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samedi 12 juin 2010

LA COUPE DU MONDE PEUT DEMARRER...NOIRE

Govou vient de rater on peut dire l’immanquable
Sur un sublime centre du Pierrot de Zahia
Sur le bord du terrain Raymond pête les câbles
Il fulmine et bouillonne comme au loin Obama.

Comme au loin isolé dans le salon ovale
A vêtir l’oripeau du témoin impuissant
De l’immense fléau dont les humeurs exhalent
Des relents nauséeux de carburants flottants.

Les bayous, dégradés, se transforment en surface
De réparation vaine tant le spectre s’avance !
Comment donc éviter que corps n’errent dans l’espace
De la pâte gluante aux tentacules immenses ?

Les caméras du monde ont planté l’objectif
Sur les stades africains que les vuvuzelas
Animent sans ambages d’un bourdonnement vif
Tandis qu’en Louisiane meurt le pélican las.

Lodeiro voit tomber sur son cœur juvénile
Le premier carton rouge de la Coupe du Monde
L’eau des romans noircis de feuillets infertiles
Enlaidit les marais loin des clameurs qui grondent.

Henry vient de rentrer pour constater que main
Qui n’est, sûr, pas la sienne vient de bloquer son tir.
En Floride les rives appréhendent demain
Le décor balnéaire crie déjà le martyr…

Le match est terminé, c’est un nul, on se lasse…
Fidèle à son image Raymond se félicite !
Deux mille cinq cents barils ont grossi la mélasse
Durant la prestation des vingt-deux pieds d’élite…

Le Cap a débranché son Green Point enfiévré
La fête reprendra sous les regards du monde.
Sous un coin de ciel bleu des pêcheurs effondrés
Envisagent l’exode en leur peine profonde…

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