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mardi 30 octobre 2012

LE PLFSS : LE BEBE PEUT PASSER AU SENAT


L'Assemblée nationale a adopté un joli petit bébé tout emmailloté dans sa couverture de bonnes intentions socialistes. C’était mardi, par 318 voix contre 228, en première lecture ! Oui, en vérité je vous le dis : le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, qui table sur un déficit de la "Sécu" de 13,9 milliards d'euros a été voté ! Il doit, à présent,  passer au Sénat qui l’examinera dès le 12 novembre prochain ! Histoire de voir s’il n’a pas de maladies honteuses, de taxationite aiguë ou de perte de poids dans les sondages.

Le joli PLFSS prévoit notamment une augmentation de la taxe sur la bière et de celle sur le tabac, et crée une nouvelle taxe sur les boissons énergisantes. Gare aux amateurs de bière qui terminent leur chope tout en se grillant la 20ème de la journée et qui souhaitent pour maintenir leur ligne (si déstabilisée par de telles conduites à risque) se lancer dans un cross intrépide entrecoupé çà et là de petites pauses à base d’ingurgitation salvatrice de fioles au contenu riche en caféine et autre taurine. Là, on cumule les handicaps !!

Le gentil PLFSS instaure aussi, à partir du 1er avril 2013, une nouvelle contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie de 0,3% sur les retraités imposables. Les gérontes paient pour les gérontes ! Pour Cahuzac qui gère y’a tri ! Tri sélectif entre l’or dur d’un riche rentier qui n’attend pas après sa pension et le petit revenu non imposable de l’indigent retraité !

Enfin, pour résumer, l’adorable PLFSS tend ses jolies menottes pour nous présenter une prise en charge à 100% de l'IVG ! Avorter ? A voté ! On peut prévoir davantage de bébés mis en bière laquelle sera taxée ! Une certaine suite dans les idées pour ce gouvernement !

Ah, j’oubliais, le PLFSS prévoit de transformer le « congé de paternité » en « congé de paternité et d’accueil à l’enfant ». Ainsi, ce genre de congé pourra être octroyé à toute personne vivant avec la mère de l’enfant, y compris dans un  couple homosexuel ! Vous suivez ?

C’est simple ! Prenons un exemple courant !

Arlette porte un enfant qu’elle a eu d’une aventure avec Eglantine…Heu, non ! Je reprends. Arlette attend un bébé qu’elle a eu de façon la plus naturelle à la suite d’un rapport avec Charles. Mais soudain Arlette se rend compte qu’elle n’aime plus Charles ! Non, pas en raison de Charles ! Quoique... Non surtout en raison d’elle-même ! Elle fait son coming out ! En fait, elle découvre son homosexualité ! Elle est amoureuse d’Eglantine. Donc Arlette quitte Charles qui, au fond de l’abysse du désespoir, va commencer à ingurgiter des litres de bière tout en fumant comme un sapeur. Il va ainsi contribuer à redresser les finances de la Sécurité Sociale via les nouvelles taxes ! De son côté Arlette pourrait être tentée d’avorter surtout si c’est remboursé à 100% ! Mais Eglantine l’en dissuade puisqu’elle se propose d’être le futur père de l’enfant ! Ainsi elle bénéficiera du nouveau congé sus nommé ! Il s’agit là de simples calculs de taux marginaux de substitution ! A la portée de n'importe quel économiste en première année de licence !

Dans un prochain article je vous évoquerai le cas de Florian, grand adepte de footing et amateur de boissons énergisantes, qui ne souhaite pas que sa femme Mélanie avorte bien que celle-ci allègue qu’elle fume trop et que le fœtus risquerait de subir un tabagisme actif lequel n’a pas suffisamment décru en dépit des nouvelles taxes !

SANDY IS WASHING TOWN...


Sandy était attendu dans la nuit de lundi à mardi sur la côte Est des Etats-Unis ! Il a effectivement frappé New York et une partie du Canada ! Bilan actuel : 27 morts aux USA et un au pays de l’érable.


Qui est Sandy ? Bien sûr un ouragan ! Une masse de vent tourbillonnant qui soulève tout sur son passage et entraine l’élément liquide dans son sillage ! Bâtiments dévastés, arbres arrachés et inondations sont le lot habituel de tels cataclysmes météorologiques. En 2005 Katrina avait ravagé la Nouvelle Orléans et Georges Bush n’avait pas vraiment sur gérer la crise éolienne ! Son image et sa côte de popularité d'alors avaient autant été  dévastées que la ville de Louisiane ! Pour un vent tôt il se découvrit moins vantard !

 
En pleine campagne électorale Obama ne veut pas faire de faux pas ! Avant l’élection du 6 novembre et alors qu’Halloween se revêt de longues robes aqueuses Barack Obama a quitté le soleil de Floride, les meetings, pour rentrer à Washington ! De là il a harangué le peuple en le convainquant d’évacuer et d’obéir aux autorités locales lorsqu’elles somment de quitter un lieu trop fortement exposé aux futures colères du cyclone !

Son rival, Mitt Romney n’a sa campagne que tardivement et vient de décider de remplacer son meeting prévu ce soir dans l’Ohio par un rassemblement d’aide aux victimes, dans la plus pure tradition mormon !

 
Un vent tueur s’est invité dans le duel Républicain-Démocrate, pour qui soufflera-t-il ?

 
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

 
Comme le chantait (et le chante encore) Dylan !


Pas de feu mais un Sandy
Ouragan fou : on s’en dit
Très soucieux en New Yorkais
En première ligne visés !

Et Obama cessant dix
Quelques jours ses arguties
Met de côté sa campagne
La prudence est sa compagne.

Sandy se dit sans douceur
Source d’incidents, sons d’heurts :
Patatras, toits envolés
Glou, glou, métros inondés !!

Un grand vend plus de cent-dix
Kilomètres à l’heure ! Sandy
Décoiffera  Mitt Ronney
S’il ose dehors se montrer !

Drôle de temps pour Halloween
- I suppose pedalo win
If the water floods my house !
And anywhere it’s to douse !!

Sam ferait-il tord en ciel
Pour que des pluies torrentielles
Lui lavassent le cerveau
En ces temps électoraux ?

Combien de manque à gagner
Par tant de bras à l’arrêt ?
Combien d’indemnisation
Puisée dans l’inondation ?

Plus d’avions, pas  plus de trains
Fermée l’école des gamins
Evacuations en masses
Sandy nous joue la menace !

Stock à gogo, provisions
Calfeutrage en prévision
Gros  Eole, temps diluvien
L’éclaircie se dilue, viens !

Viens t'abriter en sous-sol !
Brille ma lampe à pétrole !
Pas de feu mais un Sandy
Ouragan fou on s’en dit

Prévenu  mais malgré tout
Prions le grand Manitou
Epargnez nous la terreur
La mort des ordinateurs

N’éradiquez pas Wall Street
Ça nous rendrait Héraclite !
Bien plus tard il sera temps
De dire pour qui fut le vent :

Pour le Mormon sémillant ?
Ou pour le noir Président ?
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


samedi 27 octobre 2012

AU RESTO DU VATICAN



-   Fromage ou dessert ?

-  Les deux mon prélat !  Et comme boisson ? Les quarts d'Hinault ?

-  Hinault ? L'ex coureur cycliste ?

-  Affirmatif mon prélat !

-  Mais heu...

-  Que de l'eau bénite et sans EPO !!

- Alors, dans ce cas vous avez ma bénédiction !

- Ca a été pour les coquilles St Jacques ?

- Hum, un véritable péché !!

vendredi 26 octobre 2012

COPE-FILLON : DES PASSE-ROLES ET DES PACTES !

Cliquer sur l'image pour agrandir
 

Hier sur France 2 il fut un débat que je ne pus guère suivre en raison d’une sortie au cinéma. Il semblerait que je n’eusse rien perdu ! Le débat opposait exceptionnellement deux longs couteaux de la plus belle armada droitière de notre hexagone hollandisé : Copé et Fillon ! Mais le débat fut bas, sans combat haut, sans bon K.O. ! Pas cocorico !!

Les orphelins du petit nerveux de l’Elysée ne se sont pas hasardés à jouer aux frères ennemis. D’ailleurs en auraient-ils eu le talent ? Chacun soigna son image policée, pour plaire aux quelque 300.000 électeurs UMP qui voteront pour l’un deux afin de désigner le futur Président de l’UMP ! Un tremplin pour la candidature présidentielle en 2017 ?

Copé, qui venait de se goinfrer de petits pains au chocolat, avait l’élocution poussive ! Fillon, encore tout revêtu de son costume matignonesque (blanchissage prévu le 24 janvier, jour de la St François) défendit son bilan du quinquennat sarkozien ! Dans ce bilan il inclut la volonté du Petit Nicolas de repousser le plan social de PSA que lui proposait le Président du groupe automobile, un certain Varin !

- Le ravin de Varin s’avérait vile vérole, s’excusa-t-il en battant sa coulpe !

Copé nous resservit  une louche de soupe décomplexée : navets navrants et chou de Bruxelles anti migrants pour anti migraine.  

Juste une petite divergence sur la Présidentielle. Copé a réaffirmé qu'il serait derrière Sarkozy, en tout bien tout honneur,  s'il (oui Sarko, pas Copé)  était candidat en 2017. Fillon a expliqué qu'il se rangerait derrière le candidat qui serait le mieux placé… éventuellement derrière lui-même s’il arrivait à hériter du don d’ubiquité !

- J'espère que Jean-François fera de même, a-t-il lancé au nez de son débatteur

- Zéro problème, a répliqué ce dernier visiblement traumatisé par une pub MMA (Zéro blablas, zéro tracas…)

C’est vraiment triste les tirades UMpistes !!

Mais qui était donc le dialoguiste ? Je veux un nom !!

Henri Guaino ??

A LA TIENNE ETIENNE !!


jeudi 25 octobre 2012

SOIN INCOMPLET M'ENTERRE, GEINT LE GUEUX


Samedi passé, à Nice, devant le Congrès de la Mutualité, François Hollande a promis que tous les Français auraient une couverture complémentaire de qualité d’ici à la fin de son quinquennat.
C’est qu’en l’état actuel des choses quatre millions de Français n'ont pas accès aux complémentaires  santé (qu'il s'agisse de mutuelles, assurances ou contrats de prévoyance) ! Les personnes au CMU (Couverture Médicale Universelle)  sont certes mieux soignées en dépit d’un RMI (Revenu Minimum d’Insertion) malingre ! Mais, sauf exception, le remboursement des soins s’effectue selon les normes de la Sécurité Sociale ! Pas plus pas moins qu’un individu salarié qui n’a jamais connu ladite couverture puisqu’il s’endort dans de meilleurs draps ! La différence est que le salarié peut, en général, se payer une Mutuelle.

Alors Hollande ému, tu hèles !!
- Au secours la Mutualité, viens au secours de ceux qui ont voté pour moi !!

Afin d'atteindre cet objectif, l'Etat (donc nous,  soit nos impôts)  s'engagera dans une grande réforme des aides et des taxes sur le secteur.
- Les aides atteignent  4 milliards d'euros : un véritable « un gâchis financier », clame notre Président de la République, car ceux qui en profitent sont plutôt des cadres de grandes entreprises que des salariés à temps partiel. Quant aux chômeurs et aux retraités, ils ont les plus grandes difficultés à s'offrir une complémentaire !

La Palisse n’eût pas dit mieux, il me semble !
Donc Flamby  va «généraliser, à l'horizon 2017, l'accès à une couverture complémentaire de qualité» dont 4 millions de personnes sont dépourvues, bien que l'État ait dépensé 4 milliards jusqu'à présent !!

Dans la foulée de son discours le chef de l'État a évoqué les déserts médicaux ! Ce sont de vastes plaines grégaires où paissent des troupeaux (des terres à pis) et qui pourraient être semées de graines de médecin en herbe, non génétiquement modifiées et susceptibles, moyennant un blé étatique, de donner de bons sarments d’Hippocrate !! 
Le Président veut aussi multiplier le nombre de «praticiens territoriaux de ­médecine générale» dont les deux cents premiers verront le jour en 2013 !
En parallèle il souhaite donc multiplier le nombre de patients, impatients de représenter un fonds de commerce pour cette nouvelle race de carabins !

Enfin, une loi de santé publique «avec des objectifs et des budgets» sera présentée en 2013. Elle sera centrée sur la prévention des jeunes (l'alcool non, l'eau férugineuse oui !) et devra «mettre fin aux cloisonnements et aux compartiments de la prise en charge des malades». On devrait donc voir réapparaître de grands dortoirs chaleureux, sans cloisons, gorgés de convivialité émanant de convives alités !



Ceux de la CMU oui m’ont assez ému :
- Pourquoi François nier ? Nul ne va nous soigner
Sans revenus décents descente est ta santé !
Dents cariées, céphalées, on ne les soigne plus !!


Pour eux je brandis haut la Mutualité
Accès de tous aux soins ! Ô France émue, tu hèles
Des efforts soutenus de cinq cents Mutuelles
Pour soulager les hères souffreteux, alités.

 
Complémentarité d’Assurance Maladie
Pour les déshérités du désert médical
Remboursement des soins à l’homme qui médit cal-
Cul des reins autant que son médecin nanti !

 
Urgemment les urgences se verront soutenues
Pas de délai d’attente pour le vieil édenté
Aidons les carabins qu’ils viennent s’installer
Dans la France profonde par quelques sous tenus.

 
Bridons les honoraires, rien de déshonorant…
Rendons la vie moins chère à l’hypocondriaque
Et mis au quart de tour sauvons le cardiaque
Du trou de la Sécu rebouchons l’indécent !


Prévention pour les jeunes, que la vieille veille vaille
Donner encore du sien pour limiter l’engeance
Des spectres éthyliques qui tuent l’adolescence
Et boutons sans tabou le tabac des poitrails.


Ainsi sans nous taxer de stupides amateurs
Nous guérirons les maux de la sainte Santé
Ferons chuter les « stats » de la mortalité
Honni qui mal y panse  en infâme soigneur !!
  

lundi 22 octobre 2012

LE FEMINISME EST-I PARTI ?


Une cheffe (et oui, un chef, une cheffe et un auteur,  une hauteur, heu, une auteure) de file du Tea Party dans le Mississippi regrette le jour où les femmes ont obtenu le droit de vote !

 
-  Les femmes, explique Janis Lane, sont tout simplement trop instables émotionnellement et indignes de confiance. Les Miss ici pies jacassent et n'ont rien dans la cervelle rationnelle tant vague l'émotion !»
 
Janis Lane est-il un homme pour éructer de tels préjugés ! Que nenni, Janis Lane est une femme genre mamy Nova en plus jeune ! Quoique la jeunesse de Janis se jaunisse et s'annonce sans noce !

Que s’est-il passé dans sa vie pour dispenser de tel propos ? Sa propre expérience a-t-elle vocation à générer des conclusions universelles sur l’instabilité émotionnelle de la gente féminine ? Aurait-elle été l’agente de tant de forfaitures, de tant de revirements de girouette abandonnée aux tourbillons versatiles d’une tempête sentimentale qu’elle dût s’accorder le constat suivant : parce que je fus volage toutes les femmes le sont !


Les hommes ne peuvent que boire du petit lait à l’écoute de tels propos ! Par ses délires Lane homme allie ! Surtout les adeptes d’un machisme effréné ! Aragon et Jean Ferrat doivent se retourner dans leur tombe ! Qu’une femme puisse vomir de tels stéréotypes  après tant d’années de lutte pour l’émancipation féminine !!

 
Les femmes n’auraient pas le droit de voter ! Mais les hommes n’auraient pas le droit de fauter à trouver quelque accréditation  à ces sornettes de mamie frisant le gâtisme !


Une cheffe du Tea Party ! Mais qu’a-t-elle pu mettre dans son thé pour qu’il lui esquintât ainsi les neurones ?

 
Pour une fois, ô femme, il eût fallu te tourner vers ton grand rival moscovite !


Et oui, si au moins le Tea Party eût thé russe !!

POUR PHILIPPETTI L'ART C'EST PAS DU GATEAU !


La Fiac, l’une des grandes foires d’art contemporain au monde, est victime de la rentabilité plein pot (de peinture)  ! Aussi, parce qu’ils se vendent moins qu’avant les artistes des années 60, 70 et 80 sont moins nombreux, voire absents, sous la verrière du Grand Palais qui n’accepte en son sein que des stands au coût d’installation minimum de 50.000 € !
Les stands opérationnels proposent donc des œuvres anglaises, américains, italiennes,…

Le désamour pour les œuvres françaises s’inscrit dans un climat de méfiance : n’a-t-on pas parlé d’intégrer les œuvres d’art dans le calcul de l’ISF (Impôt sur la Fortune) même si Mme Filippetti (Ministre de la Culture) s’est inscrite en faux quant à cette proposition ! De façon générale le Français moyen préfère placer son argent dans la pierre, l’or ou le CAC 40 plutôt que dans les œuvres d’art !
Mais les Français globalement achètent des œuvres d’art par le biais de leur métonymique Etat ! Oui, la commande publique est prépondérante !  L’Etat gère les Buffet ! L’Etat s’avère un véritable mécène qui fait vivre les talents à travers les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), ainsi que via le FNAC (Fonds national d’art contemporain) à ne pas confondre avec la FNAC ! Le FNAC  dispose d’un budget d’acquisition important puisqu’il équivaut à la totalité des FRAC qui pourtant a déjà du fric dans son froc ! Résultat de tant d’achats publics : les œuvres achetées ne s’exposent  pas ! Ce système étatique en vase clos n’incite pas les artistes à se frotter à la concurrence internationale !  A quoi bon ? Le marché semble protégé ! De là à dire que les artistes fonctionnent comme les marchands d’armes il n’y aurait qu’un pas !

Ailleurs, dans  les autres pays européens et aux Etats-Unis, c’est le privé et sa loi du marché qui prennent la main (invisible de Smith) !  Et les artistes y sont conceptuels, contemporains et attirés par le grisâtre moderniste. Nos peintres hexagonaux se veulent  figuratifs et amoureux des couleurs, autant de critères qui sortent du standard de la Fiac !!
Alors, en parodiant la brave Yvette Guilbert et son fiacre (1934) :


La Fiac allait, trottinant,
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
La Fiac allait, trottinant,
L’art français faisait chou blanc !

Devant les stands étrangers,
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Le peintre gaulois geignait
Il se sentait bien baisé.

Puis un' voix disant : " Créons !
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Une voix d’Etat : " Créons !
J’ai pour toi plein de pognon !"

Un vieux mécène qui passait,
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Avec son très gros chéquier,
S'écria : j’achète anglais !!

Une femme avec un quidam !
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Se dit l’art se nique l’âme

A s’étatiser, quel drame !

Le privé devrait s’mouiller
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Pour acheter du français
Monory, Combas, c’est gai !

De la FIAC de ce samedi :
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Gagosian se dit ravi
Et Marian Goodman aussi !

Faudrait ne pas nous cacher,
Cahin, caha,
Hu, dia, hop là !
Se disent les peintres français.
Succès on va l’décrocher !!

samedi 20 octobre 2012

MONTEBOURG VRP MADE IN FRANCE


On savait Montebourg très médiatique, très people, soucieux de son look, de son sex-appeal  et cultivant avec science et raffinement  sa relation avec la journaliste Audrey Pulvar, la femme aux lunettes à 15.000 € selon un vilain canard déchainé !

Alors quelle mouche l’a piqué qu’on l’aperçût  à la Une du Parisien magazine affublé d’une marinière et tenant un blenber Moulinex ? Sans compter une montre à quartz Michel Herbelin Newport Yacht Club, ostensiblement portée par son poignet droit !! Oui droit !! Yacht Club et marinière finalement, pourquoi pas, si Arnaud tique !

Oui, Arnaud tique contre nos trop fortes importations et l’abandon des productions hexagonales ! Montebourg a voulu se montrer en « Made in France » pour mettre en exergue la splendeur de notre production domestique et galvauder les pitoyables produits d’importation. Il est vrai qu’un Ministre du Redressement Productif doit montrer l’exemple et n’acheter que français !

Seulement Arnaud se croit encore à Autun, la ville de son enfance où grand papa vendait de bonnes viandes bien françaises, nom de Dieu comme le dirait JP Coffe !

Le monde a changé ! Les produits 100% français se font rares !  Il se pourrait bien que le tissu de la marinière ait été fabriqué au Maghreb ou dans les pays de l’Est ! Quant au robot Moulinex il n’a plus le droit d’exister sans demander la permission à son papa SEB ! La montre, quant à elle, est constituée d’un cadran et d’aiguilles suisses !

On ne sait toujours pas si les lunettes d’Audrey sont à 100% françaises ! On ignore aussi les motifs qui ont poussé  Arnaud à poser avec cet accoutrement bizarre et ses accessoires ridicules ! A moins que Photoshop ?

Pour conclure par une chanson je me suis permis de parodier un grand standard (La Maritza) de Sylvie Vartan (produit venant de Bulgarie).


Mon dada c’est la marinière
Gauthier m’a refilé la sienne
J’ai la France pour tout repère
Et toutes ses marques anciennes
D’autrefois…

De mes dix premières années
Il me reste un peu d’Autun
Mon grand-père était boucher
Sa rosette se vendait bien
Autrefois :
La la la la...

Restons chez nous dans nos frontières
Faisons bosser nos bouchers
Achetons robots super
Que Moulinex a créés
Quel doigté !


Quand notre industrie broie du noir
Que les usines sont parties
Je veux redonner l’espoir
N’achetons que nos produits !

Quel pari !


{Parlé}
De mes dix premières années
Il me reste un peu d’hautain…


{Chanté}
Et pourtant les yeux fermés
J’entends grand-père chanter
Ce refrain :


La la la la
La rosette, goûtez moi ça !
La la la la
Non, vous n’en reviendrez pas !
La la la la
C’est du pur français tout ça
La la la la

CHEYSSON DESORMAIS CHEZ SON PERE (Et son Tonton)

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Claude Cheysson, ancien ministre des relations extérieures de François Mitterrand de 1981 à 1984, est mort à l'âge de 92 ans, lundi 15 octobre, des suites d'une longue maladie, a indiqué sa famille. Il se fait voler la vedette par Sœur Emmanuelle de la frénésie érotique de Bangkok ! Mais bon, je réhabilite sa mémoire car j’aime évoquer le bon temps de la Tontonmania !!

Né le 13 avril 1920 à Paris, après de brillantes études, il était entré dans la carrière diplomatique en 1948, comme attaché au commissariat général aux affaires allemandes et autrichiennes, puis conseiller à la présidence du gouvernement du Vietnam en 1952. Il devient chef adjoint puis chef de cabinet du président du conseil, Pierre Mendès-France et le collaborateur d'Alain Savary au secrétariat d'Etat aux affaires marocaines et tunisiennes (1956).

M. Cheysson est ensuite secrétaire général de la commission de coopération technique en Afrique, de 1957 à 1962, puis directeur de l'Organisme saharien jusqu'en 1965. Promu ministre plénipotentiaire la même année, il devient ambassadeur à Djakarta (Indonésie) un an plus tard.

Claude Cheysson adhère ensuite au Parti socialiste en 1974 et entre au gouvernement après l'élection de M. Mitterrand en mai 1981. Il dirige alors la diplomatie française dans un style très personnel jusqu'en 1984.

Il rejoint désormais Kristel au Paradis !

Peut-être l’appelle-t-il : Sylvia, où es-tu ?

Il hèle ? Oui !! Oh, oui !

Il a rejoint son Christ et chez son Christ hèle !

vendredi 19 octobre 2012

HOMMAGE D'UN FAUTEUIL EN ROTIN


L'actrice néerlandaise Sylvia Kristel, connue dans le monde entier pour avoir incarné l'héroïne du film érotique "Emmanuelle", est décédée dans la nuit du 17 octobre 2012 des suites d'un cancer.

Oui, Sylvia était devenue célèbre avec son premier film, "Emmanuelle", sorti en 1974 (musique de Pierre Bachelet). Tourné par le réalisateur Just Jaeckin, il était une adaptation du roman du même titre d'Emmanuelle Arsan. Le film, qui a connu un succès international, du Japon aux Etats-Unis, raconte les aventures sexuelles d'une jeune femme en Thaïlande. Il était resté treize ans à l'affiche sur les Champs-Elysées à Paris.

Dans les années 70 le film fut accompagné d’une réputation sulfureuse car l’époque demeurait pudibonde ! On se souviendra qu’Emmanuelle se tenait assise sur un fauteuil en rotin. Le siège lui rend hommage en ce jour funeste !


Jamais je n’oublierai le temps
Où elle avait su m’honorer
En posant ses fesses ardemment
Sur mon creux de siège affaissé.

 
Elle m’envoûtait  ma cavalière !
Depuis bien des fesses ont passé
Sur mes rotins, belles manières
Mais elle, qui pourrait l’oublier ?

 
Il m’en souvient, fesses lascives
Sous l’impudique caméra
Et ce parfum, joie olfactive
Le grain suave de sa voix !

 
Sylvia, elle s’appelait Sylvia
Et chaque jour elle m’honorait
Son postérieur posé sur moi
Moi, simple fauteuil effacé !


C’était les années soixante-dix
La décence  avait de beaux jours
On cachait la pornographie
Mais pour elle je brulais d’amour !!


C’était le temps d’avant Giscard
Pompidou venait de mourir
Les gens policés prenaient gare
De ne pas branler de plaisir !


Sylvia Kristel, je m’en souviens
Mais on disait Emmanuelle
Elle s’asseyait chaque matin
Sur mon plus simple matériel !
 

Nous vivions tous deux à Bangkok
Le temps d’un tournage animé
Maître Jaeckin en drôle de coq
Sur sa basse-cour en bien veillait !
 

Mais du séjour je ne retiens
Que le sublime postérieur
Et dans le miroir ses deux seins
Galbés, inondés de fraîcheur !


On l’appelait Emmanuelle
J’en suis encore tout retourné
Non de sa chaleur manuelle
Mais de sa croupe libérée !

 
Je suffoquais à chaque instant
Sous la chaleur de son fessier
Put-on soupçonner qu’un séant
Souffrît de tant de nudité ?


Son érotisme m’affolait
Je gémissais de tous mes bois
Mais la belle s’en indifférait
Il m’eût fallu le don de voix !


Et puis un jour tout fut fini
La belle s’en fut et je pleurai
Pour deux trois sous on me vendit
A des marchands thaïlandais !

 
Jamais je n’oublierai ce corps
D’une bluette sulfureuse
Que j’accueillais dans ce décor
Ouvert aux symphonies pulpeuses.

 
Maintenant qu’elle s’en est allée
Jetez-moi donc dans le grand feu
Pour elle me serait consumé…
Alors qu’on exauce mes vœux !!