Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 25 avril 2012
SARKOZY N'A PAS AIME...
Les studios « Haie-Faine » longtemps
spécialisés dans les courts métrages soporifiques qui ventaient les charmes
bucoliques de notre campagne ont, cette fois-ci, tourné une page...
Finis les plans américains prolongés sur la
reproduction des coccinelles ou la poursuite lancinante d’une feuille de hêtre
emportée par le vent et qui va finir sa course échevelée sur la coquille d’un
escargot de Bourgogne échappé des
griffes d’Alain Ducasse.
Oui, les studios « Haie-Faine » se lancent
dans le film d’auteur qui parle des gens, des gens du pays, des gens de la
Patrie et …d’une revanche !
La revanche est celle de Marine (Interprétée par Marine
Le Pen qui a dû laisser pousser sa tignasse de l’oye, holà !!).
Marine est une jeune étudiante parachutée dans une fac catho "la Jeanne d'Arc" subventionnée par une
multinationale qui ne souffre pas spécialement de verser une taxe
d’apprentissage eu égard aux bénéfices mirifiques tirés d’une spoliation éhontée d’un gisement d’uranium en
Afrique équatoriale.
La jeune femme se fait stigmatiser par sa blondeur mais
aussi par ses idées assez décapantes. Elle prône hardiment la lutte contre les
étudiants étrangers qui écorchent la langue nationale. Elle revendique avec
pugnacité un retour au troc car elle voue une sainte aversion à la monnaie du
pays porteuse, selon elle, de tous les maux économiques et d'un risque d'eczéma purulent !
Et pourtant, bien que raillée, humiliée, elle finira
par gagner les élections de délégués du bureau contre toute attente en raison des
querelles intestines qui émaillent, à longueur de journées, les clans de ceux qui la combattent !!
Et ses idées loufoques, voire surréalistes, un brin
populistes, finiront par capter l’adhésion
des plus vils détracteurs. Certains d’entre eux en avaleront leur chapeau et s’humilieront
à ramper aux pieds de la belle pour conserver le droit de rentrer dans ses
grâces.
Mais la guêpe n’aura de cesse que son dard ne
meurtrisse davantage ses anciens ennemis.
On ne comprend pas pourquoi les studios « Haie-Faine »
ont opéré un tel virage dans leurs visions
cinématographiques ! Les reportages poussifs sur les éléments végétaux et
animaux ne devaient pas drainer un public conséquent !
En vendant plusieurs de leurs immeubles les studios «Haie-Faine » ont
franchi la haie du déficit pour se doter d’un petit pécule nécessaire au
financement de ce film enfin humaniste (enfin humaniste, oui, bon...)
Des connaisseurs patentés avaient cependant ressenti un
léger changement de cap dans l’avant dernier film « la mante ». On y
voyait, durant dix minutes, une mante religieuse dévorer son mec avec un appétit féroce étayé par l’alibi suivant : son type faisait trop
les yeux doux à une cigale bien basanée venant d’un pays du Sud.
Finalement la transition pouvait se subodorer et les mœurs
animales ne sont pas si différentes de celles des êtres humains.
Le film sera diffusé dans les salles obscures jusqu’au
6 mai 2012.
mardi 24 avril 2012
Métro, pas beau, bobo...
Un véhicule 4x4 a voulu
visiter une bouche de métro, ce mardi matin, dans notre bonne ville de Paris.
Le conducteur contrarié et en larmes (la raison vous sera donnée dans la
parodie qui suit) a cru voir une entrée de parking. Il s’agissait, en fait, d’une
entrée de métro. Heureusement aucun piéton ne descendait ou ne remontait
l’escalier d’entrée de la station ! Sinon on eût assisté à un drame quand
bien même le conducteur, réalisant son erreur, avait freiné pour plonger à vitesse ralentie dans la
bouche indésirable…
La police dépêchée sur place a procédé au classique petit test d’alcoolémie que s’est avéré négatif ! C’est déjà ça !
Mais, selon une employée du restaurant Select, proche de la bouche de métro, un incident similaire s'était produit au même endroit il y a 4 ou 5 ans…
Dès sa réélection Nicolas
Sarkozy a promis de débloquer des fonds pour pallier ce gros problème de
signalisation ; car c’en est surement un, n’est-il pas ??
Un petit accident qui fleure
bon le bassin parisien et la Chaussée d’Antin, n’est-ce pas Jacques ?
C'était
un 4x4 malin
Qui sentait bon le revenu rupin
Qui sentait bon le revenu rupin
Qui
sentait bon les carburants urbains
C'était un 4x4 malin
Avec un GPS et de bons freins
Avec des sièges moelleux pour les reins
Et qui roulait vers la Chaussée d'Antin
Mais un jour, on n’sait trop bien
Le 4x4 se trompa d’orientation
Il prit une entrée de station
C'était un 4x4 malin
Avec un GPS et de bons freins
Avec des sièges moelleux pour les reins
Et qui roulait vers la Chaussée d'Antin
Mais un jour, on n’sait trop bien
Le 4x4 se trompa d’orientation
Il prit une entrée de station
D’un
métro et ses marches trouva !
REFRAIN:
REFRAIN:
De grâce, de grâce
Disait son conducteur
De
grâce, de grâce,
Otez moi de la place.
De grâce, de grâce,
Suppliait le chauffeur
Réparez mon erreur !!
Otez moi de la place.
De grâce, de grâce,
Suppliait le chauffeur
Réparez mon erreur !!
C'était un superbe engin
Qui
rencontra le métropolitain,
Croyant trouver un parking parisien.
C'était un superbe engin
Une superbe ligne ; fier et hautain
Avec un homme qui le conduisait bien,
Jusqu’à ce jour à la Chaussée d'Antin.
Oui ce jour, le bel engin
Croyant trouver un parking parisien.
C'était un superbe engin
Une superbe ligne ; fier et hautain
Avec un homme qui le conduisait bien,
Jusqu’à ce jour à la Chaussée d'Antin.
Oui ce jour, le bel engin
Planta
son museau sur l’escalier de béton
Du métro surpris par l’aplomb
Du métro surpris par l’aplomb
De
ce bolide qui s’y étalait !!
REFRAIN
C'était un chauffeur déteint
REFRAIN
C'était un chauffeur déteint
Qui
avait voté Bayrou mais en vain
Il pleura, les brumes du chagrin
Brouillèrent l’entrée du souterrain
Est-ce un parking ? J’y vois pas bien !
Non c’est le métro ! Vite les freins !!
C'était un petit engin
Planté au métro de Chaussée d'Antin.
C'était un très bel engin
Captivé par le métro parisien….
Il pleura, les brumes du chagrin
Brouillèrent l’entrée du souterrain
Est-ce un parking ? J’y vois pas bien !
Non c’est le métro ! Vite les freins !!
C'était un petit engin
Planté au métro de Chaussée d'Antin.
C'était un très bel engin
Captivé par le métro parisien….
lundi 23 avril 2012
Aux bleus audibles...
«Je vois ce vote comme un cri de
souffrance, comme l’expression d’une révolte, parfois même d’une colère», a dit le petit censeur élyséen en évoquant les votes
protestataires du FN.
Nicolas vient de s’apercevoir que les électeurs du Front
National n’étaient pas forcément tous des extrémistes de droite et qu’ils
avaient voté pour Marine en raison de leurs nombreux bleus (ou ecchymoses c’est
selon) !
Oui, une France qui souffre de cinq ans de mauvais
traitement !
On a retrouvé dans les conduits auditifs de Nicolas de superbes bouchons que des cotons tiges
avaient délaissés ! C’est pourquoi l’homme dépassé ne pouvait entendre la
souffrance ! Il ne pouvait que voir le cri et encore, fût-il incarné par
un vote !!
A présent qu’il se les ait ôtés (il se lésait au thé ?)
il peut arpenter les rues en oyant le bruit de la foule en haut état de déliquescence !
Il ignore encore jusqu’à où ces rues
mènent…
C’est à peine si dans ce brouhaha il entend la voix de Saint
Coppé qui lui lance :
- Ne t’inquiète pas Nico, avec les voix de Marine la droite
détient 48 % des voix !!
Crie plus fort, Jean François, Nicolas n’a pas bien entendu !
L’électeur du FN non plus !!
LES IDEES BASSES COURENT...
Le premier tour des présidentielles a rendu son
verdict : la France reste la France ! Frileuse, recroquevillée sur
ses frontières, un brin patriote, un peu paumée aussi…
Le seul réconfort (à mon sens) demeure la claque assénée au
petit lapin mécanique de l'Élysée. Avec 27,08 % des voix le petit Nicolas passe
derrière le tailleur de roses à peine écloses, son principal rival François
Hollande (28,63 % des voix)
La surprise (mais en est-elle une ?) vient du score de
Marine Le Pen qui, avec 18,01 % des voix, écrase Jean Luc Mélenchon le
spécialiste du semi des menthes pas très religieuses !! Le défroqué du
Front de gauche peut drainer ses paroissiaux laïcs à longueur de semaines il ne
s’en retrouve pas moins dans une église à moitié vide (ou à moitié pleine pour
les plus optimistes) lors de la grand messe dominicale ! Et pourtant
« le sermon avait de la gueule » (et non pas le serre-gonds avait de
la meule) disent les ouailles !
Et, pour un peu, on frisait un nouvel avril 2002 avec un
duel « Hollande-Le Pen » ! Un cauchemar pour beaucoup !!
La France ne se sort donc pas de ses vieux démons ! Le
mot « patriote » fleure bon
dans les chaumières de Marseille ou d’Hénin-Beaumont ! C’est un
joli mot qui rime avec chicote, fiérote, mais aussi garde-côtes ! La xénophobie
rampante attisée par les diverses instrumentalisations sarkoziennes aura
finalement nourri le terreau lepéniste qui n’en demandait pas tant !!
Le siphonnage des voix FN qui avait catapulté le stratège de
l’UMP en 2007 a fait long feu !!
Un siphon fond, fond !! Après cinq ans de gestion bafouilleuse, de
bling bling, de provocations, d’invectives, de tentatives de division des
Français (le fameux « diviser pour mieux régner ») le petit Nicolas
essuie une humiliante défaite, fruit de son bilan économique catastrophique
(bonjour le taux de chômage et la casse des services publics !)
Chasser le naturel et il revient au grand galop ! La
France Lepéniste a récupéré ses voix à la lumière d’une crise qui brise des
ménages et assombrit l’avenir. Malgré les efforts de Hortefeux puis de Guéant
le Sarkozysme n’aura pas capté durablement les voix des extrémistes de droite
qui préfèrent voter pour l’original (Marine) que pour la copie (Nicolas) !
Dans ce jeu de dupes et de simplification à l’extrême les
propositions des candidats revêtent souvent l’habit seyant de l’illusionnisme.
Dépassés par l’évolution du monde, les
partis, de droite comme de gauche, balancent entre replis nationaux ou
soumission à la dictature des marchés !!
Entre l’envie de tout faire péter, de sortir de l’Euro et le souci de
satisfaire aux diktats des agences de notation ! Les belles promesses
affluent dans leur habit de mensonge et enivrent la population fatiguée de
supporter les frasques d’un pouvoir décadent !! Les votes de protestation bourgeonnent
sur les branches d’un vieil arbre républicain dont on ignore encore la
morphologie de la floraison…
En toile de fond les forces occultes des capitaux tirent le
monde et manœuvrent les pompes de la spéculation. Des gouvernements occidentaux
se signent devant les veaux d’or et se piquent de corruption. Les mafias
s’organisent. Le néocolonialisme
s’abreuve des spoliations qu’exercent les multinationales dans les pays pauvres
vidés de leur richesse. La planète se dégrade et les pollueurs sont gratifiés
d’immunités pérennes…
Allez, pour se distraire un peu, une petite parodie (Alain, ne m'en veux pas !!)
Dans
les poulaillers où l’on joue
A
se faire peur, on crie au loup !
On
entend la conversation
D'la volaille qui fait l'opinion.
Qui dit :
"On peut pas voir filer l’argent.
Chez des banquiers incompétents.
Spéculer ce n’est pas normal.
Supprimons le Wall Street Journal !
D'la volaille qui fait l'opinion.
Qui dit :
"On peut pas voir filer l’argent.
Chez des banquiers incompétents.
Spéculer ce n’est pas normal.
Supprimons le Wall Street Journal !
Mais
comprenez-moi : c'est une gangrène,
Tous ces euros qui font nos chaînes.
Mais comprenez-moi : c'est du rasoir
Tous ces euros qui font nos chaînes.
Mais comprenez-moi : c'est du rasoir
Les
cures d’austérités sans gloire !!
(Refrain)
On peut pas aimer les pays
Qui viennent chiper nos industries ?
Pourquoi paierait-on des impôts
(Refrain)
On peut pas aimer les pays
Qui viennent chiper nos industries ?
Pourquoi paierait-on des impôts
Pour
cette ingrate zone euro ?
Mais comprenez-moi : la noire burqa
Mais comprenez-moi : la noire burqa
C'est
pas ce qui faut sous nos climats.
Mais comprenez-moi : la viande Hallal
Mais comprenez-moi : la viande Hallal
Produit
des fièvres intestinales !!
(Refrain)
Que font ces Roms, mendiant par terre,
Habillés comme des traîne-misère ?
Et ces assistés qu’un travail
Gentiment proposé tiraille ?
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Ces fonctionnaires incompétents !
Mais comprenez-moi : le respect se perd
L’école n’écrit plus nos repères !!
Mais comprenez-moi...
Que font ces Roms, mendiant par terre,
Habillés comme des traîne-misère ?
Et ces assistés qu’un travail
Gentiment proposé tiraille ?
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Ces fonctionnaires incompétents !
Mais comprenez-moi : le respect se perd
L’école n’écrit plus nos repères !!
Mais comprenez-moi...
dimanche 22 avril 2012
samedi 21 avril 2012
DISPERSION DES VOIX...
Annie
verts sert. Elle est engagée à fond dans le mouvement écologiste.
Elle revient de loin ! Jadis Annie
dupe errait dans les méandres narco trotskistes !! Elle est repêchée
sur le bord d’un trottoir sordide par des Josébovistes altermondialistes végétaliens. Ces derniers la
mettront à l’épreuve pour savoir ce qu’Annie
vaut. Elle les convainc par son militantisme ! Mais lorsqu’Eva Joly gagne les primaires du
parti elle se sent mal. Oui, on sent Annie
mal ! Elle aurait tant voulu mettre
homme, Annie :
- Nicolas Hulot eût tant drainé les foules,
déplore-t-elle en s’épanchant sur Liam, son mari Lepagiste
qui milite contre Total et les ignobles souillures hydrocarburées des
côtes bretonnes.
Liam se laisse alors influencer par son épouse qui se
mélenchonise. Il se décale comme Annie
dans un souci d’imitation. Le couple assiste à un meeting du trublion
gauchiste. Le tribun laisse Liam de marbre et s’entête Annie :
- Mais enfin, Liam,
il reprend des thèmes écologistes ! Et avec quelle fougue !
Mais regarde-le et yeute moi cette foule !!
- Bof, lis son programme ! Que lis-tu Annie dans ce ramassis de propositions ? Que de
l’utopie ! Et cette grand-messe !! Un vrai rituel ! Le Front de
Gauche a l’âme aux rites, Annie !
- Tu es injuste avec Mélenchon, lance Annie avec
animosité, il est le seul à se battre contre la petite facho, cette Marine, la
fille à son père ! Ce père qui mettait le feu de la haine !
- Ce n’était pas le pire
homme, Annie, tempère Liam, il faut relativiser ! Et la fille n’est
point sotte. Elle défend la cause
animale ! Elle s’insurge contre l’abattage halal ! Non ?
- Taratata, diversion que tout cela ! Stigmatisation
des musulmans ! Elle te haïrait si tu t’appelais Azziz et jetterait le
discrédit sur notre couple « Azziz-Annie »
en colportant la rumeur d’un mariage gris !
- Mais non, enfin ! Ta sérénité se délite, Annie ! Tu es tellement
déçue de n’avoir pas vu Hulot gagner les primaires que cela te rend
acrimonieuse ! Fais attention ! Ne sois pas dure Annie en prévoyant désastre au logis « France » !
- Je ne suis pas dure mais je trouve, ah, aïe, ça me
reprend !!
- Prend vite ton inhalateur, ton allergie à Marine, tel
un beau diable, hâte asthme Annie !!
Heureusement la crise est passagère. Le couple rentre
dans son petit appartement du XVIIIème arrondissement, quelque peu froissé. La
soirée se prolonge devant le petit écran. On se rabiboche devant un Bayrou qui
met tout le monde d’accord en se proclamant « ni de droite, ni de
gauche » et dans ce dessein Annie
met ses pas :
- Je voterai pour lui, il respire la sagesse, tu ne
trouves pas, Liam ! Liam !! Tu dors ??
- Hum…Pardon ! Ah, oui, je crois que je m’étais
assoupi ! Il m’endort ce type ! Il disait quoi ?
- Trop long à t’expliquer ! Tu devrais aller
dormir !
- Tu as raison ! Mais avant je bois un tilleul et me
lave, Annie (émeut l’avanie ?)
Annie laisse faire tout en reprenant son crochet. Annie croche à défaut d’être
cruciverbiste.
Quelques jours plus tard, par un beau Dimanche d’Avril, Liam
plantera dans l’urne une jolie petite enveloppe contenant un papier blanc
exprimant sa voix. Sur le papier on pourra lire, après dépouillement, le
sublime patronyme « Philippe Poutou »
Annie, de son côté, jettera son dévolu sur Jacques
Cheminade…
J’ai bien du mal à trouver une morale à cette
histoire !
Veuillez m’en excuser !!
jeudi 19 avril 2012
mardi 17 avril 2012
LA MAJORITE SILENCIEUSE
L’hôte élyséen martèle, à qui veut l’entendre, qu’il a donné rendez-vous à la majorité silencieuse.
Mais où se tiendra ce rendez-vous ? En aurons nous la teneur de sa quintessence ? La belle convoitée sera-t-elle présente au jour dit et au lieu dit ? Va-t-elle jouer sa coquette et repousser l’amant transi ?
Qui est-elle ? A-t-elle le charme de l’Arlésienne ? A-t-on déjà entendu le timbre de sa voix ?
A-t-elle changé son statut pour devenir minorité silencieuse ou microcosme bavard ?
J’avoue qu’un tel rendez-vous se farde d’incertitudes quelque peu prépondérantes
La majorité silencieuse
N’a jamais fait autant de bruit
Dans les voix irrévérencieuses
De ceux qui en rêvent la nuit.
Elle s’émancipe des facondes
Hautes envolées de l’ineptie
Pour conserver, source féconde
La réflexion introvertie.
C’est une femme inaliénable
Aux ambitions de faux maris
Rechignant à se mettre à table
Elle crie son manque d’appétit.
C’est une déesse anonyme
Qu’on prie au seuil du désespoir
Mais qui se fout des patronymes
Des étiquettes et des pouvoirs.
La majorité silencieuse
Taquine le gardon malin
Relit les œuvres malicieuses
De d’Ormesson ou de Jardin.
Se repaît des oratorios
De Mendelssohn, Berlioz ou Bach
Tisse l’amour sous les ormeaux
Ou révise à fond pour le bac.
C’est une gamine indomptable
Qui fait le gris de ses parents
Versatilité redoutable
Refus de l’infantilisant.
C’est une gueuse vaniteuse
Aux yeux des amants éconduits
Qui laisse aux stupides pleureuses
L’amère souffrance du dépit.
La majorité silencieuse
Fuit les débats de Pujadas
Et se remet, heure gracieuse
Un DVD de Bartabas.
Fait mijoter le plat en sauce
Sublimation de ses palets
Se promène à pieds dans la Beauce
Hume à pleins poumons les rosiers.
C’est un oiseau de plumes d’or
De toute encre à jamais gardées
Pour ne lester d’aucun remords
Un vol sous seing mal accordé.
C’est un zéphyr au doux murmure
Trop inaudible aux grands penseurs
Qui bruit d’indicibles censures
Dans la campagne d’électeurs.
La majorité silencieuse
Remplit de professions de foi
L’âtre serein, flamme veilleuse
Et nourrit son beau feu de bois.
A la lueur de ces flammèches
Lira Nothomb, Abécassis,
Battra le sudoku revêche
En sirotant thé au cassis.
C’est un éther de liberté
Une invisible impertinence
C’est un parfum, un ciel d’été
Une griserie de l’enfance
C’est une grâce suspendue
Au fil de notre humanité
Aux urnes pleines les seins nus
N’allaiteront pas nos idées…
Aux urnes pleines les seins nus
Ne sauraient nourrir la pensée...
lundi 16 avril 2012
NICOLAS JOUE AU "PAPA-PAS PEUR"
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a exhorté ce dimanche et place de la Concorde ses fans à ne pas "avoir peur". Il leur a lancé de magnifiques paroles, en allusion à la gauche et à son rival socialiste François Hollande:
- Ils ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner !
Et aussi :
- Prenez votre D’Estaing en main, il faut qu’on agisse car ça presse ! Dressez-vous, redressez-vous, éventuellement faites-vous redresser par des spécialistes. Le fisc, par exemple ! Dites ce que vous avez sur le cœur tant qu’il bat, dites ce que vous voulez pour votre pays, dites le haut, pardon ? Plus fort !! PLUS FORT ! Je n’entends rien !! Ah oui, j’ai des boules Quies encore dans l’oreille ! Ah quand la p’tite Giulia braille c’est un monde ! Je les enlève ! Ça y est , je n’ai plus les boules ! Bon, je vous écoute : parlez haut !
Et encore :
- Ils ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner ! N’ayez pas peur !
Sur son petit nuage Jean Paul II a esquissé un sourire et l’obélisque, qui en a vu d’autres depuis 1936, s’est frappé d’un rictus goguenard en songeant à son temple de Thèbes (actuel Louxor) où il ronflait déjà au 12ème siècle avant JC.
Il s’est dit que le métro sarkozien était bigrement en panne et rame cesse de fonctionner.
dimanche 15 avril 2012
samedi 14 avril 2012
L'aigre n'a d'hier que ce qu'il en veut conserver...
L'avocat Jérôme Muriaux a été tué dans l'explosion d'une grenade vendredi après-midi à son cabinet, au 101, rue de Miromesnil (VIIIe) à Paris.
Collectionneur d’armes, il venait de recevoir un joli petit paquet adressé par un ami ( ?).
Il l’a ouvert ! Oh, la jolie petite grenade que voilà ! Evidemment elle est dégoupillée, je vais donc pouvoir la manipuler…
BOUM !!
Mort sur le coup, une collaboratrice commotionnée et toute une zone bouclée dans le secteur boulevard de Courcelles-rue de Miromesnil, au niveau du métro Villiers.
Ce qui est comique (si l’on veut) est que le même jour le petit Nicolas se rendait en Corse pour dire aux insulaires qu’il les aimait, oui, mais que, quand même, ils devraient se désintoxiquer des armes et de la violence !
Je n’ai pu résister à l’envie de rattacher les deux évènements.
Il n’ira pas voter plus loin
Ni pour Sarko ni pour HollandeNi pour Bayrou dans le besoin
Il est mort, triste sarabande !
Quand un avocat manipule
Une grenade tentatriceDans son luxueux vestibule
Attention l’exterminatrice !
Il eût été moins dangereux
Qu’une andalouse de GrenadePalpât quelque avocat douteux
Avant de le jeter, maussade.
Oui mais voilà Maître Muriaux
Aimait les armes dangereusesQu’on lui adressait en cadeaux
Armaphilie rend vie heureuse !
Il l’a croyait désamorcée
La jolie pièce métalliqueDans les yeux elle lui a pété
Oui, mais pas que : état critique !!
Boum, boum quand votre vie fait boum
La mort ne sait pas bien traînerPas le temps d’écrire un pantoum
Peu indécis se sent décès.
Adieu baux et vices cachés
Clients nantis, riches honorairesAvocat-muriaux.fr
Droit des affaires, contrats privés…
Le même jour, cherchant soleil
Sur la grande île de beautéUn Nicolas prônait conseils :
- Il faut vous désintoxiquer !
De quoi voulait-il que les Corses
Se désaccoutumassent assez ?Mais de toute arme qui fait l’amorce
De l’insulaire hostilité !
Maître Muriaux n’était point Corse
Il n’en aimait pas moins le corpsDes pistolets, Famas et force
De constater qu’il en est mort.
Reste à savoir qui est l’auteur
De ce cadeau empoisonnéD’où vient la grenade à terreur
D’un djihadiste, d’un détraqué ?
D’où provenait l’objet damné
Qui eût pu faire plus de victimes ?Guéant devrait s’en occuper
Nimbé de convictions intimes…
vendredi 13 avril 2012
PUB 38
Les défenseurs de Louis XVI qui cherchent à réhabiliter le monarque injustement guillotiné se plaisent à rappeler que l’abolition du servage en France remonte à 1776.
Cette année là, le bon Louis XVI, après avoir ingurgité un sirop aux herbes hallucinogènes, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français.
Et le 8 août 1779 un nouvel édit aurait aboli le servage royal !
Sire ôtait le servage mais le peuple n’en eut cure. Si rue peut s’enflammer elle le fait.
En 1793 les révolutionnaires lui coupèrent la tête dans un grand élan d’athéisme !
ENTRE LES DEUX MEMOIRES BAIGNE LA MEDITERRANEE
Deux êtres exceptionnels viennent de disparaître à quelques heures de distance.
Raymond Aubrac nous a quittés le 10 avril 2012 à l’âge de 98 ans.
Le résistant, ami de Jean Moulin, aura connu la cruauté d’un Klaus Barbie mais aussi la foi prophétique d’un De Gaulle. Engagé dans l’armée des ombres avec sa femme Lucie il combattra l’aigle nazi jusqu’à la victoire puis perpétuera la mémoire de la résistance française en témoignant dans les écoles.
Il aura dû résister, également, aux accusations portées contre lui sur la base de déclarations émises par l’ancien SS sus-nommé selon lesquelles il aurait livré Jean Moulin à la Gestapo en indiquant le lieu de réunion en la maison de Calluire.
Une diffamation qui aura profondément blessé le couple Aubrac.
Mais le vieux ménage trouvera son œuvre de gloire avec l’adaptation sur grand écran de leur odyssée des années noires.
Le film « Lucie Aubrac » (1997) mettant en scène Carole Bouquet (Lucie) et Daniel Auteuil (Raymond) évoquera la rocambolesque évasion de Raymond Aubrac par l’instigation de sa femme, au nez et à la barbe de l’infâme boucher de Lyon.
Ben Bella est mort le lendemain à Alger. Ahmed Ben Bella est également une figure de la résistance, à sa façon, mais de l’autre côté de la Méditerranée. Lui aussi a combattu le nazisme en s’engageant dans l’armée française et a mouillé la chemise lors de la fameuse bataille du Monte Cassino (revoir le film « Indigènes »).
Mais surtout, il aura combattu « l’ennemi français », celui là même qu’il avait servi ! Car, Ben Bella est algérien et, marqué par les massacres de Sétif (mai 1945) il n’aura de cesse que l’ «occupant français » ne quitte son pays en prônant la décolonisation et la course vers l’indépendance. Responsable de l'organisation secrète qui préparait la lutte armée il sera arrêté par les Français en 1950. Mais il s’évadera (quel parallèle avec Raymond Aubrac) !
Après les accords d’ Evian (18 mars 1962 ; nous en fêtons le 50ème anniversaire !) Ben Bella prendra vite le pouvoir et inscrira son nom dans l’histoire de l’Algérie Indépendante en tant que premier président de la République.
Il sera, ironie du sort, détrôné militairement par son dauphin, un certain Boumediene en 1965…
Mais cet ami de Nasser finira sa vie comme « alter mondialiste » et très proche des utopistes révolutionnaires qui souhaitent la fin du capitalisme mondial.
L’ Algérie va se draper dans un deuil national. La France va pleurer le grand résistant et chaque parti cherchera à la récupérer…
Deux nonagénaires qui s’éteignent en laissant dans l’histoire une trace qu’on souhaite indélébile parce que le passé doit nourrir le présent…
Un jour entre deux agonies
La mer sépare les endeuillés
Entre mémoires, contre l’oubli
Baigne la Méditerranée.
Les flots n’emportent pas la flamme
Des hauts faits de la résistance
L’histoire s’écrit dans chaque drame
En tout héros magnificence.
Pugnacité dans le combat
L’envahisseur en point de mire
Qu’il soit sinistre svastika
Ou colon fou de son empire.
Chasser l’intruse humiliation
Par son amour pour la Patrie
S’éloigner des compromissions
Qui font le lit des ennemis.
Sous le soleil des convictions
Désatomiser l’occupant
L’enfant des colonisations
Ou l’aigle nazi malfaisant.
Trouver la foi dans ses racines
Le regard bleu des lendemains
Qui justifie qu’on assassine
L’ombre salissant nos desseins.
Voies sanguinaires de Sétif
Ou dramaturgie de Calluire
Un même élan impératif
D’éradiquer qui veut détruire.
Juste combat, libération
Aspiration vers l’humanisme
Chaque blessure à la nation
Nourrit le cœur de l’héroïsme
Sous le soleil de l’Algérie
Ou dans le crachin lyonnais
La liberté en égérie
D’un combat pour l’humanité.
Les chemins d’émancipation
Guident souvent le feu des armes
Les morts subliment les passions
D’une vengeance au goût d’alarme.
Résistant ou bien terroriste ?
Tout dans le prisme se signale…
En chaque camp l’idéaliste
Aveuglément combat son mal.
Ahmed ébloui par Nasser
Raymond par Jean Moulin séduit
Et la fierté s’éprend d’Alger
Et tombe le drapeau nazi…
L’histoire érige ses héros
Qu’une mémoire immortalise
Pour un pinacle d’idéaux
Tout un panthéon s’humanise
Les jeunes apprendront l’odyssée
De leur combat si prophétique
La juste cause peut sculpter
Son noble corps pédagogique.
Quelques heures entre ces deux fins
La mer sépare les endeuillés
Sur ce passé en lendemains
Baigne la Méditerranée...
mercredi 11 avril 2012
mardi 10 avril 2012
BACHAR SE MOQUE DE KOFI QUI FAIT COUPS FINS...
Comme si on pouvait imaginer, le temps d’un répit, le temps d’une trêve aussi fugace fût –elle, que le maître de Damas allait cesser la tuerie pour faire plaisir au plan de Kofi Annan, l’envoyé de l’ONU. Le cessez-le-feu syrien pourtant prévu dans le cadre de ce plan Annan a du plomb de kalachnikov dans l'aile.
L’ancien secrétaire des Nations Unies, le brave Kofi, pensait que Bachar allait retirer ses troupes de villes martyres avant ce mardi matin. Il en avait esquissé la promesse. Mais peut-on prendre comme parole d’évangile les propos d’un homme qui a près de 10.000 morts sur la conscience ?
Koffi Annan annone :
- Je..je demande à nouveau au gouvernement et aux autres parties syriennes de cesser la violence en accord avec le pan de plaies, heu, le plan de paix et je pense qu'il ne doit pas y avoir de prêts cons disons, heu de pré-conditions pour cesser la violence !
Bachar, lui, joue avec les nerfs des diplomates pusillanimes des Nations-Unies. Il retire certains chars par ici pour mieux en redéployer par là ! Il est, en ce jeu de dames, as !
L'ONU, dans un grand élan de crédulité, avait annoncé le 2 avril que Damas avait accepté le plan en six points de M. Annan :
· Dialoguer grâce à un processus de politique ouvert (qu’en termes diablement diplomatiques ces choses-là sont dites !) dirigé par les Syriens pour répondre aux préoccupations du peuple.
· Fin des combats entre rebelles syriens et l’armée
· Assurer l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones atteintes par la violence et mise en place d’une trêve quotidienne de deux heures.
· Mettre fin aux détentions arbitraires
· Assurer la libre circulation des journalistes dans le pays
· Respecter la liberté d’association et le droit de manifester pacifiquement.
- Je veux bien arrêter les combats, dira Bachar, mais que les rebelles cessent de tirer sur mes troupes ! Ça fait désordre !!
Ou encore :
- Je vais libérer quelques prisonniers mais pas tous ! Certains sont très dangereux pour mon régime baas-calorie et je dois encore les cuisiner !!
L’Onu ne peut que mettre la pression et s’indigner avec des cris d’orfraie pour dénoncer le comportement de Damas :
- Il est évident que les Syriens n'appliquent pas les trois premières mesures du plan Annan, a expliqué mardi en fin d'après-midi, l'ambassadeur français à l'ONU.
Une petite lueur d’espoir dans l’attitude de la Russie dans celle de la Chine ? Les deux pays ne sont plus aussi fan de la danse à Bachar.
- Nous exigeons avec insistance de la part de nos collègues syriens qu'ils appliquent strictement les engagements du plan de Kofi Annan, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères après avoir rencontré son homologue syrien en pyjama Damas-kiné au cours d’une séance de massage à messages à demi-songes.
Pékin a exhorté lundi le régime de Damas et l'opposition syrienne à respecter leurs «engagements» en faveur d'un cessez-le-feu et d'un retrait militaire dans le cadre du plan. Pékin aspire à une solution à la crise, à une sorte de paix qui noie le conflit sans fermer les contrats d’armes.
Mais à peine croit-on à une embellie avec les anciens récalcitrants communistes que déjà un nouveau pays s’invite dans le concert. La Turquie, voisin du nord de la Syrie, se voit accuser par Damas de fournir des armes aux rebelles d'envoyer des militants !
Mais à peine croit-on à une embellie avec les anciens récalcitrants communistes que déjà un nouveau pays s’invite dans le concert. La Turquie, voisin du nord de la Syrie, se voit accuser par Damas de fournir des armes aux rebelles d'envoyer des militants !
Le ministre des affaires étrangères turc a interrompu sa visite en Chine (où il cherchait à liquider un stock de toilettes) et devait rentrer immédiatement en Turquie à cause de cette brusque montée de tension.
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