ça couvait, ça devait bien arriver !

Alors que son pays quitte progressivement ses habits communistes, s’ouvre au monde et se libère d’embargos, Fidel Castro, le « Lider Maximo » de Cuba vient de casser sa pipe (il avait depuis longtemps dénigré le cigare) à l’âge de 90 ans.

Le commandant en chef de la révolution cubaine, le cœur las, vanné, havanais, s’est éteint vendredi soir à 22 h 29 précisément.

C’est évidemment une page qui se tourne, la disparition d’une icône révolutionnaire à l’effigie marxiste et mâtinée d'élan soviétique.

C’est la fin d’un mythe, celui de l’implantation possible d’un état voué au collectivisme et aux nationalisations comme un véritable pied de nez au grand voisin américain, ultralibéral, capitaliste et encore fortement imprégné de Maccarthysme (la fameuse chasse aux sorcières communistes instaurée par le Sénateur Mac Carthy, aux USA, de 1950 à 1954).

La mort de Castro sera l’occasion de grandes cérémonies où l’on se remémorera la victoire sur le dictateur Batista, les longs combats de compagnonnage avec le Che,  le débarquement raté des Américains en  la baie des cochons et l’inoubliable crise des missiles de 1962 qui aura mené les deux blocs est-ouest au bord de la guerre nucléaire !

En France on ressortira les indécrottables vannes : il n'est pas fidèle, il rentre dans le parking de Kroutchev et s'y gare, il casse trop...

Oui, la mort de Castro ferme le grand livre de près de 60 années d’épopée dans la grande île des caraïbes où certains craignaient les pires athées.

Aujourd’hui, au son des mambos, boléro et autre rumba, Cuba s’ouvre au monde occidental, se rapproche des USA et revit de tourisme !

Fidèle à sa légende Castro demeurera le symbole d’une révolution qui se voulait prophétique, un porte flambeau des pays non alignés après avoir si longtemps courtisé l’utopie soviétique, une flamme combative dont se sont inspirés le Bolivien Morales ou le Vénézuélien Chavez.       


Une page est définitivement tournée et demeurera dans les livres d’histoire des petits Cubains tout autant que demeureront dans nos manuels scolaires, Clovis ou Jeanne d’Arc. N’est-ce pas Monsieur Fillon ?


Premières réactions au décès du Lider Maximo :

KASS TRAUMATISEE

GAI RIT AYRAULT !

vendredi 25 novembre 2016

LA MARCHE TURQUE S'AIME AUX ARTS MARTIAUX



Le débat entre Fillon, les sourcils dédaigneux, et Juppé, le chauve qui aime débats voire des bavoirs, le sujet n’aura pas été abordé.

Et pourtant la Turquie vit une des pires époques de son histoire et sa démocratie vacille comme fondraient les glaces à l'eau prises dans les serres d'aigle à salaud sous le soleil ardent d’une dictature.

Erdogan, le maître des lieux, poursuit son grand ménage. La purge touche tous ceux qui, de près ou de loin, sont suspectés de fréquenter la mouvance du prédicateur musulman Fethullah Gülen.

Mais que fais-tu là, Fethullah, au cœur des USA, à regarder de loin les retours de manivelles que subissent tes « présumés » disciples ?

En fait l’homme est réfugié chez l’oncle Sam depuis 1999. Il ne reviendra pas au pays des derviches car sa tête est mise à prix. Erdogan l’accuse d’être à l’origine du coup d’état (manqué) du 15 juillet 2016.

Oui, la tête ! Des rumeurs de réhabilitation de la peine de mort courent autour d’Ankara jusqu’à Istanbul.

La vaste opération « antiterroriste » orchestré par le sultan Erdogan étend ses tentacules : arrestation arbitraire d’artistes, de journalistes, de juges et autres fonctionnaires, censure de journaux, inaccessibilité de certains sites dont Twitter, YouTube ou Facebook.

La torture remonte à la surface dans les commissariats et des prisonniers croupissent dans les geôles, en attendant un hypothétique procès.

La Turquie plonge dans l’horreur tandis que là-bas, Fethullah mène une vie de reclus en se reposant sur son aura : il a des millions d’adeptes qui défendent son enseignement d’un islam ouvert aux sciences et à l’éducation ainsi qu’au dialogue inter-religieux.

Ce jésuite de l’islam, comme on le nomme, pourrait cependant être extradé vers son bourreau si Donald Trump se pliait à la supplique d’Erdogan.


On imagine le sort qui lui serait réservé dans un pays embourbé dans une laïcité orchestrée par l’autarcie de son chef d’Etat.

mercredi 23 novembre 2016

LEMAIRE S'EST FAIT PLUMER


A l'issue de la primaire de la droite et du centre (où était le centre ?), François Fillon, le catho de la Sarthe, a largement pris les deux vents (je rappelle : de la droite ET DU CENTRE) avec 44,1% des suffrages exprimés.

Une victoire inattendue qui remet en cause, une fois de plus, les sondeurs désormais habitués aux sons d'heurts eu égard aux réprimandes qu'on leur assène quant à leur incompétence !

- Mais enfin, lance en guise d'excuse Brice Teinturier de l'IFOP, comment imaginer un tel retournement ! On voyait bien que Fillon remontait dans les sondages, mais à ce point ? Le vote est très volatil !

Allons Brice, sous ce regard éteint, tu riais ! Tu sais trop bien qu'on te pardonnera et que les sondages auront toujours le vent en poupe chez les politiciens.

Mais "Volatil", oui, c'est bien le mot pour un Bruno Lemaire qui croyait incarner le renouveau, la jeunesse, et qui s'est fait plumer, pauvre petit coq de basse cour (très basse la cour) par pluvieux et salle des gouttes !

Plumé aussi notre petit Nicolas national ! Avec un score de 20,6 % il est loin derrière Alain Juppé (28,5%) et termine avec une médaille de bronze qu'il n'a plus qu'à faire couler en ce moment dit "arrêt". Oui, Sarkozy semble avoir appuyé sur le bouton "arrêt" pour se retirer en sa chaumière, auprès de Carla en attendant des jours tumultueux auprès d'une gente dame détentrice d'une balance.

Mais enfin, avec Sarkozy on n'est jamais sûr de rien ! N'est-ce pas ?

Voilà donc un second tour qui nous promet une jolie joute entre Fillon, l'ancien "collaborateur" du petit nerveux et Juppé, le meilleur d'entre eux (selon Chirac).

Les premières flèches sont déjà tombées par meeting interposés.

A Toulouse, devant un parterre de cons vaincus, Juppé aborde les (ha, bordelais !) failles des propositions de Fillon : démantèlement du service public trop brutal donc infaisable, flou sur la position du Sarthois quant à l'avortement...

A Lyon, le même soir (mardi 22 novembre 2016), l'homme aux gros sourcils a répliqué aussitôt ! 

- J'entends Alain dire que la réduction de 8% des emplois publics en 5 ans serait impossible et le retour des 39 heures pour les fonctionnaires trop brutal. Si on ne peut rien faire pour éviter la faillite alors mieux vaut rester chez soi, a rétorqué le père François en demandant aux sourds s'ils avaient entendus (hauts sourcils avaient tant tendu !)

Et oui, le coût du Père François c'est "la faillite". Un bon vieux concept qu'il nous ressort depuis septembre 2007 !

Aux galeries "La faillite" notre brave François a, plus que 24 heures dûment, participé en tant que premier ministre de 2007 à 2012 !

Il faudrait ne pas l'oublier !

dimanche 20 novembre 2016

TRUMP : AVEC L'HOMME SCÉNIQUE, Ô, LA PAIX RAQUE !


Ivanka Trump, la fille de Donald, le 45ème Président des USA, s’apprêterait à être nommée ambassadrice des Etats-Unis au Japon. Ce serait l’occasion de quitter son pays et son père pour échapper aux quolibets.

Le 13 novembre dernier, le nouveau président donnait sa première interview à une chaîne de télévision depuis son élection. C’était à l’émission "60 minutes" sur CBS News. Comme d’habitude, il était entouré de toute sa famille, à commencer par Ivanka Trump. Celle-ci arborait un bracelet de sa propre marque, Ivanka Trump Fine Jewelry et sur lequel le cameraman de CBS n’a cessé de focaliser !

Le hic le voici : le lendemain, un email publicitaire portant l’objet "Alerte Mode Ivanka Trump – 60 Minutes" a été envoyé à de nombreux journalistes de mode américains dont ceux du New York Times et du magazine Vogue.

Le bracelet d’une valeur de 9300 € n’aura donc pas eu besoin du bon coin pour faire sa promotion ! On appelle cela du conflit d’intérêt.

Ivanka, si son poste au Japon se confirmait, couperait le cordon ombilical avec ce père encombrant, véritable girouette, fantasque à édulcorer toutes ses vilaines promesses de campagne !

Hier encore le psy d’Ivanka bossait (divan cabossé !) pour savoir ce dont la jeune femme souffrait. Il a enfin trouvé : elle veut tuer son père mais n’ose pas le dire. C’est le syndrome Marine Le Pen.

Le mieux serait donc de prendre ses distances pour éviter le pire. Et Ivanka rime si bien avec Osaka.


Loin, so far away, comme chanterait quelqu’un dont je parodie une autre chanson, en cette circonstance !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Que vous aviez que dal ouah ouah
Les démocrates aux beaux ânes ô va-
Cillaient dans la nuit d’Obama
L’aigreur était profonde
Et la fronde
Ne s'arrêtait pas.
Mon vieux prônait le flingue
Et les dingues
S’y croyaient  déjà.

Hillary avait encore son nez.
Dans les sondages qui la sublimaient.
La Clinton semblait bien engagée
Et dans son folklore dansaient belles paroles
Mais mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà l’abêti quiet
Dans la chambre tout autant qu’au Congrès
Il ignorait qu'un jour, il gagnerait !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Vous vous méfiez du bon aloi.
La confiance  n'existait pas
Pour les horizons d’Obama
Vous lui disiez "je t'aime",
Mais quand même
Vous faisiez la moue
Vous lanciez des salades,
Des tirades
Rendant les sondeurs flous !.

L'oncle Adolf l’avait bien inspiré.
Son "Mein Kampf" l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer
De grands idéaux ou des promesses folles
Oui, mon père allait bientôt planter
Cette graine au goût d’autorité
Fort débile mais qui savait charmer.
Il ignorait que viendrait tant de blé !

Quand vous votiez en ce temps-là,
L'argent vous obsédait cent fois
Vous vouliez que n’existât pas
Cet impécunieux désarroi
Et pendant des semaines
Et des semaines,
Il vous fit rêver :
Je vous donnerai des tripes,
Et vos boutiques
Vivront d’éternité !

Et traîner dans les marais damnés
Merci bien, il fallait emballer
Le retour vers la prospérité
Que les brèles honnies repartent à l’école !
Et mon père venait de débarquer
En ne retenant d’humanité,
Que les gens qui savent encore parler
D’un avenir d’opulence affichée !

Et la presse qui n’avait pas de nez.
Ne vit pas tous ces états minés.
Qui allaient tout de go s’engager
Pour son auréole : dansons la Carmagnole !
Car mon père venait de débarquer
Dans ce désert de l’humanité,
Là où les gens seraient divisés
Il a gagné ; j’en suis déjà vannée !

vendredi 18 novembre 2016

LE CHARME FOU DES VIEUX MÉTIERS


MÉDICAMENT TAIRE ? MÉDIS ? CAME ENTERRE ?




Quand il était ministre de l'Economie, Emmanuel Macron avait  relevé "le caractère choquant" de certaines rémunérations de dirigeants " et notamment il avait cité le cas Sanofi. L’homme en marche ignorait-il à l’époque le problème de la Dépakine, ce médicament Anti-Convulsivant qu’on médit à raison (tout comme ce fut le cas pour le Médiator) au point de ne plus pouvoir le prescrire qu’en dernier intention et en informant des risques encourus par les femmes enceintes : 40 % de chance que l’enfant présente des retards de développement, malformations et troubles neurologiques.

L’histoire de la Dépakine est celle de Martine Martin, 44 ans, mère de famille et perpétuellement en combat contre son épilepsie. On lui a prescrit de la Dépakine. En 2002 naît son fils Nathan. Il présente des malformations des membres.

L’enfant grandit et sa vie n’est qu’une suite de troubles, notamment autistiques. Marine consulte sur ordinateur la liste des médicaments les plus dangereux pour les femmes enceintes et se noie dans ses sanglots : la Dékapine, antiépileptique largement commercialisé, arrive en deuxième position !

La femme se transforme alors en lanceur d’alerte, crée un mouvement de résistance avec une association, l’APESAC (Association des Parents d’Enfants souffrant du Syndrome de l’Anti-Convulsivant), engage une bataille juridique contre SANOFI, le laboratoire au 4.388.000 € de résultat net en 2015.

Aujourd’hui l’APESAC compte 2000 familles et Marine Martin a gagné de belles batailles contre le géant pharmaceutique.

La plus belle victoire vient d’être signée : c’est un amendement gouvernemental adopté par les députés et qui devrait être voté définitivement à la fin de l’année, après son passage au Sénat. Il s’agit d’indemniser les familles s’estimant victimes d’un préjudice imputable à la prescription du valproate de sodium (régulateur de l’humeur et substance active de la Dépakine). Elles pourront déposer leur dossier devant l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

Un aréopage sera chargé de statuer sur «l’imputabilité» des dommages et, le cas échéant, transmettra le dossier au comité d’indemnisation.

«L’indemnisation doit être versée en premier lieu par le laboratoire qui reste le principal responsable, insiste Marine Martin, mais je reste réservée sur la possibilité d’une indemnisation par l’Etat en cas de refus de Sanofi-Aventis France.

Indemniser après avoir empoisonné les patients n’est-ce pas pure justice ?

Espérons que Sanofi trainera moins les pieds dans cette démarche que le laboratoire Servier ne le fait lors de ces interminables procédures juridiques, au sein de l’affaire du médiator.

Le hasard des actualités fait que le nouveau film d’Emmanuelle Bercot « La Fille de Brest » s’apprête à sortir en salle (le 30 novembre). Il retranscrit avec une fidélité, assaisonnée de romanesque, l’histoire d’Irène Frachon, pneumologue brestoise qui, la première, a révélé le scandale sanitaire du coupe-faim Médiator devenu cause de valvulopathie et d’hypertension artérielle pulmonaire.



Et pour clore ce dossier des « médicaments qui ne nous font pas du bien », après avoir exprimé ce doux euphémisme, j’ajouterai le dernier drame qui s’est joué au CHU de Nantes.

Trois patients atteints d’un lymphome ont été traités par chimiothérapie intensive avec autogreffe. Ils ont bénéficié d’un traitement comprenant le médicament cyclophosphamide en remplacement du médicament melphalan généralement utilisé mais hélas en proie à des tensions d’approvisionnement européennes !

Ils en sont morts et Marisol Touraine, Ministre de la Santé, a saisi l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales)

Le cyclophosphamide (commercialisé sous le nom d'endoxan par les laboratoires Baxter) sera-t-il un nouveau scandale ?


L’enquête nous le dira mais, d’ores et déjà, il faut bien admettre que les grands groupes pharmaceutiques, avides de profit, ont quelques réflexions à porter sur leur éthique !

mercredi 16 novembre 2016

POV' PETIT PAPA NOEL !





Le voilà en Helvétie
Et se prend fidèle vessie
Pour la lanterne éclairée
Car il est ringardisé !

Les deux rennes en Laponie
Sont restés dans leur pays
Il a retrouvé deux cerfs
Mais à quoi bon ça le sert ?

Il sent la barbe qui gratte
Ôte cette scélérate !
En parlant de hotte il sent
Qu'il l'a perdue ! Où et quand ?

Les enfants dans leur chalet
Ont déjà tout déballé
Les cadeaux : les Pokémon
Des achats sur Amazone !

Pauvre p'tit papa Noël
Avant de gagner son ciel
Se console les babines
En rêvant de mandarines.



SAS A ROSES



Marine Le Pen, de plus en plus confortée dans ses vêtements de populiste depuis la montée au pouvoir de Donald Trump aux USA, se lance bel et bien dans la campagne présidentielle avec un slogan : « au nom du peuple" et un symbole » : une rose bleue.

Il s’agit d’un mélange du célèbre « le nom de la rose » et du « peuple bleu » qui auraient, selon certains illuminés, habité la mythique cité de l’Atlantide.

Marine qui penchait déjà pour le bleu a adopté cette couleur pour en peinturlurer une pauvre rose qui voulait rester…rose, bien socialiste.

Hélas, le socialisme se meurt ma belle dame ! Mr Macron est en train de lui préparer un enterrement de première classe.

Marine veut donc rassembler le peuple de gauche (les déçus de la rose) et le peuple de droite (couleur bleue oblige) : c’est tout bête lui a confirmé un conseiller en communication qui voulait éteindre l’effet sot d’une vieille flamme vacillante rendant les gens marris.

Voilà Marine nantie d’une rose et se demandant déjà : sas à roses ?

Son vieux père bougon lance, du mieux que lui permet l’arthrite : ça fait tarte rose !

Florian Philippot , son adjoint, véritable pote aux roses, se réjouit de ces choix :

-      Les rues, les artères seront pavoisées de roses ! L’artère hausse qu’les roses ! (il en oublie la syntaxe !)

Seule la petite Marion se lamente et lance :

Tu n’es que maux rose, aussi bleue sois-tu !

La nièce ne porte plus sa tante en odeur de sainteté. Son absence a brillé lors de l’inauguration du QG de Marine nommé l’escale ! C’est le seul nom qui habite Marine ; un cœur laid dit à Marine : seul l’escale y naît (un chœur l’édita : Marine se laisse câliner ?)


Les squales naviguent effectivement dans le même bleu mais la petite Marion semble déjà regretter la transformation des flammes en roses !

UN ROMAN HALETANT (bien qu'il soit pressé)


En envoyant son manuscrit chez Gallimard, Séraphine Ancélécot  n’imaginait pas un seul instant toucher le Graal.

Et pourtant ! Là voilà publiée par la prestigieuse maison d’édition pour une œuvre épique et romanesque qui passe au vitriol les mœurs et coutumes de certains hommes politiques.

Pigmenté de phrases courtes au style incisif et sans concession, le roman nous promène dans les méandres du pouvoir.

L’histoire, nullement autobiographique comme tient à le souligner l’auteure, nous transporte au plus profond de la Normandie, à proximité d’Yonville.  Une quinquagénaire,  du nom d’Emma, rêve de monter à Paris pour réussir.

Elle commence par poser nue pour les besoins d’une cause picturale qu’elle partage avec un peintre besogneux de Montmartre. Ils deviennent amants mais, pour des raisons obscures, le virtuose de la gouache se fait radicaliser par un mouvement d’extrémistes verts et termine son parcours professionnel dans l’Ardèche, en compagnie de moutons atrabilaires !

La jeune femme se remet de la peine et une certaine résilience la conduit à fréquenter la rue St Denis. C’est une véritable reconversion sans le moindre appui de Pôle Emploi. Au fil de ses pérégrinations péripatéticiennes,  elle fait la rencontre d’un  homme fortement ancré dans le sérail politique. Il lui propose des parties fines dans un hôtel réputé.

Emma trouve là une source de financement incomparable. Mais bien vite elle déchante lorsque les premiers coups assénés altèrent son joli visage fardé. L’homme boit plus que de raison et l’alcool le rend un tantinet agressif.

Emma fuit les griffes du souteneur qui lance à sa poursuite un aréopage de tueurs à gages intégralement payés par l’IRFM (Indemnité Représentative de Frais de Mandat).

La fugitive se réfugie dans les bras d’un ancien copain de son fils (dont elle n’a plus de nouvelles). C’est un homme jeune, dynamique, qui se dit ni de droite ni de gauche sans pour autant être palois.

Le nouveau protecteur ambitionne de grimper les marches qui mènent à l’Elysée. Emma et lui se lanceront dans une campagne d’enfer, émaillée de promesses fallacieuses et de coups de canifs qui mèneront les anciens persécuteurs devant la cour d’assises.

Je ne vous raconte pas la fin,  qui est totalement imprévisible,  et vous laisse le soin de la savourer vous-même.

Séraphine Ansélécot, excitée comme une puce par le succès de ce premier roman, s’apprêterait à écrire une seconde œuvre dont elle n’a pour l’instant que le titre en tête : « Berthe rend de l’âne aux haies », une œuvre écologique qui s’appuie sur des expériences de réimplantations de mulets dans le bocage normand. Et oui, encore la Normandie !


A suivre…

lundi 14 novembre 2016

L'ART QU'A HIC : IL NE FAUDRAIT QUE JUPPE EN SAIGNE




Interrogé sur le revenu dit «de base pour tous» sur France 3, Alain Juppé, s’est brusquement escagassé à en sortir une bourde repeinte d’anachronisme.

Le chauve bordelais a effectivement dit : «Est-ce que tout le monde va toucher le revenu universel, de madame Bettencourt jusqu'à la vendeuse de Prisunic?»

Evidemment la boulette n’a échappé à personne : non, elle ne concerne pas Mme Bettencourt qui existe encore (même si certains nous font croire qu’ils ne l’ont jamais connue). Elle touche l’enseigne Prisunic. Une bien belle enseigne qui a périclité pour disparaître totalement sur le giron de Monoprix, en 2002.

Ce genre de bévue crée le « buzz » et permet de nous échapper quelque temps de la "trumphobie" ambiante.

Juppé s’aperçut mais trop tard et, comme dans La Fontaine, jura qu’on ne lui reprendrait plus !

Puis il se montra exaspéré par cette polémique bien gamine :

-      Je voudrais vous rassurer tout à fait – et je salue la vigilance des observateurs - mais je fais mes courses moi-même à Bordeaux, hein. Et je ne vais effectivement pas au Prisunic, je vais à Monoprix, je vais à Auchan, et je vais à Simply Market ou à Carrefour Market. Donc si vous voulez, on ira les faire ensemble, vous verrez que je vis dans le monde réel et que je fais la queue à la caisse de ces différents magasins», a-t-il assuré.

Voilà qui est clair ! Personnellement n’habitant pas Bordeaux, je devrai décliner l’invitation. C’est dommage. J’eusse aimé observé les tics d’agacement dans les files d’attente.


Bon, finalement Juppé encaisse bien et cette maladresse ne devrait pas mettre au rabais sa popularité et le ticket que d’aucuns ont avec lui ! 


Il commit la méprise unique ?
Pas tant, il est dans le domaine
Des bourdes ou des gaffes homériques
D’autres champions qui se démènent !

Il n’empêche, citer Prisunic
La vieille enseigne rachetée
Par Monoprix, ça dit l’antique
Qui prône chez le bordelais.

Il vous dira : j’ai prise unique
Sur des mots panthéonisés
Mobylette, mammouth : qu’on m’explique
S’ils sont vraiment ringardisés !

Arrêtons la caricature
Elle ne va pas super marcher
Ma flèche vise sans rature
L’Elysée : c’est un terme archer !

Au carrefour des super eus
Je n’atteindrai jamais Copé
Au champ d’horreurs il a perdu
Le Match et tout choc haut, là, tait !

Tout ce qu’a dit, hochant, ma tête
Prouve une écoute et dit le clair
De mes réponses jugées honnêtes
D’un quasi nominé « hors pair »

Un casino miné : or perd !
Terminons par ces holorimes
Et laissons muer le grand-père
Dans le saint pli de son estime !


dimanche 13 novembre 2016

COMPTES DE FEES





Dans un pays imaginaire plongé en plein réel, la compagnie des fées sent son corps occis, mort.

Les dames des contes de fée ont des comptes défaits et le dépôt de bilan n’est pas loin.

La compagnie des fées, malgré tant de vicissitudes liées à une conjoncture déprimée, ne perd pas espoir et s’accroche à ses baguettes quand bien même le pouvoir magique se réduit à un simple effet placebo.

Pour autant, Mélusine Henroute, la fée supérieure, y croit. Elle pressent un retournement de la situation. On parle d’aides de l’état et surtout les taux à long terme accusent une chute sans pareil. Il est peut-être tant d’emprunter pour augmenter le capital : ah, vous aimez les taux, fées !

Ces prévisions optimistes ont le mérite de booster toute la compagnie qui commence par se transformer en SARL. On installe un organigramme précis et efficace. Mélusine, gérante, nomme deux sous-fées dont la principale charge sera de négocier avec un gouvernement formé de mages. On effectue un brainstorming pour décider ce que les sous fées offrent aux mages : débours sains permettant de compter sur roc fort !

Résultat : la société des fées rachètera une manufacture textile qui périclite. Il s’agira de prouver qu’elle est capable de maintenir l’emploi tout en évitant l’invasion des capitaux chinois.

L’état gère à partir de petits locaux situés dans des abers. L’odeur de l’amer imprègne les ans bruns des services déconcentrés. On oriente les deux sous-fées vers le local des aides à l’économie :

-         L’économie ? Cet aber ci !

Nul répit pour admirer la mer, point d’instant d’extase devant les remous salins : il faut faire vite ! Les deux sous-fées exposent leur plan de bataille : montant de l’aide requise, stratégie de relance qui s’appuie sur une segmentation plus restreinte du marché : les dessous chics, de luxe.

Le mage qui rend au mage au keynésianisme voit d’un bon œil cette relance de l’activité textile sous l’impulsion des aides étatiques et soutient gorge chaude.  Il fait parapher par fées un contrat parfait : aide de l’état et prêt bonifié contre maintien de main d’œuvre.

Le combat commence. Le scepticisme envahit les ouvriers : est-ce que cette compagnie crée mieux et a les vivacités (Halévy va citer ?) pour faire de nouveaux paris ?

Or fées osent en faire ! La production des dessous a le dessus sur la concurrence. La crainte initiale de ne pas voir dans les fées la capacité de supporter des faix se défait : plus jamais la présence de fées n’est hantise !

La gamme « trop-fée ! » gagne des parts de marché !

La concurrence décline et des efforts faits par ces fées paie les forfaits.

Mélusine rachète la concurrence et crée de nouvelles fabriques.

C’est alors que l’état décide de donner un coup de pouce à l’intégration des handicapés dans les entreprises. Un quota de 6% de travailleurs handicapés (par rapport à l’effectif total) est exigé. A défaut, l’entreprise devra verser une amende à l’"âgé flippe", une association qui vient en aide aux seniors sans travail.

La sous-fée Elvire Jamépersone,  la plus laide des deux mais néanmoins (nez en moins) DRH de service, se plie à la nouvelle règle. Elle embauche des nains (le nanisme étant répertorié dans la liste des handicaps) et les forme avec bienveillance.

L’histoire se termine donc par ce très navrant calembour :


Au travail laide sous-fée mit nains.

samedi 12 novembre 2016

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DANS UN PETIT SALON DE LA MAISON BLANCHE


Tandis que leurs époux devisaient dans le salon ovale, Mélania Trump et Michelle Obama ont longuement discuté entre femmes dans une pièce annexe.


Michelle : Bonjour Mélania, tu vas bien ?

Mélania : Bonjour Michelle. Je vais bien. Je me prépare. Je tiens à te remercier pour le discours que tu m’as envoyé, tu sais celui que tu avais prononcé en 2008, à la convention démocrate ! Il m’a bien aidé pour soutenir Donald !

Michelle : Ah, oui, le fameux discours. Bah, il faut bien céder entre femmes et puis à l’heure du copier-coller plus personne ne se formalise.

Mélania : Il n’empêche, je te remercie. Mais, qu’as-tu Michelle, je sens ton visage qui s’assombrit, heu, je le dis sans jeux de maux et en tout bien tout tonnerre, n’est-ce pas ?

Michelle : Oui, heu, c’est que je sens qu’elle vacille ?

Mélania : Qui, quoi, la ? La démocratie ? Tu penses que Donald est une menace pour nos institutions ?

Michelle : Oui, heu..non… Je ne pensais pas à cela. Je pensais à la petite flamme de Cohen.

Mélania : Cohen ?

Michelle : Léonard Cohen ! Il est mourant !

Mélania : Léonard Cohen ? L’auteur de « Belle du Seigneur » ce livre que j’ai dévoré ! Ah, cette Ariane Deume ! Combien je me suis assimilée à elle…Mais, il est mort l’auteur de ..

Michelle : Non, ça c’est Albert Cohen. Effectivement il est mort en 1981, si je ne m’abuse. Non, là je te parle de Léonard Cohen.

Mélania : Léonard Cohen…Voyons, voyons, Léonard Cohen… Ah, oui ! Le journaliste de France Inter qui se tape une tranche matinale !

Michelle : Le journaliste de France Inter ? Ah, oui ! Ah oui ! Ah mais non : lui c’est Patrick Cohen qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec Daniel Cohen, un économiste ou avec  Elie Cohen, un autre économiste, à se demander même s’ils ne sont pas frérots dans la vie.

Mélania : Ah oui, comme les Bogdanov, mais peut-être en moins moches. Je ne sais pas moi : je ne les connais pas ! Mais alors ce Léonard…heu, c’est qui ?

Michelle : Attends, je vais te faire écouter !

(Elle sort un 33 tours des familles, le place sous le saphir et fait tourner le vieux pickup vintage acheté dans un dépôt vente)

Les premières notes s’égrènent : ♫♪  Suzanne takes you down to her place near the river ♫♪♪  You can hear the boats go by..

Mélania (en larmes) : C’est trop beau ! C’est lui Léonard Cohen sur la pochette ?

Michelle : Oui, enfin, là il est jeune. Maintenant il est à l’article de la mort. Il se laisse mourir depuis que sa muse s’en est allée. Son dernier album est, à cet égard, très crépusculaire…

Mélania : Il peut mourir d’un instant à l’autre ?

Michelle : Oui, je n’arrête pas d’y penser. Mais bon…Je vais me ressaisir ! Tu veux encore du thé ?


Mélania : Merci Michelle, ça va aller. Laisse-moi juste écouter la fin de ce morceau. Ça me changera un peu de Rock'in the free world. Ce n’est pas que je déteste Neil Young mais Donald m’en a plus que fait souper depuis quelques semaines !