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mardi 20 décembre 2016

LES CLIMATO SCEPTIQUES




On les nomme les climato-sceptiques. Ils portent les vêtements de scientifique mais pas systématiquement. Leur point commun : mettre en doute la thèse selon laquelle le réchauffement climatique de la planète, objet de vives résolutions au cours de la Cop 21, ne serait pas la conséquence des activités humaines génératrices de GES (gaz à effet de serre).

En France, un présentateur météo à la télévision publique, Philippe Verdier (prononcer vert d’hier mais pas d’aujourd’hui) vient d’être licencié après avoir publié un livre quelque peu révisionniste sur la question climatique. Il met en cause les thèses du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) et les accusent de dogmatisme obscurantiste : l’homme ne détruit pas la planète et ne participe pas à la montée des températures synonymes de fonte des glaces, messieurs du GIEC vous avez tout faux !

Verdier a dû se nourrir de la sauce Allègre, à la petite cuillère éducative. Allègre, ex pote à Jospin et ex ministre de l’Education nationale, a incarné (en remplissant un carnet) jusqu’en 2013, la remise en cause des allégations du GIEC. Depuis, un accident cardiaque (dû à la pollution parisienne ?) l’a mis sur le banc de touche mais d’autres ont pris le relais ! 

Vincent Courtillot, géophysicien tricolore, soutient que les variations du climat puisent leur explication dans la fluctuation de l’activité solaire et non par l’accumulation des GES dans l’atmosphère terrestre. L’homme prétend en connaître un rayon lui permettant d’ultra violer la conviction bien établie que nous allons droit dans le mur si nous continuons un mode de croissance à base d’énergie fossile.


Vincent se plairait aux USA où, à l’image de leur nouveau Président (pas encore en fonction et déjà fort contesté), 10 % des républicains seulement sont convaincus du rôle de l’activité humaine dans le changement climatique. Le pétrolier ExxonMobil serait même soupçonné d’avoir financé des études climato-sceptiques pour continuer son activité polluante.

Le labo des lobbies fait l’embellie de l’embolie !



Je suis un climato sceptique
Laissez-moi polluer en paix
Mon action n’a rien de septique
Je n’ai jamais intoxiqué.

Les gaz n’ont pas d’effet de serre
Comme ils prétendent le prouver
Ma vue qui se défait d’eux sert
A vous montrer leur nullité !

Ces messieurs du GIEC
Me traiteront de "complotiste"
Fi donc ! Eclot d’allégresse voix
Qui chante en moi l’écolo-schiste.

Le soleil dicte les climats
Loin des facteurs économiques
Trump a raison : glace ici-bas
Ne fond que sous rayons thermiques.

Sans détour je vais au charbon
Pour affirmer mon scepticisme
Allons vers houille, déverrouillons
Le carcan vert de l’intégrisme !

ExxonMobil se paie trop lierres
Grimpant dans ses agissements
Ces lianes essaient, tentaculaires
D’étouffer ses rapports savants.

Ne freinons pas notre croissance
Pour de si futiles raisons
Reprogrammons l’obsolescence
Le cœur débridé, consommons !

Ça ne suffisait pas qu’elle fût folle
Voilà la vache condamnée
Pour ce méthane quittant le sol
Rendant la sphère réchauffée !

Vincent Courtillot se débat
Dans le magnétisme terrestre
Ça fait des hauts, ça fait des bas
J’aime tant ces idées qu’il orchestre

Elles f’ront front face aux dogmatismes
Des scientifiques convaincus
Vers elles se fraiera mon tropisme
J’y vois ma force et mon écu !

Je suis un climato sceptique
Laissez-moi polluer en paix
Ne décriez pas mon éthique
Vivez moins fort, si ça vous plaît !


lundi 19 décembre 2016

DU NEUF EN MON MUSEE




Mon petit musée virtuel s'enrichit d'une nouvelle pièce de choix. 

Le tableau représente un sabre de Mohamet qui, à l'accoutumée, lisse l'âme.

Le manche est composé de 3 perles numérotées H16 (soit H de Hégire et 16 pour 16 juillet 622)

Il semblerait que cette arme n'ait jamais tué ni opéré décollation même si des collations furent prétexte à la voir sabrer le champagne.



dimanche 18 décembre 2016

GATTAZ EST L'AIGRE AUX MAUX


Le parquet de Bobigny a demandé, ce jeudi 15 décembre 2016, la condamnation pour diffamation du patron du Medef, Pierre Gattaz. Ce dernier avait comparé des militants CGT à des "terroristes" et des "voyous", en plein conflit sur la loi travail (dite loi El Khomri).

Il est vrai que les hommes de Philippe Martinez, l’homme qui suinte dans ses moustaches rebelles, n’avait pas fait dans la dentelle de caler une frange de l’économie sous les pieds des stalles de l’orthodoxie cégétiste. Blocages de routes, opérations escargots, avaient paralysé une partie des dynamiques économiques pour n’évoquer que des rimes en hic.

Pour autant, le terme de « terroristes », loin de s’épandre sur des terres aux risées, aurait vertu à plonger dans l’amalgame d’enfer (car Dante y est) le brave ouvrier qui s’est vengé (lisez…selon St Marx) avec le voyou radicalisé ayant signé un contrat à durée déterminée avec Daech.

Oui, les mots ont un sens comme les rues d’une capitale fréquentée tantôt par les pères tantôt par les impairs dès qu’ils sont à côté de la plaque.

Alors Gattaz se calmera une prochaine fois :

-         Par traque à CGT, tracassé j’étais ! J’ai dit « terroriste » et je n’aurai pas dû ! Ce ton féroce indiquait hauts fers aux syndiqués, je regrette !

Alors, ayons pitié et commisération pour ce patron des patrons, au bord du burnout.

Tant de sollicitudes, tant de choix cruciaux pour investir et développer son entreprise, tant de coûts salariaux à assumer, tant de cotisations à payer…
On peut comprendre que les nerfs lâchent !

Alors oui, pitié pour le boss qui crée les emplois car les ouvriers s’empâteront sans patron ?

samedi 17 décembre 2016

A ORAN



Un Oranais, tout là-bas guette
Et tu le crois sans brio chez
Dame indigence : Pauvre chou quête
Tu le crois sans chaud col, hâté
A mendier. Vient ton mépris.

Mais lui qui veut dévier noises rit !

vendredi 16 décembre 2016

LES DISPARUS (Hommage à PEREC)




Hollande s’en va, le cœur un peu vague, avec élégance pour l’un, mais sans surprise pour celui qui avoue ne pas l’aimer.

Juppé, bordelais qui a navigué en vain, échoue aux primaires organisées par son camp. Il accompagne Sarkozy, le nerveux, dans les gémonies de la République.

La fin d’un monde.

Près de nous, au-delà des Alpes, Monsieur Renzi, à l’issue d’un référendum qui a joué en mauvais boomerang,  abdique, lui aussi,  de Rome, comme après un séisme.

Obama, comme prévu, lance un adieu à la Maison Blanche. Il ignore ce que l’avenir réservera à l’Oncle Sam, menacé de loups subjugués par la puissance russe.

Un monde s’écroule sous le poids du populisme qui féconde de nombreux disciples.

Alep en sang, en ruines, nous renvoie le pauvre visage de l’incurie onusienne. L’humain, en ces derniers soupirs de fin d’année (voire de faims damnées), suffoque au bises  irrespirables  des religions exacerbées. Le prince de Moscou s’exerce à un  drôle de jeu sur l’échiquier maculé de sang qui lance sur les voies de l’exil des milliers d’âmes démunies.

Un monde malade prend naissance à l’approche de Noël ; il nous accable de réflexions sur nous-mêmes,  sur nos reculades, nos ignorances nourries d’indifférence.


Un monde qui rend difficile l’expression de la formule magique : bonne année, bonne sans ….

jeudi 15 décembre 2016

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Les pierres qui roulent n'amassent pas mousse !

Mais l'eau de la piscine peut vous amener des champignons qui n'ont rien d'hallucinogène !


Alors, quand l'ami cause de petits désagréments entre les doigts de pieds, faites comme Mick Jagger : une couche de Mycoster sur le dermique austère et hop ! C'est fini !


mercredi 14 décembre 2016

PINEL Y VA



Sylvia Pinel, Ministre du Logement et bien connue pour sa loi permettant une défiscalisation sur le prix d’un bien immobilier à condition qu’il soit loué au moins 6 ans, oui, Pinel Sylvia (dite PS), au nom du Parti radical de gauche, sera la seule femme à participer à la primaire de gauche.
Elle est l’équivalent de NKM qui tenta de survivre au sein de la  primaire à droite : seule élément féminin face au machisme ambiant !
La présidente du PRG avait tout d'abord annoncé son intention de briguer l'Elysée sans passer par la case « primaire » à l’instar de Macron. Puis elle a estimé que le renoncement de François Hollande avait changé la donne.
D’aucuns lui prédisent déjà un délogement dès le premier tour et qui lui fera raser les murs ou essuyer les plâtres ! Certains, qui ne vont pas avec le dos de la truelle, raillent avec un certain vil aplomb que la belle serait plutôt cave et va devoir plancher pour maîtriser les dossiers sans risque de se faire chambrée !
Un socialiste, aigre niais, sourit goguenard :
Sylvia ne peut même pas se targuer de la relance du bâtiment (+1 ,9 % en volume contre +0,9 % attendu) pour cette année. Sa petite loi ne pèse rien face au faible niveau des taux immobiliers ! C’est ce facteur qui incite à la construction mais elle n’y est pour rien ! Le prêt à taux zéro booste aussi le secteur mais elle n’en est pas à l’origine !
Sylvia, elle, ne l’entend pas ainsi. L’âme hait zoner ! Elle revendique les fruits de son travail et, lors des primaires, ne craindra personne. Il n’y aura pas de fort Alamo Pinel (pas de fort à lame opinel), se convainc-t-elle ! Pas d’état de siège à son encontre parce qu’elle serait une femme !
Et comme Macron elle se lance : en marche, opérons ! Est-ce qu’allié viendra me soutenir ?
En elle une force demeure et elle peut compter sur sa résilience secondaire, en béton voire embêtante pour qui la sous-estimerait !

Oui, Sylvia va se retrouver devant 7 hommes (oui 6 si la probabilité de participer de l’un : c’est Filoche…) et fera tout pour éviter qu'ils n'éructent les quolibets de leur sale âme en jets ! Elle sera dans son joli tailleur rouge comme un p’tit coquelicot mesdames, comme un p’tit coquelicot parmi les sombres costumes.
Au nom de la rose, et de la galanterie.

lundi 12 décembre 2016

ALEP MARTYRE SI UTILE POUR BACHAR

Les troupes de Bachar reprennent Alep, ville martyre mais aussi ville symbole d'une Syrie utile


La bataille d'Alep touche à sa fin. Lundi 12 décembre, les rebelles syriens, affamés, sans vivre, quasiment sans munitions, quittent peu à peu les dernières poches de résistance.

Alep est quasiment tombée aux mains de Bachar Al Assad, le roi de Damas. L’homme de fer avait besoin de cette victoire, extorquée aux prix de milliers de bombes, d’attaques au souffre, avec l’aide de la Russie de Poutine et de l’Iran des ayatollahs.

On parle de tournant de la guerre, en froid langage stratégique, en gommant toutes les souffrances de civils, de femmes et d’enfants, traqués comme des rats, proche de la mort par inanition, dans le grand silence de l’occident.

On dit que « sans Alep, Bachar n’était qu’un demi président ». Quelle légitimité peut-il acquérir en ayant brisé par tant de violences et d’horreurs un mouvement rebelle pas nécessairement terroriste comme tend à le distiller dans les esprits la propagande pro Bachar.

Bachar regagne une ville exsangue, à reconstruire et dont les habitants ont fui. Ceux qui sont restés porteront, sous leur humiliation, une haine viscérale contre le tyran.

Bachar doit composer avec ses alliés. Son pays ne lui appartient déjà plus. Il devra composer avec Poutine qui l’aura sérieusement aidé. Dans une moindre mesure il aura intérêt à négocier (quoi ?) avec l’Iran et le Hezbollah libanais qui ont, eux aussi, contribué à sa victoire pour la défense du chiisme contre le sunnisme de l’Arabie Saoudite et indirectement contre celui de Daech.

Bachar, l’alaouite (une branche minoritaire du chiisme) ne devra pas être ingrat envers ses alliés. D’autant plus que le combat contre Daech n’en finit plus. En se focalisant sur Alep, symbole d’une Syrie utile, il a laissé reprendre Palmyre, la ville antique, par les forces de l’Etat islamique.

Bachar n’a pas fini de se battre contre ses ennemis, les vrais, ceux du djihad aveugle, pas ces pauvres bougres dépenaillés qui se terraient comme des rats dans les décombres d’Alep.


Bachar face à son avenir. Un règne sous contrôle du Kremlin, une couronne tachée de sang qui aura coûté la vie à 300.000 personnes et projeté sur les routes de l’exode des millions de désespérés…



Décimer l’affamé et trucider l’enfant
Se glorifier du fruit, recueilli dans le sang
Comment s’enorgueillir en tyran de Damas
De faire tomber Alep, éventrée dans la nasse ?

Peut-il dormir ses nuits sous draps d’impunité
Quand féroces soldats, vidés d’humanité
Ont rayé l’hôpital et déversé l’enfer
Sur la ville martyre ? Que tirer d’un calvaire ?

Quel sourire arborer, toi,  le maître  bourreau
A cueillir en tes mains cette ville en lambeaux ?
Les gravats exhalant flux de sangs et de souffre ?
Les cris de mille enfants émergeant de ce gouffre ?

Maudit sois tu, pantin, sous les mains de Poutine
Crains de noirs lendemains, l’ombre en noir se mutine
Fantômes guident la nuit d’une tragique plainte
Pour te juger un jour d’une colère sainte.

Tu répondras du sang, de cette déchirure
Au fil des châtiments assourdis de tortures
Ton pays maugréera  au berceau des vengeances
Soufflera dans l’azur vent  des réminiscences

Qu’espères-tu, ô Bachar, de ces odieux lauriers
Du statut « terroriste » en la femme éplorée
De ces trêves sanguines sans que paix ne s’érige
Des ardeurs assassines que ton âme dirige ?

Tu t’élèves en sauveur, contre l’opposition
Assuré d’avorter les sunnites passions
Pauvre cœur d’Alaouite, dans l’hiver de Russie
Pitoyable Pyrrhus gonflé d’impérities

Autour de toi l’Iran de ses faux bras amis
Ne défend que chiisme, et n’a de sympathie
Pour ton astre éphémère tant qu’il se fait rempart
Contre l’hydre sunnite ou Daech, avatar.

Muraille que tu n’es plus, Palmyre vit sous le joug
Des diables djihadistes mais qu’importe la boue
En cette ville antique : Alep ensanglantée
Enfin t’est revenue pour ton règne assurer !
        
S’il demeure la justice dans ce monde bancal
Que tombe  un jugement, au cœur du Tribunal
Le ciel gris de La Haye, châtiera tes errances
Qui auront scellé celles de ton peuple en souffrance.

dimanche 11 décembre 2016

PETIT DEJ' AU LIT, Ô MARI !


Patrick au lit et MAM (qui s'allie au mari) pour un petit déj' constructif ! 


- Tu n’es pas sérieuse, tu ne vas pas y aller ?
- Mais si, Messie le Sarthois m’importune et les primaires sont anti-démocratiques, je te l’ai déjà dit Patrick ! Donc je me présente !
- Mais tu vas droit dans le mur ma chérie ! Tu vas te "copériser" un max !
- Je ne ferai pas le score minable du Meldois lors des primaires. Moi, je connais le prix des choses ! Je sais qu’un kilo de caviar coûte 3.500 euros, enfin, quand il s’agit de Beluga !
- Non mon chou ! Plus maintenant ! On en vend désormais en supermarché au prix modique de 10 € la boîte !
- Mais c’est scandaleux ! Qui a le droit ? Qui a le droit ? Qui a le droit d’faire ça  ♫ à des œufs d’esturgeons qui ne pensaient qu’à s’aristocratiser de façon pérenne !
- Mais oui ! Mais tout se démocratise désormais ! Bon pour revenir à nos propos : tu ne crains pas le ridicule ?
- Il ne tue pas, je te le rappelle ! Et puis j’ai un long passé qui plaide pour moi ! J’ai été la première femme ministre des armées !
- Plutôt désarmée face aux printemps arabes ; cela ne t’a pas apporté de beaux lauriers !
- Bon, ça va ! Ne remue pas le coup tôt dans l’appelée (sous les drapeaux). J’ai été aussi garde des Sceaux !
- Ah, oui ! Des sots ! Des sots ternes mis en carafe par Sarkozy ! Il faut tourner cépage !
- J’ai également assumé le rôle de Ministre de l’Intérieur !
- Ah oui, c’est vrai ! J’avais oublié ce détail : une femme à Beauvau, à beaux veaux lançaient les railleurs cherchant à tester jusqu’où la gêne hisse, par dépit ! C’est vrai mon chou, tu as une sacrée carte de visite !
- J’ai même été Secrétaire d’Etat à l’Enseignement sous les ordres de Monory, à l’époque de Giscard, en 1978.
- Ah oui, avec Monory, c’est là que le poids te vint et que tu refis du sport !
- Bon, tu vois que j’ai de la bouteille et un CV qui parle pour moi !
- Oui, mais sans te vexer, mon cœur, tu ne représentes pas vraiment le renouveau !
- Je sais ! Je l’assume ! J’incarne le passé gaulliste ! J’en suis fier ! Fillon n’est pas de cette fibre ! Il est libéral et me fait peur avec son programme !
- Bon ! Donc tu es décidée ! Tu as un programme, au moins ?
- Non ! Mais j’ai déjà un slogan : « retrouver l’esprit de conquête ! »
- Ah, ça me rappelle nos premières rencontres ! La conquête…Mon cœur voyait ton cœur, je l’ai vu le conquérir.
- J’ai vu le Conquet rire ? Non, c’était à St Jean-de-Luz ! Non, je plaisante. Ah oui, nous étions encore relativement jeunes, enfin, quadra, j’avais quitté Michel Alliot 4 ans auparavant. Nous avions fait une ballade à pieds, tu portais un lourd sac à dos.
- Ah oui, et tu m’avais dit : cela semble lourd sac, Ollier ! Ah, ah, ah, ah, ah (il manque s’étrangler)..Je n’avais pas tout de suite compris « cela semble l’ours à colliers » !
- Oui, tu avais le cerveau lent, mon chou. Bon, donc j’ai mon slogan et même une affiche. Je te la montrerai !
- Et tes signatures ? Tu as tes signatures ?
- C’est en bonne voix, une voix plutôt gaullienne du genre « je vous ai compris ! ». Oui, ils comprennent mon initiative !
- Je reviens à ton slogan « l’esprit de conquête »…Heu, tu n’as pas peur des mauvais jeux de mots style « l’esprit des cons quête » ou de contrepets « laisse cris de compète » !
- Ah, si c’est pour laisser des cris je veux bien ! Je ne vais pas m’égosiller comme le petit Macron qui nous fait une crise de puberté ! Je ne vais pas me caver la soie, heu, me casser la voix d’une septuagénaire !

- Tu as raison, mon chou, mais bois ton café, il va refroidir !

vendredi 9 décembre 2016

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En ce 9 décembre 2016, il fête ses 100 ans !
C'est Kirk Douglas, l'inoubliable Spartacus qui, loin des vingt mille lieux sous l'amer, envisage, en bon séculaire (du latin sécula : siècle) l'avenir avec une santé de Viking sur les sentiers de la gloire.

Bon anniversaire Mister Douglas !

mercredi 7 décembre 2016

GOTLIB S'EST ÉTEINT...GÉNIE !




Le 4 décembre, à l’âge de 82 ans, s’est éteint Marcel Gottlieb, Monsieur Gotlib, le roi du gag dessiné, de l’humour noir et absurde, au long de longues planches désormais devenues cultes.

La vie ne le prédestinait pas spécialement à vivre d’humour et d’offres rêches aux Dieux de la rigolade décapante. Né en 1934, d’une famille d’immigrés juifs, le petit Marcel aura connu l’horreur du nazisme. L’humour viendra exorciser les démons.

Un humour décliné par des personnages fous, dessinés de main de maître : Gai-Luron, Superdupont, Hamster Jovial et cette indécrottable petite coccinelle qui venait se nicher dans moult vignettes de la série Rubrique-à-brac, un agglomérat d’histoires désopilantes où s’invitaient parfois de sublimes caricatures (Brassens, Guy Lux, Serge Gainsbourg…)

Gotlib entama sa carrière de dessinateur chez Vaillant, en 1962. L’hebdomadaire deviendra le fameux Pif-Gadget, à ne pas mettre entre toutes les mains, notamment les anti-communistes. Il crée ses premiers héros : Nanar et Jujube, un jeune garçon et son renard apprivoisé (inspiration St Exupéry ?). Puis viendra un chien énigmatique : Gai-Luron.

Ce cabot neurasthénique va lancer la carrière de Gotlib. En 1965, le talentueux dessinateur frappe chez Pilote et se voit embaucher par Goscinny. La rubrique-à-brac naît en 1968, à l’heure où Cohn-Bendit lançait slogans et pavés sur la tranche des CRS.

La rubrique-à-brac, pour ce qui me concerne, restera une œuvre majeure au panthéon des planches humoristiques. Il faut prendre le temps de savourer les petits détails, apprécier les traits subtils qui forcent la caricature,  goûter aux calembours qui se glissent dans des bulles qui n’ont rien de d’essence papale !

En 1972, avec Claire Bretécher et Nikita Mandryka  il crée L’écho des Savanes.
Le 1er avril 1975, il lance son propre journal, Fluide glacial.

La gestion du journal le pompe physiquement.  L’homme se retire dans sa maison du Vésinet (Yvelines). Il ne touchera plus vraiment à ses crayons. Il fait une révérence de la plus grande élégance, en petit homme pudique qu’il est.


Marcel nous a quittés et c’est bien triste. 



Gai Luron ne retient plus ses larmes
La coccinelle a le cœur gros
Hamster Jovial lance une alarme :
Soyez en deuil, mes louveteaux !

Marcel s’en est allé rejoindre
Père Wolinski, maître Cabu
Mais il est mort sans se faire poindre
Par des kalachnikovs, à vue !

Pourtant dans ces caricatures
On retrouvait un Claude Allah
Mais il côtoyait Jéhovah

Le temps de décoder sa vanne
Les crayons s'étaient mis en panne
Puis la mort vint, dans l'imposture...


ELLE EST NUE MÈRE (les vertus du naturisme)



Maman ne craint pas la froidure
Et se veut nudiste notoire
Mon père en cette conjoncture
Fait stoïcisme méritoire.

Par ce beau pic de pollution
Elle déjeuna avec mon père
Au jardin d’acclimatation
Dans son bon droit : nue, mère opère !

AU JT VALLS A MIS L'TEMPS...




L’exercice demande beaucoup de moyens et n’est pas sans risques dès qu’il s’agit de comprendre ce qui se passe en Syrie. La procédure intellectuelle semble rédhibitoire dès qu’il faut tenter de comprendre puis d’expliquer les mécanismes des crises économiques qui nous échoient.

Alors, dans les rédactions des JT, on se frotte les mains à l’idée de rentrer de plus en plus précocement dans les « Présidentielles » nouvelle formule : organisation des primaires (en 3 volets si possible), interminables interviews pour connaître les états d’âme des perdants, pour sonder les intentions des vainqueurs !

L’homo politicus est un élément de choix pour le journaliste fatigué, à bout d’exploits, voire intellectuellement limité. Le politicien, touché dans son ego ou, à l’autre extrémité, remonté comme un ressort, daignera consacrer du temps à fréquenter les plateaux de télévision pour répondre avec docilité et fraîcheur consensuelle aux questions banales !

Ainsi, un JT peut-il accaparer la moitié de son temps à mettre sur un grill, politiquement correct, un individu issu du sérail politicien.

S’il reste quelque temps après cet exercice chronophage il sera toujours opportun de balancer à la « va comme je te pousse » des actualités mondiales, quelques morts en Irak, un séisme en Asie ou une famine dans quelconque contrée d’Afrique…

Manuel Valls n’échappe pas à cet impératif cathodique. Hier soir, sur France 2, il passa quelque temps à deviser avec Pujadas.

Pas de grande surprise dans le discours : l’homme se veut rassembleur de deux gauches qu’il a pourtant qualifiées d’ «irréconciliables», s’érige en pourfendeur des idées de Fillon, en appelle à la victoire de la gauche avec un Macron qui rentrerait dans le rang.

Une explication sans scoop, qui eût pu tenir en 3 minutes, top chrono !


Trois minutes, le temps d’une chanson triste pour évoquer les morts d’Alep…

lundi 5 décembre 2016

QUEL PET EST-CE ?




C’était le 3 décembre 2016.

En ce temps-là, le PS, au nom de la rose en lambeaux, venait de recevoir en plein tranche la non candidature de François Hollande.

Les éléphants avaient quitté Solferino pour se rendre, porte de la Villette (Paris) à une grande convention nationale de leur Belle Alliance Populaire (BAP).

Le thème (dit le BAP-thème car au PS les fonds bas tissent maux) était la réunion de toute la gauche, celle où nous nous Mélenchon hardiment pour faire face au catholique du Mans plébiscité par la primaire de Droite : un certain Fillon !

Cambadélis souhaitant que la paix tôt manie la synergie des troupes lança :

-         Mélenchon mais aussi Macron doivent participer à la primaire de la gauche (la BAP) prévue les 22 et 29 janvier 2017. Il faut faire en sorte que les familles séparées se rassemblent !

Pour un rassemblement c’était plutôt « rats sans blé », le coût du voyage avait dissuadé plus d’un. Sur 10.000 places prévues, 3.000 étaient prises !

Valls était absent mais son nom circula dans les travées et faisait occuper (autrement dit « générait aux postérieurs des flatulences »).

Ce soir, en son fief d’Evry, le premier Ministre devrait, comme l’a annoncé la Presse, annoncer la préc..ieuse intention de se présenter à la primaire des gauches où l’on voit : tout s’effiloche (où l’on voit tousser Filoche) !

Lundi, 5 décembre 2016. 19 H 00

Ça y est ! C’est fait ! Valls est lancé pour la Présidentielle avec un slogan de derrière les fagots « Faire gagner tout ce qui nous rassemble » et une anaphore en son discours « rien n’est écrit » !


Oui rien n’était cri plus martial !

dimanche 4 décembre 2016

PÉTAIN COUD EN VOYANT DÉAT COUDRE




Déat ne pense qu’à lui
Déat élit Déat fait Dalida !

Déat hait : c’est si haine !
Fait Dassin, écœuré par ce venin

Ouïr Déat à chaud
Fait Daho, fallait se sentir facho !

Je dis « Déat hersait »
Fait Darc, « il hersait le champ des damnés »

Dans le nazisme errait Déat
Fait Réda, et sur lui j’aime jaser !

Marcel Déat n’a pas laissé
Des souvenirs impérissables
Dauphin de Blum il s’est tassé
Dans le racisme méprisable...



Marcel Déat, né en 1894 de parents modestes aurait pu suivre son chef, Léon Blum, et resté à la SFIO. Agrégé de philosophie on attendait mieux de lui qu’un virement vers l’anticommunisme pour finalement se jeter corps et âme dans le national-socialisme pro munichois. Il finira collaborateur, vichyssois, ministre de la guerre et de la solidarité national de Pierre Laval.

Il s’enfuira en Allemagne en 1944 puis gagnera l’Italie où il mourra en exil, en 1955, en restant sous la condamnation à mort par contumace.