CHERCHEZ DANS CE BLOG

samedi 20 mai 2017

LE GOUVERNEMENT DE L’ÂME A MA_




Ça y est, le gouvernement Macron vient d’être constitué après un petit suspense bien compréhensible pour rendre l’évènement croustillant comme des Macron dans la durée.

Le nouveau premier ministre, Edouard Philippe dont la barbe n’est pas sans évoquer celle d’un autre Edouard, lui aussi premier ministre en son temps, mais qui la portait rarement, voire jamais, a dû la jouer finement pour éviter tout débat, las, dur.

Oui comment choisir des hommes et femmes pour respecter la parité tout en ouvrant les vannes à droite, au centre (Modem), à gauche et à la société civile mais si belle comme on dit pour désigner les quidams non encartés politiquement ?

L’affaire s’annonçait corsée mais il n'est pas deal de botter...en touche. Alors Edouard, Havrais dire, avec la complicité d’Emmanuel, s’en est bien sorti.

Ce mercredi 17 mai, les deux hommes nous on pondu un gentillet groupe de combat pour les législatives. Car, ne nous y trompons pas : ce gouvernement n’est que transitoire le temps d’élire les députés. Ensuite, on verra selon la couleur de la chambre…

La barbe du Havrais, du haut de 1m90 a comme attiré, tel un phare breton étouffe crétins, des personnages qui, quelques jours avant, auraient pu appâter leurs propres électeurs dans leur propre camp. On peut réellement dire que la barbe happe appâts.

Qui sont ces poissons pêchés par le Mr Philippe, auguste, sous l’égide de Mr Macron ?

Le plus gros d’entre eux s’appelle Nicolas Hulot ! Et oui, l’homme d’Ushuaia, échoue, aïe, aïe, ah, sur une plage d’ouverture et ne sait des galets rien ! Après avoir été courtisé par moult hommes politiques il a fini par accepter d’être Ministre de transition écologique dans un gouvernement. Il a juste déclaré aux fausses sceptiques qui feignaient de le croire hypocrite :

Je rentre en ce gouvernement pour changer les choses et sauver les écosystèmes par des plats nets, recettes garanties ! Mon goût vert ne ment pas : rit Terre !

Puis viennent deux requins issus des Républicains : Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Ils auront respectivement le Ministère de l’Economie et le Ministère de l’action et des comptes publics. Ils marquent vraiment l’ouverture et provoquent un mini séisme dans leur camp. Le Maire se rit de donner des boutons à ses amis de droite mais le jeune Gérald (34 ans) est déjà raillé par ses pairs. Les vilaines langues lancent :

Darmanin ? Il étaie merde de tous coins !

Ce n’est pas très gentil pour le petit sarkozyste qui réclamera bientôt des comptes à tous ces Migaud, heu nigauds.

Sinon les surprises sont moindres. François Bayrou touche les dividendes de son alliance avec Macron. Le voilà nommé garde des sceaux et pour quelqu’un qui a du Pau on peut vraiment dire que la chance elle rit. Il emporte dans ses valises deux copines du Modem : Sylvie Goulard, ministre des armées et Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes.

Jean Yves Le Drian, quant à lui, sera le seul à opérer une double passation de pouvoir. Il quitte son costume de chef des armées (sous Hollande), souhaite bonne chance à Mme Goulard puis se retrouve au Quai d’Orsay pour remplacer un sombre Ayrault.  


Quant à Gérard Collomb, Maire de Lyon, et premier fidèle parmi les fidèles macronistes, il s’occupera des poulets en évitant les bavures pour éviter de susciter les piges aux niais. Oui, le voilà nommé Place Beauvau comme premier flic de France et prêt à traquer les terroristes si le moindre délit haut naît !

Je passe rapidement sur d’autres personnages de cette équipe gouvernementale pour consacrer la fin de mon billet à Mme Flessel Laura. Et oui, la quintuple médaillée olympique d’escrime, guadeloupéenne bon teint, se retrouve Ministre des Sports ! Celle qu’on surnomme « la guêpe » y est allée dare-dare ! Est-ce crime de se plonger dans un tel guêpier comme lui reprochent certains ? Elle ne le pense pas et a sabré le champagne pour cette nomination !  Animée du feu de la résistance, (en elle l’or enfle Hessel), elle saura s’indigner et croiser le fer si, par malheur, son Ministère perdait lame de combativité.

La France se paie donc un sympathique gouvernement, loué par les apôtres de l’ouverture mais abhorré par les réfractaires à toute explosion du dualisme gauche-droite.


Le temps de poser pour la photo (ils sont venus, ils sont tous là) à l’issue du premier conseil des Ministres et il faudra se mettre au travail.

L'âme à Ma_ (cron) est en Marche !


(Sur l'air de la mamma - Charles Aznavour)

Ils sont venus
Ils sont tous là 
Ils ont délaissé le perron 
Pour les marches de l’âme à Ma-cron
Ils sont venus
Ils sont tous las
Des querelles au sein des partis
Y a même Hulot ; l’écologie
Se croit glissée sous de beaux draps
Quelques ministres font  silence
Les LR se tiennent à carreau
Le Modem prend de l’importance
Bayrou se gardera des sots !
A l’âme à Ma..

On se gausse d’avoir bien baisé
Les vieux partis fossilisés
Puisqu’elle sait courir l’âme à Ma_
Les marris aigris, nus  de grâce
Chez Philippe n’ont pas eu de place
Par contre on a tendu les bras
Aux coudes épais de la Laura !
Est venue Schiappa
Y a tant d'amour ! A l’avenir
Choiera-t-il encore l’âme à Ma_
Temps de Collomb, paix et sourires
Tout près de toi, toi l’âme à Ma_

Le père Le Drian fait le show
En restant dans cet appareil
L’après Hollande c’est l’âme à Ma_
Ferrand, Blanquer, petits nouveaux
Vivent un conte aux mille merveilles
Pourtant déjà viennent pêle-mêle
De gros dossiers sous les manteaux
C'est drôle Marielle n’fait plus sang triste
Jubile de son affectation
Elle ne voit pas de guide à risque
Dans le personnage de Macron
Ah, l’âme à Ma_

Les femmes disent en souriant
Qu’elle est bien là, la parité
Elle a fait courir l’âme à Ma_
Sylvie Goulard tout d’aise armée
Sourit fort au tout premier rang
Quand ses copines reléguées
A l’arrière ont bien moins d’allant
Marlène on n’te voit pas…

Y a du glamour, des beaux sourires
Autour de toi, toi l’âme à Ma_
Temps Darmanin, bée le plaisir  (tant d’armes à nimber le plaisir)
Sans travers, pour toi l’âme à Ma_
Que les clans tout aigris crient : « jamais
Cela ne marchera ! »

mercredi 17 mai 2017

UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE



Dimanche, 14 mai 2017, Emmanuel se lève d’un bon pied, le droit semble-t-il, non, plutôt du gauche, oh puis peu importe, il s’est levé et s’est mis en marche comme d’habitude. Il prend son café, comme d’habitude et se prépare pour la journée.

Et quelle journée : une journée de passation de pouvoir. C’est aujourd’hui qu’il signe son contrat à durée déterminée pour 5 ans, renouvelable si satisfaisant à échéance. Il demande à Brigitte, son épouse, de le devancer car elle a toujours pris les devants pour qu’il puisse ménager ses arrières. La dame se plie gentiment à l’injonction. Là voilà tout de bleu vêtue à parcourir le tapis rouge qui mène au Palais Présidentiel. Elle arpente sur des talons aux moindres coûts (détalons au moindre coût !) et le tailleur, lui-même, est prêté car en voyant le coût tu riais…jaune !

A 10 heures Emmanuel arrive à son tour. Il prend son temps et son « en marche » prend la lenteur d’une limace à malice. Il va vers Hollande qui sort juste de sa cuisine après avoir achevé le dernier Flamby dont la DLC frisait la bérézina ! Les deux hommes se serrent la main longuement. Puis, ils s’enferment dans le fameux cabinet noir tant décrié par un Sarthois qui n’attendra guère de temps pour se voir coller la justice à son auguste postérieur.

Le tête-à-tête dure une heure. Qu’on put se dire les deux hommes hormis que le code de l’arme nucléaire est SEGOVALEJULI536572, mnémotechniquement  simple pour le capitaine de Pédalo mais qui n’évoque rien pour le jeune Président. Oui qu’ont-ils pu se raconter pendant une heure qu’il faille combler médiatiquement avec des anecdotes sur les vacances de Mr Hulot, qu’on pressent au Ministère de l’écologie ou sur l’aérodromophobie de Brigitte Macron qui préfère prendre le volant plutôt que l’autre.

Oui, on se demande ce qu’ils ont raconté pour finalement se quitter ! Hollande a quitté le Palais où il avait thésaurisé quelques kilos qu’il lui faudra perdre sous peine de se taper de façon imminente des complications cardio-vasculaires !
De sa voiture il adresse un « bon courage » à son élève. Ce dernier gagne alors le salon de l’Elysée pour être élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur (GCLH…J’essaie, elle hache, enfin, elle tranche !) car quand on est en marche il faut les rangs d’honneur comme me l’a toujours dit un cousin atrabilaire mais néanmoins numismatique qui taillait en pièces les moindres difficultés au cours du pèlerinage vers St Jacques de Compostelle.  

Mais je ne suis pas là pour vous parler de mon cousin mais du petit discours de bienvenue de Mr Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, qui, après avoir confondu 2007 et 2017 se rattrape aux jupes de Marianne pour déclarer Mr Macron 8ème Président de la 5ème République (et non pas le contraire).

Puis Emmanuel prend son temps, de l’assurance et la parole pour préciser : "Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français" ! Oui pas de faux pas céder en ce CDD par de bonnes passes aidé !

A l'issue de cette charmante allocution il serre la main à tous les témoins. Mr Collomb, Maire de Lyon, et soutien de la première heure, a eu sa petite larme. L’émotion est palpable comme dans un film de Haneke subventionné par le CNC au nombre de kleenex usés par acteurs enrhumés.

-       -  Pourquoi, pleures-tu Geai rare qui es devenu Colombe, lui lance le jeune Président pour faire renaître un sourire ?

-         - C’est trop beau, lance le vieux grognard, aussi beau qu’un prêche  de Mgr Barbarin, mon pote lyonnais.

-     -   On ne se quitte pas mon brave. Je te réserve une petite place au gouvernement. Tu n’auras pas affaire à un ingrat !

Emmanuel cherche à n’oublier personne ! Mon Dieu, comme ils sont nombreux dans ce salon élyséen ! Ah tiens, bonjour Pécresse, tu vas bien ? Les enfants ça pousse ? Ah, salut à toi Hélène dont le car erre dans Causses, hi, hi, non je blague…Tu vas bien ? Et le fiston qui se prénomme comme moi ? Oui, il va bien ! Ah, il prépare un nouveau roman ? Toujours aussi mystique ?

Et blablabla et blablabla, les mondanités c’est souvent de la poudre de Perlimpinpin mais comment ne pas se faire mon daim disait sa biche sexagénaire à l’heure due des cerfs ?

Enfin tout se termine. Emmanuel sort et passe quelques troupes en revue tandis que 21 coups de canons sont tirés depuis l’esplanade des Invalides pour rappeler les villes préférées du jeune chef d’Etat : Sète, Foix, Troyes même si cette dernière est gérée par le vilain Baroin qui veut lui faire une vilaine tour et la roque !

Après la cérémonie, Emmanuel Macron remonte les Champs-Elysées qui avaient été totalement démontés par l’annonce d’une pluie imminente. Il se rend au pied de l'Arc de Triomphe et se recueille devant la tombe du Soldat Hun-Connut (Fils de Pascal Hun et de Aimé Connut). Enfin il s’offre un bain de foule tout en ayant une faim de boules et de glaces à la vanille.

Vers 17 h Emmanuel est reçu à l'Hôtel de Ville de Paris par la maire PS, Anne Hidalgo, qui a soutenu Hamon ! Mais ça c’était avant ! Il faut, dès à présent, aimer gars, l’HOMME, Anne ! Faire le Paris de ne plus dire : « quelle lutte est-ce ? » pour ne songer qu’à la réconciliation et surtout pour défendre ensemble la candidature de la ville des Lumières pour les JO de 2024.   


Une bien belle journée durant laquelle le jeune loup politique s’est fait de belles dents ! Une bien jolie passation telle une eau Marine sur des flots riants comme pourrait le commenter Philippot au micro de BFMTV.

samedi 13 mai 2017

ZIM GLY



Une petite parodie, comme ça, le jour de la passation de pouvoir entre Hollande et Macron et au lendemain de la victoire du Portugais Salvador Sobral à l'Eurovision de la Chanson (enfin, de ce qu'il en reste encore...)

Un petit clin d'oeil, en passant, à Céline Dion (que j'embrasse).


Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
C’est un prénom pas comme les autres
Mais moi je l’aime c’est pas ma faute
Même s’il n’est pas beau
Ah la bosse qu’a Zim au dos !

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
La première fois que je l’ai vu
Il marchait tout seul dans la rue
J’lui ai seulement dit :
J’suis Esmeralda  jolie !

Il était quatre heures du matin
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : viens prendre un café
Un bon décaféiné
Pour pas s’énerver

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Il n’aima pas la mie
Il mange du pain un peu mystique
Comme une hostie évangélique
J’m’y suis fait, j’l’estime
Oui c’est bon le pain à Zim

Tous les soirs, il m'emmène danser
Dans une discothèque branchée
Où il a  son p’tit  ami
Un certain Emile, beau garçon
J’essaie d’oublier en vain
Qu’Emile et Zim... mais

Zim Gly, il s’appelle Zim Gly
Je suis folle de lui
Il est gai et me voit comme pro
De l’amitié pour les homos
Dit : “t’es pros ! T’es in !”
Alors moi je crois en Zim !


LES PARTIS PAS VRAIMENT DANS L'HEUREUX TOUR !





Alors que les législatives se profilent à l’horizon, les vieux partis de France commencent à se lézarder de lèses ardents et de toutes parts. Dans chaque camp on se lance des invectives et des accusations, on désigne les coupables de la défaite, les boucs-émissaires d’un dernier bout qui est misère, de la lente dégradation, qui ne date pas d’hier. Dans chaque chapelle on voit naître des traîtres qui veulent rallier Macron pour conserver un job tandis que d’autres veulent rester fidèles tout en bidouillant un nouveau mouvement parallèle en pire allèle gêne éthique !

Au FN, beaucoup pensent que Marine n’a pas fait une belle campagne vu qu’elle n’a pas franchi les 40% des suffrages exprimés ! Elle s’est juste élevée à  son niveau d’incompétence comme dirait Peter, un copain à moi qui joue de la flûte de Pan quand d’autres jouent du pipeau.

Aussi, la nièce explose ! Marion Maréchal-Le Pen vient d’annoncer qu’elle se retirait de la vie politique en plagiant un discours de Jospin (c’est de famille). Elle allègue qu’elle veut s’occuper de sa fille et ça nous noue de compassion ! Oui, on la comprend car prendre un enfant par la main pour l’amener vers demain il n’y a rien de plus beau !

En parlant de demain, il y en a qui se sentent une âme de visionnaire. Trois femmes déçues du PS viennent de créer le mouvement « dès demain » pour contrecarrer « des deux pieds » c’est-à-dire « en marche » d’Emmanuel Macron. Qui sont ces gentes dames de ce temps moderne ? Hum, vous brûlez d’impatience de le savoir, hein ? Eh bien voilà : Martine Aubry, Anne Hidalgo et Christiane Taubira ! Et oui le trio ! Elles ont longtemps réfléchi sur le sigle. Elles souhaitaient initialement joindre les premières lettres de leur prénom. Mais MAC faisait penser à Dodo la Saumure et rappelait trop l’affaire DSK. CMA évoquait une chambre des métiers et de l’artisanat un peu trop «économiquement vôtre ». Avec les premières lettres de leur nom, visiblement, ça ne le faisait pas non plus. AHT, faisait penser à « a acheté » alors quand on mesure le pouvoir d’achat du français moyen on peut vraiment y réfléchir à deux fois. AHT aurait dévié vers « a chatté » et n’aurait que focaliser le mouvement sur les réseaux sociaux.

Alors, ces drôles de dames ont proposé « dès demain ». C’est un mouvement qui se dit pro-européen, écologique et social. On ignore encore ce qu’il adviendra de cette naissance !

Toujours au PS, où les roses se meurent et par l’eau minée râlent, l’ancien premier Ministre, Mr Valls, a déclaré qu’il quittait le navire Titanic  ! Il veut rallier Macron mais le mouvement en marche lui a opposé une faim de non-recevoir, sorte de frein galénique (fringale est nique) à tout favoritisme pour des anciens amis de gouvernement (enfin, amis, oui et non !).

Voilà un problème de valse incompatible avec la marche macronique et qui pourrait servir de conclusion à ma chronique. Mais il y a encore tant de choses à dire.

Oui, chez les Républicains ça sent le gaz aussi ! Le Penelope Gate a ôté du lys dans la royauté de ce mouvement !  Jean Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l’Yonne, vient de changer d’habit pour rejoindre Macron et prie ses amis qui l’accusent de faire aumône à s’taire.

Beaucoup de ses collègues sont tentés de faire le même pas. Mais certains résistent en se disant qu’ils seraient des moutons et que jamais ce pas n’urge ! Pour autant, pour que LR ait l’air de l’ère, c’est-à-dire Macron compatible, on a effectué un sacré lifting sur le programme du père Fillon, jugé trop dur. Ainsi, Les Républicains ne proposent plus d’augmenter la TVA et la suppression de 500.000 fonctionnaires ne se ferait plus en 5 ans mais en 7 ans !

Chez les insoumis de Mélenchon ça ne va pas fort non plus. La rupture avec le Parti Communiste est consommée ! Le tribun, spécialiste des hologrammes, aurait souhaité transformé l’or en pierre, il n’aura que Pierre Laurent…comme opposant. Les deux hommes n’ont pu s’entendre car sans tendre amitié. Alors ce sera du chacun pour soi pour les législatives. Mélenchon, quant à lui, se parachute dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, à Marseille, pour affronter le socialiste Menucci. Une circonscription sans risque où les Lepénistes, bêtes noires à faire trébucher Jean-Luc, sont inexistants ! Mélenchon, anti « Anti-Social », tu perds ton sang froid !

On pourrait croire que tout profite au mouvement « en Marche » du nouveau Président, au détriment des autres entités politiques. Il faut ajouter un bémol à la clé de la réussite.

Il y a de l’eau dans le gaz entre Macron et Bayrou. Ce dernier se sent triste et amère de peau ! La liste des candidats « en marche » pour les législatives ne présente pas suffisamment de candidats de son camp ! Or, le chef du Modem, en mode M (comme Marche) s’était allié à Macron pour lui faire gagner des voix ! Et il se sent lésé comme s’il était faux reître haï (fort et trahi), à l’image d’un bœuf palois qui dès l’aube hait harnais en se disant « l’étançon dure ! ».

Il lui semblait qu’il avait apporté  à Emmanuel six points dans les sondages. Or 6 est le quart de 24 et 24 (pour cent) fut le score au 1° tour pour le jeune Président. Donc François escomptait le quart des investitures pour son parti. Il s’aperçut que le compte n’y était pas et ne fit rien pour cacher l’ire ; est-ce paix ?

Il imagina longtemps les mots d’Emmanuel mandataire « modem, annuellement, date, erre… ». Il se dit que l’homme de 39 ans le considérait comme un vieux crouton toujours en retard d’un métro… Il en rougit de rage.

A l’heure où je termine ce billet il semble que l’orage soit passé. Bayrou a fini de décoller rets pour attraper au vol les entrefilets médiatiques qui le taxaient de bougon. Oui, ça va mieux ! Les équipes du Modem et celles d’En Marche ont travaillé quatre heures ce vendredi 12 mai, le soir, à triple dose de café, pour peaufiner une liste encore incomplète (la liste initiale ne comprenait que 428 noms alors qu’il y a 577 circonscriptions à nourrir !).

Mais ce fâcheux petit épisode montre bien la fragilité des Partis, même de ceux qui se veulent exemplaires et régénérateurs.

Car un Parti est fait d’hommes et de femmes. L’humain a ses humeurs, ses prétentions, son ego ! Il jalouse facilement et ne se prête pas de bonne grâce à s’oublier pour permettre à autrui l’épanouissement.


On peut rebattre les cartes, on y trouvera toujours du cœur prêt à lancer des piques ou à mettre sur le carreau celui dont le trèfle n’a pas quatre feuilles !

mercredi 10 mai 2017

LE HUITIÈME




Dimanche soir le suspense a pris fin : Marine le Pen ne dépasserait pas les 40 % des bulletins exprimés à la Présidentielle 2017. Car pour ce qui est de l’autre suspense il y a bien longtemps qu’il avait été tué par de nombreux sondages et par la piètre prestation de la fille du borgne lors du débat de l’entre deux tours. Le citoyen lambda savait d’avance qu’Emmanuel Macron gagnerait la partie.

Le score est sans appel : 66,1 % des suffrages exprimés pour Emmanuel Macron et donc 33,9 % pour sa rivale.

Macron devient le 8ème Président de notre 5ème république, celle-là même que d’aucuns voudraient supprimer pour la remplacer par je ne sais quel système… 

Macron Président, c’est la victoire de la jeunesse (plus jeune Président français de tous les temps, nommé à 39 ans), de la volonté, de l’audace et de la lucidité. Emmanuel Macron a bien vu la déliquescence des vieux appareils et s’est dit qu’il y avait une place à prendre entre une gauche désabusée, ayant perdu ses illusions et une droite gangrénée par les affaires et la corruption.

Parti de loin, inattendu, Macron, l’ovni politique, a gravi tous les échelons  au pas de charge. Sa marche n’était pas celle de l’escargot mais du fantassin napoléonien qui suit euphorique son Bonaparte jusque devant les pyramides, lors de la campagne d’Egypte.

Oui, la pyramide, un symbole ! Emmanuel l’a saisi, de plein vol, pour inaugurer son départ vers l’Elysée. Il a investi l’esplanade du Louvre ou s’érige l’édifice voulu par Mitterrand, son maître à penser. Il a fait sonner l’Ode à la joie beethovénien pour bien montrer son attachement à la construction européenne dont il est l’hymne. Et puis, il s’est adressé à cette foule qui a cru en lui, en dépit des rumeurs fallacieuses distillées par ses ennemis. A son habitude il n’a pas cherché à cacher la vérité. Il sait qu’il sera difficile de rassembler ces deux France qui se tournent le dos : celle qui subit la mondialisation et celle qui en profite, celle des campagnes reculées voire abandonnées et celle des villes nourries de cultures et d’ouverture au monde.

Oui, la tâche sera grande pour désagréger les terreaux où prospèrent les peurs du modernisme, des flux migratoires ou de la perte d’anciennes valeurs. Mais l’homme sait que c’est la seule façon pour éradiquer un parti qui surfe sur les craintes et les frustrations. Un parti qui ne tardera à quitter un nom trop rattaché à l’héritage lepéniste.

Oui le plus dur ne fait que commencer…




La pénombre solennelle de la cour carrée de Louvre
Empreint d’une gravité une marche aux pas vainqueurs
L’écho d’une ode à la Joie couvre soudain les rumeurs
Dans son manteau de géant une droiture se découvre.

L’impassible pyramide de son regard impérial
Voit s’avancer sa jeunesse que des lauriers pontifient
Les élans  beethoveniens dans la fraîcheur de la nuit
Portent l’émotion suprême d’une partition sacrale

La tribune galvanise sous les faisceaux des drapeaux
Cette voix de timbres clairs au pinacle des ferveurs
Les mots peints d’accents guerriers auréolés de douceur
Ondulant sous brises claires des insondables bravos.

La singulière gageure repeint ses rêves fleuris
Panser les blessures de France que le Monde a divisée
Entre nantis d’aventures en l’Europe émancipée
Et les nouveaux prolétaires de l’espoir anéanti

Une tâche bien immense nous attend au coin des songes
Ne peut-il que marteler du plus profond des raisons
Qu’un diablotin pragmatique hante à l’abri des saisons
Une tâche bien immense quand déjà d’autres se rongent.

Eclatement des partis, fossilisés de sclérose
Un vieux monde dinosaure se débat dans l’agonie
Boulevard Solférino, l’éléphant de noir barrit
Rejoignant dans son écho une droite bien morose

L’homme a poussé cette marche jusqu’au plus haut des sommets
Ecrasant les pythonisses qui le voyaient sans futur
Dans ses faux airs de Vian, il se rit de sa posture
Pour mieux cracher sur les tombes de vieux schémas délabrés.

Les jours viendront scélérats pour les gens de l’ancien Monde
Entre ceux qui le suivront et les âmes envoûtées
Sous de vieilles lunes blanches que les nuits ont abîmées
Des jours viendront assassins, attisant la moindre fronde

samedi 6 mai 2017

DÉBAT PAS COOL



Le débat d’entre deux tours entre Marine Le Pen, la reine du repli stratégique, du protectionnisme intelligent (oxymore) et de l’expulsion des résidents illégaux, et Emmanuel Macron, le chantre du libéralisme européen, aura tourné court.

D’emblée la fille à son père dépasse les borgnes. Comme si elle était assurée de ne pas maîtriser ses dossiers elle attaque franco. La ficelle est grosse. Mr Macron devra cependant riposter et utilisera beaucoup de son énergie à contrer l’outrance assaisonnée de mensonges ou, pour le moins, de fausses vérités.

Car, tout au long de ce débat, Marine Le Pen n’aura usé que d’invectives et d’arguments fallacieux. On la trouvera très floue sur sa façon de quitter l’Euro et d’utiliser un système de double monnaie. Elle a plusieurs fois accusé son interlocuteur d’être à l’origine de tous les maux de la société comme s’il avait été Ministre de l’Economie de Giscard à Hollande, en ayant connu Bercy plutôt que le cours moyen ! 

Pour donner du poids à son plan de sortie de l’Europe elle a argué le succès du Brexit en termes de performances économiques, ce que les statistiques démentent…

Si Mr Macron n’a pas toujours su faire preuve de pédagogie c’est qu’il avait devant lui une tigresse défendant ses petits, aux abois, se cachant derrière un sourire de façade, montrant parfois un sourire de carnassier, de hyène nécrophage se nourrissant de cadavres des victimes de la mondialisation, se repaissant de leur peur…

Un débat sous tension tant les deux camps étaient radicalement opposés. Une joute verbale qui a donné des sueurs froides aux deux journalistes, Nathalie Saint Cricq et Christophe Jakubyszyn, la première ayant failli quitter le plateau pour se prendre 10 Doliprane.

Un débat dont je vous propose le début tonitruant de la Marine de Guerre et la fin surprenante.

Le début d'abord.


Et puis la fin...



Oui, à la fin de ce spectacle navrant, les téléspectateurs ont eu, quand même, droit à une prestation de Marine. La blonde aux yeux de malice nous interpréta, en effet, une pantomime de David Vincent rencontrant les envahisseurs.

Comment en était-on arrivé là ?

Macron parlait de l’influence du FN, des réseaux nauséeux, de la facho-sphère. Marine s’est alors moqué de cette peur de petit enfant, chouchou des médias (comme elle dit) en croyant le ridiculiser par une imitation du craintif qui, dans sa paranoïa, voit des envahisseurs partout !

Un moment d’hystérie complètement sidérant s’est alors offert à nos yeux hébétés, et à ceux de Macron visiblement atterré !

Un moment repris sur les réseaux sociaux qui n’ont pas failli de se gausser de l’incongruité d’une telle performance au cœur d’un débat qui, quand même, doit aider les indécis à faire un choix pour le second tour !

Marine Le Pen, semble-t-il, a tout simplement « pété les plombs», comme on dit vulgairement.

Le lendemain, le père Jean Marie devait d’ailleurs admettre que sa fille « avait manqué de hauteur »


Jeanne, au secours !!

vendredi 5 mai 2017

LA DERNIÈRE CARAPATE DE LANOUX




Louis la brocante ne promènera plus son vieux Citroën Type H. Victor Lanoux s’est éteint dans la nuit du 3 au 4 mai, à Royan.

Né d’un père juif tunisien et d’une mère catholique normande, Victor Nataf est envoyé dans la Creuse, pour échapper aux rafles parisiennes. Il y vivra jusqu’à l’âge de 11 ans sous le nom de Victor Lanoux.

Il revient sur Paris et travaille dans les champs, à l'usine et en tant que parachutiste en Algérie. A 22 ans, il se retrouve machiniste sur le plateau de Notre-Dame-de-Paris de Jean Delannoy. De là va naître sa vocation pour la comédie. Il s'inscrit au cours de Solange Picard. En 1959, il commence par un rire dans Coquillage à l'oreille de Bompian. En 1961, il débute au cabaret avec un certain Pierre Richard. A eux deux ils s’escriment à faire rire le public par des sketches plus ou moins drôles.

L’homme a son premier rôle dans La Vieille Dame indigne de René Allio en 1964. Un film attachant évoquant la vieillesse espiègle et servi par une magnifique chanson de Jean Ferrat.

Repéré par Georges Wilson (le père de Lambert), il joue au Théâtre National de Paris, puis travaille avec Roger Planchon au Théâtre de la Cité de Villeurbanne, écrit et met en scène Le Tourniquet et Le Péril bleu en 1973 et 1974.

L'année suivante, Yves Boisset le recrute pour « Dupont la joie »(1974)  et « Folle à tuer » (1975), tandis qu'il tourne dans « Cousin, cousine» de Tacchella (1975) avec Marie Christine Barrault. Avec Yves Robert, il joue dans Un éléphant, ça trompe énormément  (1976) et Nous irons tous au paradis (1977)Le Bal des casse-pieds (1992)

La production le tente. Il crée « Les films de la Drouette », société avec laquelle il produit notamment « un si joli village » ou « Boulevard des assassins »

Et puis vient la fameuse série des « Louis la brocante ». On y retrouve le Victor Lanoux à la fois gouailleur et sympathiquement patibulaire.

L’homme est fragile du cœur. Il connaît une première épreuve cardiaque en 2007 et en ressort paraplégique. Malgré tout, il surmonte et tourne encore des épisodes du brocanteur.

Mais la camarde finira par le rejoindre.  Il s’éteint en nous laissant le souvenir d’un acteur attachant.

Le meilleur hommage pourrait revenir à sa compagne de tournage, Evelyne Buyle, qui incarne son ex-femme dans la série télévisée :

C’était un immense travailleur […] et c’était quelqu’un de très pudique, ce qui fait que l’on avait parfois l’im­pres­sion que c’était un homme un peu bougon mais en fait c’était un cœur en or. Un homme d’une grande géné­ro­sité. Et je crois que le public se rendait compte de ça.


Chapeau bas l’artiste.


Petit Victor loin dans ta Creuse
Loin de la vieille dame indigne
Qu’était la vie, horrible gueuze
En ces temps de tumeur maligne
Tu n’entendais plus guère les chiens
Hurlant dans une sale affaire
Du boulevard des assassins
La vie normale berçait ta Terre.

Petit Victor, la carapate
Loin d’une loi folle à tuer
T’aura chanté douce cantate
D’un si joli village aimé
La paix rhabillant tout Paris
Tu reviendras dans la cité
Et sans la triche pratiquer
Tu vivras de la comédie

Juste un moment d’égarement
Avec Pierrot, d’humeur maligne
Pour un duo d’amusement
A faire sourire cousins, cousines
Et te voilà dans le grand bain
Tu vis, comme tu prends la revanche
Au bout du bout du banc, des planches
Tu deviens le grand comédien

Elle court, elle court la banlieue, oui
Pour te savourer à l’écran
Fine moustache et gueule d’amant
Tu fais l’affaire : domine ici
L’attrait pour ton jeu théâtral
Y a-t-il un Français dans la salle
Pour bouder ce retour en force ?
Les voleurs de la nuit s’efforcent…

Mais même à eux faudrait payer
Les trois milliards sans ascenseur
Pour qu’ils renoncent au grand honneur
De savourer Adieu Poulet
Dupont Lajoie, la Canicule
Excluons le bal des casses pieds
Qui dédaignerait ton phrasé
Et te trouverait ridicule.

Je sais rien, mais je dirai tout
Dit une femme à sa fenêtre
Je dirai tout de mon bien être
A brocanter avec ce loup 
Si gentillet sous cet air dur
Mais moins retors, ah, je vous jure
Que le pachyderme éléphant
Ça trompe ça trompe énormément.

Tout ça c’est du passé Victor
Le passé simple d’un acteur
Puis vient la nuit, l’exécuteur
Le lieu du crime en seul décor
Le crépuscule de ton vieux cœur
Jusqu’aux silences d’agonie
Avec un ange annonciateur :
Nous irons tous au paradis

mercredi 3 mai 2017

LES 100 JOURS DE TRUMP



Le 29 avril, Donald Trump fêtait ses 100 jours au bureau ovale. L'heure du premier bilan a sonné pour celui qui ne croyait pas diriger les USA et qui se rend compte que la tâche ne sera pas si aisée.
Pendant sa campagne, le milliardaire se drapait de la bannière étoilée et clamait un « America First » du plus bel aloi. Il est en train de réaliser que la planète existe et que l’Oncle Sam a plein de petits neveux éparpillés, en Afrique, en Europe, en Asie…
Le 24 janvier, l’homme qui tweete plus vite que son ombre, réactive la construction de deux oléoducs : le Keystone XL, reliant le Canada aux Etats-Unis, et le Dakota Access Pipeline. Les deux tuyaux avaient été bloqués par Barack Obama au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Trump, lui, veut que les énergies fossiles démarrent tôt, mais sans marteau ni faucille, quitte à expulser des indiens Lakotas assis, nés soumis, lisses (la cote assassinée sous milice) du Dakota et à polluer les terres.
Le lendemain, le président américain signe le décret avalisant la construction du mur à la frontière entre les USA et le Mexique. Mais il manque des  briques pour le financer et la proposition du groupe français Lafarge se plombe de six menteries. Alors, pour l’instant la future frontière n’est qu’un long mur-mur qui ne rend pas les Mexicains amis-amis dont le mécontentement enfle aux rides ! 
Le 27 janvier, le mari de Mélania, se met là à nier l’utilité de l’immigration. Il suspend donc par décret le programme américain d’admission des réfugiés (environ 2,5 millions de personnes  admises aux USA depuis 1980). De nombreuses associations se mobilisent alors et des hommes de loi se rendent dans des aéroports pour conseiller gratuitement les pigeons étrangers, ascendance arabe, coincés à la frontière, sous les bords d’ailes et qui se sentent victimes d’un vol quand on leur précise « là est rien ! Retourne chez toi, c’est mieux ! ». Finalement un juge fédéral a bloqué temporairement ce décret anti-immigration, administrant le premier grand camouflet au Président qui ne s’en cache pas.
Le 28 mars, Donald Trump signe un autre décret, celui sur l’indépendance énergétique. Il s’agit de réexaminer le « Clean Power Plan » de son prédécesseur. Ce plan  imposait aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2 de 32% par rapport à 2005, et ce d’ici 2030. Mais finalement, malgré la nomination d’un climato sceptique, Scott Pruitt, à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), Mr Trump semble vouloir se faire être aux paix de hallage, le long du paisible canal où la paix niche, celui de la COP21, l’accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique.
Et puis Trump se voulait non interventionniste, gardien de l’intégrité de ses troupes qu’il ne supportait plus de voir revenir avec la gueule KC (Killed Cruelly). L’homme avait misé sur l’isolationnisme, le repli derrière les frontières. Avec lui on se trouvait au temps ôtant OTAN au tant décriés services ! Trump trouvait le bidule obsolète. Puis il est devenu pragmatique. Il juge l’organisation utile et surtout il s’est reconverti dans le « va-t’en guerre ! » 

Il y eut d’abord cette frappe de 59 missiles Tomawaks contre la Syrie dans la nuit du 6 au 7 avril. Moins d’une semaine après, l’homme fort des USA, se prenant au jeu belliciste, lâchait la GBU-43/B, sa plus puissante bombe non nucléaire, sur une position de Daech, en Afghanistan. Enfin, le milliardaire a montré ses muscles marins au petit dictateur nord-coréen Kim Jong-Un. Le sous-marin USS Michigan est en train de faire escale dans l’immense rade de Busan, en Corée du Sud.  

Les intimidations américaines répondent aux moult provocations du maître de Pyongyang, sur un fonds trouble de guerre nucléaire saucée d’ultimes atomes. Ce mardi 2 mai, le régime nord-coréen a dénoncé le déploiement de deux bombardiers supersoniques américains B-1B Lancer.
Un porte-parole du ministère de la défense sud-coréen, soucieux de ces houles, a indiqué que les manœuvres étaient destinées à prévenir les provocations du régime nord-coréen et à jauger du niveau de préparation dans l'éventualité d'un nouvel essai nucléaire du Nord.
Pyongyang soutient que les deux appareils ont mené une simulation de largage d'une bombe nucléaire contre des objectifs de la Corée du Nord et accuse l'administration Trump de vouloir mener une frappe préventive.
Pour pimenter le tout, la Chine, pourtant réconciliée avec l’oncle Sam, s’est insurgée contre le déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud pour se protéger du programme nucléaire et balistique de Kim Jong-Un.
Pékin a demandé l'annulation immédiate de ce projet militaire :
-      Trump, il faut que tu ôtes ces radars, si raides rôdeurs, qui servent à espionner notre territoire
-      Mais voyons, Chinois, ce système n’a qu’une vocation défensive, pour le bien de ton voisin sud-coréen ! Sans utilisation s’érode, ô, mon Thaad !
Oui, rodomontades et agitations sur le théâtre extérieur : c’est ainsi que Trump cherche à relever son image quelque peu ternie depuis 100 jours de règne.

L’homme ne fait que revenir sur ses décisions ou c’est celles-ci qui se heurtent à l’adversité. Alors le milliardaire s’adonne au pragmatisme et avance ses pions sur l’échiquier stratégique, au risque de mettre le feu aux poudres !