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mardi 18 août 2009

MINES DE RIEN



Oui dès qu'houille en Nord fut extraite
La prospérité fut concrète
Pour les patrons plutôt pas cons
Qui menaient les hommes au charbon.
Car le patron qui gère mine a l'
Profit et trouve ça normal !
Le coke aux ricochets marchands
Lui assure un avenir décent.

Descends, descends au fond du puits
Crie-t-il aux mineurs asservis.
Pour un sou mis dans l'escarcelle
Le galibot sue sous l'aisselle
Oui sue sous l'aisselle !

A piocher dans les couches noires
Le mineur se noirçit l'espoir.
C'est la peau terne, les coudes gris ou
La gueule noircie qu'il sort du trou.
Il n'adore pas sa bouche en suie
Et n'abhorre pas sa douche, s'essuie
Puis s'en retourne dans le crachin
Goûter chez lui et lit et vin.

Pour éviter qu'le coron pue
Les femmes des mineurs s'évertuent
A manoeuvrer tas de wassingues
La propreté ça les rend dingues.
Oui, ça les rend dingues !

Puis on repart au fond du puit
Pour le sol des nouvelles galeries.
Des bois si divers les étaient :
Dieu que rien ne puisse croûler !
La galerie c'est la psychose ;
Les étais qui oscillent y causent
Tant de morts et tant de douleurs ;
Il m'en revient au fond du coeur

Je suis devant le monument
Commémorant ce temps d'avant.
A présent les puits sont fermés ;
La région doit se recycler.
Oui, se recycler !

Allons bon, mais que faire de Lens
Qui donnait aux fosses forées sens.
L'ère dans laquelle on entre a sit-
Ué que trop bien nos limites.
Alors on retrousse ses manches
Pour se redonner des dimanches
Dans l'ancienne terre des périls
Où survivent des paires de terrils.

Oui dès qu'houille en Nord fut extraite
La prospérité fut concrète
Pour les patrons plutôt pas cons
Qui menaient les hommes au charbon...

PRET-CAUTION

Une caution qui tourne autour de 200.000 euros, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour gagner du temps, a été versée à l'Iran pour la libération conditionnelle, dimanche, de la jeune Française Clotilde Reiss dont je vous ai parlé il n’y a pas si longtemps.

Cette opération financière a été annoncée, lundi, sur LCI le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Un Bernard tout bronzé et de retour de Corse (où il possède une villa toujours pas plastiquée).

- Dans les systèmes anglosaxons en général et dans le modèle iranien, pour la libérer, il faut verser une caution qui se situe autour de 200.000 euros et que théoriquement on va nous rembourser, a dit M. Kouchner.

C’est beau la théorie chez Kouchner ! Ca ressemble à de la poésie surréaliste nimbée d’un zeste d’utopie humanitaire !

- Mais, a-t-il ajouté, ça ne veut pas dire du tout qu'elle est coupable. Au contraire nous espérons bien sûr être remboursés parce qu'elle est innocente et que cela sera reconnu !

On touche au lyrisme emphatique tout auréolé d’un angélisme de boy-scout !!

- Le jugement n'a pas été prononcé, a rappelé M. Kouchner, on peut s'attendre, on doit s'attendre, à un jugement qui reconnaîtra son innocence, je ne sais pas quand, et, à son retour en France, ce que nous souhaitons vivement comme le président de la République l'a dit dans sa déclaration d'hier soir !

C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France !

Le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi (Morte à sa vie ??) cité par l'agence Mehr, a indiqué lundi que "Clotilde Reiss a été libérée après le dépôt d'une caution de 300 millions de tomans", soit environ 213.000 euros (300.000 dollars).

La jeune femme de 24 ans, remise en liberté conditionnelle dimanche soir, est poursuivie par la justice iranienne pour avoir pris des photos de manifestations qui ont suivi la réélection contestée en Iran de Mahmoud Ahmadinejad (oui, je sais, je l'ai déjà écrit dans un article précédent ! Mais bon, je ne suis pas certain que vous l'ayez lu cet article précédent ! Si ? Ah !!)..

Elle est hébergée à l'ambassade de France jusqu'au jugement.

Elle peut, enfin, se débarrasser du foulard que lui avaient imposé ses juges et qu’elle devait porter en guise de coiffe afin de dissimuler un premier cheveu blanc, emblème des petits soucis que lui ont suscités son séjour dans les geôles iraniennes.

Elle peut enfin manger du « français » et déguster un bon champagne, veuve Cliquot ou quelque chose comme ça, acheté par l’ambassadeur aux frais de la Princessse.

Elle peut surtout voir la télé et s’admirer en boucle. Son procès a été hyper médiatisé.

- Je passe pas mal à la télé, dit-elle en regardant le petit écran de l’ambassade. J’ai très bien parlé persan lors de ma défense. Je suis sûr que mes juges en sont encore tous esbaudis !! Ca valait le coup d’apprendre la langue d’ici, même avec une méthode à six mille euros l’année !!

La télé lui montre ensuite un rapide tour de l’actualité. Elle a, ainsi, l’occasion de voir une autre « assignée à résidence », la Birmane San Suu Kyi !!

- Elle a moins de chance que moi, soupire-t-elle, malgré les critiques internationales le régime birman ne veut rien entendre. Il a gratifié la belle Aung de 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence !! Faudrait peut-être leur verser une grosse caution !

Clotilde refait le monde devant le miroir cathodique. Elle attend l’issue de son jugement qui devrait avoir lieu avant le ramadan ! Donc bientôt.

Quant à la caution.. Il faudrait plutôt évoquer une « prêt-caution » soit une caution réversible en prêt sans intérêt, voire non remboursable !!

C’est le prix à payer pour libérer une victime d’une nouvelle forme de piraterie (les petits pirates somaliens peuvent aller se rhabiller !!) : la piraterie gouvernementale.

Recette garantie :

1) Vous incarcérez un ressortissant étranger en vertu d’un prétexte des plus futiles (par exemple : il a filmé une manifestation, il a lu le Marquis de Sade à proximité d’un lieu de culte, il portait sur lui un opinel à cran d’arrêt, il a siffloté du Michael Jackson, il a uriné dans une vespasienne à proximité d’un truand autochtone dont il ignorait pourtant l’identité…)

2) Vous organisez un procès hyper médiatisé pour faire monter en mayonnaise l’indignation internationale.

3) Vous exigez une caution pour que le (la) prévenu(e) soit libéré(e) momentanément.

4) Vous libérez le (la) prévenu(e) mais vous gardez la caution.

C’est une façon habile de se procurer de l’argent cash sans souci d’endettement et d’aggravation de la dette publique. Une jolie manne pour financer des projets ambitieux : réarmement, politique nucléaire civile à manteau réversible, construction d’établissements pénitentiaires, édification de palais de marbre…