CHERCHEZ DANS CE BLOG

lundi 1 juin 2009

LE VENT DU NORD

Souvent le vent du Nord
M’a raconté la vie
Des péniches au long corps
Qui remontaient le lit
De ces canaux sans fin
Courant sous le ciel gris
Pour toucher les embruns
De la mer attendrie.

Souvent le vent du Nord
M’a conté les histoires
De ces marins du port
Qui noyaient les déboires
Dans une bière brune
A la mousse d’argent
Peignant le fil du temps
De réconfort.

Le long de mes promenades
Que ne m’as tu pas raconté
Oh toi, le vent des esplanades
Et des pavés !.

Souvent le vent du Nord
M’a raconté l’effroi
Qui secouait à mort
Les immenses beffrois
Dès que l’orage fou
Efflanqué des éclairs
Affichait son courroux
Dans un ciel noir de nerfs

Souvent le vent du Nord
M’a chanté le pays
Par de curieux accords
Au goût de symphonie
Des briques des courées
Au couloir des corons
Tout devenait chanson
Malgré l’effort.

Le long des vagabondages
Que ne m’as tu pas raconté
Ah toi le vent de mes naufrages
De mes ondées.

Souvent le vent du Nord
M’a raconté l’espoir
Des gens dont le décor
Ne suivait plus l’histoire
Le squelette émouvant
De tant de vieilles usines
Raisonne encore longtemps
Le fracas des machines


Alors le vent du Nord
D’une brise magique
Insuffle dans nos corps
Des élans magnifiques
Et d’un vibrant concert
Remonte l’énergie
Des gens de ce pays
Loin du confort.

Quand tous nos bras sont en rade
Que ne sais tu pas raconter
Oh toi le vent de nos bravades
Pour nous lever !

QU'EST KATE DEVENUE ?


Mais que deviens-tu Kat’ Jackson
Est-ce qu’un cinéaste te sonne
Pour figurer dans des séries
Maintenant que tu as flétri ?
Vois-tu encore les drôles de dames
Jacklyn Smith, Cheryl Ladd ? Le drame
D’être déjà sur le retour
Une vie c’est vraiment trop court !

Je me souviens, chienne fofolle, tu sortais les crocs, Kate
Travaillant fort bien du chapeau tu brisais les casses, Kate
Tu taillais un vilain costard au gueux pas sage, ah, Kate !
Sous ta loi le vil était fait, fait comme un gros rat, Kate !

Judokate tu mis au tapis nombres mâles à maux, Kate
Tu envoyas sous les verrous les chercheurs de bris, Kate
Tes coups fusaient comme des missiles, victorieux héros, Kate !
Sans sueur et sans coup férir, cheveux plein d’éclat, Kate !

Mais que deviens-tu ma Kate Bush
Ouvres-tu, pleines dents, ta bouche
Pour nous délivrer la voix pure
Qui troublaient les punks à poil dur ?
Revois-tu Peter Gabriel
Prince ou bien Clapton, tes fidèles ?
Penses-tu reprendre Babooshka
En version rappée ou en ska ?

Je me souviens, sorcière du son, tu créais thèmes, ah, Kate
Pour les graver sur du vinyle et quoi qu’on en dise, Kate
Je me les récoute souvent quasi nu sur lit, Kate
C’est bien mieux que les Chaussettes Noires, ce qu’ils étaient sots, Kate !

C’est mieux que d’écouter en vain des chanteuses-pies, Kate
Qui jacassent et, à pas nier, n’possèdent pas les bases, Kate !
Toi tu maîtrisais le tempo, je m’en fais l’écho, Kate !
J’embarque les gens sur tes mélos, au fond de mon bar, Kate !