CHERCHEZ DANS CE BLOG

vendredi 13 janvier 2017

DES DISCOURS QUI EN DISENT LONG



Barack Obama, dans son discours d’adieu du mardi 10 janvier, a fait le bilan de ses 8 années à la Maison Blanche.  Une émotion dans la voix il a repassé le fil de ses deux mandats avec parfois le sentiment d’une œuvre inachevée.

Il a lancé à ceux qui l’écoutaient d’une oreille déjà empreinte de nostalgie : Si je vous avais dit, il y a huit ans, que l’Amérique sortirait d’une grande récession…. Si je vous avais dit qu’on ouvrirait un nouveau chapitre avec le peuple cubain, qu’on trouverait un accord nucléaire iranien, qu’on éliminerait le cerveau du 11-Septembre… (…)  Si je vous avais dit tout ça, vous auriez peut-être dit qu’on visait trop haut. Mais c’est ce qu’on a fait."

L’époux attentionné en a également profité pour rendre hommage à sa Michelle :

Depuis 25 ans, tu as non seulement été ma femme et la mère de mes enfants, mais aussi ma meilleure amie !


Puis il a longuement salué ses deux filles dont la plus jeune, Sasha, 15 ans, était restée à Washington en raison d’un examen scolaire :

De tout ce que j'ai fait dans ma vie, ma plus grand fierté est d'être votre père.

Un tout autre son de cloche raisonna lors de la conférence de presse de son successeur à la Maison Blanche

Donald Trump, devant la presse, a consacré une partie de son énergie à s’énerver face à la rumeur.

Le républicain, milliardaire et animateur d’émissions débiles, a tenu à réagir à la publication par le site Buzzfeed de 35 pages de notes exposant des liens de longue date entre sa sphère intime et le Kremlin.

Ce sont des fausses informations. Fake. C'est bidon. Ces choses ne se sont jamais passées, a-t-il claironné !

De quoi s’agit-il ? Il s'agirait d'une note rédigée par un ex-espion britannique, une sorte de 007 reconverti dans l’élaboration de dossiers à scandale. Ce sympathique écrit fait  état de frasques sexuelles du milliardaire américain, lors de ses voyages en Russie.

Selon Buzzfeed, qui relaie cette note aux yeux du monde, Donald Trump aurait employé des prostituées pour s'adonner à la golden shower : oui, il s’agit d’un jeu très drôle durant lequel des péripatéticiennes vous urinent dessus ! C’est très comique sauf que, pour Donald, ça ne passe pas bien ! Son cerveau s’énerve, une colère dure y naît, ça ne peut plus d’urée !

Il s’en est pris à un journaliste de cette saloperie de chaîne CNN qui a relayé l’affaire ! Il lui a éructé :

Ne soyez pas grossier ! Je ne vous donne pas la parole, vous vous taisez, vous donnez des fausses informations. Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignements aient permis la publication d'une information qui s'est révélée être erronée et fausse ! C'est le genre de choses que l'Allemagne nazie faisait !

Oui Donald (qui n’aime pas les canards) ; on n’en est plus au nazisme mais à la Russie de Poutine ! Il paraîtrait (conditionnel !) que le Kremlin dispose de la sextape (oui c’est l’effet Valbuena) et serait à même de faire chanter le futur hôte de la Maison Blanche s’il ne se montrait pas russophile, par la suite…

Ambiance, ambiance !

L’investiture de Donald se présente vraiment sous les meilleures hausses pissent !


Yes we did? clama Barack
Quelque émotion dans la voix
On a tenu la baraque
Nul n’y a perdu la voie

Le chemin qu’on a suivi
Vers de plus verts pâturages
D’emplois nourris d’embellie
Nous a menés davantage

Nous avons tué celui
Qui sapa nos tours jumelles
Il a rejoint dans la nuit
Ses grands démons criminels

Nous avons prôné l’urgence
De financer la santé
Aux damnés de l’indigence
Même s’il reste à confirmer

Cuba s’ouvre à nos enjeux
L’Iran renonce à la bombe
Et tu m’as rendu heureux
Michelle, ma douce colombe…

Yes, we died, clame l’infâme
Nous mourons de cette presse
Qui sans ambages diffame
Au plus bas de la bassesse

Honte aux sbires de CNN
Qui divulguent des mensonges
Drapés dans leur lin de haine
Maudit le nez qui s’allonge !

C’est des fake news assurées
Buzzfield ne veut que nuire
Quand il s’agit d’uriner
J’ai mes WC, beaux messires !

Yes we did, tonne Barack
Mais il m’a manqué du temps
Pour éradiquer de claques
Le racisme bourgeonnant

Deux mandats de tiède lutte
Contre les feux de Syrie
Le prix Nobel qui rebute
A plonger dans la tuerie.

Yes we died, lance un nanti
On nous occit d’invasions
De mexicaines infamies
Le mur me rendra raison !

L’un s’en va, l’autre prépare
Sa troublante investiture
Sonnez clairons et fanfares
Dans le vent de l’imposture

On le regrette déjà
Le grand noir de la sagesse
Tandis que sonne le glas
Des visions enchanteresses

Ça sent le retour des loups
Le ferment des divisions
Les martiaux coups de grisou
Dans un univers de plomb.

Des nuages poussiéreux
Promettant des vagues en larmes
Au désert aventureux
Raisonnant du bruit des armes.

lundi 9 janvier 2017

LE MENSONGE FILLONESQUE BIEN ANCRÉ TIENT

Agrandir l'image si besoin est


Même s’il fut souvent hôte au Mans, il ne faut pas qu’il devienne tête de turc à la moindre de ses sorties verbales.

Dernièrement, sur TF1, François Fillon, car c’est bien de lui qu’il s’agit, s’est présenté comme « gaulliste et chrétien ». Il voulait, par ces mots d’Elysée démodéliser, en quelque sorte, le programme de destruction de la Sécurité Sociale que d’aucuns avaient cru percevoir dans les arguments de campagne.

En se présentant gaulliste il affirme qu’il nous a compris et qu’il est en général ouvert à la discussion, à la paix, qu’il préfère sa colombe ailée aux deux aigles « lys » de royauté.

En se présentant chrétien il veut rassurer d’un ton pas pâle qu’il va rester humain. De toutes ses belles propositions, seul le quart aime ! Il va tout revoir avec art puisque l’art est mission dépêchée ! Il faut surtout s’installer au château qui, durant 5 ans, a subi la chianlit de Hollande ! Alors François fonce et venge Elysée ! Amen !

S’il supprime quelques postes de fonctionnaire ce sera avec une véritable charité, mais si ! Le non remboursement de certains médicaments s’opèrera en conservant santé au logis ! Son quinquennat portera davantage d’épices qu’eau pâle dans les foyers et l’augmentation de la tva ne fera pas l’aire à maux car cela serait susciter (ce las se ressuscitait ?) une hausse de défiance dans sa politique, et comment, avec de telles aversions en crue, s’y fier ? Le travail hebdomadaire de 48h n’empêchera pas le respect de la messe, vers 8 h du matin, où l’on fera là pose, tôt, las !

Et c’est en bon chrétien en pleine ascension que notre Sarthois a déclaré avoir « ouvert les télécommunications à la concurrence ». Oui, grâce à Fillon, internet est entré en France, en Eve, en Gilles, en chacun de nous. Grâce au père François le monopole de France Telecom, géré par d’improductifs fonctionnaires, a été battu en brèche.

C’est au CES de Las Vegas (USA), l'un des plus importants salons high-tech au monde, que François a lancé cette brillante déclaration en précisant

-      Sans moi, vous seriez encore à l’heure du minitel qu’il soit rose ou non, avec un seul opérateur gavé d’aides d’un Etat particulièrement à câbler !

Hum, le petit péché d’orgueil qui s’enorgueillit d’un autre, celui du mensonger. Car le père Fillon n’a pas toujours été en pointe dans le monde d’internet.

On en veut pour preuve le fameux amendement (dit amendement Fillon) de cet amant du Mans, dûment censuré par le Conseil Constitutionnel, en 1996, qui visait à rendre les fournisseurs d’accès pénalement responsables des contenus des services ayant fait l’objet d’un avis défavorable du Comité Supérieur de la Télématique.

Bah, deux petits péchés déjà pardonnés par notre Père, qui note, repère, un petit penchant pour l’approximation et la langue de bois.

Car, le mensonge fait partie de la panoplie du candidat voulant pécher et donc pêcher des voix.


Alors pourquoi pas se donner quelques libertés avec la vérité pour attraper dans ses filets quelques fans du numérique. En haute mer c’est de l’appel à geeks !

dimanche 8 janvier 2017

HERROU, HÉROS MALGRÉ LUI



Cédric Herrou est un récidiviste. En août 2015 il avait déjà été inquiété par la justice pour avoir transporté des réfugiés, des sans-papiers, des bannis de la Terre. Le parquet avait classé sans suite mais, cette fois ci, huit mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre. De quoi s’agit-il ?
Cédric, jeune agriculteur, casquette vissée sur le haut d’un visage barbu qui n’inspire pas le terrorisme tant il s’entiche d’une paire de lunettes d’intellectuel gauchiste et humanitaire, ne supporte pas l’indifférence.
Alors, dans sa vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), il ne se contente pas de récolter des œufs et des olives. Il recueille des jeunes hommes et des femmes perdus dans le tourbillon migratoire de ces années d’exil.
Cédric les héberge, les soigne si besoin, leur redonne des ailes pour s’envoler de nouveau vers des horizons d’espérance.
Si on est obligé de se mettre en infraction pour soutenir les gens, allons-y !", s'est exclamé Cédric Herrou, ce mercredi 4 janvier. 
Le délit de solidarité colle à la peau de notre république.  Une loi de  2012 est venue juste un peu amoindrir ce délit, mais il existe toujours, bel et bien. Cette loi, nappée d’hypocrisie, se contente de préciser que l’aide doit être apportée « sans contrepartie directe ou indirecte". Et cette aide doit concerner des conseils juridiques, de la restauration, un hébergement, des soins médicaux destinés à assurer des conditions de vie digne et décentes à l’étranger, ou bien tout autre aide visant à préserver sa dignité ou son intégrité physique. On le sent : tout est sujet à interprétation. Des policiers zélés peuvent très bien vous poser la question : « Etes-vous sûr que la personne que vous aidez ne contribue pas quelque peu à faire le  ménage ?"
En bref, il y a toujours matière à vous chercher des poux dans la tête.
Aider autrui n’a pourtant rien de scandaleux. L’engagement de Cédric ne fait que combler des manques flagrants dans la politique d’accueil de notre pays. Les mineurs sont particulièrement exposés. Or l'obligation d’un Etat comme la France -les conventions internationales l’obligent également-, est de considérer un mineur comme une personne foncièrement fragile, à protéger prioritairement, indépendamment de sa couleur de peau, de sa nationalité ou de son lieu de naissance...
Cédric Herrou ne fait que remplir, humainement, des tâches hospitalières qui incombent à notre Nation. Mais celle-ci, frileuse, voit dans la politique des bras ouverts comme un appel d’air, une incitation à l’immigration clandestine ! Et donc, Marianne n’est pas près d’abolir totalement le délit de solidarité.

Le procès de Cédric devient, dès lors, politique. A travers son jugement on stigmatise les élans humanitaires auprès des réfugiés dans un contexte de méfiance vis-à-vis des étrangers qu’attise, de surcroît, les flambées de terrorisme djihadiste.

Dans la vallée de la Roya
Au pied de paisibles montagnes
Cédric de bon cœur accompagne
L’étranger dans un long combat

L’interminable affrontement
Contre la faim, le désespoir
Les pas trébuchant dans le noir
Le sort injurieux  des migrants

Il est à toi ce blanc sonnet
Cédric aux élans condamnés
Comme un délinquant politique

Toi paysan qui sans façon
Donna du sourire à foison
En dépit de nos lois iniques.


samedi 7 janvier 2017

EN CETTE ANNÉE 2017




L’année 2017, qui commence par un bain de sang à Istanbul, une façon terroriste d’exprimer des vœux de fin damnée, oui, cette nouvelle année 2017, pour peu que les démons de Daech s’en tiennent à cet épisode turc (franchement je n’y crois pas), sera l’occasion de fêter, commémorer et surtout de voter.

Oui, le soir du dimanche 7 mai 2017, la France se donnera un nouveau Président de la République (voire une Présidente si l'on en croit une bande dessinée de mauvaise augure).

Immanquablement, l'échéance suivante sera celle des législatives. Le citoyen sera rappelé aux urnes pour désigner les députés : postes très convoités pour d'anciens ministres du gouvernement Valls, heu, je veux dire Cazeneuve, avides de se retrouver une utilité politique, assez cool et bien payée. Le premier tour s’effectuera le 11 juin puis on procédera à l’appel du 18 juin pour le second tour.

Le 18 mars, les Bretons commémoreront le 40ème anniversaire du naufrage du Torrey Canyon. Il s'agit de la première grande marée noire qui de bute en blanc va griser la fibre écologique dans son envie d'en découdre avec les multinationales. La nappe s’étendra des îles Scilly (sud-ouest de l’Angleterre) jusqu’aux Côtes du Nord (aujourd’hui Côtes d’Armor), provoquant une première victime aviaire (un guillemot de Troïl) puis une hécatombe d’oiseaux mazoutés le temps de trouver sanctions d’organismes légaux et lents !

Le 24 avril, les royalistes fêteront le 400ème anniversaire de Concini. Ce marquis d’Ancre, d’allure seiche et jugé peu sympathique pour influencer Marie de Médicis, la mère de Louis XIII, se fera assassiner par ce fils souverain.

-      La mort de Concini est consignée, dira d’un ton concis, niais, le roi Louis XIII qui se permettra d’exiler sa propre mère à Blois, dans le Loir-et-Cher où habitait déjà un chanteur connu salon la Delpech du Midi de l’époque.

Le 1° mai Danielle Darrieux fêtera son siècle, un brin de muguet dans la main, en s'étonnant d'être toujours là après le départ de Michèle, le plus beau regard du cinéma. Elle précédera une comparse, la fameuse Suzy Delair, qui passera le cap des cents ans la nuit de la Saint Sylvestre. La seule différence c'est, comme s'use hideux l'hère, Danielle ne cesse de rajeunir et de tourner alors que sa copine a mis en congés nerfs (et depuis longtemps),

Le 7 mai les inconditionnels de la chanson française hautement philosophique se tweeteront inlassablement le joli souvenir de la dernière victoire française à l’eurovision. Ah, oui, Marie Myriam ! L’oiseau et l’enfant ! J’en ai savouré la quintessence !  Depuis, notre hexagone n’a plus jamais remporté le sésame et se fait chaque année ridiculiser !

Le 27 septembre, ah, les années passent-t-elles, nous célébrerons déjà les 100 ans de la disparition d’Edgar Degas, peintre, mais aussi graveur, sculpteur et même photographe. Le souvenir sera danse, assez en ballet, quelque peu à musée devant les scènes de nues et de bains, à proprement parler.

Le 8 octobre, devant un parterre de Havrais, Maurane chantera « quand j’entends le prélude du bac (à voitures) par Glenn Gould ma raison s’envole vers le port du Havre et les Barack (aux bas mots) ♫♫ ». Oui, elle sera l’invitée de la ville d’Edouard Philippe pour commémorer ce fameux 8 octobre 1517 (600 ans déjà) où François 1° signa la charte de fondation du port ! Depuis la dynamique portuaire entraîne Havrais mais pas en très navrés !

Le 9 octobre, d’irrépressibles pourfendeurs du libéralisme débridé ne pourront s’empêcher de brûler un cierge castriste en souvenir du Che, mort il y a 50 ans, exécuté à l’école de la Higuera (Bolivie). On pourra se rendre compte que le mythe bat frappe encore très fort : ton mythe errant se fait latte, Che !

Le 22 octobre, les fans les plus inconditionnés pleureront durant le 30ème anniversaire de la mort de Lino Ventura. France 3 rediffusera de façon misérable le film où il fait cosette avec une pauvre enfant qui se demande si bons agents valent gens sortant du bagne.

Le 17 novembre, nous fêterons le 100ème anniversaire de la mort de Rodin ! Nous nous transformerons penseurs de sa mémoire, devant sa tombe de Meudon et qui émeut donc comme un baiser ne laissant pas de marbre.

Le 23 décembre Carla Bruni soufflera ses 50 bougies et se disant qu'une vie ne vaut pas grand chose, qu'elle fane en un instant comme se fanent les roses, notamment celles des socialistes que son petit diable de mari n'aura plus à piétiner eu égard à son retrait (provisoire?) de la politique.

Le 25 décembre ce sera Noël mais cette année le père à barbe blanche nous apportera des films de Chaplin pour nous remettre en mémoire la mort du grand génie, il y a 40 ans déjà ! Autour de six nems à muer en amuse-gueule ou de canes et melons à savourer sans modération, on se rediffusera les chefs d’œuvre du grand Charlot, oubliant les lumières de la ville barbouillées d’oxyde de carbone et les temps modernes.

Voilà, d’autres célébrations (les 50 ans de la mort de Magritte, les 40 ans de la disparition de Goscinny), d’autres anniversaires (Amélie Nothomb soufflera 50 bougies le 13 août, avec stupeur et tremblements) occuperont cette année 2017 et bien d’autres encore que je n’ai pas souhaité commenter pour ne pas vous lasser, chère lectrice, cher lecteur.


Je vous la souhaite heureuse et pleine de bonnes surprises !

vendredi 30 décembre 2016

UN CHŒUR ROUGE POUR LA MER NOIRE




Un Tupolev Tu-154 s’est écrasé en Mer Noire dimanche 25 décembre 2016. Un drôle de Noël pour les passagers parmi lesquels se trouvaient 64 membres des chœurs de l’armée rouge.
Une mer noire avec un cœur de larmes rouges, voilà bien un triste tableau stendhalien et une immense émotion pour la Russie.
Les célèbres choristes devaient fêter le Nouvel an avec les soldats russes stationnés en Syrie depuis septembre 2015 en soutien à l’armée de Bachar al-Assad dont le cœur de l’arme est ruse.
On a vite pensé à un attentat, une vengeance contre Poutine ou contre le maître de Damas ! Mais pourquoi en faire payer le prix à de paisibles chanteurs : pourquoi cette haine ordonnée contre ces ténors d’honneur ? Pourquoi faudrait-il qu’on vous abatte, liés au vol, gars, bateliers de la Volga ?
La première boîte noire, heureusement orange, a été retrouvée dans la mer dite de la même couleur (noire, pas orange). Elle semblerait conforter la piste de l’accident. On entend les pilotes évoquer des dysfonctionnements dans les volets d’ailes.
La seconde boîte noire vient d’être récupérée. Elle devrait bientôt parler, à son tour, pour dissiper la thèse de l’attentat.
Reste que Poutine ne pourra pas compter sur de jolies voix pour fêter sa victoire contre les rebelles syriens alors même qu’il aurait tout fait pour donner des voix à Trump, le nouvel hôte de la Maison Blanche !
L’administration américaine accuse, en effet, la Russie d’avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à publication de milliers de mails de responsables démocrates. Une telle ingérence aurait brouillé le message d’Hillary Clinton voire l’aurait discrédité !
Par représailles, Obama annonce l’expulsion de 35 agents des services de renseignement russe !
L’histoire ne dit pas s’ils retourneront chez eux en Tupolev Tu-154 !
Ce qui semble certain est l’âme amère, noire, de Poutine !

Pas question pour lui d’aller voir ce film américain, de Clint Eastwood, ce fameux « Sully » qui évoque le sauvetage miraculeux d’un avion. Oui, un bel hommage au commandant Sully Sullenberger qui avait réussi a posé son Airbus A320 sur les eaux glacées du fleuve Hudson, en 2009, sauvant ainsi la vie de 155 passagers qui n’étaient même pas à vouloir concourir pour la nouvelle star !

mardi 27 décembre 2016

HOMMAGE AU CITRATE DE BÉTAÏNE



Les agapes des réveillons laissent des traces dans les organismes. Les aliments riches drapés dans leurs atours graisseux mettent à mal notre pauvre foie.

Les bulles de champagne et l’acidité de certains mets provoquent des ballonnements et flatulences de bon aloi.

Cette période des fêtes, plus que toutes autres, provoque une forte demande en citrate de bétaïne, médicament sans ordonnance et véritablement efficace pour mener une action sur la motricité gastrique.


Le homard aux saveurs marines
Dans une haleine qui s’avine
Au fil du blanc d’humeur coquine
La dinde aux marrons me taquine
En flatulences intestines
Et…le citrate de bétaïne

Le Mumm en bulles qui dessinent
Des gestes flous de figurines
Elles me susurrent de la cuisine
Qu’il reste un peu de galantine
N’aurais-tu pas plutôt, cousine
Quelque citrate de bétaïne ?

Un nouveau spasme carabine
Sous les vapeurs de caféine
Un estomac d’indiscipline
Joue le rebelle et abomine
La bûche consacrée divine
Et..le citrate de bétaïne

Le petit coin me vaticine
Des lendemains noirs de toxines
Le spectre froid des langoustines
Dans la mayonnaise assassine
L’arrière combat des pommes dauphine
Et…le citrate de bétaïne

La perspective qui chafouine
Comme un impair de gourgandine
Un nouvel an de joie lutine
En réveillon d’ailes rupines
Ourlé d’ascétisme en sourdine

Et…le citrate de bétaïne

dimanche 25 décembre 2016

RÉVEILLON DU BOURRE



J'avais cru que ma crue s'tassait, heu je veux dire ma cuite...
Je vois : tu es bourré, ce qui occasionnera à ton nez creux vices
Ma langue, oust, n'a plus de perception
T'as trop bu
C'est con, je ne sens pas le goût, bizarre, tu sais ce que c'est ?
C'est dû au marc !

samedi 24 décembre 2016

LOSC IL FAUT VENDRE !


Le grand club de Lille, le LOSC,  a annoncé ce vendredi,  dans un communiqué, qu’il allait être vendu. D’où vient l’offre d’achat ? Son Président Michel sait d’où : du Luxembourg, d’un certain Gérard Lopez, homme d’affaire hispano-luxembourgeois.

Car, avec ses liquidités par jets rares l’eau pèse de tout son poids dans le choix du repreneur. Le Lille Olympique Sporting Club, a besoin de blé et tancer Réal (de Madrid) lors d’une prochaine joute européenne. Mais pour jouer l’Europe il faut, sans débats, longs ronds : de l’argent qu’on allonge, de l’oseille qu’on tire de je ne sais où pour payer des bons joueurs à prix d’or.


Oui, le LOSC, dans bien des cas tari, voulant éviter les cheiks avec provision, se tourne vers un européen nanti.   Cela fait des semaines que le rachat est attendu en ligue 1. Le club a tellement besoin de se racheter ! 

Son début de saison n’est guère brillant ! Le dogue (mascotte-symbole du club) ne mord pas dans le ballon : les crocs qui cessent, qui sait ? (les croquis s’esquissaient renchérirait le peintre). Éliminés précocement de la coupe d’Europe, les nordistes pointent actuellement à la 12ème place du championnat après avoir viré l’entraîneur Antonetti, un brave corse qui aime Calvi, si !

Le remplaçant, Patrick Collot, a redonné du punch à l’équipe. Sur le début du championnat négocié en vain s’étale Collot :

On n’a pas été  bon ! Mais la chance n’a guère souri : les blessés sont nombreux et l’élimination précoce dans la course à l’Europe a cassé le moral des troupes ! Moralement, le capitaine Rio m’a vu bas ! Avec Antonetti il a eu des querelles intestines et croyez-moi, dans ce cas-là, Collot pâtit !

Alors Collot rit quand son équipe reprend des couleurs : 10 points en 4 matches sous son règne tout neuf. Certes,  il y eut cette chute à Marseille (2-0) mais dans l’ensemble le moral revient : on renaît, Tallo aime (Tallo, joueur y voit rien tant il est blessé mais il supporte ses coéquipiers)

Mais Collot restera-t-il ? Lopez, pour acquérir un nouvel entraîneur de haute pointure, serait prêt à débourser des sommes colossales sans considérer Collot sot !

Ah, que d’argent brassé pour ce club afin de lui éviter une mise en bière (du Chti).

vendredi 23 décembre 2016

ARON TOUT SEUL AU REVEILLON



C'était un soir de réveillon
Et comme l'enfer c'était les autres
Lui avait dit Jean Paul apôtre
Il mangeait seul en son salon

Il avait croisé toque vile
De son cuisinier libéral
Qui lui promettait un régal
Avec la dinde juvénile

Mais ce soir point de figues aro-
Matisées, plutôt des marrons
Pour se plier aux traditions !
Et y'a du vin, des sauces, y'a l'eau !

C'était un soir de réveillon
Était-il mal dans son assiette
Travaillant du chapeau, c'est bête
De se seoir, las, d'un dôme Aron ?



jeudi 22 décembre 2016

ALINE




J’avais quitté sur la plage de Berck Aline, en percaline, heu non, pas en percaline, en  négligé de soie, peut-être, ça va de soi. J’avais négligé le détail et n’avais pas eu l’envie de cirer « Aline ! » pour qu’elle revienne. La crise tôt fait son chaud et froid (là Christophe hait son show, effroi ?)

Je n’avais pas dessiné sur le sable son doux visage. D’ailleurs, je n’avais jamais su dessiner et mon seul dessein était de l’oublier définitivement.  Non, mes larmes vous ne coulerez pas ! Tu ne feras pas couler de mes yeux en détresse,  Aline, des très salines…

J’allais l’oublier sur cette côte d’Opale et hop, Aline ! Dehors !
Allez zou ! Du balai !

J’étais passé du trop câlin au troc-Aline : elle ne se donnait que sous conditions  car, entre-temps, la belle était tombée dans une crise mystique. Et de sa voix cristalline, elle évoquait le Christ, Aline, comme pour conjurer la peur de me voir scander en hauts cris « Staline ! ».

Oui, j’étais un peu communiste et le rouge carburant, peu tétraline, inquiétait peut-être Aline. Mais je savais respecter le contrat : pas de politique entre nous.

Je revois le contrat, alinéa 7 : Aline est ascète ! Un contrat qu’on s’était écrit, par rigolade, par amour des mots. En réalité, Aline s’était prise aux mots mis, de tout temps, qu’à mon avis elle pensait si fort.

J’étais bien innocent  d’imaginer Aline au sens volage du terme : l’Aline hôte des niais crus (la linotte des nids écrus). En réalité, elle était très sérieuse et, sans le dire, son intelligence faisait de l’ombre à mon espièglerie : Aline, haut QI, têtue à l’innocuité tue).

Elle devint âpre, hermétique à mes calembredaines :

Je sens que ça râpe, Aline, lui disais-je souvent en constatant son hermétisme et craignant qu’allassent cas de casse torpillant (qu’Alaska de castors pillant ?)

Son âpreté vira à l’intégrisme quand elle rencontra Dieu. Elle ne supportait plus mes petits péchés. Elle avait gagné le ton revêche des grenouilles de bénitier.


Une maniaquerie dévote qui continuera  à hanter ma mémoire quand je repenserai aux rondeurs lascives de ses fesses : quel cul qu’eut l’âpre Aline !

mercredi 21 décembre 2016

MICHÈLE A REJOINT D'AUTRES YEUX




« Les plus beaux yeux du cinéma », ceux de Michèle Morgan, viennent de se fermer à jamais.

La grande actrice s’est éteinte à 96 ans et nous laisse le souvenir d’une femme d’une rare élégance, incarnant à jamais l’amour romantique du cinéma français des années 30.

Née un 29 février d’une année bissextiles (1920), elle grandit à Dieppe avec l’espièglerie d’un garçon manqué.

A quinze ans elle gagne un concours de photogénie et se fait remarquer par un certain Yvan Noé (prononcer Ivanhoé), metteur en scène de son Etat. Il l’envoie prendre des leçons au Cours Simon tout en la faisant tourner dans Mes tantes et moi.

Elle prend alors un nom de scène : Morgan, en lien avec la fameuse banque. Ainsi, Simon Rousselle devient-elle Michèle Morgan.

Ses débuts avec Noé n’ont rien du déluge. Car cet incroyable regard attire Marc Allégret. Il la fait tourner dans « Gribouille » auprès du grand Raimu puis réitère avec Orage. Dans ce film elle côtoie Charles Boyer, star de l’époque.

Elle n’a que dix-sept ans mais déjà Marcel Carné ne tarit pas d’éloges sur cette star en devenir. Il téléphone à Gabin : « J’ai bu une môme très bien dans un film avec Raimu, Gribouille. Ça pourrait être ce qu’on cherche »

Ainsi naîtra « quai des brumes » en 1936, en plein Front Populaire. Ainsi naîtra le couple mythique Gabin-Morgan et le fameux « t’as d’beaux yeux tu sais ». Le film reste un chef d’œuvre, dans son esthétique et son dialogue signé Prévert.

Le couple se retrouvera dans Le récif de corail et puis Remorques.

Mais la guerre et l’occupation séparent ceux qui s’aiment, tout doucement, sans faire de bruit…

Michèle arrive à Hollywood. La grande machine cinématographique  ne sait pas sublimer la beauté de l’artiste et sous-estime son talent. Les rôles médiocres se succèdent.

Le seul point positif de l’escapade américaine est l’arrivée de Bill Marshall, un acteur qu’elle épousera en 1942 et qui lui donnera son unique enfant, Mike, né en 1944.

Mais la jalousie de l’homme, l’étouffante ingérence de la belle-famille, écourteront, en pathétiques scènes de ménage, l’hymen qu’elle imaginait pérenne.

Michèle revient en France. Jean Delannoy l’accueille et la fait tourner dans La Symphonie Pastorale (d’après le livre d’André Gide). Elle incarne l’aveugle avec une acuité stupéfiante. Elle obtient le prix d’interprétation au festival de Cannes en 1946.

À Rome, elle tourne Fabiola d’Alessandro Blasetti. Elle a pour partenaire Henri Vidal et tombe passionnément amoureuse de cet homme. Tous deux se marient en secret, en 1950. Cette fois-ci ce n’est pas la jalousie mais la drogue qui a raison de cette union. Après diverses cures de désintoxication, Vidal meurt en 1959.

Dans le miroir à deux faces, la belle aux yeux d’océan joue une femme laide que la chirurgie esthétique transforme en beauté. Le mari jaloux est incarné par Bourvil et le chirurgien est Gérard Oury. Gérard, elle le connaît déjà un peu. Ils se sont croisés au cours Simon. Ils ont déjà joué ensemble dans La Belle que voilà de Jean-Paul Le Chanois. Mais là, quelque chose se passe.

Leur complicité se resserre d'autant que Gérard Oury devient vite metteur en scène et l'on parle de tandem Morgan-Oury pour Le crime ne paie pas, en 1961, avec, outre Michèle, Danielle Darrieux, Edwige Feuillère et Annie Girardot : excusez du peu ! Le couple s’installe définitivement dans le gotha parisien.

Après un long passage à vide de dix années, c'est Claude Lelouch qui la fera revenir sous la caméra dans Le Chat et la Souris.

Et puis un jour, poussé par Gérard Oury, elle brûlera les planches du théâtre du Palais Royal. Elle joue à côté de Pierre Mondy Le Tout pour le tout de Françoise Dorin (1978)

Le théâtre la rappellera pour Chéri (de Colette) ou encore Les monstres sacrés (de Jean Cocteau)

L’amour de sa vie meurt en 2006, elle le rejoint dix ans plus tard en ayant consacré les dernières années de sa existence à la peinture.

Une nouvelle passion, bien loin des strass cinématographiques et des désillusions hollywoodiennes.



Sur la toile blanchie tu as posé le bleu
Celui de ton regard qui dévastait les âmes
Et le cœur d’Allégret et les magiques flammes
Dans les yeux de Gabin, au quai des brumes en feu.

Sur la toile endormie tu as tracé le vert
Des prés verts où se jouent Symphonies Pastorales
Des vendanges pâmées en cépages sauvages
Et le cœur de gribouille dans l’écume des mers.

Sur la toile étonnée tu balayas de sang
Le miroir à deux faces de tes passions perdues
Ces amours contrariées, ce bonheur déjà nu
Aux premières déchirures dans l’éclat du printemps.

Sur la toile indolente tu as posé l’orange
En agrume juteux de tes larmes lucides
Comme un écho d’adieu à ce cours intrépide
Qui t’emportait au loin  dans la mer des louanges

Sur la fin de la toile le noir s’est imposé
Il n’occultera pas les iris océan
Les myriades d’étoiles sur les grands rêves blancs
Transperceront l’écran d’une obscure clarté.

mardi 20 décembre 2016

DES GUIRLANDES DE DEUIL DANS LES CŒURS BERLINOIS




Le marché de Noël de Breischedplatz illuminait Berlin de ses lueurs magiques, faisant luire les yeux des enfants dans l’odeur des gaufres et des beignets.

Un marché de Noël, une féerie chaque année renouvelée, un espace de luminosité ouvert à la paix, à l’harmonie des cœurs dans l’attente d’une fête, chrétienne pour les uns, de l’enfance pour les autres…

Un marché de Noël dans Berlin, comme une étoile au firmament, une promesse d’embellie au pays qui a tendu les bras aux immigrés.

Un marché de Noël qu’on aurait voulu inoubliable, dans la tendresse des émerveillements, et puis, la mort a frappé.

Il y eut la panique morbide jaillie de la promenade des anglais, celle de Nice, un 14 juillet : un camion fonça sur la foule. Le même carnage pour un même mode opératoire avec la même folie meurtrière.

Ce marché qui devait rallumer mille bougies d’allégresse se recueille désormais devant 12 cierges : 12 vies rayées du décor enchanteur et d’autres qui se battent pour ne pas sombrer. On parle de 50 blessés.

La chancelière Angela Merkel s'est rendue dans l'après-midi avec certains de ses ministres sur les lieux du drame pour participer à une minute de silence. Comme à chaque éclat meurtrier du terrorisme aveugle on en appelle à la résistance.

 "Nous ne voulons pas vivre sans des marchés de Nobel et les merveilleuses heures que nous passons en famille et avec les amis dans les espaces ouverts de nos villes. Nous ne voulons pas vivre nos vies dans la peur du mal. C’est très difficile pour le moment, mais nous allons encore trouver la force de vivre la vie de tolérance et de liberté que nous voulons vivre en Allemagne, a déclaré la chancelière, fortement éprouvée. 

Déjà on reproche à la dame aux bras généreux d’avoir trop joué l’hospitalité. Le meurtrier, apparemment toujours en fuite, serait un pakistanais qui avait demandé le droit d’asile aux autorités allemandes.


Daech se cache encore derrière une telle abomination et il y a lieu de penser que les flux migratoires, en partie dus à l’Etat islamique, serviront d’alibi pour créer des amalgames : l’immigré stigmatisé au moindre coup de Trafalgar. 

En 1989, un mur tombait à Berlin. Il ne faudrait pas qu'il se reconstruise...


Devant l’église du souvenir
Noël s’approche à pas de deuil
Des larmes dures à retenir
Le sapin sent trop le cercueil

Les cierges ont remplacé la flamme
Qui brillait dans les yeux d’enfant
La nuit s’épaissit dans le drame
Si loin des guirlandes d’argent.

La chancelière prie en silence
Pour un pays bercé de paix
On libère un Pakistanais

Prudence en long recueillement
Le droit d’asile vit chèrement
Son avenir sous la défiance…