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Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 20 novembre 2013
dimanche 17 novembre 2013
samedi 16 novembre 2013
LES BLEUS SANS FERET PAR FERRAT
Hier soir je n’ai pas
regardé l’équipe de France. Comme un pressentiment ! Je suis allé dans une
chambre obscure me délecter du dernier Tavernier « Quai d’Orsay ». Au
retour, c’est presque sans surprise que j’appris la défaite de nos bleus en
Ukraine : 2-0.
Kiev a pris un bel
avantage et le match retour, mardi, s’avère une gageure pour une équipe
tricolore en panne d’inspiration.
Si la France ne se
qualifiait pas pour le Brésil je n’en accumulerais pas pour autant la
consommation de Kleenex. Cela fait pas mal de temps que ce onze de mercenaires
surpayés et mal élevés ne me fait plus rêver.
Alors si l’Ukraine pouvait
gagner son billet pour le pays des favelas je n’y trouverais rien à redire !
A moins que nos coqs
renversent la situation avec une main de Ribéry (après celle de Thierry Henry quatre ans auparavant), quelque indulgence de l’arbitre ou deux cartons rouges
à l’encontre des hommes de l’Est..
Si Jean Ferrat revenait
sur Terre et si tant est qu’il fût intéressé par le ballon rond (j’ai quelques
doutes à ce sujet) il pourrait s’autoparodier ainsi :
M’en voudrez-vous
beaucoup si cette coupe du Monde
Demeure, dans mon
esprit, offerte aux méritants ?
M’en voudrez-vous
beaucoup quand la révolte gronde
D’imaginer le pire pour
nos Bleus fainéants ?
Vers le noir on s’achemine
Grise mine !
Ils ne sont que gamins loin
de la discipline
Ils ne sont que pantins
indécemment gâtés
Et le cœur d’un gamin
que la presse illumine
Ressent en son égo la
supériorité !!
Pauvres bleus qui s’imaginent
Blancs d’hermine !
M’en voudrez-vous
beaucoup si cette balle ronde
Tapée par des nantis ne
sait plus m’envoûter ?
La crise se prépare, la
cassure est profonde
Entre le supporter et son coq déplumé !
C’est le foot qu’on
assassine
La débine !
Mon frère, mon ami, mon
fils, mon camarade
Oublie les illusions ;
surtout jamais ne geins
Si les Bleus décevants
subissent l’estocade
Et que volent à Rio de
brillants Ukrainiens !
Ne soutiens plus qui
lambine
Elimine !
M’en voudrez-vous
beaucoup si mon cœur vagabonde
Sur un gazon foulé par
des « non cousus d’or » ?
M’en voudrez-vous
beaucoup si je vous dis un monde
Où les pros surpayés ne
sont pas les plus forts ?
Y’a des coups d' pied
qu’on devine !
Chère voisine !
jeudi 14 novembre 2013
mercredi 13 novembre 2013
PHILIPPINES AU VENT MAUVAIS
Quatre jours après le
passage du super-typhon Haiyan aux Philippines c’est la désolation. Le
grand pays catholique, archipel dévasté, enterre ses morts au plus vite qu’il
le peut, pour éviter la propagation des microbes. Les fosses communes prolifèrent
dans un décor sinistre de fin de monde. Les orphelins affamés pleurent leur
mère !
Dieu semble avoir
abandonné ce bout de terre, le laissant comme une fragile proie sous la véhémence
assassine d’un ouragan tentaculaire. L’homme et ses habitations de fortune ne
pèsent pas lourd face au cataclysme.
Les morts restent
indénombrables dans les décombres. Les secours arrivent au compte –gouttes.
Après Haïti notre
planète réalise la fragilité de son existence et ne peut que s’en remettre à la
solidarité internationale.
La coquille de noix ballottée par les
vents
Trop fragile jouet dans les bras du
typhon
Philippines meurtries par le souffle
sans fond
La furie éolienne aux abcès violents.
Les réfugiés se meurent dans l’attente
du riz
Et d’étiques fourmis creusent fosses
communes
Surmontant la nausée, puanteur d’infortune
Priant Dieu égaré dans cette tragédie…
Estomacs affamés se ruent vers les
pillages
Sur le frêle archipel des illusions
perdues
Dans le chacun pour soi par la mort sous
tendue
Dans les pleurs de l’enfant d’une mère
sans visage.
Survivants hébétés dont les regards
hagards
Scrutent les cieux ouverts aux premiers
cormorans
Emportant sous les ailes tant de vitaux
présents
Les denrées salutaires entachées de
retard.
Haiyan le prédateur recense ses victimes
De Leyte et de Samar, dans son dernier
soufflet
Il ne reste que ruines, dépeuplées,
dévastées
L’impuissance des rêves et la peur de
l’abîme.
Manille en bonne mère tend ses bras
émaciés
Vers les enfants perdus d’un théâtre
maudit
La terre a des odeurs au fond de l’eau
croupie
Les oiseaux d’Occident y peinent à se
poser.
Pas de guerre, de combats, juste un
délire du vent
Un tourbillon tueur aux rafales d’enfer
Qui abroge l’écho d’un paradis sur Terre
Pour croiser nos destins, las, solidairement...
mardi 12 novembre 2013
MÊME LES INDIENS HUERONS...
François Hollande hué alors qu'il exécutait le traditionnel travail de mémoire : rallumer la flamme du soldat inconnu !
Il a rallumé la flamme de soldats inconnus sauf des milieux d’extrême droite qui communiquaient par tweet ou textos sibyllins ! Du style :
GUÉ : soit en décodage "J'ai hué" à ne pas confondre avec GAY pour lequel l'auteur du tweet n'a aucune affinité surtout lorsqu'il se marie !
GUAUÉ : soit "j'ai eu à huer" texto d'un admirateur d'une certaine MLP intercepté par la NSA qui a transmis aussitôt à Manuel Valls, Place Beauvau !
LAUÉ : soit "Elle a hué" d'une militante en témoignage d'une acte incivil d'une autre militante à l'endroit de notre Flamby national.
LAVKUÉ : que les Barbouzes français ont difficilement déchiffré comme "Elle avait qu'à huer !" Texto quel que peu abscons qui laisserait filtrer une sorte de reproche à l'égard d'une militante qui devait conspuer le chef de l'Etat et ne l'aurait pas fait (pour des raisons religieuses ? Philosophiques ? Parce qu'elle aime le Flamby au caramel ?)
On le voit : le travail ne manque pas pour déchiffrer ces mots d'ordre venus de groupuscules plus ou moins bien revêtus d'un bonnet rouge en guise de couvre chef !
Aux dernières nouvelles un certain Kahn aurait persiflé notre Chef d'Etat ! On ignore encore si c'est Strauss ou Jean François ! L'un ou l'autre aurait-il intérêt à railler le père du socialisme mou ? J'en doute !
Le Kahn en question doit être tout autre ! Pourquoi verrait-on le Kahn huer ?
dimanche 10 novembre 2013
NOTE AA (AQUEUX !)
Vendredi 8 novembre, près de deux ans après
une note AA+, l'agence américaine Standard and Poors (Les standards et les
pauvres…) a abaissé d'un cran la note du
pays gaulois soit un AA !
AA ! Quelle perspective bucolique à
longer ce petit fleuve cher à ma Région Nord-Pas-de-Calais.
L’AA prend sa source au lieu-dit le
Grand Bois soit à Bourthes (62). Sa liquidité y est tranquille et confère au
paysage une solennité sans pareille. La rivière traverse ensuite St Omer selon
une odyssée aqueuse qui garde ses mystères. Elle contribue à la formation de
petits marais audomarois propices au maraîchage. La production locale de
légumes échappe à toutes les règles de la mondialisation, à la tyrannie des OGM
et aux dictatures de la rentabilité à l’hectare.
C’est à St Omer que l’AA se divise en
trois branches ! Une sainte trinité fluviale composée d’une droite
transformée en canaux, une gauche qui mène les péniches à Calais et un centre (aux bords...l'eau) qui conserve son appellation AA et se jette dans la mer du Nord après avoir
rejoint les eaux nucléairement chaudes
de Gravelines.
L’AA bénéficie avantageusement de
dépenses publiques justifiées : l’agence de l’eau veille à lutter contre la pollution
et le parc naturel régional d’Audomarois s’enquiert du respect de l’environnement !
Mais l’AA voit, hélas, un même nombre de
chômeurs qui dépensent leur temps libre à taquiner le goujon et quelques
anguilles ! Il faut dire que la cimenterie de Lumbres (à la croisée de l’AA
et du Bléquin) ne peut embaucher toute la misère du monde ! Il en est de
même pour la cristallerie d’Arques (ville dont le territoire est traversé du
sud au nord par l’AA) !
- - Avec la crise t’as le riz…comme aliment
de base, se lamente un Arquois narquois bien que constipé.
Il n’empêche, l’AA durant ses temps d’été
s’étend des taies de splendeurs champêtres que feraient bien de venir admirer
des technocrates inutiles d’une agence de notation engoncée dans sa tour d’ivoire
d’éléphant qui te masse tôt de hontes dès lors que tu n’appliques pas les
recettes de Davos !
C’est un conseil que je leur soumets…
A eux de voir !
Moi, je dis ça pour eux ! En toute
amitié (heu, enfin, non, pas en toute amitié !)
samedi 9 novembre 2013
COMMÉMORER C'EST (comme mes morts essaient !)
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Parce qu’un certain 28 juin 1914
un jeune Serbe du nom de Princip (sans E) assassinait un archiduc, héritier du
trône austro hongrois, et parce que, par un jeu d’alliance, ce meurtre allait
projeter des nations dans la guerre et parce que cent ans se seront écoulés il
faudra bien, en 2014, commémorer la Grande Guerre !
Celle des poilus, celle de la
boucherie innommable, des premiers gaz meurtriers, des premiers chars d’assaut,
des tranchées ravagées par la mort, l’odeur putride des cadavres…
Depuis l'Elysée, François
Hollande a donné ce jeudi le coup d'envoi d'un cycle de commémorations du
centenaire cette guerre 14-18, qui est la seule, moi Monsieur le Colon, que j’voudrais
faire pour plagier ce brave Georges Brassens.
Flamby a prononcé un superbe
discours qui aura même scotché le Maire de Meaux ! Mr Copé a trouvé l’exercice
oral d’une très haute tenue ! Ouah ! Incroyable !
Mr Hollande a prononcé un
discours célébrant un «temps de mémoire au moment où la France
s'interroge». Evidemment le rapprochement « guerre mondiale » et
« crise économique actuelle » trouve ses limites, mais quand même !
On peut reprendre la sémantique guerrière : « faire bloc»
pour «gagner les batailles économiques», en appeler à la « mobilisation ».
Mais il s’est bien gardé d’évoquer
ses interminables aller-retour, ses valses hésitations, ses rétro pédalages !
C’est là que la métaphore guerrière trouve son inanité : comment notre
Flamby national pourrait exalter le verbe TRANCHER ?
L’homme de l’Elysée s’est
replongé dans l’anaphore ! Après le « Moi Président… » du débat d’entre les deux tours voilà le « Commémorer
c’est… » ! Le discours en a été truffé jusqu’à plus soif !
« Commémorer, c'est saisir la force des
générations qui nous ont précédés», «commémorer c'est porter un message de
confiance dans notre pays», etc …
La secrétaire qui s’est tapé le
discours a dû user du copier-coller à l’envi !
Nous voilà donc partis pour
quatre années de commémoration, de
rediffusion de films (« Les sentiers de la gloire » de Kubrik si
longtemps censuré pour avoir évoqué les fusillés de 1917, « Un long
dimanche de fiançailles », « Charlot soldat », « Joyeux
Noël », « Le crépuscule des Aigles », « Capitaine Conan »…).
Quatre années de rééditions d’ouvrages
sur la grande guerre.
Quatre années d’émission littéraire
avec pour unique thématique les conséquences de la grande conflagration.
Quatre années de polémiques pour
savoir si, oui ou non, il est nécessaire de faire œuvre de mémoire ou de ressasser les vieilles rancœurs guerrières quand l’Europe, notre Europe,
cherche une voie de salut !
Quatre années à proposer des
produits dérivés : voiture Renault électrique tout terrain reprenant le
design des premiers chars lancés dans la grande bataille de 1918, tee-shirt à l’effigie
de Joffre ou de Foch et de Pétain (heu, non, finalement, pas de Pétain !),
saladier à fruits en forme de casque de poilus, robot-minute épousant le galbe d’une
grenade à manche allemande…
Quatre années d’exposition dans
des Musées de la guerre, exposition de vareuses sorties de la naphtaline,
exhibition d’intermittents du spectacle affublés de la parfaite panoplie du petit poilu « chair à canon »…
Quatre années d…
Stop ! Finie l’anaphore !!
Rendez-vous en 2014, si le cœur vous
en dit !
vendredi 8 novembre 2013
LA REDOUTE A VENDRE (PAR CORRESPONDANCE ?)
Près de 1 200 salariés de La Redoute ont défilé jeudi
7 novembre à Lille pour protester contre la suppression
d'au moins 700 emplois ! Le grand magasin de vente par
correspondance (VPC) serait incessamment cédé ! Aussi ses employés
demandent-ils des garanties au groupe Kering,
leur actionnaire.
Les futurs
licenciés interpellent François-Henri Pinault, le PDG du
groupe Kering (ex PPR) qui a envisagé se délester d’une branche jugée morte
(celle de la distribution) pour se recentrer sur le luxe et le style de vie !
-
Mais s’orienter
sur le luxe va nous luxer, se lamente une employée de 30 ans d’expérience !
On redoute !
Comme c’est
souvent le cas les investissements ont tardé ! Le lifting ne s’est pas
opéré et la société réagit trop tard à la révolution cybernétique et au
e-business.
Martine
Aubry, maire de Lille, soutient les salariés contestataires. Elle en veut à
François-Henri Pinault de ne s’occuper que d’œuvres d’art en considérant La
Redoute comme n’en étant pas une !
-
Mais La
Redoute est une œuvre d’art, s’exclame Martine ! Un vrai tableau humain,
chatoyant, même s’il vire au surréalisme !
Hélas, Jean-François
Palus, le directeur général de Kering, a confirmé que la société "serait
vendue avant Noël". Kering serait en discussion avec trois repreneurs
potentiels. Selon la revue Challenges, le groupe pourrait céder La
Redoute à la foncière Altarea Cogedim ou au fonds d'investissement OpCapita.
Des informations de presse ont également évoqué le nom du fonds HIG Capital.
Avant Noël !
Je me
souviens, avant Noël, le catalogue de La Redoute ! J’étais gamin…
C’était le
temps du Père Noël
La neige
blanche en aquarelleEt je lorgnais sur les jouets
Du catalogue enjolivé !
Dans mes
yeux de petit garçon
La Redoute
était l’horizonDe paradisiaques contrées
Enrubannées de fin d’année.
Sur le
papier colorisé
Mille photos
de beaux objetsPetits soldats, train électrique
Grue téléguidée, jeux magiques…
Je plongeais
dans cet océan
De féerie au
charme francLes rêves au lit du catalogue
Dans mon esprit des monologues
Je
m’imaginais les cadeaux
Emerger des
jolies photosPour s’échouer au creux des bras
Dans une symphonie d’éclats.
Les cent
folios de vêtements
Des banals
aux affriolantsNe pesaient rien sous vingt feuillets
Vers lesquels mon regard fuyait !
Je dévorais
par convoitise
Les
picturales friandisesPhotos de camions miniatures
Chalets de bois, jeux d’aventure
Petit garage
et meccano
Circuit 24,
joli bateauTélécran, pantin mécanique
Premiers instruments de musique.
Catalogue en
contait les gais
Scénarii de
futures soiréesAu cœur de l’imagination
Auréolée de blancs flocons.
Hiver sans
redoux et Redoute
A pas
feutrés marquaient la routeDes rêveries de mon enfance
Dans les nuages d’insouciance.
jeudi 7 novembre 2013
BAYROU et BORLOO : LES BB D'AC !
Il avait
soutenu Hollande, l’autre avait été Ministre du petit nerveux que seules les
mélopées d’une certaine Carla peuvent rasséréner. Ils n’avaient rien en commun
si ce n’est d’avoir le sang triste !
L’un était
connu par son penchant pour la bouteille, l’autre était réputé pour qui naît
palois (mais pas qui n’est pas loi). Ils n’avaient rien en commun si ce n’est d’avoir
une posture mal à droite sans pour autant être gauche !
Ils n’avaient
rien en commun et pourtant !
Et pourtant,
et pourtant…
Un beau
matin, ils se sont mariés dans le sillage réjouissant de l’ouverture au mariage
pour tous. Oui, Jean Louis Borloo et François Bayrou se sont mariés pour le
meilleur et pour le pire et, avec eux, les mouvements embryonnaires qu’ils
dirigeaient :
MoDem orange de François et UDI de Jean-Louis.
Le maire n’était
pas présent pour prononcer l’alliance ; il avait invoqué une sinistre clause
de conscience. Il eût dit mots démunis de grâce pour l’UDI-Modem unis, de grâce !
De grâce, faites appel à mon adjoint, ou à un conseiller municipal, ou au
balayeur.
Les deux
tourtereaux ont passé outre. Ils se sont mariés seuls ! Comme des grands !
Comme aucune
mairie ne voulait les accueillir, ils ont scellé leur union à la Maison de la
Chimie à Paris :
- Pourquoi la maison de la Chimie, avait demandé François à Jean Louis ?
- Pour rendre hommage à cette science sublimissime grâce à laquelle on peut
transformer du fruit en alcool ! La Chimie est le cénacle de l’expérience
également ! On pratique une expérience : on mélange nos atomes !
Ça pourrait être détonant ! Non ?
- Je, je, j’en accepte l’augure… Mais, bon, ça ne va pas révolutionner l’oxydant !
- Non, mais il n’empêche qu’il faudra qu’on nous dise au top ! Ne pas
être caustiques entre nous !
Entourés
d'élus, les deux hommes ont présenté leur démarche et la charte qu'ils
préparent depuis deux mois. La fusion des deux mouvements se nomme « Alternative » !
- J’aime écouter Marek Halter, explique Bayrou, alors que Jean Louis est fan
du groupe Native, vous savez…les sœurs Mayne alors on s’est dit « Halter-Native »
ça peut le faire !
Oui, ce n’est
pas si mal car on aurait pu craindre un mélange des sigles, une anagramme,
genre « MODE DU MI » ou « DU DE MI MO » que quelques
esprits mesquins auraient transformé en « DU DEMI MOT » !! Ah,
il y en a, j’te jure !
Ne reste plus
qu’à trouver des candidats « alternatifs » pour les prochaines
municipales et le candidat unique pour la future présidentielle : Jean
François BAYLOO ou Louis BORROU ?
mercredi 6 novembre 2013
GHISLAINE ET CLAUDE AUX AILES FRACASSEES
Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux
journalistes français de RFI auront donc été enlevés au Mali et exécutés sans autres formes de procès le ce samedi 2 novembre 2013.
En reportage à Kidal, zone du Nord Mali
encore peu sécurisée par les soldats de l’opération Serval, ils auront fait les
frais de cette indéracinable implantation de l’Aqmi (Al Qaïda au Magreb
Islamique) dans les régions désertiques qu’occupaient, jadis, de placides
touaregs.
Ghislaine et Claude comme deux nouvelles
colombes messagères abattues en plein vol par les fusils de l’obscurantisme.
Une nécessité de reportage qui s’écrit
dans le rouge éternel des sacrifiés de l’information.
Un hommage leur a été rendu, ce jour, au
Musée du quai Branly, à Paris.
Un hommage et le deuil dans les entrailles
de RFI. Le prix à payer pour le combat de la vérité et le témoignage qui
fabrique l’Histoire.
Nous sommes tous dans la peine !
Nous pensons fort à leur famille !
Ghislaine et Claude au feu d’une
Afrique perdue
Dans le paradis noir des dieux
belligérants
Un journal gribouillé par la plume de
sang
Et la perte infinie d’intelligences
mues.
Deux vies de reporter proies de
l’obscurantisme
De terreurs aveuglées par le soleil
intense
Qui parsème le sable sur un désert
immense
Bamako délivré de spasmes terroristes
Vit de loin le martyr des damnés de
Kidal
La tache indélébile de corps criblés
de balles
Holocauste damné des combats
journalistes.
Deux vies de reporter pour quatre
délivrances
Est-ce la rançon due pour tous
comptes solder ?
Ou faudra-t-il y voir l’affranchie destinée
Mise à mort programmée pour délit
d’insolence ?
Les vautours de Kidal revêtent
d’oripeaux
Sales et nauséabonds les tribus
touaregs
Nomades hospitaliers qui auront de
ces legs
Une empreinte damnée leur collant à
la peau.
RFI erre au fond d’une fange de peine
Deux absences reposent dans le souci
des jours
Deux fantômes brûlants de souvenirs
d’amour
Etoiles au firmament des vérités
sereines.
RFI en refus de l’enfer effarant
Quête l’information au péril de son
corps
Sur les aires belliqueuses fleuriront
d’autres morts
Pour les fruits incertains d’un
avenir riant.
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