CHERCHEZ DANS CE BLOG

samedi 21 septembre 2019

UNE DRÔLE DE JUSTICE QUI, SE MÊLANT SHOW, NAÎT !




Jean-Luc Mélenchon n’est pas un sous mi pour rien ! Il aime les rets, des filets avec lesquels il attrape des histoires à polémiques, histoire de faire parler de lui.

Lors d’une perquisition, en octobre 2018 (mon dieu, bientôt un an) au siège de LFI (La France Insoumise) il s’était emporté en portant en portée musicale cacophonique des notes stridentes de « Je suis la République » !

Oui, Méluche, comme on le nomme, avait cherché à intimider l’autorité judiciaire et s’était rebellé contre elle sans prendre un langage en poulet ! Une telle révolte aurait pu lui coûter cher mais, finalement, le procès qui vient de se tourner montre une mansuétude à son égard ! Le juge s’est-il montré clément, sot, en ne se montrant point carré sur la sévérité ?

Le ministère public n'a requis qu’une peine de prison avec sursis pour le chef de  LFI. Mais comme il a besoin d’argent, il a aussi demandé 8.000 euros d'amende pour le prévenu, mais aussi pour ces acolytes, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard ! Ils respirent un peu, préférant un sous mis que de se retrouver hommes laids, taulards à force de casser des œufs.

-         La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis. Tout ce souk pour ça ! s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, comme si on lui avait fait perdre son temps pour rien !


La procureure Juliette Gest en a fait un bon en minimisant la peine. Pourtant, elle n’a pas oublié les scènes de rébellion, filmées par des journalistes et largement reprises dans les médias et les réseaux sociaux pour repaître l’appétit des voyeurs, des anti-mélenchonistes primaires et autres frénétiques lepénistes trop contents de voir Méluche péter un câble !

Juliette, elle-même, s’est repassé en boucle les scènes et s’est permis de reprendre, en les égrenant, quelques bonnes tirades du chef LFI : «Allez enfoncez-moi cette porte», «rentrez ! On en a rien à foutre de ce qu'ils disent» ou encore «Allez, vas-y, essaie de me pousser pour voir». Ou encore « ne me donnez pas d'ordre ou de consigne''. Pour un peu Juliette se prendrait pour Binoche face à l’insoutenable légèreté de l’être qu’elle a devant elle !

La procureure se délecte à préciser que, dans cette scène ubuesque, Mélenchon pousse une personne du Parquet, la tait !

-      La rébellion est constituée, déclare Juliette qui, dévisageant Mélenchon, ne voit pas que héros met eau dans son vin.

Selon elle, il s'agit «sans conteste d'un acte de résistance violente, avec usage de la force».

Me Éric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties si viles que les LFI aiment noter « âmes à traquer », s'est exclamé dans sa plaidoirie:

-         De grâce, arrêtez votre cirque ! On fait rance !

Oui, d'un tel spectacle périt Maître. Pour lui, Mélenchon n’est qu’un triste clone, pas très auguste, d’un certain Lula, ex président brésilien, à qui le mentor des insoumis a rendu visite en prison au pays des sambas, voire des sans-culottes. Lula, condamné pour corruption, s’est dit victime d’un complot pour empêcher de prendre le pouvoir et a soufflé dans l’oreille de Méluche qu’il ne fallait pas qu’il subît le même sort, en France !

-         On n’est pas au Venezuela, ici, reprend Dupont-Moretti.

On pourrait imaginer que l’avocat, pris dans sa colère, confonde le Brésil avec le Venezuela ! Mais non, il sait que Méluche consomme aussi une véritable vénération pour la révolution bolivarienne et ne se remet pas de la mort de Chavez !

Le maître rappelle que la perquisition au cœur du procès avait été menée dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris : sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de LFI. Il ne s’agit donc pas d’un procès politique comme voudrait le faire retentir le député des Bouches-du-Rhône qui d’une bouche dure honnit le pouvoir en place !

Entre Dupont-Moretti et Mélenchon les échanges furent ceux de fleurettistes, pleins d'épais sœurs ennemies ! Pas de cadeaux !

-     Je pense franchement qu'il faut qu'il aille dormir tôt, se prendre une bonne petite camomille et qu'il se calme avant son procès de la semaine prochaine, avait dit l’avocat avant le procès.

-       Dupont-Moretti perd complètement ses moyens, écrivait sur Twitter le rebelle de LFI lors du dernier jour du procès, avant de s'adresser à lui : 

       - La camomille vous réussit !

Il est vrai que la camomille est plante à s’taire assez !

L’avocat, qui ne digère toujours pas de n’avoir su éviter la taule au caïd de Levallois-Perret, prend ici une petite revanche sur le mauvais sort même si la peine semble minime !

Les insoumis, quant à eux, ont visiblement opté pour la stratégie de l’affrontement avec la justice, l’exécutif et les médias sous le sceau de la victimisation.

Un choix politique à hauts risques ? Nous en saurons plus lors des prochaines élections municipales du 15 et 22 mars 2020.