Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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dimanche 29 décembre 2013
JEAN PAUL SARTRE ET L’EXISTENTIALISME DU MANTEAU
L'an prochain on fêtera le 50ème anniversaire du refus de Jean Paul Sartre de recevoir le Prix Nobel de Littérature. Un beau geste d'un être pour soi refusant un honneur terrestre, misérable en soi, pour montrer la grandeur de l’existentialisme qui précède l'essence, sans Plon (l'Editeur) pour le contredire. Et sans Dieu pour lui prêter cette fausse modestie puisque Dieu n'existe pas et que l'homme est condamné à être libre sans le déterminisme du Tout Puissant et de ses Saints (à l'exception de Germain des prêts pour caves).
samedi 28 décembre 2013
DIEUDONNE NE LAISSE PATRIE QU'AUX HAINES ?
Dans une
interview accordée au Parisien, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls explique qu'une nouvelle limite,
extrêmement grave, a été franchie !
Mais de quoi
parle-t-il ? Un seuil de chômage intolérable ? Un nouveau portique
incendié par les bonnets rouges ? Non, Manuel évoque un franchissement de
Dieudonné, l’humoriste sulfureux qui a construit son fonds de commerce sur de
grosses blagues antijuives.
Dernièrement
le railleur antisémite s’en est pris à Patrick Cohen, le journaliste de France Inter,
Ce journaliste de France Inter est une des cibles favorites
du polémiste depuis que M. Cohen a demandé en mars à Frédéric Taddeï, sur le
plateau de « C à vous », s'il
continuerait à inviter « des personnalités telles que Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral,
Marc-Edouard Nabe », « des gens que l'on n'entend pas ailleurs et (…)
que les autres médias n'ont pas forcément envie d'entendre ».
Alors Dieudonné de lancer lors de son show « Tu vois, lui
(parlant de Cohen), si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire sa valise Moi, tu vois, quand je l'entends parler, j'me dis, tu vois, les chambres à gaz…
Dommage. »
Et de déclencher des rires dans la salle !
On peut rire de toux (grasse ou sèche) mais peut-on rire de
la Shoah sans l’adieu donné à mémoire des victimes de l’holocauste ?
Dieudonné aurait voulu être un grand acteur mais, très vite, aux sirènes de l’antisémitisme céda
show. Pourquoi ce dérapage ? Est-il atteint du même syndrome qu’Hitler, ce
peintre raté, devenu dictateur ?
On peut rire de tout tant qu’amont se garde des maux mis dans le défouloir sémantique. A défaut c’est
l’aval qui rit ! Et d’un rire sournois, amplifié par une chambre d’écho
qui ne maîtrise plus ses effets.
Dieudonné dérape de son rap peu sirupeux et entraîne avec lui
quelques cervelles dérangées qui ne connaissent plus les limites intelligentes
de l’humour. Il déclenche une mécanique qu’il ne sait plus dompter à l’image de
ce professeur allemand, Rainer Wenger, incapable de canaliser les jeunes
esprits au cours de son expérience (voir et revoir le film « La vague »)
prétendant prouver qu’un régime autocratique ne pouvait plus trouver naissance
en son pays.
Car le geste de la vague, signe de ralliement des protégés de
Wenger, n’est pas si éloigné de celui de
la quenelle, geste antisystème d’origine mais qui devient incontrôlé par
son appellation à la notion de « non-Sion » !
La quenelle c’est un bras tendu vers le sol, l'autre replié en
touchant la main, le coude ou l'épaule (en fonction de la taille de celle-ci).
Elle a été utilisée politiquement: lors
des élections européennes de 2009, sur l'affiche de la "liste
antisioniste" conduite par Dieudonné.
La
quenelle est rouée et la querelle est nouée : l’antisystème devient
antisioniste voire antisémite. On peut avec la quenelle embrocher !
Mais comment stopper les poussées de l’antisémitisme tout en
respectant la liberté d’expression ?
Comment arrêter Dieudonné sans le transformer en martyr de la
censure ?
Ah quand Manuel valse avec les loups !
mardi 24 décembre 2013
COFFE PERD SES VERS
Quand on présente à Jean Pierre Coffe raie il dit "qu'offrez..qu'offrez-vous là ? Mais c'est de la merde !"
Car Coffe reconnaît une raie nette d'une raie qui ne l'est pas bien qu'il n'en ait plus une sur le caillou. Il sait qu'un mauvaise raie gâte un repas en dépit d'un goût que les câpres hissent : c'est fini ! La cuisine devient vil art !
Mais quand il s'agit d'élaborer un quatrain c'est une autre histoire.
Il n'a de vers que son costume et ses lunettes qu'il préfère aux lentilles jamais assez cuites à son goût.
On n'est pas doué pour tout !
DVD DE DEVETUS...
Sondé vidé Dédé doit garder le lit !
Mais deux seins dictent la loi !
Alors Dédé, dit vidé, dévie !
Aidé d'un DVD !
lundi 23 décembre 2013
L'HUMOUR D'HOLLANDE CRIF L'AMOUR PROPRE ALGERIEN
C’était le 16 décembre 2013, à quelques jours de Noël, près du Sapin que Flamby venait d’enguirlander car il n’avait pas suffisamment inversé la courbe du chômage. Et Flamby avait les boules…
Alors il s’abreuvait d’une surprenante sangria à base de curaçao mélangé avec de la Smirnoff. Il buvait à la santé d’Emmanuel Valls revenu d’Algérie et, accessoirement, au 243ème anniversaire de la naissance de Beethoven, un compositeur allemand dont lui avait récemment parlé Angela Merkel, au cours d’un langage de sourds.
Oui Flamby buvait alors qu’il devait embrayer sur un discours pour le 70ème anniversaire du CRIF !
Le CRIF c’est le Conseil Représentatif des Israélites de France ! Le CRIF n’a rien avoir avec le FRIC même si en matière d’argent les Juifs n’ont jamais été en reste pour prêter dans bien des cas cher !
Non, le CRIF est une noble institution, issue de la loi de 1901, donc laïque, et qui fédère près de 75 associations ouvertes à différents courants politiques, sociaux ou religieux. Le CRIF, né en 1944, est l’enfant de la Shoah. Il aura, à son début, sauvé des vies humaines, caché des étoiles jaunes menacées par l’aigle nazi. Oui, une noble institution devant laquelle un discours fantaisiste n’aurait eu pas sa place !
Et pourtant… Flamby se présenta devant un parterre d’israéliens équipés ou pas de kippa et on sentit très vite qu’il n’était pas dans son assiette. Le troisième verre de sangria l'achevait proprement. Il commença par se louer (on ignore à quel taux !) d’avoir amené dans l’enceinte du CRIF sa garde des Sceaux puis, se tournant vers Manuel Valls il lança :
Il va nous quitter pour aller en Algérie !
C’était une première bévue car Manuel revenait justement d’Algérie et c’était pour cette raison (oui, il y aussi Beethoven…) que l’apérodinatoire avait eu lieu.
Le premier flic de France eut tôt fait de recadrer son mentor en lui précisant qu’il revenait du pays de Bouteflika !
Ah, oui, c’est vrai ! Il en revient, reprit confus le Chef de l’Etat, et sain et sauf ! C’est déjà beaucoup !
Deuxième bévue et la plus intense, diplomatiquement parlant ! A l’écoute de Flamby le Ministre des Affaires Etrangères algérien, Ramtane Lamamra, se coupa d’un communiqué immédiat. Il y mit la forme et le fond faisant entendre que Flamby générait une moins-value dans les bonnes relations franco-algériennes et qu’il demandait des excuses.
Pendant ce temps Flamby continuait son discours teinté de craintes : crainte d’un retour de l’antisémitisme, appréhension d’une recrudescence de mauvais humoristes qui imitent Jean Marie Le Pen au nom d'un Dieu donné...
A l’issue de son allocution on lui fit remarquer que son humour avait blessé toute une communauté par-delà la Méditerranée. Sa bourde aurait rouvert des plaies dans le corps douloureux de l’histoire qui unit l’ancienne colonie et son « pacificateur » !
Alors, face à ces réactions d’amour propre, François convint d’apporter des excuses en ce dimanche 22 décembre. Il exprima ses sincères regrets pour l’interprétation qui avait été faite de ses propos et précisa qu’il en ferait directement part au président Bouteflika !
En diplomatie les excuses s’appellent « regrets de voir autrui mal interpréter l’humour » !
C’est dingue ce qu’on leur apprend à l’ENA !!
dimanche 22 décembre 2013
LA MADELON REVISITEE
(Sur l'air de l'Auvergnat de Brassens)
Elle est tatouée de belle façon
La fesse gauche de MadelonD’un fier tatou du Panama
Avé la cuirasse de combat !
Et sur la droite, dressée au vent
La haie d’un bocage normandDeux beaux dessins intentionnés
Brossant sa personnalité !
Car Madelon, elle est à tous
Ceux qui lui offrent des bijouxElle sait pour eux sauter la haie
D’une pudeur trop maniérée.
Toi Madelon au vernis as-
Tu d’autres vies que sous les draps ?Ton père voudrait te voir, ma belle
Intellectuelle.
vendredi 20 décembre 2013
FOOT ET NULS HAPPES
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Jadis le football n'existait pas et le ballon rond n'était qu'unique annonce d'un futur avènement qui, dans 70% des cas, risquait de mourir en couche sans avoir le temps de connaître Dieu tant les fonds bas tissent maux ! Par la suite la natalité en bonne hôte alitée sut concrétiser une progéniture que d'aucuns laissèrent à des nurses le temps de se faire une chasse à courre à la gueuze dont zèle allumait le feu des bourgeois ressemblant à des cochons plutôt brèles.
Puis le football est né et avec lui un ballon rond qui a rendu stupides les petits garçons, plus bêtes qu'ânons dans leur illusion sportive. A défaut d'être applaudis pour leurs crampons faisant grand pont, ils se résignèrent à être supporters insupportables prêts à transformer en arsenal de guerre une ferveur initialement fair for ever !
Et oui, un jour le football est né avec ses combats d'égocentriques, ses émissions interminables glosant sur un inter minable ou sur un gardien de putes qui aime tirer son coup franc avant de se sentir vieux et que le corps n'erre !
Et oui, un jour le football est né et son chant-poing ! De la castagne dans les tribunes et en dehors !
Et le monde n'était pas près de sortir de ce gazon maudit hostile à toute surface de réparation.
mercredi 18 décembre 2013
UNE MESSE QUI PERCE POUR ATHEE ERRANT
Le Royaume-Uni m’épatera toujours ! Non
content de conserver dans la naphtaline une géronte couronnée il se lance, à présent,
dans une Église « sans messe ni dieu
» ! My God !
Et oui, quelque 400 « fidèles » athées (315 selon Scotland Yard) se réunissent un
dimanche par mois dans l’ancienne église chrétienne de Saint-Paul Road !
L’expérience a démarré un 6 janvier 2013 pour fêter les rois et depuis
l’édifice religieux ne désemplit pas !
Je n’y rentre qu’à 25 %, avoue John un ancien
prêtre anglican, car je suis pour un quart athée ! Mais ça
m’intéresse !
Moi, athée tard, j’ai longtemps demeuré
grenouille de bénitier, avoue Betty une charmante jeune femme au visage de poupon, mais à
présent j’y adhère !
Puis elle franchit le seuil de l’église dont
la porte est flanquée d’une énorme pancarte : ici, prière de ne pas
prier !
Mais que vont-ils chercher dans ce haut temps
hanté par du athée hâtant ?
Et bien tout sauf des prières mielleuses, des
cantiques soporifiques et des évangiles que même les quatre scribouillards qui
les ont pondus ne sont pas fichus de se mettre d’accord sur les mêmes
histoires !
Oui, ces rassemblements athées virent à la
fête musicale, aux lectures de poèmes, aux chants païens qui se damnent à
interpréter des œuvres des Beatles ou de
Bonnie Tyler !
Enfin, pour ce qui concerner les 4 garçons
dans le vent, il existe suffisamment de chefs d’œuvres pour ne pas tomber sur
Let it Be, cette ode à la vierge Marie pour certains exégètes déjantés ! Ainsi soit-il !
Le sermon prend la forme d’une conférence sur
l’éducation ou sur le mariage gay. On n'y a pas encore vu Christine Boutin. A la fin de l’office on prend un coup
ensemble ! Et l’ivresse c’est l’athée qui l’a ! On se remplit la
panse par un bol de grains blancs : nourrissons l’athée au riz !
Etonnamment quelques membres du clergé, bons
joueurs, ont accordé leur soutien à ces messes quelque peu singulières !
J’ai senti qu’il y avait Dieu, admet un prêtre
neurasthénique mais néanmoins végétalien et venu voir par curiosité, c’est du
Dieu mais sans Dieu ! Je crois que je reviendrai !
Et oui car au lieu de messes, vicaires, vit
kermesse !
Il prépare déjà une prière commune pour sa
prochaine venue ! Enfin, un credo sympathiquement remanié et adapté à ces
nouvelles ouailles :
Je ne crois pas en Dieu le Père pas tout
puissant
Il n’a pas créé le ciel et la terre mais ce
sont ces derniers qui l’ont créé !
A réfléchir il n’est pas certain de pourvoir
imposer ce credo qui évoque Dieu ! Oui, mais comment être athée sans
parler de Dieu ? Dieu seul le sait !
Le Royaume Uni évolue et il faudra bientôt
revoir l’hymne national : si God disparaît que deviendra le God save the
Queen ? La disparition de l’un n’impliquera-t-elle pas la disparition de
l’autre ?
O my God !!
lundi 16 décembre 2013
KATE BARRY EN SA PUDEUR SUBLIME
C’est avec une grande peine qu’on
vient d’apprendre la disparition, ce mercredi 11 décembre, de Kate Barry, la
fille de Jane Birkin et du compositeur John Barry.
Un oiseau frêle vient de quitter son
nid et ses ailes indigentes n’ont pu le faire voler du 4ème étage
d’un immeuble parisien.
Kate vient de se donner la mort au
bout d’un long chemin d’antidépresseurs.
Elle aura été la fille d’une
séparation précoce : Jane et son père se quittent dès sa naissance. Elle
sera élevée par Serge Gainsbourg jusqu’à ses 13 ans puis par Jacques Doillon.
Elle aura attendu longtemps avant de connaître son vrai père ! Je peux
imaginer le fardeau de questions tabou qu’on peut porter en de telles
circonstances.
Kate est une discrète. Elle se
réfugie derrière son objectif pour créer des œuvres d’art. La photographie est
le reflet de son âme. Ses demi-sœurs, Charlotte et Lou n’ont pas cette retenue,
cette pudeur artistique.
Kate nous laisse d’émouvantes photos
qui valent bien mieux que les nombreux clichés effectués pour les magazine
Vogue ou pour des catalogues de mode !
En 2012 elle publie un album
« Dinard, essai d’autobiographie immobilière » où son compagnon,
l’écrivain Jean Rolin brodera quelques fils poétiques.
C’est cette œuvre qui me servira de
fil également, pour rendre hommage à
cette jolie fleur discrète d’une
sensibilité géniale.
Sur des bancs dépeuplés tournés vers le silence
D’une étendue bleutée riche de solitude
Flotte en spectre secret les yeux de ton absence
Ton regard suspendu dans sa noire plénitude
Sur le chemin de ronde que les rochers côtoient
L’odeur des goémons en ode gainsbourienne
Emplit ta chevelure de doucereux émois
Tandis que l’horizon rend la mer aérienne.
Un
escalier rampant en lignes de brisures
Vers
le désert secret des abysses pérennes
L’œil
se perd en chemin, graniteuse aventure
Jusqu’au
tumulte blanc de la vogue aérienne.
Sous
les bras effeuillés des géants de la côte
Rugosité
du roc en veilleuse marine
Le
tortueux serpent où les pas se baisotent
En
libérant l’esprit de ses rides mutines.
Pudibonde
focale, amoureuse des teintes
La
magie de Dinard tendrement caressée
Par
la douce pupille d’une femme en étreinte
Plus
enlacée d’écumes que de paternité...
samedi 14 décembre 2013
jeudi 12 décembre 2013
THAMSANQA ENTAME SON CAS
![]() |
| Cliquer sur l'image pour agrandir, oh, hé, vous êtes sourd ? |
L'interprète
en langage des signes recruté pour la cérémonie, mardi à Soweto, en hommage à Nelson Mandela était, selon la population sourde mais non
aveugle, un amateur voire même un usurpateur !
L’homme, un certain Thamsanqa Jantjie, 34 ans (un
âge insigne), n’aurait en aucune façon traduit fidèlement le discours d’Obama,
éloge à Mandela ! Ce paltoquet aurait brassé du vent, utilisé de faux
signes ou des signes complètement sortis de son imagination.
Un con
signe, a consigné un article d’un journal local !
En fait l’homme
s’en est rendu compte et aurait voulu se sauver tôt !
Mais
comment faire dans cet enceinte, cette arène toute à la gloire d’un grand
ouvrier de l’humanité ?
Alors Thamsanqa
Jantjie a continué en souffrant consciemment d’un mal dont il ne connaissait
que trop les symptômes : la schizophrénie !
Je savais
que j’étais schizophrène, mon double avait prévenu les autorités : je
pouvais péter les plombs à tout moment ! En plus, con que je suis, j’avais
oublié de me doter de cette petite fiole d’eau de Lourdes ! D’habitude je
la porte toujours sur moi et c’est radical : l’exquise eau freine…mes
troubles.
Voilà
donc l’explication : un signeur schizophrène !
Et moi qui pensais qu’il avait inventé un nouveau langage des signes zoulou !
A chaque
fois qu’il faisait un signe, c’était un signe de légion d’horreur pour tous les
sourds et muets du monde entier (mon dentier et sur les dents !).
Et
pourtant, il me semble que parfois, du moins à quatre reprises, son langage des
signes ne fut pas si éloigné de la sémantique du Premier des Ricains parmi les
Ricains.
Mais,
bon, je ne suis ni sourd ni muet !
SARKO MENCERAIT ?
Nicolas Sarkozy envisage de créer un nouveau parti. Une piste parmi
d'autres, mais une piste sérieuse qu'il a évoquée avec ses proches et quelques
ténors de l'UMP. Jean-Pierre Raffarin comme Alain Juppé savent ainsi que
Sarkozy y songe, en se rasant le matin dans la douce ambiance d’une mélodie
carlabrunisque que viennent parfois interrompre les grognements de Giulia !
mercredi 11 décembre 2013
A CHACUN SON FALCON : SE METTRE A PART T'AIDE !
![]() |
| Cliquer pour agrandir |
L’ex et l’actuel Président
de la République se sont retrouvés en Afrique du Sud pour la cérémonie d’adieu
à Mandela au stade de Soweto.
Ils auraient pu prendre le
même faucon, heu, Falcon mais ont joué aux faux cons, heu aux « Faut qu’on »
au grand dam des écologistes et des pourfendeurs de la gabegie étatique !
Faut qu’on reste entre
UMP, a lancé Nicolas, on doit discuter de la prochaine bataille pour les
municipales !
Faut qu’on reste entre
socialos, a renchéri François, on doit deviser sur les prochaines élections
européennes !
A l’aéroport, ils ont affiché de grands
sourires d’hypocrites avant de pénétrer ensemble dans le stade accompagnés des
officiels français comme Laurent Fabius, Robert Hue ou Valérie Trierweiler.
Mais sans Carla Bruni !
Un journaliste m’a dit : bah !!
L'avait quand même l'air déçu !
CENTRAFRIQUE ET COMBAT SOLITAIRE
François Hollande
s’est rendu mardi soir à Bangui après avoir assisté à l’hommage rendu à Mandala
(stade de Soweto en compagnie de son pote, le petit Nicolas). Il s’est rendu
dans ce lieu chaotique, moins d'une semaine après avoir engagé une opération
militaire en Centrafrique ! Il s’y est rendu car, déjà, nos troupes
déplorent deux victimes. Deux jeunes soldats du 8ème régiment parachutiste de
Castres sont tombés sous les balles dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une
escarmouche avec des assaillants non identifiés dans un quartier proche de l’aéroport
de Bangui.
L’Europe ne fait
rien (un avion britannique en soutien, pour l’instant), tant la volonté d’une
armée communautaire se drape de velléités chroniques. L’Europe des 28 se rêve
dans les draps d’une helvétisation, une neutralité synonyme de limitation de
dépenses militaires.
L’Amérique ne
bouge plus ! Elle semble fatiguée de ses longues guerres d’intervention
(Irak, Afghanistan…) et doit gérer un budget de plus en plus resserré !
Par ailleurs son gaz de schiste abondant ne génère plus d’urgence à l’intervention
« économiquement justifiée » pour sécuriser des territoires qui
regorgent de pétrole !
Alors, oui, il
semble que la France ne doive compter que sur elle-même pour épauler une
misérable force d’intervention africaine, peu aguerrie et mal dotée !
Elle pourrait être un centre
à fric
Mais le chaos la phagocyteElle se délite la Centrafrique
Sans convenance et sans limites.
D'une manchette dûment hachette
Pour sectionner, couper le cou
Des chrétiens ou de leurs prophètes
En cruels affûteurs lissent lame
Pour écharper les musulmans
Jusque dans leur mosquée ; infâme !
Juste une plaie d'humanité
Infectée de vicieux atomes
Démons de religiosité.
Dont les vaisseaux gisent embourbés
Voies ébréchées, villes patraques
Atonie de champs désertés.
Aux seins généreux et martiaux
Pour désarmer des sarbacanes
Aux feux superbement létaux.
Projetés dans la guérilla
Où des tueurs font manigance
Pour fausser les lois du combat !
Comme on peine à l'imaginer
Au cœur des ombres d'épouvante
Dans les ruelles démembrées.
Le danger change d'oripeaux
Un vieux treillis laisse sa place
A des coloris tropicaux…
En sa fragile autorité
Voit voltiger ses épaulettes
Tout de jouvence ensanglantée !
Pour soulager nos militaires
Juste un aval sourdrant d'un corps
Onusien, valétudinaire.
Au deuil des colonisations
L'étroit budget rend l'Amérique
Moins enflammée d'interventions.
Dès que l'or noir choit d'intérêt
Le gaz de schiste nourrit la Terre
Du vieux Sam, héros fatigué !
En solitaire combattant
Tire, engoncé dans son brouillard
Sur une cible aux tons mouvant.
Le Mali puis la Centrafrique
Tant de théâtres à déminerLoin de nous l'apocalyptique
Troisième terre à protéger !!
La tricolore en bandoulière
Tandis que geignent, squelettiques
Toutes prébendes militaires…
L'ère d'une Europe solidaire…
dimanche 8 décembre 2013
MOLINARO EN CE JOUR DES MISS FRANCE
Flora Coquerel est devenue, samedi
soir à Dijon, la nouvelle reine de beauté des Français. La jeune femme de 19
ans, étudiante en 2e année de BTS commerce international succède à Marine
Lorphelin.
Quelques heures avant, ce 7
décembre 2013, s’éteignait Edouard Molinaro ! A 85 ans, ce géant du cinéma
nous quitte, quelques jours après Lautner !
Comme Georges, Edouard nous laisse
un héritage cinématographique de belle facture : L’emmerdeur (1973 avec
Lino Ventura face à Jacques Brel), Oscar
et Hibernatus (1967 et 1969 avec l’inoubliable De Funès) et surtout La Cage aux
folles (1978 avec le tandem Serrault-Tognazzi).
Comme Lautner, Molinaro savait manier la caméra et s’attacher
les dialogues d’un Audiard, parolier en diable. Comme Lautner il aura su s’entourer
des meilleurs acteurs de son époque (Blier, Meurisse, Lefebvre, Ventura, Darc,
Girardot, Noiret, P Richard…. Comme l’auteur il témoigne d’une époque où le
cinéma populaire savait porter haut ses couleurs.
Comme pour l’auteur des « tontons
flingueurs » j’ai imaginé un petit scénario à la gloire de Molinaro, en reprenant les titres de ses œuvres.
Un témoin dans la ville pourra vous le confirmer : Flora Coquerel a de la classe du haut de
ses dix neufs ans ! Il en pince pour elle et voudrait jouer les
séducteurs ! Mais avec l’acné répulsive il se contente d’enfiler une peau
d’espion et scrute de loin la jeune femme qui sort de son école de BTS. Mais
aujourd’hui point de Flora !
Flora Coquerel voit, au fur à mesure des votes, que des femmes
disparaissent ! Tout à l’heure, dans les coulisses, à gauche en
sortant de l’ascenseur, Sylvie Tellier lui a glissé dans l’oreille qu’elle
était loin d’une ravissante idiote et qu’elle avait de grandes chances
de sortir victorieusement de la cage aux folles !
-
Enfin, folles de
gloire, précise Sylvie ! Vous êtes 33 superbes nanas à vous faire les
aveux les plus doux ! A rêver de décrocher l’Oscar !
-
J’ai, j’ai un peu peur…Le
trac, lance Flora, j’ai l’impression d’être le dos au mur, de rejoindre le
gang des otages…
-
Otages ?
-
Oui, bon, OK, ce n’est
pas le téléphone rose mais on a toutes l’impression d’exciter l’envie,
un des sept péchés capitaux…de faire en quelque sorte…l’amour en douce !
On a l’impression de présenter sur scène une fille pour l’été !
-
Enfin ! Quelle
drôle d’impression ! Vous ne faites pas la chasse à l’homme et
comme disait mon oncle Benjamin : les charmes féminins ne sont pas les
ennemis mais la liberté en croupe !
-
Ah, et ça veut dire
quoi ? Oui, parce que moi les lettres avec un BTS en commerce ça va pas le
faire ? A ce niveau-là mes neurones jouent l’Hibernatus !
-
Ben, je n’ai pas
vraiment compris et mon oncle devait me préciser le sens subtil de cet
aphorisme quand, par l’ironie du sort, il reçut une balle en plein cœur,
au cours d’une chasse, quand passent les faisans !
-
Ah ? C’est
vraiment pas de bol et alors… ?
La
conversation doit s’interrompre ! Le père Foucault s’impatiente ! Il
faut respecter le timing !
-
C’est l’emmerdeur,
soupire Flora, l’homme pressé et qui feint de s’intéresser à vous quand
il pose des questions ! Mais en vérité c’est « cause toujours…tu m’intéresses ! »
Mais elle se plie à la discipline ! Sois belle et tais-toi si tu
veux mériter le Palace ! Elle a de plus en plus le trac ! Hier
soir elle n’a rien su avaler et le souper s’est résumé à la mandarine
vitaminée !
Les votes se succèdent ! Flora assiste à la mort de Belle,
une de ses rivales qu’elle surnommait ainsi ! Sans le savoir les
téléspectateurs votent pour elle ! Parfois à coup de polémiques !
Chez les Lupin, père veut voter pour Miss Guadeloupe mais le fils (qui porte le
même prénom que le père) ne jure que pour
Flora. On assiste à un pugilat Arsène Lupin contre Arsène Lupin et…le
téléviseur finit sur le bitume après une belle défenestration des familles. Par
contre, chez Dracula Père et fils, c’est l’entente parfaite : on
est à sang pour sang pour l’élection de Flora !
Et finalement Flora sera nommée Miss France et couverte de cadeaux, bien au-delà
de ses espérances puisque pour 100 briques t’as plus rien !
-
C’est juste le chemin où
tu demeures, lui lance Sylvie Tellier, just the way you are ! Sans
tricherie et avec la plus belle légitimité, celle du suffrage universel !
Tu peux être fière de toi ! On va parler de toi dans le Figaro, comme
dirait Beaumarchais l’insolent !
-
Je t’ai déjà dit, moi,
les lettres… J’y comprends fichtre rien !
-
Il faudra t’y mettre, l’inculture
c’est dirty slapping !
-
Quoi ?
-
Un sale coup, mais ça c’est
de l’anglais !
-
Ah,… complique pas !
samedi 7 décembre 2013
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