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samedi 19 octobre 2013

TAXE SUR LES FOUS DE BEAUX LEURRES



Droit au but ! Les députés ont voté, vendredi 18 octobre, la jolie taxe de 75% intronisée, un soir de télé sous le charme de Laurence Ferrari, par Flamby le fantasque !
Et oui, la fameuse taxe de 75 % (*) qui fait hurler de rage les clubs de football, en tout cas ceux qui paient des salaires indécents à leurs paires de mollets mobiles et véloces !
C'est fait ! Les très hautes rémunérations seront dans le collimateur de Bercy ! Les gros clubs de foot professionnel se sentent sur la touche et brandissent le carton rouge :
- Nous sommes contre, lancent-ils, et les joueurs sont prêts à se mettre en grève !
Cette "contribution exceptionnelle de solidarité", payée aussi et surtout par les entreprises, touche les rémunérations supérieures à un million d'euros (par an, ouf !) et s'appliquera uniquement durant deux ans, sur celles de 2013 et 2014. Ce n’est donc qu’un mauvais moment à passer ! Et puis, il suffirait que certains joueurs acceptassent, sur cette période, d’être rémunérés à moins d’un million d’euro. Il suffirait qu’ils ne touchassent que 999.999 € annuels pour échapper à la sanction fiscale !! Je suis sûr qu’en croisant deux ou trois SDF dans la rue ou tout simplement en lisant, une fois dans leur vie, les articles évoquant le refus de la misère, ils seraient prêts à de tels sacrifices !
D'après le gouvernement (et sa tête pensante moscovicienne), cette taxe concernerait environ 470 entreprises et 1.000 dirigeants ou salariés. Elle devrait rapporter 210 millions d'euros par an. Selon la Ligue de football professionnel, elle touchera 13 clubs de Ligue 1 pour un montant d'environ 44 millions d'euros. Si je calcule bien c’est environ 21% de la recette fiscale qui serait à imputer sur le compte du football alors que ce dernier ne représenterait que 2,76 % des entreprises visées ! Pour autant à vouloir verser des larmes de crocodile la Ligue a tort !
-      Oui, elle a tort, car tout le monde doit jouer collectif, lance Cazeneuve le remplaçant de luxe de Cahuzac, l’expulsé de la pelouse gouvernementale ! Oui, elle a tort car cette taxe n’est pas une taxe sur la réussite mais nous sommes dans une période de redressement de comptes ! Pour éviter que notre corps social de se délite, pour éviter que le corps n’erre ! Par ailleurs, cette taxe n’est qu’un coût franc épisodique ! Oui, seulement deux ans !
Certains ironisent déjà sur la faible productivité de cette future taxe :
-      Seuls les clubs de football paieront puisque les professions libérales (où évoluent pourtant des libéros, heu, des libéraux), les grands avocats (1m80 et plus), les grands artistes (même Aznavour, 1m64) ne paieront pas, lance Marc Le Fur (UMP).
Un dirigeant de club sponsorisé par un grand pays pétrolier lance :
-      Hollande on va tacler ta clé ! Ta clé fiscale on va la mettre hors-jeu ! Elle va aller tout droit dans une surface de réparation pour être amendée ! Et cela  parce que les joueurs vont faire la grève ! Pas de matches en Ligue 1 ! Faudrait-il, parce qu’il sait dribbler qu’un joueur cède riz, blé ?? Non ! Il faut surpayer nos joueurs pour qu’ils soient paramétrés à la gagne ! Vous voulez quoi ? Une ligue 1 composé d’amateurs, de bras cassés ??
Bah, oui, pourquoi pas une Ligue 1 composé d’amateurs, m’ont dit les tantes (j’en ai plusieurs) fanatiques de football de banlieue ! Sans aller jusque-là on pourrait envisager une compétition de 20 clubs dont les budgets seraient plafonnés pour éviter les dérapages salariaux !
Les esprits chagrins évoqueraient alors le risque d’une fuite des super-pieds à crampons dans les pays voisins (Angleterre, Espagne, Allemagne…)
On leur rétorquerait que c’est déjà ce qui se produit et que l’Equipe de France est majoritairement composée de mercenaires (Ribéry vient d’Allemagne, Nasri d’Angleterre…).
Et on ajouterait que la sobriété budgétaire éviterait que les grands clubs ne soient dans le rouge déficitaire !
Car, in fine, c’est toujours le contribuable (territorial ou national) qui finit par payer les buts contre son camp !!

(*) Son taux est en fait de 50%, mais en y ajoutant les charges sociales, on se rapproche de l'engagement symbolique de 75% promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle. Une première version de la taxe avait été annulée par le Conseil constitutionnel fin 2012. 

vendredi 18 octobre 2013

VALLS ET CONTRE DANSE...


L’expulsion vers le Kosovo de la jeune Léoanarda, d’origine Rom,  n’en finit pas de bouleverser la Gauche française ! Certains socialistes réprouvent les méthodes droitières de Manuel  Valls : Léonarda a été interpellée alors qu’elle était en sortie scolaire !

D’autres membres de la rose fanée soutiennent le Ministre de l’Intérieur et invoque l’usage légitime de la force comme ultime recours quand les procédures classiques ont été utilisées. Ils allèguent  aussi que le père de la jeune fille aurait menti ! Il se serait fait passer pour Kosovar et aurait détruit ses papiers italiens pour mieux adopter la stature de réfugié politique ayant fui le Kosovo ! La jeune fille s’appellerait Léonarda di Capria (de Capri, mais, c’est fini !)

Mais les jeunes camarades de Léonarda n’en ont que faire ! Révoltés par cette affaire, mais aussi par celle d’un jeune Arménien du nom de Khatchik, ils descendent dans la rue pour réclamer un changement de politique migratoire !

Pendant ce temps Flamby se tait, tout occupé à tricoter ou détricoter des politiques fiscales ou des économies budgétaires ! Il est hanté par l’outil économique, les leviers de manœuvre qui régulent les flux de consommation et d’épargne ! Les problèmes sociétaux l’ennuient et il a nommé Valls pour s’en occuper !

Et Manuel Valls, soucieux de soigner son image d’homme solide et inflexible, joue les méchants loups pour rassurer une population crispée par les flux migratoires et qui serait prêt à se nicher dans les bras de Marine !

Il aurait, semble-t-il, l’approbation de la majorité des Français !

Oui, sauf que quelques jeunes manifestent leur désapprobation ! La police ne peut impunément intervenir dans l’espace scolaire qui doit être sanctuarisé.

François le Flamby avait promis plus d’humanité. Au printemps 2012, le socialiste mettait les points sur les i :

-       Evitons de mettre sur des routes des populations ultra-précaires et proposons des solutions alternatives  de logement, au nom d'un devoir d'intégration !

Mais un an plus tard Amnesty International doit bien constater que les populations ROM sont toujours victimes d’expulsion manu militari.

En même temps le « évitons » et les « solutions alternatives de logement » voguent dans une sémantique des plus floues et orientée vers une certaine latitude à la mollesse ou à l’improvisation !

Et puis bon, ce sentiment d’insécurité, il existe oui ou non ?

On ne peut à la fois martyriser les gens par de la pression fiscale et leur mettre les nerfs à vif en laissant perdurer de  menaçants flux migratoires ! Ce ne serait pas humain !

Il faudra juste préciser que les impôts nouveaux permettront le financement de nouvelles forces de l’ordre !

On ne fait jamais suffisamment dans la dém..heu, dans la péd..agogie !!


Bien plus Gambetta que Jaurès
Manu assume l’héritage
Du Tigre aux griffes sans mollesse
Et parfois s’échappe la rage.


Ne faudrait pas que la Marine
Monopolise les sujets
Des immigrés ! Pusillanime
Il ne le deviendra, jamais !


Quand on siège à Place Beauvau
On a le fer sous le costume
On ne maîtrise plus ses mots
Place à l’action sur le bitume !


Arrestation, contrôle, faciès
L’expulsion de Léonarda
Sans tralala, avec hardiesse
Puisque les Rom sont des parias


Pas vocation à s’intégrer
A respecter la République !
Mais elle était scolarisée
De là jaillit la polémique !


Les amis de la rose fanée
Se déchirent sur la pertinence
De ce surcroit de fermeté
Envenimé d’intransigeance


Elle était juste lycéenne
Dans ce Doubs tendre et bucolique
Seulement soucieuse des moyennes
En lettres et en mathématiques


Qu’importe si son géniteur
A menti sur ses origines
Pour s’installer sans trop de heurts
Au creux de nos douces collines.


Elle ne doit pas porter l’ombrage
Des tricheries de son pater
Les copains de son entourage
Déjà s’exhibent de colère


La génération juvénile
Nourrie de Rafle en salle sombre
Appréhende une pellicule
Qui prolongerait sa pénombre


Force du droit, droit de la force ?
Le combat penche vers l’oubli
De l’humanisme par flots d’entorses
Aux chants de la démocratie.


Le Hollandisme captivé
Par les manettes fiscalistes
Laisse un ministre s’adonner
Aux débats anthropologistes !


L’hégémonie économique
Dans les replis de son budget
Evince d’un cœur apathique
Les valeurs d’une société.


La loi est dure mais c’est la loi
Qu’elle soit de rigueur financière
Ou concentrée vers les sans-droits
Les sans papier, les sans frontières !


Ca sent la rigueur absolue
Au son des marches militaires
Europe aux martiales vertus
Orthodoxies apothicaires…


Mais la jeunesse en étendard
De l’indignation légitime
Comme un espoir dans le brouillard
Une lueur qui se ranime !

 

Gauche perdue écoute la
En hirondelle de la vue
La jouvencelle pasionaria
Qui de son cri nourrit la rue.

lundi 14 octobre 2013

LOPEZ PESE ET VA, ROI...



Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le candidat du Front national, Laurent Lopez, a remporté l'élection cantonale partielle de Brignoles avec 54 % des suffrages, devançant au second tour la candidate de l'UMP, Catherine Delzers.

Si l’élection cantonale se limitait à élire un cantonnier qui casserait des tas de cailloux pour mettre sur le passage des roues en en resterait là ! Mais il s’agit d’élire un conseiller général (on devrait dire départemental) tant que le mille-feuilles administratif conservera ses lettres de noblesse.

Donc, Mr Lopez participera à la gestion du département du Var ! Il devient, par voie de conséquence, grand électeur avec 730 bulletins de plus dans les urnes ! Il aura droit au chapitre pour choisir son sénateur !

Pour le département il siégera au conseil général et votera pour tel ou tel aide à l’enfance, pour la rénovation d’un collège, pour l’organisation des transports scolaires, pour l’insertion des personnes handicapées…

Oui, on n’a pas élu un cantonnier sur une quelconque route de Louviers ! D’ailleurs Louviers ne se situe pas dans le Var mais dans l’Eure ! J’ai bien écrit l’Eure et non pas leurre ! Mais il est vrai que l’homonymie est tenace et le FN s’est habilement manipulé les esprits perdus que la crise désoriente…

Oui, un membre du FN a été élu et le monde politique tremble ! On a connu cela dans le passé et à chaque fois on se renvoie la balle de la culpabilité ! Après avoir tenté le front républicain on retrouve les bonnes vieilles vestes d’ennemis qui s’en sont pris une (de veste). C’est du déjà vu et déjà entendu et l’épouvantail FN continue dans son sillage de solutions improbables tout en consolidant son statut de Parti fréquentable, progressivement débarrassé de ses oripeaux sectaires et nauséabonds comme si la mémoire collective perdait la boussole !!

Ca promet pour les futures municipales !!
 
En attendant Lopez s'appelle Laurent et se voit déjà comme un futur porteur d'or pour le FN (plus on a de voix plus on gagne !) mais attention l'or est lourd et peut faire couler :
 
L'or en lots pèse !!

dimanche 13 octobre 2013

POE PAYE LES ÉPINARDS MAIS PAS LE BEURRE



C'est bien de vouloir former des demandeurs d'emploi à un métier ! Encore faut-il ne pas exploiter le stagiaire en transformant une période de formation en période d'essai. Le petit poème auquel je vous confie prend ses racines dans un fait réel que vous retrouverez dans rue 89.

Je ne doute pas que la POE (Préparation opérationnelle à l'emploi) puisse porter ses fruits dans certaines entreprises qui jouent le jeu ! Mais chez Leclerc (et j'imagine dans d'autres supermarchés) on cherche à rentabiliser à outrance ! Après l'écrasement des marges des petits producteurs et maraîchers voici l'aplatissement des coûts de main d'oeuvre : Pôle Emploi rémunère et la grosse distribution joue les profiteurs.

Le témoignage d'un "pigeon" sur Rue 89 ! Si c'est vrai c'est déplorable !




La Préparation opérationnelle à l’emploi
C’est la Paix, ho, heu… ; prends-y bien garde si elle échoit
Pour te préparer dans les commandes à préparer
Chez Edouard Leclerc tu t’émousseras sans compter.

Formation tronquée en essai indéterminé
Pôle Emploi fort  généreux saura t’indemniser
Mais le supermarché sur son fond d’esclavagisme
Ne te devra rien en dépit du productivisme !

Pas de pot, comme un impôt tu subiras la POE
Pas le temps de souffler ou de te plonger dans POE
Laisse tomber Edgar, le soir venu,  tu vas ronfler
Comme jeté en pâture sur ton petit canapé !

Survivre à cette P.O.E en usant d’E.P.O ?
Pourquoi pas si tu connais le milieu du vélo !
Pour l’instant et dans l’urgence avertis tes amis
Super diplômés de ne pas travailler ici !

A moins de vouloir baisser le nombre des chômeurs
Qui voit l’intérêt de s’échiner au fil de leurres ?
Pas très clair Leclerc qui invite à se défoncer

Oui foncez ! Leclerc saura un jour vous remercier !

vendredi 11 octobre 2013

AVEC LE FN LES VIEUX ACTEURS NE MEURENT JAMAIS



Le premier court métrage de Louis Aliot ne dure que 15 minutes 8 secondes et 30 centièmes mais c’est déjà trop long. Le compagnon de vie de Marine Le Pen (qui produit le film) a voulu se lancer dans le cinéma mais à titre d’essai. Le court métrage était donc de circonstance compte tenu, également, du niveau squelettique du budget alloué (mais pas suffisamment à louer). Il n'y a que le titre qui soit un peu long mais Aliot a été, dans sa jeunesse, bercé par les "faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages" ou "comment réussir quand on est con et pleurnichard" du regretté Audiard.

Le synopsis n’a aucun intérêt et frise la vacuité insondable. Un rayé de Pôle Emploi ou, si vous voulez, une victime des techniques de dégonflement du nombre de chômeurs en France, se venge sur des bars d’eaux qui fleurissent dans sa commune dont le Maire s’érige en combattant de l’antialcoolisme. L’homme, souvent éméché (incarné par Jean Roucas qui n’expérimente aucune imitation durant ce navet à l’exception de celle de Claude Autant Lara, et encore, avec des vieux accents de Pétain), porte une perruque rousse du plus mauvais goût afin qu’on ne le reconnaisse pas. Il s’attaque méchamment à deux longs bars à eau tenus par une mégère peu recommandable (Brigitte Bardot, sûrement son dernier rôle) en dépit de l’affection qu’elle porte à une portée de 12 chats angora et d’une colonie de 10 chihuahuas achetés au Bon Coin avec remise de 15 % et franco de port.  

La tenancière ne peut endiguer les mauvais coups du malfrat postiché qui clame, haut et fort, que l’eau est l’ennemi des patriotes ! Dans le pays du vin il faut consommer du pinard, c’est obligatoire, ainsi le clame-t-il en usurpant,  de façon éhontée, une posture coluchienne.  La pauvre débitrice de voluptés  aqueuses (ah que !)  ne peut que constater les dégâts !

Elle porte plainte et le commissaire Monalérome  (Alain Delon qui interprète son xième  rôle de flic froid et  méthodique) se charge de l’enquête. Il se fait, épisodiquement,  aidé par une jeune soubrette (Marion Maréchal -Le Pen) pour ce qui concerne l’approvisionnement en café ou en cigarettes électroniques (notons l’aspect moderne du court métrage). Ses investigations l’amènent  tout droit dans un local où trône un alambic clandestin. Surpris dans son activité prohibée le délinquant (encore Roucas,  mais sans la perruque et sans ses horribles verres  à montures cerclées blanches) tente de dégainer le premier mais Monalérome l’abat d’une balle entre les deux fesses dans ce face à face impitoyable !

Le film s’arrête là ! La bande son des Forbans n’y pourra rien !

Aliot a précisé qu’il aurait pu faire mieux avec davantage de moyens ! Rien n’est moins sûr !


Et tous cas on sentait Aliot marri !

jeudi 10 octobre 2013

LE FN ET LA FRANCE DU PARADOXE


Le FN refuse  l'étiquette de parti d'extrême droite ! C’est une sale étiquette qui gratte la peau et procure des allergies cutanées ! Elle provoque aussi des acouphènes car on entend des voix à la manière de Jeanne d’Arc ! Elle a même, selon certains linguistes chevronnés, des incidences sur le langage ! Ainsi on a remarqué que cette étiquette modifiait la sémantique : on ne dit plus citoyen mais patriote !

Et pourtant les Français trouvent  que cette étiquette sied très bien au FN ! C’est paradoxal ! Oui, une majorité de Français, enfin, heu, de patriotes, continuent de penser que l’appellation contrôlée « extrême droite » va comme un gant (de fer) à ce noble Parti jadis présidé par un borgne et désormais sous la direction de sa fille Marine !

Oui, selon un baromètre sans mercure dénommé YouGov (origine russe ?) pour le Huffington Post et Itélé il s’avère que 57% des personnes interrogées considèrent que le parti de Marine Le Pen se situe bien à l'extrême droite de l'échiquier politique.

On pourrait donc croire que ces personnes hésiteraient à mettre dans une urne l’enveloppe bleue (à quand les enveloppes roses plus gay ?) à l’intérieur de laquelle roupillerait, impavide, un sympathique papier blanc où serait apposé en lettres noires (à quand des lettres blanches sur fond noir) le nom d’un candidat de ce parti si décrié !

Et pourtant, selon une autre investigation de grands manitou des sondages (ceux de l’IFOP) le Front National devancerait nettement le PS et l’UMP lors des prochaines élections européennes : le parti de Marine est crédité de 24 % des voix soit deux points au-dessus de l’UMP de deux duellistes (Fillon-Sarko)  et cinq surplombant le PS à la rose fanée !

Ce n’est pas le moindre paradoxe !!

Bon certes, il s’agit des européennes et le parlement européen…c’est loin ! A la limite nos concitoyens ignorent l’essence même de sa raison d’être ! On va donc envoyer dans cette enceinte législative européenne des cohortes de députés qui défendent un parti antieuropéen, désireux de revenir au franc et terriblement frileux dès qu'on parle d'économie mondialisée !

On n’est vraiment plus à un paradoxe près !

Mais avant il y aura les municipales : observera-t-on les mêmes tendances ?

Et si tout simplement les sondages nous abreuvaient de grands « n’importe quoi » pour faire vendre les journaux ?

Jadis Ferrat chantait "j'aime la Marine" !

Mais il continuait "...Potemkine".


mercredi 9 octobre 2013

VERONIQUE MASSONNEAU EUT PRÉFÉRÉ UN DISCOURS AMPOULÉ


Un député UMP dénommé Philippe Le Ray a des superbes talents d’imitateur ! Il imite la poule à la perfection ! Régulièrement, dans l’hémicycle, il lance de surprenants caquetages pour attirer l’attention de ses collègues sur la triste situation des éleveurs de poules et d’œufs dans sa région, le Morbihan !
-      Quelles Vannes, lance son voisin de banquette, tu ne penses tout de même pas susciter l’empathie des pouvoirs publics pour ton dossier de gallinacés ! La politique n’est pas câline assez et peu lui chaut tes bruitages drapés d’imprécations !
 Il n’empêche, le délire de Le Ray se déroule sans délai ! Il n’arrête pas ! Lors de la séance de nuit de ce mercredi il a réitéré sans ergoter son chant bestial comme un coq en pâte ! Mais, cette fois-ci, un repas trop arrosé lui fit perdre le contrôle de son tempo et il démarra son caquètement au moment où une députée EELV de la Vienne, Véronique Massonneau, avait pris le micro pour expliquer son opposition à l’allongement de la durée de cotisation retraite !
-      Ne soyez pas sexiste, lança Bartolone, le Président de cette noble Assemblée, seul oiseau à occuper un perchoir, ne soyez pas sexiste Mr Le Ray ! Laissez parler Massonneau !
 -      Je laisserai parler ma sono si je veux, rétorqua le Breton éméché tout en renchérissant ses cris de volatile déprimé ! Ecoutez mes notes de basse-cour, j’en ai des si belles ! 
Et il continua un moment ! Bartolone aurait pu faire évacuer la salle tant les socialistes gloussaient contre l’odieux personnage ! Les députés verts l’étaient ! Seuls les membres de l’UMP cherchaient par des regards détournés faire comme si de rien n’était pour reprendre un titre de celle qui accompagne leur mentor !
Oui, ça aurait pu mal se passer ! Finalement, après une interruption de séance, Bartolone a convoqué une conférence des Présidents de groupe de l’Assemblée. Il en a résulté que l’imitateur serait privé d’un quart de son indemnité parlementaire durant un mois !  Oui, ce quart, Le Ray le raie sans se leurrer !
Par ailleurs, un petit poussin du nom de Twitter s’est égosillé durant toute la journée pour exprimer son indignation : on ne doit pas faire cot, cot, pour se moquer des femmes !  Dans l’hémicycle le cot, cot, n’aura plus la cote ou alors une cote d’art mort !
Quant à Véronique Massonneau elle pourra se vanter d’avoir déclenché un mouvement de protestation des femmes de l’Assemblée ! Ce mercredi 9 octobre, toutes les femmes élues de la majorité sont arrivées en retard en séance pour protester contre l’affront subi la veille par leur collègue. On est loin du mouvement des suffragettes mais quand même ! Le sexisme ne doit pas passer !
Cela dit, cet évènement en dit long sur l’énorme trajet qu’il reste à parcourir pour que l’homme considère la femme comme son égal (son égale ?).
Quand le sexisme sera mort les poules auront des dents !

Elles ne caquetteront plus !

LAMPEDUSA ET LA TRAGEDIE HUMAINE


mardi 8 octobre 2013

CHEREAU ET SARKO



Patrick Chéreau vient de nous quitter à l'âge de 68 ans. Ce grand metteur en scène aura marqué son époque en révolutionnant l'opéra (notamment celui de Wagner) et en rendant au cinéma des lettres de noblesse chevaleresques, épiques et puissantes de souffle. On se souviendra de son toilettage de l'Or du Rhin de Wagner, de ses grands films (La Reine Margot, avec Adjani, selon le roman de Dumas ou encore Ceux qui m'aiment prendront le train). Travailleur infatigable, génial créateur, il laisse des représentations théâtrales que n'auraient pas reniées ses maîtres, Corneille, Racine ou Molière...

Le même jour le petit Nicolas sortait blanchi de la sombre affaire Bettencourt. La théâtralisation judiciaire pouvait tomber le rideau. D'autres pièces viendront, n'en doutons pas, tant l'homme est un acteur sur les planches pourries de la politique.

J'ai imaginé une petite saynète de circonstance qui rallie les deux événements et se fonde sur un quiproquo. 


Nicolas Sarkozy rentre guilleret et frais comme un gardon à son domicile adoré.

-      Do, mi, si, la do, ré, gling, gling, bling, bling !!

Du bas il perçoit de ses tympans fragiles et souverains  la jolie musique de son amour de Carla ! Les cordes ne sont pas vraiment bien accordées mais, c’est joli ! C’est un peu funèbre mais c’est joli ! Les sons sortent de la fenêtre grande ouverte car, en dépit des premières salves d’automne, il règne une température douce pour la saison !

Nicolas est heureux ! Il sifflote avant de regagner son foyer ! Il est serin ! Il vient de recevoir un joli cadeau de la part des juges qui, semblent-ils, ne sont pas rancuniers vis-à-vis de l’ex pourfendeur de la magistrature ! Oui, il a obtenu un non-lieu dans cette sale affaire Bettencourt où on l’accusait d’avoir abusé de la faiblesse d’une riche héritière devenue sénile et, par voie de conséquence, soumise à des convoitises de tous calibres y compris politiciens !

Oui, Nicolas est heureux ! Il laisse son ancien Ministre Eric Woerth plonger tout seul et comme un grand dans le marigot du Tribunal Correctionnel ! Nicolas s’en sort vainqueur, il ôte ce sparadrap qui l’empêchait d’envisager un retour aux premiers rôles ! Il va pouvoir repartir d’un bon pied et bouter du champ politique ce Fillon qui commence à le brouter menu menu ! Et encore, il reste poli !

Mais il a le temps d’y penser ! Pour l’instant c’est le retour à la chaude ambiance du foyer !

-      Bonjour ma Carlita, c’est joli ce que tu jouais, un peu triste peut-être ?
-      Oui, je devrais jouer plus enjoué, pour fêter ta victoire…
-      Ah, tu es au courant ? Je pensais te faire la surprise…
-      Oh, tu sais on ne parle que de ça ! En fait, heu, si je joue triste c’est parce qu’il vient de mourir !
-      Il ? Qui ça « IL » ?
-      Ah, tu n’es pas au courant ?
-      Non, apparemment ! On ne parle que de moi mais pas de « IL » !
-      Heu, voilà. Il vient de mourir à l’âge de 68 ans ! Vraiment, on peut dire que nos vies ne valent pas grand-chose !
-      Qui « IL », tu peux me le dire enfin, Carlita ?
-      Ben, heu, un grand monsieur cher aux, cher aux…
-      Ben dis donc ça te remue mon cœur ! Tu n’arrives même pas à finir ta phrase !
-      Excuse-moi ! Mais, il était si brillant ! Autant pour le théâtre que pour le cinéma !
-      Ah !! Depardieu est mort ?
-      Non ! Enfin ! Ce n’était pas un acteur…Enfin, si peu ! Mais il était un incomparable metteur en scène, tant pour les planches que pour le grand écran. Vraiment il ne faudrait pas qu’on l’oublie comme si de rien n’était…
-      Qu’on oublie qui ? Tu peux me le dire enfin !
-      Mais l’auteur de la « Reine Margot » mais aussi d’Intimité, un véritable artiste de gauche !
-      Je comprends que je ne le connaisse pas ! C’est qui ?
-      Un géant qui a revisité l’œuvre de Wagner ! Pour l’or du Rhin il a transformé les flots en barrage hydroélectrique !
-      Oui, bon, un barrage hydroélectrique c’est quand même plus ressemblant que ne le serait une centrale nucléaire ! Ca ne me dit pas qui est ce Monsieur ! Un écolo ?
-      Une belle âme, un talent rarissime ! L’auteur de L’homme blessé qui évoque d’une manière belle et crue la prostitution et l’homosexualité bien avant que le Sida ne fasse ses ravages !
-      Bravo ! Compliment ! C’est un film qui doit plaire à Taubira, je suppose !
-      Ne sois pas acide, mon amour ! Cet homme avait le soleil d’un génie et l’humilité d’un sage ! Il aura profondément changé le regard qu’on porte sur le théâtre !
-      Oui, bon, on arrête les devinettes ! Je suis sûr que si la femme de notre Premier Ministre de mes c… pose la même question à son mari politicard il y a fort à parier que sèche Ayrault !
-      Oui, c’est cela mon amour !
-      Quoi ? Qu’ai-je dit ?
-      Que c’est Chéreau ! Tu ne trouves pas que c’est triste ? A seulement 68 ans !
-      Mais enfin ma Carlita, il n’a pas 68 ans il a…en fait je n’en sais rien ! J’imagine qu’il doit avoir 63 ou 64 ans ! Non il ne fait pas 68 ans et je ne vois pas en quoi c’est triste qu’il sèche ! Il est simplement ignorant comme moi ! Bon c’est vrai, tu me l’as déjà dit « je n’ai pas de culture » si ce n’est les séries télévisées ! Je n’ai toujours pas lu La princesse de Clèves !
-      Mais de quoi parles-tu ?
-      Mais de Ayrault, voyons !
-      Ayrault ! Mais que vient-il faire là-dedans ? Ah, oui, je me rappelle : tu as dit que si la femme de l’autre lui posait la question c’est sûr que c’est Chéreau ! On se demande ce qui te fait penser à une telle évidence ! Comme s’il coulait de source que l’hôte de Matignon ne connaisse que notre brave disparu !
-      Je n’y comprends rien ! Bon tu me diras quand tu veux ! Moi j’attends le groupe des amis pour fêter ma victoire. Beaucoup viendront en covoiturage et d’autres, ceux qui m’aiment, prendront le train !
-      C’est cela mon amour ! Tu sais bien de qui je parle ! Oui, c’est aussi l’auteur de ce film ! En fait, tu veux me faire comprendre que tu sais qui c’est en évoquant habilement ses œuvres ! Finalement tu te cultives en ce moment ! Tu n’irais pas au cinéma ou dans des cinémathèques, par hasard, pendant que je garde notre fille ? Hum ?
-      Bon écoute Carlita, cette discussion me dépasse ! Je prends une douche et je reviens. Prépare l’apéro en quantité ! Y’a Hortefeux qui rapplique et tu connais sa descente !