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dimanche 27 avril 2014

CANONISATION ET CANON DES NATIONS



François et son prédécesseur Benoît XVI vont, en ce dimanche, canoniser Jean Paul II et Jean XXIII. La grande église catholique se retrouve dans l'éclat de grandes manifestations. Sa cousine orthodoxe est suspendue aux lèvres d'un Poutine qui, à tout moment, peut lancer ses troupes vers l'Ukraine. L'objectif est d'engloutir ce pays voisin dont on a déjà mangé une cuisse (la Crimée).
Sur le terrain le trouble est à son paroxysme. Les ultranationalistes, anti-russes, s'affrontent avec les séparatistes pro-russes à coups de menaces, de guerres de communiqués et d'intimidation.
Les élections présidentielles du 25 mai semblent compromises car le Tsar Poutine pourrait rebattre toutes les cartes. Il hésite à jouer le chef de guerre car l'Europe et les USA peuvent utiliser des représailles économiques (gel des avoirs financiers, embargo...) à défaut d'une réponse militaire coûteuse et surtout hasardeuse !

Le canon sonne différemment selon le lieu où l'on se trouve...



Tandis qu’au Vatican s’exhibe en grandes pompes
La catholique fête des canonisations
L’Est au milieu du gué, que nul ne se détrompe
Vit peut-être un prélude à l’abomination

Que la Sainte Russie dans les mains de Poutine
Attise en feux mesquins les braises d’agression
D’un peuple souverain en sapant ses racines
N’appelle en rien l’espoir de pacification.

Aux frontières de l’Ukraine en essaims menaçants
Mille uniformes russes d’impatience trépignent
Pour traverser le Dniepr et foncer triomphants
Sur l’étoile de Kiev en son aura qui cligne.

Des faucons ukrainiens aux fiertés moscovites
Jouent les séparatistes au théâtre martial
Humilient les soldats ukrainiens sans élite
Démoralisation au cynisme trivial.

Ils ont phagocyté de leurs serres cinglantes
Quelques observateurs venus de l’Occident
Au motif éclairé en rayons de tourmente
Qu’ils venaient s’immiscer aux bons soins de l’Otan

Le nouveau tsar bâtit en  ses rêves obscurs
Un retour aux confins de l’Union Soviétique
Le trésor ukrainien en ses pupilles dures
Brille comme un diamant aux carats extatiques.

L’Oncle Sam alerté brandit quelques menaces
D’essence économique à défaut d’une armée
Et Poutine hésitant à resserrer  la nasse
Nourrit sa propagande et ses communiqués.

Tandis qu’au Vatican s’exhibe en grandes pompes
La catholique fête des canonisations
Tout un peuple se ronge au qui ment-qui me trompe
Appréhendant l’écho des canons damnation.

samedi 26 avril 2014

BOUTIN ET LES CANONISATIONS

Dimanche 27 avril, à Rome, le pape François procédera à la canonisation de deux de ses plus « illustres prédécesseurs » : Jean XXIII (1958-1963) et Jean Paul II (1978-2005), deux personnalités de l'Eglise catholique !


La mère Boutin se félicite de ses deux canonisations et ne fait qu'ânonner "c'est, c'est for mimi..dada..ble" tant l'émotion la gagne ! 

Le Pape François de son côté ne perd pas trop son temps dans ces procès en canonisation et va tiquant sur son ordinateur qui joue aux bugs ! Le St Père, ces temps ci, clique à tour d'index et tapote sur l'Azerty pour créer un maximum de bulles !

- Saints forts m'attisaient, avoue-t-il, et je n'ai guère changé de conduite !






jeudi 24 avril 2014

ANNE SINCLAIR SORT DE LA HOUSSE LES STRASS CONS


Le 22 avril, au soir, dans"1 Jour, 1 Destin" sur France 2, Laurent Delahousse nous a gratifiés d'un reportage sur Anne Sinclair car, en ces temps de crise, le Français moyen a besoin d'un modèle de résistance, de courage (du courage, du courage, comme dit la grande Sophie) pour croire en l'avenir.

Et Anne Sainclair a beaucoup de courage pour avoir affronté dignement la descente aux enfers de son mari DSK.

Bon, de là à en faire toute une émission suivie d'une interview de la Pompadour cathodique c'est un peu pousser les enfants du Bon Dieu dans la mare de canards sauvages. 

Enfin, on ne prête qu'aux riches...




Hier on a eu sur France Deux
La biographie des yeux bleus
Les plus connus de la télé
Ceux d’Anne Sainclair, la fortunée.

Pauvre petite fille riche
Pour son paternel jeune biche
Appelée au plus grand destin
Dans la hiérarchie du mondain

La radio, la télévision
Les rendez-vous avec Tonton
L’égérie des mitterrandiens
Et Sept sur Sept qui le vaut bien !

Arrangement du médiatique
Avec les fauves politiques
Anne a plongé dans le Barnum
Avec l’appétit maximum

Yvan Levaï est déjà loin
Quand Dominique en contrepoint
Etend l’horizon politique
Sur ses compagnes romantiques

Un voyage en lune de miel
Jusqu’aux lacérations des ailes
Chute de l’ange priapique
Rattrapé par les feux lubriques

Un reportage suivi de près
Par l’interview de la fardée
Du Delahousse à la baguette
Pour un simulacre d’enquête

Pour Dominique, oui j’ignorais
Dit la sublime cocufiée
On ne parlera pas d’Ukraine
Ni de Poutine épris de haine.

Pas plus ne seront évoqués
Les pathétiques odyssées
Des jeunes Français djihadistes
Dans la syrienne belliciste

Une elliptique narration
Des grands défis de la Nation
L’austérité sous l’éteignoir
Dans l’étonnant jeu de miroir

Une interview de copinage
Du pur people en usinage
Passage de témoins combiné
L’interviewer interviewée !

Aucun mot sur l’économie
Les cinquante milliards de Bercy
Des questions d’un tout autre monde
Si loin des angoisses profondes

Une fabrication d’un mythe
Femme courage que l’inconduite
D’un mari a catapultée
Aux nues de la notoriété

Deux heures passées devant l’écran
Miroir, alouettes et semblants
La vacuité, fil conducteur
D’une émission à trompe cœur.

Austérité dicte ta loi
Ne permets plus par-dessus moi
La gabegie des redevances
Pour de tels mets d’inconsistance…

lundi 21 avril 2014

dimanche 20 avril 2014

MORELLE, POMPES ET CIRE CONSTANCE


Aquilino Morelle vient de demander sa démission à François Hollande, qui l'a acceptée ! 
Qui est cet Aquilino ? Un conseiller proche de Flamby dans la principale manie était de faire venir à l'Elysée un cireur pour sa trentaine de paires de godasses !

C'est vrai que ça la fiche mal de parler de Cire dès lors que la royauté n'a plus lieu en notre noble République ! Mais est-ce parce qu'il se mêle de souliers en grande pompe que ce brave Aquilino acquit l’innommable infamie l'ayant acculé à la démission ?

Non, s'il n'y avait que ce toc tique Médiapart, le journal qui a mis le doigt dans l'affaire, non, il y a pire !
Oui, Médiapart accuse le conseiller de conflit d'intérêts !

Hé oui, alors qu'il était membre de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS), Aquilino Morelle, aurait travaillé, en cachette, pour un laboratoire pharmaceutique danois nommé Lundbeck ! 

On sait que l'IGAS est à même d'établir des rapports sur la nocivité de certains médicaments notamment s'ils sont danois et qu'ils aident à noise ! Bref, on ne peut être juge et parti, même si le Danemark n'est jamais bien loin ! 

Donc, pour mieux se défendre face à ces accusations, Aquilino démissionne si tant est qu'il ait jamais eu une mission auprès de Flamby !

Il aurait tant aimé que les longs couteaux de Médiapart ne se l'IGAS contre lui ! 
Mais Plenel et sa troupe n'en sont pas à une levage de lièvre près !

Après la démission de Cahuzac (encore une bombe Médiapart) voilà un nouveau coup de canif porté à la volonté d'intégrité de François Hollande. On dirait que le chant "je mens" ça pourrait être maintenant !

Enfin, la justice fera son oeuvre ! 

En attendant Flamby pourra se consoler avec la libération des 4 otages détenus en Syrie !
Peut-être même n'en a t'il déjà plus rien à cirer de Morelle !


jeudi 17 avril 2014

KAGAME ET SA FRANCE GENOCIDAIRE


Le Rwanda a commémoré le 20ème anniversaire du génocide et du supplice de plus de 800 000 Rwandais, en majorité tutsis. La France n’y a pas été invitée et a même pris la posture de persona non grata !

Le Président Paul Kagame avait déjà, pour le 10ème anniversaire (en 2004) fustigé les Français qui avaient "l'audace de rester là sans s'excuser" !

L’homme récidive donc !

Rappelons les faits ! Longtemps les Hutus (majoritaires) ont été considérés par les colonisateurs (Belges) comme des parias alors que les Tutsis (minoritaires) aux origines éthiopiennes étaient les vrais interlocuteurs, éleveurs de bétail et propriétaires.  Le Hutu  faisait presque figure de serf.

La fin des années 50 verra les Hutus se rebeller et pousser les Tutsi en dehors des frontières (au Burundi et en Ouganda). Les Hutus prendront  le pouvoir au Rwanda.

Le 1er octobre 1990, le FPR (mouvement Tutsi constitué en Ouganda) lance sa première offensive de reconquête sur le Rwanda. C’est le début de la guerre civile.

Le président Juvénal Habyarimana qui a pris le pouvoir à Kigali en 1973 à la faveur d’un putsch, prend prétexte de cette attaque pour perpétrer des exactions contre les Tutsis de l’intérieur, accusés de complicité avec les rebelles du FPR. Les quotas ethniques qui existent depuis l’indépendance limitant à 9% la présence des Tutsis dans les écoles et les emplois sont renforcés.

Puis, après que le président-dictateur Juvénal Habyarimana  a  été tué dans un attentat contre son avion personnel (6 avril 1994), ses fidèles de la majorité hutu entreprendront le massacre de la minorité tutsie (10% de la population) et des hutus modérés.

En trois mois, 800.000 innocents sont massacrés à coups de machette.

Les soldats français qui, conformément aux accords d'Arusha, avaient dû céder la place à une troupe de l'ONU impuissante reviennent  mais ne peuvent pas empêcher des milliers de Tutsis de tomber !

Le summum de la honte se nomme Bisesero. Alertés par la presse, les militaires français découvrent près de 2 000 Tutsis cachés sur ces collines. Quand ils interviennent, trois jours plus tard, la moitié d'entre eux ont été massacrés. La hiérarchie de la grande muette prétend n'avoir pas été informée. Des éléments montreront le contraire.


La polémique fait toujours rage. En 2005, des Rwandais ont porté plainte devant le tribunal aux armées de Paris. Et Kagamé, plus que jamais, considère les soldats français comme complices du génocide ! Et la langue française ne peut plus être enseignée au Rwanda !

Une tache pour l'instant indélébile sur le treillis de nos soldats qui, par ailleurs, sont loués pour les interventions au Mali et en Centrafrique...



Hérité du venin des colonisations
Le dur antagonisme entre les deux ethnies
N’aura fait qu’amplifier dans son drain de folie
Pour signer de son sang une abomination.

Au pays des grands lacs le Tutsi présenta
Pour les yeux d’occident une race parfaite
Aux traits fins d’Ethiopien, raffinée silhouette
Par ses traits négroïdes le Hutu fut paria !

Le Tutsi s’érigea en grand propriétaire
De bétail et soumit à son autorité
Le paysan rangé dans les sous qualifiés
Et le belge colon n’y vit rien à défaire.

Tout au contraire il mit dans la ségrégation
Des semences viciées de pur favoritisme
Couronnant les plus beaux de lauriers d’élitisme
Et renforçant l’exclu dedans sa soumission 

Il n’en fallait pas plus pour nourrir les rancunes
D’une majorité privée d’identité
Novembre 59, la haine à l’apogée
Condamne le Tutsi aux revers d’infortune.

Rwanda sous les mains d’Habyarimana
Le Hutu général qui sous ses galons craint
Des Tutsis conquérants du Burundi voisin
Une peur bien fondée ; Kigali tremblera !

Les soldats belliqueux d’un Kagamé féroce
La terre de leurs ancêtres veulent se rapproprier
Habyarimana sauvera son palais
Qu’à la faveur fugace d’une Marianne véloce

Le drapeau tricolore joue les intercesseurs
Mais la haine envahit les esprits des deux camps
Kagamé joue l’épure en tressages de sang
Un fantôme de paix s’ébat dans sa noirceur.

Habyarimana en son Falcon broyé
Les Hutus révulsés par l’éclat des machettes
Vont saigner l’ennemi sans tambour ni trompette
Sous le regard perdu des français désarmés !

Volcan génocidaire à éclats d’épouvante
Kagamé dans l’enfer de tueries innommables
Voient ses frères Tutsis en plaies insoutenables
Quand la garde française lui fait mine indolente.

La française cohorte en tacite complice ?
Plus de vingt ans plus tard Kagamé le prétend
Le dégoût du français, un fielleux jugement
Une haine tenace pour nos armées factices.

Plus de vingt ans passés en cicatrisation
Des entailles immondes et des douleurs pérennes
Les enfants des bourreaux, les victimes sans haine
Tissent en sol rwandais la réconciliation.

Mais dans le cœur volcan de Kagame rageur
Bouillonne le magma des rancœurs éternelles
Pour les anges gardiens qui ont plié leurs ailes
Et laissé les bouchers essaimé la terreur !




lundi 14 avril 2014

VALLS PLUS INCISIF TORD AYRAULT




Manuel Valls a annoncé mardi 8 avril que de nouvelles économies, au-delà des 50 milliards d'euros déjà prévus, feraient l'objet d'un collectif budgétaire fin juin, a-t-on appris auprès d'un des participants.

Déjà il faut trouver 50 milliards à l’horizon 2017 ! Et les manettes habituelles seront utilisées : moins de dépenses (gel des pensions, diminution de fonctionnaires…) plus de recettes (nouveaux impôts déguisés, hausse de franchises médicales…)

On devrait aussi supprimer des régions en trop : 22 v’là le fric en moins à débourser ! En revanche, on ne devrait pas supprimer le Sénat, cette chambre à air où des récipients (d’air) se contentent d’une gracieuse rétribution pour renvoyer par navette des textes qui seront votés, en dernier ressort, par les députés.

Cinquante milliards d’économies
A l’horizon deux mille dix-sept !
Les bas de laine ont de soucis
Y’aura des trous dans les chaussettes.

En dépit du réchauffement
Proclamé par les scientifiques
On gèlera les traitements
Des fonctionnaires : très symbolique !

Allocations phagocytées
Pensions touchées par Alzheimer
Qui vont sans doute s’ignorer
En leur montant bien inférieur !

Opérateurs mis à la diète
Des vacataires en vrac à terre
On va racler la moindre miette
Même si le coup de presse t’atterre !

Allocations désindexées
Se traînant derrière l’inflation
La paix hèle : gare aux sacrifiés
Déjà mis en ébullition !

Médicaments les gênent Eric
Si tu veux acheter d’la marque
Contente-toi, côté pratique
D’une copie nous dit l’Enarque !

Vive le forfait hospitalier
Et les franchises médicales
Si t’as l’argent tu peux crever
Un peu plus tard  et moins bancal !

Damnation sur les dotations
Vouées aux collectivités
Bonjour la taxe d’habitation
Et sa petite sœur du foncier !!

Cinquante milliards d’économies
A l’horizon deux mille dix-sept !
Valls a promis : on s’ra guéri
Mais mort, ô saperlipopette !!

samedi 5 avril 2014

LA BARBE !!



De tous temps qu’amont ou aval s’imposent à nous, de tous temps, disais-je, les hommes ont trouvé rasoir de se raser ! C’était souvent la barbe eu égard au manque d’outils adaptés au système pileux ! Le silex contondant qui tondait les poils du mammouth, super marchait mais il était d’une utilité affligeante dès qu’il s’agissait de se raser à la lueur d’un braséro ; plusieurs tours de bras : zéro ! Les poils restaient sur le menton et rendaient l’homme malade. Oui, l’homme pâle et au lit tiquait de ne pouvoir être présentable dans la grotte de la squaw, heu de la femme aimée sauf si on est le six août.

Longtemps le collier grattant  titilla le mâle qui souhaitait tant voir sa barbe à raz mais conservait, trop « deg »,  le noir souci d’une pilosité, poil aux idées !

Il faudra attendre des années pour que les lames redonnent de l’âme aux barbus. C’est en Arabie qu’on lisse lame, une lame encore en ferraille tandis que l’âme en Coran ferraille contre les croisés !

Plus tard, un barbier de Séville va, sur un beau marché, présenter un nouveau type de lame tranchante ! Mais nul ne fit gare au danger et le sang comme un coulis coula ! Nul n’était à la noce car souvent pour éviter l’hémorragie on fit garrot !

Vers le XVIIIème siècle, disons en 1904 un certain Gillette (normalement Gilles mais surnommé ainsi pour ses penchants, enfin, bref…) inventa, selon le principe du fil à couper le beurre, une lame fiable : lame Eric (en hommage à sa femme). C’était une arme à double tranchant qu’on utilisa dans les tranchées quelque temps plus tard mais si mal qu’en définitive  les soldats préférèrent rester poilus le temps d’un bail honnête !    

La mode des barbus persista et dans les rues barbes fleurissaient avec diversité.
Quelle barbe est-ce, se questionnait la jeune ingénue, aux faux airs de Barbie,  en évoquant l’amant de son ami ?

Oui, les hommes se singularisaient par des tailles différentes mais une fois barbe ôtée, sûr, les temps de discrédit s’annonçaient. Les femmes aimaient les barbus à tel point que les foires s’embaumaient d’odeurs de barbes à papa dont on avait l’estomac barbouillé.

Les instituteurs, hussards de la République, aimaient les colliers !

Les barbes envahirent le monde : les Mollahs la mirent sans l’humeur amère ! Malheur même à l’homme qui au mas omet de la laisser pousser ! Imberbe erre dans le désert !
Des chrétiens, au nom de St Barbe, patronne de pompiers,  laissent pousser les poils à grande échelle !


En fait, la barbe constitue une excellente excuse à ne plus se raser ! Si on cherche un moyen de s’enfermer dans un camp des raseurs fainéants anonymes : barbe l’est ! Et derrière sa touffe de poils on  peut rire de l’imberbe !

RÉGINE DESFORGES, LA ROUSSE REBELLE


L'auteure de La Bicyclette Bleue vient de nous quitter, ce jeudi, à l’âge de 78 ans.

Régine Desforges, la rouquine indomptable, dans la vague contestataire de 1968, aura fait parler d’elle comme éditrice (sous le nom d’Irène) d’une nouvelle érotique de Louis Aragon, Le con d’Irène. Pied de nez à la censure qui lui rend bien !

Mais cette femme de gauche a des ressources ! Le cœur vissé dans la décolonisation et l’âme ouverte à la libération des peuples elle usera de sa plus belle plume pour écrire une fresque historique de 10 tomes « La bicyclette bleue ».

Pour écrire cette saga, elle avait rencontré, selon Le point, "des personnalités comme le général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu, ou les compagnons d'armes de Che Guevara. "Un jour, un ancien ministre de De Gaulle m'a dit : Pour une femme, vous ne dites pas de conneries sur la guerre", relatera-t-elle avec fierté !

A l'écran, l’héroïne cycliste, la rousse Léa, sera incarnée par Laetitia Casta. Les scènes sont mesurées mais autant que les démélés  judiciaires avec les héritiers de Margaret Mitchell, auteure d’ »autant en emporte le vent » qui ne parvinrent pas à convaincre la justice que la Française avait plagié l’Américaine !

Cette œuvre de longue haleine ne pourrait occulter la profusion de quelque 40 livres, certains très érotiques, et qui auront titillé les penseurs de son époque si soucieux du maintien des bonnes mœurs.


Repose en paix jolie rebelle ! 



Qui t’inspira La Rousse, est-ce un petit Robert
Aux parfums érotiques en nos brumes d’hiver ?
Qui t’inspira Régine dans tes flammes ardentes
Au-delà des censeurs et des âmes pensantes ?

Un bleu de bicyclette aux mystérieux rayons
Une chaîne rebelle aux maillons d’aiguillon
Un mai soixante-huit dans ton cœur bien ancré
Une plume étincelle pour des mots en brasier.

Qui t’inspira La Rousse dans tes publications ?
Les grèves hissent un esprit supposé d’Aragon
C’est déjà qu’on dit reine la beauté de ta prose
Et s’aiguisent en querelle tes épines de rose !

Une empreinte de Sade en tes contes pervers
Et déjà la morale bannit ton univers
Sulfureuses effluves en justice blâmées
Sur ton cou d’outre-mœurs  un collier de procès.

Qui t’inspira La Rousse que rien ne vînt blêmir ?
Une colère sourde et le goût d’en finir
De cette hypocrisie aux regards pudibonds
Par des mots sur les maux d’un trop chaste horizon.