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samedi 25 octobre 2014

ET SAIGNE L’ÂME CANADIENNE



Le Canada connaît désormais la menace islamiste menée par des loups solitaires. Le tranquille pays de l’érable voit surgir le spectre du terrorisme aveugle activé par une religion qu’on défigure.

Il y eut d’abord un attentat contre des militaires à St Jean sur Richelieu au Québec. Un adepte de l’islam radical, Martin Couture-Rouleau, avait alors tué un militaire et blessé un autre en fonçant sur eux avec son véhicule. Il avait été abattu par la police.

Puis il y a la mort de ce jeune caporal, Nathan Cirillo (24 ans).

Il a trouvé la mort alors qu’il gardait paisiblement le Monument commémoratif de guerre à Ottawa. Son assassin est un certain Michael Zehaf-Bibeau  (32 ans), natif de Montréal mais dont le père syrien a combattu Kadhafi. Michael aurait pu grandir sereinement dans ce grand pays démocratique. Il en profanera le symbole en se lançant dans une fusillade au cœur du Parlement, avant d’être abattu.

Il aurait pu rencontrer Nathan dans de plus jolies circonstances. Mais si l'homme peut naître bon la société le pervertit. Le jeune homme aura connu la séparation de ses parents, l’abîme de la drogue et l’appel de la guerre sainte. Trop pour un cerveau un peu malade mais paradoxalement lucide sur lui-même. Nathan voulait retourner en prison (il avait déjà connu plusieurs arrestations pour possession de drogue) car il lui semblait que cela fût le seul moyen, en étant que sans-abri, de se désintoxiquer de la cocaïne.


En réalité sa requête échoua, il se retrouva dans un foyer avant que de commettre l’irréparable.

Nathan tombe sous la foudre de l'incompréhension, laissant veuve sa douce Lili (une Française), son jeune fils et plongeant le pays dans un recueillement unanime. 

L'âme du Canada saigne...


Un kilt aux plis traditionnels
A sa main l’arme déchargée
Nathan souriait sous le ciel
Devant le Monument sacré.
Il était fier de son pays
Et de son métier de soldat
Ses pensées couraient vers Lili
Au fil des bonheurs d’Ottawa…
Il souriait d’un bel éclat
Le cœur ouvert à la gaieté
La clownerie guidait ses pas
De caporal des libertés.

Son père lui parlait de Libye
De ses tumultueux combats
Contre l’enfer de Kadhafi
Michael écoutait, béat.
Dessous les érables sereins
Le ballet du crack illicite
La poudrière sur son chemin
Un crâne en feu qui se délite
A la recherche des barreaux
Pour se protéger du délire
De ce keffieh sur un cerveau
Visé par l’islamique mire.

Ils auraient pu grandir ensemble
Dans l’harmonie du Canada
Sous cette rouille, au vent, qui tremble
Avant la neige aux mille éclats…                  
Ils auraient pu marcher tous deux
Aux sentiers des forêts primaires
Admirer la baleine bleue
Troubler les flots de Vancouver.

Ils se sont croisés dans l’éclair
Dans l’éruption de coups de feu
Nathan s’effondra sur la terre
Dans cet indéchiffrable adieu
Michael, en loup solitaire
Nu de compassion pour sa proie
Suivit son cours velléitaire
Pour le sacrificiel envoi.

Ils auraient pu marcher, amis
Le long des canaux d’Ottawa
Se retrouver place Vimy
Se prélasser à Kanata…
Loin de ces roches tarpéiennes
Desquelles vont se précipiter
Dans les abysses kafkaïennes
La jouvence déboussolée.

Ils auraient pu en d’autres vies
Parler aux champs de tolérance
De l’ineptie en tous conflits
Marquée du sceau de l’ignorance.

La destinée brisa leurs corps
D’agneau broyé, de loup bourreau
Sans le moindre confiteor
Dans la banalité des maux…