CHERCHEZ DANS CE BLOG

mercredi 6 mars 2013

CHAVEZ, C'ETAIT ALCAZAR...

Cliquer pour agrandir

Hugo Chavez, Président du Venezuela, vient de mourir, ce mardi 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans ! Pleure le peuple vénézuélien et tous les Mélenchon du Monde…

Chavez c’est Alcazar, le général Tintinesque, un héros mythique qui a marché sur les pas de son mentor Fidel Castro. Un personnage très contrasté qui pouvait, le même jour, déclencher rires et sympathie puis nous plomber l’ambiance en serrant les faluches de plus dictateurs que lui (Kadhafi, Ahmadinejad, Bachar Al-Assad…) le sourire aux lèvres en imaginant l’affreux rictus de l’Oncle Sam...

Et comme ce n’est pas seulement l’apanage des dictateurs d’accueillir leurs homologues on ne retiendra surtout que les bons côtés d’un autocrate militaire particulièrement ombrageux à l’égard des USA.

L’homme aura aidé son peuple à mieux se loger, à s’instruire et à croire en l’avenir. Il aura financé cette économie sociale par l’outil le plus marxiste qu’on puisse connaître : la nationalisation ! La manne pétrolière (première richesse du pays) est devenue propriété d’Etat. Il envoya les nantis paitre aux lierres...

Ce militaire (entré dans l’armée en 1975 en tant que sous-lieutenant) aura gravé sur son CV les étapes initiatrices d’un parcours standard de dictateur : tentative de putsch virant à l’échec (1992), emprisonnement, création d’un parti « Movimiento Quinta Républica), montée au pouvoir de la façon la plus démocratique (1998), rapprochement avec d’autres pouvoirs révolutionnaires de l’Amérique latine, cible d’un coup d’Etat dont il déjouera les manœuvres en 48 h chrono, accaparation du pouvoir médiatique (quelque  2000 discours à la TV), paranoïa et, en bouquet final, théorie d’un vaste complot ourlé par les USA qui lui auraient inoculé le cancer (hé oui, le cancer est un virus !).

Un vrai héros de BD qui, n’en doutons pas, fera l’objet de biopics, de produits dérivés (tee-shirt, nounours, figurines…). Et vogue le commerce !

Mais un homme qui laisse un pays dans l’inconnu et plongé dans une inflation galopante (+26,7 % en 2011 selon la Banque Centrale) qui alimente la corruption et la criminalité.

mardi 5 mars 2013

GRILLO ET BERLUSCONI : LE CLOU NAIT !

 
 
 
Le président italien Giorgio Napolitano a annulé une rencontre prévue mercredi avec le social-démocrate Peer Steinbrück, rival d'Angela Merkel pour la chancellerie allemande. Sa décision tient à un seul fait : Steinbrück s’est permis de dire que l’élection italienne avait été remportée par des "clowns".

Les deux clowns en question sont Beppe Grillo (clap, clap, clap, vive le clown) et Silvio Berlusconi (bravissimo, vive le clown !). Les élections italiennes du 24 et 25 février ont, en effet, permis à l’ex comique Beppe Grillo (mouvement 5 étoiles) de remporter 108 sièges à la Chambre des députés et 54 au Sénat. Quant au Cavaliere, qui n’a de clown que ce qu’un Benoît XVI démissionnaire possède de dramaturgie vocale, il s’est effectivement relancé en politique en glanant 97 sièges à la Chambre et 98 au Sénat !

On peut comprendre que l’Allemand soit insatisfait de la déculottée d’un Mario Monti qui avait promis « réduire le coût du travail pour les nouvelles embauches, développer l'apprentissage, créer un nouveau contrat à durée indéterminée » afin de satisfaire les diktats germaniques pour une bonne conduite économique européenne et une défense de l’euro ! Pour autant, doit-on s’exprimer ainsi en se moquant d’élus étrangers que leur suffrage universel national a lancés ou relancés politiquement ?

Sentant qu’il avait commis une boulette (pur bœuf et sans cheval ?) Steinbrück a précisé ses dires. Il a ainsi clarifié que l'un, Bepe Grillo, était "un véritable clown qui n'avait rien contre le fait qu'on le désigne comme tel" tandis que l'autre, Silvio Berlusconi, était "un clown avec une touche particulière de testostérone". Subtile allusion aux scandales sexuels en tous genres qui collent à la réputation de Berlusconi à faire pâmer de jalousie un DSK à la sortie de l’hôtel Carlton.

Derrière cette petite phrase à polémiques se cache finalement l’embarras d’une Europe qui ne reconnaît plus ses enfants. Sa progéniture la rejette ! Les xénophobes de tous poils s’enhardissent ! Le populisme nourri au petit lait nationaliste gagne du terrain, en Grèce, en Espagne, au Portugal et désormais en Italie où les urnes ont parlé ! Si au moins cette flambée populiste pouvait servir de détonateur à une prise de conscience qui permettrait à l’Europe de sortir des dogmes de l’austérité ? Qui lui donnerait l’occasion de s’extirper de cette anesthésie rigoriste ? De revenir aux fondamentaux, ce pour quoi elle s’est créée : partage des peuples, échanges culturels, recherche d’une identité européenne !

Le cas italien n’aurait alors rien de clownesque !

Allez, en piste !!

Beppe Grillo rayonne au sein des cinq étoiles
Qui ont porté l’éclat populiste au zénith
Dans la constellation des nébuleuses élites
Il rayonne en l’hiver d’un euro sous son voile.
 
Monti piteux serpent de son austère venin
Paraphe l’épitaphe d’un fragile sillon
Sur les champs Phlégréens ourdis d’ébullition
D’une vox populi phobique du demain.
 
Semeur d’austérité le vaillant technocrate
Récolte la moisson à la sève rebelle.
Réfractaires épines, ronces en ribambelle
Egratignent ses bras de studieux démocrate.
 
Silvio Berlusconi a remis les crampons
Pour fouler le terrain des parfaits démagogues
Marquer au caleçon ce Grillot pédagogue
En euroscepticisme et flux d’immigrations.
 
Et l’Europe effarée voit jaillir de sa purge
De ce ventre ténu aux carences pérennes
La colère populaire en vagues souveraines
Qui écument les urnes d’un accent dramaturge.
 
L’ire engendrée combat contre sa génitrice
Taxée de complaisance à l’endroit des marchés
A crucifier son âme au tréteau des budgets
Jusqu’au grand reniement de ses fées fondatrices.
 
A ne plus tapisser de rêveries les murs
Toujours plus fissurés en sa chambre fébrile
Dame Europe a nourri de desseins indociles
Nombre de ses enfants orphelins d’aventures.
 
Des appels aux secours en feux nationalistes
Contre l’anesthésie de la mère nourricière
Une progéniture insoumise aux sorcières
Agitées en chiffons par tant d’économistes.
 
Un klaxon italien parmi tant de sirènes
Pour tirer du sommeil une femme endormie
Dans son dogme douillet de l’austère embellie
Et peut-être éviter les tranchées citoyennes.


dimanche 3 mars 2013

CHEVEAU BOSNIAQUE

Cliquer sur l'image ; comme d'hab..

BACH A NIECE ?

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

 
 
Quand elle ne traîne pas devant ou derrière la caméra Agnès Jaoui use de son plus bel organe pour cantare !
Au début elle chantait du "Fa-do,fa-do" une tambouille portugaise à deux notes mais elle s'est vite aperçu qu'il avait plus sophistiqué en terme musical.
Elle a donc chanté le tango très large en teints mélodiques. Mais comme cela ne suffisait à son contentement elle s'est lancée dans les oeuvres du grand Bach, avec crise-passion (quel orgue âne ! Ce son sein mâte yeux).
Pendant ce temps son ami Bacri en bas crie : - Agnès, moins fort, les voisins t'entendent ! Et puis arrête de réitérer cent fois la même phrase musicale : on connaît la chanson !
Agnès persévère ! Elle veut atteindre la perfection vocale pour avoir le droit de passer chez Drucker, chez Alexandre Sublet ou encore chez Daniela Lumbroso !
Enfermé dans sa cuisine (et dépendances) Bacri se cuisine seul une pizza surgelée qu'il espère sans surprise !!
Il entend à peine la sonnerie du four lui déclarant que le mêt est chaud à point.
En effet, de là-haut la voix de sa compagne vient, haut perchée, de  décrocher une note stridente de la Reine de la Nuit !
Grincheux, Bacri entame son plat bien peu garni de fromages !
Et pourtant Mozart est là !!
 


jeudi 28 février 2013

BENOIT XVI : LES ADIEUX AUX CHARMES (DU VATICAN)

N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir, mes frères !!

HESSEL ET NOTRE INDIGNATION


Stéphane Hessel vient de nous quitter à l’âge de 93 ans ! Les hommages se multiplient et je ne serai pas en reste. L’homme aura marqué son époque par son extraordinaire force de caractère. Il est l’auteur de petit livre « Indignez-vous ! », pas vraiment un chef d’œuvre mais qui, du haut de ses 30  pages, aura impulsé à la jeunesse le goût de ne plus se laisser manœuvrer par les politiques trop souvent liés aux dogmes libéraux.

 
Partout en Europe (surtout en Espagne) le mouvement des indignés s’est levé comme un seul homme pour montrer que la vie sur Terre ne se limitait pas à l’accumulation des richesses, à l’exploitation des pays sous-développés ou à la marchandisation de l’être humain !

Bien sûr les consciences n’étaient pas anesthésiées mais elles ont bénéficié d’un sérieux coup de booster avec l’édition de ce petit ouvrage écrit par cet ancien résistant, victime de la torture nazie, échappé de Dachau et qui, toute sa vie, s’est battu pour les droits de l’homme.

Hessel  nous quitte en laissons ce message : Indignez-vous !

Puissions-nous prolonger  cette invitation en passant le stade de la simple indignation afin de proposer, partout sur la planète, des modes de gouvernance mondiale qui puissent remettre l’Homme au cœur de l’espérance, dans le respect d’autrui et celui de la nature.
 
 
Un si petit livret pour tant de synergie
Dans le sillage ardent des verves populaires
Quelques pages épluchées dans le crépusculaire
Ont  ouvert une brèche où s’engouffre l’envie.
 
Un si petit livret pour tant de manifestes
La conscience en envol  vers l’éclat  du  demain
Un vieil homme sourit à ces ailes d’humains
Riant d’apesanteur dans la grâce du  geste.
 
Un si petit livret pour tant d’ébullition
Dans le geyser urbain qui bouillonne d’espoir
Nourri  de sources claires en d’innovants couloirs
Hermétiques aux flux de marchandisation.
 
Un frisson  littéraire, une graine d’écrit
Que le vent révolté au-delà des frontières
A porté sans efforts de sa flamme altière
Au plein cœur de l’audace en élans insoumis.
 
Un vertige éthéré, une sourde émotion
Puis le bourdonnement d’une ruche féconde
A engluer de miel tous les fléaux du monde
A butiner la fleur de la révolution.
 
Un si petit livret pour tant d’indignation
Frêle détonateur d’une bombe frondeuse
Résistance dardée de vindictes fiévreuses
Contre l’immense boue de la spéculation.

Un si petit livret enfonçant ses racines
Dans la mémoire de sang de l’ancien torturé
L’échappé de l’enfer, tout encore étonné
D’avoir vécu si loin dans les eaux assassines.
 
Un si petit livret en trésor d’héritage
D’une force habitée par le goût d’équité
Par l’espoir souverain en notre  humanité
D’éradiquer un jour l’endémie des outrages.
 
Un frisson  littéraire, une brise d’écrit
Juste un parfum discret au jardin des consciences
Il n’en fallait pas plus pour combler l’existence
D’un présent séquestré, sous le joug des profits.
 
Un vertige nouveau,  de grands yeux décillés
Tournés vers l’horizon d’un Monde à définir
Le fantôme d’Hessel  et l’envie de grandir
En marchant dans ses pas empreints de liberté.

mercredi 27 février 2013

HOMMAGE A STEPHANE HESSEL

L'ancien résistant et déporté, Stéphane Hessel, est décédé ce mardi à l'âge de 95 ans. Ambassadeur de France, il avait mené une grande carrière de diplomate. Il s'était fait connaître du grand public avec son ouvrage “Indignez-vous”.

J'aurai l'occasion de lui rendre hommage dans les heures qui viennent.

En attendant il aurait (peut-être) souri à ce petit montage photographique !

Ou alors s'en serait-il indigné !!

EN BOVÉ : CHEVAUX OU EMBAUCHER BOEUFS, VEAUX ?


Le professeur Hitérole, en mon nom, s'est attelé à connaître les états d'âme de José Bové à la suite des affaires qui touchent la filière agroalimentaire.

Prof Hitérole : Bonjour père Bové du bovin sans bévue, comment va avec tous ces scandales en ribambelle ?

José Bové : Salut Prof, ça va pas bien ! Je me méfie de tout ! C’est incroyable de voir autant de produits alimentaires frauduleux ! Du cheval dans des lasagnes prétendus au bœuf ! Et maintenant dans des raviolis ! Aux USA, on apprend qu’on ment du verrou, heu, on vend du mérou à la place d’une perche du Nil, du tilapia à la place du Rouget ! Du colin à la place du cabillaud ! Des raies mineures à la place des soles majeures ! Des changements de thon !!

Prof Hitérole : Oui, il faut mettre un bémol à cette activité agroalimentaire qui devient aire de non droit !

José Bové : C’est sûr mon neveu ! C’est du mauvais qu’on sert ! Je ne suis pas loin de penser qu’on baigne dans de la magouille très mafieuse. On achète des chairs pas chères pas forcément kacher ! Voyez la Roumanie qu’abus caressent en ces jours (Qu’a Bucarest en séjour ?) : le cours de la viande de cheval s’y est écroulé à la suite de l'interdiction récente de la circulation des charrettes. En France les charrettes ont une répercussion sur la courbe du chômage. En Roumanie elles influent sur le cours de la viande chevaline ! Les bourrins devenant inutiles voient leur cote dévaluer de 50 pur- sang ! Les prix de la viande de cheval se sont effondrés  et que cela a dû permettre de faire un bon coup financier sur le dos des consommateurs ! Non ?

Prof Hitérole : Si vous le dites ! Mais alors que peut-on faire (de cheval) ?

José Bové : Devenir végétarien !! C’est la meilleure des solutions ! Non je plaisante ! En fait il faut une  enquête européenne de l'Olaf, le service anti-fraude de l'Union européenne, sur cette affaire ! Il faut revoir toute la chaîne du producteur au consommateur et dépister les fraudeurs ! Consommateurs j’en appelle aussi à vous : indignez-vous ! Comme le disait ce brave Hessel qui vient de disparaître ! Sinon un jour, on vendra du cheval OGN sur Amazone !

Prof Hitérole : Ce serait trot ! Evitons de telles extrémités ! Bon, tu m’excuseras José mais je repars au grand galop car on m’attend !

José Bové : Ah, tu es venu à cheval ? Il s’appelle comment ?

Prof Hitérole : Fan ! Car il est fan de moi !

José Bové : C’est original ! Mais dis-moi, tu le montes sans selle ?

Prof Hitérole : Oui, car il y ressent comme un poids superflu, c’est hipposomatique ! Il s’indigne alors :  lesté Fan hait selle !

mardi 26 février 2013

GOODYEAR est un peu noeud pour TITAN


Comme Goodyear d’Amiens frisait la liquidation caoutchouteuse, Sieur Arnaud Montebourg,  prévôt du grand redressement productif, avait demandé à une entreprise nommée TITAN d’entamer des discussions pour une reprise du canard boiteux.

Il semblerait que le PDG de Titan, Maurice M Taylor n’ait pas trop apprécié la visite de l’industrie en détresse puisqu’il a écrit à Montebourg qu’il estimait que les Français ne travaillaient que trois heures par jour et qu’il n’était pas « assez stupide » pour reprendre Goodyear d’Amiens.

Réponse du berger à la bergère tayloriste : « Vos propos aussi  extrémistes qu’insultants témoignent d’une ignorance parfaite de ce qu’est notre pays », écrit le ministre dans une lettre au méprisant américain dont l’agence France Presse (AFP) a obtenu une copie

Et de rajouter : « Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller […] avec un zèle redoublé vos pneus d’importation »

 En concluant : « Puis-je vous rappeler que Titan, l’entreprise que vous dirigez est 20 fois plus petite que Michelin, notre leader technologique français à rayonnement international, et 35 fois moins rentable » !

Une petite guéguerre entre un ultra libéraliste yankee et francophobe de surcroît et un Ministre qui ne peut exister que par ses créations épistolaires et autres bravades pour justifier un poste d’impuissance face à la désindustrialisation pérenne du pays.

What a pity !!


On imaginait fort que Taylor c’était l’or
Qui allait renflouer la Goodyear déplumée
Vite on réalisa que Taylor c’était l’or-
Durière antipathie pour nos chers ouvriers !

 
Chers, c’est vraiment le mot ! Dit le roi de Titan
Il fait fort du dollar le beau poil dans la main
Et de piquer dard-dard comme un vil petit taon
Sur le derme émacié de la bête en chagrin !

 
Montebourg dégoûté crie de vaines menaces
A l’endroit du Grizzly arrogant de fierté
C’est de la poudre aux yeux qui dans son âme nasse
S’échappe en flocons blancs de toute autorité !

 
Montebourg et Taylor montent lourds, étaient bords
De leurs arguties folles en prouesses lyriques
Chacun de son côté veut jouer les Musclor
Pathétiques conflits sur fond de pneumatiques.

 
Pneumatiques à dépêches en pâture publique !

dimanche 24 février 2013

CE SI LONG SALON SAOULANT...

Cliquer sur l'imagerie pour agrandir
 

Comme son prédécesseur François Hollande a cru bon s’inviter au Salon de l’Agriculture. Mais contrairement au petit nerveux carlabruniste il n’a pas parcouru les stands à la hussarde. Il a pris son temps à l’image de Jacquot, un autre corrézien, spécialiste du caressage de culs de vaches en tous genres.

Flamby s’est bien gardé de lancer un « casse-toi pov’con » à un pauvre quidam ainsi que l’avait fait jadis le petit énervé susnommé (suce nos mets et prends ton temps) mais n’a pu éviter la petite phrase qui fait buzz en répondant à une petite fille qui se plaignait de n’avoir jamais vu Sarkozy. En effet, il lui répondit  : « bah, tu ne le verras plus ! »

Il paraît que l’UMP rumine encore cette réplique ! En vérité, s’étant trompé de lunettes, Hollande croyait s’adresser à une vache laitière et non à une fillette ! Quand il haussa la bonne monture (pas de cheval svp) il se rendit compte de sa bévue. Mais trop tard ! Enfin, paissons !

Après un petit déjeuner avec des éleveurs, des représentants syndicaux ou les présidents des grandes filières bovines ou céréalières le président a fait quelques déclarations champêtres. Flamby Hollande a ainsi indiqué qu'il exigerait "un étiquetage obligatoire" sur les viandes insérées dans les plats cuisinés, évoquant les "fraudes" constatées ces derniers jours :

- D'ici là, je soutiendrai avec le ministre de l'Agriculture et les ministres concernés toutes les initiatives qui seront prises pour des démarches volontaires d'étiquetage, a-t-il enchaîné lors d'une courte allocution face à un micro Shure (sans ajouts de pièces taïwanaises).

- Il s'agit de faire en sorte que le consommateur puisse être informé de la provenance des produits qu'il consomme et notamment des viandes, a-t-il ajouté. Mais dans cette attente, parce que ça prend le temps de convaincre nos partenaires européens de cet étiquetage obligatoire, les distributeurs et les producteurs se sont entendus en France pour aller vers cet étiquetage, vers cette traçabilité !

En effet, Carrefour, Intermarché et Findus (CIF : pour un étiquetage récurrent) se sont engagés dans cette voie ! Ils ont juré, mordicus, n’utiliser que de la viande française dans les plats préparés de leurs marques respectives et vendues en France. Bon, dira le consommateur ombrageux, ça n’empêchera pas qu’on mélange du cheval franc comtois avec du bœuf charolais !

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a promis de plaider cette cause à Bruxelles, où il se rendra lundi afin de persuader la Commission européenne de l’utilité d’un bon étiquetage à l’image de celui déjà en vigueur pour la viande bovine (depuis la crise de la vache folle).

François Hollande a également promis samedi un soutien "exceptionnel" aux producteurs laitiers "qui sont dans une situation très délicate pour payer les traites", évoquant "une politique nationale d’élévation aux soutiens heu de soutien aux éleveurs".

Le marathon de Hollande s'est terminé vers 17 heures, soit 10 heures sur place.

Copé, le roi du Brie de Meaux a gloussé comme un dindon devant un tel marathon ! Il a ironisé en disant que 10 heures au salon n’effacent pas la réduction de 10% du budget de l’agriculture entre 2012 et 2013 et la baisse de près de 12% du montant de la Politique Agricole Commune (PAC).

Qui ne souhaite pas voir la PAC aux paies ? Pas Copé !

SEPT JOURS EN SICILE

Cliquer pour agrandir

Sept jours en Sicile mais non à Palerme ! La grosse ville bruyante nous fut déconseillée. Sept jours en Sicile pour décompresser et visiter l'Ouest de cette île au passé riche d'histoire. Il nous en revient des souvenirs de sites magnifiques, de petites ruelles où pend le linge humide, d'églises exceptionnelles et des ruines émouvantes. Et puis l'accueil des insulaires ! Une énergie ouverte à l'hospitalité et un certain art de vivre ! Tandis qu'à l'Est grondait l'Etna et que sur quelques murs de grandes villes s'étalaient les listes électorales pour les législatives du week-end, nous découvrîmes la beauté spontanée de l'île et celle de ses habitants. 

C’est la morte saison qui surprend San Vito
Sous le ciel tourmenté que boudent les touristes
A l’heure où s’agglutinent les glisseurs hivernaux
En fiévreuses guirlandes le long de blanches pistes.

Le soleil sicilien gorgé de retenue
Aux éclats  d’orangers n’a pas tant fait défaut
Les agrumes se pâment  de leur ventre charnu
Imités à l’envi par les citrons joviaux.

Sélinonte apparaît en  ses nobles  vestiges
Héritage émouvant d’un passé mégarien
Mais qu’Athènes et Carthage au fil de leur prestige
Auront redessiné en sanglants tacticiens.

Agrigente moderne niche derrière ses tours
De fragiles venelles aux murets décrépits
Les temples en sa vallée y voient un contrejour
Qu’enjolivent en ces heures les amandiers fleuris.

Céfalu vit l’hiver au pied du promontoire
Languissant, sous le gris, des accents touristiques
Le cœur halieutique d’une barque sans gloire
Bat au rythme endormi d'une eau fantomatique.


Tandis que plus à l’est se réveillait l’Etna
Le temps s’est égrené en l’ouest indolent
Des via carrelées au sable sous nos pas
De chapiteaux doriques en vestiges normands.


Et l’accent mélodieux de ces voix chaleureuses
Chante encore en nos cœurs la douceur insulaire
Comme un éclat d’été dans les vignes joyeuses
Embellissant l’hiver de vies hospitalières.

vendredi 15 février 2013

INDOLENT EN INDE HOLLANDE ?

Cliquer sur l'image pour agrandir !

Sur les pas de son prédécesseur François Hollande s’est rendu en Inde ce jeudi et va, comme l’ancien petit nerveux de l’Elysée, chercher à fourguer des avions Rafales en surfant sur les exploits des oiseaux de guerre dans le contexte malien.

Comme son prédécesseur Flamby se doit d’être accompagné par un aréopage à l’aéroport ! On retrouve classiquement une galerie de hauts chefs d’entreprise près à suivre le fougueux socialiste à la tête d’énarque quand bien même ils fréquentent le Medef ! Certains seraient même prêts à prendre la carte du parti de la rose et à s’amputer d’une partie de leur salaire dérisoire rien que pour améliorer la trésorerie de leur entreprise (n’est ce pas Carlos Ghosn ?)

Donc, comme son prédécesseur, Flamby a été attiré par les charmes du pays de Gandhi et s’est fait accompagner par son épouse, heu, sa femme, enfin heu…sa compagne. Disons que Valérie Trierweiler est reçue en Inde en tant qu’hôtesse officielle (official hostess) pour ne pas écorner le tatillon protocole indien qui veut qu’on soit marié ! Oui, vive le mariage pour tous ! Surtout au pays du Kamasoutra !

Après une courte nuit à New Delhi et un repas à base de bœuf tikka masala (non Spanghero et garanti « hors canasson ») le chef de l’Etat et son hôtesse officielle ont été accueillis dans la matinée avec tout le tralala d’un protocole enturbanné à base de Kurta ou de Sherwani !  Au son de 21 coups de canon, Flamby  a été escorté par une garde à cheval dont il put apprécier la grâce équestre ! Une image de barquette surgelée lui traversa l’esprit tel un éclair de rafale mais cela ne dura pas ! Heureusement il y a l’Indus !  Ah, quel dépaysement ! Que de rites exotiques ! Quelle magnificence !

L’escorte chevaline le déposa  jusqu'au monumental palais présidentiel, ancienne résidence du vice-roi des Indes. Là il fut  reçu sous un dais rouge avant de rencontrer son homologue indien Pranab Mukherjee et le Premier ministre Manmohan Singh.

Alors, ressortant des bribes d’anglais, Flamby a exprimé son "grand honneur pour lui et la France" en disant « vouloir porter les relations bilatérales à leur meilleur niveau ».

Puis notre Président a déclaré les jeux ouverts : toute une série d’épreuves olympiques franco-indiennes de dépliage de langues, de gesticulations communicatives, de séductions subtiles ! En guise de cérémonie des médailles un recueillement eu lieu au mémorial du Mahatma Gandhi.

- C’est à cet endroit que s’est déroulée la crémation du père de l'indépendance de notre pays, lui lança Singh !

- Impressionnant, répondit Flamby, je peux..heu..lancer des roses ! Elles viennent de Solferino !

- Le boulevard des éléphants je présume…Dans ce cas, oui, fête.., heu faites ! Je ne demande qu’à ivoire !

Et Flamby lança une poignée de pétales de roses. Au loin on entendit barrir un pachyderme !

Après une brève rencontre avec le Fabius local, un certain Salman Khurshid, le chef de l'État s'est rendu au lycée français où il a fait le vœu d'"élever le niveau de nos échanges (bilatéraux) pas seulement économiques, mais également culturels, universitaires, scientifiques".

- Nous allons ouvrir des écoles de langues indiennes, s’enflamme Flamby, une école de Tamoul à Barfleur, de Népalais à Belleville, de Bengali à Serain, de Sentali (Sens) !

Il devait se rendre vendredi à Bombay, la capitale financière, avant de regagner Paris.

- A Bombay la bombe est au menu des discussions, lance Flamby, la bombe des rafales ! Mais pas que la bombe, les rafales ! J’espère qu’on va enfin vendre ces avions qui ont fait leur preuve face aux pick up maliens ! Je serai ainsi le premier Président français à vendre ses anges, hein, dames aux deux sorts, heu..ses engins Dassault de mort ! Et puis si je peux vendre deux réacteurs nucléaires EPR sans trop dévoiler des délais de retard sûr que ça fera plaisir à Areva !! Mais bon, je viens ici non comme VRP mais comme ambassadeur d’une France au redressement positif !! Il ne faut pas tout mélanger !

Lors de ses entretiens, François Hollande devrait aussi insister sur le "souci constant de la France" de voir l'Inde jouer un rôle vrai rôle de composition  sur la scène internationale. La scène ce n’est pas que le cinéma, les strass de Bollywood et les quelque 1200 films produits chaque année au pays de Mowgli ! Non, amis Indiens, il existe un grand théâtre international où joue déjà la Chine !! Réveillez-vous !!
 
Dernière nouvelle : La France vient de vendre 126 rafales à l'Inde pour la modique somme de 12 milliards de dollars ! Le titre de Dassault s'est envolé (+22 %) dans un ciel de mirages et  Serge Dassault ne devrait pas diminuer son salaire comme ce pauvre Ghosn !
Dassault renaît, Renaut : décès !