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mercredi 22 avril 2015

LA MER EST LEUR TOMBEAU


La mer Méditerranée est leur cimetière. Des centaines de migrants sont morts dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 avril après le naufrage de leur embarcation au large de Misrata en Libye. La Libye, pays de chaos depuis la chute de Kadhafi et face à l’incurie d’une révolution de jasmin frelaté, devient le point de départ des désespérés de la vie.
Ils embarquent sur des rafiots vétustes, entassés aux bons soins de passeurs mafieux qui les spolient. Beaucoup ne savent pas nager ! Ils périssent en mer avant que d’avoir atteint l’Europe, cette terre promise dont on leur a vanté l’hospitalité en leur cachant bien qu’elle ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde.
Le nouveau drame survenu dimanche porte à plus de 1500 le nombre de morts en Méditerranée en 2015. La Méditerranée est devenue « la route la plus mortelle du monde » avec le décès d’au moins 3 400 migrants en mer en 2014, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En Sicile on attend les survivants mais aussi le corps des défunts. Ils devraient débarquer sur le port de Catane.Le gouverneur de la Région, Rosario Crocetta, demande que l’Europe passe « de l’inertie aux faits ».
« Après cette énième tragédie, il faut une réunion urgente des chefs d’État de l’UE en Sicile, pour une nouvelle convention sur l’immigration et sur le droit des réfugiés.»
À Rome le président de la Commission affaires Étrangères du Sénat Pier Ferdinando Casini estime qu’il faut avant tout « soutenir le travail chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, Bernardino Leone, pour tenter de stabiliser le pays et si cela n’était pas possible, obtenir l’autorisation d’un blocus naval via une délibération de l’Onu afin de stopper le trafic d’êtres humains en Libye.»
Toute l’Europe, à travers l’Italie, se sent concerné par ce drame humain. La stabilisation du pays libyen n’est qu’une partie des solutions. La reprise du programme italien Mare Nostrum en serait une autre. Ce programme, certes coûteux, permettait à la marine italienne d’intervenir jusqu’aux côtes libyennes. En un an elle avait permis de secourir plus de 150.000 personnes et d’arrêter 351 passeurs ! Mais le coût mensuel de 9 millions €, par ces temps d’austérité, n’avait pas permis de pérenniser cette initiative louable.
L’opération Triton, qui l’a remplacée, est moins coûteuse mais aussi plus limitée ! On est passé à 3 millions € par mois ! Avec un tel budget on ne peut que se limiter aux eaux territoriales européennes pour…constater les dégâts !
Oui, l’Europe est face au défi des flux migratoires maritimes. Elle est devant ses responsabilités pour accueillir des peuples abandonnés par le chaos hérité d’une intervention européenne (chute de Kadhafi en Libye) ou d’une non intervention (Bachar conserve les mains libres en Syrie et se voit même reconnu comme un rempart pour éviter l’hégémonie de Daech).

L’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, certes ! Mais elle peut absorber une partie de la main d’œuvre tant il faudra, dans un avenir proche, pallier le vieillissement des populations et l’insuffisance de natalité (c’est vrai en Allemagne). Pour l’autre partie il s’agira de lui proposer un avenir meilleur dans son pays d’origine. Une telle orientation suppose un effort sans relâche dans l’aide au développement et dans la lutte contre les mouvances islamistes obscurantistes.

La mer est leur tombeau
Au loin de Misrata
Mille vagues et rouleaux
Ont mis fin au combat

Le trop vieux chalutier
A chaviré de bord
Des corps précipités
Ont coulé dans la mort

Les gestes du nageur
Ils ne maîtrisaient pas
Les flots ont pris des cœurs
Aux salins du trépas

D’autres coincés en cale
Auront cessé d’humer
Les fragrances fécales
De leurs corps entassés.

La mer est leur tombeau
Au seuil du Paradis
Cette Europe aux tons beaux
En leurs yeux embellis

Nus de tout, mus de peur
Mais priant l’espérance
Ils ont cru les passeurs
Qui flouaient leur confiance.

Ils se sont embarqués
Pour Cythère incertain
Mais sans rien espérer
De leur pays sanguin

Las des guerres, du chaos
Ils auront fui l’enfer
Sur le premier rafiot
Aux reflets salutaires.

La mer est leur tombeau
Au soleil dévasté
D’une Europe en lambeaux
Rognés d’austérité.

Décès sans épitaphe
Cimetière marin
La camarde paraphe
Des contrats clandestins

Tragédie maritime
Qui peint notre impuissance
Sur les sombres victimes
Et leurs années d’errance

L’avenir incertain
Tout au long de nos côtes
La douleur des embruns
Et le poids de nos fautes…


mardi 21 avril 2015

LE PEN TORPILLÉ PAR SA MARINE

Marine Le Pen vient de tuer son père, symboliquement et médiatiquement, sur le plateau de Tf1 et devant Mr Bouleau journaliste branché qui aime prendre racine sur les affaires de famille. C’était le 8 avril 2015 au JT du 20 H.

Parce qu’elle veut donner un élan jeune, soft, à son parti, la fille ne supporte plus les coups d’éclats tonitruants de son géniteur. Le vieil homme que les neurones abandonnent clame à l’envi son amour pour le pétainisme et persiste à voir dans les chambres à gaz un détail de l’histoire !

Ces dérapages intempestifs ont fini par ulcérer la blonde égérie du FN. Et, bien qu’il fût son père, elle ne pouvait, une fois encore, passer l’éponge quand bien même celle-ci s’impose dans la cervelle (spongiforme) du récidiviste orateur !

Donc Marine tue son père hors du cadre familial en faisant participer toute la communauté internationale. Du Spiegel on Line au Times en passant par La libre Belgique toute la presse européenne s’est délectée de ce scénario parricide !

Parricide la sortie, clame Marine à son père !

Tu quoque, filiam meam, a répondu le géronte ainsi qu’un César face à un Brutus en jupe et talons aiguille !

Oui, papa Le Pen va passer devant le conseil de discipline du FN et ne briguera pas la région PACA (Provence Alpes Cotes d’Azur) pour les régionales de Décembre !

Une sorte d’euthanasie pour un homme qui a toujours admiré l’état Nazi !

Cela dit rien ne change vraiment dans le logiciel du FN. L’atavisme règne. La fille hérite des idées paternelles : préférence nationale, indépendance monétaire, sortie de l’Europe…

Le FN reste le FN, l’emballage rajeuni et enjolivé (en joli V ?) ne doit pas nous leurrer !

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samedi 18 avril 2015

POUR QUI COURAIT KORIR ?


Un pays, le Kenya, a été meurtri dans sa chair : 148 personnes, dont 142 étudiants, ont été assassinées, le temps d’un soupir, par un commando djihadiste, jeudi 10 avril 2015, à Garissa, dans la province nord-est du pays.

L’université de Garissa, symbole de l’élévation culturelle pour un avenir meilleur, a  été visée par ceux qui refusent de voir la raison et l’intelligence l’emporter. Les obscurantistes shebabs (insurgés somaliens) auront frappé au cœur de l’excellence intellectuelle, sapant la vie de ceux qui seraient un jour les bâtisseurs d’un monde plus juste. Ils ont tué par représailles, pour punir le Kenya d’envoyer ses troupes en Somalie ; ses armées expédiées pour contrôler la région et interdire les mouvances islamistes à reprendre Mogadiscio et la bande côtière ! En récupérant de tels lieux stratégiques les Shebabs pourraient réinstaurer leurs activités préférées : piratage, racket et taxation des populations locales.

Ils ont tué l’étudiant chrétien et préservé le musulman en profanant le lieu du multi confessionnalisme. L’incommensurable peine trempe ses racines dans le fait que le Kenya est un pays tout entier tourné vers l’éducation. Les parents se privent de tout pour financer les études des enfants et les faire sortir d’une condition de paysan.

Garissa, qui appartenaient jadis à la Somalie (les Britanniques avaient tracé arbitrairement une ligne entre Somalie et Kenya), pleure ses étudiants dans le fracas du monde.

Ailleurs l’émotion ne perle que sporadiquement. Le Pape François a, certes, attiré l’attention sur l’indifférence face au massacre mais l’esprit de Charlie ne souffle plus. Aucune grande marche pour communier dans la compassion.

Les réseaux sociaux s’enflamment par velléités notoires mais insuffisantes. Le sang des 142 étudiants a déjà séché dans l’histoire que d’autres rendez-vous malmènent (les drames de migrants en Méditerranée) !

Du Kenya on n’évoquera que son champion, Mark Korir, vainqueur du dernier marathon de Paris en 2 h 5mn et 48 secondes.      


Le long des 42,195 km Korir aura-t-il eu, dans la constante de son effort, une pensée pour ses compatriotes sacrifiés sur l’autel de la monstruosité ?


Le safari sanglant sur les terres kényanes
Par les chasseurs shebabs de Somalie surgis
Transforma Garissa en morbide savane
Jonché de pauvres corps dans leur jeunesse pris.

On immola l'agneau en ces tueries pascales
Qui portait les promesses d’un brillant avenir
En nourrissant  ses jours de vie professorale
On tua l’étudiant  jusqu’à s’en étourdir.

Le terrorisme pris dans son vol salafiste
A fondu, serres tendues, sur l’esprit cultivé
Déchiquetant l’écho des propos scientistes
Comme on tue la raison dont on craint la beauté.  

On immola l’agneau dans l’éclat du silence
Qu’assombrit, juste un temps, la prière papale
Puis la pugnace nuit en sa luminescence
Couvrit de son halo les veillées lacrymales.

Loin semblait le Paris d’un janvier recueilli
Où s’invitait le Monde au fil des compassions
Pour les dessins brisés par les armes en folie
Loin sembla, cette fois, l’esprit des communions.

On sacrifia l’agneau au nom de représailles
Pour châtier le Kenya, l’ennemi désigné
Qui de Mogadiscio par soldats et mitrailles
Phagocyte la prise si longtemps convoitée.

Garissa, la bannie, l’ancienne somalienne
A revu ses enfants sous les traits du démon
Aveuglés par le sang et l’horreur tragédienne
Jusqu’à briser l’élan de toute érudition.

Peine disséminée par la cybernétique
Quelques voix élevées sur les réseaux sociaux
Charlie se fait silence en cette ère dramatique
On ne marchera pas le cœur dans ses sanglots.

Et Korir accourant vers la ligne finale
Au cœur du marathon de ce printemps fleuri
Aura-t-il un instant, en ses foulées géniales
Sentit battre son cœur pour son pauvre pays ?
          
On sacrifia l’agneau, la Pâque s’est tuée
Sur l’autel avili de feux obscurantistes
Où vacille, impuissante, la frêle chrétienté
Flamme sous l’éteignoir des grands vents intégristes.

lundi 13 avril 2015

DANS MON MUSEE



                                 SOUFFLET DANS LE BALLON

RETOUR SUR LES DEPARTEMENTALES

Les élections départementales du mois de mars ont permis au parti du petit Nicolas, (le parti du ni ni) de prendre plusieurs places fortes à la rose flétrie (dont la Corrèze, le fief de F. Hollande, le Nord de Martine Aubry !). Le FN, s'en avoir gagné le moindre département, savoure l'augmentation du nombre de ses élus. Le PS, par la voie de Mr Valls, avoue avoir bien résisté d'autant plus qu'il gagne la Lozère (qui vire à gauche pour la première fois).
Finalement tout le monde a gagné !
Ou on fait comme si !



Dans le camp de la rose flétrie le pire est né, hâte l’antique tableau d’une gauche divisée qui a perdu son pari ! Valls bout intérieurement ; il est vile haine même s’il cherche à faire bonne figure en relativisant la montée du FN.

-         Je ne pense pas que cela se corse ! On nous crie gare mais l’heure est au sang-froid  et Marine Le Pen, quoi qu’on dise erre (couac con d’Isère) puisqu’elle n’a pas décroché le moindre département et en narre dèche !

Une militante PS, quelque peu gironde, abondait dans ce sens :

Vienne que pourra, le gouvernement gère en se faisant le héraut de l’équilibre des comptes publics afin que ne se creusent les déficits. Il dit aux ministères : vendez ! On liquide les bijoux de famille !

A l’aube d’un léger frémissement de croissance Hollande ne veut plus que ça cale, va, adosse un plan d’investissement à la reprise qui sonne et loue art de la croissance. Flamby veut faire entendre sa voix et même se faire des alliés chez les verts ! Bref, ne plus faire le mort, bille en tête, hue (Morbihan têtu ?) !

En perdant son fief de Tulle, ô Landes, l’hôte de l’Elysée a quand même trouvé une consolation grâce à la Lozère qui s’étale aux aires de roses et dément donc l’adage selon laquelle Flamby n’arrête pas de caler !

Au FN on fait comme si la victoire était belle.  En réalité Marine, lionne a la bouche dure honorée (bouches du Rhône aux rets ?) par l’âme aux zèles ! Oui, elle l’a mauvaise et crache un peu dans la soupe où marne la grimace ! Elle jette dans ce jus ras : ras le bol de son père qui se prend encore aise pour déraper verbalement et qui darde haine, ras le bol de ces candidats qui, un bas rhin, font les yeux doux à la nostalgie pétainiste et tissent maille par maille haine sur haine ! Nous la verrons bientôt tuer le père quand allégresse (Cantal et Grèce ?) nazie réinvestira le cerveau malade du géniteur !

A l’UMP, la victoire est éclatante, dit l’un à l’issue de la seconde manche !

Tim et Marie, récemment encartés ont félicité Nicolas ! Il le trouve rassembleur ! Mais attention, sur le sort des départements il s’étale peu, Marie, Tim ! Sa posture n’est pas très saine, Marie, Tim tant on le voit rouant le désintéressement ! Le petit caporal si haut de scène (talons aidant) ne voient ces élections que comme tremplin vers les présidentielles de 2017 ! D’ailleurs le petit homme n’a pas que des éloges qui l’ornent. Il a reçu la critique d’une femme (Rachida Dati qui se demande pourquoi  l’ex Président a évoqué les menus de substitution dans les cantines !) et puis deux d’hommes : Jupé et Estrosi, pour des raisons différentes…

Yves, Line, deux vieux briscards du système Bigmalion craignent que le petit Nicolas ne se reprenne la grosse tête et qu’il perde le nord :

-         Tout ce qu’il évoque l’use, dit Line ! Il s’autodétruit en somme ! Il s’enlise en noise en la jouant perso et en se persuadant indispensable lors des réunions ! C’est vrai que sa cote dore au soleil mais gare à ne pas leurrer loirs qui sommeillent !

Marthe, une vétérante qui a bénéficié d’emplois fictifs à la sauce chiraquienne redoute aussi que finisse terre sarkozienne sous la lune jupéiste ! Le Maire de Bordeaux, par sa loi rêche erre dans les mouvances du centrisme d’arrière-garde et loi raie le cher projet lepéniste du petit qui braconne sur des terres marinières…

Marthe s’écrie : Jupé est l’homme du passé, qu’il parte et sonne ailleurs, chez les socialos !

On peut trouver Marthe inique mais peut-être a-t-elle l’âme heurtée, maux aux ailes de vieille chouette qui fait scène, scinde nid : les Sarkozistes d’un côté, les Jupéistes de l’autre ! Le camp de droite en attrape mal au rein et redoute que là, dégoût à deux loupe le coach pour les futures échéances électorales.

Oui, la droite la plus bête du monde aiguille âne qui se demande : dans la discipline politicienne quel art-y ai-je ? Problème de Foix, de repaire, panne d’idées ! Les moutons qui suivent Nicolas bêlent fort en lui voyant perdre haineux-Rhône, heu, les neurones et ressortir des vieilles recettes qu’on essarte depuis des lunes ! Oui l’âne y est vrillant (la Nièvre, hi han) de contorsions multiples : rotation vers le FN, orientation vers le centre, une vraie girouette orne- orme qui prend racine ! Tout cela termine pour mesurettes, et si (Meuse eut rétréci ?) digne d’une pièce de boulevard (debout le Var !).

En résumé, un PS  s’élève au  jeu du «donnons !» (c’est  les Vosges du Donon ?) sans avoir les moyens de ses ambitions par obéissance à l’austérité de l’Europe qui est, de fait, harnais gare aune de la croissance à un niveau 0, ne lui permettant pas de prendre haute sa voie ! Il se fait bousculer par la division blindée d’UMPistes dont les chars hantent la rue de Solférino.  Le FN, quant à lui, fêté à aire-haine (fait TARN ?) compte les points et se prépare pour les prochaines joutes !


Je ne saurais proposer un bon mot de la fin pour cette chronique. Mais je suis sûr que le 1° pape et le chef des "pierres qui roulent" sauraient me dépanner : St Pierre et Mick l’ont !

samedi 28 mars 2015

CE DRAME QUI NOUS HANTE TOUS


Il s'appellait Andréa Lubitz et son suicide égoïste (selon les pu blications du sociologue Emile Durkheim) a amené 150 personnes dans la mort !

Il était copilote et a profité d'une sortie de son commandant de bord pour s'enfermer dans le cockpit et déclencher une mortuaire descente. Une mort programmée, un choc imminent, un fracas qui pulvérise ce monstre d'acier dans lequel battaient 150 cœurs.

Un copilote qui en devait pas se trouver en situation de travail de par se fragilité psychologique.

Un drame humaine et une faillite dans le suivi de ceux qui sont chargés de conduire à bon port des passagers, au gré des ailes du désir...

Elle était une de ces 150 âmes. Elle ne devait pas mourir si jeune.
Elle était allemande, aimait Bach, Mozart et l'opéra parce que sa mère les aimait, aussi.


Elle ne se trouvait pas près du hublot, qu’importe, elle regarderait au-dessus de la tête de son voisin pour scruter les premières couleurs de sa terre allemande.

Elle était bien assise, depuis le décollage, sur ce fauteuil dont elle avait légèrement incliné le dossier. Sa tête n’était pas à la lecture. Elle rêvassait tout en somnolant dans ses vagabondages d’adolescente. Elle revoyait Barcelone, la Sagrada Familia, le quartier barrio Gothico, le visage des amis espagnols et les nombreux selfies.

Elle revenait chez elle et c’était la seconde fois qu’elle prenait l’avion. A l’aller l’appréhension l’avait happée puis elle s’était raisonnée. Les hôtesses étaient particulièrement réconfortantes et chaleureuses. Le Commandant de bord et son copilote étaient à l’entrée de l’avion pour l’accueillir. Elle avait dit un bonjour assuré pour se donner une contenance, mais ça battait la chamade, à l’intérieur.   
  
Après un vol aller on se sent déjà une habituée des longs courriers. Elle s’était reconnue moins frileuse en grimpant dans l’A320 du retour. Là encore le commandant de bord s’était montré amène et accueillant à l’égard de tous les passagers. Elle avait rendu le bonjour à cet homme impressionnant dans son uniforme. Elle avait salué courtoisement le copilote mais il lui avait semblé qu’il ne l’avait pas entendu. Elle ne s’en était pas formalisée plus que ça !

On volait depuis une demi-heure. Elle se trouvait juste derrière Maria Radber ! Elle l’avait reconnue parce que sa mère lui avait montré une vidéo de cette jeune cantatrice à l’avenir prometteur ! Sa mère ! Une amoureuse de Bach, Mozart, et de l’opéra ! Comme il tardait de la revoir !

Elle n’avait pas osé parler à Maria. Alors, par curiosité, elle regardait dans l’interstice qui sépare les deux fauteuils frontaux. Une partition tourbillonnait de pages en pages . Maria refaisait ses gammes, dans le silence aérien de cette grande cathédrale volante.

On volait depuis une demi-heure et un bruit de cognement se fit entendre. On tambourinait sur une porte. Une voix mâle, empreinte de détresse et d’autorité. Elle apprit que c’était le commandant de bord qui cherchait à ouvrir la porte de l’habitacle de pilotage. Il n’y arrivait pas de retour d’un petit lieu de bienfaisance naturelle. Il n’y parvenait pas et son copilote semblait sourd à ses appels.

Maria ressentit les symptômes d’une descente prématurée. Les tympans tenaillés lui administrèrent les premières douleurs ! Il faut bailler ! Bailler à se décrocher la mâchoire ! La seule façon pour elle de se déboucher les pavillons et d’anesthésier le mal ! Elle bailla, avala de la salive ! Rien n’y fit !

Et ce martèlement de la porte, et cette voix qui s’égosille, et une sorte de panique qui commence à s’insinuer le long de la carlingue, rampante comme un serpent échappée des nuages, moutons ouateux qui semblent s’envoler au rythme inverse de cette descente.

Dans la cabine de pilotage, Andréa Lubitz, le copilote, a déclenché la descente automatique et condamné la porte d’accès ! Son pilote automatique s’embraie dans sa tête malade. Sa boîte noire n’enregistre plus que sa respiration et son inexorable envie d’en finir avec cette vie laminée de dépressions à répétitions. Elle n’enregistre plus la tangibilité d’une panique croissante, d’un écho de voix décharnées, d’une explosion de cris mortuaires surgis de ces gorges serrées, asséchées, dernières preuves d’une vie qui va s’éteindre bientôt, inexorablement !

Maria crie, s’accroche au corps de son voisin ! Il tremble comme une feuille balayée par les bourrasques folles et dont le pétiole voit la sève l’abandonner ! Il crie, il hurle à la mort !

La terre de France se rapproche ! Andréa Lubitz regarde sa mort en face, impassiblement. Le rocher et les ravines l’attirent. Derrière lui tout n’est que sidération terrifiée, de hurlements qui couvrent les prières. Andréa ne l’entend pas. Il a rendez-vous avec sa dame, la jolie faucheuse qui guérira toutes ses pathologies.

Le choc. Inévitable !

Cent cinquante vies pulvérisées ! Destins brisés annonciateurs de longues hibernations endeuillées.

Un sanctuaire de roches et de pentes escarpées.

Et l’incommensurable interrogation sur la fragilité mentale de l'être humain...

mercredi 25 mars 2015

DANS LE CAMP CANET





Dans le camp Canet
Germerait l'idée
De partir là-bas
Tout près de Bastia

Marion Cotillard
Y ferait dardar
Bronzage et brassées
Dans les eaux bleutées.

Le petit Marcel
Sous l'éclat du ciel
Reprendrait couleurs
Et du baume au cœur

Je ne sais pourquoi
Vous conte cela
Tout n'est qu'hypothèse
Frêles parenthèses

Ce n'est pas plus sûr
Que mots qu'on susurre
Dans les arguties
De la Sarkozie

J'écris conjectures
En la conjoncture
De sources erronées
Ou non vérifiées

En fait des Canet
N'ai rien à cirer !
J'avais juste envie
De mots qui sourient !

Oui, juste un rébus
Occultant l'Airbus.
















vendredi 20 mars 2015

LA LONGUE NUIT SYRIENNE



Des chercheurs de l’université de Wuhan, en Chine, ont publié des photos qui témoignent que depuis quatre ans, durée de la cruelle guerre en Syrie,  l’éclairage a diminué sur la terre de Damas.

Le  nombre de lumières visibles sur la Syrie la nuit aurait chuté de 83% depuis le début de la guerre en mars 2011.

Les clichés successifs témoignent d’une extinction des feux, progressive, inexorable.

« La Syrie est entrée dans l’âge des ténèbres, littéralement et métaphoriquement », a expliqué l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband, aujourd’hui président de l’International Rescue Committee, membre de la coalition #withSyria.

Les ténèbres qui gagnent et l’impasse qui gronde.

Les données sont implacables : Bachar Al-Assad, tortionnaire invétéré, cherche à conserver son trône de Damas pour éviter le chaos à son pays. En face de lui, outre les insurgés de la première heure (abreuvés de jasmin tunisien) se dresse Daech, la terreur djihadiste, assoiffé de pétrole et de sang et qui, de sa folie sunnite cherche à déloger le chiite minoritaire (alaouite) qui se maintient sur un fauteuil avec, parfois, l’aval complaisant d’un Kerry, le secrétaire d’Etat américain.

Ce dernier a, récemment déclaré « qu’au final, il faudra négocier »

Donc négocier avec le Diable pour éviter que d’autres démons ne s’installent en faiseurs de Califat. C’est déjà oublier les morts des premiers combats, ceux d’Alep, ceux de Homs. Ceux qui croyaient à la révolution des printemps arabes, avec fierté et convaincus de leur juste cause.

Daech,  en s’ingérant sur le théâtre syrien a volé la révolution des premiers martyrs et plongé le pays dans un inextricable chaos.

La nuit gagne du terrain et avec elle l’espoir de toute solution révolutionnaire par tant d'atermoiements des gendarmes du monde.

Les réfugiés s’abritent dans des camps de fortune quand ils ne cherchent pas à fuir pour gagner un occident sourd à leurs plaintes.

Un occident qui se contente de frapper l’Etat Islamique et devient, en quelque sorte, un allié de Bachar.


Les ténèbres gagnent, enveloppant dans leur linceul l’âme moribonde d’une révolution et l’honneur d’un Occident désormais retranché dans ses calculs endogènes qui dicte sa passivité.


Des petites lucioles
Dont on brûle les ailes
Les plaisirs qui s’envolent
Dans le désert de fiel.

La nuit dans sa noirceur
Arrache l’espérance
Étend ses bras de peur
Musclés de malfaisance

Quatre ans d’ombres gravées
Par le soleil de plomb
En toute impunité
Au rythme des canons

Quatre ans  d’obscurité
Brodant sa taie de nuit
Où dorment rescapés
Les enfants démunis.

Bachar au trône rouge
Par le sang retombé
Néant ; plus rien ne bouge
Hormis l’indignité

Le djihadisme fou
A volé aux rebelles
Justesse du courroux
L’ire insurrectionnelle.

Daech, fleuve sunnite
Menace la vallée
D’essences alaouites
Aux relents pétroliers.

Et le roi de Damas
Sous ses draps tortionnaires
Sans déplaisir amasse
Lauriers velléitaires.

Kerry fait du Syrien
L’impossible garant
D’un savoir prétorien
A briser le néant !

Traiter avec Satan
Pourfendant ses rivaux
Tandis que la nuit fend
Les plus frêles halos.

Quatre ans de nuit croissante
Coupés de feux follets
Dans l’angoisse oppressante
De faisceaux meurtriers

La damnée  ténébreuse
En son cri étouffé
Gît sous les nébuleuses
D’un monde anesthésié.

Sous les tentes précaires
Qui dans l’oubli s’amassent
Tant d’espoirs mortifères
Dansent au gré des menaces

Tourbillonnent en l’esprit
D’une révolution
Dont la démocratie
Fit fugace horizon

Quatre ans de nuits rougies
Par le feu et le sang
Ténèbres infinis
Comme un gouffre béant.


lundi 16 mars 2015

L'EQUIPE DU PSG : MALAISE LA TANNE ; MAL EST ZLATAN


Il peut être si drôle quand il le veut ! Oui, enfin, bon...


Zlatan Ibrahimovic, le géant Suédois au salaire brut mensuel équivalent à 1029 Smic, a eu un léger excès de colère après le match perdu par son équipe (le PSG sauce qatari) contre le Bordeaux d’Alain Juppé (3-2) qui aimerait tourner cépage !

Oui, parfois le mal meut et suer doit pour évacuer. En l’occurrence c’est de la sueur verbale gonflée d’acrimonie mais aussi d’aigreur vis-à-vis de notre pays.

Zlatan a pesté :

-         En 15 ans, je n'ai jamais vu un tel arbitre dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG !

L’action Ikea a aussitôt perdu 15% en bourse avant que le n° 10 parisien ne se confonde en excuses !

Quant à la France, pays de merde, ce n’est pas faute d’avoir subventionné les motocrottes à l’effigie chiraquienne.  En plein période déjections départementales elle reprend conscience du long chemin à parcourir mais on pouvait le dire plus élégamment !

Il suffira à Zlatan de se démerder et reprendre ses activités ainsi que ses esprits.

Le Père Jaouen a, d’ores et déjà, dédicacé et envoyé son livre à l’attention du faux Suédois, croisement d’un Bosniaque et d’une Croate et qui n’achète aucun kit Ikea. C’est vous dire l’implication patriotique !



A la lecture de cette œuvre le fameux Zlatan devrait permettre que bosse niaque sans sortir les crocs à scie, prêts à mordre les mollets d’un quelconque arbitre de M… Il aura alors oublié sa hargne et dira : t'es déjà où haine ?

En attendant le footeux risque quelques matches de suspension ce qui va davantage faire grimper son salaire horaire (salaire brut annuel  / heures jouées durant une  saison). 

Mais pour parodier notre Flamby national qui lançait « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie » nous pourrions entonner « ça ne coûte rien, c’est le Qatar qui régale ».

Oui, les Emirs font des cheiks ainsi que de l'or, en blanc !

Cette histoire confirme, s’il en était encore besoin, que le football professionnel est un sport de multimillionnaires « sales gosses » suivi par des smicards qui savent les supporter dans les deux sens du terme !

Quant à Zlatan, il perdu ses lettres de noblesse qatari.


La colère Latin.