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mardi 9 juin 2015

WAWRINKA TAILLE UN SHORT A DJOKOVIC


Contre toute attente c’est le suisse Stan Wawrinka qui a gagné l’édition 2015 de la finale homme de Roland-Garros car chez les Helvètes on reste contre toute attente eu égard à la précision de l’horlogerie.

C’est le Serbe Novak Djokovic, pourtant grand favori, qui en a fait les frais sous un soleil pourtant au rendez-vous ! Il s’est incliné en 4 sets
 (4-6/6-4/6-3/6-4) !

Stan, d’origine polonaise par son grand-père ne fut pas vite crack aux vies des courts. Il démarra tardivement sa formation sur terre battue, vers 8 ans dit-on, quand d’autres naissent avec une raquette en guise de biberon. Il a grandi en Suisse, dans la campagne du Gros-de-Vaud appelé ainsi en hommage à un abbé ventripotent qui lui enseigna le jeu en profondeur.

Il ne quitta plus la raquette et cet ami qui avait plus d’une corde à son arc, bien plus que Guillaume Tell, autre Suisse légendaire et déjà spécialiste du jeu de pommes !

Oui, il apprit beaucoup du clerc, homme à set, qui lui inculqua, sans un revers, les techniques de la volée et montée au filet en précisant que volée n’était pas pécher et qui dit filet ne dit pas pécheur.

Il apprit vite et gagna quelques tournois. Mais le summum, le zénith, le « ce après quoi il sera difficile de se maintenir en haut » eut lieu Dimanche !

Oui, une victoire exceptionnelle, inespérée. Le titre était promis à l’inoxydable Nadal ou à son grand rival Djokovic ! Mais non, il lui revint, à l’issue d’un match où il fit parler la poudre de son revers à une main loin d’être celle d’un elfe étique et qui fracassa le mental du Serbe !

Alors oui, à 30 ans, et malgré un short à carreaux improbable dont le drapeau de son pays pourrait s’inspirer, Stan a vaincu le favori Djokovic quinze mois après avoir défait Nadal, qui en resta coi, las, à l’Open d’Australie.

Gagner contre toute attente, comme dans un rêve des fées liftées qui évoqueraient, entre deux coupes,  des vices du vieillissement, cette sénilité qui n’atteint pas encore le Bison (surnom du vainqueur) ; oui gagner contre toute attente ! Et le bison de biser sans biaiser la coupe ! 

Oui, il terrasse Djokovic qu’il atterre, battu et ruminant de rancœurs à Serbe. Un bien bel exploit  qu’il réalise sous les yeux de Manuel Valls, premier ministre heureux d’échapper à la tribune de Montebourg et Pigasse torpilleurs de sa politique puisqu’elle pratique un serre-vis perdant !

Alors on oublie le short fantaisiste du Vaudois dans la prise…de conscience qu’on détient, là, un grand champion dont les forces se fédérèrent pour ne pas rester gros jean !


Un grand champion, sur le tard, qui va grimper au classement mondial sans corroborer l’adage : hâter paie !

Le nouveau drapeau suisse prend du succès. Il gagne les sommets.



samedi 6 juin 2015

DATISLAM HANTE !

Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, Nicolas Sarkozy, l’homme qui rebaptise son nom (Bismuth) et celui de son parti (les Républicains) avait annoncé la tenue (Angèle a bas, en ce qui la concerne !) dans les plus brefs délais d’une "journée nationale sur l’islam" à l’UMP. Mais le petit nerveux qui aime les tics  "vient d’admettre devant ses proches que ce sujet hautement délicat pouvait donner lieu à des dérapages incontrôlés", écrit le Canard enchaîné !
Il en met du temps pour réaliser que ce genre de convention ne peut que stigmatiser une religion dans une société laïque ! Ou alors a-t-il toujours feint l’ignorance ! L’homme est bien trop habile politicien pour savoir comment ratisser sur les terres du Front National.
Finalement, suite aux pressions de ses « amis », Nicolas s’est contenté de transformer cette grande journée nationale en simple convention à huit clos car « l’enfer c’est les autres » ! 
Rachida Dati, invitée de Bourdin sur BFMTV-RMC, a dit sa façon de penser ! Elle ne trouve pas que l’idée de Nicolas soit pertinente ! Pas de stigmatisation de l’Islam ! Pas d’amalgame entre Islam et terrorisme djihadiste !

En revanche, la brunette est prête à s’investir dans une discussion dont la thématique serait « la relance du PIB français par l’industrie du luxe sous l’œil bienveillant du dieu Hermès, comme faim en soie ».
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vendredi 5 juin 2015

PODEMOS, FELIPE, NADAL ET LES AUTRES...

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En ce 24 mai 2015, les élections municipales et régionales au pays de Don Quichotte ont laissé émerger une jeune formation politique qui par un coup de sang grilla la politesse au bipartisme conventionnel !

Oui, qui stimula l’ivresse ? Pas gnôle ! Il n’est pas livre espagnol cet opuscule du résistant français Stéphane Hessel (mort récemment), le fameux « Indignez-vous !» Le groupe Podemos (nous pouvons – en espagnol) en a fait son livre de chevet achevé et cheval de bataille.

Alors sus au libéralisme, au chômage de masse que dictent les politiques d’austérité décrétées par l’Europe. Petit frère de Syriza, la grecque, Podemos veut renverser les grands partis et faire soulever une jeunesse sans emploi qui, voyant les privilèges des seniors (retraite décente fruit d’une activité sans ombrage lors des 30 glorieuses) se dit : n’est-ce pas niche ?

Oui naît spanish for bars alone (fort Barcelone ?) qui tient seul la barre de sa destinée et ne compte plus sur l’Etat qui démantèle les aides en naze tueries !
Alors le jeune espagnol prend le taureau par les cornes, se fait centaure et adore braver l’autorité des partis endormis pour piquer le derme étique d’une économie de marché dont la peau lisse laisse entrevoir des failles. Ainsi est né Podemos actuellement dirigé par un médiatique politologue, Pablo Iglesias (Eglise en espagnol) qui ne revendique pas sa filiation avec un chanteur se vantant ne pas avoir changé dans un monde qui est fou bien que beau.

Oui Podemos bouleverse l’échiquier espagnol et au terme d’alliances post-électorales qui sont en train de se nouer, le PP (Partie Populaire – conservateur) risque de perdre 6 des 13 régions qu’il dirige (sur 17) dont les Baléares et Aragon à coup de balai, arrêts, hart à gong : Bling ! Victoire Podemos !

Son rival socialiste s’en sort mieux (25 % des voix) mais perd quand même plus de 600.000 voix par rapport aux élections de 2011. Le PSOE (la rose socialiste) va devoir se rapprocher des indignés pour faire gagner la gauche au détriment du PP où nombreux dupés paient leurs illusions.

D’ores et déjà, Podemos a fait vaincre Ada Colau, militante « anti expulsion des pauvres types incapables de rembourser les emprunts » ! Oui elle s’est battue pour ne pas voir ces types au teck, condamné aux chèques en bois ! La voilà Maire de Barcelone ! Mais si ! Elle montrera en bien des cas talents pour vaincre la misère ! Car dès qu’un être souffre d’une indigence intestine Colau pâtit ! Quand nul n’a vie gai elle ressent larmes Ada !

A Madrid aussi une femme pourrait prendre la tête de la ville. Manuela Carmena (Podemos) est en passe d’être maire si les roses s’associent à liste d’indignés.  La madrée de Madrid amoindrit l’âme à droite et met dru le mot « droit » ! Sa rivale du PP, Esperanza Aguirre, dont moindre pas est las ne voudrait pas que vendetta passe (que vente des Tapas ?) mais n’a plus les moyens de sa vengeance !

Au-dessus des partis le nouveau roi d’Espagne a, momentanément, quitté le pays et ses bouleversements électoraux. Felipe VI s’est rendu en France en compagnie de la Letizia, femme royale, comme Ségolène que d’ailleurs elle rencontra sur le perron de l’Elysée. Oui Flamby avait retrouvé sa première dame pour accueillir le couple espagnol ! Une telle reconstitution protocolaire du couple français n’engendra que des quolibets réticents d’échos libérés tissant leur toile d’acrimonie.

Mais Felipe ne se contenta pas d’une visite à l’Elysée. Il fit un discours au Palais Bourbon qui ne fut pas sans lui rappeler la Maison royale dont il est issu depuis 1700 !

Le roi tint à peu près ce langage :

Je tiens à vous dire que sans la France, il n'y a pas d'Europe. Sans une France sûre d'elle-même, fidèle à ses valeurs et déterminée à les défendre, l'Europe et le monde perdraient une référence très précieuse, une référence fondamentale. Voilà pourquoi nous voulons plus de France !

Un discours qui aurait bien plus à Montebourg, le monsieur « Made In France » mais ce dernier n’était pas à l’assemblée Nationale ! Il préfère Filipetti très belle en chair que Filipe Titré bêlant en chaire !

Un discours que suivit à la lettre Roland Garros avec élimination des représentants hispaniques tandis que le très français Tsonga se qualifiait pour les demi-finales !

Et oui, Felipe n’eut pas le temps d’assister à la chute d’un autre roi compatriote ! Rafael Nadal, bien que suant sous l’Hessel, ne fut pas suffisamment indigné après avoir perdu les deux premiers sets face à Djokovic (7-5, 6-3). Il sombra dans le 3ème (6-1) terrassé par le Serbe que les crocs hâtent à dévorer davantage tant l’appétit s’aiguise !

Un roi arrive, un autre est terrassé. Nadal, le jour de son anniversaire, est mort asphyxié sous les coups de boutoir du n° 1 mondial sur le court Felipe comme un clin d’œil au suzerain qui aurait dit au Serbe, en évoquant son compatriote : il ne faudrait pas que vous le  Châtriez !  

Non pas de cela ! Mais une belle déconfiture d’hors anges pour le St Rafael qui n’avait plus la primeur des vignes du Seigneur !

Felipe n’eut pas davantage le loisir d’assister à l’élimination de l’autre espagnol, David Ferrer, dégagé en 4 sets par le britannique Andy Murray ! El niño Ferrer, comme si on lui avait ôté les fonds (gaze-t-on ?) construisait sa peine le temps d’y murer son chagrin !

Bref, une sale journée pour les Espagnols que Felipe chercha à oublier en rendant visite à Mme Hidalgo, la Maire de Paris, native d’Andalousie mais n’étant plus attachée à ses villes depuis que son corps doux s’éprend de Lutèce en butinant de mâles à gars !

Oui, un bon moment avec Anne et en tissant des liens ! Ce fut le cas, notamment lorsqu’ils rendirent hommage aux  Républicains espagnols de La Nueve (les neuf – en espagnol) qui libérèrent Paris en août 1944 ! Des Républicains qui n’ont que bien peu de rapport avec les Républicains du petit nerveux qui y va Franco dans le maquillage pour échapper à la justice.

Car tandis que La Nueve fut héroïque l’âne hué vêt un camouflage de pleutre !
Mais de cela Anne et Felipe ne discutèrent guère !

Les Républicains ex UMP ça reste quand même un détail de l’Histoire.

dimanche 31 mai 2015

PUB 78





Un pauvre duc ourdi d'arthrose
Contre moroses maux mit mots roses
En sa bouche d'Icare et dix quarts
D'un prêt lui fut octroyé car
Le duc fomentait le projet
Un peu zélé d'être aux ailes et
De s'envoler ! La banque suivit
Finançant passions et défis
Hélas, l'échec fut factuel
Pourquoi duc raidi mus-tu ailes ?

vendredi 29 mai 2015

LA FIFA CITÉE (et pourtant à l'allant terne)



La Fifa (Fédération International de Football) joue contre son camp dans une tourmente sans presse aidant pour la tirer de l’eau tant la crise est grave.

Mercredi 27 mai, neuf hauts responsables de la Fifa et cinq partenaires de cette instance mondiale du ballon rond (de jambe) ont été inculpés pour corruption, racket (alors qu’il ne s’agit même pas de tennis) et blanchiment à New York, ville qu’a rêvé sur « rude zone » un certain Yves Simon, fils de Michel à moins que ce ne soit d’Albert le seigneur météo !

Mais je mets gare, gare à la chute ! Oui la corruption salit autant que le dopage ! De quoi accuse-t-on les suspects ? D’avoir reçu ou distribué plus de 150 millions de dollars depuis 1991 pour les droits de diffusion de tournois internationaux.

Sept d’entre eux ont été arrêtés chez les petits Suisses qui les ont rendus mats hier grâce à leur sagacité légendaire que les zèles vêtent ! Oui, ils ont été arrêtés à Zurich là où le gras show perd quand il est débusqué ! Ils risquent jusqu’à 20 ans de prison les truands du gazon vert qu’on va dégazer en touche, vite fait !

"Il n'y a pas de place pour la corruption dans le football", a assuré "Sepp" Blatter, le Président de la Fifa, qui brigue, comme par un curieux hasard, un cinquième mandat à la tête (plongeante) de l’organisation ! Le cinquième Sepp tente comme dirait Courtois un gardien belge au Hazard de la discussion et jamais avare de saillies !

On voudrait torpiller Sepp qu’on ne ferait pas autrement. On déblatère sur Blatter qui donne l’impression de régner sur un champignon véreux que les cafards dévorent : sur cep blattes errent ! Un pauvre champion sur lequel on ne souhaite plus appuyer de peur d’accélérer la production  d’argent sale !

Mais est-il coupable ? Où l’a-t-on trompé pour, qu’in fine, le pauvre en cornes erre tel un Cocu (Philip) se prenant pour un Messi mais qui se cantonne à avaler des serpents qui secouent l’œuvre ?

Blatter vieillit et pour certains il n’est plus une lumière tant il est éteint ce lent (ce qui est paradoxal) ! Et si sa seule arme pour ne rien ressortir à la lumière était nier ?

Sepp fait des pieds et des mains, en tant que gardien de but (soit garder son poste) pour prouver sa bonne foi ! Mais on a du mal à croire qu’il n’était au courant de rien à l’image d’un Sarkozy, alias Bismuth, niant l’existence de Bygmalion !

N’entend-t-on pas déjà la ministre de la Justice des USA, Loretta Lynch (si l’or est à Lynch c’est quelle est fente manne ?), a elle-même accusé en conférence de presse  les personnes poursuivies d'avoir "corrompu les affaires du football mondial pour servir leurs intérêts »!  Elle a notamment taclé avec beaucoup de cran ponts d’argent jeté entre pays organisateurs et individus !

Pour la Coupe du Monde de 2010, l’Afrique du Sud qui avait pourtant déclaré la fin de « la part t’aide » a bénéficié d’une désignation de pays organisateur par corruption interposée ! La faute est grave et il ne faut pas l’amender là ! L’Afrique du Sud a été désignée par des gens qui ont reçu pour une bonne barre transversale, heu, pour un bonne part transfert sale, soit des pots de vins et ne soyons pas devins pour imaginer ce qu’il advint !

Il ne s'agit que d'allégations, a réagi Dominic Chimhavi, porte-parole de la Fédération sud-africaine, une anti-thé, pro-café qui relève de la confédération africaine de football très favorable à Blatter.

Cela n’est pas pour calmer le président de l'UEFA (Fédération Européenne de Football) Michel Platini. Notre Platoche national a déclaré aujourd'hui être "dépité, écœuré, dégouté ! »

 J’en ai marre à Cana et pots de vin ! Marre ! Je suis prêt à adresser le carton rouge à Sepp qui préfère les dessous de table de ping pong financier aux coûts francs, directs !

Dans la foulée, il a déclaré que du suffrage de vendredi pour la présidence de la Fifa, les votes devraient se tourner en majorité vers le candidat jordanien, Ali Ben Al-Hussein parce que la Jordanie est un beau pays et que sa capitale est à mannes, bien déclarées et transparente.

J'ai demandé à Sepp Blatter de quitter la Fifa, a ajouté Michel Platini. Il ne peut plus dribbler avec l'aide RIB-leurres et faire semblant que tout est transparent quand des doubles contacts financiers s’opèrent dans une surface de râpes à rations !

Oui, le rationnement du blé subit un bon coup de rats beaux. On ouvre le portefeuille pour acheter les décideurs ! Chaque pays représentant une voix on peut facilement corrompre des petits Etats en mal d’argent et faire pencher la balance de son côté tant que celle-ci ne se met pas à table devant une brigade financière.

Blatter a répondu qu’il ne partirait pas tant onze d’or au soleil de la Fifa et ne croit pas que les affaires saisies damnent son sort ! 

Michel Platini a repris et cette reprise devait l’ovationner (et cette reprise de vélo va sillonner ? Vacille au nez ?) :

La Fifa ne mérite pas d'être traitée comme ça, c'est la mère de football, c'est notre mère à tous, et notre mère ne mérite pas d'être traitée comme ça.

Oui la Fifa est mère nourricière mais gageons qu’elle devienne mère souricière, piège à mafieux de tous poils et qui finiront par se faire peler !

Une mère comme seule recours à ses footballeurs ; on sait que ses produits les dopèrent mais n’a jamais produit l’aide au père !


Oui Michel, il ne faudrait pas que Sepp nique ta mère !


jeudi 28 mai 2015

QUATRE ÂMES NOUVELLES AU CŒUR DU PANTHEON



François Hollande voulait ses "panthéonisés", prétextes à un beau discours laïc au cours d’une grande messe qui se voulait tout autant empreinte de la loi de 1905.
Il a trouvé le discours et les quatre âmes à faire rentrer dans ce qui fut, jadis, l’église St Geneviève (Vème arrondissement)

Oui, Flamby a fait rentrer au Panthéon quatre illustres personnages ayant comme dénominateur commun l’esprit de résistance contre le nazisme. Pour ne pas être en reste avec l’esprit de son époque il a choisi la parité : 2 femmes et 2 hommes.

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette reposent désormais à coté de Voltaire, Hugo, Zola, Dumas et autre Aimé Césaire.

"Ils sont quatre à entrer aujourd'hui dans le monument de notre mémoire nationale. Ils sont quatre admirables sans avoir voulu être admirés. Quatre histoires qui donnent chair et visage à la République en en rappelant les valeurs", a prononcé le chef de l’Etat dans un discours pas aussi fleuve que celui pratiqué jadis par l’homme de Cuba (en équipement Adidas), homme qu’il avait rencontré quelques jours auparavant.

A travers ces quatre exemples, le chef de l’Etat a voulu rappeler l’importance de l’histoire et de la mémoire de celle-ci !

Il manquait dans le parterre des élus, heureux de l’écouter ou prêts à le critiquer à la moindre récupération, un homme. Il brilla par son absence mais finalement c’était sa façon à lui de faire de la résistance.


Oui, il manquait Sarkozy, le chef des républicains. Mais ceci n’est qu’un détail de l’histoire.

Brossolette sorti de son grand pacifisme
Devint le plus fervent des antimunichois
Gagna la résistance après le coup de froid
De la débâcle glauque prise en son pétainisme

Dans les brumes de Londres il dit au Général
Dont l’appel avait lui dans la nuit de terreur
Qu’il gagnerait bien plus en panache et hauteur
S’il délaissait un peu l’autorité glaciale.

Une telle insolence le marginalisa
Quand bien même il parvint à revenir en France
Pour semer à foison sa propre résistance
Avant que d’être happé par les diables soldats.

Torturé savamment par les bourreaux haineux
Il se mit à douter de sa langue tacite
Préféra se jeter, dans l’espoir qui s’effrite
Défenestra son corps sans distiller l’aveu.

Geneviève De Gaulle conserva de son oncle
Le prestige du nom et l’éclat du combat
Devint par mimétisme un valeureux soldat
De cette armée de l’ombre contre le noir furoncle

Arrêtée à Paris chez un brave libraire
Elle prit vers Ravensbrück le train de l’innommable
Côtoya dans le camp l’enfer abominable
Frôla cent fois la mort mue par les tortionnaires

Le nom qu’elle porte haut lui sauvera la vie
Himmler l’isolera comme monnaie d’échange
Le grand vent de l’histoire lui enverra les anges
De la libération mais de l’amour, aussi.

Amour pour son Bernard, grand ami d’Aragon
Mais amour tout autant pour les plus démunis
Les petits protégés de ce père Wresinski
Pour qui son cœur battra, émue de compassion.

Germaine aimait l’humain et voulait l’étudier
Dans son imperfection ou sa luminescence
Ethnologue éclairée mesura la nuisance
D’un parti d’outre Rhin commençant à danser.

Elle en devint sa proie aux jours du barbarisme
Retrouvant Geneviève en la même géhenne
Elle courtisa l’humour en rempart à la haine
Un livret d’opérette en chemin d’exorcisme

Rescapée de l’enfer sa conscience vivra
Pour fustiger l’horreur de l’immonde torture
Sous le ciel algérien, comme une éclaboussure
Sur le drap démocrate dont on vantait l’aura.

La Dame de St Mandé jusqu’au souffle dernier
Conservera l’écho d’une sourde colère
A l’encontre du temps qui fabrique misère
Sans papiers anonymes par l’argent sacrifiés.

Jean Zay fut un géant de ce Front Populaire
Éphémère Pygmalion de Marianne troisième
A l’heure où Léon Blum imaginait humaine
Cette France affamée de miel égalitaire.

Jean pétri d’idéaux et de pédagogie
Démocratisera l’enseignement d’alors
Prolongera d’un an le merveilleux effort
D’une scolarité, enfant de Jules Ferry.

Ardent commanditaire des travaux dirigés
Il voulait que l’enfant découvre en la nature
La vérité sortie de la littérature
Qu’il s’abreuve à la source du sport en liberté.

La guerre l’arrêtera dans ses nobles discours
Franc-maçon, de père juif, il nourrira la haine.
La milice asservie aux ailes suzeraines
Du rapace nazi lui ôtera le jour.

Oui, deux femmes et deux hommes, quatre exemplarités
Dans ce sermon laïc du prêtre élyséen
Pour confier à l’Histoire le droit quasi divin
D'éclairer la jeunesse des leçons du passé.

Oui, deux hommes et deux femmes, ô noble parité
Dans l’oraison nourrie de feux contemporains
Où se consument encore le sinistre destin
Des enfants de Charlie aux crayons mutilés.

Entrez ici, géants, au cœur du Panthéon
Demeurez en nos cœurs l’indestructible ancrage
Le grand phare éclairant la jeunesse en voyage
Vers le chemin serein des plus beaux horizons.

Ce grand phare éclairant quelques tristes rivages
Pour sauver les fantômes de mille émigrations…

mercredi 27 mai 2015

L’ÈRE DU MARIAGE GAY



Les Irlandais, consultés vendredi par référendum, ont approuvé le mariage gay à 62% selon Scotland Yard après correction des variations saisonnières. L’Eire effraie l’église catholique même si cette dernière n'émet pas d’ «Anna t’aime, pourquoi choisir Bob ?".

Oui, ça fait étincelle tique (est un celtique ?) un curé en protestant sous son chasuble et dont l’âme se dit aux seize haines : une par paroissien gay. Oui l’abbé, tu en as dénombré 16, oui Père !

Seize homos qui vont profiter de l’aubaine pour convoler en justes noces et nous programmer huit mariages aux couleurs de l’arc-en-ciel et sous quelques notes de harpes, ondes de pécheurs ; ainsi déballe haine son pauvre cœur…

Oui, il est homophobe ! Il le sait ! Il ne le devrait pas : le gay n’est pas gale, ouais ! Comme dirait son chef, le grand François du Vatican : « si une personne est gay qui suis-je pour juger ? » Oui, il faudra qu’il change son regard hagard d’Eire qui le rend bossu sur les questions sexuelles.

Mais que le chemin sera long ! Des fadaises de mots errent dans son esprit trouble : il en veut à ses ouailles qui ont sûrement voté oui ! Ouailles aiment scier la branche de ses convictions rétrogrades que ne démentirait pas une Christine Boutin en extase immaculé (et non ecstasy m’a coulé).

Il y en veut à ces paroissiens qui, dans le secret du confessionnal, enfin de l’isoloir, ont mis le bulletin « oui » dans l’enveloppe ! Son âme déconne, aime à ras, au ras des pâquerettes ! Il aimerait l’élever mais non, il n’arrive pas ! Il n’arrivera pas à bénir deux mariés du même sexe ! Va-t’en gay, va tanguer, vit tango, vit tes goûts loin de nous, loin de moi ! Oh, pitié mon Dieu, je ne devrais pas dire ça !

Alors le curé s’étale en Guinness en précipitant la mise en bière de ses facultés pieuses dont les formes ascètes alanguies naissent dès que l’allant bique.

Il rejoint dans son ivresse les grands esprits de Rome qui se saoulent au vin de Messe pour tenter d’oublier « une défaite pour l’humanité » ainsi que l’a estimé le Cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du Saint Siège qui en a les bras qui tombent ! Un Saint Siège qu’il faudrait pourtant ménager pour éviter qu’en immense trappe on tînt !

Ces paroles pures d'un Parolin pur surviennent à cinq mois d'un synode (assemblée d'évêques) sur les défis de la famille chrétienne dans le monde contemporain. Il faut envisager que l’air de l’Eire rendra un peu irrespirable la Rome chocolat quand est dans les clameurs un gay (dans l’éclat meringué ?)

Et oui, le « Oui » au mariage gay dans la très catholique Irlande va laisser détresses sur la place St Pierre qui en dira deux mots à St Patrick au thé !

Mais trèfle de causerie et quittons Rome pour revenir à Dublin : on y boit, on chante, on y danse la gigue. On agence la révolution des mœurs, on se blinde contre les préjugés en semant la tolérance


Et Dublin d’agencement fait du blindage, en semant…

samedi 23 mai 2015

COUGAR-BABY LOVE !



Comment le mot  « cougar » était-il passé dans des méandres sémantiques pour désigner une femme mûre à la recherche de jeunesse ?

Mon enfance m’avait bercé d’imageries d’animaux. Je me souviens : ce petit poster du cougar dans télé 7 jours. C’était un félin, l’équivalent du Puma.

Comment le mot « cougar » m’avait-t-il fait passer d’une photo de prédateur sud-américain à cette femme  qu’on me présenta, un jour, et qui partagea une nuit de ma vie quand bien même elle eût pu être ma mère.

Je revenais d’Oslo et m’étais fait l’idée d’y retourner un jour tant la Norvège et ses omelettes m’avaient inspiré.  J’avais 22 ans et le cœur aventurier.  Les expériences à l’étranger m’avaient dopé la maturité.

Avant tu riais, fait Line, ma sœur qui n’hésitera peut-être jamais à me tancer,  tu es devenu plus sérieux.

Oui, elle n’avait pas tort et je cherchais ma voix dans ce décor de vaux câliné (dansent des cordes vocales innées), cajolé par le soleil généreux.

De Lyon à l’Yonne j’avais traîné mes vieilles Puma dans un cursus universitaire improbable. Je foulais à mes dépens terre (Amédée, panthère ?) d’une France sans travail où j’avais droit au chat pitre du rejet l’opération « sert-Val » de Pôle Emploi n’ayant pas trouvé ressources à mon cerveau.

C’est alors qu’elle vint avec son beau  châssis à moi, ce corps beau qu’elle entretenait par des produits en tigresse et anti-graisse…  La cinquantaine sous cheveux fauve et ce regard persan qui mit Olé dans mon cœur juvénile quelque peu hidalgo (et mis haut).

Elle rayonnait en sortant de sa Jaguar rue Giraudoux et s’en vint rugir au doux plaisir de me voir. Moi qui passais par-là, par hasard,  par ce temps maussade que le nuage gris fait.

Oui, elle me sourit et d’un seul coup, gare, Cupidon frappa !

Le soir même j’étais chez elle ! C’était un joli pavillon de banlieue auquel on accédait par un perron encadré de deux sphynx  en albâtre qui n’étaient pas sans rappeler mes anciens chats teignes à qui je flanquais des marrons !

C’était l’automne, cette période où le soleil gai part. Il faut relancer le bel âtre (que je n’étais pas) :

-         Il n’y a qu’une solution pour éradiquer cette froidure anti-Grèce : feu l’est !

Ah cette chaleur du feu de bois ! Rien de tel pour se réchauffer le corps et l’âme à l’Aria de Bach, entrecoupé de Chats Sauvages ! Nous parlâmes de nos vies, contes et comptes.

J’ai eu un mari, m’avoue-t-elle. Un certain Léo. Un jour Léo part sans laisser d’adresse et sans un sou pour t’acheter  ta robe (tachetée, ta robe ?)

-         Il ne m’a laissé que la Jaguar mais je vais m’en débarrasser caracal souvent ! Enfin, je veux dire que mon garagiste me connaît bien.

Je lui avais raconté ma vie d’incertitude et elle m’avait rassuré en alléguant que nul écart n’a scié définitivement une destinée tout en me versant du thé dans un petit grès.

Nous avions sombré au jeu du « des félins-défais l’autre » à nous donner toutes griffes dehors sous du satin blanc d’une unique nuit en commun. Se lécha-t-on ? (ce laid chaton ?)

Je l’avais quittée au matin angora sous pie, heu encore assoupi. Je savais qu’on ne se reverrait plus.

J’essuyais une petite larme de crocodile, saurien qui n’a rien à faire dans cette histoire caïman vouée aux félins (fait l’autre).


Il fallait bien trouver une chute !

                                                     Lucien Chat-bande-elle-masse.