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mardi 10 septembre 2019

LE PLAN DE LA MERE BUZYN EST, EN SOI, NIAIS ?




Il y avait urgence à se porter au chevet des urgences. Dans les hôpitaux en ébullition, les brancards s’accumulent en couches au même rythme que le burn-out des soignants. Manque d’effectifs et manque de moyens : l’accueil devient aléatoire pour qui se précipite pour un petit bobo qui le hante !

Agnès Buzyn, notre Ministre de la Santé, après avoir sous- estimé le malaise des urgentistes, s’est activée à désamorcer une bombe dont la mèche de grèves tressée présentait une menace tangible.

249 sites en grève à travers tout le pays ont acculé la Ministre à prendre des décisions dans un contexte budgétaire étriqué et truqué de tracas à traquer : l’heure est à l’homéopathie et les pilules de redressement économique sont bourrées de sucres, dits à bêtes « à dresser » et que l’Etat, sortant d’un inextricable sac arrose de promesses…

Le plan présenté lundi 9 septembre par Mme Buzyn, élaboré en toute hâte sur la base d’une « mission-flash » menée durant l’été par le député (LRM) de Charente Thomas Mesnier et le patron du SAMU de Paris, Pierre Carli, ne recèle pas de produits miracles tant attendus : pas de réouverture massive de lits, nulle revalorisation salariale ! Il n’y a rien à voir, circulez !

Les douze mesures du plan, doté de 754 millions d’euros sur la période 2019-2022, dont 150 millions d’euros pour l’année 2020, sont toutes destinées à « lever la pression » sur les services d’urgences. Elles complètent les premières mesures prises avant l’été pour un montant de 70 millions € (dont 50 millions destinés à financer une prime de risque mensuelle de 100 € net pour les paramédicaux des urgences, et que toucheront aussi les assistants de régulation médicale).

Les moyens supplémentaires annoncés lundi devraient concerner à hauteur de 630 millions d’euros « des renforts, en ville comme à l’hôpital, de médecins et soignants », sans plus de précisions sur les effectifs, effectivement !
Ces crédits supplémentaires pourraient être obtenus en économisant sur d’autres postes (déshabiller Pierre pour habiller Paul, ou l’inverse), de manière à ne pas toucher à l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), l’enveloppe fermée qui contraint les dépenses de santé et peut générer des proscriptions de prescriptions !

La mesure qui retiendra le plus les neurones est le SAS, un service d’accès aux soins  qui devrait être mis en place d’ici à l’été, car quand l’acte ose c’est toujours à l’été…

L’objectif de ce palindrome (se lit de droite à gauche ou dans l’autre sens) est de relancer Internet et la téléphonie pour obtenir, à toute heure, une demande de soins, un conseil médical, un rendez-vous avec un généraliste, une orientation vers une ambulance, l’adresse d’un rebouteux (heu, non, là je crois que je m’égare…).

Si le coût du dispositif est déjà connu (340 millions d’euros sur trois ans), ses modalités ne seront précisées qu’en novembre. Le n° du SAS sera-t-il unique ou devra-t-il cohabiter avec le 15, le numéro des urgences ? Une question plus cruciale est de savoir combien de médecins libéraux devront-être mobilisés pour faire fonction un tel système ?

Cinquante maisons médicales de garde accueillant des médecins libéraux seront par ailleurs financées d’ici à la fin de l’année « à proximité directe » de tous les services d’urgences totalisant plus de 50 000 passages par an soit plus de 136,98 passages par jour (si l’année n’est pas bissextile).

Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, tous les médecins de garde devraient  disposer de terminaux permettant de pratiquer le tiers payant sur la part « sécu ».

Le plan présenté prévoit aussi de « lutter plus efficacement contre les dérives de l’intérim médical », en obligeant notamment les médecins intérimaires à fournir lors du recrutement une attestation sur l’honneur certifiant qu’ils ne contreviennent pas aux règles sur le cumul d’emplois publics. Oui, il y aurait des abus ! A un jeune urgentiste à qui un grand ponte faisait la leçon on retiendra la célèbre phrase :

-      Tu cumules mais c’est logique : tu as Buzyn peu !

C’est vrai que la Ministre semble peu encline à délier les cordons de la bourse que jamais l’or quitte (comme dirait mon urologue qui prend sa vessie pour une lanterne).

Alors, sous la surveillance de son pote Darmanin, le Ministre du Budget, elle veille à jouer la parcimonie ! Elle propose une meilleure organisation des hôpitaux. Ceux-ci devront contractualiser avec les Ehpad afin de mettre en place des filières d’accès direct des personnes âgées !
La réorientation sera plus légère : y’a tri social pour éviter que les gérontes soient d’office à la porte des urgences, avec un fond d’âme gris âgé !

Enfin, Mme Buzyn a assuré qu’elle voulait optimiser les lits vides, où on pourrait installer un blafard qui, le petit matin blême, a besoin de s’aliter suite à une pathologie. Le gestionnaire de lit (Bed manager) serait alors capable de trouver le pieu disponible dans un service différent de celui de la prise en charge initiale. Ainsi, un écharpé du couteau de cuisine pourrait occuper un lit vacant d’un service d’ophtalmologie, pour se reposer à l’œil, sans semer la larme dans tout l’hôpital !

Enfin, les services d’urgences ne seront plus financés exclusivement à l’activité (la fameuse T2A Tarification à l’acte) mais recevront une « enveloppe forfaitaire » dépendant de l’importance de la population couverte et de ses caractéristiques socio-économiques, ainsi que de la « densité médicale libérale dans leur territoire ».

Soit la formule trouvée par Villani (député LREM de l’Essonne et accessoirement  mathématicien) :

Avec 

PA : population active de la zone rattachée à l’hôpital
M = nombre de médecins libéraux de la même zone
P = Population de la zone (sauf enfants de moins de 1 an)
NASAS  = Nombre d’Appels sur le SAS au cours de l’année
AMES = âge moyen de l’équipe soignante de l’hôpital.

D’ores et déjà les grévistes de France et de Navarre ont décidé de poursuivre le mouvement car le compte n’y était pas !

Les urgentistes, nullement convaincus par la Ministre, persévèrent !

«Les déclarations d'Agnès Buzyn ne répondent pas à la demande de lits, d'effectifs et de salaires. Et les 750 millions d'euros annoncés ne sont pas des financements nouveaux, mais des crédits réaffectés, qui existaient déjà dans le plan Ma Santé 2022 », dénonce un syndicaliste !

On pouvait s’attendre à une telle réaction. SAS santé !

vendredi 6 septembre 2019

LES ARROSEURS ARROSES


En politique, comme en poker, on peut perdre une partie stupidement alors qu’on croyait détenir la victoire.

L’été politique européen illustre, avec deux exemples, les infortunes de supposés winners qui se retrouvent Grosjean comme deux vents soufflant sur l’art aux heures à rosée ! Je veux parler de l’art de la politique.

En Italie, Mattéo Salvini, le ministre de l’Intérieur aux méthodes musclées à l’égard des flux migratoires, croyait faire exploser la coalition italienne confectionnée avec le Mouvement 5 étoiles pour provoquer de nouvelles élections et les emporter haut la main. Mais de nouvelles élections législatives il n’y aura point. A son grand dam, son allié d’hier, brillant de ses 5 étoiles, a négocié une nouvelle coalition avec le Parti Démocrate de centre gauche et sous la direction du même premier ministre, Giuseppe Conte, dit « de faix » car il supporte toutes les charges !

Au Royaume-Uni, Boris Johnson, le nouveau premier ministre, pensait remplacer Theresa May avec bonheur en insufflant une sortie du pays (le fameux Brexit) sans négociation avec l’Europe pour la date (prévue) du 31 octobre 2019.

Mais il s’est fait piéger en croyant détenir une majorité qui, en réalité, n’était qu’une chimère. Avec 327 voix contre 299, la chambre des Communes a approuvé un texte exigeant que le Brexit soit repoussé jusqu’à fin janvier 2020. Dépité, Boris à la tignasse douteuse a réclamé qu’on vote pour procéder à de nouvelles législatives ! Des « anticipées » comme on dit, et pour le 15 octobre ! Mais une telle volonté hante, ici, paix de la perfide Albion. Pas de cela, ont répondu les députés qui, là encore, ont voté le veto, évitant l’envouté, évinçant les vains sons de trompette bouchée d’un Boris à beaux risques !

C’était une jolie façon de se venger du nouveau résident du 10 Downing street qui avait décidé, en force, de suspendre le Parlement du 9 septembre au 14 octobre, certainement pour empêcher tout débat sur le Brexit et accélérer, sans coup férir, une sortie sans accord.

La motion gouvernementale n'a obtenu que 298 voix, soit moins que la majorité des deux tiers de la Chambre des communes nécessaire pour être adoptée, les élus de l'opposition travailliste s'étant abstenus. Il s'agit d’un nouveau revers cinglant pour Boris Johnson !

Affligé, l’ex  journaliste du Daily télégraph a téléphoné à son compagnon d’infortune italien.

Boris : Hello Matteo, c’est Boris, comment vas-tu après ce revers ?

Matteo : L’heureux vert ne me rend pas d’échos logiques ! Je m’attendais à gagner des élections, du haut de ma grandeur aquiline et ça a fait pschitt, comme dirait un vieil ex-président des mangeurs de grenouilles. Me voilà hors course mais…attention, toujours prêt à rebondir. Un Matteo Salvini sait mater aux salves iniques, et pas que les migrants venant d’Afrique ! Et toi, alors ! La Berezina aussi ?

Boris : Je suis out, accablé voire à câbler pour me faire dépanner (fin d’us) pour rupture des usages : les gens ne respectent plus rien ! Des fidèles à ma majorité m’ont fait faux bond ! Les traitres ; j’ai viré les véreux avérés, les vauriens !

Matteo : Ah oui, la fidélité se fit déliter ! Mais à force de virer tes amis tu vas te retrouver seul ! Tu penses faire encore longtemps le job de premier ministre de sa gracieuse Majesté ?

Boris : Je ne sais pas ce que je peux faire d’autre ! Comme toi, je suis un homme politique populiste qui parle et ment au Parlement ! Entre nous, si je veux qu’on sorte au plus vite de l’UE, c’est pour que je puisse appliquer de sympathiques petites règles néolibérales. L’Europe c’est trop contraignant ! Trop de normes, trop de règles notamment au niveau du droit du travail ! Tu ne trouves pas ?

Matteo : Oui, enfin moi, mon souci c’est l’Euro que ton pays ne connaît pas car il sent des livres (sterling). L’Euro, et sa défense, force chaque pays à ne pas faire filer les déficits publics. Mon pays en crève ! L’Italie a une dette de 2.300 milliards, soit plus de 130 % du PIB ! C’est insuffisant ! Il faudrait qu’on puisse atteindre 200 % du PIB, au minimum ! Pour relancer la consommation, accroître le revenu des ménages qui en ont marre de bouffer des spaghettis à longueur de journée ! Et puis vient la crise migratoire ! L’Europe ne fait rien pour nous aider à nous débarrasser de ces hordes de migrants qui traversent la Méditerranée, aux îles d’or ensoleillées mais, désormais avec des rivages à nuages car ça sent le Rossi !

Boris : Ah, oui, les migrants ! Tiens, en parlant de ça, tu ne viendrais pas me rejoindre à Londres ? On pourrait refaire le monde, préparer un deal italiano-british ! Relancer nos économies par des transactions réciproques ?

Matteo : Merci, sans façon ! Je reste ici en embuscade ! La nouvelle coalition qui se profile me semble baroque ! Ce ne sera pas l’amour à l’attelage, ahou, chachacha ni les yeux dans les yeux ahou ahou ! Ce sera un nid à « gare à », gare à toi, gare à nous ! Les fidèles du clown Pepe Grillo ne vont pas longtemps supporter les gauchistes démocrates ! Alors je ramasserai tout cela à la petite cuillère.


Boris : Ok, bon, c’était juste une proposition. Bon, je te laisse ! C’est l’heure du thé ! On peut être populiste on n’en est pas moins empreint de traditions !

mercredi 4 septembre 2019

L'AMER MICHEL




Michel Sardou, aujourd’hui peut-être ou alors demain, cassera sa pipe à force de la bourrer, ou plutôt de labourer les scènes des théâtres après avoir usés celles de la chanson. Il interprète, actuellement, Daniel Bachelet qui n’a aucun lien avec l’auteur des Corons, paix à son âme. Il s’agit du héros de  N'écoutez pas mesdames !, une pièce de Sacha Guitry mise en scène par Nicolas Briançon.

L'artiste est venu sur RTL pour faire sa petite promo, comme il se doit dans le né ; ce monde bien né, celui de l’ancien temps dont Michel garde tant de nostalgie.

Oui, Michel en a profité pour exprimer sa haine de notre époque !

-          Je hais cette époque. Je hais ce siècle, j'aime pas du tout, a-t-il commencé. On n'a plus aucune liberté. Rappelez-vous les années 70-80, on fumait, on faisait l'amour, on roulait vite, on pouvait boire, le théâtre marchait, les affaires marchaient. Maintenant, tout est des réseaux sociaux ridicules où des gens s'expriment quelque fois bien mais très souvent c'est des abrutis...".

Les médias ne sont pas épargnés par l’artiste quelque peu amer. 

-          Vous regardez la télé, ce ne sont que des débats. Que va dire le président de la République ? Huit émissions. Une fois qu'il a parlé, qu'est-ce qu'il a dit ? On répète ce qu'il vient de dire... Ils nous prennent pour des cons quoi !

Quelque peu excédé l’auteur à succès se lamente d’une vie qui devient moins souple, moins détendue que dans les années 80.

-          Je hais cette époque et ce siècle, tout m’irrite Le téléphone portable, je hais ça, les réseaux sociaux, n'en parlons pas, et les 'gilets jaunes', et les 'gilets rouges', et les 'gilets bleus', et les 'gilets verts'... Et merde, ça va. La seule politique que je pratique c'est que je fais partie du parti animaliste !

C’est déjà ça, Michel ! J’espère que les animaux reconnaissent en toi une ancienne bête de scène ! En attendant, ton animosité anime alliés à ta cause : celle des grincheux lucides dont je pourrais faire partie tant une part de vérité émane de tes propos.

samedi 31 août 2019

G7 CINEMA DE BILLES A RITZ







Le G7, groupement des 7 pays dits les plus riches de la planète (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada) s’est tenu à Biarritz, du 24 au 26 août, au grand détriment des habitants !

Très vite dégobillent haro d’égaux Biarrots, excédés de voir les force de police quadriller la noble cité qui a toujours de soif de génie l’impératrice urgence.
Oui, pas drôle pour les riverains et les vacanciers de voir se dresser des barrages de contrôle de sécurité. On se croit revenir à l’ancien temps de l’occupation.

-      Le pire est né, hâte l’antique, précise d’ailleurs un habitant stressé.

Oui, le choix de Biarritz, en plein période estivale, n’est pas des plus malins. Mais bon, ne polémiquons pas davantage et passons au menu. Que s’est-il passé au cours de ces 3 jours de G7 ?

Le sommet a été perturbé, comme cueilli à froid, par le chaud, le très chaud, le très très chaud show du feu en Amazonie. Le désastre est planétaire ! L’Amazonie, cette immense forêt sud-américaine, de plus de 5 millions de km², est le poumon de la planète. Elle absorbe environ 15% du dioxyde de carbone mondial que l’humanité rejette salement dans l’atmosphère. Sans ce puits de CO2, la température à la surface de la planète serait déjà beaucoup plus élevée.

On ignore l’origine des feux mais on sait que l’esprit humain a ses limites et l’âme a zones. On détruit la forêt en ne voyant pas plus loin que son nez ou plutôt en ne voyant qu’un profit de court terme. L’espace récupéré permet la production de soja, huile de palme ou l’élevage bovin (lequel émet du méthane, donc un GES) mais, au même moment, libère dans l’atmosphère le carbone qu’il renfermait ! Le réchauffement planétaire s’accélère !

Aussi, à défaut de pouvoir jouer les pompiers de service sur place, les membres du G7 ont décidé de retirer sous le sabot d’un cheval (jadis monté en amazone) la modique somme de 20 millions d’euros pour combattre les incendies dans la forêt brésilienne. L’idée d’envoyer des bombardiers d’eau Canadair avait été émise mais le président brésilien, Jair Bolsonaro, a refusé :

-      On se débrouille très bien tout seul ! J’ai mon armée personnelle qui domine sa peur et va tout feu tout flamme combattre le brasier. En revanche, je remercie Mr Macron de m’avoir traité de menteur quand j’affirmais vouloir m’engager dans l’écologie.

Et Jair, de jaillir, pour se venger, et d’envoyer sur Facebook un billet raillant la charmante épouse de Jupiter. Brigitte Macron en a pris pour son grade ce qui n’a fait qu’envenimer les relations franco-brésiliennes qui finiront par une brouille dense et laçant bas…instincts !

Un véritable coup de théâtre diplomatique s’est déroulé le dimanche 25 août ! Emmanuel Macron a créé la surprise en invitant à Biarritz le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, afin de discuter d’une sortie de crise nucléaire avec son homologue français Jean-Yves Le Drian. Le but  jupitérien est de relancer la discussion avec l’Iran que Mr Trump abhorre chaque jour davantage depuis les échauffourées dans le détroit d’Ormuz. Le grand méchant loup américain est sorti de l’accord signé en 2015 à Vienne par son prédécesseur Obama. L’homme de la maison blanche ne croit pas que l’Iran puisse être moins belliqueux et tempère ses polices. Il pense que cet accord est fait raté, errant dans l’utopie de voir les mollahs frappés de maux las et prêts à jouer les brebis pacifiques.

Donald Trump a affirmé, lundi, avoir donné son feu vert à Emmanuel Macron lorsque ce dernier lui a annoncé la visite impromptu mais il n’a pas souhaité rencontrer Mohammad Javad Zarif, jugeant qu'il était "trop tôt" (mais pas "trop tare"). Toujours est-il qu’un premier pas, certes fragile, est lancé. Verra-t-on Mr Trump rencontrer le Président Rohani pour parler nucléaire en y trouvant des atomes crochus ?

Au cours de ce G7, notre Président a également cherché à convaincre ce diable de Trump de ne pas sanctionner le vin français en représailles à décision de Paris de taxer les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple et autres géants du numérique américains). L’homme de la Maison Blanche est vivement opposé à cette taxe, qui prévoit d'imposer ces grandes entreprises du numérique à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à partir du 1er octobre.

Après moult tractations, il a été précisé que les pays du G7 étaient convenus de « trouver un accord en 2020 dans le cadre de l’OCDE » au sujet de cette taxe GAFA.

-      Le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe. (...) Et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit de cette taxe internationale, a affirmé Jupiter en espérant sauver le vin français et tourner cépage ! GAFA signifie gaffe à nos vins ! L’aviné, heu, la vie naît de petits compromis entre amis. Il faudra tourner cépage !

Le président français a aussi évoqué la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis :

-      On voit que les choses bougent. Mon souhait, c'est qu'un accord soit trouvé. Ni les USA ni la Chine ne sont naïfs, nous devons veiller à ce que cet accord réduise l'incertitude pour ces deux pays, mais aussi pour l'économie mondiale ! Comme avait dit Perfide : « la Chine s’éveillera » et là, elle est vraiment réveillée car sur 10 jouets achetés, jeunes en Pékin, heu, je n’en paie qu’un qui soit fabriqué en France. Le reste c’est du Made in China ! L’Empire a bien changé et sa mue raille notre retard. Alors je comprends Trump pour qui le « first America » nécessite qu’on importe moins de produits venant de cette Asie ! Il ne faut pas que le chemin du succès de l’un, pour l’autre déroute de las soit ! De mon côté, je ne suis pas contre les Chinois tant qu’ils n’envahissent de soucis nos logis (de sous-sinologie)


Ce G7 fut aussi l’occasion pour Trump de rencontrer le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, le défenseur du Brexit dur ! Les deux dirigeants se ressemblent dans leur excentricité et se sont entendus comme larrons en foire ! Boris s’est, quand même, permis de dire à Donald qu’il regrettait que des barrières douanières considérables freinent  les exportations britanniques aux Etats-Unis !

-      Il faudrait que vous les levassiez, a-t-il imploré au milliardaire.

-       Don’t  worry ! Be happy !  Nous allons conclure un très grand accord commercial ! Avec d’autres pays, j’en conviens, gens cons viennent et ne m’inspirent pas confiance. Je les regarde sous l’angle du scepticisme. Avec vous, non, je veux cet angle taire !

Mais tandis que les dirigeants des sept pays discutaient à huis clos, le Pays basque avait des allures de camp retranché. Quelque 13 200 policiers (les fameux poulets basquais) et gendarmes, appuyés par l'armée, ont sécurisé les lieux !

Difficile dans ces conditions de manifester à Biarritz. Aussi, des responsables d’Alternatives G7 et de G7 EZ ont entamé, lundi midi, une marche symbolique pour tenter de pénétrer jusqu'à la zone rouge, aux abords immédiats du sommet, afin d'accuser "publiquement" les sept dirigeants "d'illégitimité".

D’autres plaisantins ont organisé une marche des décrocheurs de portraits. Ils ont brandi la photo de notre cher Macron la tête en bas. Ces portraits décrochés des murs de mairie se voulaient revendicatifs pour dénoncer « la politique climaticide » du Président.

-      Comme tu n’as pas tes talents verts tu auras tête à l’envers, lança une manifestante ulcérée qui ne craignait pas le risque de 5 ans de prison et de 75.000 € d’amende pour « vol en réunion ».

Ainsi se termina ce G7, nourri de promesses et de bonnes intentions, de tapes dans le dos et de sourires de façade, dans un monde où le climat se dérègle et les poudrières s’accumulent…