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mardi 8 avril 2008

ELLE PIQUE UN FARD MAMA, SI !

Michel-Édouard Leclerc et Roselyne Bachelot vont se pacser ! Non, je plaisante ! En fait, ils vont se faxer...des mots doux ! Doux comme un petit médicament sirupeux, doux comme un suppositoire gélatineux !
Le sémillant chef d'entreprise s'est attiré les foudres de la ministre de la Santé. Durant plusieurs jours, le groupe Leclerc a essaimé une publicité à la TV pour réclamer le droit de vendre dans ses parapharmacies des médicaments non remboursés ! Suprème outrage : il assure que les usagers feront une économie de 25 %. Diantre, à l'heure où les euros ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval...
- C'est une publicité mensongère, dénonce Roselyne, n'importe quoi !!
- Voyons Roselyne, ne feriez vous pas un mauvais procès à ma noble société de distribution ? Je vous soupçonne, par ailleurs, de défendre votre corporation ! Vous êtes pharmacienne à l'origine ?
- Oui, mais d'origine contrôlée !
- Contrôlés comme vos prix dont certains sont si élevés que la Sécurité Sociale n'a plus le droit de les rembourser ! Et toc !
- Vous pensez que vous pourrez longtemps vendre à perte de tels médicaments ? Je ne vous laisse pas trois mois pour réagir et réajuster à la hausse ! Et vlam !
- Nous vendons sans perte et nous permettons de libéraliser le secteur pharmaceutique trop souvent accaparé par les officines ! Vive la concurrence !
- Concurrence ? Vous allez vendre des cochonneries oui !
- Non, nos médicaments seront installés dans des espaces d'automédication et des docteurs en pharmacie conseilleront nos clients. D'ailleurs, si vous perdez votre job je suis prêt à vous embaucher !
- Moi, chez Leclerc, jamais ! Je préfèrerais avaler mon tailleur rose !
- Rose bonbon comme certains sirops que nous proposons aux clients !
- Vous les escroquez !
- Non ! Par contre les pastilles on les laisse croquer ! Le client goûte et choisis le médicament qui lui semble le meilleur en goût ! On joint l'utile à l'agréable.
- Vous êtes nul ; en pharmacie vous ne serez jamais un as pro !
- Si, et effervescent !
- Zut ! Zut ! Cette querelle me donne des mots de tête..
- De gondole, ah, ah, ah !

lundi 7 avril 2008

LA FLAMME EST L'AVENIR DE L'HOMME




Le parcours de la flamme olympique à travers notre belle capitale a été marqué, ce lundi 7 avril 2008, par de nombreux incendies...heu...incidents, ainsi dans Paris !!
D’abord, un bonze a voulu se suicider par le feu (c’est dans leur coutume) sur le parcours de la flamme Olympique. On l’a vite éteint avec un extincteur et la torche olympique a pu poursuivre sa course. Mais par précaution on a installé la torche à l’intérieur d’un bus.
Avant cela, Mireille Ferri (Vert et verte de colère) avait tenté d’éteindre la flamme avec un extincteur :
- Elle pollue, a simplement précisé la vice-présidente du Conseil Ile-de-France
Puis quelques reporters sans frontières se sont fait arrêter car ils avaient leur papiers :
- Vous n’avez pas le droit d’avoir une carte de nationalité puisque vous êtes censés êtres sans frontières !
- Mais la flamme aussi est sans frontière, arrêtez là !!
Pas moyen d’arrêter cette flamme portée par l'ancien athlète Stéphane Diagana.
On tenta bien de l’empêcher de mener la flamme. Des manifestants avaient mis des haies pour stopper l’élan de Stéphane. Ils avaient oublié que le champion était spécialiste des haies (400 m). Il sauta allègrement les obstacles ! Ces obstacles il les hait !
La flamme a également été éteinte pendant une vingtaine de minutes à proximité de l'immeuble de France télévisions, dans le XVe arrondissement. Elle a été rallumée vers 13h50 à l’aide d’un briquet offert gracieusement par la ville de Paris ! Le Maire, Mr Delanoë voulait imbriquer sa noble personne dans le combat de la flamme.
Près de la Seine deux jeunes tourtereaux se déclaraient leur flamme. Jean François Lamour (ex Ministre des Sports qui s’escrimait pour garantir les paix) ne se fit pas prier : il alla chiper la jolie danseuse incandescente pour rallumer la torche que des Tibétains avaient éteinte ! Il engueula ces derniers et s’aperçut qu’ils portaient le maillot du club de basket d’Antibes !! Stupéfaction !
- Que faites vous là ? Vous ne seriez pas mieux à Antibes !
- Non ! Car tout habitant d’Antibes se doit d’être à Paris pour éteindre la flamme : Antibes éteint !
Ah, ils ont réponse à tout les adeptes du Dalaï Lama !
De nombreux drapeaux tibétains étaient brandis et des banderoles noires sur lesquels des menottes remplaçaient les anneaux olympiques avaient été déployées par des militants de Reporters Sans Frontières (encore eux) au premier étage de la tour Eiffel, sur les Champs Elysées et à l'intérieur de la mairie de Paris.
Johnny Hallyday, dépêché par Sarkozy, ne cessait de chanter dans son mégaphone :
- Allumez le feu ! Allumez le feu !
- Ta gueule, lui répondit un Tibétain, retourne en Suisse !
Johnny continua cependant, haranguant les policiers pour qu’ils protègent la fée rayonnante qui voyageait de torche en torche avec de plus en plus de difficulté. Aussi, un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'Etat, fut mis en place avec pas moins de 3.000 policiers, sur terre, dans les airs et même sur la Seine.
La torche devait être portée par 80 relayeurs sur les 28 km du parcours. En fait ce fut le marasme. Les relayeurs étaient bousculés par des manifestants et la police ne s’occupait même plus de la circulation. Aussi, beaucoup d’automobilistes en profitèrent pour brûler des stops ou des rouges. On n’en était plus à une flamme près !

La flamme arrive à enfin au stade Charléty. Contenue dans une lanterne, la torche arrive à bord d'un bus au siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à côté du stade.
Des gens tentent de mettre le feu au bus. Des policiers tentent d’installer des pare-feus. Les pompiers arrivent avec une lance à incendie : le bus ne brûlera pas ! Ouf !

La télévision chinoise aura mis sous l’éteignoir les péripéties parisiennes !

Elle n’a montré que le départ de Stéphane Diagana : à Paris tout va bien ! Allez on s’embrase !

HOMMAGE AUX MUSULMANS MORTS POUR NOTRE PATRIE

A leur façon de n’être plus des gosses
On voyait bien qu’ils vieillissaient beaucoup
Dans les tranchées on craignait que les « boches »
Viennent porter d’irrémédiables coups

Après l’assaut ils allaient boire un verre
Sales et pouilleux il fallait oublier
La faim, le feu, les petits matins blêmes
Dans le froid dur qui les engourdissait.

Notre Dame de Lorette
Ce n’était pas la fête
Du sang et de la boue… Lorette

Et plus encore lors de trêves tranquilles
Un bon café les remettait debout
Et ils pensaient à leur femme et leurs filles
C’est sûr qu’alors certains pleuraient beaucoup.

Si par hasard ils mouraient de gangrène
Pas un espoir pouvait les consoler
Certains priaient Allah ; la foi quand même
Restait debout quand le corps vacillait

Notre Dame de Lorette
Ce n’était pas la fête
Du sang et de la boue… Lorette

samedi 5 avril 2008

PONANT MAL AN...





Le plan anti-pirate a été déclenché car un merveilleux bateau de croisière français a été attaqué par des pirates somaliens. Un hélicoptère, un sous-marin, une dizaine de croiseurs ont été dépêchés sur place. Pas le porte-avions car il est toujours en réparation !! L'autre porte-avions doit être désamianté à Brest ! Les pirates revendiquent...heu..on ne sait pas encore ! Le bateau nommé "le Ponant" est un fameux trois mats fin comme un oiseau...de mauvais augure ! On ne sait pas ce qui va arriver !

On a vu arriver dernièrement, sur le théâtre des opérations, un baleinier !! Il serait prêt à harponner les pirates, tonnerre de Brest !

Mais pas quand le soir tombe car on n'y voit goutte (de mer) : c'est trop tard Ponant !

MODERNISATION DES DEPENSES PUBLIQUES : L'ETAT S'ECHINE !


jeudi 3 avril 2008

AMERICANISONS NOUS, TROU LA LA ITOU !

Nicolas Sarkozy flirte avec les USA :
- Pour un flirt avec toi je ferais n'importe quoi !
Attention Clara va être jalouse ! Mais Nicolas la rassure :
- C'est aussi pour toi mon chou que je fais du charme à l'Oncle Sam. Tu pourras mieux vendre ton prochain album à New-York et Chicago !
- Chic à go go ! Chic à bobo, lance la chanteuse first lady. Merci de penser à ma carrière !
- Il faut absolument que tu crées un hymne à la gloire des USA !
- Ah, tu crois ??
- Mais oui ! Ainsi tu deviens la chouchou des Américains comme tu l'es déjà des Britanniques et hop, le tour est joué. Je deviens incontournable chez les Anglo-Saxons !
- Bon, je vais me mettre au travail !
Nicolas se frotte les mains. Il se rapproche de l'Amérique :
- L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai !!
- Ca c'est une chanson de Jo Dassin. Tu sais que son père est mort il y a trois jours ?
- Hé bien ? Tu es encore là Carla ? Je croyais que tu allais te mettre à ton hymne !
- Je vais y aller mais tu sais : l'inspiration ça vient lentement !
Sur ces propos elle monte à l'étage.
Nicolas se frotte les mains. Il se rapproche de l'Amérique :
- Mon Amérique à moi !
- Tiens tu reprends mes vieux tubes
- Ca alors Johnny, vieille canaille, que viens-tu faire ici ?
- Je passais par là alors je suis venu te dire que je m'en fais comme dit si bien l'autre...
- Ah tu t'en fais ? Pourquoi ?
- Je n'ai plus d'auteur compositeur !
- Ah ben tiens ! Carla, oui Carla pourrait te composer une chanson !
- Où elle est Carla ah que je voudrais la voir
- A l'étage, tu peux venir la rejoindre ça te dit ?
- Ok, je monte.
Sur ces propos il monte à l'étage.
Nicolas se frotte les mains. Il se rapproche de l'Amérique :
- Un jour j'irai à New York avec toi !!

Pendant que Johnny et Clara concoctent un duo, Nicolas repense à ses grandes manoeuvres roumaines. A Bucarest il a rencontré les membres de l'OTAN.
- L'OTAN t'accule à te joindre à lui, lui a lancé Bush, la poulpe !
- C'est mon intention, a répondu Nicolas, je l'ai déjà dit et redit ! On me voit en rat d'OTAN !
- C'est bien, renchérit Bush, donc tu vas envoyer des troupes en Afghanistan pour lutter contre les Talibans !
- Un peu mon neveu. D'ailleurs je dois diminuer certains budgets trop gourmands (Education, Recherche, Formation Professionnelle) pour mettre des euros dans le financement de nouvelles troupes. Ce n'est pas un vieux singe qu'on apprend à gérer ! On peut dormir sur ses deux oreilles quand on voit un vieux singe errer !
- Ah ah ah, sacré Nicolas...singe errer, s'ingérer. C'est encore un calembour de Kouchner ! Je commence à bien comprendre les subtilités du français !
- Ah ah ah, oui Georges. Mais, je veux bien t'aider en Afghanistan à une condition !
- Ok Nicolas, dis moi !
- Que je puisse mettre sur pied une vraie défense européenne !
- Ah voilà ! Ca te reprend ! Tu ne voudrais pas plutôt qu'on se groupe à trois, Gordon, toi et moi ? On ferait un trio infernal USA-GB-France ! Du tonnerre ! On a la bombe ! Qu'as tu à t'embarrasser de Belges dont le gouvernement s'effrite (avec du Picallily). Qu'attends-tu d'Angela Merkel qui cultive dans son champ céleris ? Qu'espères-tu de ...
- Stop Georges ! Je veux cette défense européenne...qui travaillera avec les USA !
- Bon on en reparlera ! Tu prends un Caeucescu ?

Et les deux hommes terminèrent la journée en s'enfilant une dizaine de Caeucescu, un petit apéritif roumain à base de piment communiste et de rhum-anis.
On but car Est signifie beuverie. Nicolas était noir mais comme Georges n'était pas raciste (car sinon il aurait viré Conzoliza) et on but encore.
Otan en emporte le vin !

mercredi 2 avril 2008

DEBY CREDIT ET DIVISION DU MONDE

Alors, comme cela Ingrid est toujours aux mains des Farcs, quelque part en Colombie tandis que les six bénets qui volent les gens se voient graciés par un président tchadien du nom de Déby.
Hé oui, le haut Déby las des "est-ce elle ?" des "n'est-ce pas elle ?" a finalement tranché : non Elle (ici s'agit de l'Arche de Zoé) ne peut purger de la prison. Il me faut lui accorder une grâce.
La matière grâce abondante au Tchad fait fortement défaut en Colombie.
Il n'empêche, les 6 bénéts voleurs ont encore une ardoise de 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts à verser aux familles des enfants prétendus orphelins du Darfour.
Le nombre de pseudo orphelins étant de 103 cela nous fait, Mr Darcos, cela nous fait ?
Je pose 6 300 000 au numérateur et 103 au dénominateur et j'obtiens ? 61.165,0485 € par enfant kidnappé. Bon arrondissons à 61.165 € par enfant. On appelle cela un arrondi par défaut (vu les circonstances !). On peut se demander comment la justice a calculé ce coût moyen !
J'ai peut-être un début de réponse :
- 165 € pour les doses de cacao non administrées à l'enfant
- 100 € pour le père absent
- 100 € pour la mère officielle
- 100 € pour la mère non officielle
- 50 € pour le père non officiel
- 500 € pour la bouffe du pénitentier ingurgitée par les 6 Zozo
- 5 150 € pour les frais de justice (repassage de la robe d'avocat, mise en pli de l'huissier...)
- 50 000 € pour le président Déby (il doit encore payer son yacht et son Falcon)
Reste 5.000 € et oui 5.000 € qui seront versés aux..FARCS
Hé oui, une partie de l'argent versé au Tchad sera redonné aux FARCS pour la libération d'Ingrid Betencourt !!
C'est ça la mondialisation !

mardi 1 avril 2008

L'ENFANT DE LA NUIT

L’enfant de la nuit croupit sous le poids des jours
Des fardeaux si lourds
Dans l’indifférence des discours.

L’enfant de la nuit subit la pression de l’or
Qui sans un remord
Se soumet sous le poids des plus forts.

L’enfant de la nuit sourit pour la beauté des caméras
La pudeur sera sauvée sur l’écran à l'heure du repas.

L’enfant de la nuit languit dans le fol espoir
De changer l’histoire
Qui le fait terrer dans le noir.

Mais sa vie brisée se lie aux jeux des finances
Au goût d’opulence
Pour les rites des boursiers qui dansent

L’enfant de la nuit pâlit
Dans une alcôlve de bidons
De New-York à Chicago
Se sont envolées 100.000 actions.

L’enfant de la nuit nourrit le feu déviant
Des monstres géants
Emergeant du plus fol occident.

Marchand de son corps il sait
Qu’il n’a pas le choix
Au regard des lois
Parcheminées dans des mots d’effroi.

L’enfant de la nuit s’éteint, petite flamme dans l’oubli
Dessous ses draps de satin
Un bailleur de fonds s’est endormi...

LISSEZ LES COURBES D'EVOLUTION DES EFFECTIFS

Des milliers de lycéens ont manifesté ce mardi 1° avril 2008, àParis, pour dénoncer les 11.500 suppressions de postes prévues cette année dans l'Education nationale.

La préfecture de police a dénombré 4.500 manifestants dans la capitale, dont 400 enseignants.

- Ils ne savent pas compter, c'est un problème d'éducation, lance un lycéen. Nous étions le double mais je pense que par manque de professeurs on apprend mal le calcul dans les écoles.

- Notre principale revendication est : pas de suppression de postes", a lancé Alix Nicolet, présidente de la FIDL (Fédération des Instituteurs Délibérément Laxistes). De toutes façons je reste sereine car la probabilité d'une telle purge reste faible. Elle suit une loi de Poisson (d'Avril)

Le président de l'UNL (Union des Nenseignants Lisséhins) Lecoultre, a jugé que "les suppressions de postes prévues dans les lycées sont une véritable saignée : et ce n'est pas en saignant qu'on enseigne, renseignez-vous !

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a souhaité que les lycéens ne soient pas obnubilés par les slogans syndicaux "Ils cherchent à diviser les gens. Le problème c'est qu'ils divisent mal ! C'est pourquoi, je propose que les enfants apprennent la division dès le CE1, foi de pédagogue !"

Mais pour Alix Nicolet, "quand les classes sont surchargées, ça a forcément un impact sur l'enseignement !

Xavier Darcos prévoit l'installation de mezzanine, là où ce sera possible. On pourrait prévoir moins d'élèves dans les classes en proposant des contrats de travail dès l'âge de 16 ans. Ainsi, les enfants sortiraient plus vite du système scolaire pour rejoindre l'entreprise.

- On a besoin d'apprentis sages, disait un chef d'entreprise dans la grande restauration. A quoi sert un bac littéraire pour lier une sauce, cuire un poulet sans hormones ou préparer un filet mignon non génétiquement modifié !

C'est vrai ça ! Il y a des bacheliers qui ne trouvent pas de jobs ! Alors tous aux fourneaux pour faire des mets tôts !

Mais les enseignants restent d'acier. Ils ne veulent pas voir le Mammouth prendre du plomb dans l'aile (car le Mammouth vole...l'argent du contribuable dirait un hommme allègre). Les professeurs sont sur les dents : l'Ecole guette !

lundi 31 mars 2008

ART CHIC TEXTURES PRIMEES

Jean Nouvel a été récompensé pour l'ensemble de sa carrière, marquée par "sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d'activité", a expliqué Thomas Pritzker, le président de la fondation Hyatt qui décerne ce prix depuis 1979, ( c'est l'équivalent du Nobel dans le domaine de l'architecture)

UNE REGION QUI ASSUME TOUTE UNE BANDE DE ROLES


Une bien jolie banderole était exhibée dans les tribunes du stade de France à l’occasion de la finale de la coupe de la Ligue qui voyait s’affronter le RC Lens avec le Paris St Germain. Des supporters parisiens, qui ne devaient pas se sentir obligés de véhiculer une image positive du Nord Pas-de-Calais, n’ont pas tari d’efforts pour hisser au sommet des gradins, une banderole dont voici le slogan :
"Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis"

Enfin une vraie reconnaissance du rôle social de ma région, me suis-je dit, foi de Fabiano.

1) Vous êtes pédophile et vous le vivez mal : bienvenu chez les Ch’tis. Notre région est loin d’être sourde aux appels de détresse des individus qui ne peuvent côtoyer des enfants sans avoir de pulsion amoureuse. De nombreuses associations aident, grâce à des psychiatres, ces victimes de déviation sexuelle qui, contrairement à ce qu’on croit, ne passent pas à l’acte.
Et oui, les Ch’tis savent accueillir les persécutés de la ségrégation antipédophile et il est louable que cette pancarte réhabilite le rôle, souvent méconnu, du Nord Pas-de-Calais dans la réinsertion des pédophiles. Tant de crimes ont, ainsi, été évités.

2) Vous êtes chômeur et votre région ne vous propose pas d’emplois durables : venez dans le Nord. On crée du boulot et pas seulement dans les boulangeries. A Valenciennes, Toyota ouvre ses portes. Lille se met à l’heure européenne et développe les activités tertiaires. Et même si vous ne trouvez pas de travail immédiatement, la Région vous aide à passer le temps avec moult activités : ballades, pêche en canal, visite de musées, carnavals désopilants, jeux de quilles...

3) Vous êtes con sans gain (oui, là j’avoue que les auteurs parisiens ont eu quelques problèmes d’orthographe dans leur volonté de bien écrire) : vous serez moins con en allant dans le Nord et en plus vous y gagnerez. Oui ! Vous gagnerez à être connu comme un individu qui fait confiance dans cette région pleine de ressources. Vous gagnerez à être reconnu comme un juste parmi les justes qui sauront rendre hommage à un pays plat qui a beaucoup donné pour la croissance du pays (de par le travail héroïque de ses mineurs de fond et de ses ouvrières textiles).

Voilà donc un vibrant hommage à notre chère région qui, à son échelle basique, vient conforter une image noble et fière véhiculée par le très médiatique film de Dany Boon !

vendredi 28 mars 2008

REPAS SAGE POUR BEAUX LINGES


DERAPE HORS DE LIGNE : C'EST GRAVE !!

Le déficit public de la France a dérapé à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2007 contre 2,4% en 2006, bien au-dessus de l'objectif de 2,4% du gouvernement, selon les premiers résultats publiés vendredi par l'Insee.

Comment cela, dérapé ?

Que fait la DDE (Direction Départementale de l’Equipement) ? Ne devait-elle pas s’assurer du sablage des routes et de la cour de Bercy ?

On rapporte, en hauts lieux, qu’en raison de la hausse endémique du prix du sable, les interventions de la DDE se sont raréfiées pour ne pas accroître le déficit.
Des experts en météorologie condamnent le temps glacial et menacent de faire grève si le gel s’intensifie en dépit du calendrier qui annonce le printemps ! Ils stigmatisent les pseudo scientifiques qui nous alertaient sur un réchauffement de la planète ! Ah ! Il est beau le réchauffement : 5° C en fin mars, au petit matin. Br...

Des économistes affirment que si le déficit a dérapé c’est que, peut-être, mais on n’est pas sûr, il faut prendre du recul, c’est que le déficit ne conduisait pas de façon prudente. Quand on entame une pente verglacée, même avec une inclinaison de 2,7 %, on roule prudemment et on ne freine pas brusquement !

Un témoin oculaire aurait vu le déficit faire une embardée à la suite d’un coup de frein brutal sur les dépenses publiques, notamment dans le domaine de l’Education Nationale.
Dans sa dérive il aurait percuté deux professeurs qui avaient entamé un piquet de grève pour manifester leur mécontentement. On déplore un blessé grave. Le coût d’hospitalisation dudit blessé risque d’accroître le déficit de la Sécurité Sociale qu’on a encore vu rouler, à tombeau ouvert, sur une route encore plus verglacée.

La police ne sait plus comment pénaliser ce genre d’infraction devenue régulière.Faudra-t-il jusqu’à supprimer le permis de conduire des déficits ?

MA CONSCIENCE JOUE L'EFFICIENCE QUAND LA MUSE Y COLLE

La question était de savoir si je devais consacrer quelques minutes pour m’exprimer sur le cas Fourniret. Ah Michel fournirait matière à lyrisme s’il n’était pas tant infréquentable ! Le tueur en série dont le procès a cours, en ce moment, à Charleville Mézières, fait les gros titres. Mais hier, me serais-je posé la question vis-à-vis de Dutroux ? Et si j’avais vécu à l’époque de Landru, me serais-je torturé l’esprit pour savoir si je devais user de ma plume (à l’époque le clavier Azerty n’existait pas) à brosser le portrait d’un si abject personnage ?
Parler du meurtre... Sentir le long des lignes couler le sang. Rentrer progressivement dans la psychologie du malade... Non merci, très peu pour moi.
Il me faut des sujets propices à la facétie ! Le psychopathe qui agit froidement ne peut présenter un sujet de prose, encore moins de vers (sauf pour les cadavres).
Pourtant, la question était de savoir si je devais...

C’est alors qu’intervint ma conscience :

- Hé bien Fabiano, je te sens tout chose ! Tu sembles léviter dans l’hésitation !
- Ah ! C’est toi ma conscience. Heu, hé bien, oui... D’habitude l’hésitation je l’évite !
Mais là, là ! J’ai vraiment un dilemme !
- Puis-je t’aider ?
- Cela serait sympa. En fait, je souhaiterais savoir s’il est opportun que je m’exprime sur le cas Fourniret. Vois-tu, d’autres journalistes s’y sont déjà tant penchés ! J’imagine que nombre de bloggers vont alimenter le procès, se repaître des accusations du procureur et des arguties de la défense !
- Effectivement, le sujet va faire florès. Mais cela ne doit pas t’empêcher d’écrire sur ce phénomène criminel hors du commun !
- Je ne m’en sens pas capable... C’est un drame ! Je ne peux l’aborder sous l’angle de la légèreté, encore moins de la pochade !
- D’autres ne s’en priveront pas !
- Oui, je sais. Mais je ne le sens pas ce sujet ! Il me met mal à l’aise ! Tu vois ce que je veux dire ? - Non, je ne le vois pas car une conscience n’est pas dotée du sens de la vue. En revanche, je comprends ton malaise. Mais je ne peux t’aider !
- Comment ! Toi, ma conscience ! Tu ne peux m’aider ! Je vais donc rester avec une page vierge ! - Non blanche. N’utilise pas l’adjectif « vierge » : c’est indélicat eu égard au sujet que tu pourrais finalement développer.
- Ah oui ! Pardon ! Donc tu ne peux m’aider ! Mais qui peut alors ?
- Ta muse !

Ah oui, la muse ! Bien sûr ! Ne m’a-t-elle pas si souvent secouru quand je cherchais mes mots, mes idées.
J’appelle ma muse de toutes mes forces.
- Oui, j’arrive ! Y’a pas le feu !!
Je sens comme un énervement de sa part.
- Qu’est ce que tu veux ?
- Je voudrais que tu m’inspirasses ! J’ai envie de parler de Fourniret mais je ne sais pas comment ! Par quel bout commencer ! Selon quel style ! Je ne suis même pas certain que je veuille réellement évoquer ses tristes faits d’armes !
- C’est donc plutôt un problème de conscience ! Vois avec elle !

Diantre, me suis-je dit ! C’est bien mal parti mon petit Fabiano ! Si ces deux là me jouent le ping-pong comme deux administrations rivales, je suis mal barré !

- J’ai vu ma conscience. C’est elle qui m’a conseillé de te solliciter !
Et brusquement la muse gueule :
- Oui et bien c’est trop tard ! Là j’ai du boulot ! Si tu crois que c’est facile d’aider plusieurs bloggers à la fois ! Je ne suis pas au 35 Heures moi ! Je bosse 80 heures par semaine ! Nos conventions collectives ont complètement volé en éclat ! Avec l’essor d’Internet ils sont de plus en plus nombreux à nous quémander des conseils, des idées, des scénarios. J’en peux plus moi ! Avant, nous étions muses de mère en fille. La succession était suffisamment assurée pour répondre aux besoins des romanciers. Notre règne était garanti sans heurts. Nous étions des muses à règne mais tout a changé. La demande a dépassé l’offre. Nous ne sommes plus assez nombreuses pour satisfaire les besoins des écrivains ou ceux qui prétendent l’être.
Il y en a même qui me réveillent la nuit, vers 3 H, pour me demander une formulation, un avis, une rhétorique... Je suis d’astreinte 24 H sur 24 ! Je n’en peux plus ! Passe ton tour ! Tu attendras !!

Je n’avais plus envie d’écouter cette hystérique. J’ai coupé court à la discussion.
Ma conscience m’est revenue, subrepticement :
- Alors, comment ça s’est passé ?
- Mal, j’ai l’impression que la muse sature ; elle va tomber en déprime !
- Imprimer, déprimer, imprimer, déprimer... C’est le triste sort des muses.
- Pas drôle. Et moi que fais-je alors ?
- Ne tergiverse plus. Prends un autre sujet. Change d’idées ! Fais-moi conscience... heu... confiance ! Ecrire sur le crime n’est pas saint en foi, heu... fin en soi ! Fuis le cil, heu, ah décidément… suis le fil d’autres idées : le fort des sous, ah zut !! Le sort des fous... les fonds de sillon, ah ! Zut, zut, les sons de Fillon et...

J’ai bouché mes oreilles car on touchait le fond. Une conscience qui commence à fatiguer et qui confond le F et le S ! Non, non, non !

J’ai éteint l’ordinateur et la fée électricité a fait le reste.

Elle a cessé de répandre ses petits courants dans les vaisseaux de mon P.C. et le silence s’est répandu dans la pièce.

Je me suis endormi. Mais vers 2 heures un rêve m’a saisi. Je voyais Fourniret me dicter ses dernières volontés. Il avait le teint cireux, le nez de Gainsbourg, la coiffure d’Arlette Chabot et le front dégarni de Giscard d’Estaing. Il parlait un Chtimi approximatif avec l’accent de Jean Marie Le Pen. Un vrai cauchemar en vérité !

Je me suis relevé. J’ai pris la direction de mon bureau. J’ai rallumé l’ordinateur.
Il ne fonctionnait plus ! Un bug ? Un virus envoyé par Ben Laden ?
J’ai éteint l’ordinateur !
C’est Mozart qu’on assassine !

jeudi 27 mars 2008

TATA TATE A TOUT T'ENTENDS TONTON ?

En Inde, Tata n’a pas toujours tâté à tout. La société présidée par Ratan Tata, ratant tout, pâtit.
Puis Ratan tout en Titan tint tout : succès phénoménal. Jadis tapi, Tata, toupie, paie tout , achète tout.
Puis il fabrique des voitures de tout temps, tantôt tout tôle, tantôt plastoc.
Il grandit et ses filiales croissent :

- Tata mie (fabrique de pain pour judokas)
- Tata riz-fait (fabrique de riz pré cuit au tarif indestructible)
- Tata bas-saie (fabrique de vêtements et déguisements pour péplum sanglant)
- Tata Taux-Nez (filiale bancaire spécialisée dans le prêt à taux approximatif)
- Tata Kiné (branche très lucrative qui développe le massage des sikhs aux morts !)
- Tata Paix (une association loi 1901 qui ne désespère pas obtenir le prix Nobel de la Paix)

J’en passe et bien des meilleurs ! Des exemples…t’as tas !

Mais, en silence (car Tata tait tout) a gonflé une rumeur « Tata achèterait Jaguar et Land Rover à la grosse boîte FORD »
Pas possible, vrai, pas vrai ?
Pendant longtemps le titre Tata a fait des hauts et des bas à la bourse de New Délit de Finance.
On était dans l’incertitude. Ces mouvements de haut et de bas firent appeler le titre Tata le « tata yoyo », dénomination qui mit aussitôt Annie Cordy en haleine. Elle tenta d’en profiter pour remixer son vieux tube des années 70. Mais en vain…
Puis on sut ! Et sur le tapis (car hâté) Tata mit 2,3 milliards de dollars !
Deux virgule trois milliards de dollars !
- Je prends, dit Ford, j’ai besoin de pognon !
Et voilà comment Jaguar et Land, initialement britanniques, sont passés sous pavillon indien.
Rolls-Royce a senti le vent venir :
- N’est ce pas là une vengeance qui se mange froid ? Tata veut-il venger l’honneur indien si souvent abaissé par l’occupation britannique ? Si c’est cela Tata : Tintin ! Tu n’achèteras pas mes Royce !
Mais bon, avec des Land Rover « TatapolluéTaplanète » et des Jaguar « Tatafrimentrop », le groupe Tata têtu s’étend, cela s’entend…tant !

GILARDI S'EN VA... TREZEGUET AUSSI...

Alors que Nicolas et Carla se frottaient
Au faste suranné de nos amis anglais
La Queen Elizabeth envoyait ses footeux
Se mesurer aux coqs ; pour le plaisir des yeux !

Car un France-Angleterre, quand bien même amical
Est une joute fière, acharnée mais loyale !
Il devait commenter ce combat de Titans
Il devait commenter…il est mort entre temps !

Et Thierry Gilardi a couvert de son ombre
Cet insipide match, si nul, déjà qu’il sombre
Dans l’oubli sans pitié, tout comme Trézéguet.

Rappelé par forfait ; il ne fut pas brillant
Domenech le sortit comme s’il avait signé
Avec lui le contrat d’un funeste enterrement.

mardi 25 mars 2008

OU COURS JE ?

Dans ce décor où les sites rouillent
Par une pluie qui les asperge
Mon chien me suit pas plus con qu'hombre
En se disant vraiment :"où cours-je ?"

Je cours voir ma copine en bourg ;
Pour d'autres belles mes potes iront :
Chaque fille en rut abat gars
Dans un lit où tout sera dit, à la folie
C'est ça la vie...

Hélas Carole, ma belle romaine,
En se coiffant les épis narre
Qu'elle craint la botte de son père s'il
Sait qu'on lutine encore nichons.
Il dit que la sale syphilis
A son époque jamais n'avait
Interpellé les thaumaturges
Autant que le sida si laid ; sida laid tue..

Laissons ton père et ses salades
La phobie qui fait flageoler !
Je n'peux t'aimer aux trois-quarts ôte
Ta jolie robe et viens mon chou !
Mais parceque sous le feu nouilles
Avaient brûlé tels des oignons
Ma belle me dit :"creux sont les hommes
Qui ne savent pas cuisiner !"
Pour quelques pâtes, tout fut cassé !

Dans ce décor où les sites rouillent
Par une pluie qui les asperge
Mon chien me suit pas plus con qu'hombre
En se disant vraiment :"où cours-je ?"
Je cours embrasser mes deux chats.
J'ai du chagrin mais mes chats l'ôtent !

ZITRONE BOURRE COMMENTE LES BOURRINS (Archive de l'INA..TENDU)

Mesdames et messieurs nous voici à Longchamp
A Saint Cloud c’est fermé. .les chevaux sont méchants
Nous ont bien gratifiés d'une grève sauvage
Ces fieffés canassons seraient en mal d’herbage.
Ils ont revendiqué par quelque hennissement
Des prés verts où paîtront les poulains et juments
Ont rejeté d’emblée le maïs OGM
Un de ces destriers m’a redit : oh j’ai haine
J’ai haine de ces mets, ces mets céréaliers
Tout humain avalant cela serait à lier
A lier chez les fous ; donnez nous des prés verts
Permettez de brouter sans broutilles et sans guerre !

C’était le dernier mot du cheval syndiqué
Je n’en ai pas su plus, on a été coupé.
Fermons cet aparté à Longchamp revenons
Les chevaux sont fin prêts et le temps est très bon
Et voilà c’est parti le 2 Pégase en tête
C’est Pégase en un mot, en deux mots c’est trop bête
Non point de flatulence sous la queue du cheval
Jamais de gros fayots ne mange l’animal !
Le brillant équidé nous vient de Normandie
D’un haras bienheureux, c’est un haras qui rit
De ces moult grands prix décrochés haut la main
Haut le sabot ferait mieux dans l’alexandrin
C’est Pégase encore lui à la corde en premier
Mais que se passe-t-il ? Le voilà arrêté !
Le joker a freiné et mis le frein à main
Le voilà qui vomit et de douleurs se tient
Des spasmes incessants sous sa casaque se choquent
Est-ce la danse de St Guy ou bien le kasatchock !
Pégase a disparu sous un bosquet touffu
Les concurrents galopent heureux de la bévue
Car l’étalon tout blanc était le favori
Qu’est-il donc arrivé à ce joker maudit ?

Ils sont cinq à franchir la ligne d’arrivée
Il faudra la photo pour pouvoir les trier
Le rapport du tiercé frisera le néant
Déjà dans le public on crie au fainéant
Fainéant et buveur ce joker délabré
Qui vomit son 4 heures et sa bière frelatée.
Devait-on confier Pégase à cette épave ?
Je n’ai point vu cela en trente ans de carrière
Mais que fait le Pégase il secoue sa crinière
Il est pris, quelle folie,d’une danse de Saint Guy
Il s’élance au galop, direction la sortie…
Mais je vous rends l’antenne car ma vue s’est troublée
L’alcool fait son effet car ici cognac j’ai !

vendredi 21 mars 2008

LA DEFENSE : LA FEE DENSE ET LA FAIT DENSE !

Rappelle-toi ma Carla, il pleuvait sans cesse sur Cherbourg !
Et je découvrais avec émoi le magnifique sous-marin nucléaire Le Terrible.
Une espèce de gros suppositoire tout noir, comme la mort.
Rappelle-toi ma Carla : j'ai dit alors que notre défense serait toujours aussi dense. Même si j'allais réduire le nombre d'avions porteurs de dissuasion nucléaire.
Rappelle-toi ma Carla : j'ai dit que je croyais en notre force de dissuasion, principalement représentée par nos sous-marins.
J'ai souri intérieurement en pensant à notre porte-avions toujours en réparation.
Rappelle-toi ma Brunie, je rentre un peu plus tard ce soir.
Les militaires sont bavards ; difficiles de m'en détacher. Qui disait que l'armée était une grande muette ?
Oh que je l'aime cette fée "armée" qui garantit notre sécurité !
A très bientôt ma Carla. Et vous tous mez Français soyez gais, riez !

POUR BENAMOU : AUBAINE ? AMOUR ?

Pour GMB (Georges-Marc Benamou) le conseiller de l'Elysée, est-ce une aubaine ou un véritable amour que de se retrouver à la tête de la Villa Médicis à Rome ?

La nomination de ce conseiller, qui fut jadis le confesseur de Mitterrand, en a surpris plus d'un !

Cette nomination de Georges-Marc Benamou "est incongrue, voire méprisante". C'est par ces termes qu'un trentaine d'acteurs du monde culturel se sont émus (c'est un euphémisme) de cette promotion illustre, dans une tribune publiée dans "Le Monde".

Parmi les ulcérés on trouve Jane Birkin car elle aurait bien voulu être à la place de Benamou ! Elle aime l'Italie et surtout Rome et en plus elle est anglaise !

Vous ne voyez pas le rapport...moi non plus !

On trouve aussi le metteur en scène Patrice Chéreau. Lui, il trouve que c'est une erreur de casting car Benamou est un piètre acteur qui ne sait pas tenir un rôle !

Bref, tous craignent que GMB ne fasse pas une bonne promotion de l'esprit français et qu'il avilisse la Villa ; là est l'avis las de ces détracteurs.

jeudi 20 mars 2008

CAR QUE FOUT L'OM SI CE N'EST DE PERDRE ?

Oh la la ! Bonne mère ! Les petits gars de l'OM (Olympique de Marseille) se sont fait sortir par un petit club, un tout petit club de CFA2 (Catégorie Fébriles Amateurs Niveau 2) au stade des 1/8 de finale de la Coupe de France !

Oh la la ! Peuchère ! Oui, peu cher payés les amateurs ! Et pourtant les voilà qui terrassent les professionnels de la canebière !

Oh la la ! Peuchère ! Oui, on donnait peu cher de cette équipe de Carquefou (près de Nantes) et pourtant ! Comme Calais, il y a dix ans, Carquefou est en train d'écrire une belle histoire du football français amateur !

Après avoir éliminé les pro de Nancy (équipe qui en passant par la Lorraine a été sabotée par les petits Nantais) ils se paient l'OM.

Oh la la ! Bonne mère ! Le Sénégalais N'doye qui marque le seul but du match !

Oh la la ! Bonne mère ! Les petits de Carquefou recroquevillés dans leur surface et qui nous jouent le catenaccio que nos amis transalpins n'auraient pas dédaigné !

Oh la la ! Bonne mère ! Encore un petit poucet qui mange un ogre ! Ah, elle ne respecte rien cette coupe de France ! Et la hiérarchie alors ?

C'est comme si, je ne sais pas, Besancenot terrassait Delanoë aux futures présidentielles de 2012 ou que le Tibet emportait une quinzaine de médailles d'or en athlétisme, au nez et à la barbe des Chinois (quoiqu'ils soient, quand même et souvent, imberbes !) lors des futurs JO de Pékin.

Cette dernière hypothèse coiffée d'utopie n'est d'ailleurs pas pour me déplaire.

Donc Carquefou continue et l'OM, sombre, sombre !

Il faut dire que Cissé avait dû boire car incapable de cadrer son tir : on a vu Cissé rond.

L'entraîneur belge de l'OM, Gerets, n'a pas vraiment la frite et ne prend pas de gant pour dire :

- Arrête ton char le roi ! Car le roi est nu ! L'OM n'a plus que le championnat pour se refaire une santé.

mercredi 19 mars 2008

A COLOMBES AILEE, DEUX AIGLES GLISSENT...



Rama Yade battue à Colombes. Parmi les défaites de la soirée électorale il en est une qui fait très mal. Les deux aigles du pouvoir, Fillon et Sarko ont glissé sur une peau de banane.
Fillon et plusieurs dirigeants de l’UMP s’étaient déplacés dans cette ville de 80 000 habitants que la droite avait
confisquée aux communistes. Rama Yade, enfant du Sénégal et de Colombes, égérie (pour ne pas pleurer) de l'intégration et de l'élitisme sarkozien n’a pas fait de miracle pour gagner la municipalité . Elle n’a fait que de grosses boulettes notamment lors d’un meeting où elle allégua (ah les gars, vous pourriez me soutenir !) que la gauche était «raciste» et que c’est pour cela qu’on la combattait si durement.
A Colombes, l’UMP (46,4 %) est nettement battue par la liste conduite par le socialiste Philippe Sarre (53,6 %) ; initiales du monsieur : PS !!
Il reste d'autres combats à gagner pour Rama : le Tibet par exemple !

mardi 18 mars 2008

KINDY MAUX QU'ON SENT...


C'est à paire (de chaussettes) pignon heu à Perpignan que l'affaire a eu lieu !

C'est une histoire cousue de fil blanc !

Lors du dépouillement, dimanche, le président d’un bureau de vote de Perpignan a été surpris par un quidam qui put l'épier ! Il le vit dans sa tentative de se délester de plusieurs bulletins cachés dans ses chaussettes !

Oui, dans ses chaussettes !

Interpellé par les chaussettes à clous (les gendarmes), il était ce matin encore en garde-à-vue (sans ses chaussettes).

Son principal argument : mes chaussures prennent l'eau. Il me fallait rembourser la semelle avec du papier ! Je n'avais que les bulletins sous la main. C'était ça ou attraper un rhume voire plus et là j'aurais eu des arrêts maladie. Ce n'eût pas été bon ni pour la Sécurité Sociale ni pour mon employeur !

Cette histoire de semelles tourne au vinaigre car la politique se mêle au scénario.

L’affaire commence à faire du bruit. Après une première manifestation lundi soir les anti-UMP Alduy ( réélu dimanche) devraient manifester à dix-huit heures pétantes (17 h 46 selon la police !) pour réclamer sa « démission ».

Les manifestants pensent agiter des chaussettes pour dénoncer cette fraude présumée, et continueront à défiler jusqu’à l’annulation du scrutin !

- Ca lui fera les pieds à cet Alduy, illégalement élu, a vociféré Mme Amiel-Donat la perdante (de l' union de la gauche alliée au Modem)

- C'est un fraudeur qui ne m'atteint pas à la cheville, s'est exclaffé Louis Aliot du Front National, privé d'un troisième élu municipal !

- Il mérite une mise à pieds, lança un gauchiste

Le maire est bien en bas racés (UMP oblige) mais que peut-il dans cette affaire ?

Était-il au courant du coup des chaussettes ? Si oui, le bas blesse !
En lien avec le curé de Perpignan il a demandé aux paroissiens de cotiser pour payer d'éventuels dommages et intérêts ; et ça marche : les sots quêtent !

TIBERI MAIS TIBET PLEURE

Tandis que Tibéri sauvait la mise dans les municipales de Paris, le Tibet, à des milliers de kilomètres de là, était en proie à des violences chinoises.
Le pays des lamas et des yacks s'est mis à ruminer une vengeance contre l'occupant chinois.
Pendant que Tibéri débouchait le champagne pour fêter sa victoire au forceps dans le 5ème arrondissement de Paris (45,0% des voix contre 44,1% pour sa rivale Lyne Cohen-Solal), les Tibétains étaient massacrés par l'armée chinoise pour avoir voulu vivre selon leur coutume.
Les habitants de Lhassa (capital tibétaine) ne supportent plus les han (1° ethnie chinoise) qui monopolisent la vie commerciale :
- Ils nous forcent à lever la hache à haine (HAN), dit un lama exaspéré !
- Ils feraient mieux de rentrer chez eux, go home ! Le han tond notre propre croissance ! Nous ne pouvons vivre en autonomie. Ils nous étouffent ! renchérit un Lama doué pour la rhétorique.
La haine de l'occupant a provoqué des rixes et luttes armées. Des morts sont à déplorer chez les Tibétains. De son exil en Inde le Dalaï Lama (chef spirituel des Tibétains) déplore cet état de guerre mais ne souhaite pas boycotter les J.O. de Pékin !
- Il faut que le J.O. aient lieu ! Ils forceront les Chinois a faire bonne figure !
Mais les chefs chinois ne sont pas aussi amènes. Ils accusent le saint homme de diriger la rébellion depuis Dharamsala (Nord de l'Inde).
- Il dit qu'il est le père de la Paix ! Mon oeil ! De la paix jamais Lama n'eut cure !
Le ton s'envenime !
BHL, notre valeureux philosophe, est à fond pour un boycott :
- Mort à l'impérialisme chinois ! MORT ! Les Pékinois sont des chiens !
- Ne crie pas si fort, lui dit Arielle (Dombasle) tu vas réveiller le voisin !
- Et alors, il n'est pas Chinois à ce que je sache !
Ambiance.
Quel sera le dénouement de cette crise ?
Comme dirait Jean Jacques Anneaux (des JO) : la crise s'étend au Tibet !
Si j'étais grossier je dirais que l'anagramme de Tibet c'est ................... (censure) et que c'est vrai : à cause des Chinois ils l'ont dans le c............ ! (censure)

samedi 15 mars 2008

MEDITERRANEE : NOTRE MER A TOUS !




Les pays européens se sont réunis pour parler de l'Union Méditerranéenne chère à Nicolas ! Angela Merkel ne se sentait pas concernée mais plutôt consternée qu'on proposât une telle union pour des pays qui n'ont pas de facade maritime avec la mer en question.


Après tractations les 27 pays de l'UE ont décidé que tous, sans discrimination, pourront adhérer à cette union. On fera également participé la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, laTunisie, la Libye (tiens, revoilà Kadhafi !), l'Egypte, Israël, l' autorité palestinienne (enfin, ce qu'il en reste !), la Jordanie, la Turquie, le Liban et la Syrie.


Un véritable club Med qui cherchera à lutter, entre autres, contre la pollution de cette mer au passé glorieux.


Un projet qui n'a pas fait trop de vagues et qui va démarrer bientôt, effaçant ainsi les ans bruns de la mésentente entre certains pays de l'Union.








vendredi 14 mars 2008

INTERVIEW CLOCLOTIQUE

CLOCLO quels sont tes tous premiers souvenirs d’enfance ?

Quand j'étais un petit garçon, plein de vie et de joie
Un jour que j'étais très gentil, mon père me rapporta
Un jouet extraordinaire, avec de gros yeux verts
Je l'ai pris dans mes bras mais quand je l'ai posé par terre
Il faisait"Zip"quand il roulait, "Bap"quand il tournait, "Brrr"quand il marchait
Je ne sais pas ce que c'était
Et je crois que je ne le saurai jamais

Ah bon ! Mais à part ça, d’autres souvenirs ?


Un jour mon père me dit fiston
J' te vois sortir le soir
A ton âge il y a des choses
Qu'un garçon doit savoir
Les filles tu sais méfie-toi
C'est pas c' que tu crois !

Ah, et vous croyiez que les filles c’était quoi ? Que l’amour c’était quoi ?

L'amour c'est comme un refrain
Ça vous glisse entre les mains
Ça se chante et ça se danse
Et ça revient, ça se retient
Comme une chanson populaire

Et donc vous aviez vécu votre premier amour comme une chanson ?

Bof... Il a dit oui avec la tête
Il a dit non avec le cœur
Il a souri avec la tête
Il a pleuré avec le cœur

Je vois, pas très convaincant, mais alors vous faisiez quoi, par exemple en 1962, au pif ?

Cette année-là
Je chantais pour la première fois
Le public ne me connaissait pas
Quelle année cette année-là
Cette année-là
Le rock'n'roll venait d'ouvrir ses ailes
Et dans mon coin je chantais belle, belle, belle
Et le public aimait ça

On dit qu’à cette époque vous chantiez surtout le jour ; est-ce exact ?

Oui ! J'me réveille dans mon lit
Mais mains tremblent
Je n'y peux rien j'ai peur de la nuit
Mais quand le matin
Je vois le soleil le matin
Aussitôt j'oublie
Les angoisses de la nuit

Puis tout a changé. Vous êtes devenu un papillon de nuit ?


Je dors tantôt là, tantôt ici
Jamais deux soirs dans le même lit
Je ne dors chez moi que tous les trois mois
Et puis d'ailleurs, je ne dors presque pas
Mais je sens ma fatigue s'évanouir
Dès que je vois un gentil sourire
Ou un petit salut de la main
Tout va mieux et dès le lendemain

Vous avez eu du succès très vite mais vous aviez la nostalgie de votre Egypte natale ?


Les sirènes du port d'Alexandrie
Chantent encore la même mélodie wowo
La lumière du phare d'Alexandrie
Fait naufrager les papillons de ma jeunesse.

Heureusement la France vous a bien accueilli, on vous a très vite aimé !

On arrive sur la terre
Mais pendant la vie entière
Il n'y a que l'amour qui rende heureux
On peut avoir des greniers
Bien remplis d'orge et de blé
Il n'y a que l'amour qui rende heureux

Pourtant vous avez-eu un premier chagrin d’amour qui vous a déprimé. Qu’avez-vous ressenti alors ?

Pauvre petite fille riche
Et longtemps, longtemps on souffrira
Car longtemps, oui, longtemps on s'aimera
Il aurait mieux valu
Ne jamais se rencontrer

Mais vous avez survécu ; d’où vient cette énergie ?

Je n'y comprends rien
J'ai de mauvaises nouvelles
Et pourtant je me sens bien
Mais à part ça la vie est belle
Presque à cent pour cent
Je me sens pousser des ailes
Et je m'envole en chantant

Cette première fille de votre vie a, peut-être par remords, cherché à vous revoir. Que lui aviez-vous dit ?

Même si tu revenais
Je crois bien que rien n'y ferait
Notre amour est mort à jamais
Je souffrirais trop si tu revenais

Bon parlons d’autres choses. Vous êtes connu pour démarrer la semaine de mauvaise humeur. Pourquoi ?

Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau sur les routes. Le lundi au soleil

Mais par la suite ça va mieux, rassurez-nous ?


Je sors de ma loge et je cours vers ma voiture
En passant j'embrasse une fille et je fais quelques signatures
Pardon si je suis pressé, c'est que je viens de passer
Six jours sur la route, et moi je rentre à la maison ce soir

Elle est bien votre maison. Comment est-elle ?
Une grande maison au bout d'une allée
Une grande maison toute abandonnée
Et puis sur la porte une petite pancarte
Où on a écrit"à louer"

Ah bon ? Vous voulez changer de maison ? Oh je vous sens pressé, vous devez partir ?


Je m'envole au paradis Je vais à Rio de Janeiro

Ben dites donc, je ne savais pas. On vous apprécie au Brésil ?

Je suis le mal aimé
Les gens me connaissent
Tel que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi

Ça alors, mais pourquoi y allez-vous ; vous êtes maso ?


Chacun son destin et ses chagrins
Chaque jour à la même heure
Des gens se marient et d'autres meurent
Des enfants sourient et d'autres pleurent
C'est ainsi depuis toujours
On ne peut changer le monde
Mais je me dis à chaque seconde
Que ma joie sera toujours profonde

Je ne vous suis pas très bien. Vous débloquez, vous avez un chagrin d’amour ?

Il faut que je vous chante pour oublier
Une étoile filante qui m'a quitté
Vous pouvez m'aidez à la trouver
Elle a les yeux bleus Belinda

Ah ! C’est ça que vous n’êtes pas dans votre assiette. Hé bien vous pouvez-chanter ! Louis, ramène un micro pour Mr Cloclo ! Donc vous allez nous chanter en direct, avant de partir pour Rio ? Mais que sortez-vous de votre sac ? Une peluche !!
Un tigre ? C’est votre mascotte ?

Je tiens un tigre par la queue et ça se voit
J'ai peur, je suis tout pâle et je perds du poids

Oui, ça on voit ! Bon voilà le micro ! Allez, chantez Mr Cloclo, faites votre psychothérapie !

Je t'embrasse, viens tout va s'arranger
Quand on s'aime le soleil est là tout à coté
Je t'embrasse, Dieu que tu es jolie
Je vais faire tout mon possible pour changer ta vie
J'ai laissé le temps passer et jouer contre nous
Attention pour s'en défendre il faut s'aimer beaucoup
Allez vite, essuies tes larmes devant la glac
Et tout va s'arranger, allez viens je t'embrasse

C’est un bien joli message, Melinda si tu nous écoutes ! Tu sais que Cloclo t’aime toujours ! Mais peut-être qu’on pourrait l’appeler directement pour avoir de ses nouvelles, qu’en pensez-vous ?

Le téléphone pleure quand elle ne vient pas
Quand je lui crie:"Je t'aime"
Les mots se meurent dans l'écouteur

Ah oui je comprends, c’est très gênant ! Je suis sûr qu’en plus vous ne pensez qu’à elle ?



J'y pense et puis j'oublie
J'y pense surtout quand je suis seul la nuit…

Cette situation doit quand même vous énerver, non ? Sanguin comme vous l’êtes !

Si j'avais un marteau
Je cognerais le jour
Je cognerais la nuit
J'y mettrais tout mon cœur

Vous n’y allez pas de main morte. Faut vous calmer ! Et là qu’est ce que vous faites ?

Je m'envole au paradis
Je vais à Rio de Janeiro

Ah oui, j'oubliais !
(Interview de Michel Drucker - 1971 - retrouvée dans les archives de l'INA)

LE ROUGE DESIR ET L'ABBE NOIR

Depuis ma plus tendre enfance on m’a écarté du diable rouge. Plongé dans un univers teinté de bonnes intentions chrétiennes, repeintes aux couleurs de Vatican II, je n’ai guère eu loisir de m’intéresser aux communistes. Il m’était interdit de lire Pif, ce merveilleux petit journal où prospéraient Placid et Muzo, si j’ai bonne mémoire. Prétexte : c’était un journal édité par les communistes ! Il me fallait donc le lire, épisodiquement, en cachette, chez un ami. A bien y réfléchir, je préférais dévorer le Club des Cinq de la bibliothèque rose. Ah, les braves amis
(4 enfants et un chien du nom improbable de Dagobert !) ; voilà des jeunes gens, bien éduqués, et qui savaient éradiquer les méchants voleurs entre deux repas copieusement garnis que leur concoctait une cuisinière huppée, triée sur le volet vernis d’un grand manoir britannique.
Mon père lisait « Témoignage Chrétien ». A bien y réfléchir, quand j’y repense, c’était quand même un journal chrétien...mais de gauche. On y dénonçait la torture en Algérie, on stigmatisait les dangers du capitalisme…mais sans pour autant vanter l’attrait du marxisme !
J’ai grandi en continuant à me méfier des marxistes. Un coup de Marx…et ça repart pas !!
Un soir, je regardais un match de football : France-Belgique !! A ma grande surprise le commentateur cita plusieurs fois l’appellation « diables rouges » pour évoquer l’équipe des mangeurs de frites. Allons bon, si des joueurs portant un maillot rouge se font traiter de diables on ne comprend pas comment on pourrait les supporter (dans le sens « encourager »).
Or visiblement les supporters belges encourageaient leurs diables, qui se démenaient fort bien.
Il m’a fallu me rendre à l’évidence : le diable rouge pouvait être aimé, voire adulé (comme la nourrice) !
J’ai commencé à changer mon regard sur l’homo communistus en éclatant de rire à toutes les tirades de Georges Marchais ! Quel rigolo celui-là ! Il déridait le communisme à lui tout seul !
Même sa marionnette du bébête show n’avait pas son équivalence en truculence humoristique.
Malgré tout, il y avait encore un frein à déposer un bulletin rouge dans l’urne.
Jusqu’au jour où je vis apparaître le nom de mon voisin en dixième position sur la liste communiste présentée dans le cadre des municipales. Mon sang n’a fait qu’un tour !!
- Comment, ai-je dit à mon père, comment cet homme peut-il se mettre avec les rouges alors qu’il s’est toujours proclamé socialiste !!
- Hélas, répondit mon père ! Les gens changent d’avis comme de chemise. C’est comme mon collègue de travail. Il m’a dit qu’il voterait pour Mitterrand alors qu’il a toujours été de droite ! Il est devenu si rose qu’il en a eu une crise de foi !! Il ne croit plus en
Giscard (c’était en 1980) !
Le temps a passé et puis l’incroyable s’est produit ! Au premier tour des municipales de 2008 j’ai voté communiste. Oh, bien sûr je pourrais me dédouaner en disant que j’ai porté mon dévolu sur une liste qui amalgamait LCR (Trotskystes), Ecolos, Communistes et Alter mondialistes (les potes à Bové) : donc ce n’était pas du 100 % communiste pur jus !
Il n’empêche !
Je l’ai tellement mal vécu que j’ai couru vers l’église pour m’y faire confesser !
L’église était fermée. Sur la porte un petit panonceau indiquait : « grève des prélats qui ont besoin de se prélasser ! Mort aux cadences infernales ! »
Ca sentait la rébellion, la lutte des classes !! Incroyable…
Je me suis rendu au presbytère dans l’espoir de voir mon curé.
Il était là, mais ne me reconnut pas tout de suite (il est presbyte et sans lunettes le presbyte erre !)
- C’est moi, Fabiano !
- Ah ! Fabiano ! Quel bon vent t’emmène ?
- Ah mon père ! J’irai droit au but : inutile de nier..
- Du culte !!
- Pardon ?
- De nier du culte, denier du culte. Tu vois Fabiano c’est contagieux les calembours !
- Oui bon, heu.. Blague à part, heu, bon… Je voudrais me confesser !
- Te confesser mais pourquoi donc ?
- J’ai voté communiste !
- Donc tu as fauté !
- Pas drôle mon père ! Je voudrais votre pardon !
- Mais ce n’est pas une faute !! Moi aussi j’ai voté communiste !
- Comment !! Vous ? Un homme si saint !
- Un saint c’est souvent une statue ; le saint n’est que terre, ah ah elle est bonne !!
- Oui bon, trêve de billevesées, vous dites que ce n’est pas un péché car vous aussi…
- Oui j’ai voté rouge. Plutôt par sentimentalisme voire par esprit de famille
- Comment cela ?
- Regarde la liste que nous avons choisie : vois, là, en 16ème position !
- Je ne connais pas, c’est qui ?
- C’est mon fils !