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jeudi 30 avril 2009

LE PARI DE ST NICOLAS

A la Cité du Patrimoine et de l’architecture eut lieu un sermon. Le prête s’appelait Nicolas et il invita les fidèles à croire au grand Paris :

- Je fais le pari d’un grand Paris ! Nous allons écrire, mes frères, une nouvelle page de l’histoire parisienne. Oui, avec vous, mes brillants élus d’Ile-de-France, que vous soyez de droite ou de gauche ou du milieu, oui, avec vous nous bâtirons un grand Paris qui ira bien au delà de la Francilie ! Oui, visons grand ! Le Havre devra être le port du grand Paris !

A ces mots quelques fidèles eurent un frisson, d’autres exprimèrent un ricanement.

- Il délire, dit Delanoë, le Maire de Paris. C’est le H1N1 ?

- C’est bien possible, renchérit Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France. Il devient mégalo ! Un grand Paris qui va jusqu’au Havre !! N’importe quoi ! Et pourquoi pas un grand Bordeaux qui va jusqu’à Evian : après la cuite : la cure ! Et pourquoi pas un grand Lille qui va jusqu’à Bruxelles !

- Vos gueules, hurle Jean Tiberi, le Maire du 5ème arrondissement. Ecoutez la suite !

Ils écoutèrent et devinrent moins sarcastiques. Les gens de gauche virent planer une auréole lumineuse au dessus la tête de Nicolas. Une auréole qui ressemblait à un immense périphérique, désengorgé, délesté de tout trafic polluant. De la sainte bouche présidentielle s’évadaient des mots architecturaux de la plus belle envolée !

Nicolas était en véritable transe. Nourri de multiples projets que lui avaient fourgués les dix meilleurs architectes de son répertoire téléphonique, il dispensait des génies de créativité en matière d’aménagement du territoire francilien !

- C’est impressionnant, lança Jean Marie Le Guen, député PS du 9ème arrondissement, on se croirait dans un lundi de Pentecôte avant terme. Il parle dans toutes les langues. Il a démarré par du Thom Mayne puis a enchaîné sur du Jean Nouvel ! Ensuite il embraye sur du De Portzamparc, comme ça, sans aucune fiche ! Il prolonge la rhétorique par une dose de Foster mélangée à un zeste de Koolhaas ! Vraiment très impressionnant !

Et Jean Marie Le Guen (non, pas Le Pen !) n’était pas le seul à être sous le charme du sermon architecturœcuménique du chef de l’Etat. Il ne manquait que Carla pour mettre en chanson ledit sermon. Mais la belle n’était pas là et s’était fait la belle pour aller voir son ex, un certain Raphaël, pour une histoire de vol de photos !!

Le sermon dura une heure ! Ce fut un rare moment de grâce ! Il en résulta que tout l’auditoire avait été convaincu, plus que cela, avait été sous le charme divin du petit Nicolas qui peignit, avec une rare acuité spirituelle, les futurs contours de la nouvelle Lutèce :

- Création d'un métro automatique rapide de 130 kilomètres. En partie aérien et fonctionnant 24 heures sur 24, ce "grand huit" desservira dix grands pôles d'activité parmi lesquels Roissy, Le Bourget, Orly et La Défense…
- Prolongation de la ligne Éole (Saint-Lazare ressuscité jusqu'à La Défense) et de la ligne 14 (jusqu'à Roissy et "Vils Juifs" qui sera débaptisé pour devenir "Gentils Juifs" afin de faire plaisir aux combattants de l'antisémitisme)
- Construction de 70.000 nouveaux logements par an dans la métropole parisienne, soit le double d'aujourd'hui : un vrai miracle aussi spectaculaire que la multiplication des pains !
- Investissement d’un montant angélique de 850 millions d'euros pour le futur campus scientifique et technologique du plateau de Saclay (sa clé du Paradis Universitaire)
- Création d’une nouvelle forêt dans le cône de bruit de l'aéroport de Roissy : cela permettra de capturer des émissions de carbone et de les convertir à la religion verte des écologistes à la sauce Borloo !
- Mise en chantier de technologies performantes sur le plan énergétique des constructions
- Mise en place de « poumons » verts en cœur de ville : le prêtre a précisé qu’il s’agissait d’une métaphore signifiant la présence d’arbres, de végétaux dans la droite ligne des conseils de Cohn Bendit car ce que dit Dany « vert » sert !
- Baptiser le Havre comme futur port du Grand Paris et de la Seine, l'axe nourricier de la métropole, Havre de Paix.
- Implantation de la Cité judiciaire aux Batignolles (17e) et de la Cité de la Défense nationale à Ballard (15e) !

Les fidèles sortirent du temple du Patrimoine tout imprégnés de la Parole divine. Avant de se retrouver sur le parvis il glissèrent, chacun, un petit chèque dans le tronc. Un petit chèque de quelques millions d’euros pour financer ce gigantesque dessein divin !

Paris vaut bien une messe !

Amène l’argent !

mercredi 29 avril 2009

ON NE PEUT PAS DIRE QUE LE PIRE EST NÉ

A Madrid, belle capitale espagnole, s’est rendu notre petit Nicolas. Toujours accompagné de sa fidèle Carla, il a rendu visite à Juan Carlos, le roi ibérique.

Le soleil était au rendez-vous ! La paella était délicieuse avec ses moules exquises, son riz indéfectible, ses gambas succulentes !

Nicolas en a pris trois fois. En réalité il a mangé la part de Carla qui veille à son régime minceur bifidus ! Puis il s’est goinfré de chouros accompagnés de turrons, ces nougats espagnols qui niquent les dents (comme le dit si bien Renaud dans une de ses chansons, mais en parlant des roudoudou !).

Nicolas devait reprendre des forces avant d’affronter le terrible Zapatero qui le dépasse pas d’une tête et demie ! Aïe ! Comment allait-il négocier cette rencontre avec le premier ministre espagnol qu’il avait jugé pas très intelligent, selon le journal Libération !

Entre temps Sainte Ségolène avait bien fait des pieds (poitevins) et des mains pour demander « Pardon ! » au nom de la France pour les propos infâmes à l’endroit de José Luis Zapatero. Mais est-ce que cela allait suffire ?

Finalement tout s’est bien passé ! Il n’y avait pas de quoi passer une nuit agitée, pigmentée de frissons et nappée de sueurs froides à réveiller Carla toutes les dix minutes en criant :

- Carla ! Carla ! C’est José Luis !! Il va…Il va m’étrangler ! Pitié !

- Mais non, mon chéri, rendors toi ! Ce n’est qu’un vilain cauchemar ! Allez, reprends ton prozac, mon Nicou adoré ! Oui, avec le sédatif au brorume de Sodium ! Oui ! Le tout dans un verre d’eau ! M’enfin ! On dirait que c’est la première fois que tu fais cela ! Et je te signale qu’on ne prononce pas José mais « Rôsé » ! En espagnol le « J » c’est un « Reu » !

- Oui, Carlita chérie, c’est noté !

Il n’y avait pas de quoi fouetter el gato (le chat) : car cela allait être du gâteau !

Le grand Zapatero a vraiment bien accueilli le petit Nicolas. Les deux hommes ont multiplié gestes amicaux et œillades en gage de leur amitié et de leur solidarité.

Plutôt que de se trouver ennemis réciproques, ils se sont découvert un ennemi commun : l’ETA. Devant les parlementaires espagnol, le président français a réaffirmé le "soutien" de la France à l’Espagne dans sa lutte contre le terrorisme, celui notamment de l’organisation indépendantiste basque !

Et lors d’une conférence de presse commune, Nicolas a nié l’existence de la moindre trace de malentendu.

- La presse espagnole n’y est pour rien, les Espagnols n’y sont pour rien, c’est le petit clapot d’un médiocre débat politicien en France", a-t-il précisé !

Bref, personne n’y est pour rien ! C’est la faute à pas de chance ! Que hombre mas uportune !
En parlant de clapots, les deux hommes ont évoqué les vagues et remous que soulèvent les pirates au large des côtes somaliennes.

- Ils font des sacrés clapots, a dit José Luis !

- Logique, ils attaquent car ils ont faim ! Ils sont comme les requins ! Ils sont affamés et n’ont que clapots et les eaux !! Ah, ah, ah !

Le calembour étant en français, et mal traduit par l’interprète qui avait dix verres de Malaga dans le nez, il fit flop ! Personne ne rit dans l’assistance !

Nicolas, surpris, eut quelques renvois sonores de dépit !! La paella qui passait mal, sans doute !
José Luis ne releva pas et continua la conversation « comme si de rien n’était » pour faire plaisir à Carla.

C’est d’ailleurs cette dernière qui conforta Nicolas, comme pour bien enfoncer le clou de la quiétude, dans le sentiment qu’il doit, désormais, cultiver :

- Je peux t’assurer que José Luis est vraiment digne de ta confiance ! Il est super sympa ! Il faudra l’inviter à l’Elysée au plus vite !

- Tu crois Carla ?C’est sûr ! Il eut la délicatesse et l’intelligence d’esprit de ne pas relever tes éructations sonores ! Le Premier Ministre espagnol zappa tes rôts !!
A Madrid, belle capitale espagnole, s’est rendu notre petit Nicolas. Toujours accompagnée de sa fidèle Carla, il a rendu visite à Juan Carlos, le roi ibérique.

Le soleil était au rendez-vous ! La paella était délicieuse avec ses moules exquises, son riz indéfectible, ses gambas succulentes !

Nicolas en a pris trois fois. En réalité il a mangé la part de Carla qui veille à son régime minceur bifidus ! Puis il s’est goinfré de chouros accompagnés de turrons, ces nougats espagnols qui niquent les dents (comme le dit si bien Renaud dans une de ses chansons, mais en parlant des roudoudou !).

Nicolas devait reprendre des forces avant d’affronter le terrible Zapatero qui le dépasse pas d’une tête et demie ! Aïe ! Comment allait-il négocier cette rencontre avec le premier ministre espagnol qu’il avait jugé pas très intelligent, selon le journal Libération !

Entre temps Sainte Ségolène avait bien fait des pieds (poitevins) et des mains pour demander « Pardon ! » au nom de la France pour les propos infâmes à l’endroit de José Luis Zapatero. Mais est-ce que cela allait suffire ?

Finalement tout s’est bien passé ! Il n’y avait pas de quoi passer une nuit agitée, pigmentée de frissons et nappée de sueurs froides à réveiller Carla toutes les dix minutes en criant :

- Carla ! Carla ! C’est José Luis !! Il va…Il va m’étrangler ! Pitié !

- Mais non, mon chéri, rendors toi ! Ce n’est qu’un vilain cauchemar ! Allez, reprends ton prozac, mon Nicou adoré ! Oui, avec le sédatif au brorume de Sodium ! Oui ! Le tout dans un verre d’eau ! M’enfin ! On dirait que c’est la première fois que tu fais cela ! Et je te signale qu’on ne prononce pas José mais « Rôsé » ! En espagnol le « J » c’est un « Reu » !

- Oui, Carlita chérie, c’est noté !

Il n’y avait pas de quoi fouetter el gato (le chat) : car cela allait être du gâteau !

Le grand Zapatero a vraiment bien accueilli le petit Nicolas. Les deux hommes ont multiplié gestes amicaux et œillades en gage de leur amitié et de leur solidarité.

Plutôt que de se trouver ennemis réciproques, ils se sont découvert un ennemi commun : l’ETA. Devant les parlementaires espagnol, le président français a réaffirmé le "soutien" de la France à l’Espagne dans sa lutte contre le terrorisme, celui notamment de l’organisation indépendantiste basque !

Et lors d’une conférence de presse commune, Nicolas a nié l’existence de la moindre trace de malentendu.

- La presse espagnole n’y est pour rien, les Espagnols n’y sont pour rien, c’est le petit clapot d’un médiocre débat politicien en France", a-t-il précisé !

Bref, personne n’y est pour rien ! C’est la faute à pas de chance ! Que hombre mas uportune !
En parlant de clapots, les deux hommes ont évoqué les vagues et remous que soulèvent les pirates au large des côtes somaliennes.

- Ils font des sacrés clapots, a dit José Luis !

- Logique, ils attaquent car ils ont faim ! Ils sont comme les requins ! Ils sont affamés et n’ont que clapots et les eaux !! Ah, ah, ah !

Le calembour étant en français, et mal traduit par l’interprète qui avait dix verres de Malaga dans le nez, il fit flop ! Personne ne rit dans l’assistance !

Nicolas, surpris, eut quelques renvois sonores de dépit !! La paëlla qui passait mal, sans doute !
José Luis ne releva pas et continua la conversation « comme si de rien n’était » pour faire plaisir à Carla.

C’est d’ailleurs cette dernière qui conforta Nicolas, comme pour bien enfoncer le clou de la quiétude, dans le sentiment qu’il doit, désormais, cultiver :

- Je peux t’assurer que José Luis est vraiment digne de ta confiance ! Il est super sympa ! Il faudra l’inviter à l’Elysée au plus vite !

- Tu crois Carla ?C’est sûr ! Il eut la délicatesse et l’intelligence d’esprit de ne pas relever tes éructations sonores ! Le Premier Ministre espagnol zappa tes rôts !!

MORT SURE ET VIE RALE !!



Selon Bernard Vallat, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), le virus H1N1 est abusivement appelé virus de la grippe porcine !

- Le virus H1N1 est un cocktail détonnant qui a été créé par des réassortiments de divers virus d’origine porcine, aviaire et humaine, dit-il tout en se mouchant avec un kleenex après avoir ôté son masque de protection d’un joli bleu clair.

- Ah ? Comment cela, demande le journaliste éberlué, la voix atténuée par le même type de masque ?

- Pardon ? Vous pouvez ôter votre masque, je n’entends rien à votre question ?

- Pardon ! Voilà, c’est fait ! Je vous demandais comment cela est-il possible ?

- On a su reconstituer le puzzle : la souche aviaire est d’origine mexicaine, elle en a l’accent en tous cas. Elle glougloute comme un dindon mais avec un fort accent espagnol. En revanche, il y aurait deux souches porcines. L’une serait d’origine américaine plus exactement du sud du nord de l’ouest de l’Arizona, où vivent les coboyes. L’autre pourrait venir d’Asie, mais pas d’Inde. Les cochons d’Inde ne peuvent être incriminés même si on a tendance à les prendre pour des cobayes. Les Chinois accusent le Tibet lequel répond qu’il n’élève que des yacks ! On cherche encore... Enfin, la souche humaine est américaine. Ca c’est sûr ! Elle n’arrête pas de parler en répétant tout le temps : Yes we can ! C’est sûr qu’elle peut envahir toute la planète et nous rendre malade rapidement !

- C’est donc grave ?

- Non, pas en France ! Mais il faut éviter de se rendre au Mexique même si les tarifs aériens ont chu depuis quelques jours. Vous êtes sûr de l’aller mais je serai plus circonspect quant au retour ! Et puis ça ne vous empêche pas de manger du porc sauf si votre religion vous l’interdit ! Moi-même je vais déguster, dans quelques heures, une magnifique entrecôte que m’aura cuisinée ma chère et tendre épouse !

- Ah ?

- Mais oui ! Pas de problème avec les normes actuelles de traçabilité ! On connaît la provenance des porcs avec autant d’acuité qu’on identifie l’origine des souches du H1N1 ! Il faut faire confiance à notre branche porcine ! Pain est notre sort...heu...sain est notre porc ! Achat de porc sans report : telle est ma devise ! Vous pouvez manger aussi de l’aviaire ; je veux dire de la volaille !

- Ah ?

- Mais oui ! Pas de problème : tout est étiqueté, bon sang de bon sang ! C’est pas de la merde ! Tiens, comment se fait-il que j’attrape des intonations coffiennes ?

- Oui, comment se fait-il que vous preniez l’accent de Jean-Pierre Coffe ? Un virus ? Contagieux ?

- Ah ! Ce serait amusant ! Un virus JPC de souche totalement humaine ! Non, en fait, c’est à force de le voir à la télévision dans vivement Dimanche ! Il a toujours de bonnes recettes ! Mais je m’égare ...

- Ah ?

- Oui, je m’égare ! J’en étais où ? Ah, oui : vous pouvez manger des poulets, des dindes, des pintades, des cailles, des pigeons, pigé ??

- Pies, geais...Egalement ?

- Non ! Vous avez pigé ? Vous avez compris ?

- Heu oui... Mais vous n’avez pas vu la troisième phase du problème ?

- Laquelle, cher ami ?

- Qu’est ce qu’on risque à manger des hommes ?

- .....

mardi 28 avril 2009

A MACHA

Macha Béranger vient de nous quitter.

Pendant trente ans, elle fut la voix de la Nuit pour les auditeurs de France Inter !

Ella a été cette voix rauque, défigurée par une surconsommation de tabac et, aussi, cette merveilleuse oreille qui savait capter les multiples confessions nocturnes.
Macha c'était la confidente des gens de la nuit : chauffeurs routiers, lâchement abondonnés par Max Meynier, infirmières, péripatéticiennes, cambrioleurs, travestis...

Ils se confiaient à elle comme on se confie à une grande soeur, ou à une mère.

A présent qu'elle n'est plus qu'un macchabée rangé (oui, je sais, elle est douteuse !) dans un cercueil de sapin, qui saura la remplacer ?

Pour l'instant, chère Macha, avec tout l'estime que je vous porte, veuillez recevoir ce modeste hommage :

Macha aimait mots chauds d’amis de nuits chômées
Et mouchait le méchant mot d’humains éméchés.
Macha aimait chemin des chats mâles amochés
Qui miaulaient la nuit leurs douleurs aiguisées.

Macha, aimait maints show des mi-mots chus d’émoi
Des mots d’hommes échoués au chemin de mous choix
Macha, charmait de mots l’âme des chats pantois
Qui miaulaient la nuit leur pathos de guingois.

Macha de sa voix rauque récurait des rancoeurs
De requins, de curés, de rockers, de coureurs
Macha c’était la voix de la nuit pour les cœurs
Qui devaient se confier à la mère, à la sœur…

Qui devaient se confier à la mère, à la sœur…

lundi 27 avril 2009

AH LES MOLIERES !

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu le neveu de Mimi à la télévision. C’était son grand retour. Frédéric Mitterand était, de nouveau, sur le petit écran et plus exactement sur celui de France 2 : la chaîne publique qui revendique sa spécificité !!

Il a animé la 23ème nuit des Molières, diffusée en direct du Théâtre de Paris, en ce dimanche 26 avril.

Comme d’habitude il incarna l’élégance même, teintée de maniérisme à la sauce dandy sous un fard de politesse contenue comme seule arme face aux facéties d’un Laurent Baffie qu’on lui avait flanqué comme chauffeur de salle !

Franchement, associer Baffie à Frédéric Mitterand c’était osé !

C’est comme si on mariait Jean Marie Cavada avec Bigeard ou Eve Ruggieri avec Michaël Youn !!

La Ministre de la culture, Mme Albanel, honorait de sa présence cette prestigieuse cérémonie. Elle se demanda si c’était de l’art ou du cochon quand Baffie, le perturbateur de service, demanda à toute la salle de chanter Ah ! Le petit vin blanc !

La distinguée Christine tenta bien de chanter cet hymne à la gueule de bois, cet ode à la griserie, ce requiem de l’éthylisme franchouillard ! Elle ne put que remuer le bout des lèvres pour jouer à Mireille Mathieu quand elle nous sort le grand play-back !

C’était abominablement pathétique !

Mais cela n’avait que peu d’importance ! Après tout, l’essentiel était de décerner des Molières a des comédiennes et comédiens qui passent leur vie à brûler des planches et fond feu de tout bois pour allumer la flamme de la comédie ou de la dramaturgie chez des gens qui consument une bonne part de leur budget dans des billets de théâtres.

On a décerné au cerné (vu les poches sous les yeux) Patrick Chesnais le Molière du Meilleur Comédien.

Patrick brille dans la pièce « Cochons d’Inde » !

Je ne sais pas si cette pièce parle de Cochons vivant en Inde ! En tous états de cause, il vaut mieux qu’ils viennent d’Inde que du Mexique. Patrick ne risque pas d’attraper le H1N1 ou de jouer avec un masque bleu !

J’ai cru comprendre que cette pièce n’était pas pour sots et qu’elle traitait le problème de la mondialisation qui ne fait pas du lard pour tout le monde !

Donc une pièce intelligente ! Chaudement récompensée à travers ce Molière attribué à son principal serviteur, dont la palette de talents s’échine à captiver des gens « bon public » !

C’est déjà ça !

Ah j’oubliais ! C’est presque une parenthèse : Line Renaud a reçu un Molière d'honneur !

Elle versa larme entière !!

dimanche 26 avril 2009

SON PARTI, IL LA REND HILARANTE !

C’était un mercredi 22 avril 2009, à l’assemblée Nationale.

Ah, mercredi, folle journée ! Ce n’est pas Vincent Lindon qui me dira le contraire ! Dans le film de Pascal Thomas (2001) on le voit, père divorcé, en train de s’occuper de sa fille, tout en bravant les difficultés de la vie…qui continue.

Pour Rachida Dati, notre garde des sottises, ce fut aussi une folle journée.

D’abord faire garder Zohra ! Depuis qu’elle fait ses dents Zohra est très ch… ! Disons qu’elle donne du fil à retordre à Rachida. Surtout que le père n’est toujours pas là pour s’occuper de la progéniture !! Ah, les hommes !

C’est avec des grosses cernes sous les yeux que Rachida dépose la petite fille chez ses parents !
Puis elle se rend à l’Assemblée Nationale pour une réunion organisée par les Jeunes Populaires – une branche archi dynamique de l’UMP. Une sorte de pépinière de futurs Xavier Bertrand, de prometteurs Brice Heurtefeux… Ils n’ont de « populaires » que le nom car beaucoup ont conservé la particule, laquelle a bien résisté aux assauts révolutionnaires de 1789.

Ainsi, Rachida se retrouve dans l’hémicycle pour une sorte de « quiz ». Oui, je sais Jacques Toubon : c’est un vilain mot anglais ! Il faut le remplacer ? Tout de suite ? Là, maintenant, sur mon blog, dans le feu de l’écriture ? OK ! On va pas se fâcher pour si peu !

Donc, Rachida se retrouve dans l’hémicycle pour une sorte de questionnaire portant sur l’économie de la France et de l’Europe. Elle y retrouve Michel Barnier, le roi de la pêche, et Xavier Bertrand, le roi de l’UMP.

Rachida doit montrer qu’elle maîtrise tous les dossiers ! Elle a potassé la veille malgré les braillements de Zohra ! Un vrai calvaire !

Elle a passé une mauvaise nuit, mais bon ! On lui a dit que la petite réunion serait conviviale et bon enfant. Tout le public des « jeunes popu » lui est acquis ! Le questionnaire est présenté comme étant « humoristique ». Elle a donc le droit de faire le clown pour détendre l’atmosphère. Elle ne s’en prive pas. Elle sort le nez rouge et s’exécute un rapide maquillage clownesque autour de ses lèvres purpurines.

Déjà le public est hilare !

A une question portant sur le développement durable Rachida répond :

- Je récite. 77 % de notre énergie provient du nucléaire... C'est ça ? Non, électricité... On m'avait dit énergie. Mais il faut quand même se mobiliser pour développer les éoliennes. C'est ça ?"
- Oui, c’est ça, clame l’organisateur du questionnaire, un jeune Umpiste dégingandé, au faux air de François Fillon mais roux comme Hortefeux et visiblement en plein combat contre un acné récalcitrant qui tapisse son visage de comédons disgracieux.

Michel Barnier, s’étrangle.

Xavier Bertrand suffoque en voulant avaler un petit four Umpiste à base d’avocat agrémenté de caviar d’Ukraine et de gingembre de Malaisie…Malaise, hi, hi !!

Devant la Presse tout le staff de l’UMP précisera que c’était pour rire !! Moi, j’ai vraiment envie de voter UMP pour les prochaines européennes. Un vrai parti qui sait rire, et surtout de lui-même ! Oui, des vrais boute-en-train ces gens de l’UMP ! Si loin des moroses du P.S. qui, insatisfaits de s’autoflageller ont besoin de porter la repentance pour les fautes d’autrui.

CASSEZ VOUS LES VIRUS !!!

Au Mexique, aussi, il existe des pièces de théâtre, donc des acteurs et des actrices !
Il n’y a donc pas que des chanteurs, Mexiiiicoooo !

Parmi les actrices il en est une qui s’appelle Carmen Salinas.

Carmen, ça le fait pour une dame de spectacle ! On pense à Bizet et à cet amour qui, enfant de Bohème, n’a jamais, jamais, connu de loi !!

Mais au Mexique on connaît la loi. Et on l’applique. Durement, souvent !

La grande Carmen Salinas, du haut de ses 75 ans, s’est exclamée, sur scène, à l’issu de son spectacle :

- Si Florence Cassez est coupable, alors moi je suis une jeune fille ! (…) Pour moi, et pour tout le peuple du Mexique, Florence Cassez est innocente. Et je la défends car je hais l'injustice !

Et la salle… a applaudi
Ca ne faisait pas partie du spectacle.
Mais la salle a applaudi !

Qui est Florence Cassez ?
Vous ne vous en souvenez plus ? Alzheimer ??
Revenez sur quelques articles en arrière et vous verrez : sur mon blog je parle du fameux voyage des Sarkozy au Mexique !
Quand le petit Nicolas est venu au Mexique il devait parler du cas « Cassez » au président du coin, un certain Calderon.

Et puis...plus rien !

Pourquoi le cas « Cassez » c’est du caca sémantique dans le langage diplomatique entre les deux pays ?

- Parce que Florence Cassez est française mais jugée coupable par la justice mexicaine pour complicité de kidnapping et autre rapts…
- Parce que son transfèrement vers la France n’est pas dans les préoccupations premières de Nicolas. Notre cher Président est plutôt en train de réfléchir sur les futurs remaniements ministériels (Comment virer intelligemment cette volage de Rachida pour la remplacer par quelqu’un de plus fiable ? Comme éjecter la Mère Boutin sans défrayer la chronique de Radio Vatican ? Comment déplacer Rama Yade vers un placard doré sans ébruiter SOS Racisme ? Comment… ? No comments !!)
- Parce que Calderon pourrait perdre une majorité de sièges lors des élections législatives mexicaines prévues pour le 5 juillet. Donc, ce n’est pas le moment de creuser davantage sa tombe en libérant une française « coupable » aux yeux de l’opinion, dans un environnement très adhérent à la campagne « la peine de mort pour les kidnappeurs ». Brr.. Ca fait froid dans le dos !

Donc Florence est en prison, pour soixante ans !
C’est long soixante ans même quand on se sent soutenue par Carmen Salinas !
Surtout qu’elle ne la connaît pas cette Carmen Salinas !
Quand bien même la connaîtrait-elle, la peine n’en serait pas réduite pour autant !
Que peut-faire, pour elle, une septuagénaire du show-biz mexicain ? Comment pourrait-elle intercéder pour elle, cette actrice sur le retour ?

Elle ne sait rien d’elle. Sa copine de prison lui a quand même dit que Carmen avait joué dans quelques bons films mexicains comme « Le coin des vierges » :

- C’est un film d’Alberto Isaac, de 1974, tu connais ?
- Non ! Ca parle de quoi ? C’est un porno ??
- Non ! C’est un film assez corrosif qui se moque de la religion. Il évoque un groupe de femmes qui veut canoniser un charlatan faiseur de miracles.
- Ah ? Moi je connais un charlatan mais qui, pour l’instant, ne fait pas de miracles !
- Nicolas ??
- Oui, Nicolas ! Notre Président ! Je ne crois plus en sa parole !
- Tu as tord ! Je suis sûr qu’il cherche à te faire sortir ! Il a fait de même avec des infirmières bulgares !
- Non ! Tu te trompes ! C’est Cécilia, son ex, qui les avait fait sortir ! Il ne faut pas compter sur la nouvelle, cette Carla, pour me faire sortir d’ici !
- Je te trouve bien amère. Tiens, mais quelle est cette agitation soudaine qui nous échoit ?

Derrière les barreaux de la cellule qu’elles partagent, les deux femmes aperçoivent un mouvement désorganisé de matons. Ca court dans tous les sens, comme paniqués !

- Vite, prenez chacune un masque, lance un garde chiourme en faisant passer, entre les barres métalliques, deux tulles de papier bleu.

- Que se passe-t-il, demande la copine d’infortune de Florence ?

- Virus A/H1N1 partout dans le pays ! Virus mutant ! Très dangereux ! Dites le à votre franchie ! Tout le monde doit se protéger ! En attendant les vaccins ! C’est la grippe porcine !! Il faut faire attention !!

C’est ainsi que Florence Cassez entame son 41 ème mois de détention avec un masque de protection. A la cantine on a supprimé le lard et le jambon. Les détenues musulmanes y retrouvent leur compte ; sauf qu’on ne trouve pas de détenues musulmanes dans cette prison mexicaine, toute vouée au catholicisme, comme dans tout le pays !

Pour visiter des détenus musulmans : direction Guantanamo ! Pour quelques mois encore !
Mais je m’égare !

Revenons à Florence Cassez et au virus H1N1…

Florence change de masque tous les jours. Elle avait déjà le masque ! A présent elle en supporte un autre, pour des motifs sanitaires. Un port pour éviter les virus d’un porc.
Il ne manquait plus que cela dans ses ennuis. Ses espoirs semblent détruits (des truies ?)
Même si sa collègue lui assène tous les jours :

- Qui vivra verra (verrat ?) ! Tu m’as fait la promesse de tenir et cochon qui s’en dédit !

UNE SI BELLE NUIT

Le Musée Van Gogh, à Amsterdam, est tout simplement magnifique. J'y ai passé quelque deux heures en m'imprégnant du génie pictural de ce peintre hollandais qui avait terriblement aimé la France. Un véritable choc. Et un hommage bien modeste au regard de l'immense talent de cet homme qui aura vécu une existence psychologiquement fragile et quasiment programmée vers une fin tragique.
Tout est comme retranscrit dans la toile "Nuit Etoilée" (1889)



Mais à quoi rêvait Van Gogh
Devant le ciel étoilé
Qui baignait de vagues en vogues
Son esprit déboussolé ?

Mais à quoi rêvait Vincent
Qui imprégnât ses pensées
Sous le noir du firmament
De brillances constellé ?

A quoi pensait Van Gogh, hein
En peignant l’obscurité ?
A son ère d’avant Gauguin
Ou au douloureux après ?

A quoi songeais-tu Vincent
A l’asile de Saint-Rémy
Tout en peignant tes tourments
En sinueux traits de nuit ?

Repensais-tu à Millet
Ta référence en peinture
Ou à Théo, frère aimé
Confident de l’écriture ?

D’Arles rêvais-tu encore
Au sein de la maison jaune
Que des nuits multicolores
Nimbaient de leurs dieux aphones ?

De quoi rêvais-tu Vincent
Sous la gigue du pinceau
Echeveaux tourbillonnants
Dans ce nocturne tableau ?

Pensais-tu à cette mort
Qui déjà se profilait
Ce crépusculaire sort
Que tu allais te jeter ?

Pensais-tu à cette mort
Près de Paris, à Auvers
A qui tu vouerais ton corps
D’une balle de revolver ?

samedi 25 avril 2009

HOMMAGE A ANNE FRANK

De retour des Pays-Bas j'ai ramené dans mes bagages le souvenir indélébile de la maison d'Anne Frank. Cette maison, située à Amsterdam, aura été la cachette de la jeune juive de juillet 1942 à août 1944, avant sa déportation et celle de sa famille vers les camps d'extermination. Cette maison est devenue un musée, qu'on visite avec respect car, il s'agit, bel
et bien, d'un sanctuaire...


Nous étions plusieurs dizaines à attendre notre tour
Tout au long du Prinsengracht, longue file d’inconnus
Pour entrer dans ce qui fut ta maison du non retour.
Pour honorer ta mémoire dans ce printemps revenu.

Nous étions quelques dizaines mais je n’ai pensé qu’à toi
En grimpant toutes les marches de l’escalier si dressé
Un frisson me traversa en touchant les planches en bois.
Les pensées plongées au cœur de ces années de brasier

Je me voyais remontant à la suite de tes pas
Jusqu’à la porte cachette, bibliothèque trompeuse
Qui abritait derrière elle l’écrin de l’anonymat
Et cette chambre obscurcie où ton âme fut veilleuse.

Je me surpris à sentir le temps du frêle passage
Dans cette chambre recluse la présence de ta vie
Sur ces murs où tu collas des photos et des images
Pour égayer ta prison en attendant l’embellie.

Je me surpris à jeter un regard vers la fenêtre
Occultée pour éviter qu’on éveillât ta présence
Jaugeant la force inouïe qu’il faut pour voir le feu naître
Dans les lignes d’un cahier tenu dans le sombre immense.

J’ai, dans la chambre, senti le fantôme de ta grâce
La candeur de tes frissons mêlée au souffle puissant
De chaque mot déposé sur ce cahier qui retrace
Le cœur de l’humanité à l’orée de tes seize ans.

mardi 21 avril 2009

COEUR DU PALAIS A PEUR DU CALAIS...

Des mouvements de troupes sont observés par deux goélands qui survolent Calais.

- Tu penses que c’est pour dissuader les marins pêcheurs de faire grève, demande Jonathan le plus jeune des palmipèdes ?
- Non, la grève est finie, du moins je pense, répond le second tout en déployant ses ailes pour laisser s’y engouffrer le vent marin.
- Alors pourquoi tant de policiers et de gendarmes ?
- Encore ces histoires de migrants et de sans papiers. On va voir cela de plus près ! Tu viens ?
Les deux éboueurs volants se posent selon une fort jolie chorégraphie sur le corps de ballet, heu, sur le bord de Calais et constatent d’édifiantes démonstrations de force.
- Ben dis donc, dit Jonathan, si nous on nettoie les plages de leurs poissons morts on peut dire que les forces de l’ordre, elles, nettoient Calais des indésirables !
- Elles n’y vont pas par quatre chemins, Jonathan, c’est sûr !
- On dirait qu’il y a des interpellations à gogo !
Une mouette passe à ce moment là, juste au dessus de leur tête, et leur lance :
- C’est un grand nettoyage avant l’arrivée du ministre de l'Immigration Eric Besson. ! Il faut faire place nette !
- Ah ! dit Jonathan, c’est quoi un ministre de l’Immigration ?
- C’est un monsieur qui s’occupe de renvoyer dans leur pays des personnes qui ne sont pas en situation régulière ici, lui répond la mouette qui vient de se poser sur le sable mouillé, à trois becs des deux amis.
- Ah, s’étonne Jonathan, et pourquoi sont-ils en situation irrégulière ?
- T’es vraiment cave, lui répond sèchement la mouette, ils n’ont pas de papier ! Ce sont des clandestins !
- Ah !
- Oui, je viens de survoler la jungle et je peux vous dire que ça y va : ça déménage. On en a arrêté du monde : Afghans, Erythréens, Somaliens, Soudanais, Iraniens, Nigérians, Kurdes…De drôles d’oiseaux qui vivent dans des tentes de fortune !
- Ils vivent dans une jungle, s’étonne Jonathan ?
- Oui, une jungle, une sorte de campement insalubre dans une forêt. Les gens du Palais ont peur de ces oiseaux de mauvaise augure ! Alors on les chasse, sans poésie, sans sonnets !!
- Ah ??
- Venez, je vais vous y conduire !

Et c’est ainsi que les trois volatiles, survolant en pleine liberté la « Jungle », ont pu apercevoir l’activité des poulets zélés, ces coqs de combat de la République qui contrôlaient les papiers de pauvres dindons de la farce humanitaire, victimes d’un jeu de lois que nous commentent avec détachement et cynisme nombre de canards.

La mouette moqueuse résuma cette situation en parodiant un chanteur désormais disparu :

Dans la jungle, la terrible jungle
Le Besson viendra ce soir.
Les migrants peu tranquilles s’endorment
Dans la nuit du désespoir.

Rien n’est calme à Calais plage
Le Besson viendra ce soir.
C’est la rage, on craint le carnage
La police est au pouvoir.

L’indomptable, le redoutable
Le Besson viendra ce soir
S’faire la belle, passer le Chanel
Devient vraiment illusoire.

PARDON POUR LES CALCULS A VENIR



Le Conseil d’Etat, saisi notamment par François Hollande, l’ex de Ségolène Royal, a annulé, il y a quelques semaines, le refus du Conseil de l'audiovisuel (CSA) de comptabiliser le temps de parole du Chef de l’Etat.

En d’autres termes, à chaque fois que le petit Nicolas prendra la parole, on comptabilisera les minutes, voire les heures de ses allocutions radiophoniques, télévisuelles, visioconférencisées et on les imputera, c’est probable, sur le tiers réservé au gouvernement.

Car, actuellement, et depuis 1969, la règle des trois tiers divise les interventions politiques en trois parts égales: un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité parlementaire, un tiers pour l'opposition parlementaire.

Donc on comptabilisera la parole du Président et ce quelle que soit la teneur de ses propos : qu’elle paraisse honnête et pertinente ou qu’elle s’avère incorrecte ou irrespectueuse !

Mais c’est justement là, sur ce dernier point, que le bât blesse !

Car, à chaque fois que le petit Nicolas est irrespectueux, il se trouve une Sainte Ségolène, patronne du repenti tous azimuts, pour prolonger les propos disgracieux afin de les revêtir de repentance.

Autrement dit, il suffit que Nicolas passe deux minutes à dire du mal d’un Chef d’Etat étranger pour que notre chère Ségolène, affublée d’un boubou africain ou impeccablement sapée dans un tailleur Channel, rapporte les propos diffamants, les amplifie afin de mieux pouvoir les absoudre, au nom de la France, par une demande de pardon auprès de la personne supposée offensée.

Prenons un exemple qui viendra tôt ou tard.

Sarkozy, dans le nouvel avion qui le mène au Liechtenstein, est pressé par un groupe de journalistes.

Il devrait se méfier : ce sont les mêmes journalistes qui ont harcelé Benoît XVI dans l’avion qui le menait en Afrique. On connaît la suite…

Au cours de ce cours interview, le petit Nicolas, les neurones affectés par le mal d’altitude, se laisse aller à des incorrections :

- Je rends visite à ce petit pays qui mérite mieux que l’image pourrie de paradis fiscal corrompu. Je tiens à exprimer mon bonheur à rendre visite au quelque 35.000 habitants de cette Principauté dont une minorité se repaît, de manière crapuleuse, des réserves d’argent que déposent les malfrats et autres mafieux, grands bénéficiaires de capitalisme débridé.

Intervention qui dure 25 secondes (avec les temps de silence, de ravalement de salive...) !

Passage en bouche sur Internet, relais dans la presse internationale, offuscation des dirigeants du Lichtenstein, indignation du Parti Socialiste français, ricanement de Jean-Marie Le Pen, sourire narquois de Besancenot

On craint un conflit entre la Principauté et notre beau pays. Heureusement, la Suisse, pays neutre sert de tampon entre les deux pays !

Ségolène se précipite en train (économie oblige) vers le Liechtenstein. Au Landtag, devant les 25 députés de la Principauté, elle lance une demande de pardon :

- Pardon au peuple du Lichtentein, heu du Listchentein..heu du Litchenstien, enfin, bref de votre belle Principauté. Pardon pour les propos infamants qu’a tenus notre chef de l’Etat à l’endroit de votre si beau pays. Au nom de la France je demande pardon pour les paroles blessantes de M. Sarkozy ! Et moi je veux dire au Lichtentsein, heu au..bref, à votre pays que notre France ne s’en sort pas grandie d’une telle arrogance ! Oui, je vous demande pardon, vous, vaillants députés de ce si magnifique pays où j’ai placé un peu d’économ..heu un peu d’espoir ; que dis-je, beaucoup d’espoir ! Et, moi je,….
Je vous fais grâce de la suite du sermon selon Sainte Ségolène !

Durée totale : 2 minutes et 5 secondes.

Soit 5 fois plus long que la petite phrase initiale de Sarkozy !!

Alors Messieurs du CSA, comment comptabiliserez-vous le temps de parole de Ségolène ? Hum ?
La demande de pardon ségoléniste est-elle à imputer sur le tiers dévolu à l’opposition ?
Mais dans ce cas qu’en penseront les socialistes, et Martine Aubry en tête ?

Faut-il insérer ce temps d’absolution dans le tiers gouvernemental ? Mais est-ce Fillon qui gouverne mental de Ségolène ?

Faut-il l’englober dans le temps de parole de la majorité parlementaire ? Mais qu’en pensera Saint Coppé ?

Non ! Vraiment pas simple la comptabilisation des temps de parole dans un univers ségolénisé à forte implication judéo-chrétienne visant à essaimer le concept ambivalent de repentance systématique pour le compte d’autrui dans une optique républicaine de rédemption nationale !!

samedi 18 avril 2009

COTIERS CONTRE QUOTA

- Que vois-je au loin ? Est-ce cargo ?
- Non l’ami skipper, ta vue a encore baissé ! Ce sont plusieurs bateaux de pêche qui traînassent à la queue leu leu… Effectivement, de loin, avec une vue de presbyte on pourrait imaginer un énorme navire.
- Je ne suis pas presbyte mais myope, je te signale !
- Ok Patrick, on va pas se fâcher ! Bon, faudrait voir pourquoi ils nous barrent la route !
- Tu es sûr que ce ne sont pas des pirates ?
- Tu veux rire ! Des pirates au large de la Côte d’Opale ? On n’est pas dans le Golfe d’Aden ici !
- Peut-être, mais avec la crise et les séquestrations…On ne sait jamais !
- Arrête de flipper et rapprochons-nous un peu de cet étrange cortège !

Quelques minutes plus tard le petit laser, toutes voiles dehors, se rapproche du long chapelet de chalutiers qui clapotent en eau calme, sous un ciel printanier parfois troublé de petites pluies intermittentes.

- Oh, hé, du bateau ! On peut nous laisser passer ! Vous faites quoi, là, à vous suivre en file indienne ?
- On organise une opération escargot ! On joue les limaces des mers !
- Mais pourquoi ?
- Tu n’es pas au courant ? Tu viens de quelle planète ?
- Je viens des côtes belges et je me dirige vers la Normandie et…
- Ah, la Belgique, Bruxelles ! Bruxelles et sa Commission Européenne !
- Oui…Et alors ?
- Hé bien, mais, les technocrates de Bruxelles ont décidé qu’on ne pourrait pas pêcher plus de 1.409 tonnes de cabillaud par an. Ils appellent cela un quota !
- C’est pas mal 1.409 tonnes par an ! Je ne savais même pas qu’on pouvait trouver autant de cabillauds dans la mer du Nord ! Personnellement je m’en fous, je n’aime pas le cabillaud. Et toi Patrick, t’aimes ?
- De temps en temps pour faire plaisir aux gamins ; des panés, pour dépanner !
- Vous vous foutez de ma gueule ! Le cabillaud c’est notre gagne-pain ! Il faut absolument qu’ils augmentent nos TAC ! Sinon on tique !
- Vos TAC ??
- Oui, c’est encore une belle saloperie d’acronyme qu’ont pondue ces technocrates de Bruxelles. Ca signifie : Totaux Admissibles de Capture ! Les 1.409 tonnes ce n’est que 84 % du total autorisé sur la Manche Orientale ! Une misère ! Il nous faudrait les 100 % d’un total autorisé beaucoup plus conséquent !!
- Qu’est ce qui pèche dans ce système ?
- Mais vous ne comprenez pas ? Vous ne lisez pas la Presse, les entre filets ?
- Pas le temps !
- Mais bon sang ! Ce qui pèche c’est que les « gens » de Bruxelles vont nous asphyxier ! Il n’y aura pas assez de cabillauds pour tout le monde ! Certains membres de notre profession vont mettre la clé sous la porte, enfin, je veux dire, vont jeter l’ancre définitivement !
- Mais pourquoi ils vous font cela, les « gens » de Bruxelles ?
- Parce qu’ils sont sous l’emprise de scientifiques qui leur disent qu’une pêche anarchique et trop intense épuisera la faune. Donc ils fixent des quotas, ces fameux TAC, pour permettre le renouvellement des stocks de poissons. Ainsi, disent-ils, on pérennise l’espèce ! On nous assure une activité sur du long terme ! Ils disent que c’est une décision ad hoc !
- C’est pas idiot ! C’est vrai que les poissons ne doivent pas être tous pêchés et mangés si on veut qu’ils se reproduisent en nombre !
- Vous êtes scientifique, vous ?
- Ben, heu, non, pourquoi ?
- Alors fermez la ! Quand les TAC se fixent là, ça t’asphyxie ici ! Les scientifiques ignorent nos conditions de vie !
- Bon, vous fâchez pas…Heu, vous nous laissez passer ?
- Ouais, c’est bon parce que c’est moi et que ma colère ne peut enfler tant ! Car les coronaires ne résisteraient pas ! Je suis cardiaque ! Allez-y !
- Merci, et chalut quand même !!

vendredi 17 avril 2009

QUELQUE HULOT !!


Mais qu’est-ce qu’il leur a pris aux penseurs de Métrobus ? Pourquoi cette régie publicitaire de la RATP a-t-elle supprimé la pipe de M. Hulot ?
Nicolas Hulot, descendant du célèbre héros, en est tout retourné !!

Recadrons l’histoire : une exposition Jacques Tati est programmée à la cinémathèque de Paris (présidée par notre cher Costa-Gavras).
Comme à l’accoutumée, les stations de Métro parisien sont pressenties pour être des vecteurs de diffusion de l’évènement culturel ! On va donc coller des affiches sur les murs souterrains qui parleront de cette manifestation. Le mieux est de choisir une scène d’un des films de Tati. On n’a que l’embarras du choix. Un cadre de Métrobus choisit une scène qui montre M. Hulot (alias Jacques Tati) sur un solex, en train de remonter une artère parisienne en cosolexisant (on ne peut dire covoiturant) un gavroche.

- C’est ringard, lance son collègue, un solex !!
- Oui mais c’est de l’époque ! Tati a filmé une époque révolue à présent !
- Non, finalement, ce qui gêne, vraiment, c’est... le gamin !
- Pourquoi ?
- Enfin regarde : un solex qui remonte une voie c’est déjà poussif ! Quand tu rajoutes un môme de 25 kg à l’arrière, ton solex il n’avance plus !!
- Oui, c’est vrai !! Il faudrait imaginer une énergie supplémentaire qui booste le moteur c’est cela ?
- Ben oui mon neveu ! Tiens, on va imaginer une énergie éolienne de complément !
- Comment cela ?
- Ben, ben ! Ca y est ! Je suis génial ! On attache un moulin à vent sur le chapeau de M. Hulot ! Le vent fait tourner une turbine qu’on devine dans le chapeau. La turbine procure un courant électrique qui alimente un moteur auxiliaire qu’on imagine à gauche du moteur à essence et...
- Ridicule !
- Pourquoi ?
- En cas de tempête le chapeau s’envole et la petite éolienne aussi !!
- Ah, ah ! C’est vrai ! Tu as raison !
- Par contre, pourquoi ne pas imaginer que M. Hulot tienne entre ses dents le manche du petit moulin à vent ?
- Hé, pas con cela !
- Hein !!
- Ouais, mais...
- Mais quoi ?
- Ben, tu vois pas : M. Hulot a déjà un tuyau de pipe entre les dents !
- C’est pourtant vrai ! Tu as raison ! Alors, on fait quoi ?
- Ben...
- J’y suis ! On supprime la pipe et on la remplace par le petit moulin !
- Pas mal ! Oui, génial ! Et en plus on éradique un méchant symbole du tabagisme ! C’est très tendance !!
- Surtout que, je crois, je n’en suis pas sûr, mais il y a, je crois, mais je ne l’affirmerais pas, mais il me semble que..
- T’accouches !?
- Il me semble qu’il y a une loi qui interdit l’affichage de symboles tabagiques !
- Ah bon ?
- Oui, mais bon, peu importe. On fait comme cela ?
- Ok ! On soumet le projet à la commission de publicité.

Et c’est ainsi que sur l’affiche a été adoptée, exposant aux yeux du public halluciné un Mr Hulot flanqué d’un ridicule moulin à vent jaune !!

Les auteurs de l’affiche ne croyaient pas si bien dire en subodorant l’existence d’une loi qui interdit de faire de la publicité pour les cigarettes, cigares et autres pipes !

Sans le savoir, retranchés derrière leur alibi « moteur de complément », ils ont appliqué la loi. Il l’ont respectée, à l’insu de leur plein gré, comme d’autres, en des temps plus anciens, l’avaient appliquée en ôtant de la bouche de Lucky Luke son affreuse cigarette pour la remplacer par un brin d’herbe.

Dans la même série des substitutions, nous retiendrons :

- La suppression de la longue brune de la bouche ministérielle d’André Malraux
- La suppression du mégot des lèvres poétesses de Jacques Prévert
- Le retrait pur et simple de la longue pipe philosophique des organes lippus de Jean Paul Sartre.
Dans la même optique, nous pourrions imaginer dans un futur proche et pour d’autres célébrations commémoratives :

- La suppression du hideux mégot de Gainsbourg, remplacé par une sucette à l’anis.
- L’extirpation de la Gitane des doigts de Françoise Sagan et l’apparition d’un gros stylo Waterman...Bonjour tristesse !!
- Le retrait du cigare de la bouche en V de Churchill
- L’extraction du cigarillo de Corto Maltese au profit d’un trombone de bureau...

En voyant l’affiche de Métrobus, Claude Evin, le père de la loi qui porte son nom, n’a pas pipé mot ! Puis il a dit :

- C’est franchement ridicule ! Priver Mr Hulot de sa pipe c’est comme priver Tintin de son chien Milou ! Ma loi ne se veut pas anticulturelle ! Les Français sont suffisamment intelligents pour distinguer l’objet publicitaire du symbole culturel. Mais laissez fumer nos icônes !! Surtout qu’elles ont cassé leur pipe depuis un moment !

Evin sait évincer le méchant fumeur et vint sévèrement tancer qui pollue le voisin ! Mais il ne fera jamais outrage à l’intelligence de ses concitoyens :

- Moi-même j’ai dévoré des tonnes de Lucky Luke quand j’étais gamin. Je voyais bien que le cow-boy avait une réelle addiction pour le tabac. Je m’apercevais bien qu’il chassait les Dalton tout en s’en grillant une ! Ce n’est pas pour autant que je me suis mis à fumer !!!

Tu as raison Claude : ce genre de tripatouillage d’affiche est vain !
Ce n’est qu’un écran de fumée !
Comme me dirait un copain flic : pour éviter le passage à tabac il ne faut pas commencer !!
Et, j’ajouterai : il ne faut pas mégoter avec la santé !

jeudi 16 avril 2009

LA CRISE CRISTALLISE LA HAINE ANTI-PATRONALE CRIE STALINE.

(Pensez à double-cliquer si vous ...oui, je sais je l'ai déjà dit !)

POUVEZ-VOUS M'INDIQUER L'ALLEE THIERS ?

Jean Vermeer entend sonner les cloches de l’Eglise de Delft. Le printemps renaît d’un vive lumière dans ce petit coin de Hollande que berce une bucolique atmosphère.

Les cloches sonnent midi et les ouvriers de la faïencerie ont cessé l’ouvrage. Ils reprendront dans un heure selon les modalités d’une convention collective signée avec le MENEF (Mouvement des Entrepreneurs Néerlandais Exportateurs de Faïence). Une convention qui instaure les 60 heures par semaine ; une belle avancée sociale pour l’époque. Car nous sommes vers le début de la fin (ou plutôt vers la fin du début) du XVIIème siècle.

Jean Vermeer n’a pas le temps de manger. Il profite d’une très belle éclaircie pour capter la lumière et la retransmettre sur sa toile. En d’autres circonstances sa petite cuisine serait sombre et peu avenante à la muse picturale. Mais, par ce beau jour de printemps, le soleil généreux dispense mille rayons qui font s’éclater les tulipes et rougir les minois des jolies bataves.

Cela fait trois heures qu’il s’attelle sans tollé à sa toile sous les « chwet » des sittelles situées sur les branches d’un arbre qui jouxte sa petite demeure.

Il s’attelle à cette toile qui doit mettre en lumière une femme qu’il aime pour sa spiritualité. Cette femme est Tanneke, servante de profession, attachée à son service comme l’est la petite Griet, cette jolie dulcinée qui porte constamment une jolie perle à son oreille gauche. Jean a d’abord aimé Griet. Il l’a peinte en priorité. Jean peint les femmes qu’il aime. A Griet il avait dit :
- Tu seras ma Joconde, ma Mona Lisa hollandaise !

Effectivement il avait plutôt bien réussi le portrait de cette jeune fille à la perle. Mais elle lui en avait voulu d’avoir raté son nez :

- On dirait que j’ai fait de la chirurgie esthétique, lui avait-elle reproché ! Ce n’est pas mon nez, cela ! Tu avais bu une bonne bière ou quoi quand tu m’as peinte ?

Ils s’étaient quittés, fâchés. Avec Tanneke et son sens de l’humour, les choses iraient plus sereinement ! Son seul souci était la morphologie imposante de son sujet. Tanneke était, comme on dit, une femme gironde bien que ne connaissant pas Bordeaux. De plus, elle souhaitait un plan américain, bien qu’elle ne connût pas les Nouvelles-Colonies !
Pour ces deux raisons il fallait que le peintre prît une toile imposante et qu’il commandât à son fournisseur des kilos supplémentaires de peinture !

Mais peindre Tanneke fut un vrai plaisir !

Elle lui proposa une pose intelligente : elle verserait du lait dans un bol. S’il le fallait elle répèterait à l’envi ce geste simple et noble, pour qu’il puisse prendre le temps d’établir, au bout de son pinceau, l’équivalence du retranscrit et du factuel.

Elle réitéra des dizaines de fois ce geste et le lait se mit à tourner puis à composer comme une sorte de beurre :

- C’est amusant, dit-elle au maître, j’ai l’impression d’avoir usé d’une baratte !
- Cesse de baratiner, lui lança espiègle Vermeer, et continue de pencher la tête vers l’objet de ton désir : ce lait !
- L’objet de mes désirs, ce lait l’est, lui répliqua-t-elle, facétieuse. Sauf qu’il tourne au beurre. De plus, je fatigue. Si nous montions.. ?
- Où, demanda Vermeer, d’un air faussement ingénu ?
- A l’étage !
- Ah, ah, ah ! J’aime ton humour Tanneke !
- Oui, c’est ce que m’ont dit les tiers : tes clients !
- Ah, ah, excellent ! Mais cesse de bouger sinon ma peinture sera du yaourt !
- Mais elle se vendra, qui sait ? Tu feras ton beurre !
- Trop hilarant ! Ho, ne bouge pas, attends, je capte cette superbe luminosité. Reverse un peu de lait, veux-tu ?
- Il faut que j’en reprenne dans le pot à lait. Juste une minute…Voilà !
- Parfait ! Dis donc, Tanneke, je ne savais pas que tu avais un teint hâlé !
- Ah, ah, drôle mon maître ! Bon, vous en avez pour longtemps encore ?
- Je fignole les contrastes, Tanneke, c’est ma marque de fabrique ! Ne sois pas soupe au lait ! Reste agréable ! Ne te mets pas à râler !
- Mettre à ras lait ? Non ! Oh que non ! J’évite les débordements !!
- Voilà, c’est fini, en de brefs délais !
- Je peux voir, Maître ?
- Bien sûr, Tanneke, alors, qu’en penses-tu ?
- Je, je fais grosse… Tu m’as exagérée, non ?? Non ?
- Ben…heu, non !
- Goujat !!

mercredi 15 avril 2009

LES DROITS MAUDITS

(Double cliquer sur l'image pour savourer sans maux des rations !!)

Maurice Druon est mort !
Il allait avoir 91 ans et on ne le savait pas !
On le croyait immortel !
Il est mort à Paris (75)
Plus exactement à quelques mètres de l’Académie Française, sa seconde maison..
Il est mort le 14 avril 2009.

Saint Pierre pense que la mort s’est passée à… Non ! Saint Pierre ne pense plus à rien depuis qu’il s’est pris une gueulante de Jésus ! Ledit Jésus lui a bien spécifié que ce n’était pas son rôle d’évaluer l’heure de la mort. Le Messie a précisé qu’il devait s’occuper d’ouvrir la porte du Paradis avec une clé idoine.

Quant à St Matthieu il a été reconduit à ses chères études. Il doit revoir l’intégralité de sa copie évangélique : elle est truffée de coquilles et offre des inexactitudes au regard de la probité qui se dégage de l’œuvre de St Jean. Il faut dire que St Jean a toujours été le chouchou de Jésus, le disciple qu’il aime le mieux !

Je t’en foutrais moi de Chouchou. Espèce de Gad Elmaleh du Paradis. Fayot ! OK, je vais le revoir mon Evangile mais je vais singer St Jean. Ah, ah, ha ! Je vais travailler en singeant !! Ah, ah, ah, elle est hilarante !

- St Matthieu, au lieu de rire tout seul tu pourrais accueillir notre ami Maurice.
- Mais Maître, vous m’avez dit de retourner à mes cop..
- Justement, en parlant de copies voilà un académicien, un maître de la syntaxe, un forcené de la rhétorique, un virtuose de la sémantique, qui va pouvoir te donner quelques conseils.

Et voici comment notre cher Druon a trouvé son premier job (non, pas JOB de la Bible), disons son premier travail (pour parler français) au Paradis.

Il s’est, tout de suite, improvisé tuteur littéraire de St Matthieu. Affairé dans les tournures de phrases il n’a eu guère le temps de retrouver ses anciens potes terriens : Pompidou, De Gaulle, Malraux, Kessel, St Exupéry, Papon,..heu non, pas Papon (Papa pond et maman coud ?), Monory qui le précédait (voir article précédent).

Quand Matthieu, le temps d’un répit, lui a demandé :

- Qu’est ce que vous faisiez, exactement, sur la Terre ?

Maurice a répondu par de longues tirades en alexandrins, alternées de sonnets et de quatrains voluptueux. Il raconta sa vie en vers et contre toux (une quinte résistante même aux nues !)

Il raconta sa vie à Londres, chroniqueur à la BBC, « Un Druon parle aux Français ! »
TA TA TA TA !! Sa façon à lui de faire de la résistance… car démobilisé !!

Il raconta sa rencontre avec Kessel avec qui il allait écrire « le Chant des Partisans ».

- Kessel avait un R dans la tête, mais ça aurait fait Kressel, donc pas très audible ! C’est une copine, Anna Marly, qui composa donc la musique !!

Il raconta ses créations littéraires : La dernière brigade (1946), la volupté d’être (1954) et les 6 volumes des « Rois Maudits » (1955-1960) adaptés pour la télévision…

Il raconta son entrée sous la Coupole dès 1966 !

Il raconta sa vie au Ministère des Affaires Culturelles dans le gouvernement Messmer (1973-1974).

Il…Mais déjà Matthieu s’était endormi…

mardi 14 avril 2009

TROUVAILLES ET RETROUVAILLES

Jean-Michel André a retrouvé Elise
Sa fille adorée de trois ans et demi
Elle se trouvait loin, en Hongrie, quelle surprise
Avec Irina, sa maman de Russie.

Le couple Obama a trouvé un bon chien
Chien d’eau portugais, cadeau de Kennedy*
Bo est son prénom parce qu’il le vaut bien
Pour sûr il est noir mais un peu blanc aussi…

Ségolène Royal a trouvé de bons mots
Pour la repentance des mots de Sarkozy
Ca fait déverser l’encre des éditos
La reine du Poitou jubile et en jouit.

Nicolas a trouvé vingt-six milliards
Pour relancer notre chère économie
Tout en allégeant l’impôt, ce cauchemar
Mais le taux du livret A s’en est réduit !!

PSA a trouvé un nouveau patron
En Philippe Varin, manageur endurci
Vendeur de Corus à des Indiens gloutons**
Vendra-t-il Peugeot pour quelques bons profits ?

Qui recherche trouve dit Valérie Pécresse
Mais son Ministère de la Recherche plie
Sous les désobéissances à la prêtresse
L'Université veut garder ses acquis.

L’histoire se construit de trouvailles en tous genres
Qui trouvent un salut ou la vraie gabegie
Mailles détricotées ou filets à retendre
L’histoire n’est tissu que de fils infinis…

* Il s'agit de Ted Kennedy
** Varin a vendu Corus (Sidérurgie), aux enchères , au groupe Tata Steel (t'as, t'as style ?)

lundi 13 avril 2009

LES MOTS NOURRIS DE MONORY



René Monory est mort !
Il avait 85 ans et on ne le savait pas !
Il est mort dans la Vienne (86)
Plus exactement à Loudun, dans sa maison familiale.
Il est mort entre minuit et 1 h dans la nuit de vendredi 10 à samedi 12 avril 2009.

Saint Pierre pense que la mort s’est passée à minuit 15, le temps que l’âme monte au ciel. St Matthieu, qui n’arrive toujours pas à faire pousser un second cheveu sur son crâne, pense que le décès peut être daté à minuit 26, heure d’été.

La polémique s’instaure entre les deux saints.

- Hé, mes deux saints, lance Jésus, c’est comme cela qu’on accueille un brillant élément de la République Française ! Bonjour MONSIEUR MONORY ! Bienvenu chez nous !

René Monory, ou plutôt ce qu’il en reste, soit une âme de 35 grammes (36,8 rétorque St Pierre ; non c’est du 37,3 insiste St Matthieu), se sent tout « chose ». Il ne reconnaît pas les lieux. Il se souvient d’un long couloir lumineux, un sorte d’aspiration vers un univers au-delà ! Transporté ailleurs dans un univers à trois dimensions comme dans un film diffusé au Futuroscope. Mais il n’est pas à Poitiers, sa ville. Il n’est plus à Poitiers où son bébé, le Futuroscope, a vu le jour. Il n’est plus à Poitiers, où, par un 31 mai 1987, son enfant chéri a ouvert ses portes au public, pour la première fois !!

Il ne reverra plus Poitiers. Il est loin à présent…

Devant lui c’est l’infini. Des âmes s’affairent autour de lui. Il reconnaît celle de Malraux, du Grand Charles. Ce sont les premières éternités à être venues à sa rencontre. Et bien sûr il y a Jésus qui n’a pas trop le temps de le voir car les fêtes de Pâques sont très proches. On le sent énervé par les préparatifs. De nombreuses prières seront dites sur Terre et il va devoir assumer quelques miracles pour bien montrer qu’il existe, 2009 ans après sa mort...et sa résurrection.

Une foule de victimes du séisme des Abruzzes se rue vers son bureau.

- Non, non, Jésus crie, non ! Ce n'est pas le bureau des pleurs ! Pour porter plainte contre les dysfonctionnements de la planète veuillez consulter mon Père qui est, lui aussi, aux Cieux. C'est le dixième bureau sur la droite. Suivez la foule !

Oui, on le sent très énervé Jésus ! Doux Jésus !

René n’a pas le temps de deviser avec ce Christ surbooké. Déjà André et Charles se pressent autour de lui.

- Alors René, te voilà ! Le voyage s’est bien passé ?
- Oui Charles, c’est rapide ! Bien plus rapide que le TGV qui mène au Futuroscope !
- TGV ? Futuroscope ?
- Ah oui, tu ne peux pas savoir ! Ca n’existait pas à ton époque !!

Et René de raconter sa vie à ses deux amis. Il leur rappelle qu’il a été mécanicien.

- Je bricolais sur des bagnoles. J’étais garagiste. Je ne savais pas qu’un jour je deviendrais le deuxième personnage de l’Etat en tant que Président du Sénat !
- Tu as été Président du Sénat ? demande Malraux admiratif.
- Oui, tu te souviens que j’étais rentré au Sénat en 1968 ?
- Oui, bof, Charles tu t’en souviens, toi ?
- Ah, André, 1968, la chienlit ! Oui, je m’en souviens…Mais pas de René !
- Je suis resté un certain temps chez les vieux du Sénat. Puis en 1977 je suis rentré au gouvernement de Raymond Barre, premier Ministre de VGE !
- J’étais déjà mort, lance André, j’ai quitté la Terre en 1976. Ca alors, t’as été ministre ? Quel portefeuille ?
- Ministre de l'Economie !
- Ministre de l’Économie ? T’avais passé un doctorat en Économie entre temps ?
- Que nenni ! Même pas un diplôme en poche ! Même pas un CAP de garagiste ! Je suis un self made man !
- Pas d’anglicisme René, lance péremptoire le Grand Charles ! Et qu’as tu fait pour notre chère économie française ?
- J’ai créé des SICAV !
- Des six quoi ? interroge perplexe le Grand Charles
- Des SICAV ! Ce sont des placements de bon père de famille. J’ai instauré le système des SICAV pour drainer l’épargne des Français vers la Bourse, et même vers la Bourse des actions françaises. Grâce à moi les Français sont devenus des petits capitalistes boursiers.
- On est loin de l’esprit de mai 68, se lamente Charles.
- Et de la flamme de la résistance, soupire André. Rentre ici, Jean Moulin, ah, quelle belle époque !!
- Pour moi c’était : rentre à la Bourse petit Français moyen !!
- Bon, à part cela, quoi d’autre ?

René passa toute la journée à narrer le fil de sa vie : Présidence de Poitou-Charentes, création du Futuroscope, plan de réforme foireux des universités quand il était ministre de l’Éducation

Il termina son exposé en laissant devant lui un Malraux endormi et un Grand Charles assoupi…

samedi 11 avril 2009

DES OEUFS HIER POUR DES SANS LENDEMAIN


Puisque quelques ministres ont des œufs sous les bras
Comme un coq ambitieux, il s’y met Nicolas
Il ergote en mettant les taiseux sur le plat
Dans son costume tout neuf, il remplit l’agora.

Oui mais cher Nicolas, la crise vint te brouiller*
Tous les jolis concepts neufs de pool financier
Tu marchas sur des œufs pour que réforme brille
Et des discours durcis tu gommas les coquilles.

"On ne fait pas d’omelettes sans casser quelques œufs"
Tu disais aux Français ! Mais ils te médisent, eux !
Ils te voient trop nanti : le petit coq empâte
Même s’il fait des efforts pour rester démocrate…

* vingt œufs brouillés !

vendredi 10 avril 2009

HADOPI RESTE A DOPER !!!



- Bon, Chantal, tu viens pour le vote de Jeudi ? On compte sur toi !
- Désolé Jean François, je tiens une permanence à la Mairie. Mais, ne t’en fais pas ! C’est dans la poche ! Le texte passe comme une lettre à la Poste !
- Oui, tout dépend qui se charge de la lettre ! Si c’est un Besancenot, j’ai quelques craintes.
- Téléphone à Alain, je crois qu’il sera disponible.

Jean François Coppé, en bon chef UMP, rameute ses troupes et appelle Alain C….
- Alain, c’est JF, tu pourras venir Jeudi pour le vote de la loi
- Impossible, je suis en campagne européenne ! Tu devrais le savoir quand même !
- Ah, oui… C’est exact. Bon je vais essayer avec Eric C….

Jean François Coppé est d’un naturel persévérant même quand il perd ses verrous, ceux qui vous cadenassent un vote à l’Assemblée !

- Eric, salut, c’est JF tu …
- Désolé, Jean François, je suis occupé en ce moment ! Je télécharge le dernier album d’Olivia Ruiz. Tu peux me rappeler dans dix minutes s’il te plaît ? Merci !
- ……

Jean François Coppé a cessé toute séance tenante. Inutile de gaspiller son forfait Bouygues Telecom. Après tout, jeudi, il aura la majorité assurée. Le vote du projet de loi HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet)
Ne devrait pas poser de souci ! Il est très confiant !

Ce projet de loi, porté haut et fort par Mme Albanel, Ministre de la Culture, va faire très mal aux vilains pirates internautes. Déjà adopté par l’Assemblée Nationale, le 3 avril, il passera en Commission Mixte Paritaire au Sénat le 7 avril.

La CMP en fera un texte commun qui sera présenté au Sénat le Jeudi 9 avril. Sûr, le Sénat votera le texte et l’enverra à l’Assemblée Nationale, dans la foulée. A nos chers députés de parachever la procédure. Et hop ! Une belle loi adoptée. Une belle loi qui fera plaisir aux vendeurs de disques (Fnac en particulier), aux maisons de disques et à toute une flopée d’artistes qui ne vivent que sur des droits d’auteurs quand bien même ils écrivent des conneries alors que de parfaits inconnus (j’en fais partie) s’échinent à tenir des blogs, gratuitement, exerçant leur plus belle plume pour la simple beauté du geste, de l’art voire du cochon !!

Mais, bon, ne polémiquons pas !

Le texte est effectivement voté par le Sénat en ce Jeudi 9 avril.

Puis on l’envoie respirer l’air confiné de l’Assemblée Nationale.

Le texte se sent mal ! A côté de lui les travées sont quasi vides !

L’hémicycle est quasi désert : 16 députés de la majorité et 8 de l’opposition !
Non mais pour qui le prend-t-on ?

Moi, un texte si redoutable, si défendu par Mme Albanel, comment suis-je accueilli ?
Mais regardez-moi ce néant, cette vacuité parlementaire ?

Jean-François Coppé soupire ! Il aurait aimé que ses amis UMP soient un peu plus mobilisés. Mais bon !
Il fait contre mauvaise fortune bon cœur ! Aucun quorum n’est requis pour le vote et qu’il sache on a bien 16 > 8 ! Le texte sera voté à moins que…

Un léger soupçon s’insinue dans ses neurones juridico-politiciens. Et si jamais un de ses « amis » s’abstenait ? Ou pire : s’il votait contre !!

A peine est-il en train de cogiter toutes les éventualités que 13 membres de l’opposition, tels des « Deus ex Machina », bien camouflés derrière les colonnes de l’hémicycle ou en dessous de l’escalier ou encore dans les WC fermés de l’intérieur, regagnent les travées, à leur place respective. Jean Marc Heyraut, déjà présent, a lancé le signal du « viendez, c’est le moment ! » et il a comme téléchargé, de façon éhontée, toute une colonie de socialistes bon teint, qu’on n’attendait plus.

- Le vote peut commencer ! Lancent-ils avec jubilation.
Jean-François se sent mal. Des perles de sueur pointent sur son large front. Il sent ses mains moites. Il saisit désespérément son portable pour appeler un ou deux députés ! C’est l’énergie du désespoir ! Ce n’est plus l’énergie dans son portable : la batterie est à plat !!

Et zut, se lance-t-il dans l’inconscient tétanisé.

Le vote a lieu. Sans surprise. L’opposition rejette le texte par 21 voix « défavorables » contre 15 « favorables ».
Sur le banc des Ministres, Madame Albanel est frappée de coliques. Elle se précipite tout droit vers les toilettes. Ses colons doivent être un bouillon de culture !! Mais le stress et le désarroi ont précipité l’anarchie intestinale !

Jean François Coppé est blême ! Sûr que le petit Nicolas va lui passer un savon !!

CE QUI S'EST REELLEMENT PASSÉ A STRASBOURG

Pendu au téléphone portable, dès sa sortie de voiture, le chef du Parlement italien, Silvio Berlusconi, n'a pas daigné saluer Frau Merkel comme tous les autres dirigeants invités par le petit Nicolas, à l'occasion du grand show de l'OTAN. Il a continué sa conversation, "comme si de rien n'était". Il a, ainsi, forcé la chancelière à donner l'impulsion pour que le groupe des chefs d'Etat se dirige vers la France sans l'attendre. Il a rejoint ses petits camarades bien plus tard, après avoir raté la photo de groupe prise sur la passerelle !!
Que s'était-il donc passé qui scotchât ainsi le bronzé, liftinguisé Berlusconi, à son portable à carte forfaitaire ?

- Allô, Silvio, ma ma mia, où tu es ?
- Qué, je suis à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN ! Je t’ai dit de ne pas m’appeler sur mon portable personnel ! C’est quoi le problème !
- Ecoute, je pense qu’un terrible séisme menace le pays ! D’après mes prévisions il frapperait les Abruzzes !
- Comment ça Gioacchino ? Tu délires !! Attends, je baisse un peu la voix car il y a la grosse Merkel qui est en train de me fusiller du regard ! Je crois que j’ai dû oublier de la saluer. A moins que ce ne soit parce que je gueule comme un putois. Bon tu disais ?
- Que de fortes concentrations de radon se trouvent actuellement près des zones sismiques qui flirtent avec notre beau pays. C’est notamment le cas dans les Abruz..
- Attends, tu peux répéter ? Je t’entends très mal ! Attends ! On me fait un signe. C’est la grosse Merkel qui me dit de suivre le groupe des chefs d’Etat. OUI J’ARRIVE ! Elle mène tout un troupeau sur la passerelle qui relit Kehl à Strasbourg et vice-versa. Il va falloir que je les rejoigne. Donc fais vite ! Tu disais ?
- Je disais qu’il y a une forte probabilité que les Abruzzes deviennent incessamment un puzzle à reconstruire ! Un violent tremblement de terre se prépare autour de l’Aquila. Il faudrait d’ores et déjà avertir la population !!
- Hé, Gioacchino, on ne te paie pas pour faire des poissons d’avril. C’est fini le premier avril. Bon écoute, je vais devoir te quitter car là, vraiment, je fais une sacrée entorse au protocole ! Je vois la mère Merkel qui trépigne du pied au milieu du pont et je distingue, oh là ! Mais il a encore rétréci…Oui, je distingue le petit gaulois nerveux… Oh, là, ils me regardent tous. Je vais devoir te laisser sinon je vais rater la photo de groupe !
- Encore une minute, Silvio, il faut absolument que les habitants des Abruzzes déguerpissent !! Il y a risque imminent ! Je t’assure ! Prépare des paquets de tentes de campagne et une logistique de crise aiguë ! Ca va faire mal !!
- Ok, on en reparle de mon retour de Strasbourg. Je dois vraiment te quitter car je pense que le repas va bientôt être annoncé. Bon, au pire, effectivement, on disposerait quelques tentes si tes prévisions s’avéraient fondées. On conserve en réserve un stock de grandes tentes bleues ! En cas de destruction massive de maisons, les gens pourront s’y blottir ! Ils auront l’impression de faire du camping auprès des cimes enneigées ! Bon, scusi , mais là, vraiment il faut qu’on se quitte. Ciao !!
- Mais, Silvio, Silvio, SILVIO !!!

CRISE OÙ JE, NOUS, À GENOUX, VENDONS BIJOUX, JOUJOUX

Joliment coiffée d’un étrange boubou
Notre Ségolène fait un petit coucou
A la métropole qui est à son goût gou-
vernée sans bémol par un sacré loulou.

Et du Sénégal elle dit : l’Etat vous voue
A l’échec total par manque de sous sous
Le sabot d’un cheval et l’angoisse nous noue…
A ne plus apprécier le beau mois d’août doux !

Et sus aux banquiers qui sont des ripoux pous-
Sés par le profit, quand tourne la roue rou
tinière des prêts revolving qui, fous, fou-
droient les endettés perdant de partout tout !

Séquestrons les, jusqu’à les mettre en joue, jou-
ons de fermeté pour tirer des mous mou-
lins de blé, d’oseille ! Que ce soit le Pérou
Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts !

Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts…

jeudi 9 avril 2009

ADOPTIONS

Madonna n’a pas pu adopter la Mercy
Elle croyait bien pourtant avoir à sa merci
La justice ! Voilà : elle a du mal, ah ouiElle devra faire appel, consolé par Ritchie !

Nos braves députés n’ont pas pu adopter
La loi « Création et Internet », manqué !!
Par défaut d’UMP les téléchargements
Ont répit assuré, le PS est content !

Ségolène Royal n’a pas pu adopter
Attitude sereine chez les Sénégalais
Elle brandit sa colère et son cri pas doux, doux
Pour fustiger Sarko et son discours ripoux.

Il y a réellement des problèmes d’adoption
Dans ce monde imparfait, très ouvert aux tensions
Il faudrait adopter une conduite saine
Pour que règne la Paix et que meure la haine.

LE VIEIL HOMME ET L'AMER...

Mr Bouteflika, sans aucunes surprises
Gèrera son pays jusqu’à la mort comprise
Il est, en Algérie, l’unique référence
Le grand-père, le papy, la mono présidence.

Dans ce coin du Magreb où coule à flot l’or noir
Bouteflika régit sans un contre pouvoir
Si ce n’est l’abstention ; elle est hypothétique
Au regard de l’aura de ce charismatique.

En dépit des carences de la scolarité
Et des hordes de jeunes trop souvent désoeuvrés
Malgré les pénuries, l’envie de s’évader
Mr Bouteflika gardera le sommet.

Comme un pantin usé que l’armée manipule
Il sera le garant de pratiques crapules
N’en déplaise à tous ceux qui peignaient l’embellie
Sur les tombes du FIS, après la tragédie.

Comme un chiffon rougi par le sang des victimes
Comme un vieil étendard d’un trop ancien régime
Le géronte s’accroche, sous les saluts bien bas
De l’armée, de la force. Comment bouter flics, ha ?

Comme un convalescent d’ulcère hémorragique
Que la France opéra par ses soins antalgiques
Mr Bouteflika entame sa retraite
A soixante-douze ans, sans tambour ni trompette.

Pas de gloire affichée : succéder à soi même
Dans de telles conditions, n’est qu’épiphénomène !
Mais la crainte de voir tâche d’huile s’épandre
Sur les terres des voisins n’est pas thèse à pourfendre.

En effet, ce modèle d’autocratie larvée
Pourrait bien s’ériger en Edits décrétés
Ben Ali en ferait ses fourches tunisiennes
Et Mohamed, le VI, sa règle marocaine...

mercredi 8 avril 2009

LES CAUSEURS SANS CAUSE (ou avec, c'est selon..)

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler au nom de tous, sans gêne ni tabou.
Condamner sans ambages le discours du voisin
Surtout quand ce dernier a le pouvoir en mains.

Ainsi la Ségolène, affublée d’un boubou
Loin de ses mornes plaines de Charentes-Poitou
A cru bon de railler le discours de Dakar
Que le sieur Sarkozy brandit en étendard.

Ce discours, à l’époque, avait plus que froissé
L’amour propre de ceux que l’Afrique nourrit.
Ecrit par un Guaino à la plume acérée
Il peignait l’Africain comme un être endormi.

Il disait que le drame de ce grand continent
Trouvait l’explication dedans ses habitants :
Pas assez entrés dans l’histoire, timorés
Il voyaient le monde changer sans s’alerter.

Devant même tribune, pour marquer la raison
Ségolène la frondeuse a demandé pardon
Pardon pour ces paroles humiliantes, dit-elle
Pas dignes de la France, notre France éternelle !

C’était beau et lyrique, de Gaulle on aurait dit :
Africains de tous bords, oui, je vous ai compris !
Quitte à rendre furieux Nicolas polémiste
Et à embarrasser le parti socialiste !

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler sans réfléchir, par morgue ou mauvais goût !
Minimiser l’effroi d’une page d’histoire
Transformer la Shoah en détail dérisoire.

Ainsi le Jean Marie, au front moins populaire
Si loin des gris embruns de Trinité sur mer
A cru bon dégueuler à nouveau cette phrase
Que tout négationniste commente avec emphase.

Je n’en dirai pas plus, ça frise la nausée !
Et j’arrêterai là, n’en soyez pas choqués
Si d’elle j’ai parlé bien plus longtemps que lui
J'ai mes affinités, vous l’aurez bien compris !

mardi 7 avril 2009

JUSTE

Juste un mot d’elle
Qui me modèle
Un cœur d’ idylle
En aquarelle.
Et me maquille
Des mots crus
Des moqueries
Qu’un mal accrut.

Juste un mot d’elle
Qui m’aide au mieux
Un peu de miel
Si malicieux
Un mot d’émoi
Qui me démode
L’humeur d’un moi
Si peu commode.

Juste un chant d’elle
Pour m ‘éclairer
Beauté nouvelle
Dans mes pensées
Un chant d’amour
Un champ de cœur
Où le vent court
Dans ses saveurs.

Juste un chant d’elle
Pour essaimer
De l’éternelle
Félicité
Juste un peu d’elle
Pour m’envoler
Dans l’aquarelle
De son été.

CHOMAGE : AFFRONT NATIONAL

Tant de français, tant de sang frais
Que l'ère assiste car trop maigre est
L'aire de l'emploi. Comme ça le gêne !
De voir ces gens marris le peine.

OBAMA, CONSTANT ET NOBLE

Quelques minutes avant que son avion ne pose ses roues sur le Tarmac d’Ankara, Barack Obama contempla à travers le hublot le bleu turquoise du ciel, que ne rayait nul nuage. Dans les haut-parleurs la sono diffusait la marche turque de Mozart, interprétée par Ivo Goporelich pour le compte de la Deutsch Grammophon.

Obama prit tendrement la main de Michelle qui somnolait à ses côtés.

Une bien belle journée s’annonçait.

Obama était heureux d’avoir quitté l’Europe. Tous ces sommets plus ou moins bien franchis avec des premiers de cordée pas toujours fiables, qui ont comme nom Brown, Merkel ou encore Sarkozy…

Tous ces sommets sous haute surveillance et où les discours s’enchaînent, tandis que, dehors, les pacifistes s’enchaînent en signe de mépris à l’égard du G20 impérialiste et de l’OTAN belliciste...Tous ces sommets il les avait redoutés. Puis finalement il s’en était bien sorti, sans hors piste…

Le pays ottoman l’attendait bras ouverts. Il souffla sereinement sur les franges noires de sa femme qui se réveilla.

- On arrive Michelle, c’est la Turquie !!

Dans les yeux de Michelle brillèrent mille petites étoiles parmi lesquelles on pouvait deviner celles échappées du drapeau américain et une, plus grosse, évadée du drapeau turc, loin plus loin que le croissant de lune qu’elle côtoie, par habitude...

A Ankara, Obama commença sa journée sur une musique symbolique, en visitant le mausolée de Mustafa Kemal Atatürk. Atatürk c’est un peu le père spirituel de l’Etat turc moderne. C’est lui qui l’a laïcisé juste après la première guerre mondiale. Sans Kemal qui sait si la Turquie n’en serait pas encore à l’état de République islamique !

Puis Barrack fit un discours devant le parlement et déclara : "Les Etats-Unis ne sont pas en guerre avec l'islam."

Et tout cela pouvait signifier mille choses : la destruction de Guantanamo, la main tendue vers le grand peuple Turc et le souhait de le voir adhérer à l’Union Européenne, la reconstruction de l’Irak défiguré par la Bushrie, le développement de l’Afghanistan et sa détalibanisation, le retour au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Au dessus des cheveux crépus du grand métis volèrent, comme des spectres lumineux, des colombes de la paix qui arboraient dans leur bec des rameaux d’olivier.

La fin de la journée se passa agréablement avec dégustation de loukoum, prestation scénique américanisée de derviches tourneurs sur fond de disco remixé à la sauce Mikaël Jackson.
A un moment, le grand président américain susurra à l’oreille de son hôte, Abdullah Gül, le Président truc, heu, turc :

- C’est pas mal comme musique, c’est plus rythmé que du Charles Aznavour ! Vous savez cet arm.., cet harmonieux personnage qui a fait beaucoup pour la chanson française ?

- Oui, j’en ai vaguement entendu parler, lança laconiquement monsieur Gül.

Obama se mordit les lèvres. Il avait failli gaffer ! Surtout ne pas évoquer le mot « Arménie ». Une vieille histoire turque à ne pas ressasser ici ! Surtout ne pas gâcher une si belle journée !

Après s’être relaxé dans un hammam tout en sirotant un gin (pas un ginn, qui est un esprit qui habite dans l’eau des sources…et des hammam), Barrack termina la journée par un bon restaurant où il engloutit 4 kebab à la crème d’aubergines ! Je vous dis pas l’appétit !!

Le lendemain il se rendit à Istanbul. Une ville qui bosse fort et qui croit à l’adhésion à l’Europe.
Devant les étudiants stambouliotes (habitant Istanbul) il conforta leur dessein :

- Vous avez raison de croire en l’Europe ! Vous êtes quasiment des européens ! Grâce à Attatürk vous êtes devenus pratiquement des occidentaux laïcs ! Bon, d’accord, le petit Nicolas il ne vous sent pas en Europe. Et ce vieux croulant de VGE non plus ! Mais, croyez-moi ! Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ils vireront leur cuti, vous verrez ! Cependant, je vous mets en garde. Ils faut absolument que vous reconnaissiez que, par votre faute, les Arm…les armées de l’OTAN n’ont pas toujours reçu les troupes nécessaires. Vous devez davantage vous investir dans le traité de l’Atlantique Nord !

Barrack sentit l’adrénaline lui grimper le dos. Il avait failli gaffer. Une fois de plus…

Mais personne ne le remarqua. Un des étudiants de l’ancien Califat le qualifia même de grand apôtre de la paix. Un sourire en banane s’esquissa sur les lèvres de Barrack.

Regonflé à bloc, le grand basketteur de la Maison Blanche se rendit à la Mosquée bleue. Comme le veut la tradition il ôta ses chaussures taille 48, et déambula pieds nus dans le sanctuaire musulman. Puis il visita la basilique Sainte-Sophie (ancienne mosquée). Pris par un appel de la nature il dut se précipiter dans des toilettes…turques ! Il remarqua, ainsi, qu’en terme de lieu d’intimité ce n’était pas Byzance ! Les kebab ne devaient pas être de qualité supérieure ! Les salmonelles sont légions dans nombre de boucheries turques se dit-il en substance, à moins que les aubergines n’aient été lavées dans l’eau du Bosphore !!

Il alla se coucher avec des spasmes intestinaux. Il fallait pourtant être en forme pour le lendemain. L’Irak attendait le Président américain. Une visite surprise, comme ça, sans que personne ne le sache ! Un bonjour aux troupes de l’Oncle Sam qui en ont marre de bivouaquer à Bagdad sans prendre le café.Ah les voyages ! Ca forme la genèse d’un grand homme d’Etat.