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mercredi 2 juin 2021

LAMA JDD : LA MAGIE DES DÉS

 


Dans ce JDD numéro spécial, le "celui qui se prenait pour Napoléon" révèle son addiction au jeu de dés et la frénésie qu'il a eue à dévorer "La magie des dés" des Editions Marlo.

On apprendra, qu'avant d'aller voir les petites femmes de Pigalle, il jouait au dé pour savoir quel chiffre désignerait celle qui ferait sa soirée ! Par exemple, si le 6 tombait, c'était Julie, avec le 4 il s'offrait à Bérénice.

Il laissait faire le hasard, d'une même manière, pour savoir si Alice Dona ou Yves Gilbert serait celle (ou celui) qui donnerait un corps musical à son nouveau texte.

S'il n'avait pas eu de ballon rouge quand il était gosse dans son quartier, son papa, chanteur d'opérette, lui avait offert un jeu de 421 du plus bel effet ! Là, naquit sa passion débridée des dés !

Quand avec les 6 dés, il s'était décidé, c'est au 10.000 qu'il s'était adonné sans le dire à Dona au doux nez.

Et durant l'entracte, avant de reprendre un nouveau tour de chants, il jouait avec son imprésario.

Il fallait qu'on s'y fasse !

                              Il fallait, con, 6 faces !



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Savourer le dernier poisson 

Qui ne soit pas de morne mer

Avec le cœur du Roussillon

En nectar au fond de nos verres

C'est là l'extatique plaisir

Pour oublier l'ombre du laid

Si la vue s'afflige, à mourir

Fêtons papilles et palais !

mardi 1 juin 2021

J'AI L'HONNEUR DE NE PAS TE DE_MANDER PARDON

 


La France et sa grande muette ne s’étaient pas trop mouillé le plumage martial pour protéger les Tutsis contre les coups de machette des Hutus (voir mon billet de 2014).

Au Rwanda, comme ailleurs, le temps panse les plaies, et pense les plaids, grands manteaux de laine capables de réchauffer la froideur diplomatique.

Dans un discours très attendu au Mémorial du génocide de Kigali, Emmanuel Macron a cherché à trouver les mots justes pour reconnaître la responsabilité de la France sans condamner, pour autant, notre beau pays des droits de l’homme.

En fin équilibriste, Jupiter a parcouru le fil ténu du « en même temps », au-dessus d’un précipice jonché de quelque 800.000 victimes de ce qu’il faut bien appeler un génocide.

- La France n’a pas été complice de ce massacre mais, en même temps, elle doit regarder la vérité en face : notre pays détient une part de souffrance qu’on a infligée au peuple rwandais.

Le pardon ne devait pas sortir de la bouche élyséenne. Mais Paul Kagame, Président toujours en exercice, a quand même apprécié ce discours qui ouvre une voie à la réconciliation 27 ans après le génocide des Tutsis.

Ce président, ancien danseur d’une polka gammée, tant il a, lui aussi, du sang sur les mains, voit d’un bon œil le rapprochement des deux pays dans un contexte de real politique assaisonné à l’huile d’économie de marché.

La visite d’Emmanuel change, en effet, les donnes. Un ambassadeur devrait être rapidement nommé, alors que le poste était vacant depuis 2015.

 L’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir le bureau fermé depuis 1996. L’AFD s’est déjà engagée l’an dernier à hauteur de 130 millions d’euros au Rwanda pour soutenir, par des prêts à taux réduit, le développement des réseaux électriques et apporter une aide d’urgence durant l’épidémie de la covid.

Et Jupiter de dire à son homologue :

- Cher Paul, vous parlez notre langue, c’est un super acquis culturel et cet acquis, gars, lie !

Et oui, comme dirait Duteil, c’est une langue belle, une bulle de France au milieu d’un pays qui regorge de richesses enterrées : coltan, or, tungstène, étain…

Il n’est pas négligeable de renouer de bonnes relations avec un pays détenant une telle manne.

Mais, pour certains esprits grincheux, se voilant dans un puritanisme éculé, cette diplomatie intéressée se vêt d’une outrance sidérante.

L’un d’eux de conclure : - Agir ainsi, sans gêne, ô sidère !


 

Le mort ne parle pas pour évoquer la guerre

Qui de plaies en charniers a pris du Rwanda

La mélodie des cœurs, la candeur des lumières

Aux quêtes du pardon le mort ne parle pas

 

Le discours du vivant sur la crête des gênes

Compose de son mieux avec les alibis

Les mots tissent l’émoi ; des ergots pathogènes

Eliment la dureté, émoussent l’argutie.

 

On puise dans le flux d’une prose châtiée

L’acte de contrition sans s’autoflageller

Une oreille y perçoit l’amorce d’un soleil

 

La faconde féconde un ruisseau lénifiant

Y trempent les humeurs aigries, d’un autre temps

Où le sang recouvrait le sol et ses merveilles.