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jeudi 31 mars 2011

DEBATTONS D'ENCENS...


- Qu’est ce qu’on s’emm..ici, grommelle le petit Nicolas qui a avalé les derniers sondages d’après les cantonales comme déglutirait un verre d’eau le capitaine Haddock !
Oui, la fin de règne approche et en dépit de l’approche « va-t-en guerre » version « suivez le panache blanc qui m’échoit ! » le petit caporal élyséen n’arrive pas à toucher les dividendes de sa lucidité militaro-diplomatique qui l’a poussé à proposer des frappes aériennes contre son ancien invité, un certain libyen nommé Kadhafi pour une question d’honneur !
Il l’a gagnée sa résolution 1973 de l’ONU qui l’habilite à s’ériger en chef de guerre à la tête d’une petite armada d’avions de combat qui vont couper les ailes du l’infâme Mouammar et l’empêcher d’occire son peuple !
Mais les sondages ne s’améliorent pas pour autant !
- J’en ai ras-le-bol de ce peuple ingrat, lance-t-il à Copé, son chef de Parti, qu’est ce que je pourrais organiser pour me relancer avant les Présidentielles de 2012 ? T’as une idée toi ?
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, oui !
- Quoi ? Ne me dis pas que tu penses encore au débat sur la laïcité ! Ton vrai faux débat sur l’islam ? Tu as vu les polémiques qu’il draine sur son passage ! On dirait un tsunami qui emporte toute la paix sociale quand bien même on ne fait que l’évoquer du bout des lèvres !
- Mais, heu, mais, il faut quand même engager ce débat ! S’y désengager serait une rebuffade !
- Mais enfin Jean François ! Sois lucide : Fillon ne veut pas du débat et se sent épaulé par Baroin ! Ah, qu’ai-je donc eu à embaucher ce chiraquien ? Et puis ces religieux de tous poils qui sont revenus à la charge aujourd’hui dans une tribune avec une déclaration commune soulignant "les confusions préjudiciables" que le débat engendre. Tu as lu ce torchon des culs bénits ? Mais lis, lis bien : "Un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul?" et ils osent s’interroger sur "l'accélération des agendas politiques, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l'avenir de notre pays". Mais de quoi se mêlent-ils ? En tous cas, en tant que chanoine de Latran je ne peux que me soumettre à leurs invectives ! Je vais jeter l’éponge !!
- Mais, enfin, heu, on ne peut s’agenouiller devant ces prélats, rabbins et imams ! On est dans un pays laïc quand même ! Il faut organiser ce débat !! D’ailleurs je me suis justifié auprès de nos compatriotes musulmans !
- Comment cela ?
- Ben, heu, ben, heu, ben j’ai écrit une "lettre à un ami musulman" imaginaire, à la demande de "L'Express" qui l'a publiée mardi sur son site Internet
- Et elle dit quoi cette lettre à ce musulman imaginaire ? Je crains le pire !
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, je dis à mon ami musulman imaginaire, hypothétique disons virtuel que je devinais sa peine immense qu’il doit éprouver en constatant que ses voisins le vilipendent parce qu’il fait ramadan à l’heure de l’apéro ou qu’il prie dans la rue par manque de mosquée ou que sa femme est voilée…Enfin, je fais preuve de compassion pour l’amadouer  comme un bon Lama doué ! Je renchéris, sans en faire de trop, en lui disant combien je mesure le sacrifice de son grand-père qui  est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d'armes de confession musulmane venus défendre la France...
- Vous n’avez quand même pas écrit tout cela Copé ?
- Ben, heu, ben, heu, ben heu, si ! Fallait pas ? J’ai cru bien faire ! De toutes façons c’est un correspondant virtuel ! Il ne pourra pas me chercher des poux dans la tête ! En plus je dégarnis à vue d’œil !
- Ca je l’avais remarqué mon petit Copé ! Bon, je crois qu’on n’est pas dans la semoule..
- Couscous ?
- Ah pas de trait d’humour Copé ! Pas le moment ! Je ne supporte pas ! Bon, il faut me trouver un autre débat pour me relancer ! Je vous donne une journée pour plancher avec votre collègue Daubresse : un bon débat qui ne suscite aucune polémique, ne souffre d’aucunes suspicions de manœuvre politicienne, ne s’habille d’aucunes frusques démagogiques tout en me faisant remonter la cote de popularité au détriment de la blondasse du FN !
- Ca va être difficile, Mr le Président, heu, le débat sur la laïcislam..On va quand même le proposer ?
- Mais ça vire à l’obsession Copé ! Je vous dis que cela suffit comme ça ! C’était une vraie fausse mauvaise idée !! Le genre de projet qui vous démolit une majorité sans coup férir ! Baroin me tacle ! Fillon me fait la gueule ! Je vais bientôt rappeler MAM si ça continue comme ça !!
- Alors on jette le gant ! On ne livre même pas bataille ! Vous abandonnez les armes, vous, le grand Président de la coalition anti-kadhafiste !! Vous le général suprême de la croisade contre les musulmans !!
-                     Ah non Copé ! Ne faites pas votre Guéant ! Pas le mot « croisade » ! Bon si vraiment vous souhaitez organiser ce débat je vous laisse deux heures pour l’organiser !  Deux heures ! Mais pas au siège de l’UMP ! Dans un hôtel ! Mais pas au Fouquet’s ! Trouvez un lieu neutre ! Et pas plus de deux heures ! Vous invitez qui vous voulez : BHL, Drucker, Galliano, Dieudonné, Aubry, Chirac, Messmer, Sœur Emmanuelle…Mais deux heures, pas plus ! Et puis vous me trouvez un autre thème de débat, vite fait ! Un truc fédérateur, sympa, qui se concrétise dans les sondages !
-          Mais pour le débat sur l’islamaïcité, je vais avoir carte blanche ? J’y tiens car j’ai la dent dure ! Ce combat sera ma dent !!
-          Mais c’est de l’acharnement idéologique Copé ! OUI, FAITES-LE CE DEBAT ; vous avez carte blanche et  je vous offrirai du carte Noir avec du sucre pour les collations !! Allez, rompez et trouvez-moi une superbe idée de grand débat national !
Jean François est sorti du bureau élyséen le cœur content ! Il l’aura son débat ! A lui de trouver quelques pigeons pour se débat gai ! Et puis pour la grande idée à venir il a le temps d’y penser. Il va en causer quelques mots à BHL. Après tout le grand intellectuel n’a-t-il pas subtilement conseillé le patron dans cette décision de frapper fort l’arsenal de Kadhafi ? Avec BHL les rafales au rabais hachent ailes (libyennes).
Oui, il va en parler à BHL… 

lundi 28 mars 2011

LES ELECTRONS LIBRES

Tel un nuage radioactif la poussière de liberté contamine chaque jour les pays arabes. La Lybie verra bientôt son autocrate s'éclipser. La Syrie vit déjà des secousses ardentes de revendications démocratiques. Le Bahreïn a essuyé la même radioactivité libératrice !!

Mais cette énergie se devra d'être un jour canalisée au risque de voir mourir les promesses qu'elle semblait transporter dans ses atomes débridés...



Vibrant ballet d’électrons libres
Mus de radioactivité
Sous leurs ailettes dunes vibrent
Au souffle de la liberté.

L’explosion libère un nuage
De promesses en lendemains
La contamination fait rage
Dans les déserts de l’inhumain.

La réaction se dynamise
En fiévreuses contagions
Et le vieux mollah prophétise
De bien incertaines saisons.

Sous le regard creux des derricks
Les cœurs combattent à l’unisson
Le symbolisme despotique
Des tyrannies en déraison.

La fission de curieux atomes
Plombés de charge émotionnelle
Féconde l’énergie des hommes
Dans l’éclair insurrectionnel.

Il en naîtra l’ultime atome
Pour l’obsolète dictateur
Mourir ou subir le fatum
D’un exode au coulis d’aigreur.

Mais le sang des liquidateurs
Le champ d’honneur n’abreuvera
Tant que s’immiscera la peur
De ne pas réguler l’éclat !

L’éclat d’atomes libérés
Aux rayonnements anarchiques
Clameurs, pulsions, joies débridées
Brûlants combats, ondes sismiques…

Combien de soleils plongeront
Dans l’horizon fantomatique
Pour enfin capter les rayons
D’un doux Geiger démocratique ?

dimanche 27 mars 2011

UNE ABLATION POUR REIN...

Ce fut une maladroite méprise ! Un chirurgien du centre hospitalier régional (CHR) Félix Guyon de La Réunion a été suspendu de ses fonctions ! Motif : il avait ôté le mauvais rein à l’un de ses patients. L’homme devait pratiquer une néphrectomie du rein droit, mais, par mégarde, a retiré le rein gauche du malade âgé de 71 ans !

Le cas n’est pas nouveau : il y a deux ans, un illustre chirurgien alsacien s’était, lui aussi trompé d’organe : il avait opéré l’ablation du haut-rein alors que c’était le bas-rein qui devait subir cette néphrectomie !
L’homme avait bu trop de bière mélangée à du Riesling ! Il a été rayé de l’ordre sans coup férir.

Ça coule de source !

Quand je raconte cette histoire à mon entourage je sens comme un vague « ah ? » ou un « ah bon !? ». Ce que les gens peuvent être blasés ! Ils ont un coeur que rien n'effrite ! En revanche mon petit voisin Tomy (enfin, je l’appelle ainsi car il joue sans cesse au jardin avec des jouets Tomy) semble épouvanté par ce fait médical : en vérité cette catastrophe n’effraie qu’Tomy !!

M'AUTORISER LES RECITS D'YVES...


Yves est bavard impénitent et sa faconde est à river
Sur la croix blanche du silence hélas cela n’est arrivé
Au grand jamais : les récits d’Yves ne se sont jamais taris. Vais-
Je devoir lui dire tout de go : Yves, la ferme ! Trop tard Yves est
Définitivement plongé dans l’art des mots ; cet art y vêt
Un manteau de sons permanents et à peine à Sète arrivé
J’ai rencontré l’olibrius que son gentil pote Harry vé-
Hémentement  fustigeait pour ses longs propos à virer !
On finit par le contourner et solitaire sur la rive est
Le volubile Yves aux lubies ! Comment avec ses tares Yves est
Parvenu enfin à séduire la jolie fille : Carla rit vé-
Ritablement  des billevesées de ce con d’Yves : belle arrivée
Dans le cœur de la gente dame ! Mais il faut dire : motard Yves est !!
Enfourchant la bombe véloce  la belle Carla  s’ met à rêver !

MON PETIT MUSEE COMMENCE A POSER PROBLEME...

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samedi 26 mars 2011

QUAND SERT LA PAROLE...

Depuis qu’il a remplacé Brice au Ministère de l’Intérieur Claude dort très mal la nuit. Comme il regrette son fauteuil moelleux de secrétaire de l’Elysée ! Oh, la belle vie ! Il était comme un pacha et se taillait le costume d’un Président bis, mieux qu’un Premier Ministre !!

Mais voilà, il y eut le mini remaniement ! Le voici Place Beauvau avec tous ces policiers qui lui demandent des comptes ! Il doit pérenniser la politique du chiffre et faire grimper le sentiment d’insécurité pour mieux légitimer le rôle de la police coercitive et chasser sur les terres de qui vous savez !!

Mais depuis sa nomination il dort mal la nuit ! L’environnement policier l’accule à prendre des positions nouvelles et à éructer des propos racistes ! Lui, devenir un raciste ! Bon, il l’est un peu, pas plus pas moins que les autres ! Mais de là à propager de grosses blagues racistes comme son prédécesseur !! Ah non !! Ah, la belle vie quand il était secrétaire du petit caporal !

Il dort mal la nuit ! Aussi est-il parti voir son médecin personnel.

- Bonjour docteur, heureux de vous revoir !

- Ah, monsieur Guéant, quelle bonne surprise ! Dites-moi : ça fait combien de temps qu’on ne s’est vu ? Attendez que je consulte ma fiche informatisée…Hum, cinq ans déjà !! Vous n’êtes jamais malade vous ?

- Non, tant que j’étais sous les lustres élyséens je n’avais aucun symptôme alarmant ! Mais depuis que je fréquente les inspecteurs, préfets de police et consorts j’ai des migraines, je suis victime d’insomnie…

- Je vois : maladie psychosomatique !

- Plaît-il docteur ?

- Maladie psychosomatique : vous somatisez ! Le docteur Franz Alexander, de l'Institut de recherches psychiatriques et psychosomatiques du Mount Sinai Hospital, à Los Angeles l’écrit très bien dans un article. Bon, on n’a pas élevé les cochons ensemble mais je le rejoins sur ses thèses : "L'esprit (psuckê) régit le corps (sôma). Tel est le fait le plus important que nous connaissions quant au développement de la vie humaine, de la maladie et de la santé. Toutes nos émotions sans exceptions sont accompagnées de modifications physiologiques. La crainte se traduit par des palpitations. La colère, par une accélération cardiaque, par l'élévation de la tension artérielle et par la modification du métabolisme des hydrates de carbone ». L'ulcère d'estomac fut la première maladie lésionnelle à être considérée comme ayant une origine psychosomatique. Mais, actuellement, des maladies comme le cancer, pourraient, selon certains chercheurs, provenir de stress et de conflits bien précis. Ill faut faire très attention monsieur Guéant : si vous stressez trop vous pouvez développer un cancer !

- Un cancer ?

- Oui, un cancer, un cancer vous dis-je !!

- Un cancer…Mais de quoi ?

- Un cancer ! Qu’importe l’organe touché ! Un cancer !!

- Mais c’est dramatique ! Comment peut-on éviter cela !

- Il faut se déstresser ! Libérer ce qui oppresse ! Cracher ce qu’on a sur le cœur !

- Par exemple, heu, par exemple, heu… Avouer qu’on est raciste !

- Oui, par exemple ! On gueule sa haine un bon coup ! Ca fait du bien ! Ca libère ! La parole libère ! C’est la base de la psychanalyse !! Voyez : moi, par exemple, j’ai souvent caché mon appartenance au FN et bien à présent je la clame, sans pudeur !

- Vous, vous…vous êtes encarté au FN ?

- Oui depuis longtemps ! Mais je n’osais pas le dire ! Jusqu’au jour où je me suis diagnostiqué un début d’ulcère ! Et selon le bon vieil adage « Médecin guéris-toi toi-même » je me suis décidé à tout cracher ! J’ai d’autant mieux avoué mon appartenance au FN que la fille succédait à son père, ce rustre borgne que j’appréciais modérément !

- Vous, vous êtes encarté au FN ? Vous, mon médecin !?

- Et pourquoi pas ! Non croyez-moi mon petit vieux : libérez vos bas instincts, lâchez-vous sans ambages ! D’autres avant vous ne se sont pas gênés : Hortefeux, Dieudonné, Galliano, Zemmour…

- Oui, c’est vrai ! Une véritable épidémie !

- Oui, mais ces gens-là se prémunissent contre d’éventuels cancers ! Ils mourront d’opprobre et encore ! On les trainera en justice mais ils éviteront la chimio !!

- Ah ?

- Bon je vous prescrits quelques tranquillisants mais c’est pour la forme. Et puis pas trop car je plombe le déficit de la Sécurité Sociale. Enfin, vous connaissez le problème ! Mais surtout n’oubliez-pas mes conseils : lâchez-vous !! Ne gardez rien pour vous !

Claude est sorti gonflé à bloc du cabinet médical ! Depuis il se lâche, effectivement !

Il va être aussi expert que Brice dans la distribution verbale de petites phrases assassines et polémistes !

Tout un florilège de déclarations hautes en couleurs :

- Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux»,
les Français veulent que la France reste la France

- Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies, et puis également la Ligue arabe et l'Union africaine .

Et Claude Guéant dort beaucoup mieux. En rêve, il s’est vu draguer par Marine ! C’était délicieux !! D’autres en auraient ressenti une répulsion, un cauchemar ! Lui non ! Il en redemanderait presque !!

LA CHATTE A FINI PAR TOMBER DE SON TOIT BRULANT...

Liz Taylor vient de nous quitter et avec elle la dernière grande star féminine de la machine hollywoodienne.
Disparue à l'âge de 79 ans la grande actrice aux huit mariages (dont deux avec Richard Burton) nous laisse une série d'oeuvres à redécouvrir dans les salles obscures.
Elle reçoit deux oscars pour ses rôles dans la Vénus au vison (1960)  et Qui a peur de Virginia Woolf (1966).
Sur la fin de sa vie cette femme de coeur consacra beaucoup de temps dans la collecte de fonds pour lutter contre le Sida.

Repose en paix belle Elizabeth qui nous a tant charmés et émus et dont nous étions tous un peu amoureux...

Je conclus cet hommage par un texte qui se nourrit des titres de tes principaux films ! Il pourrait être l'amorce d'un scénario de film, qui sait ?


Jeanne erre sur les blanches falaises de Douvres avec sa fidèle Lassie. Ce merveilleux lévrier afghan qui a résisté aux bombardements de Kaboul lui est comme l’arbre de vie ! Sans le courage de Lassie Jeanne n’aurait pas de goût à la vie et la force du destin lui aurait certainement fait goûter le goût amer de l’existence, les noces de cendre de la désillusion !

Ce jour-là elle se sent heureuse, elle suit du regard l’oiseau bleu qui cherche à prendre une place au soleil au faite d’un arbre ! Elle saisit sa légèreté et s’en bombe la poitrine. Elle en oublie ses maux d’amour et la piste des éléphants. Oui, pour elle les hommes sont de gros mastodontes mais qui la chattent sur un toit brûlant de promesses non tenues. D’Yves à Noë, ils ne sont que pourvoyeurs de guet-apens prêts à leurrer la belle imprudente qui, à leurs yeux, devient à plus ou moins vive échéance la mégère apprivoisée !

Elle en a fait le tour des hommes qui jouent les comédiens fourbes et retors !

Elle a commencé à s’en méfier, soudain, l’été dernier ! C’est son amie Virginia, une belle tigresse pourtant, qui la mit en garde à la suite d’une désillusion amoureuse :

- J’étais la fille qui avait tout, lui avoua-t-elle, je ne craignais personne. Mais la dernière fois que j’ai vu Paris ce fut loin d’une vie de star ! Un homme m’a fait des avances à l’hôtel international et s’est présenté comme étant le beau Brummel ! J’avais trouvé cela quelque peu prétentieux et narcissique
Mais face au collier géant qu’il avait sorti de l’écrin mon cœur avait fait boom ! Pour me rendre farouche tout en gardant de jolis reflets dans un œil d’or je lui avais faussement avoué que je me nommais Virginia Woolf et que les hommes me redoutaient ! Qui a peur de Virginia Woolf, m’avait-il lancé hilare ? Et il m’avait serré contre lui comme en une cérémonie secrète. J’étais déboussolée mais tout à la fois enchantée de cette rhapsodie amoureuse. Le lendemain, après une nuit mémorable il m’acheta un manteau de fourrure pour que je devienne, à ses yeux, la Vénus au vison.
Mais deux jours plus tard le miroir se brisa quand je le vis sortir de l’Hôpital Central au bras d’une blonde infirmière aux feux airs de Marilyn.

Depuis le témoignage de Virginia Jeanne fuit les galants quelque peu pédants et beaux parleurs. Son dernier soupirant était un prince arabe se targuant d’être le Chevalier des sables ! En réalité il exerçait l’indigne profession de trader et listait l’or de la planète. Quand il rentrait le soir il puait l’alcool et on l’eût plutôt nomme « Le chevalier de Bacchus ». L’idylle ne dura pas une semaine. Le Divorce était fatal ! Le grand projet d’être à Las Vegas un couple tombait à l’eau !

Depuis Jeanne renoue avec la nature, l’authenticité…

De sa fenêtre l’observe le docteur March, un veuf de 40 ans. Les quatre filles du docteur March sont trop petites et le médecin, trop vite veuf, aimerait que Jeanne vive à ses côtés. Il l’aime en secret et l’observe tous les jours tout en écoutant en boucle les virtuosités violonistiques de Toscanini !

- Allez donc, papa, lui lance Cynthia sa fille ainée, déclare toi, je suis sure qu’elle acceptera !!

Mais le médecin, surnommé Doctor Faustus par ses diablotines, a quelque appréhension à aborder cette jeune femme si belle ! Et puis il doit s’occuper de ses moutons, sa grande passion après la médecine. Tant pis, il se lance. Il va vers la bergerie et laisse la clé au pâtre :

- Tiens, Pierrot, je te laisse la clé : si ça drache tu les fais entrer dans la bergerie et tu refermes aussitôt !

- Quo vadis, lui demande le jeune berger, tout fier de ses dernières connaissances en latin glanée au cours d’un stage intensif financé par le Fonds Social Européen ?

- Je vais le long de la falaise ! Je reviens dans une heure !

Le quadragénaire file vers la fluette silhouette efflanquée d’un superbe compagnon aux longs poils roux et soyeux. Il l’appelle dans la fine brume matinale :

- Mademoiselle, attendez !

Jeanne se retourne. Elle reconnaît cet homme. Drôles de retrouvailles, songe-t-elle ! Elle l’a vue en songe la nuit passée ! C’était lors des épousailles de Virginia et il était le Père de la mariée !
Etrange rêve prémonitoire !

L’homme s’approche. Un pâle sourire dessine ses lèvres épaisses :

- Mademoiselle, je vous...je vous vois passer tous les jours et…

- Et mon père et nous on serait contents de vivre avec vous !

Le médecin se retourne : ses quatre chipies l’ont suivi jusque-là et les voilà qu’elles dansent autour de la jeune fille et les voici qu’elles caressent le chien ! Il hallucine ! Pas plus hautes que trois pommes et déjà si fortes pour orienter le destin des hommes.

Ainsi sont les femmes !

mercredi 23 mars 2011

DES SENSATIONS DE DEJA VU...

Entre 1986 et 2011 un quart de siècle s'est écoulé ! Mais l'actualité semble tourner en boucle comme si l'espace temps s'offrait parfois des répliques historiques.

En 1986 Kadhafi avait déjà essuyé les foudres de la colère de l'Occident. Ronald Reagan, Président des USA, avait retrouvé son colt de cowboy de western de série B pour tenter de flinguer le roi de Tripoli. En guise de flingue il avait opté pour une armada d'avions de combat du meilleur crû dans le cadre d'une opération nommée "El Dorado Canyon" ! Yeh !!

Il s'agissait de représailles contre un attentat à la bombe dans une discothèque de Berlin-ouest, où deux militaires américains et une femme turque avaient été tués ! Kadhafi avait survécu au bombardement intensif mais une de ses filles adoptives avait succombé.

En 1986 ce fut aussi l'année "Tchernobyl" et on ne cesse de nous le répéter à des fins de comparaison avec la catastrophe japonaise actuelle ! Un nouveau petit nuage radioactif passe au dessus de nos têtes mais, rassurons nous, il s'avère bien moins nocif que l'Ukrainien d'il y a 25 ans !


Et puis on parlait déjà du Front National car Jean Marie Le Pen était entré à la Chambre des Députés à la faveur d'une modification du scrutin qui s'accommoda, cette année là, d'une dose de proportionnelle.
La nouvelle assemblée fit rentrer tant d'hommes de droite que la première cohabitation dut voir le jour ! Tonton dut terminer son mandat avec un gouvernement de droite dirigé par Jacquot !

Cloclo, lui, est mort en 1978 ! Mais, bon, je lui rends hommage quand même !!


Cette année-là

Je chantais pour la première fois
En châtelain, à St André, quelle joie !
Malgré un défaut de voix !!


Cette année-là
A Tchernobyl l’atome faisait du zèle
Et Wiesel avait le prix Nobel
De la paix, cette année-là !


Déjà lady Gaga chantonnait pour sa jolie maman
Et moi ma chanson disait « Sidi – Sida »

Cette année-là
Tonton n’était plus l’idole des jeunes
A Matignon Jacques dans un fauteuil
Vivait cohabitation

J'ai acheté ma deux chevaux, mon premier carrosse
Une belle occasion qui me fit rouler ma bosse.


Cette année-là
Kadhafi se prenait une trique
Par un cowboy,  roi de l’Amérique
Tripoli pleurait déjà…


C'est là qu'on a dit adieu à Balavoine au cœur d'or
Tandis que Mission gagnait dur la palme d’or..


Cette année-là
Challenger explosait en plein vol
Coluche, Le Luron, manque de bol
Nous quittaient cette année-là


C'était hier, mais aujourd'hui rien n'a changé
Kadhafi est visé et l’atome nous tourmente encore…


C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six
C'était l'année quatre vingt six

mardi 22 mars 2011

SARKOMMANDANT

Le petit Nicolas s’est enfermé dans son bureau élyséen. L’instant est grave. Il ne souhaite voir personne ! Concentration intense et besoin d’isolement ! L’ennemi le force à devenir un grand stratège ! Il va revêtir les habits napoléoniens qui mener la France à la victoire !
L’ennemi est redoutable ! Il ne l’a pas toujours été ! Le petit Nicolas s’en était fait presque un ami en lui daignant quelque intérêt. Mais le temps a changé et les sondages sont défavorables. Alors s’il veut voir sa cote regrimper il n’a pas le choix ! Sus à l’ennemi !


A l’ennemi comme à sa progéniture ! Il faut éviter qu’il nuise à la population ! Il va falloir frapper un grand coup et le Karcher ne suffira pas ! Il requérra les grands moyens ! C’est la guerre mais une guerre utile ! Par des manœuvres belliqueuses il montrera qu’il est digne de glaner le bâton de maréchal ! On l’applaudira ! Et sa cote remontera dans les sondages !

Ce sera une guerre d’usure mais le temps joue avec lui. Nicolas en est persuadé ! Il a eu quelques mots avec Fillon sur la conduite à suivre ! Bah, ça passera ! Les seconds ont toujours du mal à se plier aux volontés des grands chefs de guerre !

Jean-François Coppé a osé passer la tête après avoir ouvert timidement la porte :

- Je peux rentrer Monsieur le Président ?

- Bien sûr Jean François, comment vas-tu ?

- Assez bien, et vous ?

- Pas trop mal ! Je pense que nous allons gagner grâce à notre coalition !

- Je pense aussi même si certains disent que des lignes de brisure commencent à s’effectuer au sein de cette coalition (soupir)

- Il en sera toujours ainsi ! Chacun veut jouer sa petite musique ! Mais c’est moi qui mène la danse et l’ennemi va trembler !

- Oh oui, je le crois !! Et toutes nos forces ne sont pas encore rentrées dans la bataille !

- C’est mon principal motif d’espoir !

Les deux hommes ont trinqué. Plus loin, ailleurs, les états-majors sont sur le qui-vive.

Les hommes sont en alerte ! L’ennemi doit tomber dans une semaine !! Les frappes seront maintenues.

Sur le clavier azerty…

Pour taper des consignes…

Des consignes de votes…

Il n’y aura ni Front National ni Front Républicain.

Et Marine n’a qu’à bien se tenir…

dimanche 20 mars 2011

A FORCE DE CANARDER C.A.N HARD EST !!



Il faut souhaiter que l'intervention militaire en Libye ne perdurera pas ! En effet, après la guerre, la reconstruction est toujours obligatoire et prend plus ou moins de temps. Or Kadhafi doit respecter une échéance : l'organisation de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations) soit la très grande fête du football africain prévue en 2013.

Si la casse s'avère énorme sur quelle genre de surface, dans quel genre d'enceinte les matchs pourront-ils avoir lieu ?

Cinq stades ont été retenus : trois à Tripoli, un à Benghazi et un à Misurata.

Si la coalition mandatée par l'ONU bombarde trop Tripoli il y a de fortes chances que les stades soient touchés !

Quant à celui de Benghazi il pourrait essuyer le feu meurtrier des chars de Kadhafi qui se sont engouffrés dans la ville (alors que le maître de Tripoli faisait courir le bruit d'un cessez-le-feu).

Faudra-t-il songer à organiser la CAN dans un autre pays africain ? Gbagbo serait prêt à prendre le relai pour le compte de la Côte d'Ivoire mais Ouattara, le second président (le vrai) s'y oppose !

ONU 1973 : ACTE I Scène I - RAFALES ANGES contre RATS en PHALANGE



Une première frappe aérienne estampillée « France » a eu lieu aujourd’hui en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 de l'Onu autorisant le recours à la force pour protéger la population locale. Cette frappe a visé "un véhicule indéterminé", a annoncé l'état-major des armées.

Comment comprendre le terme d’« indéterminé » ?

Ça ne commence pas très bien cette frappe ! On tire sur de l’indéterminé à défaut de tirer sur des terres minées ! C’est quoi ce véhicule indéterminé ? Le pilote n’a pas eu le temps de tirer un portrait-robot ! Il a tiré sur un engin vague, aux formes grossières ?

Faut-il comprendre que le véhicule était indéterminé car ne sachant où aller, dans quelle direction se diriger ! Etait-il privé de GPS ou le grand stratège de Tripoli avait-il omis de lui fixer un plan de route ? Curieux quand même ! Et comment le pilote français s’est-il rendu compte que le véhicule était « paumé » et cherchait sa route ? Le conducteur du véhicule «irrésolu » lui aurait-il lancé un signe de détresse : aidez-moi, je suis perdu ?

Non, franchement, ça ne démarre pas fort ! On ne nous dit rien ! Ce véhicule était-il un char d’assaut ? Une camionnette ? Une vieille méhari Citroën camouflée ? Un chariot tiré par deux dromadaires ?

On précise que la frappe a visé ce véhicule apparemment peu avisé ! Mais l’a-t-elle atteint ?

Vous me direz : c’est une frappe donc l’impact a eu lieu !!

Hé pas si simple ! On peut lancer des frappes sans atteindre la cible ! On peut frapper en l’air, dans le vent, ne pas atteindre l’objectif !!

Donc on ne sait pas si la frappe a simplement visé ou vraiment frappé et la cible semble indéterminée !!

J’espère qu’on en saura plus par la suite !!

samedi 19 mars 2011

UN DROLE DE SPORT...

Ce n'est pas tous les jours que j'ai la chance et l'immense honneur d'interviewer un éminent professeur de faisabilité physyconucléairestatégique ! Aussi n'ai-je pu me retenir de vous dévoiler l'entretien que j'ai eu avec le Professeur Hitérole (dit Prof Hitérole) en lien avec des évènements actuels.

Fabiano : Depuis la nuit des temps, mais peut-être plus actuellement, l’humanité aime courir le risque. Comment pouvez-vous expliquer ce phénomène ?

Prof. Hitérole : Il est vrai, et je ne risque pas de me tromper en vous disant, que l’homme aime courir le risque. C’est une activité endémique qui permet à l’être humain de courir sans se fatiguer physiquement. Contrairement au marathon qui nécessite un entraînement, une condition physique irréprochable, la course au risque ne requiert pas un régime alimentaire précis, une préparation musculaire, un coaching particulier. Courir un risque demande simplement un peu de témérité, parfois une bonne dose d’inconscience ! Les qualités requises sont plutôt mentales mais le mieux est de ne disposer d’aucuns attributs cérébraux ! A la limite, une bonne « tête brulée » est la plus à même de courir le risque de la façon la plus optimale !

Fabiano : Ah !? Mais ce n’est pas dangereux pour la santé ?

Prof Hitérole : Pour la santé mentale vous voulez-dire ? Pour le dernier cas cité il n’y a aucun danger ! La vacuité intellectuelle est telle qu’une chute dans les abysses neurologiques n’est même plus envisageable. Le sujet a déjà atteint le fond ! Le danger est potentiellement présent pour une personne dite sensée !
Si elle court trop longtemps un risque elle peut arriver sur une ligne d’arrivée nocive voire meurtrière pour elle comme pour son entourage !

Fabiano : Comment cela ?

Prof Hitérole : A la vérité courir un risque est une activité hasardeuse ! Contrairement au marathon (j’aime utiliser cet exemple contradictoire) le parcours n’est pas balisé ! Il est même, par nature, aléatoire ! L’individu qui court un risque ne sait jamais combien de temps il va le courir ! C’est un sport sans chronomètre et la ligne d’arrivée n’est, parfois, jamais atteinte ! Mais lorsqu’elle l’est cela signifie que le risque cesse d’être couru car l’accident arrive !

Fabiano : L’accident ?

Prof Hitérole : Oui, l’accident qui s’insinue sous le risque. Il faut comprendre que courir un risque peut mal se terminer quand le danger potentiel et latent que dissimule le parcours finit par éclater ! On atteint alors la ligne d’arrivée souvent calamiteuse !

Fabiano : Je ne comprends rien ! Vous avez des exemples précis ?

Prof Hitérole : Et comment mon neveu ! L’actualité nous en fournit deux précisément.
D’abord le cas du Japon. Les autorités nippones ont couru le risque d’installer une centrale nucléaire sur une zone sismique et au bord de l’océan. Tant que la nature permet cette course tout va bien. Mais quand les éléments de déchainent on voit le résultat ! La catastrophe éclate ! La course au risque a atteint son point de chute et arrive la course contre la montre pour éviter de nouveaux risques !

Fabiano : Vous voulez-dire qu’un risque qui meurt donne naissance à des petits ?

Prof Hitérole : Exactement ! Et une nouvelle course commence ! Mais ne me coupez pas ! Le deuxième exemple est celui de la Libye ! Et cet exemple me permettra de répondre exactement à votre question intempestive ! Pendant de nombreuses années on a couru le risque de vendre des armes à Mr Kadhafi ! On l’a d’autant fait que ce Monsieur s’est montré fréquentable, amène, prêt à reconnaître ses erreurs terroristes du passé et à libérer des infirmières gourmandes de yaourt ! On a couru ce risque les yeux fermés ! La course a été longue ! A présent elle s’achève car l’accident surgit : une guerre contre son peuple qui s’insurge. Le Tyran utilise les armes qu’on lui a vendues pour mater la rébellion. Alors la communauté internationale court un nouveau risque : celui d’une intervention militaire pour protéger les civils ! Un risque meurt, un autre survient !

Fabiano : Mais en quoi la communauté internationale court-elle un nouveau risque ?

Prof Hitérole : Parce que c’est ainsi ! C’est une loi quasi physique ! La nature a horreur de l’absence de risque ! La course au risque est l’essence même de la vie ! En l’occurrence on ne sait nullement quelle sera la réaction du maître de Tripoli ! Lancera-t-il quand même des bombes sur Benghazi, la cité des insurgés ? Se vengera-t-il sur la France dont le Président a, le premier, suggéré des frappes contre le tyran ? Canardera-t-il des bateaux en Méditerranée ? Nul ne le sait ! On court un risque !

Fabiano : Oui mais on le courrait tout autant en ne faisant rien !

Prof Hitérole : Exact ! Excellente réponse ! Même quand on ne fait rien on court un risque ! Hé oui, c’est finalement un sport très cool qui ne demande aucun entraînement spécifique !

Fabiano : Mais un sport pas tellement sponsorisé !

Prof Hitérole : Détrompez-vous jeune homme ! Ce sport est très médiatisé et très sponsorisé. En fait, il me faut modérer mes propos. Ce sport brasse de l’argent, en vérité. Les participants à la course au risque sont souvent amenés à payer des cotisations à la Fédération Internationale de la Course au Risques.
Cette Fédération n’est autre qu’une constellation de compagnies d’assurances ! Ces nobles institutions suivent de près l’évolution des courses. Elles font grimper les cotisations si le risque couru est gigantesque ! Donc versements à géométrie variable ! Mais ces compagnies se doivent de sponsoriser certaines courses pour qu’elles ne s’éteignent pas. On peut, par exemple, demander à un quidam de payer une prime s’il court le risque d’être accidenté alors que l’individu en question n’avait jamais envisagé de courir ce risque ! Vous comprenez ?

Fabiano : Pas trop, mais je vais arrêter là l’interview car je risque la migraine. Ah, non, une dernière question : ce sport a-t-il déjà été éclaboussé par des affaires de dopage ?

Prof Hitérole : Mais il ne fait que cela ! Les pratiquants de ce sport se dopent énormément à l'adrénaline ou à l'inverse se gavent d'anxyolitiques pour aller jusqu'au bout du risque !

Fabiano : Je ne comprends vraiment rien ! Bon, je vous laisse Professeur ! Merci encore pour vos réponses !

Prof Hitérole : Bonne journée ! Elle risque d’être pluvieuse. On annonce un orage !

vendredi 18 mars 2011

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Publicité pouvant également faire partie de mon petit musée (d'aprés John William Waterhouse "Penélope et ses courtisants" - 1912 - Aberdeen Art Gallery)

N'oubliez pas de double-cliquer sur l'image au cas où (presbytie, myopie...)

mercredi 16 mars 2011

SONNET POUR LES BRAVES...

Qu'ils sacrifient leur vie au nom de la liberté ou pour sauver des vies ils sont admirables.
Les soldats de fortune qui se battent contre Kadhafi tandis que la communauté internationale les abandonne et les liquidateurs japonais qui tentent de confiner la radioactivité d'une centrale nucléaire sont à porter au même pinacle de la bravoure et de l'héroïsme.

La terre abandonnée quémande leur courage
En dernier sacrifice pour étancher la rage
D’un loup dévastateur ou d’un atome fou
Le même désespoir pour un combat debout.

Au nom de cet or noir que l’immonde commerce
Sur l’autel irradié d’une énergie perverse
Soldats abandonnés ou francs liquidateurs
Périront sacrifiés tout au bout de l’honneur.

Combattants anonymes à la gloire posthume
Vénérés en martyrs au lever d’une brume
Préambule du chant d’un soleil attendu…

Cœur soufflé pour tuer celui d’un réacteur
Sang coulé par affronts du glaive dictateur
Cibles expiatoires des idées incongrues.

AL ISLAM : MAL SI LA volonté de guerre du clown persiste...


La semaine dernière, après la condamnation très ferme du régime de «Kadhafi et sa clique» par Nicolas Sarkozy, l’agence de presse libyenne avait indiqué que Tripoli révèlerait bientôt un secret qui mettrait en péril la carrière politique de l’actuel président du président de la République. Aussi, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision "Euronews", qui en dévoile une partie du contenu sur son site internet, Saïf al Islam Kadhafi, le fils aîné du Gardien de la révolution, divulgue les fameuses informations. «Tout d’abord, il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve (…).Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement», explique-t-il, comparant Nicolas Sarkozy à «un clown» qui a déçu le peuple libyen.

Mon bon père, sans tocades, a fi
Nancé les pas de Sarkozy
Vers les marches de l'Elysée
Si je lis bien tous ces dossiers.

Visiblement ce cas d'affi-
Nités se drape de déni
Chez le petit clown agité
Remettons sa mémoire aux frais !

Mon père durant décades a fi
Guré parmi les grands proscrits
Mais en graissant la main du nain
Il s'ouvrit des portes, soudain !

Mon père ainsi foucade, ah, fit
En plantant tente de Libye
Dans les jardins de l'Elysée
Le clown était son obligé !

Même si son cœur saccada, fi !
Il ne pipa mot, le petit
Papa d'ailleurs lui en fut gré
D'avoir Rama Yade tancée !

Mais son cri d'estocade a fi
Gé dans l'ire mon pater aigri
Pourquoi le menacer de guerre ?
Mais on a de quoi le faire taire !

Levons secret en cas d’affi
Chage marqué de perfidie.
Divulguons tous nos pots-de-vin
Et sombrera le vilain nain !

RENAULT MET RENOMMEE DANS L'OMBRE...


Lundi soir sur TF1, Carlos Ghosn, le PDG de Renault a reconnu ses erreurs le feuilleton abracadabrantesque du pseudo espionnage qui secoue le constructeur.

- Je me suis trompé, a-t-il déclaré au micro d’une Ferrari, et ne suis plus digne d’être ne serait-ce que sous pape de sécurité ! Mais je reste quand même !

Ah, cette affaire d'espionnage, qui a conduit au licenciement de trois cadres haut placés ! Tout cela n’était qu’illusion, ça n’a jamais existé comme les chambres à gaz dans l’œil d’un borgne qui a pris sa retraite en laissant sa fille manœuvrer.

L’espionnage n’a jamais existé ! La Chine n’a jamais rien reçu des trois prétendus espions. Le ver dans la pomme n’a jamais pris corps ! Mais alors, par quel sortilège ce faux scénario sorti l’ai-je, se demande encore Mister Ghosn ?

Carlos aurait été abusé ? Par qui ? Qui aurait eu intérêt à lancer des rumeurs pour faire plonger trois cadres supérieurs ? C’est vilain ça ! Quel rat roué a nourri Renault de remous erronés ?
Carlos s’est excusé et, dans un grand élan chevaleresque, a déclaré se priver de 1,6 million d’euros de bonus au titre de 2010. Une somme modeste qui pourrait servir à indemniser les trois présumés coupables !

Mais il n’a pas voulu démissionner. Peut-être ne désespère-t-il pas retrouver ces fichus éléments qui prouvent l’existence de l’espionnage et qu’il prétendit indélicatement et bien imprudemment détenir !!

L’Etat, qui possède 15% du capital de la Marque au Losange, ne semble pas pressé à éjecter le Numéro 1 ! On aura du mal à le remplace, dit-on en haut lieu ! Avec un bon résultat en 2010 (3,42 milliards d’euros, quand même !) on se dit que le Boss en a encore dans la chaussure pour appuyer sur l’accélérateur !

Sauf que l’accélérateur risque d’avoir quelques hoquets sismiques ! Les usines Nissan de Tochigi et d’Iwaki (Japon) ont été obligées d’arrêter une production de véhicules sauf à les voir sortir des chaînes de montage avec l’apparence d’un accordéon d’essence YvetteHornesque du plus bel effet !

Sans la production de son partenaire nippon le groupe Renault doit revoir à la baisse ses prévisions de croissance ! Un milliard d’euros en moins sur le chiffre d’affaire (si arrêt de production de 10 jours) est une perspective qui fait grincer les jolies dents de Carlos.

Le boss va donc, momentanément, ronger son frein. De mauvaises langues disent qu’il fume le joint (tiré d’un arbre à came) pour déstresser ! Mais il va rebondir en mettant le turbo ! Mais désormais il tournera 7 fois la langue dans sa bouche avant d’accuser autrui car il le sait : parfois ce qu’il dit est zèle !!

mardi 15 mars 2011

L'ATOME ET L'ISLAM

L'Alliance pour la planète flanquée d’un collectif d'une trentaine d'associations (dont WWF et GoodPlanet), ainsi que la Fondation Nicolas Hulot (FNH) ont demandé lundi "un débat public" sur l'énergie et le choix de l’atome en France après l'accident nippon !

Le petit Nicolas a reçu les huit associations du fameux Grenelle de l’environnement au cours d'une réunion prévue de longue date. Et dans la foulée il a promis une superbe réunion internationale sur la question de l'énergie et de la sûreté nucléaire dans le cadre du G8-G20, a indiqué à l'AFP Mr Orru, directeur général du WWF et porte-parole de l'Alliance pour la planète.

- Avec ce qui se passe au Japon, il est grand temps d'avoir un débat", a estimé M. Orru à l'issue de cette réunion à laquelle était convié le grand randonneur d’Ushuaia : séquence réunion mais sans poudrière !

FNH a demandé un grand débat sur le nucléaire

- Mais Nicolas, a dit Nicolas, je prépare déjà un grand débat sur l’Islam !

- Que cela ne tienne, a rétorqué Nicolas à Nicolas, sursois le ou annule le purement et simplement ! Il y plus impératif ! Il faut discuter du nucléaire ! Il y a urgence ! Lors du Grenelle de l'environnement, les ONG avaient accepté de ne pas discuter du nucléaire à la condition qu'ait lieu un grand débat sur la production et la consommation d'énergie en France (nucléaire, énergies fossiles, renouvelables). Avoue que ce débat n'a jamais eu lieu, non ?

- Heu, oui, tu as raison Nicolas, mais je n’ai pas eu le temps avec tous ces mouvements révolutionnaires dans le Maghreb ! J’ai dû procéder à un remaniement et laisser MAM sur le carreau et j’ai…

- Soit, moi non plus je n’ai pas le temps de bien préparer mes émissions télévisées mais ce n’est pas une raison pour oublier ses promesses ! Alors ce débat sur le nucléaire on se le fait ? J’ai croisé Line Renaud tout à l’heure et lui ai dit « L’instant est grave Line ! » et elle s’en est crêpé le Chinon !

- Line Renaud ? La copine au justiciable qui se dérobe ? Elle est écolo maintenant ?

- Et pourquoi pas ? Elle se bat déjà contre le sida alors pourquoi pas contre l'atome ?

- Effectivement, soit ! Mais si je lance un débat sur le nucléaire qu'adviendra-t-il de mes gains de voix pour 2012 ? En glosant sur l'Islam je coupe l'herbe sous le pied de Marine. Je la prive de ce terrain fongueux et nauséabond qui tend à stigmatiser les musulmans de France, certes, mais qui me permet de siphonner quelques voix du Front National ! Alors qu'un débat sur le nucléaire ? Franchement Nicolas ! Un débat sur le nucléaire !!! Cela ne me ferait même pas glaner des voix d'écologistes tant ils sont remontés contre moi ! Non, ce serait là un bien mauvais calcul électoral !

- M'enfin, on ne décide pas qu'en fonction de visées électoralistes Nicolas ! Qu'importe le verdict des urnes : il faut revoir notre politique énergétique, abandonner progressivement le nucléaire, développer les énergies propres et durables !

- Du vent !

- Oui, par exemple ! Du vent ! Des milliers d'éoliennes et leurs délicieuses pales qui brassent l'azur nimbé de nuages. Ah, séquence poésie !

- De la merde, oh, pardon, je deviens incorrect !

- Mais oui, de la merde aussi ! Des paquets de merde, de l'humaine mais aussi des lisiers, des bouses, des tonnes de déjections qu'on transforme en biogaz ! C'est ça l'avenir !!

- Ca ne va pas Nicolas, tu as pris un coup ?

- Oui, de soleil ! Ah, le soleil !! L'héliotropisme, le culte du dieu inca, l'énergie magistrale ! Ah, le soleil qui vient caresser de ses sublimes rayons des myriades de panneaux photovoltaïques ! Séquence flamboyante !

- Bon, je vais mettre un terme à…

- Les thermes ! Ah, oui, les thermes ! Les eaux chaudes par les grâces de la nature ! L'exemple islandais ! L'utilisation subtile de la chaleur terrestre ! On gagne 3° C par 100 mètres de profondeur ! C'est extraordinaire ! Séquence forage débridé et salvateur !!

- Bon Nicolas je sens que tu vas m'énerver et…

Un messager vient de rentrer dans le salon élyséen et tend une grande enveloppe kraft au petit Nicolas :

- Les résultats du sondage que vous avez commandé, Monsieur le Président !

- Ah, déjà ? Ils ont fait vite ! Merci !

Nicolas s'assoit dans son fauteuil style Louis XV et décachette l'enveloppe fébrilement.

- Un sondage, demande Hulot intrigué ?

- Ah vous êtes encore là vous ? Laissez-moi ! Je dois lire ce document à tête reposé et sans intrus !

- Mais, je…

- Allez, filez et retournez à vos occupations militantes…

Enfin seul le petit Nicolas peut s'adonner à la lecture édifiante du document truffé de statistiques dont les premières s'affirment ainsi :

- 41,457 % des musulmans sont prêts à voter Sarkozy s'il lance un débat sur le nucléaire.

- 4,045 % des écolos sont susceptibles de se convertir à l'Islam si aucun débat sur le nucléaire n'est proposé

- 8,01254 % des mosquées installées en France sont chauffées par l'énergie électrique qui, à hauteur de 76 %, est produite par les centrales nucléaires.

Il y a bien d'autres données intéressantes que l'Elysée n'a pas daigné me communiquer.

Que va décider le petit Nicolas à l'issue de cette lecture passionnante ?

Il réfléchit, il réfléchit encore…

dimanche 13 mars 2011

LA MER ET L'ATOME...


Le Tsunami qui a frappé la côte-est du Japon n'en finit pas de compter ses morts.
Mais il compte aussi ses futures victimes indirectes...

Combien de personnes risquent-elles d'être contaminées par la radioactivité qui s'échappe
et s'échappera des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi ?

Le refroidissement d’au moins un des réacteurs de la centrale de n’a pas été assuré pendant plusieurs heures. Le cœur du réacteur s’est alors mis à surchauffer, la pression et la température ont augmenté. Une explosion a eu lieu et a soufflé le bâtiment extérieur du réacteur et peut-être l’enceinte de confinement protégeant le cœur.»

Une immense vague qui emporte tout sur son passage représente déjà une incroyable colère des Dieux ou de Dame Nature (c'est selon) !

Mais quand le risque nucléaire s'abat sur un pays noyé dans la psychose des radiations depuis une certaine année 1945 on peut mesurer l'étendue du traumatisme qui secoue les esprits nippons...

La danse des plaques tectoniques au fond de l’immense océan libère des énergies puissantes
D’où naissent d’infâmes titans dont les bras en vagues géantes se déploient en épouvante
Le long des mers. Fureur saline à vélocité d’ouragan, despote marinier
Déferle vers les sables fins, emporte les bateaux ancrés et les noyés.
S’enfonce dans les territoires, noie l’habitation de fortune et détruit
La cartographie millénaire, tant de repères humanitaires. La vie
En petits points de suspension sur un toit guette le secours ! Cri
Pleur et panique sans que le flot ne daigne cesser l’agonie
L’humeur aqueuse faiblit si peu; elle fait durer son mal
Détruit les refroidissements d’atomiques centrales
Ciel de radioactivité au-dessus des eaux
Déplacement de sinistrés ; les hôpitaux
Envahis de calamités. Vient phobie
D'éradication de leur vie! Nuit !
Spasmes se sont calmés enfin
La stupeur face au néant
Les peurs du lendemain
Le dégoût du sang
La ville martyre
Et les morts
Encore
Sort...

vendredi 11 mars 2011

LE SEISME ET LE TYRAN

On a beau être prêt à tout, vivre avec, s'y préparer, quand le séisme arrive avec une amplitude d'une telle intensité (8,9 sur l'échelle de Richter) on peut difficilement s'en sortir indemne.

Le Japon vit en permanence avec le risque sismique. Le drame de 1923 et plus récemment celui de 1995 (à Kobé) ont marqué les esprits. Les petites foumis nippones ont mis les bouchées doubles pour sécuriser leurs habitations, inculquer à la jeunesse les réflexes de survie. Mais la claque qu'elles ont prise aujourd'hui va durablement perturber leur fourmilière d'autant plus que le tremblement de terre a été suivi d'un ravageur tsunami.

Une première vague de 10 mètres de haut a d'abord démantibulé la côte des environs de Sendai, la ville la plus proche du séisme, jusqu'à plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres.

Le bilan humain s'avère déjà très lourd. Mais le pire est peut-être à venir car des répliques sismiques sont attendues qui géneront fortement le travail des sauveteurs.

En fin de journée, il y avait officiellement au moins 330 morts, 531 disparus et près de 627 blessés. L'agence Kyodo affirmait de son côté que le séisme avait fait au moins 1.000 morts.

Le monde médiatique s'est engouffré, telle une vague gigantesque, dans ce monde disloqué pour y planter micros, caméras, journalistes et reporters.

En Lybie, Mouammar Kadhafi accuse le coup ! La concurrence climatique et tectonique est rude ! Le voilà rélégué au second plan de l'actualité ! Son ego en souffre quelque peu !

Mais finalement ne s'en accommoderait-il pas ?

La captation du sensationnel phénomène naturel va susciter une superbe diversion qu'il n'envisageait pas !

Pendant que le concert des Nations jouera la sublime partition de l'aide à un pays dévasté par la colère des éléments il aura tout loisir de continuer son oeuvre de destruction, contre son propre peuple, pour garder son pouvoir et celui de son fils bienaimé.

Aux USA on n'écarte pas l'idée que le fou lybien puisse reprendre la totalité du pouvoir ! La petite idée "va-t-en guerre" de notre Nicolas national semble autant émouvoir l'oncle Sam que la mort de la grand-mère de Madonna !

L'hôte de l'Elysée a beau évoquer la possibilité de frappes (chirurgicales ?) contre les installations militaires de Kadhafi, au nom de la défense du peuple libyen assoiffé de liberté, peu sont près à le suivre. Cameron, le rossbif serait partant, mais Madame Merkel a failli en chanceler :

- Frapper Kadhafi, mais c'est prématuré !!

Certains grands ténors de l'Etat Major français demeurent sceptiques sur la faisabilité d'une telle stratégie : il faut d'abord éradiquer la défense anti-aérienne de Kadhafi et on ne pourrait éviter l'apport de chars d'assaut !! Si on se gourre gare à la guerre !

Le chaos japonais ne va pas aider à cristalliser les énergies pour sauver le soldat lybien révolutionnaire qui cherche, désespérément, à abattre les mirages F1 (merci Dassault) ou les MIG russes à l'aide d'une kalachnikov !

Franchement, il aurait pu attendre un peu ce Tsunami !!

On peut difficilement combattre, avec une égale efficacité, deux tempêtes : l'une qui s'enracine durablement sous un crâne de dictateur en voie de déliquessence et l'autre qui s'exerce inopinément sur toute une région du monde que la Nature a choisie pour cible...

mercredi 9 mars 2011

LA JUSTICE SE DIT "J'ERRE MAL" ET A DES RENVOIS...


Le renvoi du procès de Jacques Chirac pour une question de procédure suscite de vives critiques en France, c'est le moins que l'on puisse dire, même si l'un de ses avocats dit l'ancien chef de l'Etat prêt à comparaître en septembre...

Après 12 ans d'immunité à l'Elysée, et quatre ans de procédure sur la dernière affaire susceptible de le voir comparaître, le tribunal correctionnel de Paris a renvoyé le procès pour poser à la Cour de cassation une "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC).

La Cour de cassation, saisie de la question posée par la défense, a trois mois pour statuer. Elle peut rejeter la procédure, ce qui permet au procès de reprendre, ou saisir le Conseil constitutionnel, qui aurait alors trois mois pour statuer définitivement ! Gain de temps !!

Une justice à deux vitesses en France ? Et la marche arrière ?

La jolie vache, dont je ne voyais que le cul, paissait
Dans un pré quand mon avocat me dit : "La QPC,
Question Prioritaire de Constitutionnalité
Va nous servir pour l’affaire, sans doute l'atermoyer !"

Moi je voyais ce cul de vache et voulais le tâter
Mais mon génie de la défense des pulsions m'a ôté
- Monsieur Jacquot soyons sérieux et quittons vite ce pré
Rejoignons le quai Voltaire afin de mieux deviser !

J'ai quitté joli pré vert, tout à regret, pour Paris
Et dans mon appartement quoique fort sourd j’ai ouï
Le génie du défenseur qui fonderait du répit
Avant que de me trainer devant la cour des Délits !

Il m’a dit : - comme vous savez depuis l’année deux mille huit
On déclenche un bon procès que si la Cour (1) donne suite
Et qu’à son tour le Conseil Constitutionnel invite
Les parties, après feu vert, à discuter des poursuites.

Vu que votre immunité n’est plus que vieille relique
Je ne vois que QPC comme élément juridique
Jolie botte dilatoire, certes peu démocratique
Pour vous épargner l’affront de ce procès tyrannique !

Vive les calendes grecques, reprendrais bien du Ouzo !
Ah, il vient de Mytilène ? Délicieux Monsieur Jacquot !
A la santé de nos juges que le petit rigolo
A fâchés par quelques mots mal tirés de son chapeau !

A vos vieux emplois fictifs et abus de biens sociaux
La procédure fera pschitt pour un moment vu que l’eau
De la rivière légale en magnifique escargot
Coule placide et molasse jusqu’aux premiers tribunaux.

Le procès pourrait, je crois, revivre aux feux automnaux
Au moment où s’éveilleront les tous premiers échos
De la campagne cruciale pour un Président nouveau
On vous laissera tranquille ; j’en mangerais mon chapeau !!

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mardi 8 mars 2011

HARRIS, UN AMI QUI LUI VEUT DU BIEN...


Marine est là, tra la la la, tra la la la !!

Tino Rossi, sur son petit nuage corse, doit savourer la montée en puissance de l’héroïne de sa chanson.

La fille du Père n’arrête pas de grimper dans les sondages à défaut de grimper dans l’estime des politiciens conventionnels dont, j’imagine, elle n’a rien à cirer !

Et d’aucuns d’imaginer un scénario « Catastrophe » du dimanche 21 avril 2002, mais « à l’envers » !

En l’occurrence on pourrait subodorer une victoire au premier tour de notre sémillante Marine opposée à un mammouth du PS et... exit le petit Nicolas !!

Et oui, selon un sondage Harris réalisé en ligne auprès de 1618 personnes on a pu tirer les données suivantes : 23 % d’intentions de vote au premier tour pour notre nouvelle Jeanne Hachette, puis à égalité avec 21 % Dame Aubry et Sieur Sarkozy !

Beaucoup ont glosé sur la technique du test en ligne !

- L’institut Harris appâte les sondés avec des lots à gagner ! Il se crée un Panel d’internautes qui acceptent de répondre régulièrement à des sondages par appât du gain ou promesse d’un gros lot, se lamente un UMP cyclotimique à la langue de bois fournie d’aphtes en raison d’une consommation pantagruélique de sucettes piquantes. Moi, on ne me propose jamais d’être sondé ! Pourtant j’adore les sucettes !

- Dominique Strauss Kahn n’a pas été testé, s’insurge un militant PS imberbe pour des raisons d’esthétisme, il faut refaire le sondage, c’est du grand n’importe quoi !!

Aussi un nouveau sondage eut lieu et qui donna des résultats similaires :

- 24 % de voix pour Marine
- 23 % pour le roi du FMI
- 21 % pour le petit Nicolas

Bref, plus on fait de sondages et plus la cote de Marine gonfle !

Le Sieur de l’Elysée se morfond :
- O rage, ô désespoir, ô sondage ennemi, n’ai -je donc tant vécu que pour cette infamie ?

- Ah, un « fa-mi », glane en vol la subtile Carla, c’est ça qui me manquait pour compléter ma mélodie, merci mon Nico !

Nico est effondré. Il téléphone Place Beauvau pour se consoler auprès de son ami Brice. Il se voit répondre :

- Mais Monsieur le Président, Brice n’est plus ici, vous l’avez viré ! Vous souhaitez parler à Mr Guéant ?
- Oh, mais que je suis bête, veuillez m’excuser, j’avais oublié le dernier remaniement !

Alors Nicolas, de guerre lasse, s’en va voir Fillon.

Dans son bureau de Matignon, mirontène et miroton, le Premier Ministre consulte, justement, les piteux sondages :

- Ah, vous voilà, Monsieur le Président, hum, pas fameux, hein ?

- Cessez de ponctuer la fin de vos phrases par « hein » ! On n’est pas chez les Chtis ma foi ! Oui, c’est pas fameux, mais ce ne sont que des sondages !

- Certes, et vous allez vous refaire, j’en suis sûr ! Une fois que ces br…de socialistes auront enfin pondu un programme on pourra se battre sur le terrain des idées et la môme Le Pen, qui n’a aucun programme, si ce n’est un galimatias de propositions totalement utopiques voire grotesques, oui, la Pomme-Le Maine heu... la môme Le Pen pourra aller se rhabiller !

- Pas chez Galliano, je lui déconseille !!

- Ah, ah, excellent Monsieur le Président, vous revenez fort ; quand l’humour va tout va !!

- Ah oui ! Le top serait que je sois opposé au second tour à François Hollande ! Lui, au niveau « humour » il est grave ! Il arrache !! D’ailleurs je lui ai téléphoné hier !

- Ah, pour dire quoi ?

- Qu’il avait eu raison de quitter Ségolène et que je ferai tout pour dissuader le gros du FMI de revenir en France ! J’ai également demandé quel régime il avait suivi pour perdre autant de poids !

- Et que vous a-t-il répondu ?

- Qu’il suivait un régime démocratique à base de sport loyal ! Apparemment ça ne lui coûte rien ! Je vais donc impunément le copier. Aussi n’aurai-je plus besoin des services à domicile de Mme Julie Impériali qui me fait trop travailler les muscles du périnée occidental pour des sommes de moins en moins modiques ! Il faut savoir faire des sacrifices !

MA VILLE EST EN DEUIL...


Une marche silencieuse et recueillie en hommage aux trois jeunes hommes disparus ces derniers mois dans le quartier du Vieux-Lille, et dont les corps ont été retrouvés dans le canal de la Deûle, a réuni environ 800 personnes dimanche après-midi à Lille.


Les trois jeunes hommes avaient disparu entre octobre et février dans le même quartier du centre historique de Lille. Dans les trois cas, il s'agit de jeunes hommes, étudiants ou récemment entrés sur le marché du travail et qui rentraient seuls chez eux, après avoir fait la fête tard dans la nuit.

Leurs corps avaient ensuite été retrouvés dans le canal de la Deûle. Les premiers résultats des autopsies ont conclu à des morts par noyade, et aucune trace de violences n'avait été relevée !


Entre octobre et février
Trois jeunes gens se sont noyés
Dans ce canal autour de Lille
Que s’est-il passé, ô, ma ville ?

Qu’as-tu fait de ces trois jeunes hommes
Pour qu’ils se fussent en eaux fantômes
Jeter quand mord le froid d’hiver ?
Garderas-tu ce grand mystère ?

Le cœur serré ils ont battu
Les pavés de tes vieilles rues
Familiers, amis, anonymes
Pour un hommage aux trois victimes.

Lille, ô ma ville, mon doux berceau
Sous ton beffroi, au fil des eaux
Quand vient la nuit du Champ de Mars
Se jouent de bien morbides farces.

Jean-Mériadec, John et Thomas
Dans les eaux sombres du trépas
Se sont endormis dans le lit
De Dame Deûle nue de glacis !

O Dame trouble à fleur de l’eau
T’es-tu vêtu des oripeaux
D’une sirène malfaisante
Pour attirer jeunesse ardente ?

Ou a-t-on jeté en pâture
Sous de criminelles augures
Les corps alanguis, malheureux
Dans la froideur des fonds odieux ?

Lille, ô ma ville, ma belle enfance
Garderas-tu longtemps silence
Sur la sinistre vérité ?
Porteras-tu ce lourd secret ?

Le long des berges du canal
Quand je chemine matinal
Il se mélange à ma torpeur
Les fibres ténues de la peur.

Ils me visitent un creux de l'âme
Au feu de l'indicible drame.
Leur souvenir flotte en silence
Sur les eaux glauques de l'errance.

Lille, ô ma ville, ma tendre peine
Je voudrais tant que tu reviennes
Au temps de ta sérénité
En ce printemps qui va germer.

Et dans les yeux de quiétude
Ressentir comme plénitude
Une promesse de bonheur
En mille éclats de jours meilleurs…

lundi 7 mars 2011

LES CHAUSSETTES ORPHELINES


Chaque année des milliers de chaussettes disparaissent des machines à laver ! Que se passe-t-il réellement ? Les ménages se retrouvent avec des orphelines qui ne trouveront plus l'âme soeur ! Il faudra, tôt ou tard, la mort dans l'âme, se résoudre à jeter à la poubelle la chaussette qui n'a plus sa jumelle !


C'est triste pour la chaussette mais c'est triste aussi (voire scandaleux) pour le ménage (tout comme le célibataire) qui devra racheter de nouvelles paires avant même que les bas d'origine n'aient trouvé leur fin de vie par présence de trous à répétition (coupez-vous régulièrement les ongles !)


Ca n'atteint pas les scandales de l'amiante, mais quand même, quand même, il y a de l'abus !!


Les chaussettes orphelines
Dans un tiroir de commode
Pleure l'absence sibylline
De leur jumelle à la mode.

Mes Kindy "ne se cachent plus"
Disparaissent du tambour
De la machine promue
Fée du logis ! Faux discours !!

C'est un singulier mystère
Que ces éclipses en cadence !
Faudra-t-il créer des paires
Nonobstant les différences ?

Sous l'ourlet du pantalon
Qui pourrait bien deviner
Que pied droit vêt la marron
Et le gauche la bleutée ?

Il n'empêche, quel délit
Chez les vendeurs de bas courts
Qui de mèche se sont mis
Avec marchands de tambours !

Ah nos chères disparues
Clame-t-on chez les modistes
La machine a des vertus
Laver et pondre solistes !!

Sauf à être unijambiste
Le bon client se pliera
A retourner sur les pistes
Qui l'emmènent au rachat !!

Ca fait tourner le commerce
Aussi vite qu'un moteur
D'un lave linge qui berce
Les douces nuits du dormeur…

Les chaussettes orphelines
Dans un sinistre tiroir
Quitteront la naphtaline
Pour un sac à dépotoir !!

Finiront pâles et crétines
Sans connaître le grand soir !!

samedi 5 mars 2011

QUOTAS CATHOS


Selon une enquête Ifop réalisée pour "La Croix", les Français restent pour les deux tiers attachés à une identité catholique mais la messe du dimanche ne rassemble plus qu’une toute petite minorité.


Si deux tiers encore des Français se reconnaissent comme catholiques, rares désormais sont ceux qui considèrent que cette appartenance passe par une présence à la messe : en effet, 4,5 % seulement de nos concitoyens disent fréquenter une église chaque dimanche, 15 % y allant régulièrement, de l’ordre d’une fois par mois environ.

Personnellement je doute de toutes ces statistiques sauf à pointer les entrées dans les églises ou à instaurer une billetterie (messe payante) pour mesurer exactement l’influence des lieux de culte catholiques !


En ce qui me concerne, je serais prêt à payer une messe qui me fournirait les services suivants :

- Diffusion d’un film de Zeffirelli sur grand écran, suivi d’un débat avec buffet campagnard gratuit (quoique payé) à base d’agneau pascal et de pain sans levain mais avec le vin quand même.


- Concert de rock chrétien avec lumières psychédéliques et boule à facettes !

Plus sérieusement, et en mon âme et conscience, j’estimerais que :

- 1 % des catholiques vont à l’église quand il ne pleut pas…

- 0,84 % des catholiques vont à l’église mais en sortent cinq minutes avant la fin de la messe pour des raisons cathodiques

- 0,74 % des catholiques s’endorment lors de l’homélie du prêtre soit pour des raisons organiques (apnée du sommeil, digestion difficile) soit pour l’aspect soporifique du sermon sous serment.

- 5,0648451 % des catholiques croient qu’ils pratiquent sans croire (Schizophrénie ?)

- 6,541 % des pratiquants croient qu’ils pratiquent mais n’en sont pas sûrs (Alzheimer ?)
- 7,111 % des catholiques sont pratiquement pratiquants mais croient sans croix !
- 8,059 % des croyantes, à l’origine « grenouilles de bénitiers » suivent un chemin (de croix) à l’envers et finissent athées tard.

- 2,069 % des dévots finissent vachement impies !

- 12,84 % des catholiques lisent les scandales de certains prêtres en protestant.

- 4,205 % des croyants consomment des religieuses à la fin du repas dominical

- 6,047 % des pratiquants se sentent légers à Lourdes.

- 5,08 % des non croyants croient (hé oui !) que le Nouveau Testament sera lu chez leur notaire

Je dispose d’autres statistiques mais je me garde le privilège de les adresser, personnellement, à Mr Le Chanoine de Latran, sous pli recommandé avec accusé de réception.

AJOUT A MON PETIT MUSEE

Instrument indispensable pour certains hommes politiques qui aiment traîner des casseroles tout en raffolant du son de la guitare et dont l'esprit s'empreint de nostalgie de certains western spaghetti où des joueurs d'harmonica jouent les justiciers et éliminent des adversaires coriaces...

Je ne pense à personne particulièrement...

Quoi que...

vendredi 4 mars 2011

EN CE TEMPS LÀ LE PETIT MÂLE PARLAIT RACINES...


De quoi la foi de Sarkozy se compose-t-elle ?

Le petit Nicolas s'est rendu au Puy-en-Velay sur les chemins de Compostelle pour se sanctifier une fois de plus !

Et pendant ce temps là, Carla, compose-t-elle ?

Nicolas en veut : les sondages sont mauvais alors il faut flatter les catholiques même s'ils désertent les églises et que l'affluence des édifices surmontés d'un coq est inversement proportionnelle à celle des mosquées ! C'est si vrai que les musulmans de France sont obligés de prier dans la rue (au grand dam de Marine) par défaut de lieux de culte !

Nicolas a conservé du pays de la fleur de lys l'âme ! Il devient le nouveau monarque de droit divin (de messe) et s'arroge le droit de vanter les mérites de nos racines chrétiennes.

C'est le Puy-en-Velay, diocèse des anciennes croisades, et ce sera bientôt le Mont-Saint-Michel et Vezelay ! Nicolas tout auréolé de son costume de chanoine de Latran portera la bonne parole pour évangéliser villes et campagnes et nous protéger, en bras séculier, contre la montée de l'Islam !

Mais le petit chanoine ne veut pas se montrer allergique à la laïcité ! Il veut rester évangélaïque, en quelque sorte : un subtil mélange de foi opportuniste et de républicanisme feutré !! Ah, l'habile homme !! Comme il sait s'y prendre pour caresser dans le sens du poil les Ultracathos du Front National tout en ménageant les apôtres de la laïcité et les défenseurs de la loi de 1905 !!
Ah, le bel héritage de la chrétienté !! Notre Président va multiplier prêche sur prêche, prêchi-prêcha :

- Débarrasser vous de vos richesses, de vos palais, de vos rolex…
- Aidez les pauvres, les misérables, les sans abri…
- Ne dites pas de mal de vos ennemis, même politiques…
- Respectez autrui par le contrôle de votre langage !

Sûr que le monde chrétien (mais plus spécialement catholique) rejoindra les églises avec de telles harangues teintées de spiritualité évangélique.

Même les musulmans voudront se reconvertir !!

Rêve Ange Elysée !!

jeudi 3 mars 2011

HOMMAGE A LA GRANDE DAME DU 7ème ART


Annie Girardot vient de nous quitter. Comme beaucoup de Français ma peine est grande ! Je n'ai jamais connu actrice aussi émouvante, dans tous les sens du terme. De la gravité dans "Mourir d'aimer" à la gaudriole dans "la Zizanie" elle a exploré toute la gamme artistique du comédien de théâtre et du cinéma.

Si elle donnait dans certains de ses films l'image d'une femme énergique et déterminée, elle a connu de nombreux déboires dans sa vie. Son père meurt quand elle n'a que 2 ans. Son mari, le comédien italien Renato Salvatori, la bat...

Et le pire couvrira la fin de son existence en la personne du spectre Alzheimer. La mémoire l'abandonne. N'y a-t-il rien de pire, pour une actrice, de perdre son principal outil de travail, son passé, le visage de ceux qui l'ont aimée ?

Annie, pour ce que tu fus, pour ce que tu nous as donné, nous ne t'oublierons jamais !


Se souvenir des belles choses
Il ne pas a été donné
Ta mémoire ne fut qu'une rose
En son jardin déracinée.

Les derniers pas dans ton hiver
Au long silence d'amnésie
Ont trouvé dans le cimetière
La dernière stèle de l'oubli !

Repose en paix, charmante Annie
Jolie colombe de l'écran
Qui de farces en dramaturgie
Nous a enjolivé le temps.

Sois assurée que ta mémoire
En nos cœurs à jamais gravée
Se perpétuera dans l'histoire
En mille écrans interposés

En farandoles de bobines
Exhalant dans l'obscurité
Le parfum de tes lèvres fines
Et la senteur de tes baisers.

Nous allons garder de ton âme
La magie de l’incarnation
Et voguerons du rire aux larmes
Sur l’océan des émotions

Car jusqu’à en mourir d’aimer
Tu auras façonné ton art
En mille éclats de vérité
Douleurs, brisures, doute et brouillard…

Et pour conjurer ta douleur
Ces plaies à vif, en héritage
Tu auras vidé tout ton cœur
Pour le théâtre des mirages.

La traversée des corridors
Où gémissait parfois la gloire
Auront tailladé sur ton corps
Quelques stigmates du déboire.

C’est le prix d’une liberté
Enfant d’une femme sans chaîne
Qui creva de sa vérité
L’écran des vérités anciennes.

Sans tricherie, sans artifice
Tu endossas d’intenses rôles
Jusqu’à frôler les précipices
Sans vanité, sans auréole !

Repose en paix, ô tendre Annie
A la gouaille légendaire
Pardonne à ceux qui t’ont trahie
Mais le Bien ne vit point sur Terre !

Repose en paix, nous qui t’aimons
Depuis longtemps, tu le sais bien
C’est la plus solide oraison
Face à l’inquiétant lendemain...