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jeudi 2 janvier 2020

CE QUI NOUS ATTEND EN 2020





L'année européenne va démarrer avec une présidence tournante du Conseil de l'Union européenne assurée par la Croatie. L’Europe veut mordre à pleine dents sur la croissance et les crocs hâtent une relance incisive pour surmonter une situation qui nourrit de maux l’ère du Brexit. En effet, le 31 janvier, nous devrions saluer, dans une sale défaite, la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit). Enfin, sauf changements…

Dès ce premier janvier, en France, la vente de certains produits en plastique à usage unique tels que les cotons tiges, gobelets et assiettes sera interdite ! Les industries en place tiquent mais elles doivent comprendre qu’un recyclage fera un carton. Il en va de la protection de la nature, là où les pôles et mers sous les polymères meurent…

Le 24 janvier les esthètes fêteront les 100 ans de la mort d’Amadéo Modigliani. On se rappellera alors ses toiles mais aussi ses sculptures ainsi que sa relation avec Jeanne qui déplut à la famille de la fille, une famille ayant bu le calice jusqu’à lie. Il ne serait pas étonnant que cette famille ait bu terne.

Le 10 mars, certaines commémoreront les 100 ans de la naissance de Boris Vian et n’iront pas cracher sur sa tombe, bien au contraire, leur âme sera empreinte de l’écume des jours…

Le 15 et le 22 mars auront lieu les deux tours des élections municipales. Il sera parfois difficile de trouver des candidats tant le métier de maire est astreignant ! Le premier magistrat, si démuni, si pâle, se fait amer. Si c’est une femme, elle se fera nommée mairesse aimée (nos mémères essaimées ?) et risquera d’être l’hôte, elle, de vils, de riverains méchants, hargneux parce que la voirie n’est toujours pas refaite. Oui, mais, quand la taxe d’habitation se délite, où trouver l’argent ?

Le 1er avril, aux USA, et ce n’est pas un poisson, aura lieu le 24e recensement des États-Unis. Le dernier recensement avait eu lieu en 2010 et avait comptabilisé 308 745 538 habitants dont Mélania Trump, la femme du Président, qui fêtera 25 jours plus tard, donc le 26 avril ses 50 ans. Histoire de générer quelques tweets amoureux de la part de son mari milliardaire et golfeur dans ses temps morts.

Le 15  mai, les fanatiques des « Pépés flingueurs » auront une pensée pour Michel Audiard, scénariste et parolier hors pair, qui aurait fêté ses 100 ans et aurait pris alors la parole pour préciser que ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.

Du 12 juin  au 12 juillet, le Championnat d'Europe de football 2020 se tiendra dans 12 pays européens, histoire de bien voyager entre les matches et de bien participer à la pollution aérienne via les émissions de gaz à effet de serre.

Le 27/06/2020 le tour de France 2020 partira de Nice le 27 juin et arrivera à Paris le 19 juillet. Il se fera sans Poulidor pour les commentaires car l’homme est remonté en selle sur des chevaux célestes pour respirer un peu d’air ailleurs.

Le 14 juillet ce sera la fête nationale mais Macron, circonstance oblige, ne pourra s’empêcher de rendre hommage à Luis Mariano dont ce sera la 50ème année de sa mort. Les troupes défileront sous des airs entrainants « Mexico, Mexiiiicooo ». Un disque sera pressé, qui nous rappellera cette divine journée. Un disque lancé par label 2k10.

Puis viendront les jeux olympiques d'été à Tokyo, au Japon. Ils se tiendront du 24 juillet au 4 août. Cinq nouveaux sports retiendront l'attention : le baseball-softball, l'escalade, le karaté, le skateboard et le surf. Les athlètes ne devraient pas porter le masque car Tokyo fait tout pour diminuer les moteurs diesel ! En cas de tremblements de terre les athlètes dont l’épreuve n’aura pas eu lieu auront un dédommagement : six smics !

Le 25 août, Claudia Schiffer soufflera ses 50 bougies et lancera une collection de pulls en astres, à Caen. Des pulls étoilés, comme des stars (qu’elle fut) pour remplacer l’ancien cachemire qu’elle ne porte plus depuis qu’elle marche différemment avec un des pas qui s’tend (Inde et Pakistan)

Le 1° septembre, ils seront quelques-uns à pleurer François Mauriac à l’occasion des 50 ans de sa disparition. Une certaine Thérèse des quais roux (j’ignore où cela se situe ?) lira un poème en hommage au prix Nobel de littérature de 1952. On connaît déjà le titre du sonnet : « Haineux de vie, perds ! » Une sorte d’anathème à l’endroit des haineux qu’on enverrait bien aux gémonies.

En septembre, les sénatoriales de 2020 permettront d'élire les 178 sénateurs de la série 2. La durée du mandat d'un sénateur est de 6 ans, ces élus resteront sénateurs jusqu'en 2026. On ne parle plus d’une réduction de 30 % des effectifs ! On en parle, parfois, à l’Académie Française, hors Sénat ! La vieille chambre fait flèche de tous bois pour garder ses prérogatives, et Larcher est habile !


Le 18 septembre on aura une pensée pour Jimi Hendrix, 50 ans après sa mort (à 27 ans). On brûlera une guitare qui ne demandait rien à Personne (Paul) : j’en jaunis à l’idée !

Le 23 septembre, ils seront, sous un parapluie (oui, il pleuvra) à se recueillir sur la tombe de Bourvil, disparu il y a déjà 50 ans. Dans le cimetière de Montainville (78) on chantera « la ballade irlandaise » en manquant un peu d’Eire, ou encore « les abeilles » qui ne savent plus à quel essaim se vouer. On terminera par une « salade de fruits » plutôt bio et sans glyphosate. Pour sûr !

Le 20 octobre se tiendra l’ouverture de l'Exposition universelle à Dubaï (Émirats arabes unis) : avec l’Arabe on danse, avec l’art abondant. Sous le soleil, qui prendra son temps, on pourra voir lever l’art, aube ailleurs (de fonds) : les arts Dubaï (les arrhes du bail ?)

Le 3 novembre, Donald Trump verra si les élections présidentielles aux États-Unis tournent en sa faveur ! Il passera encore sa journée sur son sofa à twitter (sot, fatuité…)

Le 9 novembre, sous la pluie (oui, il tombera des hallebardes), ils seront transis devant la tombe du Général De Gaulle. 50 ans après sa mort, le cimetière de Colombey-les-deux-églises portera le deuil et les hommages. Pluie et larmes donc pour marris gaullés par sa croix de Lorraine (ma rigole éparse s’accroît de l’eau reine).

Le 25 novembre, ne pouvant pas commenter la journée 9 novembre, Léon Zitrone se retournera dans sa tombe à l’occasion de sa 25ème année de bouffage de pissenlits par les racines. J’imagine un petit groupe de 11 personnes, très nostalgiques, recueillis devant la tombe. Les onze y trônent.

Le 14 décembre, une éclipse totale de soleil sera visible au Chili et en Argentine. Je ne sais pas pourquoi j’ajoute cette information ! Elle ne concerne pas l’hexagone. Elle aurait pu s’éclipser…

Le 17 décembre, on mangera des pommes, pommes, pommes, pommes en se souvenant de Ludwig Van Beethoven, né il y a 250 ans. Et oui, deux siècles et demi de musique qui ont fait le bonheur de cinéastes (Orange Mécanique – Kubrick…) et d’Européens (Ode à la joie de la 9ème symphonie qu’on connaît par chœur). De génération en génération on prête une oreille à tante Yves, heu, attentive à celui qui était sourd !

Et puis cette année bissextile touchera à sa fin, sous les feux d’artifice, le gui arrosé de champagne, en s’ouvrant à l’année 2021...

NB : D'autres personnalités que je n'ai pas citées fêteront, en quelque sorte, leur 100 ème anniversaire :

Charlie Parker, Mélina Mercouri, Charles Bukowski, Federico Fellini, Henri Verneuil, Georges Marchais, Jean Paul II, entre autres...


mardi 3 décembre 2019

AINSI NARRENT SIX SIKHS



J'ai rencontré 6 sikhs
Qui avaient le mal de mer
Sur ce palais nautique 
Paquebot voguant, temps clair
Ils m'ont dit que ce bateau 
Était criblé de défauts
Mais que s'il était indien 
Il naviguerait si bien 
 
 - L'Inde vit de grandeurs magiques
 Oui, l'Inde est sens, narrent six sikhs

samedi 28 septembre 2019

JACQUES AU BAIN DE L'ETERNITE


Jacques Chirac, l'ancien Président de la République (1995-2007) s'est éteint ce 26 septembre 2019. L'homme de deux cohabitations, de deux mandats (12 ans à l'Elysée) ferme, en nous quittant, une page de notre histoire.

Retour sur le parcours de cette bête de la politique.


Jacques Chirac est né le 29 novembre 1932 à Paris et sous Albert Lebrun, le brun qu’il préfère appeler bouse car, d’origine corrézienne, il aime retrouver les vaches de sa terre ancestrale. Ses grands-parents sont des hussards de la république maniaques de la craie et du tableau noir. Son père est employé de banque et administrateur d’une société d’aéronautique et, dans les deux cas, on parle de vol ; ce qui influera, par la suite, sur l’esprit magouilleur du jeune enfant.

Fils unique (sa sœur aînée est décédée avant sa naissance), Jacques poursuit ses études à Paris, les rattrape, et passe par l’Institut d’études politiques en 1951. Il milite brièvement pour le parti communiste en vidant des ballons rouges car, déjà, il est fine gueule et ne recule devant aucun nectar de Bacchus.

 Après Sciences Po (où il rencontre Bernadette, sa future épouse),  il effectue son service militaire en Algérie (1956–1957) sans sale armée, sans devoir avouer l’âge et gène. Il intègre ensuite l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) et la promotion Vauban, dont il cita d’elle : - Tous en remparts d’œufs ! Car y on apprend la langue de bois et à marcher sur des œufs. Il en sort diplômé en 1959 (l’année de ma naissance ; je ne me la pête pas, mais quand même...).

Au début des années 60, il devient chargé de mission au cabinet du premier Georges Pompidou et, à cet égard (très chiraquien ce « à cet égard »), il s’ s’engage alors en politique, et devient secrétaire d’État aux Affaires sociales en avril 1967. Sous son impulsion, l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi) est créée le 13/07/1967 alors que le taux de chômage n’est que de 2 %. Mais bon, il pense déjà au futur : ça va grimper, l’économie prend froid, le chaud meurt.

Durant les sixties, il s'implique dans des mandats locaux. On le voit Conseiller municipal de Sainte-Féréole (19270) ou, tel un bulldozer il bouscule à grands vents pour se faire Eole. Il devient député de Corrèze, Conseiller général de Corrèze. Ce grand échassier migrateur revient régulièrement sur ses terres, le bec affamé ; et ne lasse pas Tulle (haineux, la spatule ?).

Parallèlement, il gravit progressivement les échelons des postes gouvernementaux. En 1968, plongé dans un mai tumultueux, il participe aux accords de Grenelle qui feront grimper le Smic de 35 % et instaureront la semaine de 40 h. En 1972, il est nommé Ministre de l’agriculture et du développement rural. Il excelle dans ce domaine où il n’entend plus les cris « mort aux vaches ! ». Il se bat pour éviter que les éleveurs ne croulent sous les traites dans des situations qui vont de mal en pis.


 Lors des élections présidentielles de 1974, il soutient Valéry Giscard d’Estaing (c’est un « bon choix » madame !). Nullement ingrat, VGE le nomme premier ministre. Peu convaincu par le droit à l’avortement, il finit par soutenir pleinement sa ministre du travail, Simone Veil, pour faire passer la loi sur l’IVG (1975), tout en l’incitant à continuer la clope en guise de symbole de parité homme-femme, sur lequel il ne faut pas mégoter !


Mais, homme de convictions, Jacques Chirac, en désaccord avec la politique gouvernementale (notamment économique) démissionne de son poste en août 1976. A la fin de la même année, il fond un nouveau parti, le RPR (Rassemblement pour la République) comme un pied de nez à VGE ! Pour bien enfoncer le clou, il se lancer dans la bataille de Paris et gagne les municipales au nez et à la barbe du favori du Président, un certain d’Ornano, descendant d’un maréchal d’Empire mais très mal, car il chutera !

Chirac devient donc maire de Paris et occupera ce mandat jusqu’en 1995. Il met sur pied, car il a du chien, un système de motocrottes ! Des agents en moto équipés d’un aspirateur à déjections sont embauchés. Mais Chirac aspire à autre chose : la grandeur des arts premiers, ceux des civilisations anciennes. Le Corrézien a toujours été passionné par les civilisations précolombiennes, africaines, indonésiennes… Et le quai Branly, bientôt ébranlé, se verra doté d’un magnifique musée sous la houlette d’un maire qui aurait tant aimé devenir un anthropologue.

L’hôtel de ville ne suffit pas. Non qu’être édile soit un emploi fictif comme celui qu’il a octroyé à tel ou telle autre, au sein de son fief, ce qui lui vaudra les foudres de la justice ! Mais, être premier magistrat d’une ville aussi grande soit-elle, n’aiguise pas son appétit de pouvoir. Il faut viser plus haut, toujours plus haut !

Jacques se présente à la présidence de la République mais échoue devant le sphinx socialiste, François Mitterrand, sans pouvoir blesser le pote aux roses. Il gagnera sa petite revanche en devenant Premier Ministre de l’homme de Latché, pour une cohabitation tumultueuse, une première dans cette 5ème République. Chef de gouvernement d’un droite qui vient de remporter les législatives, Chirac se heurte au Président qu’il considère déjà comme un mythe errant.


Est-ce la défaite qui le rendit aigri et gris qu’il faillît l’entendre parler de bruit et d’odeur émanant d’une famille étrangère qui gagne 50.000 francs annuels de prestations sociales, sans travailler, tandis que sur le même palier un bon travailleur français ne gagne que 15.000 frs par an ?

Un dérapage verbal qui, il l’avouera plus tard « était une bêtise » sur laquelle il ne faudrait pas trop se cambrer!

L’ambitieux se représente à la présidence en 1998. Il échoue de nouveau face à l’auteur du « coup d’Etat permanent », bienheureux de dégommer, encore, une particule de gaullisme, un petit père manant, à défaut d’éradiquer le cancer qui le ronge. Quand s’érige haine !

Commence alors une traversée du désert. La gauche perd encore les législatives en 1993 et une seconde cohabitation s’impose à Mitterrand. Chirac ne sera pas de la partie. C’est son ami de 30 ans, un certain Édouard Balladur qui se retrouve à Matignon. L’homme au goitre s’entoure d’anciens protégés de Jacquou le croquant qui croque et croque dans la pomme de discorde (mangez des pommes !) et crie à la trahison en voyant le petit Sarkozy lui préférer Édouard ! Ce dernier, caricaturé en monarque à chaise à porteurs, grimpe dans les sondages. On le voit gagnant pour la prochaine présidentielle. 

Chirac se bat, sort de l’obscurité, prend le taureau corrézien par les cornes, revient au pas de charge dans l’arène politique, lance des piques, adore, et se retrouve au deuxième tour des présidentielles de 1995, là où on ne l’attendait plus ! Il l’emporte sur Lionel Jospin.

En inauguration de son mandat, l’homme profondément chaleureux (amateur des poignées de mains et empâtant l’empathie) montre son humanité par un discours courageux, le 16 juillet 1995. Il reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs durant la guerre et insiste sur le devoir de mémoire pour que jamais ne réapparaisse les démons du Vel d’Hiv (1942).


Sinon, le début de son septennat est calamiteux. Il jette de l’huile sur le feu. Son premier ministre, son fils spirituel, le « meilleur d’entre nous » comme il aime à la nommer, Alain Juppé, se met tout le monde à dos par des réformes téméraires. Le pays est bloqué.

Mal conseillé, Chirac pense qu’en dissolvant l’assemblée nationale et en procédant à de nouvelles élections législatives il récupérera davantage de députés pour former une belle assise ! Dissolution, dis : solution ?

C’est le contraire qui se produit ! La gauche plurielle (socialistes + communistes + écolos) gagne et Jacquou se voit affublé d’une cohabitation de 5 ans avec Lionel Jospin, le socialiste puritain qui a souvent du mal à fendre l’armure.

Durant ces 5 années de cohabitation, l’homme de la Terre et des arts primaires doit se contenter de signatures (passage aux 35 heures de Martine Aubry, intercommunalité de Chevènement, suppression des fonds spéciaux utilisés par l’Elysée, aïe !). 



L’unique sujet de satisfaction durant ce quinquennat jospinien aura été la victoire de l’Equipe de France face au Brésil (3-0), en finale d’une coupe du Monde organisée en France. Il laisse éclater sa joie de supporter lambda, écharpe tricolore au cou, retrouvant une joie d’enfance où il trouve encore aise. 


 En 2002, l’empêché de tourner en rond se représente pour un second mandat. Il se retrouve au second tour avec, face à lui, un borgne, épouvantail, aux propos nauséeux ! Jean-Marie Le Pen !

Se lève alors une réaction populaire qui dépasse les borgnes ! Sus au Front National de JMLP ! Qu’on soit de droite ou de gauche on votera pour Chirac ! Na !

Le Corrézien est élu avec un score qu’on retrouve, en général, lors de scrutins truqués dans les pays d’Afrique : 82,2 % ! Un véritable plébiscite !

Jacques l’avouera : j’aurais dû alors en profiter pour sceller une alliance nationale, réaliser l’union des Français ! Je n’ai pas su !

Au contraire, en nommant Jean-Pierre Raffarin comme premier ministre, il s’assure le concours d’un bon patelin, père tranquille et peu réformateur. Cependant, l’homme gagne en sympathie en se découvrant une âme écologiste et visionnaire :

-         Notre maison brûle et nous regardons ailleurs !

Le ton est pathétique et grave. Les paroles raisonnent au cœur de Johannesburg pour un sommet de la Terre. Cet amoureux de la nature, de la campagne, sait de quoi il parle ! Il aimerait voir son écho logique semer des verts dans une nouvelle poésie mondiale. 

A défaut de grande réforme (hormis le plan cancer mis sur pied en 2003), le Président brille par ses discours ou ses prises de position. Il s’oppose ainsi à la guerre en Irak que souhaite le président Bush, en guise de répression à la suite de l’effondrement des tours du World Trade Center. Le discours tenu par son ministre des affaires étrangères, De Villepin, résonne encore dans notre mémoire collective. 

Chirac sait que la guerre ne mène à rien. L’avenir lui donnera raison. Le chaos s’installera en Irak et fera germer des mouvements salafistes et Daech…

Victime d’un accident vasculaire cérébral en 2005, sa santé devient fragile. Il se retire de la vie politique !



Il garde en son cœur le souvenir de sa fille Laurence, anorexique, morte trop jeune à l’âge de 58 ans.

Il la rejoint, désormais, dans l’éternité en nous laissant toute une page de notre histoire de France mais aussi une grand part de mystères et de complexité  que sa pudeur n’aura jamais écrits sur des pages de magazines people.

Salut Jacquot !


On peut avoir atteint le sommet de l'Everest, quand la Camarde nous appelle toutes ces années elles, elles...



samedi 21 septembre 2019

UNE DRÔLE DE JUSTICE QUI, SE MÊLANT SHOW, NAÎT !




Jean-Luc Mélenchon n’est pas un sous mi pour rien ! Il aime les rets, des filets avec lesquels il attrape des histoires à polémiques, histoire de faire parler de lui.

Lors d’une perquisition, en octobre 2018 (mon dieu, bientôt un an) au siège de LFI (La France Insoumise) il s’était emporté en portant en portée musicale cacophonique des notes stridentes de « Je suis la République » !

Oui, Méluche, comme on le nomme, avait cherché à intimider l’autorité judiciaire et s’était rebellé contre elle sans prendre un langage en poulet ! Une telle révolte aurait pu lui coûter cher mais, finalement, le procès qui vient de se tourner montre une mansuétude à son égard ! Le juge s’est-il montré clément, sot, en ne se montrant point carré sur la sévérité ?

Le ministère public n'a requis qu’une peine de prison avec sursis pour le chef de  LFI. Mais comme il a besoin d’argent, il a aussi demandé 8.000 euros d'amende pour le prévenu, mais aussi pour ces acolytes, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard ! Ils respirent un peu, préférant un sous mis que de se retrouver hommes laids, taulards à force de casser des œufs.

-         La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis. Tout ce souk pour ça ! s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, comme si on lui avait fait perdre son temps pour rien !


La procureure Juliette Gest en a fait un bon en minimisant la peine. Pourtant, elle n’a pas oublié les scènes de rébellion, filmées par des journalistes et largement reprises dans les médias et les réseaux sociaux pour repaître l’appétit des voyeurs, des anti-mélenchonistes primaires et autres frénétiques lepénistes trop contents de voir Méluche péter un câble !

Juliette, elle-même, s’est repassé en boucle les scènes et s’est permis de reprendre, en les égrenant, quelques bonnes tirades du chef LFI : «Allez enfoncez-moi cette porte», «rentrez ! On en a rien à foutre de ce qu'ils disent» ou encore «Allez, vas-y, essaie de me pousser pour voir». Ou encore « ne me donnez pas d'ordre ou de consigne''. Pour un peu Juliette se prendrait pour Binoche face à l’insoutenable légèreté de l’être qu’elle a devant elle !

La procureure se délecte à préciser que, dans cette scène ubuesque, Mélenchon pousse une personne du Parquet, la tait !

-      La rébellion est constituée, déclare Juliette qui, dévisageant Mélenchon, ne voit pas que héros met eau dans son vin.

Selon elle, il s'agit «sans conteste d'un acte de résistance violente, avec usage de la force».

Me Éric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties si viles que les LFI aiment noter « âmes à traquer », s'est exclamé dans sa plaidoirie:

-         De grâce, arrêtez votre cirque ! On fait rance !

Oui, d'un tel spectacle périt Maître. Pour lui, Mélenchon n’est qu’un triste clone, pas très auguste, d’un certain Lula, ex président brésilien, à qui le mentor des insoumis a rendu visite en prison au pays des sambas, voire des sans-culottes. Lula, condamné pour corruption, s’est dit victime d’un complot pour empêcher de prendre le pouvoir et a soufflé dans l’oreille de Méluche qu’il ne fallait pas qu’il subît le même sort, en France !

-         On n’est pas au Venezuela, ici, reprend Dupont-Moretti.

On pourrait imaginer que l’avocat, pris dans sa colère, confonde le Brésil avec le Venezuela ! Mais non, il sait que Méluche consomme aussi une véritable vénération pour la révolution bolivarienne et ne se remet pas de la mort de Chavez !

Le maître rappelle que la perquisition au cœur du procès avait été menée dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris : sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de LFI. Il ne s’agit donc pas d’un procès politique comme voudrait le faire retentir le député des Bouches-du-Rhône qui d’une bouche dure honnit le pouvoir en place !

Entre Dupont-Moretti et Mélenchon les échanges furent ceux de fleurettistes, pleins d'épais sœurs ennemies ! Pas de cadeaux !

-     Je pense franchement qu'il faut qu'il aille dormir tôt, se prendre une bonne petite camomille et qu'il se calme avant son procès de la semaine prochaine, avait dit l’avocat avant le procès.

-       Dupont-Moretti perd complètement ses moyens, écrivait sur Twitter le rebelle de LFI lors du dernier jour du procès, avant de s'adresser à lui : 

       - La camomille vous réussit !

Il est vrai que la camomille est plante à s’taire assez !

L’avocat, qui ne digère toujours pas de n’avoir su éviter la taule au caïd de Levallois-Perret, prend ici une petite revanche sur le mauvais sort même si la peine semble minime !

Les insoumis, quant à eux, ont visiblement opté pour la stratégie de l’affrontement avec la justice, l’exécutif et les médias sous le sceau de la victimisation.

Un choix politique à hauts risques ? Nous en saurons plus lors des prochaines élections municipales du 15 et 22 mars 2020.