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samedi 15 novembre 2014

TRAVAILLER SANS PHILAE ?


Cela fait près d’une semaine qu’on parle du petit robot Philae qui s’est posé sur la comète Tchouri à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre ! Alunissant ! Heu hallucinant ! Un véritable exploit technique et européen ! 

Oui, cette Europe tant décriée (temps des criées aux ans chers) a réussi par l’entremise du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et de l’ESA (European Space Agency) une prouesse technologique bien qu’elle fût dotée d’équipements vieux de plus de 10 ans. Oui l’obsolescence s’étend sur années.

Car Philae, emporté par son satellite Rosetta, aura vécu ses 10 ans, disent médisants, pour atteindre la comète. Rosetta, un drôle de nom, mais voulu par le chef de l’ESA, grand amateur de rosettes (pas la pierre, la charcuterie). Encore fallait-il demander la permission aux frères Dardennes.

Les Dardennes,  n’étant nullement dardés de haine, dirent dare dare  d’Aisne (où ils tournaient un film un peu Laon)  qu’ils ne voyaient aucun inconvénient à ce que le satellite prenne le nom de leur film de 1999, palme d’or au festival de Cannes, tant ils baignaient dans le bonheur d’être capés (à défaut de capes Cannes avait râles).  

Alors va pour Rosetta que certains basques nationalistes  auraient volontiers baptisée Rose ETA  eu égard aux cirrhoses,  états pas si roses de leur foie malade.

On aurait aimé que Rosetta emportât la technologie de 2014 mais l’espace-temps ne daigna pas faire con pressé.  Alors en tirant un plan sur la comète les scientifiques lancèrent dans l’espace l’engin et son hôte : le fameux Philae. Philae du nom de cette ancienne île d’Egypte submergée dans les années 70 et qui pouvait laisser présager un naufrage pour Philae l’âme état fort !

Il n’en a rien été. La mission s’est bien accomplie même si des râles sidéraux ont parfois été enregistrés sur les radars en raison de rupture d’énergie solaire dont se gave le système high Tech. L’absence de Phébus nuit !
Rosetta a libéré son petit robot qui s’est posé sur l’amante Tchouri qui lui présenta l’échine ! Il s’est posé de son minuscule poids plume : 1 gramme tchourisien qui correspond à 100 kg terriens ! Un gramme, le poids d’une balle de ping- pong ou, si vous voulez, celui du cerveau de Nadine Morano au meilleur de sa forme.

Oui Philae s’est posé sur cette petite masse froide et rocheuse où la température moyenne frise les -70° C  à ne plus savoir coiffeur ! Un froid de canard à l’image de cette comète dont la forme fait penser à Saturne-Nain, les plumes en moins, coin-coin !

Oui il s’est posé ! Mais après avoir effectué un forage dans le sol glacé de la comète il n’a plus donné signe de vie ! Faut rage ? Oui et non, fait Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au CNES  à Toulouse. Philae n’est pas encore loque-Cnes,  It’s not to lose un monstre de technologie. Il  va continuer à fonctionner jusqu'à la décharge complète de sa batterie. Il est en mode amer-veille,  même si la batterie est en danger.

Le petit robot, au prix d’un haro beau, sans rabot ni rabais, a pu effectuer une rotation de 35° (36° selon la police qui picole), afin de réorienter ses panneaux solaires. Cela pourrait permettre de jouer les Hibernatus (ainsi nul temps molli n’a haro) et de se refaire une santé aux alentours de l'été  quand la comète aura rendez-vous  avec le Soleil, telle la lune de Charles Trenet au théâtre de l’Etoile.

Quoiqu'il arrive à Philae, la mission Rosetta est loin d'être terminée,  en cet éther indéterminé.  La sonde, en ses matériaux durs, innés, poursuivra son escorte de «Tchouri» au moins jusqu'au 13 août. C'est à cette date que la comète passera au plus près de l'astre et ce sera la St Hippolyte, protecteur d’écheveaux d’étoiles.

On attend beaucoup de cette expédition. Tchouri possède sous son corset leste des traces d’eau, pense un scientifique les yeux remplis de larmes.

La tâche de Philae (pour peu qu’il se réveille) sera d'analyser la composition de la glace qui constitue une grande partie de la surface de la comète. Si celle-ci est comparable avec la composition de l'eau des océans,  l'hypothèse d'une origine extraterrestre de l'eau n’émanera plus d’un esprit qui divague et se faisant hausser âne !


L’analyse d’une comète c’est un retour en arrière, de 4,5 milliards d’années, à la création du système scolaire primitif : celui des premières lumières qui défièrent le tableau noir du néant. C’est peut être commencer à comprendre comment la Terre s’est fabriquée, comment nous en sommes arrivés là : une planète bleue menacée par ses habitants, un capitalisme mondialisé et des tweets incessants sur Nabilla… 

mardi 11 novembre 2014

PUB 74



Avec Mars vous reprenez du tonus et quittez la table aux crevés pour remonter la rue sans nom en caracolant sur la jument verte. Rien ne vous arrête, sans regarder en arrière, vous devenez le passe muraille et survenez derrière chez Martin, le vaurien, le nain, qui cherche à vous vendre le bœuf clandestin et le vin de Paris.

Mais vous préférez  MARS ! Et Uranus peut aller se rhabiller à toutes enjambées pour se retrouver en arrière, plongé dans le puits aux images, baignant dans les contes du chat perché.



samedi 8 novembre 2014

LES MURS




Vingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin, les séparations entre les hommes n’ont pas abdiqué ! Une cinquantaine de fortifications séparent des nations !
Une plaie qui sépare Israël de l’Egypte, une brisure qui s’étend sur le désert mexicain et limite la venue vers l’El Dorado américain. Plus loin une muraille qui sépare l’Inde et son voisin pakistanais. Les deux Corées toujours divorcées…
Les hommes établissent les murailles que leurs cœurs ombrageux commandent.
La peur de l’étranger, la phobie de l’envahisseur, le retranchement dans le patriotisme, sont autant de bâtisseurs de murailles où fleurissent miradors et barbelés.
Des gens y meurent, fusillés avant que d’avoir pu les enjamber.
Des espoirs s’y fracassent.

Des murs comme autant de griffures à notre humanité…

Des murs
Comme autant de griffures
Sur les bonnes manières
Et la civilité…

Des murs
Comme autant de blessures
Hérissés de colères
En mille barbelés.

Des murs
En sordide prière
Pour condamner la Terre
Aux flux d’obscurité

Des murs
Pour sceller la colère
Des tensions séculaires
En symboles damnés.

Des murs
Comme autant de ratures
Sur les pages trop pures
De l’amour espéré

Des murs
Comme un poing qu’on assène
Sur les grâces humaines
De la fraternité.

Des murs
Comme un cri d’agonie
Qui nourrit chaque nuit
L’ostracisme sournois

Des murs
En décor d’apartheid
Dans l’enclave trop laide
Où gémit le paria

Des murs
Pour peu qu’ils ne s’éboulent
D'autres déjà refoulent
Les espoirs immigrés

Des murs
Pour peu qu’on les abatte
D'autres alors prennent date
En nos calendriers

Des murs
Comme autant de zébrures
Rayant de démesure
Les espoirs de la Paix

Des murs
Comme surgis de nos cœurs
Architectes vainqueurs
Sur la Terre égarée…

HOLLANDE SUR TF1 : LE POUVOIR DE LA COM'

Jeudi soir, sur TF1 (sûreté et faim) notre Président qui coule dans les sondages devait se refaire une santé (et surtout un carton pour la chaîne privée) en se montrant convainquant devant les Français.
Coulisse sur la préparation de cette soirée mémorable en compagnie de Michel Sapin qui prodigue les derniers conseils à son ami de Président !


Cliquer pour agrandir l'image


- François, tu n’oublies pas ton rendez-vous du jeudi soir sur Tf1 ?
- Non, l’ami Sapin, j’ai noté sur mon calepin. C’est qui déjà le journaliste qui..
- Bouleau !
- On me parle de bouleau alors que j’ai bien du mal à infléchir la courbe du chômage et, heu, il y aura qui aussi ?
- Calvi !
- Le Corse ?
- Je ne pense pas ! En tous cas, l’autre fois que je l’ai vu il n’avait ni l’accent ni la cagoule. Tu sais bien, il anime « C’est dans l’Air »
- Calvi « c’est dans l’air », ha j’ai compris : t’as qu’à le visser dans l’aire ! Drôle, mon cher Sapin !
- Je ne cherchais pas à faire un bal en cour, heu un caban lourd, euh, enfin un trait d’esprit. Je n’ai pas le moral pour ça. J’ai peur pour toi, François, tu vas aussi affronter quatre Français !
- Triés sur le volet pour éviter de voir le feu naître, j’espère ?
- Heu, oui, bien sûr ! Des gens très consensuels ! On a évité les cons, les sangsues suantes, les censés huer, les censeurs insensés, les sots syndiqués…
- Oui, et c’est qui ?
- Alors il y aura Joëlle, une quinquagénaire de Drancy…
- Sale symbole, on ne pouvait pas éviter ?
- Ben, heu, il ne faut pas se déporter sur l’importance de la ville. Cette femme te parlera de ses soucis de senior chômeuse.
- Ah, je connais la chanson : je vais à Pâle Emploi mais on ne propose plus de travail à quelqu’un qui va partir à la retraite, étoffe-lambeaux. Je vais ressortir la bonne vieille allocation fillonnesque pour vieux chaumeurs n’ayant pas encore touché l’ardoise de la retraite ! Une sorte de tuilage !
- Mais on n’a plus d’argent !
- Débrouille-toi Sapin ! C’est toi le Ministre du Budget ! Qui encore ?
- Une certaine Carine Charbonnier, elle est chef d’entreprise à Armentières.
- J’imagine, elle va, larmes entières, nous pleurer la misère des petits patrons : phobie administrative thévenoïdique, taxes à affaire,  manque de compétitivité ! Pas d’aise au bilan !
- Oui, elle risque de ne pas perdre le Nord et sortir l’arme entière, ois…Ois la !Ecoute la bien car elle représente les PME.  Elle va vider sac Carine ! Méfie-toi des quolibets que femme déçue crée !
- Bah, j’irai au charbon avec la Charbonnière! Ah, ah, elle est facile ?
- Pas tant, et c’est patent, en plus elle est Julie, heu, jolie !
- Ca ne gâte rien. Bon, heu, qui d’autre ?
- Hasen, un bénéficiaire du RSA, vivant chez ses parents au Nord de Marseille bien qu’il ait une capacité en droit !
- Pardon ?
- Je veux dire RSA bien qu’étant diplômé !
- Ah, je préfère cette formulation. Bon si Hassen assène qu’il faut aider les jeunes je vais ressortir les bons vieux emplois d’avenir qui ne datent pas d’hier !
- Mais ça coûte !
- Ce n’est pas grave ! C’est l’Etat qui paiera ! Tu t’en occupes Sapin. Qui enfin ?
- Catherine, une assistante maternelle des Ardennes !
- Les Ardennes ont besoin d’être assistées,  je n’étais pas au courant ! Que veut-elle ?
- Qu’on ne supprime pas le collège de sa commune !
- Je vois, hum… Détresse, colère des très scolaires ! Mécontentement  en harde naît si les établissements scolaires ferment, laissant glier (oui c’est du francique) sans délai (sans des laies ?) le tissu social. Pour ça, je proposerai un grand plan numérique ; c’est déjà noté sur mes tablettes.
- Mais ça va coûter !
- La ferme Sapin ! Trouve moi un nouvel impôt pour me financer tout ça (toussa !)
- Mais, François, tu vas devoir promettre qu’il n’y aura plus d’impôts  jusqu’à la fin de ton mandat !
- Je vais devoir dire cela ?
- Oui, les gens de la Com’ insistent ! Plus d’impôts ! Il faudra le clamer avec cet accent qu’on t’attribue (c’est taxant : compte à tribut) !
- Hum, pas d’autres mauvaises nouvelles ?
- Heu, si, au début de l’émission tu seras interviewé par Thierry Demaizière !    
- Il est des Ardennes, lui aussi ?
- Non de Saône et Loire mais il n’arrête jamais son char, le vil ! Il va te questionner sur ton scooter, ton casque. Il va dire que tu t’essoufles mais pas que tu tais frites et que tu fais très mal frein-gay !
- Il fait dans le Sarkozysme ?
- En quelque sorte, et il l’étale honnête, au net ! Méfie-toi de lui ! Il ne cesse de Gloser !
- Je m’en charge ! De la Pudeur à plus d’heures ! Je ne vais pas rentrer dans son jeu des biles ! Sans halo, ENA bila un jour ? Non !  Tu le sais bien ami de la promo Voltaire qui refuse que France soit marrie, à rouer ! Bon, on va au resto ?
- Non, surtout pas ! Tu devras dire que tu ne vas pas aux restaurants ! Par contre tu devras avouer que tu as fait la tournée des bistrots !
- Des bises trop ? Parler de mes conquêtes ? Merci pour ce moment !
- Non des cafés qui t’ont toujours mis en corps aise !
- Allons, bon, encore une idée des mecs de la com’ ?
- Heu, oui ! Il faut pour être au parfum l’élan COM’      

lundi 3 novembre 2014

REMI ET LES ENFANTS DU LARZAC


Le jeune Rémi Fraisse est mort le dimanche 26 octobre lors des manifestations contre le projet de barrage de Sivens.

Le jeune homme voulait s’opposer à une construction qui, selon les écologistes, pouvait anéantir des zones humides de 13 hectares où sont présentes quelque 94 espèces protégées. Il avait hérité de l'esprit des combattants du Larzac (désobéissance civile de 1971 à 1981 contre l'extension d'un camp militaire sur ce Causse du Massif Central).

Son combat légitime contre une décision pourtant légale (le Conseil Général du Tarn ayant adopté l’autorisation du lancement des travaux par 43 voix sur 46 en 2013 et la préfecture ayant classé d’utilité publique  le projet) s’est vu terni par l’apparition de factions séditieuses, aussi écologiques que le Pape est musulman, et  qui n’avaient de cesse que les forces de l’ordre ne fussent agonies d’un maximum de cocktails Molotov et autres projectiles belliqueux.

Rémi est mort dans un noble combat qu'ont défiguré les démons d’une jeunesse désœuvrée à la solde de la violence gratuite.

Le jeune homme, botaniste, aimait la nature, la flore fragile qui tapisse cet écrin de sérénité du Testet.

Il est mort dans un combat qui avait dérapé et dont les responsables, outre les petits casseurs, peuvent se répertorier dans l’immense nébuleuse des décideurs à la solde d’intérêts économiques locaux.

En l’occurrence il s’agit d’assurer l’autonomie fourragère de quelques 82 agriculteurs (19 selon les opposants) par une retenue d’eau. Le lobby agricole a-t-il pesé dans la balance ? Ne pouvait-on pas envisager plusieurs petits lacs collinaires, à taille humaine, plutôt qu’un seul ouvrage pharaonique, prédateur d’écosystème et volant aux secours d’éleveurs de bétail quand on sait que la viande nécessite magistralement des quantités d’eau (1 kg de bœuf produit requiert 15.500 L, il n’en faut que 1.300 pour 1 kg de blé).

Rémi Fraisse est mort et déjà son décès est instrumentalisé. Le Vert, Noël Mamère, dit qu’on ne peut construire un barrage sur un cadavre.

Le gouvernement, après de timides compassions, a enfin réagi. La communication s’est déclenchée à retardement. Le chantier est suspendu. Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, reconnaît que la construction d’un tel barrage ne serait plus possible. Elle a commandité un rapport d’experts qui établit, déjà, que des solutions alternatives n’ont pas été sérieusement étudiées à l’époque ! Par ailleurs le financement n’est pas garanti qui prévoyait des fonds européens pour financer l’extension d’irrigation contre toute faisabilité !

Pendant qu’on se renvoie la balle, qu’on s’interroge sur l’avenir de l’infrastructure, qu’on récupère le corps de Rémi comme argument de tragédie, une famille pleure l’être emporté !


La mort de Rémi Fraisse nous renvoie à notre existence humaine, fragile, désireuse de cohabiter avec la nature mais envoûtée par les démons du productivisme. Elle remet en cause nos modes de décision, les arbitrages de court terme, les études hasardeuses ou bâclées. Elle nous interroge sur la légitimité des élus locaux et finalement sur notre démocratie.


Les enfants du Larzac
Ont des rêves de vents
Au cœur des bivouacs
Les senteurs du printemps
L’utopie vagabonde
En leur sang militant
La nature féconde
Des nobles sentiments

Ils se creusent un sillon
D'opposition farouche
Aux sournoises raisons
De financières mouches.
Mais l’humeur pacifique
Qui anime leur front
Côtoie l’ombre tragique
La plus noire sédition

Au sein du blanc troupeau
Les loups se sont mêlés
Envenimant  l’haro
Contre les policiers
Loin des bras de Gandhi
Des sagesses bouddhistes
Ils ont souillé le lit
Des rivières altruistes

Rémi Fraisse est tombé
Dans ce combat perclus
De l’agressivité
Sous des rêves perdus
Au milieu d’un conflit
Qu’il se peignait tranquille
La camarde le prit
Trop fluette brindille.

Il brandissait l’écu
De légitimité
A stopper la venue
D’un barrage sorcier
Dont les rites mauvais
Extrairaient de la vie
Zones d’humidité
Renoncule jolie.

Contre l’égalité
De vues économiques
Il traînait au Testet
Son âme bucolique
La grenade frappa
De son ire gendarmée
Acculée aux éclats
Dans ce combat tronqué

Dans  ce volcan nourri
De laves délinquantes
Quand dansent les scories
Aux brûlures violentes
Qui a tué Rémi
L’édifice menaçant
Qu’une démocratie
Du Tout haut fit séant ?

Qui brisa cette vie
Embellie de nature
La sinistre incurie
D’un Etat immature 
Révisant le projet
Du litigieux barrage
Jugeant surestimé
Les besoins de l’ouvrage ?

L’utilité publique
De son corps contesté
S’ébroue de dogmatiques
Relents d’utilité.
Celui de Rémi gît
Sous les débats sans fins
D’agriculteurs aigris
Et d’écolos mutins.

samedi 25 octobre 2014

ET SAIGNE L’ÂME CANADIENNE



Le Canada connaît désormais la menace islamiste menée par des loups solitaires. Le tranquille pays de l’érable voit surgir le spectre du terrorisme aveugle activé par une religion qu’on défigure.

Il y eut d’abord un attentat contre des militaires à St Jean sur Richelieu au Québec. Un adepte de l’islam radical, Martin Couture-Rouleau, avait alors tué un militaire et blessé un autre en fonçant sur eux avec son véhicule. Il avait été abattu par la police.

Puis il y a la mort de ce jeune caporal, Nathan Cirillo (24 ans).

Il a trouvé la mort alors qu’il gardait paisiblement le Monument commémoratif de guerre à Ottawa. Son assassin est un certain Michael Zehaf-Bibeau  (32 ans), natif de Montréal mais dont le père syrien a combattu Kadhafi. Michael aurait pu grandir sereinement dans ce grand pays démocratique. Il en profanera le symbole en se lançant dans une fusillade au cœur du Parlement, avant d’être abattu.

Il aurait pu rencontrer Nathan dans de plus jolies circonstances. Mais si l'homme peut naître bon la société le pervertit. Le jeune homme aura connu la séparation de ses parents, l’abîme de la drogue et l’appel de la guerre sainte. Trop pour un cerveau un peu malade mais paradoxalement lucide sur lui-même. Nathan voulait retourner en prison (il avait déjà connu plusieurs arrestations pour possession de drogue) car il lui semblait que cela fût le seul moyen, en étant que sans-abri, de se désintoxiquer de la cocaïne.


En réalité sa requête échoua, il se retrouva dans un foyer avant que de commettre l’irréparable.

Nathan tombe sous la foudre de l'incompréhension, laissant veuve sa douce Lili (une Française), son jeune fils et plongeant le pays dans un recueillement unanime. 

L'âme du Canada saigne...


Un kilt aux plis traditionnels
A sa main l’arme déchargée
Nathan souriait sous le ciel
Devant le Monument sacré.
Il était fier de son pays
Et de son métier de soldat
Ses pensées couraient vers Lili
Au fil des bonheurs d’Ottawa…
Il souriait d’un bel éclat
Le cœur ouvert à la gaieté
La clownerie guidait ses pas
De caporal des libertés.

Son père lui parlait de Libye
De ses tumultueux combats
Contre l’enfer de Kadhafi
Michael écoutait, béat.
Dessous les érables sereins
Le ballet du crack illicite
La poudrière sur son chemin
Un crâne en feu qui se délite
A la recherche des barreaux
Pour se protéger du délire
De ce keffieh sur un cerveau
Visé par l’islamique mire.

Ils auraient pu grandir ensemble
Dans l’harmonie du Canada
Sous cette rouille, au vent, qui tremble
Avant la neige aux mille éclats…                  
Ils auraient pu marcher tous deux
Aux sentiers des forêts primaires
Admirer la baleine bleue
Troubler les flots de Vancouver.

Ils se sont croisés dans l’éclair
Dans l’éruption de coups de feu
Nathan s’effondra sur la terre
Dans cet indéchiffrable adieu
Michael, en loup solitaire
Nu de compassion pour sa proie
Suivit son cours velléitaire
Pour le sacrificiel envoi.

Ils auraient pu marcher, amis
Le long des canaux d’Ottawa
Se retrouver place Vimy
Se prélasser à Kanata…
Loin de ces roches tarpéiennes
Desquelles vont se précipiter
Dans les abysses kafkaïennes
La jouvence déboussolée.

Ils auraient pu en d’autres vies
Parler aux champs de tolérance
De l’ineptie en tous conflits
Marquée du sceau de l’ignorance.

La destinée brisa leurs corps
D’agneau broyé, de loup bourreau
Sans le moindre confiteor
Dans la banalité des maux…

vendredi 24 octobre 2014

CARBONE ARA


PUB 72



Ecoutez l'aigre âne au LA
Il est vraiment chocolat
Dans ce pré de Bray il braie
Il faudrait lui en donner !
Mais quoi ?
Mais quoi ?
Mais enfin des Granola !
Ces palets pas laid au lait
Mais surtout chocolatés !


jeudi 23 octobre 2014

ALLEZ DÉBALLE ! CAS NIE !!



Patrick Balkany est Maire de Levallois depuis que ses administrés le rappellent en dépit des casseroles qu’il traîne depuis des lustres, les premières pour nous chauffer les oreilles et les seconds pour nous éclairer sur ses forfaitures !

L’homme est aussi député des Hauts de Seine et porte des bas de scène à l’effigie de Sarkozy qu’il vénère ! Comme son nain mentor (et menteur) dont les mensonges s’étalent au net (par tant de sous liés)  Patrick a souvent rendez-vous avec les juges !

Tiens, pas plus tard qu’avant hier il a été mis en examen, embêté, est-ce…con ! La justice était soucieuse, sous cieux légaux,  de savoir pourquoi il leva loi, ou la détourna ! Oui, on le soupçonne de corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, dans une enquête de vaux (car le val l’oit  et les vaux l’oient) visant aussi sa moitié, très anti-hère, par des pi selon son cercle rapproché. Et le juge de lancer : « Avoue, avoue.. ! » l’écho rompu à la routine !

Arrivé en début d'après-midi (vers 14 h selon sa Rolex) au pôle financier du TGI de Paris, l'élu en est ressorti peu après 18h en annonçant aux journalistes sa mise en examen. «J'ai simplement expliqué aux magistrats que je n'avais strictement rien à voir avec les faits qu'ils me reprochaient», a poursuivi Patrick Balkany avec son avocat as et coté !  Oui simple, licite est Balkany ! On dirait du Sarkozy à la sauce Cahuzac ! 

Les juges financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia sont sur le coup depuis un petit moment.

Selon des informations de M6 un industriel, George Forrest (le vrai s’en va), avait affirmé devant les juges, en septembre, qu'il avait versé en 2009, sur le compte d'une société à Singapour, une commission de 5 millions de dollars à Patrick Balkany, son ami bis qui fait toujours hâlé,  pour son aide dans une transaction en Namibie.  Bref, en ami bien ! Les enquêteurs se demandent si cette somme ne se serait pas transformée en amibien, minuscule parasite caché par Asie, terre d’évasion fiscale ! Ah, quand les commissions commises sillonnent en de doux méandres ! 

Selon une source proche du dossier, Jean-Pierre Aubry (aucune parenté avec Martine, enfin j’espère…) l’homme de confiance des Balkany, est soupçonné d'être l'ayant-droit économique de la société à Singapour, dont les juges soupçonnent Balkany d'être l'ultime bénéficiaire ! Le dernier maillon, pas faible !

 «Je n'ai pas de société, je n'ai pas de compte à Singapour», a martelé Patrick Balkany mardi après sa mise en examen. Je ne connaissais même pas le nom de ce pays avant qu’on ne m’en parlât ! Il a qualifié les assertions de Forrest de «fariboles» et d'«affabulations», d’un homme qui ne boit en bal qu’anis à 50 degrés ou de force !

Oui Forrest fait safari-ball en tirant sur sa pauvre carcasse sonnée privée de remparts. Oui la spécialité de Forrest c’est d’affabuler au sein de sa petite maison Sédaf : abus laid !

Mais les juges enquêtent aussi sur les véritables propriétaires de deux villas où résident fréquemment les Balkany ! Là encore le vil à vaux l’eau évolue délavant la vertu. De nouvelles dissimulations au fisc sont à craindre. Une habitation se trouve à Saint Martin aux Antilles (ose antillaise de l’avouer), l’autre à Marrakech d’où ne démarre aucun (doux nœud des Marocains ?) soupçon de non propriété !
           
Enfin, gardant le meilleur pour la fin, il semblerait selon Tracfin (cellule anti blanchiment  qui feint le trac et relève du ministère qui détecte les cache-flots des Fines anses) que les époux Balkany, si habiles dans leurs déclarations orales sont de piètre rédacteurs de leur déclaration d’impôt. Touchés eux aussi par la Thévenoudite aiguë ?

Cette paire se vêt de richesses et percevait, en 2012, environ 143 000 euros par an (retraite de Madame, rente viagère que la mégère gère, indemnité d’élue de là, revenus de député-maire pour Monsieur, revenus de six caves qui en font des tonnes, oh !). Soit 12 000 euros par mois. Pourtant, les deux magiciens d’OZeille parviennent  à déclarer des dépenses de personnel supérieures : 127 000 euros pour les employés à domicile à cirer (do mi si la si ré ♫) de monsieur, 68 733 euros pour madame. Soit un total de 195 733 euros, largement plus que les revenus des Balkany ! Oui, 37 % de plus !


Ah, il n’y a pas qu’à la Sécurité Sociale qu’on trouve des trous dans les finances.

mardi 21 octobre 2014

DE MARGERIE N'EST PLUS !



Le PDG de Total, Christophe de Margerie, vient de mourir et de perdre les sens en ce lundi 20 octobre !  Alors que son Falcon 50 (un faucon dix fois sain) décollait de l’aéroport de Vnukovo (je ne sais pas si je prononce bien car c’est dur us !), peu avant minuit, il a percuté un engin de déneigement  et a pris feu. Christophe de Margerie, 63 ans, était sur le point de rentrer à Paris. Il s’était rendu à Moscou pour assister au Foreign Investment Advisory Council (FIAC) à ne pas confondre avec la FIAC (foire internationale d’art contemporain). La FIAC (Lahaye fillasse est  ? Non, nul rapport !), est traditionnelle rencontre annuelle à Moscou entre le gouvernement russe et les patrons des principaux groupes mondiaux présents en Russie.
Big moustache (Christophe en avait  une bien grosse) vient donc de mourir bêtement, en terre russe ! Un « put out » au pays de « Put in » qui l’envoie paître aux lierres du Seigneur ! Le groupe Total, pompé par l’évènement,  confirme avec une  profonde tristesse que son président-directeur général  est décédé cette nuit peu après 22h !
L’aéroport de Vnukovo a précisé que la visibilité était de 350 mètres. Cela fait peu de marge, rit jaune, un policier russe ! Les secours ont été dépêchés  sur les lieux pour éteindre le feu alimenté par un kérosène qui rendait précaire haut zen ! Il fallait faire vite pour récupérer les  boites noires désespérément  orange ! Les autorités sur place s’autorisent à penser que le « facteur humain » ait pu jouer. Il serait fait état d’une conduite de l’engin de déneigement  en état d’ivresse ! L’enquête se poursuit !
Christophe de Margerie était rentré chez Total en voyant de la lumière issue de centrales thermiques. C’était en  1974 et VGE n’avait pas encore lancé son programme de centrales nucléaires. En 2007, après avoir gravi les échelons, il se voit nommer directeur général ! En 2010 le voilà  PDG !
Durant toutes ses années il aura vu son groupe accumuler des profits laudatifs et profil haut d’hâtif ! Des sommes pharaoniques lui permettant d’indemniser (avec plus ou moins de retard) une partie des dommages subies par les victimes d’Erika (marée noire de 1999) et celles d’AZF (Usine de Toulouse dont le stock de nitrate d’ammonium aura fait boum, sans Trenet !).
Il aura vu son empire se faire tirer l’oreille par Aung San Suu Kyi, la Birmane, prix Nobel de la Paix en 1991 pour motif que Total avait très fortement arrosé la junte militaire locale ! Cette affaire de par ses vagues fit houle !
Mais bon, on ne fait pas d’énergie sans les nerfs gisants de certains. Total, épais Troll, aura pollué, corrompu, pour le bien de notre Patrie en la rendant énergétiquement autonome !
Son successeur aura du pain sur la planche habillée de projets d’hiver voire d’été sans tomber dans l’empruntant.
Le groupe est, en effet, confronté à une baisse de ses marges dans le raffinage en Europe à un moment où on célèbre les 40 ans de Derrick en Allemagne.
Les actionnaires font actionner le levier des dividendes sans se diviser par un écho scient de rentabilité ! Ils poussent à une réduction des coûts opérationnels et une  coupe-obole  dans les investissements  pour éviter que le RAFFI nage (Résultat avant Frais Financiers et Impôts). Les investissements vont progressivement baisser, passant de 28 milliards de dollars en 2013, à 26 milliards cette année, puis à 25 milliards en 2017.
Total pâtit de la baisse d’un champ pétrolifère, lequel déplaît si on y observe la déplétion ! Certains filons  deviennent sans gains ! Le groupe connaît l'arrêt sine die de la production du champ pétrolier géant de Kashagan en ce pays où l’occas’ axe tant les efforts de forage jusqu’à ce que la dernière goutte rende las six derrick !
Heureusement il compte sur une quinzaine de grands projets en développement, notamment  Ofon 2 (Nigéria au fond d’eux, les investisseurs !), Laggan-Tormore (Royaume-Uni, en évitant que le projet ne largue en tort mort) et Ichthys (Australie). De quoi lutter contre la concurrence en l’occurrence : en hausse est Shell, et qu’on se garde d’Esso !
Oui, car Total poursuit ainsi son désengagement de la chimie et de la pharmacie  laquelle ne médit, qu’âme en terre, ce choix du groupe ! Oui, on se concentre  sur la pétrochimie ! Oui, on essaiera de maintenir le raffinage y compris dans les Flandres (menace de fermeture)  même si l’Europe vit en surcapacité  et ferait mieux de lancer barils in « down » comme dirait mon ami Stanley qui eut briques en vendant jadis du charbon !
Et si Total se lançait à fonds dans la transition énergétique ! Mais sans égratigner dame Nature (pas de gaz de schiste svp !) ! Oui, protégeons la Nature et interprétons-la à la manière de Diderot !

Car philosophiquement Diderot carbure !

lundi 20 octobre 2014

MARTINE, MICHEL, EMMANUEL et la FRONDE...


Martine Aubry sort du Bois Blanc (quartier de Lille où la paix niche, enfin, parfois…) où rode un loup : celui du flou de Flamby, le Président normal élu sur un programme qu’il n’applique pas. Oui, l’amère de Lille prend le costume de frondeuse pour fixer un front d’heurts à la « va que je te bouscule » pour remettre dans la tête du coach élyséen son logiciel socialiste !

Martine au bris de l’or et de la finance sent que le gouvernement en fait trop un patronat qui ne doit pas trôner ! Elle veut réorienter la machine maquereau-économique en allant à la pêche aux idées socialistes qui  souffrent qu’on les arrête pour leur soumettre dans bien des cas billot !

Le pacte de responsabilité est, à ses yeux (hostiles à l’accord né), un trop gros cadeau à des entreprises qui n’embauchent pas ! Les baisses des charges seraient à être ciblées ; ainsi blé s’orienterait vers l’émoi sonnant des entreprises exposées aux marchés mondiaux.
Martine  juge également insuffisant les baisses d’impôt (5 milliards) pour les ménages :

Il faudrait 4 fois plus (20 milliards si je compte bien) pour relancer la consommation mais pas le dimanche ! Non, il ne faut pas se saigner le jour du Seigneur ! Le repos dominical c’est aussi sacré que les 35 heures (que j’ai instaurées) ou l’assurance chômage qu’on cherche à détricoter ! Moi je t’en foutrais des triques aux teints hautains ! Il faut en finir avec les vieilles recettes libérales à la tonne ; y blaire que Schröder ! Valls doit revoir son manuel avec une grande réforme fiscale, cela s’impose ! Cela vaut mieux que des réformes au fil de l’eau qui font tourner l’aube d’un moulin à vent que meut niais !

Oui, Martine fronde, délie lois,  mais ne dit pas qu’elle dessert  Flamby ! Ces diatribes en feront dents qui lui permettront de mordre et de gagner en 2017, sinon c’est la mort sûr pour avoir déplu aux « sans dents » ; l’homme politique conspué geint, gît vite !
La Martine pédale, fonce (paix d’Alphonse) pour imposer une « une société bienveillante » avatar de la « sociale démocratie » ! tant l’importance de l’ami hante son âme à Lille (mais son âme à Douai aussi..). Un contrat social tel que les mérous sots, heu, tel que l’aimait Jean Jacques et basé sur le partage et le goût commun, l’audace et l’imagination pour oser produire du progrès face au clinquant déclin con. C’est beau comme du Marc Levy qui aurait bossé avec Barbelivien. Martine veut faire halte, terre native face à l’ère au « re-non »  semant !
Le premier Ministre a relativement apprécié :
 A la différence d’autres, nous gouvernons, nous assumons pleinement les responsabilités et nous engageons le pays sur la voix de l’avenir : on y met du chœur, pédale tôt (paix d’alto ?) pour y arriver. Alors Martine reste en tes Nord !!  
Histoire de mettre les points sur le i d’Aubry en dépit de son origine grecque ! Pour Valls, il est hors de question de se remettre en question au moment où de grandes réformes se préparent et où le budget 2015 doit passer sous les fourches caudines de la Commission Européenne.
A ce propos, Messieurs Macron et Sapin, avant de se voir retoquer pas Bruxelles (le risque est grand) sont passés, en berline, à Berlin pour lui demander aux Germains de consentir 50 milliards d’investissement afin de relancer l’économie européenne !

50 milliards en échange de 50 milliards d’économie à réaliser par la France en termes de resserrage des budgets, détricotage des acquis sociaux, laminage de la politique familiale, et pour la plus grande joie de notre Lilloise nationale !