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dimanche 30 octobre 2011

SI TU VEUX QU'IL FASSE RIRE AMADOUE L'AMOUREUX...


Dimanche 23 octobre 2011 disparaissait le chansonnier et humoriste Jean Amadou à l’âge de 82 ans. Six jours plus tard, comme pour l’accompagner, succombait Robert Lamoureux de 10 ans son ainé. C’était ce samedi et tout le monde est bien triste.

Deux grands porteurs du rire, de l’humour franchouillard se font la malle en moins d’une semaine. La camarde rappelle les comiques, lassée de les voir lui taillader des trous dans son gros nez comme le dirait le grand Georges dont on fête le 30ème anniversaire de l’enterrement pas si loin de la plage de Sète.

Jean Amadou c’est d’abord une voix. Une voix chaude, familière, affectueuse même trempée dans la plus sarcastique ironie. L’homme aura sévi sur maintes ondes : Europe 1, France Inter et RTL où il siégeait dans l’agora des grosses têtes de Philippe Bouvard.

Jean aurait voulu faire du théâtre mais le Conservatoire ne ressentit pas la nécessité de le conserver. Alors Jean se dit qu’on servait mal le public des chansonniers et se donna corps et âme dans l’humour vache mais non méchant à l’adresse des grands qui nous dirigent.
 

De la radio, un peu de télé du dimanche midi et du soir (il écrit les textes du Bébête Show) puis le théâtre ! Il officie sur les planches du théâtre des Deux Anes, près du moulin rouge.

Sarkozix le gaulois sera sa dernière œuvre.

Robert Lamoureux, lui,  commence sa carrière au cabaret et interprète ses propres titres et récite des monologues frisant l’absurdité.  Il anime ensuite deux revues avec Pierre Dac et Francis Blanche (Ah ! Dac et Blanche !) au cabaret de Jacques Canetti (39°5 et Sans issue), où il croise des personnalités comme Edith Piaf, Raymond Devos (Ah !!) ou Darry Cowl (alors figurants).

Comme Jean Amadou,  Robert Lamoureux utilise au mieux le média phare de l’époque : la radio. Il crée le Papa, maman, la bonne et moi, succès sans précédent sur les ondes radiophoniques.

Mais, contrairement à Jean il se fait repérer par le cinéma et remporte de gros succès dans les années 50 avec des comédies directement inspirées du théâtre de boulevard. Le drôle va marquer les esprits dans  ses tout premiers rôles : Le roi des camelots (1950), Chacun son tour (1951), Allo... je t'aime (1952)…


Avec sa voix inimitable le comique balance alors entre planches et caméra. Au théâtre il sera Robert Langlois dans des comédies de Jean Paul Le Chanois inspirées de ses propres one man show : Papa, maman, la bonne et moi (1954) et Papa, maman, ma femme et moi (1955)

Pour le cinéma il incarnera le personnage culte créé par le romancier Maurice Leblanc, Arsène Lupin.

Mais le théâtre l’attire davantage. Il joue les pièces de Sacha Guitry ou bien certaines qu'il a écrites lui-même (Un rossignol chantait, La Soupière).

Quand le cinéma se rappelle à son bon souvenir c’est pour le placer derrière et devant la caméra. Il dirige des films adaptés de pièces de boulevard dont il est l'auteur (Ravissante, La brune que voilà, où il assure la mise en scène et interprète le rôle principal : celui d'un homme écartelé entre  quatre maîtresses). Les films populairement accueillis se briseront sur l’iceberg de la critique !

Après une traversée du désert d'une dizaine d'années, le réalisateur revient avec la fameuse série La Septième Compagnie (où il s'octroie un petit rôle) : Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? (1973), On a retrouvé la 7éme compagnie (1975), et La septième compagnie au clair de lune. Cette trilogie burlesque, moult fois diffusée sur nos chaînes, avec une part d’audience qui frise les 30%, nous conte  l’histoire abracadabrantesque de soldats français durant la débâcle et l’occupation.


Le succès est au rendez-vous mais paradoxalement le cinéma ennuie toujours cet homme si capté par l’odeur des planches. Aussi, l'acteur se consacre essentiellement au théâtre (il écrit et interprète une pièce pratiquement tous les trois ans). Néanmoins, on le retrouvera dans L'Apprenti-Salaud (1976) de Michel Deville, puis dans Le Jour des rois (1990), de Marie-Claude.


Jean et Robert en dépit de leur parcours personnels auront conservé une âme d’enfant moqueur et gouailleur. Une certaine irrévérence élégante dont certains, parmi nos pseudos humoristes modernes, seraient bien avisés de s’inspirer.

Qu’on se le dise au fond des ports…

samedi 29 octobre 2011

DATI FILLON : DEFI, TALION...


 
L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati s'indigne du fait que le Premier Ministre, François Fillon, puisse être « parachuté » dans la 2ème  circonscription  qui regroupera les 5ème, 6ème et 7ème arrondissements. L’actuelle maire du 7ème et mère de Zohra accessoirement ne souhaite pas voir le Premier Ministre labourer ses plates-bandes quand bien même elle ne les foule plus de son fauteuil moelleux sis le Parlement Européen !
C’est oublier qu’elle fut, elle-même, une parachutée !

Mais l’occasion est trop belle pour Rachida de régler ses comptes avec celui qui la laissa choir. Elle garde des sots espoirs d’en découdre avec un appareil UMP qui ne l’a pas respectée. Mais le gros navire semble déjà voguer plus loin que les futures législatives…


Rachida a le rachidien
En ébullition c’est certain
Depuis que François le Fillon
Laboure dans ses propres sillons.

Non le septième arrondissement
N’a pas besoin d’un arrogant
Parachuté en tapinois !
Qu’il reste au pays des Sarthois !

Rachida hait les manigances
Que François déroule en urgence
Caser  Dominique Tiberi
Sur un fauteuil mou de Bercy.

Il en attend de son papa
Le bon Jean,  un soutien d’éclat
Et tant pis pour les pots cassés
De l’UMP cher à Coppé.

Ça sent le règlement de comptes
La voix de Rachida raconte
Le mépris quel a ressenti
Crûment  des mâles du Parti.

Et ça fleure bon les ambitions
Pour les prochaines élections
Vous savez-bien : deux mille dix-sept 
S’inscrit déjà sur les tablettes.

François se dit : « Premier Ministre
D’un petit nerveux  ça m’attriste !
Prudence est mère de sureté
Je m’intronise député : »

Rachida fulmine à l’envi
Zohra, son petit bout, subit
Les éruptions trop volcaniques
D’une maman hypertonique.

Jean François Copé ce héros
Porte le casque bleu fluo
Pour apaiser le feu nourri
Entre ses frères du Parti

C’est quelque peu intéressé
Les gestes nobles du pompier
Déguisent mal une intention
Soigner l’image d’un champion.

Sur l’océan de l’UMP
Naviguent  déjà les voiliers
Vers l’horizon de « dans six ans »
Vents en pagaille et concurrents.

Le capitaine a beau crier :
- Une île plus proche est à viser !
Les alizées chassent l’écho
Et l’Elysée grossit l’égo !






vendredi 28 octobre 2011

SARKONFERENCE FEUTREE

                                                Double-cliquez sur l'image si besoin est !!

Hier le petit Nicolas s’est médiatiquement lâché  devant deux journalistes de la télévision, Pernaut  et Calvi (pour un peu c’était Pernod et Calva) !
Il voulait rattraper le temps perdu et réajuster la balance de la communication ! Les médias (et surtout la télé) ont été durant un mois l’otage des primaires socialistes ! C’en était trop ! Il fallait bien un peu de brise UMP pour renouveler  le climat de l’audiovisuel. Dont acte !

Nicolas a d’abord parlé de son incroyable talent de Zorro  pour éteindre les incendies financiers.  C’est vrai qu’il a mouillé la chemise pour obtenir que les banquiers raient une ardoise de dettes grecques (-50 %) et que le fonds de stabilisation financière européen soit doté de 1000 milliards d’euros quand bien même faudra-t-il faire appel aux Chinois pour abonder une caisse parallèle !

Puis,  quelques semaines avant le 25 décembre,  il s’est transformé en Père Noël  transportant dans sa hotte élyséenne de très bonnes nouvelles : le gouvernement travaille bien, les salaires n’ont pas baissé en France, l’Euro est sauvé grâce à son intervention diligente et perspicace, le futur budget (celui de 2012) sera équilibré !
Que du bonheur et de quoi préparer les fêtes en toute sérénité !

jeudi 27 octobre 2011

TA VIE SE PLANTE TANT L'OR T'Y COLLE !!


Résidence à St Anne d'Auray
Une jolie femme qu’il adorait
Gavée de bijouteries dorées
Qu’il négociait avec doigté !

L’appel de l’or vous comprenez ?
Sa vie pour l’or dès qu’il fut né
A sa bouche la cuillère dorée
Venant de sa mère adorée.

Adolescence en Côte d’Or
Un père joaillier dont le décor
Scintille en jaune, vaste trésor
Foi dans l’or : vrai confiteor !

Adulte il prolonge l’essor
Des marges folles, pantocrator
Mais sous ses airs de matador
Se dissimule un inconfort

Laure sa fille il prénommera
Lui apprendra les bons achats
Lingots, pépites, pimpants carats
Napoléons, dents de pachas !

De l’or, de l’or toujours de l’or
Inaltérable et brillant corps
Un esprit de conquistador
Jusqu’au jour de l’ignoble mort.

De quoi est-il donc décédé ?
Vrai, vous n’avez pas deviné ?
Il a, grand malheur, succombé
A un staphylocoque doré !

mercredi 26 octobre 2011

ENNAHDA, HAINE ? DA ou NADA ?


Ennahda, le mouvement islamiste tunisien, n’a jamais été aussi proche du pouvoir. En ayant raflé une majorité des suffrages, dimanche, à l'occasion de ces premières élections libres depuis la chute de Ben Ali, le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a jugé «naturel» (Hollande aurait dit « normal ») que son parti dirige le prochain gouvernement.

- Le gouvernement doit être composé le plus tôt possible, dans un délai qui n'excède pas un mois», a dit le chef islamiste alors que les résultats définitifs de l'élection n'ont pas encore été publiés.
Mardi, la commission électorale a indiqué qu' Ennahda est arrivé en tête dans neuf des 27 circonscriptions du pays, notamment dans la métropole économique de Sfax (centre-est), comme à Sousse, près de Tunis.

- Nous sommes pour une grande alliance nationale qui aboutira à un gouvernement démocratique», a dit Ghannouchi en souhaitant des discussions «avec tous ceux qui ont milité contre Ben Ali».

Espérons que la Tunisie ne se fera pas voler sa révolution et que les islamistes d’ Ennahda ne se fassent pas pousser une barbe plus longues que leurs collègues iraniens.
Il demeure une crainte légitime qui envahit une partie de l’électorat. Pourquoi avoir chassé Ben Ali pour se retrouver avec des Mollahs inquisiteurs ?

- Il nous faudrait pas que ce gars nous chie la charia, comme on le voit en Libye, scande un vieillard tunisien édenté ! J’ai confiance ! On ne va pas faire les erreurs de l’Iran !!

Qui sait ? Le  modèle iranien ne fera plus florès et s’inclinera-t-il sous l’éclat du système turc, laïque et démocratique ?

Attendons demain…


Le jasmin sent l’Islam se lamente Aïda

Un pointant un doigt bleu vers le ciel de nuages

En volutes s’alignent des nausées de charia

Pour combler le creux d’air d’un tyran de passage.



Elle revoit le printemps des promesses fécondes

Flamboyance des voix aux mots libérateurs

Et le maître des lieux privé de sa faconde

Ridicule pantin , poussiéreux dictateur.



Aïda n’entend plus les trompettes cinglantes

Claironnant de partout les sons de liberté

Car des urnes novices un suffrage décante

Une inquiétante lie de croyances viciées



L’islamisme revient de ses cendres d’antan

Quand l’attise Ennahda  au plein cœur de son âtre

Sous l’ombrage indécis d’un minaret géant

Qui soupèse en secret ses ardeurs démocrates.



Aïda craint les voix des barbus aveuglés

Par l’éclat détourné d’un soleil coranique

Son âme est à genoux dans la peur des années

Qui étalent à ses pieds des paix hypothétiques.



De Libye vient l’écho d’un retour à la loi

Qui fait couper les mains du voleur parasite

S’éternise la peur dans le grain de sa voix

Quand elle parle à qui veut de la foi sans limite.



Révolution volée de cela elle ne veut

A l’image des cœurs qui se sont exposés

O comme elle prie le ciel que s’éloignent les cieux

Des mollahs doctrinaux dans leur habit sacré.



O comme elle prie le ciel de sa chère Tunisie

Que jamais ne s’arrime l’obscurantisme fou

Mais qu’émerge la nef d’une théocratie
Soucieuse du printemps qui l’a dressée debout.

TU LASSES IDOLE : ARRET !!! ( Tue la si do la ré)

samedi 22 octobre 2011

MOUAMMAR EST MORT

Kadhafi vient de mourir mais qui l’a tué ?

L’ONU a réclamé vendredi une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort du dictateur libyen.

Plusieurs versions nous sont servies sur le plateau trouble de la médiatisation :

- Mouammar serait mort, selon Mahmoud Jibril du CNT (Conseil National de Transition), d’une balle dans la tête.

- Le dictateur aurait été blessé à l’intestin selon un médecin

- Kadhafi serait mort au cours d’échange de tirs entre les rebelles et ses propres troupes

- Mouammar ne serait pas mort tout de suite et se serait réfugié dans une canalisation d’où il aurait été délogé par les rebelles. Ces derniers  l’auraient alors achevé sous le regard optique d’une petite caméra issue d’un portable qui se frayait un chemin à travers des rebelles en transe ! La vidéo qui en résulte n’est pas d’une qualité telle qu’on puisse certifier que le dictateur était déjà mort ou pas !!

Quoi qu’il en soit le Maître de Libye quitte cette terre en laissant des décombres et tout un pays à reconstruire.

Un long travail attend les Libyens :

-  récupérer les quelque 85 milliards d’euros de la famille Kadhafi (avoirs gelés le temps de sortir de la crise)

- poursuivre en justice la famille du tyran (mais une partie s’est réfugiée en Algérie !)

- se doter d’une constitution qui soit innovante car le pays n’existe pas en soi ; il est une mosaïque de diverses tribus.

- organiser des élections démocratiques qui puissent éviter l’écueil de l’islamisme vindicatif (le modèle turc serait, à ce propos, le bienvenu. Mais est-il transposable ?)


Lequel des Kadhafi est mort ?
Mouammar ou bien son sosie ?
Qui lui fit quitter le décor ?
OTAN ou rebelles de Libye ?

L’a-t-on lynché à petit feu
Tout en dansant autour de lui ?
Serait-il mort en belliqueux
Soldat sous les coups de fusil ?

Qui reçut la balle en sa tête
Mouammar ou bien son sosie ?
Qui sortit la mine défaite
D’un gros tuyau d’égout ? Oui, qui ?

Qui se trouvait dans le convoi
Que l’OTAN avait pilonné ?
Quel coup fatal ôta la voix
Du dictateur déboulonné ?

Ca glose un max et ça suppute
Par vidéos interposées
Des caméras que l’on culbute
Ciné de guerriers excités.

Des reportages en traits de flou
La trouble image ensanglantée
D’un homme qui ne tient plus debout
Après nous avoir fait trembler.

Versions variées pour un trépas
O nébuleuse information
Chacun se nourrit d’un débat
Trempé dans la contradiction.

Mais faisons fi de la manière
Et de l’improbable sosie
Un loup a quitté sa tanière
Et dans un piège s’est meurtri.

Les derniers râles ont emporté
Les souvenirs de son passage
Dans ce désert qu’il a drainé
De violence et de carnages.

Les derniers souffles de sa vie
Ont ravivé comme un volcan
L’éclat des sanglantes tueries
Au nom de son entêtement.

Il a revu dans l’éphémère
Ce feu de quarante-deux ans
Les attentats et les chimères
Le pétrole contre l’armement.

Il a plongé le temps d’un spasme
Dans un abysse de vengeance
Vaine effusion de ses fantasmes
Dans les plis de sa déchéance.

Il a songé, instant fugace
A l’enfant de son Aïcha
Dans une effroyable grimace
Il revit les yeux de Safia.

La mort est là ; il l’a tant vue
Dans les yeux de ses suppliciés
Le noir s’étend au cœur des crues
Vagues d’injures incontrôlées.

La mort le prend sans préavis
Ni procédures ni justiciers
Juste des chants, des pleurs, des cris
Et ce désert à ressemer.

jeudi 20 octobre 2011

NATIVITE EN SINGEANT...


En ce temps-là parut une crise systémique de force 9 sur l’échelle des spéculations qui en compte hélas huit !

Parut également un organisme monstrueux qui devait pomper de l’argent  de nombreuses nations afin de le réinjecter à des brebis économiquement galeuses à défaut de quoi une monnaie commune risquait de périr dans les gémonies de la pensée libérale unique.

Nicolas monta jusqu’à Francfort car il présidait un grand pays fortement impliqué dans le maintien de cette monnaie.

Et pendant qu’il était là-bas, le temps où Carla, sa femme, devait accoucher arriva.

Et elle enfanta une jolie petite fille. Elle l’emmaillota au sein d’une clinique Muette car il n’y avait pas de place pour elle à l’hôpital public dont le service « maternité » était secoué par des spasmes de grèves perlées attisés par le caractère atrabilaire de moults sages-femmes que des menaces de suppression de poste avait exacerbé en dépit du bienfondé d’une décision administrative rondement menée par l’Agence Régionale de Santé sur des conclusions comptables reposant sur la technique infaillible de la tarification à l’acte.

Il y avait, dans cette même contrée, aux alentours de la Muette, des bergers de l’information, de braves journalistes qui veillaient avec leurs micros et caméras comme des moutons de panurge.

Et voici, un ange du Seigneur de l’Elysée leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande fièvre professionnelle et voulurent vélocement connaître le prénom du nouveau-né tout en cherchant à glaner le premier cliché choc qui pût décrocher une ribambelle de tirages dans la presse people.

Mais l'ange leur dit: Ne filmez point, ne photographiez point. Car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : le bling bling c’est terminé. C’est aujourd’hui dans la ville de Neuilly, il vous est né une petite fille,  qui est le cri primaire du retour à des valeurs plus humaines, à davantage de retenue ! Amen !

Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: pas de grands discours du Seigneur quand il reviendra du pays des Teutons !

En vérité je vous le dis : le retour du maître fut des plus pudiques. Les micros tendus ne recueillirent que peu d’échos.

Des rois mages venus de l’autre côté de la Méditerranée vinrent adorer la petite fille dans son berceau juste après avoir liquidé un affreux tyran du prénom de Mouammar et sans coup férir. Ils apportèrent de l’or (valeur fortement en hausse à cette époque), de l’encens et de la myrrhe ouatée.

Ils furent étonnés de la beauté de l’enfant et du refus du Seigneur à leur requête de planter leur tente de bédouins à proximité de l’Elysée.

Puis l’enfant grandit en sagesse dans une mouvance droitière agrémentée, çà et là, d’ineffables romances mielleuses de sa mère protectrice.

mercredi 19 octobre 2011

SARKO PAPA...



Alors qu'il se trouve près de la chancelière à Francfort (c'est mieux que l'Euro fort) le petit Nicolas vient d'apprendre que Carla a accouché d'une petite fille.

Félicitations aux deux parents !!

Si, si, c'est sincère...

DES VIES ECHANGEES POUR NE PLUS DEVIER ET CHANGER ?

Israël se sera donc décidé à libérer plus de mille prisonniers palestiniens (1027 exactement) en échange de Guilad Shalit, le tankiste kidnappé il y a cinq ans le long de la frontière avec Gaza lors d'une patrouille de routine. Parmi les détenus à libérer il y en a 477 qui seront libérés immédiatement. Certains ont été condamnés pour assassinat au moyen d'attentats à la bombe, de tirs à bout portant, parfois de manière aveugle.

On peut imaginer que c’est le cœur lourd que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a décidé de procéder à l’échange d’un seul homme contre plus de mille individus qu’il doit encore considérés comme de parfaits criminels tachés de sang, sur les mains…

Inutile de préciser qu’en Israël les divergences ont été marquées quant à la manière dont il convenait de négocier. Le sentiment de ceux qui s'opposaient à l'échange reposa et repose encore sur la certitude que terroristes récidiveront !

C’est donc un véritable pari sur l’avenir mais aussi une façon habile de rasséréner les fougues du Hamas, le bras le plus armé de la révolte palestinienne, tout en continuant à implanter des colonies israéliennes. Pari ? Manœuvre de détournement ? Premier pas vers une paix durable ? L’avenir nous le dira !

Que cela ne nous empêche pas de partager la joie des familles, des deux côtés, qui retrouvent le fils si longtemps détenu.

Mais que l’évènement, symbolique par ailleurs, ne nous leurre pas sur la difficulté à obtenir durablement une situation stable et de respect réciproque.

Le chemin est encore long à parcourir…

Dernièrement de jeunes extrémistes israéliens ont appliqué la théorie du "Tag Mehir" ("le prix à payer" en français). Cela signifie qu'à chaque décision gouvernementale considérée comme hostile aux implantations (par exemple l'ordre d'évacuer des "avant-postes", officiellement non autorisés par le gouvernement) des ultras exercent des représailles contre des mosquées ou des champs d'oliviers appartenant à des Palestiniens !!

Sur le site Web du Palestine Time les terroristes du Hamas se vantent de leurs exploits terroristes.

La Paix va encore se faire attendre….

Guilad Shalit
Soldat d’élite
Va, ressuscite
Gagne en mérite.

Cinq ans soumis
Aux Gazaouis
Hamas le prit
Dans ses rets gris.

Palestiniens
Pas trop bons teints
D’Israéliens
Subissaient liens

Prison, sanctions
Et privations
Cris des Nations
Désolation…

La paix s’attend
L’épais Satan
Laid paie ce temps
D’enfermement

Puis tout à coup
Le rêve fou
Pour tant d’écrous
Quitter le trou.

Vies échangées
Des deux côtés
Sans parité
Prendre ou laisser !!

Mille vingt sept vies
Pour une ! Folie ?
Paix fixe un prix
Qu’on justifie !!

Une accalmie
En trompe vie
Faire le doux nid
Des colonies…

Eau dans le vin
Curieux Jourdain
Le temps d’un bain
De chérubins.

Puis l’angélisme
Lourd de tropisme
Fera truisme
Tout égoïsme.

Vies échangées
En aparté
De mots guerriers
Pérennisés

Une accalmie
Pour Samarie
Juste un répit
Cisjordanie !

Une terre pour deux
Sous le ciel bleu
Mais l’olivier
Craint les dangers

Un mur de honte
La colère monte
On la dilue
Flot de vertus.

Vies échangés
Joies célébrées
Retour chanté…
Notes faussées !

Hamas amasse
Cris en caillasses
Tsahal agace
Réduit l’espace.

Soldats du troc
La guerre défroque
Son haut combat
Garde le bas !

Tout reste à faire
Cessez les guerres
Les pleurs des mères
Les cimetières…

Tout à prouver
Des deux côtés
Le grand pardon
Sans illusion…

mardi 18 octobre 2011

LES EAUX DE THAILANDE


Les inondations qui font suite à une saison des pluies particulièrement active et à des forts coefficients de marée, sont en train de prendre en Thaïlande l’ampleur d’une catastrophe nationale. Au total 150 districts dans 23 provinces dans le nord, le centre, l’est et l’ouest de la Thaïlande sont affectés par les inondations.

Pour l'instant, les autorités ont réussi à préserver Bangkok, la mégalopole de 12 millions d'habitants, son quartier d'affaires et ses aéroports, de l'invasion des eaux. Mais une immense région, au nord de la ville, est conséquemment sacrifiée ! La voilà  noyée depuis plusieurs jours, parfois sous plusieurs mètres d'eau. Un tiers des provinces du pays est concerné. Le nouveau bilan mardi faisait état de 315 morts, et la facture se comptera en milliards d'euros, tant pour la reconstruction qu'en raison du coup d'arrêt ressenti dans l'appareil productif.

 Une catastrophe qui frappe un pays si loin de nous mais qui ne devrait pas nous laisser indifférents !

Inexorablement montent les eaux
En masse de mousson forte et cinglante
La rizière immergée noie ses sanglots
Sous le ciel menaçant de Thaïlande

Bouddha les pieds couverts d’un flot mesquin
Assiste impuissamment au long déluge
Bras tendus, torses nus se fraient chemin
Dans ce lit ondulant nu de refuges.

La mer impétueuse en ses marées
A tapissé d’un troublant manteau gris
Les provinces où germaient les grains de riz
Sous les regards abattus, résignés.

Bangkok a détourné la vague  éclair
Par digues érigées de sable en sac.
L’élan marin repoussé vers l’agraire
A sapé  le terreau avant ressac.

Bangkok tout de frissons pourtant s’ébat
Sous l’égide indigente des barrages
La diluvienne mort étend ses bras
Vers les  nouveaux berceaux de ses ravages.

Des corps ont disparu sous les remous
Larmes et tourbillons affleurent les bords
Surnagent maladroits, saouls de dégoût
Les paysans frappés de mauvais sort.

samedi 15 octobre 2011

BIENTOT LA FIN DES CESARS UN PEU PRIMAIRES...

UNE BANQUE NE SERA PAS PLOMBEE...SYPHON PROPRE !


La chancelière allemande Angela Merkel admire l’ange et la mère qu’elle vénère.

- Quel joli tableau de Bellini, quelle grâce, soupire-t-elle, si seulement la situation européenne pouvait trouver cette sérénité, cette solennité.

Elle va recevoir Nicolas tout à l’heure et a besoin, préalablement, de se replonger dans la médiation spirituelle avant d’affronter le petit énervé.

A l’ordre du jour toujours et encore la crise financière. Il s’agit de se mettre d’accord avec le futur nouveau papa élyséen d’un terrain d’entente sur la procédure à adopter pour recapitaliser les banques européennes.

Car les banques de l’UE commencent à vaciller sur leur socle d’actifs toxiques que les banques à subprimes leur ont refilé comme une satanée patate chaude.

Comme l’a suggéré la Dame du FMI, une certaine Lagarde, il serait souhaitable que les banques de l’UE se recapitalisassent.

Donc Nicolas a rencontré pour la 42,6 ème fois (42,75 fois selon les syndicats métallurgistes de la Ruhr) la chancelière qui ressemble de plus en plus à Martine Aubry, mais en blond à moins que ce ne soit la Lilloise qui ressemblât à la teutonne  mais en brun. Allez savoir ! En politique ça change tout le temps !

Là n’était pas le problème de  toute façon. Les deux chefs d’Etat ont devisé de visées, de vaseux « vas-y ! »  pour finalement se mettre d’accord :

- Il faut récapituler, a lancé Nicolas, Angela l’atteste !

- Non Nicolas, il faut recapitaliser ! RECAPITALISER les Banques !

- Ah ? J’avais mal compris !

Pas plus sourd que celui qui ne veut pas comprendre. Nicolas n’a pas envie de recapitaliser les banques françaises ! Les établissements cocardiers lui mettent la pression pour ne pas tomber dans une telle extrémité, BNP Paribas en tête.

-  Nous serons au niveau exigé par les nouvelles normes dites de Bâle 3 [les nouvelles exigences réglementaires post-crise] dès le 1er janvier 2013", précise, péremptoire, BNP Paribas.

Les dirigeants de la noble banque  rappellent le sublime paradoxe : faire une augmentation de capital aujourd’hui, au cours actuel de l’action BNP Paribas, pénaliserait considérablement les actionnaires actuels de la banque !

Mais c’est pourtant vrai ! Une augmentation de capital par création d’actions nouvelles risquerait de léser les détenteurs d’actions actuellement survivantes ! Comme l’action BNP ne cesse de chuter dans l’abysse Cac 40 il ne serait pas sage de pondre des nouvelles actions au cours de 21 € (cours vaguement actuel) car la valeur moyenne d’une action (capital / (actions anciennes + actions nouvelles)) serait minable et ferait fondre la valeur initiale des toutes premières actions !

Une décote serait au rendez-vous et les actuels actionnaires réfléchiraient à deux fois avant d’acheter des actions neuves cotées selon les lois de la crise.

Par pénurie d’amateurs c’est l’Etat (donc nous contribuables) qui devrait alors mettre la main à la poche et puiser dans son budget pour renflouer le capital propre des banques !

Car l’objectif est là : il faut sécuriser les banques en les forçant à augmenter leurs fonds propres. C’est ce que clame José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Il faudrait arriver à 9% de fonds propres, lance un économiste au nom de Plane, spécialiste du vol interbancaire aux zèles à réaction spéculative.

En France, certaines banques n’ont pas encore atteint ces fameux 9 % de fonds propres. Si la BNP (9,6 %) et la Société générale (9,3 %) semblent de bons élèves il n’en est pas de même pour le Crédit Agricole (8,9 %) et d’autres établissements seconds couteaux !

Mais comment obtenir des fonds propres avec de l’argent sale et toxique ?

Comment va-t-on augmenter les capitaux des banques si ce n’est qu’en empruntant à d’autres banques qui elles-mêmes puiseront dans la poche du contribuable ou de l’épargnant encore confiant dans le système ?

Oui, il faut des moyens, donc des attributs ni trop hauts (de toutes façons le haut se cache puisque haut s’terre !) ni trop bas (impossible à trouver lui aussi car le bas, bas coule !)

Où trouver ces moyens ? Chez les Français, les Français moyens, les classes moyennes. Ces classes jamais ne déclassent. Elles évitent la paupérisation sans jamais atteindre l’asymptote des millionnaires. Aussi paient-elles pour les pauvres (solidarité oblige) et pour les riches (bouclier fiscal se doit !)
 

L’argent est un long fleuve tranquille. Il prend sa source au mont « Gerbent de gens ». Ill coule sur les plaines qui daignent l’accueillir. Il peut irriguer la vaste prairie bancaire par ses affluents d’épargne ou hydrogéner l’immense plateau fiscal par de petits ruisseaux comme le  TVA (Très vif affluent)  ou l’IRPP (Immuable Ruisseau par Pluviométrie Permanente)…


Puis il se jette dans l’amer ! Le soleil des paradis fiscaux vient alors le réchauffer et le transforme en vapeur opaque et trouble. Ce gaz se liquéfie parfois et redevient une liquidité abondante qui détient la propriété de blanchir tout ce qu’elle inonde.
 
Mais parfois le gaz ne daigne pas revenir à l’état aqueux et s’accumule pour former une jolie bulle spéculative.  Un nuage cumule us et coutumes  rentières jusqu’à ce que l’orage éclate. Mille gouttelettes acides retombent pour ronger  les coffres métalliques dont l’érosion fait pitié !!
 
La météo n’arrive pas encore à prévenir ses dérèglements erratiques !
 
L’humanité impuissante s’en réfère à des solutions basiques et archaïques : parapluies  plus ou moins dorés, digues (dingues donc !!)…
 

Pauvre de nous !!

vendredi 14 octobre 2011

UN COUPLE GLAMOUR !

(Montage déjà utilisé le 30 novembre 2010)


Arnaud Montebourg s'est laissé aller à quelques confidences et Martine Aubry au dynamisme déconfit danse la danse du loup ! Hou, hou !!

Oui car Arnaud va voter Hollande, mais à titre personnel !

Le chantre de la démondialisation a sûrement trouvé dans le candidat normal une certaine norme alitée, mollement assise sur des préceptes qui pourraient, éventuellement, s'orienter vers moins de mondialisation dans les années futures à un rythme identique à la dénucléarisation poussive du Corrézien !

Donc finalement all hands for Hollande aux lendemains (Hollande, main ?) d'une longue réflexion ségoléno-arnautique, tac !!

L'amère aube rit jaune le long de la Deûle lilloise où paressent quelques péniches. La Martine voudrait que le temps suspende son vol....

Ah, si seulement DSK !!

Elle n'en serait pas là !



mercredi 12 octobre 2011

MON EX est CLEAN (enfin presque) et mon KLEENEX ?


Ségolène Royale a été défaite à l’issue du premier tour des primaires socialistes. Elle en a pleuré. Les caméras ont retransmis la fontaine d’amertume et d’aucuns s’en sont gargarisés de plaisir.

 Bien sûr dans cette rivière lacrymale se mélangent confusément de l’orgueil blessé, de l’amour propre éventré, de l’humiliation ressentie, du dépit. Bien sûr la dame de Poitou a sa part de responsabilité dans la chute qui l’a précipitée. 

Elle n’a pas su se remettre en question. Se rétractant sur sa position de 2007 elle a cru pouvoir surfer sur une légitimité issue des suffrages de la dernière présidentielle.
Son monde s’écroule. N’en riez-pas ! Le monde politique est dur et l’est d’autant plus quand on est femme !

Les larmes ne sont pas feintes pour la défunte. Une petite mort s’installe. Ségolène va traverser un désert ! Ce n’est jamais très agréable ! On y trouve encore des cactus. Aïe, aïe, aïe...

Les larmes sont au cœur de notre humanité.  Larme est un refuge ! L’arme est nid dira Aznavour…

Je ne vois pas de calcul dans ces larmes. Larme à gauche : l’arme adroite ? Non ! Larmes tout simplement ! 

Et Brel, Brel qui chantait : voir un ami pleurer…




Dans les larmes de Ségolène
Saigne l’égo déguenillé
Et d’indicibles flots de peine
Au bord de lambeaux de fierté.

Un goût amer de la défaite
Une tempête courroucée
Dont les embruns font la conquête
En vagues d’animosité.

Dans les sanglots longs de Ségo
Voguent en silence les débris
D’un long voilier mu d’idéaux
Mais que tornade aura détruit !

Sous les rigoles humectées
Les cernes appesanties de doute
Portent les ombres de traînées
Des pas de soldats en déroute.

N’en riez pas, ne raillez pas
La plaie béante d’amour propre
Est de celles qu’on ne soigne pas
Quand s’éternisera l’opprobre.

Assurez vous parcimonieux
De vos sarcasmes complaisants
Quelle que fût la dame à vos yeux
Laissez pleurer son cœur d’enfant.

C’est un vernis qui se craquelle
Impudemment mais sans détour
Grise souillure sur l’aquarelle
Qui maquillait un autre jour.

Désirs d’avenir en funérailles
Petite mort dure à porter
L’astre rosée soudain défaille
Dans l’indicible obscurité.

Dans les larmes de Ségolène
Meuvent en chœur, confusément
Fonds de dépit, débris de haine
Et phobie de l’écroulement…

N’en riez pas, ne raillez pas
Bien sûr sa vaine vanité
L’orgueil ancré dans ses combats
Mais, voir une femme pleurer…

Mais voir une femme pleurer…