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mardi 14 avril 2009

TROUVAILLES ET RETROUVAILLES

Jean-Michel André a retrouvé Elise
Sa fille adorée de trois ans et demi
Elle se trouvait loin, en Hongrie, quelle surprise
Avec Irina, sa maman de Russie.

Le couple Obama a trouvé un bon chien
Chien d’eau portugais, cadeau de Kennedy*
Bo est son prénom parce qu’il le vaut bien
Pour sûr il est noir mais un peu blanc aussi…

Ségolène Royal a trouvé de bons mots
Pour la repentance des mots de Sarkozy
Ca fait déverser l’encre des éditos
La reine du Poitou jubile et en jouit.

Nicolas a trouvé vingt-six milliards
Pour relancer notre chère économie
Tout en allégeant l’impôt, ce cauchemar
Mais le taux du livret A s’en est réduit !!

PSA a trouvé un nouveau patron
En Philippe Varin, manageur endurci
Vendeur de Corus à des Indiens gloutons**
Vendra-t-il Peugeot pour quelques bons profits ?

Qui recherche trouve dit Valérie Pécresse
Mais son Ministère de la Recherche plie
Sous les désobéissances à la prêtresse
L'Université veut garder ses acquis.

L’histoire se construit de trouvailles en tous genres
Qui trouvent un salut ou la vraie gabegie
Mailles détricotées ou filets à retendre
L’histoire n’est tissu que de fils infinis…

* Il s'agit de Ted Kennedy
** Varin a vendu Corus (Sidérurgie), aux enchères , au groupe Tata Steel (t'as, t'as style ?)

lundi 13 avril 2009

LES MOTS NOURRIS DE MONORY



René Monory est mort !
Il avait 85 ans et on ne le savait pas !
Il est mort dans la Vienne (86)
Plus exactement à Loudun, dans sa maison familiale.
Il est mort entre minuit et 1 h dans la nuit de vendredi 10 à samedi 12 avril 2009.

Saint Pierre pense que la mort s’est passée à minuit 15, le temps que l’âme monte au ciel. St Matthieu, qui n’arrive toujours pas à faire pousser un second cheveu sur son crâne, pense que le décès peut être daté à minuit 26, heure d’été.

La polémique s’instaure entre les deux saints.

- Hé, mes deux saints, lance Jésus, c’est comme cela qu’on accueille un brillant élément de la République Française ! Bonjour MONSIEUR MONORY ! Bienvenu chez nous !

René Monory, ou plutôt ce qu’il en reste, soit une âme de 35 grammes (36,8 rétorque St Pierre ; non c’est du 37,3 insiste St Matthieu), se sent tout « chose ». Il ne reconnaît pas les lieux. Il se souvient d’un long couloir lumineux, un sorte d’aspiration vers un univers au-delà ! Transporté ailleurs dans un univers à trois dimensions comme dans un film diffusé au Futuroscope. Mais il n’est pas à Poitiers, sa ville. Il n’est plus à Poitiers où son bébé, le Futuroscope, a vu le jour. Il n’est plus à Poitiers, où, par un 31 mai 1987, son enfant chéri a ouvert ses portes au public, pour la première fois !!

Il ne reverra plus Poitiers. Il est loin à présent…

Devant lui c’est l’infini. Des âmes s’affairent autour de lui. Il reconnaît celle de Malraux, du Grand Charles. Ce sont les premières éternités à être venues à sa rencontre. Et bien sûr il y a Jésus qui n’a pas trop le temps de le voir car les fêtes de Pâques sont très proches. On le sent énervé par les préparatifs. De nombreuses prières seront dites sur Terre et il va devoir assumer quelques miracles pour bien montrer qu’il existe, 2009 ans après sa mort...et sa résurrection.

Une foule de victimes du séisme des Abruzzes se rue vers son bureau.

- Non, non, Jésus crie, non ! Ce n'est pas le bureau des pleurs ! Pour porter plainte contre les dysfonctionnements de la planète veuillez consulter mon Père qui est, lui aussi, aux Cieux. C'est le dixième bureau sur la droite. Suivez la foule !

Oui, on le sent très énervé Jésus ! Doux Jésus !

René n’a pas le temps de deviser avec ce Christ surbooké. Déjà André et Charles se pressent autour de lui.

- Alors René, te voilà ! Le voyage s’est bien passé ?
- Oui Charles, c’est rapide ! Bien plus rapide que le TGV qui mène au Futuroscope !
- TGV ? Futuroscope ?
- Ah oui, tu ne peux pas savoir ! Ca n’existait pas à ton époque !!

Et René de raconter sa vie à ses deux amis. Il leur rappelle qu’il a été mécanicien.

- Je bricolais sur des bagnoles. J’étais garagiste. Je ne savais pas qu’un jour je deviendrais le deuxième personnage de l’Etat en tant que Président du Sénat !
- Tu as été Président du Sénat ? demande Malraux admiratif.
- Oui, tu te souviens que j’étais rentré au Sénat en 1968 ?
- Oui, bof, Charles tu t’en souviens, toi ?
- Ah, André, 1968, la chienlit ! Oui, je m’en souviens…Mais pas de René !
- Je suis resté un certain temps chez les vieux du Sénat. Puis en 1977 je suis rentré au gouvernement de Raymond Barre, premier Ministre de VGE !
- J’étais déjà mort, lance André, j’ai quitté la Terre en 1976. Ca alors, t’as été ministre ? Quel portefeuille ?
- Ministre de l'Economie !
- Ministre de l’Économie ? T’avais passé un doctorat en Économie entre temps ?
- Que nenni ! Même pas un diplôme en poche ! Même pas un CAP de garagiste ! Je suis un self made man !
- Pas d’anglicisme René, lance péremptoire le Grand Charles ! Et qu’as tu fait pour notre chère économie française ?
- J’ai créé des SICAV !
- Des six quoi ? interroge perplexe le Grand Charles
- Des SICAV ! Ce sont des placements de bon père de famille. J’ai instauré le système des SICAV pour drainer l’épargne des Français vers la Bourse, et même vers la Bourse des actions françaises. Grâce à moi les Français sont devenus des petits capitalistes boursiers.
- On est loin de l’esprit de mai 68, se lamente Charles.
- Et de la flamme de la résistance, soupire André. Rentre ici, Jean Moulin, ah, quelle belle époque !!
- Pour moi c’était : rentre à la Bourse petit Français moyen !!
- Bon, à part cela, quoi d’autre ?

René passa toute la journée à narrer le fil de sa vie : Présidence de Poitou-Charentes, création du Futuroscope, plan de réforme foireux des universités quand il était ministre de l’Éducation

Il termina son exposé en laissant devant lui un Malraux endormi et un Grand Charles assoupi…

samedi 11 avril 2009

DES OEUFS HIER POUR DES SANS LENDEMAIN


Puisque quelques ministres ont des œufs sous les bras
Comme un coq ambitieux, il s’y met Nicolas
Il ergote en mettant les taiseux sur le plat
Dans son costume tout neuf, il remplit l’agora.

Oui mais cher Nicolas, la crise vint te brouiller*
Tous les jolis concepts neufs de pool financier
Tu marchas sur des œufs pour que réforme brille
Et des discours durcis tu gommas les coquilles.

"On ne fait pas d’omelettes sans casser quelques œufs"
Tu disais aux Français ! Mais ils te médisent, eux !
Ils te voient trop nanti : le petit coq empâte
Même s’il fait des efforts pour rester démocrate…

* vingt œufs brouillés !

vendredi 10 avril 2009

HADOPI RESTE A DOPER !!!



- Bon, Chantal, tu viens pour le vote de Jeudi ? On compte sur toi !
- Désolé Jean François, je tiens une permanence à la Mairie. Mais, ne t’en fais pas ! C’est dans la poche ! Le texte passe comme une lettre à la Poste !
- Oui, tout dépend qui se charge de la lettre ! Si c’est un Besancenot, j’ai quelques craintes.
- Téléphone à Alain, je crois qu’il sera disponible.

Jean François Coppé, en bon chef UMP, rameute ses troupes et appelle Alain C….
- Alain, c’est JF, tu pourras venir Jeudi pour le vote de la loi
- Impossible, je suis en campagne européenne ! Tu devrais le savoir quand même !
- Ah, oui… C’est exact. Bon je vais essayer avec Eric C….

Jean François Coppé est d’un naturel persévérant même quand il perd ses verrous, ceux qui vous cadenassent un vote à l’Assemblée !

- Eric, salut, c’est JF tu …
- Désolé, Jean François, je suis occupé en ce moment ! Je télécharge le dernier album d’Olivia Ruiz. Tu peux me rappeler dans dix minutes s’il te plaît ? Merci !
- ……

Jean François Coppé a cessé toute séance tenante. Inutile de gaspiller son forfait Bouygues Telecom. Après tout, jeudi, il aura la majorité assurée. Le vote du projet de loi HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet)
Ne devrait pas poser de souci ! Il est très confiant !

Ce projet de loi, porté haut et fort par Mme Albanel, Ministre de la Culture, va faire très mal aux vilains pirates internautes. Déjà adopté par l’Assemblée Nationale, le 3 avril, il passera en Commission Mixte Paritaire au Sénat le 7 avril.

La CMP en fera un texte commun qui sera présenté au Sénat le Jeudi 9 avril. Sûr, le Sénat votera le texte et l’enverra à l’Assemblée Nationale, dans la foulée. A nos chers députés de parachever la procédure. Et hop ! Une belle loi adoptée. Une belle loi qui fera plaisir aux vendeurs de disques (Fnac en particulier), aux maisons de disques et à toute une flopée d’artistes qui ne vivent que sur des droits d’auteurs quand bien même ils écrivent des conneries alors que de parfaits inconnus (j’en fais partie) s’échinent à tenir des blogs, gratuitement, exerçant leur plus belle plume pour la simple beauté du geste, de l’art voire du cochon !!

Mais, bon, ne polémiquons pas !

Le texte est effectivement voté par le Sénat en ce Jeudi 9 avril.

Puis on l’envoie respirer l’air confiné de l’Assemblée Nationale.

Le texte se sent mal ! A côté de lui les travées sont quasi vides !

L’hémicycle est quasi désert : 16 députés de la majorité et 8 de l’opposition !
Non mais pour qui le prend-t-on ?

Moi, un texte si redoutable, si défendu par Mme Albanel, comment suis-je accueilli ?
Mais regardez-moi ce néant, cette vacuité parlementaire ?

Jean-François Coppé soupire ! Il aurait aimé que ses amis UMP soient un peu plus mobilisés. Mais bon !
Il fait contre mauvaise fortune bon cœur ! Aucun quorum n’est requis pour le vote et qu’il sache on a bien 16 > 8 ! Le texte sera voté à moins que…

Un léger soupçon s’insinue dans ses neurones juridico-politiciens. Et si jamais un de ses « amis » s’abstenait ? Ou pire : s’il votait contre !!

A peine est-il en train de cogiter toutes les éventualités que 13 membres de l’opposition, tels des « Deus ex Machina », bien camouflés derrière les colonnes de l’hémicycle ou en dessous de l’escalier ou encore dans les WC fermés de l’intérieur, regagnent les travées, à leur place respective. Jean Marc Heyraut, déjà présent, a lancé le signal du « viendez, c’est le moment ! » et il a comme téléchargé, de façon éhontée, toute une colonie de socialistes bon teint, qu’on n’attendait plus.

- Le vote peut commencer ! Lancent-ils avec jubilation.
Jean-François se sent mal. Des perles de sueur pointent sur son large front. Il sent ses mains moites. Il saisit désespérément son portable pour appeler un ou deux députés ! C’est l’énergie du désespoir ! Ce n’est plus l’énergie dans son portable : la batterie est à plat !!

Et zut, se lance-t-il dans l’inconscient tétanisé.

Le vote a lieu. Sans surprise. L’opposition rejette le texte par 21 voix « défavorables » contre 15 « favorables ».
Sur le banc des Ministres, Madame Albanel est frappée de coliques. Elle se précipite tout droit vers les toilettes. Ses colons doivent être un bouillon de culture !! Mais le stress et le désarroi ont précipité l’anarchie intestinale !

Jean François Coppé est blême ! Sûr que le petit Nicolas va lui passer un savon !!

CE QUI S'EST REELLEMENT PASSÉ A STRASBOURG

Pendu au téléphone portable, dès sa sortie de voiture, le chef du Parlement italien, Silvio Berlusconi, n'a pas daigné saluer Frau Merkel comme tous les autres dirigeants invités par le petit Nicolas, à l'occasion du grand show de l'OTAN. Il a continué sa conversation, "comme si de rien n'était". Il a, ainsi, forcé la chancelière à donner l'impulsion pour que le groupe des chefs d'Etat se dirige vers la France sans l'attendre. Il a rejoint ses petits camarades bien plus tard, après avoir raté la photo de groupe prise sur la passerelle !!
Que s'était-il donc passé qui scotchât ainsi le bronzé, liftinguisé Berlusconi, à son portable à carte forfaitaire ?

- Allô, Silvio, ma ma mia, où tu es ?
- Qué, je suis à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN ! Je t’ai dit de ne pas m’appeler sur mon portable personnel ! C’est quoi le problème !
- Ecoute, je pense qu’un terrible séisme menace le pays ! D’après mes prévisions il frapperait les Abruzzes !
- Comment ça Gioacchino ? Tu délires !! Attends, je baisse un peu la voix car il y a la grosse Merkel qui est en train de me fusiller du regard ! Je crois que j’ai dû oublier de la saluer. A moins que ce ne soit parce que je gueule comme un putois. Bon tu disais ?
- Que de fortes concentrations de radon se trouvent actuellement près des zones sismiques qui flirtent avec notre beau pays. C’est notamment le cas dans les Abruz..
- Attends, tu peux répéter ? Je t’entends très mal ! Attends ! On me fait un signe. C’est la grosse Merkel qui me dit de suivre le groupe des chefs d’Etat. OUI J’ARRIVE ! Elle mène tout un troupeau sur la passerelle qui relit Kehl à Strasbourg et vice-versa. Il va falloir que je les rejoigne. Donc fais vite ! Tu disais ?
- Je disais qu’il y a une forte probabilité que les Abruzzes deviennent incessamment un puzzle à reconstruire ! Un violent tremblement de terre se prépare autour de l’Aquila. Il faudrait d’ores et déjà avertir la population !!
- Hé, Gioacchino, on ne te paie pas pour faire des poissons d’avril. C’est fini le premier avril. Bon écoute, je vais devoir te quitter car là, vraiment, je fais une sacrée entorse au protocole ! Je vois la mère Merkel qui trépigne du pied au milieu du pont et je distingue, oh là ! Mais il a encore rétréci…Oui, je distingue le petit gaulois nerveux… Oh, là, ils me regardent tous. Je vais devoir te laisser sinon je vais rater la photo de groupe !
- Encore une minute, Silvio, il faut absolument que les habitants des Abruzzes déguerpissent !! Il y a risque imminent ! Je t’assure ! Prépare des paquets de tentes de campagne et une logistique de crise aiguë ! Ca va faire mal !!
- Ok, on en reparle de mon retour de Strasbourg. Je dois vraiment te quitter car je pense que le repas va bientôt être annoncé. Bon, au pire, effectivement, on disposerait quelques tentes si tes prévisions s’avéraient fondées. On conserve en réserve un stock de grandes tentes bleues ! En cas de destruction massive de maisons, les gens pourront s’y blottir ! Ils auront l’impression de faire du camping auprès des cimes enneigées ! Bon, scusi , mais là, vraiment il faut qu’on se quitte. Ciao !!
- Mais, Silvio, Silvio, SILVIO !!!

CRISE OÙ JE, NOUS, À GENOUX, VENDONS BIJOUX, JOUJOUX

Joliment coiffée d’un étrange boubou
Notre Ségolène fait un petit coucou
A la métropole qui est à son goût gou-
vernée sans bémol par un sacré loulou.

Et du Sénégal elle dit : l’Etat vous voue
A l’échec total par manque de sous sous
Le sabot d’un cheval et l’angoisse nous noue…
A ne plus apprécier le beau mois d’août doux !

Et sus aux banquiers qui sont des ripoux pous-
Sés par le profit, quand tourne la roue rou
tinière des prêts revolving qui, fous, fou-
droient les endettés perdant de partout tout !

Séquestrons les, jusqu’à les mettre en joue, jou-
ons de fermeté pour tirer des mous mou-
lins de blé, d’oseille ! Que ce soit le Pérou
Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts !

Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts…

jeudi 9 avril 2009

ADOPTIONS

Madonna n’a pas pu adopter la Mercy
Elle croyait bien pourtant avoir à sa merci
La justice ! Voilà : elle a du mal, ah ouiElle devra faire appel, consolé par Ritchie !

Nos braves députés n’ont pas pu adopter
La loi « Création et Internet », manqué !!
Par défaut d’UMP les téléchargements
Ont répit assuré, le PS est content !

Ségolène Royal n’a pas pu adopter
Attitude sereine chez les Sénégalais
Elle brandit sa colère et son cri pas doux, doux
Pour fustiger Sarko et son discours ripoux.

Il y a réellement des problèmes d’adoption
Dans ce monde imparfait, très ouvert aux tensions
Il faudrait adopter une conduite saine
Pour que règne la Paix et que meure la haine.

LE VIEIL HOMME ET L'AMER...

Mr Bouteflika, sans aucunes surprises
Gèrera son pays jusqu’à la mort comprise
Il est, en Algérie, l’unique référence
Le grand-père, le papy, la mono présidence.

Dans ce coin du Magreb où coule à flot l’or noir
Bouteflika régit sans un contre pouvoir
Si ce n’est l’abstention ; elle est hypothétique
Au regard de l’aura de ce charismatique.

En dépit des carences de la scolarité
Et des hordes de jeunes trop souvent désoeuvrés
Malgré les pénuries, l’envie de s’évader
Mr Bouteflika gardera le sommet.

Comme un pantin usé que l’armée manipule
Il sera le garant de pratiques crapules
N’en déplaise à tous ceux qui peignaient l’embellie
Sur les tombes du FIS, après la tragédie.

Comme un chiffon rougi par le sang des victimes
Comme un vieil étendard d’un trop ancien régime
Le géronte s’accroche, sous les saluts bien bas
De l’armée, de la force. Comment bouter flics, ha ?

Comme un convalescent d’ulcère hémorragique
Que la France opéra par ses soins antalgiques
Mr Bouteflika entame sa retraite
A soixante-douze ans, sans tambour ni trompette.

Pas de gloire affichée : succéder à soi même
Dans de telles conditions, n’est qu’épiphénomène !
Mais la crainte de voir tâche d’huile s’épandre
Sur les terres des voisins n’est pas thèse à pourfendre.

En effet, ce modèle d’autocratie larvée
Pourrait bien s’ériger en Edits décrétés
Ben Ali en ferait ses fourches tunisiennes
Et Mohamed, le VI, sa règle marocaine...

mercredi 8 avril 2009

LES CAUSEURS SANS CAUSE (ou avec, c'est selon..)

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler au nom de tous, sans gêne ni tabou.
Condamner sans ambages le discours du voisin
Surtout quand ce dernier a le pouvoir en mains.

Ainsi la Ségolène, affublée d’un boubou
Loin de ses mornes plaines de Charentes-Poitou
A cru bon de railler le discours de Dakar
Que le sieur Sarkozy brandit en étendard.

Ce discours, à l’époque, avait plus que froissé
L’amour propre de ceux que l’Afrique nourrit.
Ecrit par un Guaino à la plume acérée
Il peignait l’Africain comme un être endormi.

Il disait que le drame de ce grand continent
Trouvait l’explication dedans ses habitants :
Pas assez entrés dans l’histoire, timorés
Il voyaient le monde changer sans s’alerter.

Devant même tribune, pour marquer la raison
Ségolène la frondeuse a demandé pardon
Pardon pour ces paroles humiliantes, dit-elle
Pas dignes de la France, notre France éternelle !

C’était beau et lyrique, de Gaulle on aurait dit :
Africains de tous bords, oui, je vous ai compris !
Quitte à rendre furieux Nicolas polémiste
Et à embarrasser le parti socialiste !

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler sans réfléchir, par morgue ou mauvais goût !
Minimiser l’effroi d’une page d’histoire
Transformer la Shoah en détail dérisoire.

Ainsi le Jean Marie, au front moins populaire
Si loin des gris embruns de Trinité sur mer
A cru bon dégueuler à nouveau cette phrase
Que tout négationniste commente avec emphase.

Je n’en dirai pas plus, ça frise la nausée !
Et j’arrêterai là, n’en soyez pas choqués
Si d’elle j’ai parlé bien plus longtemps que lui
J'ai mes affinités, vous l’aurez bien compris !

mardi 7 avril 2009

CHOMAGE : AFFRONT NATIONAL

Tant de français, tant de sang frais
Que l'ère assiste car trop maigre est
L'aire de l'emploi. Comme ça le gêne !
De voir ces gens marris le peine.

OBAMA, CONSTANT ET NOBLE

Quelques minutes avant que son avion ne pose ses roues sur le Tarmac d’Ankara, Barack Obama contempla à travers le hublot le bleu turquoise du ciel, que ne rayait nul nuage. Dans les haut-parleurs la sono diffusait la marche turque de Mozart, interprétée par Ivo Goporelich pour le compte de la Deutsch Grammophon.

Obama prit tendrement la main de Michelle qui somnolait à ses côtés.

Une bien belle journée s’annonçait.

Obama était heureux d’avoir quitté l’Europe. Tous ces sommets plus ou moins bien franchis avec des premiers de cordée pas toujours fiables, qui ont comme nom Brown, Merkel ou encore Sarkozy…

Tous ces sommets sous haute surveillance et où les discours s’enchaînent, tandis que, dehors, les pacifistes s’enchaînent en signe de mépris à l’égard du G20 impérialiste et de l’OTAN belliciste...Tous ces sommets il les avait redoutés. Puis finalement il s’en était bien sorti, sans hors piste…

Le pays ottoman l’attendait bras ouverts. Il souffla sereinement sur les franges noires de sa femme qui se réveilla.

- On arrive Michelle, c’est la Turquie !!

Dans les yeux de Michelle brillèrent mille petites étoiles parmi lesquelles on pouvait deviner celles échappées du drapeau américain et une, plus grosse, évadée du drapeau turc, loin plus loin que le croissant de lune qu’elle côtoie, par habitude...

A Ankara, Obama commença sa journée sur une musique symbolique, en visitant le mausolée de Mustafa Kemal Atatürk. Atatürk c’est un peu le père spirituel de l’Etat turc moderne. C’est lui qui l’a laïcisé juste après la première guerre mondiale. Sans Kemal qui sait si la Turquie n’en serait pas encore à l’état de République islamique !

Puis Barrack fit un discours devant le parlement et déclara : "Les Etats-Unis ne sont pas en guerre avec l'islam."

Et tout cela pouvait signifier mille choses : la destruction de Guantanamo, la main tendue vers le grand peuple Turc et le souhait de le voir adhérer à l’Union Européenne, la reconstruction de l’Irak défiguré par la Bushrie, le développement de l’Afghanistan et sa détalibanisation, le retour au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Au dessus des cheveux crépus du grand métis volèrent, comme des spectres lumineux, des colombes de la paix qui arboraient dans leur bec des rameaux d’olivier.

La fin de la journée se passa agréablement avec dégustation de loukoum, prestation scénique américanisée de derviches tourneurs sur fond de disco remixé à la sauce Mikaël Jackson.
A un moment, le grand président américain susurra à l’oreille de son hôte, Abdullah Gül, le Président truc, heu, turc :

- C’est pas mal comme musique, c’est plus rythmé que du Charles Aznavour ! Vous savez cet arm.., cet harmonieux personnage qui a fait beaucoup pour la chanson française ?

- Oui, j’en ai vaguement entendu parler, lança laconiquement monsieur Gül.

Obama se mordit les lèvres. Il avait failli gaffer ! Surtout ne pas évoquer le mot « Arménie ». Une vieille histoire turque à ne pas ressasser ici ! Surtout ne pas gâcher une si belle journée !

Après s’être relaxé dans un hammam tout en sirotant un gin (pas un ginn, qui est un esprit qui habite dans l’eau des sources…et des hammam), Barrack termina la journée par un bon restaurant où il engloutit 4 kebab à la crème d’aubergines ! Je vous dis pas l’appétit !!

Le lendemain il se rendit à Istanbul. Une ville qui bosse fort et qui croit à l’adhésion à l’Europe.
Devant les étudiants stambouliotes (habitant Istanbul) il conforta leur dessein :

- Vous avez raison de croire en l’Europe ! Vous êtes quasiment des européens ! Grâce à Attatürk vous êtes devenus pratiquement des occidentaux laïcs ! Bon, d’accord, le petit Nicolas il ne vous sent pas en Europe. Et ce vieux croulant de VGE non plus ! Mais, croyez-moi ! Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ils vireront leur cuti, vous verrez ! Cependant, je vous mets en garde. Ils faut absolument que vous reconnaissiez que, par votre faute, les Arm…les armées de l’OTAN n’ont pas toujours reçu les troupes nécessaires. Vous devez davantage vous investir dans le traité de l’Atlantique Nord !

Barrack sentit l’adrénaline lui grimper le dos. Il avait failli gaffer. Une fois de plus…

Mais personne ne le remarqua. Un des étudiants de l’ancien Califat le qualifia même de grand apôtre de la paix. Un sourire en banane s’esquissa sur les lèvres de Barrack.

Regonflé à bloc, le grand basketteur de la Maison Blanche se rendit à la Mosquée bleue. Comme le veut la tradition il ôta ses chaussures taille 48, et déambula pieds nus dans le sanctuaire musulman. Puis il visita la basilique Sainte-Sophie (ancienne mosquée). Pris par un appel de la nature il dut se précipiter dans des toilettes…turques ! Il remarqua, ainsi, qu’en terme de lieu d’intimité ce n’était pas Byzance ! Les kebab ne devaient pas être de qualité supérieure ! Les salmonelles sont légions dans nombre de boucheries turques se dit-il en substance, à moins que les aubergines n’aient été lavées dans l’eau du Bosphore !!

Il alla se coucher avec des spasmes intestinaux. Il fallait pourtant être en forme pour le lendemain. L’Irak attendait le Président américain. Une visite surprise, comme ça, sans que personne ne le sache ! Un bonjour aux troupes de l’Oncle Sam qui en ont marre de bivouaquer à Bagdad sans prendre le café.Ah les voyages ! Ca forme la genèse d’un grand homme d’Etat.

lundi 6 avril 2009

T'AS VOULU VOIR RONFLEUR ET ON A VU RONFLEUR...


C’était en juillet 2000. Ca remonte, c’est vrai. La France allait gagner sa coupe d’Europe dans la foulée de la Coupe du Monde de 1998.

L’année 2000 !

Tout un symbole.

A l’époque il y avait déjà des G8 !
Ce jour là, le G8 avait lieu à Tokyo. Bien sûr, Chirac, notre Président de l’époque, fidèle admirateur de la culture nippone, n’avait pas raté ce rendez-vous.
Il allait pouvoir suivre en direct un combat de Sumo ! Le régal pour notre Jacquot National !
Mais avant le régal : le supplice. Et oui, se taper des discours longs et fastidieux alors que le décalage horaire vous imposerait une sieste !

Qu’importe ! Lors d’un discours du secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, notre brave Jacquot, n’en pouvant plus de lutter contre le sommeil, s’est renversé sur sa chaise.
Puis, la tête en arrière, il s’est mis à ronfler bruyamment !!

La scène est racontée par Alastair Campell, ancien chef de la comm’ de Tony Blair, dans ses mémoires. Campell alla se taire, allait s'taire, puis finalement se ravisa. Il allait raconter cet épisode croustillant !

Mais à quoi pouvait-rêver notre Jacquot national, tout en ronflant ?
J’ai une petite idée sur la question…
Il devait déjà rêver à ses mémoires. A savoir :

La vie sut m’obliger à résister à Bush impétueux
La vie sut m’oblitérer les regrets et l’esprit malheureux
La vie sut m’autoriser à briguer l’honneur après défaites
La vie sut monnayer de pièces jaunes l’effort de Bernadette
La vie sut modérer mon énergie pour mener loin la France
La vie sut mobiliser mes roueries pour quelques manigances
La vie sut m’offrir des bonheurs au salon de l’agriculture
La vie sut molester les opposants à mon investiture.
La vie sut mo

- Hé, Monsieur Chirac ?
- Hum.. ?
- Vous ronfliez !!
- Pardon ?
- Ah, c’est vrai ! Les portugaises un peu ensablées.. VOUS RONFLIEZ !
- Ah !! Putain ! Et c’est quand le début du match de Sumo ?

dimanche 5 avril 2009

NOUS DEVISONS DE DELERM IN !!


Un spectacle de Vincent Delerm est un ravissement. Il maîtrise bien ses effets, le bougre. Bon, d'accord, ce n'est pas un chanteur à voix et ça se saurait ! Mais il met du rythme et du swing dans sa musique. Il joue du piano avec dextérité tout en chantant une autre partition.

Au théâtre Sébastopol de Lille il a été impérial en ce 1° avril 2009.

Bon d'accord, il est ultra sponsorisé ! Aussi, il se doit de citer toutes les marques, qui le financent, dans ses chansons. Il colle aussi plein d'autocollants sur son piano.

Mais bon, en ces temps de crise toutes les ficelles de financement sont bonnes à prendre.

Allez Vincent ! On t'aime !

BOLLORE ET LAGARDERE, SUR LES DENTS, VEULENT QUE RATE HEULIEZ !!



Ségolène Royal s'est interrogée sur le rôle dans le dossier Heuliez de «deux amis» du petit Nicolas, Lagardère et Bolloré, qui se positionnent aussi sur le «créneau» de la voiture électrique ! Elle a dit redouter de voir l'équipementier automobile «dépecé». Ségolène fait la promotion du développement de la voiture électrique dans sa belle région de Poitou-Charentes. L'équipementier Heuliez, aujourd'hui menacé de cessation de paiement, a construit un des prototypes (voir photo) !


Le pays brûle en bien des lieux
Dit Ségolène d’un ton hargneux
Dans ma région la boîte Heuliez
Va sous paillasse poser clé !

Pourtant ce bel équipementier
M’a construit un joli jouet
Un prototype de voiture
Tout électrique et qui assure !

Mais je soupçonne Lagardère
De profiter que Lagarde erre
Dans les méandres de Bercy
Pour nous réduire à sa merci.

Car le grand chef de Matra qu’est
Ce Lagardère va matraquer
L’esprit de Sarko, son ami
Pour qu’il ne fasse rien ici !

Pour qu’Heuliez ne soit pas nourri
Par quelques fonds de stratégie !
Ainsi, exsangue, il va sombrer
Sera repris pour une bouchée !!

Je redoute aussi Bolloré
Qui, par ces faits, du bol aurait :
Avec Lagardère, son compère
Il pourrait racheter l’affaire !

Il ne faudrait pas, Dieu m’entende
Que cet homme de poids touchât rente !!
Qu’il se nourrisse sur la bête
Dépecée et criblée de dettes.

Qu’avec Lagardère son ami
Ils se confortent des profits
En produisant cette bagnole
Dansons, dansons la carmagnole !

Vive le son, vive le son
Du canon de la rébellion !
Si le feu brûle sans arrêt
Je serai le premier pompier !!

samedi 4 avril 2009

OGM AU BILLOT ET VIVE LE BIO !



Michelle Obama, non contente d'être la première dame des USA, se veut porte-parole de l'agriculture bio. Elle veut montrer l'exemple en cultivant son propre potager. Elle a réquisitionné un morceau de pelouse de la Maison Blanche et la voilà qui sème des graines de radis et autres laitues. Cette leçon d'écologie citoyenne vaut bien une chanson, isn't it ?


C’est la mère Michelle qui a peur du soja
Elle crie pas la fenêtre à Barack Obama :
- L’OGM, l’eusses tu cru, est cancéreux, sais tu ?
Je m’en vais cultiver mon bio potager !

Refrain :

Sur l’air du trop las, là, la
Crise a fait des dégâts, gars !
Sur l'air du Trader ridé râle
Il est très pâle !!


C'est la mère Michelle qui fait pousser laitues
Prés de la Maison Blanche, poussée par la vertu
De la proximité ; c’est son propre marché
Autoconsommation, dollars non gaspillés !

(Au refrain)


C’est la mère Michelle qui prône les bienfaits
Du « bien manger » qui rime avec « bon potager »
Jean Pierre Coffe, l’eusses-tu cru, lui serait dévolu…
José Bové séduit applaudit deux fois plus !!

EDDY FUMEUR ET FI D'HUMEUR...

Vrai, en six clopes Eddy, l’impressionnant fumeur
Comble pause-café entre deux gros labeurs
On a beau lui redire : « Tu soignes ton cancer »
Il nous rétorquera : « On meurt de trop d’hier ! »

Oui, en six clopes Eddy, fumeur impénitent
Comble le temps passé accroché au volant
Le temps du court trajet entre boîte et maison
Sa caisse est frelatée d’odeur de combustion.

Puis, en six clopes Eddy, fumeur invétéré
Remplira le quart d’heure consacré au dîner
Comme tous ses aliments ont goût de nicotine
On le voit grommeler, inculper la cantine.

Vrai, en six clopes Eddy, fumeur incontrôlé
Comble à qui mieux mieux le temps d’intimité
Qu’imposent, chaque jour, siège et constipation.
Il manque quelques fruits dans l’alimentation !!

Oh, en six clopes Eddy, fumeur incorrigible
Relit deux trois feuillets de son énorme Bible !
Depuis qu’il s'est amouraché de douce Lise
Tout accro comme lui, mais qui va à l’Eglise !

Ah ! En six clopes, Eddy dit à Lise : je t’aime
Et en six clopes Lise lui répond : moi de même !
Depuis qu’ils vivent à deux, le vieil appartement
Sent le tabac trop noir, le menthol et l’encens !!

Sent le tabac trop noir, le menthol et l’encens !!

Puis en cent cigarettes, Eddy et Lise comblent
Tralalala…. (etc.…)

vendredi 3 avril 2009

AUTANT QUE STRASS BOURRE LE SARKOBAMA CIRCUS !!



Nicolas a quitté le sommet du G20 (qui n’est pas une montagne londonienne) avec des aigreurs d’estomac. Toujours ce fameux pudding qu’il n’arrive pas à ingurgiter. Il a failli claquer la porte de la cantine et scandant le mot de Jean-Pierre Coffe : « c’est de la merde ! »

Il s’est retenu car dans le regard de Carla pointait de la désapprobation.

Et puis, il devait faire bonne figure car, le lendemain matin, c’est lui qui inviterait le plus grand de ce monde : celui qui était en train d’engloutir une superbe part de pudding de l’autre côté de la table. Un grand métis au nom d’Obama. Un personnage qui impose le respect. Une pointure. Un champion de basket…

Oui, Nicolas sait que demain sera un autre jour. Demain il sera sur ses terres. Ca sentira bon la France, de nouveau !

Demain, c’est lui qui régale. Il invite le grand Barack à Strasbourg.

En lever de rideau du sommet de l'Otan, il va tout faire pour afficher un visage de bon aloi et maîtriser ses tics encombrants. Il va se contrôler de A à Z pour dialoguer en toute sérénité avec Obama.

Il lui réitérera sa satisfaction de voir la France rejoindre le commandement intégré de l'Alliance Atlantique.

Il n’a pas le temps de lui parler durant ce G20. A Strasbourg, si les manifestants sont bien quadrillés par la police revigorée de choucroute garnie et de bière mousseuse, il pourra deviser avec ce phénomène international qu’est Obama.

Il osera même lui demander un autographe...

Il lui présentera sa femme, Carla. Il attend, en retour, qu’il lui présente la sienne. Elle s’appelle Michelle. Elle est très grande ! Mais avec les talonnettes « version Himalaya » il devrait pouvoir lui faire la bise sans se dresser sur la pointe des pieds !

De quoi parleront-ils ?

De l’Afghanistan. Nicolas sait que le retour dans l’Otan nécessitera que la France contribue à l’effort de pacification de cette région du monde. Le retour à la normale, la détalibanisation, la transformation des champs de pavot en champs de cultures vivrières requerra le soutien logistique des frenchies. Il le sait. Il s’y prépare…

Ils évoqueront aussi Guantanamo : cette prison Bushienne où l’on a incarcéré des pseudo coupables d’attentats contre les USA. Tout cela parce qu’ils se font pousser la barbe, qu’ils lisent le Coran et que leur faciès ne ressemble pas à celui d’un petit Suédois...

Il évoqueront Guantanamo car la France souhaite adopter un prisonnier dont se porte garant Bernard Kouchner.

- Il est propre sur lui, a confirmé le Ministre des Affaires Etrangères, il est super sympa et aucune charge ne peut être portée à son encontre ! Il faut l’adopter ! S’il te plaît Nicolas, adopte le, il est trop mignon !!

Oui, il parlera de tout cela avec Barack.

Demain sera un autre jour !!

UNE HISTOIRE A COUCHER DEHORS

Je me nomme Annie Malliez.
Je suis chercheuse au CNRS et spécialisée dans les études des souris.
Au labo ils m’ont surnommée la miss « souris » ; rapport au grand fleuve américain !
Ce sont vraiment des boute-en-train mes potes chercheurs !

En ce moment la Valérie Pécresse, Ministre de la recherche, leur cherche des poux dans la tête. Je ne crois pas qu’elle puisse en trouver. On est strict avec l’hygiène et la discipline. En revanche, si elle veut adopter une souris, il y a le choix…
Je profite de la crise qui frappe le monde universitaire pour prendre des vacances hors saison…

Avril ouvre son mois, les alpages sont jolis, les cimes enneigées hospitalières. L’air est pur.

Certes, je ne trouverai pas de souris dans les parages mais, avec un peu de chance, quelques marmottes daigneront sortir leur museau du terrier.

Le col est raide. La voiture peine. Pas une première main, assurément. Le métier de chercheur devrait être revalorisé. Bien la peine de se crever dans des études Bac + 6 pour galérer autant ! Franchement, une occasion à 8.000 € avec, au compteur, quelque 50.000 Km déjà effectués !

La voiture peine. Si je mettais la radio pour connaître les actualités du jour.

Scratch, scratch....

Ah oui, j’oubliais, je suis en altitude et les montagnes m’entourent ! Pas facile de capter France Inter dans ces conditions. Je tourne le potard ! Il s’agit de trouver la bonne fréquence.

Scratch, scratch....Le point sur l’actualité avec Angélique Bouin.

Bonjour, tous les regards se portent vers le sommet du G20, à Londres où....scratch, scratch...

Zut, fichue radio, ou fichu relief, voire fichu temps ! Car je subodore une pluie imminente. Mais regardez moi ces nuages gris qui prospèrent à l’horizon ! J’espère que toute la semaine ne sera pas saucée ! Je n’ai même pas pris mon Kway ! Bon, c’est quoi cette histoire de sommet du G20. C’est une montagne le G20 ? Que je sache je n’ai jamais entendu parler de montagnes ou de monts dans la capitale britannique !

Scratch , scratch...et la montagne risque d’accoucher d’une souris si...scratch..

Ah, putain de radio ! Mais c’est quoi cette information ? Une montagne britannique et qui plus est londonienne et qui accoucherait d’une souris ?? C’est quoi ce délire ? Y’a quand même pas des cinglés qui ont cherché à implanter dans le corps d’une montagne un embryon de souris ? Comment peut-on faire correspondre un élément minéral avec une entité animale ? Et pourquoi une souris ? Et en quoi c’est un risque ? Ces chercheurs à la con ne recherchaient pas forcément une parturition aussi orientée vers la famille des rongeurs ? Alors que recherchaient-ils ? J’espère au moins qu’ils ont respecté la durée de gestation de 20 jours qu’on retrouve chez la majorité des souris !! Ah, la radio reprend...

Scratch, scratch... Ce soir les Français ne peuvent pas rater le coche face à la Lituan….scratch, scratch.

Bon OK, on est dans la page sportive et puis on passera aux chiens écrasés. Bon j’éteins. Je rallumerai dans une heure. Avec un peu de chance je roulerai, à ce moment là, sur terrain plat. Capter les ondes sera alors une sinécure et je pourrai en savoir plus sur cette affaire bizarre !

Franchement, dans quel esprit s’est programmée une telle expérience ! Mais pourquoi le conseil de la Bioéthique ne s’est pas prononcé contre cette expérimentation contraire à l’ordre naturel ? Ca dépasse tout entendement !!

Une montagne qui pourrait accoucher d’une souris ?? Et pourquoi pas une table en formica qui deviendrait mère porteuse d’un embryon canin ? Et pourquoi pas un volcan à qui on implanterait un utérus de phacochère, ledit utérus se faisant le réceptacle d’un embryon de suricate à poil dur importé de Papouasie par des voies détournées à l’insu des règles du commerce international instaurées par l’OMC !

Mais franchement il faut arrêter avec cette science qui joue les apprentis sorciers !
Ca me déglingue moi !! Oh, tiens, que se passe-t-il ? J’ai un cadran qui s’allume au dessus de mon volant !? Ben, ça alors ! Ben ça alors ! Depuis que j’ai acheté ce tas de boue c’est la première fois que j’aperçois autant d’indications en digital ! Un mauvais contact… ? Sûrement ! Et il dit quoi ce cadran ? Ah oui, l’heure… Et là, le nombre de kilomètres que je peux encore parcourir. C’est utile ça ! Et bien sûr la date, là, près de l’heure. On est bien le 1° avril 2009.

Le premier avril 2009 ?
Le premier avril 2009 !!

Ah ! Les petits coquins de France Inter ! C’était un poisson d’avril ?

Quelle conne je fais !

Evidemment, je suis vraiment crétine. Croire une telle sornette : un sommet d’une montagne qui se nommerait G20 et qu’on pourrait trouver à Londres et, qui plus est, pourrait accoucher ! Et qui accoucherait d’une souris par-dessus le marché !!

Non, vraiment n’importe quoi !! Mais c’est bien !
France Inter a raison de perpétrer la tradition des grosses blagues !

Un premier avril il n’y en a qu’une fois par an !
J’espère que le futur patron de Radio France pérennisera les coutumes !!

Allez, en route vers la station !!

jeudi 2 avril 2009

ASTRES ET DESASTRE

Durant quatre jours et quatre nuits, des mordus de l’astronomie vont se rassembler pour scruter les étoiles. L’objectif est clair : initier le grand public aux mystères de l'univers.

A la cité de l’Espace de Toulouse (Ô Toulouse !) de gentils organisateurs, astronomes et astrophysiciens rencontrent leur public.

Un groupe de vieux mâles mariés, le bouc blanchi et le crane chenu, ont réquisitionné les deux plus gros télescopes du centre. Ils sont venus sans femmes, qui préfèrent regarder les huitièmes de finale, match aller, de «Nouvelle Star" avec Lio, aux seins clairs, à la manoeuvre !

- La science des étoiles lassent trop nos mies, lance l’un d’eux, au faux air du professeur Tournesol.

Les scientifiques mettent à la disposition des personnes ce qu’il reste d’instruments d’observation.

- Regarde Maman, j’ai Saturne en ligne de mire, lance un gamin pubère atteint d’acné purulente et dans la graisseur des cheveux serait à même d’alimenter un friterie de Wazemmes (c’est chez les Chti !)
- Fais voir mon chou, lance la maman qui piétine derrière son grand dadais qui la dépasse de 41 cm 12 mm.
- Voilà, mais pas pour longtemps. Je veux voir aussi les anneaux, la Lune, Vénus..
- Oui, bon, d’accord ! Ne sois pas égoïste ! Laisse un peu ta pauvre mère se délecter des beautés du cosmos !
- Bon, bon, concède le grincheux
- Ca alors, qu’est-ce que c’est ?
- Fais voir m’man, fais voir !
- On dirait une fusée, ou bien un satellite ?
- Fais voir m’man, fais voir !
- Oh, ça a passé vraiment vite, comme un OVNI ! Mais ce n’était pas une soucoupe volante non, pas une soucoupe ! Ca j’en ai déjà vu avec la Série « David Vincent les a vus » comment c’était déjà ce feuilleton ?
- Tu me montres maman, oui ou non ?
- Tiens fiston, de toute façons elle n’est plus là la fusée, enfin, le bidule ! Punaise que ça allait vite dans l’obscurité de la nuit.
- C'était peut-être une étoile filante, m’man ! Là je vois plus rien ! Ah si, la Lune ! Elle est fichtrement belle. M’man, j’crois que ton portable est en train de sonner !
- Tu crois ? C’est pourtant vrai…Oui, ah c’est toi ?
- Oui ma chérie, écoute, ici au Japon on est sur le pied de guerre. Mon journal me tanne pour que j’en sache plus sur le risque que fait courir la Corée du Nord sur l’archipel. A Tokyo on ne parle que de cela !
- Mais de quoi, mon chou ??
- Mais de cette espèce de fusée que les Coréens vont lancer. Ils disent que c’est une fusée pacifique qui va placer un satellite dans l’espace ! Les Nippons redoutent une supercherie : ils pensent que la fusée est un missile qui aurait pour cible Tokyo, ou Kyoto, comme savoir ! Ces Coréens, ils ne nous disent pas tout !
- Ah, c’était donc ça ??
- Quoi ? AH !
- Quoi !??
- Je, je…Je vais devoir te quitter ! Les Japonais viennent de déclencher le plan antimissile à partir de destroyers qui croisent en mer du Japon ! Je te rappelle dès que j’en sais plus !!
- ………
- C’était papa, m’man ?
- Oui…

mercredi 1 avril 2009

A TOUS LES DAMNES DE LA TERRE

J’ai des souffrances qui s’animent
Au fond de mon cœur déchiré
Une passion qui me décime
A l’aube des rêves égarés.

Un souffle ténu de chaleur
A fugacement détourné
Des viles pensées qui chantaient
Dans l’orphéon de ma douleur

Il est parti ce vent léger
Comme est partie ma douce flamme
Et dans mon esprit qui se damne
Se trament mortelles pensées.

Il est inscrit dans l’Univers
Au cœur de notre galaxie
La liste noire des conscrits
Pour l’armée noire des misères.

J’en fait partie depuis l’enfance
Dans tous les gestes détournés
Dans chaque verbe qu’on défait
Dans chaque embrun de mes silences

L’ennui des nuits, l’ennui des jours
En ribambelle, au grès du gris
S’enroule dans mes pas meurtris
Dans un long chemin de détours.

L’ennui des jours, l’ennui des nuits
Au cimetière des vivants
Emporte mon grain de folie
Dans la poussière du néant.

LA FRANCE SERAIT-ELLE FRANCE SANS UN "101" ?



Mayotte est, depuis dimanche, le cinquième département d'outre-mer français, et le 101 ème département de France.


Cette réalité émane de la seule volonté des Mahorais, favorables à cette modification administrative à plus de 92%. L'île était jusqu'ici une collectivité d'outre-mer.


Mayotte c’est loin, c’est très loin. Quelque part dans l’Océan indien, proche de Madagascar touché de convulsions politiques. Un tout petit point sur la mer au regard de l’énorme continent malgache !


Et pourtant, et pourtant comme le chanterait Aznavour, et pourtant l’arrivée de ce 101ème département n’a rien d’insignifiant pour notre république !


En ce temps de crise, il faudra retrouver des recettes fiscales (peut-être en désacralisant les paradis fiscaux ?) Pour remettre d’aplomb l’économie mahoraise. Il va falloir y construire des écoles pour que jeunes, comme moins jeunes, apprennent la belle langue de chez nous (n’est-ce pas Yves Duteil ?)


Les gens d’ici (à Mayotte) ne sont pas vraiment plus fiers ou plus beaux. Seulement, ils sont d’ici les gens d’ici (de Mayotte !), n’est-ce pas Julien Clerc ? Ils sont tellement bien chez eux, dans leur tradition qu’on aura, peut-être, du mal à leur inculquer que la polygamie n’est pas tolérée par notre loi et que la France est la mère de l’église…catholique. Il sera difficile de convertir toute une population aux vertus du catholicisme quand les insulaires, depuis des siècles, pratiquent le religion musulmane ! Et ce ne sont pas les récents propos de Benoît XVI qui vont arranger les choses !


Mais, en dépit de ces particularismes, les Mahorais ont adopté notre mode de vie. Comme cela, en un coup de baguette magique, baguette qui s’appelle « consultation populaire ».
Hé oui, même pas un référendum qui aurait concerné tous les Français !


- Les Mahorais vont chanter la Marseillaise, s’indigne De Villiers, le Chouan mal dans ses charentaises, ils pourront même siffler, à notre insu, l’air !!

- Ce simulacre de référendum local n’est qu’un détail de l’histoire, renchérit Le Pen, le borgne borné qui fait adhérer au Front National les morts les plus illustres (Jean Jaurès, Roger Salengro, Carlos, Jean Lefebvre, Alice Sapritch…). Tant qu’ils travaillent chez eux et qu’il ne viennent pas nous envahir !!


Mais non Jean Marie, rassure-toi ! La Mère Patrie va emmailloter son nouveau bébé, le choyer, le nourrir, l’éduquer, l’évangéliser (c’est pas gagné !), le fortifier au rythme des saisons et sous le souffle apaisant du vent marin qui ondoie l’océan Indien. Les Mahorais seront si bien chez eux qu’ils ne viendront en France que pour visiter, le temps d’un été, des sites intéressants : la Trinité sur mer, Hénin-Beaumont, Rouen et sa place où s’érige la statue de Jeanne d’Arc…

mardi 31 mars 2009

CES CAISSES TRES PLEINES QUI NE PROFITENT PAS AUX SALARIES

La procédure commence à se parsemer sur tous les gazons maudits de la crise économique. Des salariés, à bout, excédés face aux menaces de licenciement, finissent par séquestrer cadres et patrons pour monter la pression revendicatrice et préserver l'emploi. Dernier exemple en date : la société Caterpillar. C'est l'énergie du désespoir qui les guident vers de telles extrémités.

C’est comme chez Sony ou 3 M, il y a peu
Sur fond de crise aiguë, de chômage larvé
Des salariés perdus, vraiment désespérés
Ont séquestré les fils qui guidaient les enjeux.

Les pantins désoeuvrés ont gardés enfermés
Quatre marionnettistes qui ne se mouvaient plus
Les adjurant, forte, de reprendre dessus
Et de réactiver le théâtre enlisé.

Vous ne sortirez que sous promesse d’emploi !
Tirez toutes ficelles qui puissent nous bouger !
Sans tarder, levez-nous de nos lits sans scier
La branche où l’on s’assoit, quand bien même elle ploie !

Combattez l’érosion de l’appel mécanique
A baisser vos deux bras quand s’assombrit demain !
Remuez-nous de grâce, de vos bras, de vos mains
Que nous restions utiles dans votre productique.

Et, qu’à terre, pillards fous des forces créatrices
Succombent sous le poids de nos vies vengeresses
Sus aux fées maléfiques qui sapent nos hardiesses !
Battons-nous pour garder l’usine salvatrice !

lundi 30 mars 2009

T'AS TA NANO ??


- Hé Notat, t'as ta Nano ?

Nicole Notat ne relève pas le propos qui émane d'une routière folle.

L'ancienne patronne de la CFDT a d'autres chats à fouetter en ces temps de crise.

Pourtant, la boutade venait de quelqu'un qu'elle apprécie : Anny Cordy en personne !

Mais elle ne l'aurait pas reconnue. La chanteuse humoriste était cachée au fond d'une minuscule voiture rouge !

Vraiment pas possible de distinguer. C'est allé trop vite !

Annie Cordy vit à 100 à l'heure depuis qu'elle a acquis, pour quelques roupies, ce petit bolide de 33 CV, que l'Indien TATA a fabriqué pour que toute l'Inde puisse remplacer les vélos par des véhicules polluants.

Il n'y a pas de raison pour que les habitants de Bombay ou de Calcutta ne polluent pas la planète autant que les autres !

Les vaches indiennes se font du souci ! Bientôt on devra les parquer dans des camps pour permettre à la circulation routière de se répondre dans l'ancienne colonie anglaise !

Le sacré n'est plus ce qu'il était ! Les tigres risquent de se faire écraser par ces petites voitures nerveuses ! Rudyard Kipling doit se retourner dans sa tombe ! On est en train de défigurer son pays de légende. Quelque part, dans la jungle, Mowgli hurle avec les loups et maudit cette mécanisation à outrance.

Annie, elle, est toute contente de cette acquisition dont le coût est en relation avec son pouvoir d'achat. Il est vrai que la Franco-Belge a quelques soucis d'argent depuis que de vilains internautes téléchargent, éhonteusement, ses plus gros titres !! Il est temps que les députés réagissent : répression graduée !!

Annie prépare un nouveau remix de ses tubes et les rendra "non téléchargeables". Mais, j'ai réussi à récupérer un titre dont je vous offre la primeur :

REFRAIN

Tata Nano qu'est-ce qu'y a sous ton ptit capot
Tata Nano, pas des masses, y’a 33 chevaux !
Tata Nano, on m'a dit qu’elle pollue pas trop
Et, moi j'aime ça quand ça fait Slowing, slowing
Comme une Talbot Samba !

J'aime au bois
Rouler chapeau
De roues, malheur
J’y vais : to go !
Ca tient au sol
J’y vais, faut s’il
Vous plaît, bagnole
Souple et tranquille

Tous les Indiens m'ont surnommée Folle de la Nano
Mais les enfants me donnent un nom plus rigolo

(au refrain)
Ca fait longtemps
Que la pédale
Devient trop flasque
Moteur s’emballe
Mais ma brouette
A charme fou
Ça les embête !
Ils sont jaloux
Je les entends sur mon passage me dire: Ah! quelle est belle
Un gosse a dit: Papa, je la veux pour mon Noël !

CROIRE AU G20 : SONGE EST VAIN ?


Le G20 est une grand messe, non célébrée par le Pape, et qui se tient régulièrement sur un coin de la planète. On s'y communique des bonnes intentions, des voeux pieux de vieux preux, à coup de conférences internationales en son stéréo dolby et à forte raisonnance médiatique.

Comme le sigle l'indique, le G20 réunit les 20 pays les plus riches de la Planète ou ceux en passe de devenir des géants économiques (comme l'Inde, la Chine, le Brésil...)

Evidemment, mis à part l'Afrique du Sud, le continent noir sera encore le grand oublié de ce cérémonial qui se tiendra à Londres ce jeudi 2 avril 2009. La grande fête de la mondialisation branlante battre son plein au centre EXCEL de Londres. Pourquoi EXCEL ? Parce que c'est un tableur et que cela plaît à Obama, qui étrennera son premier G20. Et chacun sait que Barrack est hâbleur !

Le sommet attire déjà moult manifestants alter mondialistes, bovétistes bon teint, écologistes de la première heure, anticapitalistes besancenotistes exacerbés...

ll s'agit de battre, à chaque fois, le record de mobilisation des flics en alerte ! L'ancien G20 avait mis sur le pied de guerre 2448 policiers (chiffre officiel) ! On en attendrait 2.500 !!

L'augmentation du flicage étant inversement proportionnel à l'enjeu de la conférence, on attendra de ce G20 qu'il nous annonce une récession mondiale, au mieux une croissance de 0 % du PIB international, pour ne pas dire une "staguent-nations".

Moins d'argent dans les bourses d'Etat c'est aussi moins d'aide pour le développement des pays qui souffrent de malnutrition !
Aussi, pour récupérer quelque pécule, j'ai ouï dire que les membres du G20 s'attaqueraient aux paradis fiscaux !

Une liste de "pays suspects et pas coopératifs pour un sou à la transparence fiscale" a été élaborée par l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Et la
simple perspective de se positionner au ban de la communauté internationale a déjà incité quelques pays "opaques" et certaines zones franches à devenir conciliants.

Jeudi, la principauté d'Andorre (endort le fisc !), le Liechtenstein (ça va pour l'écrire, mais j'ai un mal de chien à le pronconcer : vivement qu'il soit rayé de la carte !) et la Belgique (avant son éclatement en deux zones !) se sont engagés à lever le secret bancaire.

Pour amadouer les pays récalcitrants, les pays avides d'argent ont joué sur toute la palette des arguments politiciens. Par exemple, en ce qui concerne Andorre, notre cher Nicolas a menacé de renoncer à sa fonction de coprince – aux côtés de l'évêque d'Urgel – si la principauté n'obligeait pas ses banques à plus de transparence !

Quelle menace ! Imaginez Andorre sans son coprince ! La principauté, privée de son bouclier, se verrait, franco, avaler par l'Espagne voisine ! C'est terrifiant !! Les hispaniques dépouilleraient la pauvre parcelle pyrénéenne qui n'auraient plus qu'un pagne pour se vêtir ! Le minimum pour se vêtir, lorsqu'on est nu, est-ce pagne ?

Donc, logiquement, peu à peu, petit à petit, moderato, les maux des rats tôt décelés, l'économie mondiale pourrait obérer des revenus jusqu'alors occultes, car au culte du secret bancaire.

Il serait bon que les recettes fiscales, alors obtenues, puissent se jeter comme les bras d'un fleuve rugissant dans le delta boueux de la misère endémique, à coup d'alluvions salvatrices, de salut liquide à usage des peuples affamés, sans être retenues par un quelconque barrage d'autocrates despostes à la solde de multinationales mal intentionnées.

Une irrigation financière de terres asséchées par des décennies d'exploitation du tiers monde !

Un respect tant attendu de la promesse d'octroyer 1,7 % de nos PIB de pays riches pour l'aide au développement !

Alors, seulement alors, nous pourrions mesurer l'utilité d'un G20 !

dimanche 29 mars 2009

ANNE A LE DOUTE DANS SA VOIX



Anne est d’un naturel sceptique
Doutant de tout, d’elle en premier
Tout en curant fosse septique
Elle rumine à fond ses pensées.
Elle n’y croit pas, la Savoyarde
Que sa jolie ville deviendra
Une candidate gaillarde
Pour les J.O. d’hiver, voilà !
Le grand Killy a le sourire
Le partage avec Masnada (*)
Ils écartent ainsi tout le pire
Scénario du « tout l’monde baba ! »
La ville est bien mieux que Grenoble
Ses stations de ski font jaloux
Elle a des pistes fières et nobles
Nul ne doute de son succès fou.
Anne si
Anne si !!

Anne est d’un naturel anxieux
Car quand bien même sa ville fut
Retenue pour monter aux cieux
De l’Olympisme, haut les nues.
Elle se dit que rien n’est gagné
Le CIO lorgne déjà
Sur PyeongChang que la Corée
Défend depuis de nombreux mois.
Mais Killy garde le sourire
Qu’il partage avec Masnada
Ils se refusent des soupirs
Des craintes de mauvais aloi !
La ville en deux mille dix huit
Accueillera les jeux d’hiver
Nul ne craint futur et la suite
De ce roman fort bien ouvert.
Anne si
Anne si
Anne si !!!

(*) Ancienne championne de ski qui défend la candidature de la ville !!

LES PARFUMS

Le parfum des roses
Par pétales s'étale
Sur ma faim de proses
Si vitale, vitale.

L'odeur des lilas
Aux lyres d'un doux la
Berce tous mes vers
Et versets divers

L'arôme des lys
S'arrime à ma laisse
De mots à malices
Ou mus de mollesse.

L'effluve des sauges
S'enfle d'eau lascive
Et poésie sauve
Ce que sot lessive...

CLINIQUE INIQUE

Dans la clinique aseptisée
Par une science trop féconde
L'humain résiste désormais
Au courant des robots qui grondent.

L'humain c'était le cœur du soin
L'écrin de sourire et de charme
Une main qui rendait serein
Un mot qui asséchait les larmes.

Au fond d'une poche d'espoir
Les infirmières veulent encore
Se découvrir dans leur regard
Le reflet de l'amour qui dort.

Elles se piquent au grand sentiment
Que d'aucuns trahiraient pour voir
Se mieux rôder le rendement
Dans cet univers de couloirs.

Médecins irrévérencieux
Pour l'âme des patients mourants
Sachez que la mort a des yeux
Qui vous fusillent méchamment.

Lorsque de vos procédés fous
Elle nous enseigne témoignage
Que vous ressentez du dégoût
Pour elle et pour ses longs voyages.

La maladie devient produit
A retraiter par la machine
Les maux emplissent les conduits
Des engins aux bruits de turbine.

Et sous sa blouse la soignante
Fend l'amertume des sanglots
Face à la souffrance poignante
De ceux à qui on ne dit mot.

vendredi 27 mars 2009

CONGOLAIS EN JUSTE NOCE

Nicolas a emmené son ami Barbelivien, le chantre chauve de l'UMP, à un safari au Congo.
Pour le chanteur c'est l'occasion de sortir un peu de sa dépression et de sa calvitie ébouriffante !
Il va pouvoir s'inspirer des rythmes africains et apprendre, avec la méthode assimil, la technique du tam-tam !

Seulement voilà, initialement l'Airbus présidentiel doit se poser à Kinshasa (République Démocratique du Congo) mais, pour des raisons obscures, il se dirige vers Brazzaville (Congo). Du hublot Nicolas voit que la direction n'ést pas la bonne (quel oeil de lynx !) et se précipite dans la cabine de pilotage. Là, le spectacle le glace d'effroi : Barbelivien est entrain de gratter la guitare et annone quelques vers bizarres tout en tapotant la caisse de l'instrument pour impulser une rythmique ! Le pilote et le copilote sont en transe et dansent allègrement. Le pilotage automatique fait le reste !

Nicolas se ressaisit et vous tance tout ce beau monde :

- Bandes d'incapables ! Vous êtes en train de nous mener vers le Congo ! Le point n° 1 de ma visite africaine est la République Démocratique du Congo ! La RDC ! Bon Didier, tu ranges ta grat et tu viens ! Et vous, reprenez vos commandes et cap vers Kinshasha !!

L'avion élyséen se pose donc avec une heure et demie de retard sur le sol de l'aire d'essai de la RDC (un aéroport encore non homologué !). Nicolas invoque une avarie technique dès le départ de Villacoublay (France) ! Le président Kabila, candide, y croit dur comme fer !

Mais Kabila est froid, pas comique. Il se souvient que le petit Français a eu l'outrecuidance de lui suggérer de partager les richesses minières avec le Rwanda voisin.

- Cher Joseph Kabila, il ne faut pas que ces propos vous mine, tranquillisa le petit génie, c'était pour rire. Votre souveraineté est inaliénable !!

Tandis qu'il parle, la garde rapprochée de Kabila se masturbe les treillis à la vue d'une jolie jupette qui vole au vent. La mini jupe appartient à la compagne de Barbelivien. Evidemment le succès de la diffusion de "la journée de la jupe" sur Arte doit y être pour quelque chose !

Mis à part cet incident cocasse, le cortège élyséen ne s'attarde pas sur les terres de Kabila. Et hop, on reprend l'avion. Et cette fois ci, pas de lézards ! Droit vers Brazzaville !

Pas d'encombre ! Sarkozy et sa troupe arrivent au Congo où les accueille le Président Nguesso.
On l'appelle DSN (Denis Sassou Nguesso) ça va plus vite. DSN ouvre la portière de sa Mercédès à toit ouvrant au petit Nicolas. C'est mille fois mieux qu'une PapaMobil. La grosse voiture démarre et les deux chefs d'Etat profitent de l'ouverture généreuse de la toiture pour se hausser le torse et saluer la foule en délire :

- Vive la France, Vive Denis, Vive Nicolas, Vivent Denicolas ! A bas Coca-Cola !
- Des visas, des visas !!

- Mais que crient ces jeunes gens ? questionne Sarkozy à son hôte, ils veulent qu'on leur refile nos vieilles citroën ? Je peux leur refiler celle de la Tante à Carla, elle affiche 250.000 au compteur mais a passé brillamment le 21ème contrôle technique !

La voiture dépose les deux illustres chefs d'Etat devant le Congrès Congolais (le Congrolais). Il va de soi que les législateurs du crû attendent avec fièvre le discours de notre petit stratège. Invité devant ce joli Congrès, réuni pour l'occasion en "session plénière", Nicolas la joue comme sur terrain synthétique en moquette épaisse : trop cool ! Il joue la corde sensible en invitant les élus à observer une minute de silence à la mémoire d'Edith Lucie Bongo Ondimba, fille aînée de DSN et épouse du président gabonais, décédée le 14 mars.

Puis notre Nicolas National va se lancer dans des dithyrambes obséquieuses à l'égard de DSN.

- Que vous êtes joli, que vous me semblez beau pour gagner les prochaines élections présidentielles dans votre si magnifique pays, dont la capitale, Brazzaville, demeure "le refuge de notre honneur et de notre indépendance", comme le disait si bien Beaumarchais, heu non, Chirac, heu... souffle moi Hortefeux, pschitt, Horteuf, tu me souffles...?

- C'est de Gaulle, mon Président, c'est le Grand Charles qui a dit cela ! sussure le nouveau Ministre du Travailler Plus pour Gagner Moins.

Puis le discours sera suivi d'un repas frugal où seront proposés quelques mêts locaux : Champagne Laurent-Perrier, Saint Emilion 2007, caviar du fleuve Congo, fois gras de Djambala, Cassoulet de Makoua, Magret de canards boiteux de Sibiti !!

C'est qu'il faut reconstituer les forces vitales par un bon coup de fourchette roboratif ! Demain, vendredi 27 mars, c'est le Niger ! On va moins rigoler ! Il s'agira de conforter un contrat que vient de signer Anne Lauvergeon, la boss d'Areva, pour l'approvisionnement en uranium !

- Le pays de Tandja Mamadou m'amadoue, dit Anne, afin que je lui achète l'Uranium au juste prix. On négociera !

Anne y gère, au mieux !!

jeudi 26 mars 2009

FRUIT TANT NAVRANT !!

Malgré la crise, notre petit Nicolas avoue "avoir la banane" !

"Je me fais taper dessus mais j'ai la banane. C'est dur pour moi aussi mais en même temps, je rêvais d'être président de la République et je le suis, donc ça va...", a lancé, guilleret, le chef de l'Etat qui recevait, au lendemain de son discours de Saint-Quentin (02), des députés UMP pour un cocktail à l'Elysée. Au menu : de la liqueur de banane, de la crème de banane, des banana split préparées par Lio (mais pas Liophylisées), beignets de banane...

De quoi relancer l'activité de la Martinique et de la Guadeloupe après la grave crise qu'on a connue !

Affublé comme Dick Rivers, l'hôte de l'Elysée s'est targué d'avoir à l'inverse de son prédesseur (le mordu du bichon maltais), "rétabli l'image de la France" en agissant sur ses "trois handicaps: les 35 heures, les grèves et la fiscalité".

Il a précisé que, sans ses efforts, la France risquait de tomber dans une république bananière. Et derrière ses Ray-ban à niais, il a dit tout le bien qu'il pensait de Fillon.

- On cherche à lui mettre des peaux de banane pour qu'il chute ! Mais je le connais ! Il est solide !

A un député qui ramenait sa fraise en faisant rappeler que les Français n'avaient pas la pèche, Nicolas répondit :

- Je connais les raisins de la colère ! Mais nous serons à l'abri qu'au prix d'efforts. Je ne prends pas les Français pour des bonnes poires, mais il faut résorber les pommes de discordes et écarter les pépins qui pourraient nuire à la reprise. Et comme Alain Juppé, je ne mangerai plus de cerises en hiver. Je veux dire que je ne cèderai pas aux syndicats alors que la période n'incite pas à accroître le pouvoir d'achat ! J'enfonce un coing où ça fait mal, j'en suis conscient ! Mais si les Français semblent mi figues, mi raisins face à ma politique d'investissement, peu m'en chaut ! La France devrait être assez mûre pour comprendre que la hausse des salaires est comme une grenade à retardement ! La hausse de la rémunération, qu'on croit alors ange, devient vite démon, elle stimule l'inflation et le déséquilibre de la balance des fruits, heu..commerciale !

- Chéri, tu viens, lance du balcon la jolie Carla !

- J'arrive, la prunelle de mes yeux, ma myrtille d'amour, ma groseille à maquereaux (là je sais pas si c'est un compliment ?). Je vous laisse messieurs !

Et Nicolas remonte avec prestance le perron de l'Elysée !

Apparemment il a la banane, en dépit de sa politique à la noix !!

mercredi 25 mars 2009

MALI T'OTENT L'ESPOIR QUAND BONUS ENRICHIT LE RICHE

Nicolas Sarkozy est un perroquet spécialiste de la litote !

Pour ce qui concerne le perroquet, je vous laisse le choix de la marque :

- Soit vous le sentez proche du Pape et dans ce cas quel cas catho est-ce ?
- Soit vous le sentez proche des comiques et c’est un ara qui rit !
- Soit vous le sentez proche de Bongo et il devient, à vos yeux, perroquet du Gabon...

Mais bon, fi des psittacidés ! Retenons que ces oiseaux parlent, et surtout qu’ils répètent x fois les mêmes choses, quitte à lasser leur auditoire.

Par contre, savez-vous ce qu’est une litote ?

Ah, ah, on fait moins le malin, hein ?

La litote est une figure de rhétorique qui consiste à déguiser sa pensée de façon à la faire deviner dans son intensité ! Elle est souvent confondue avec l’ euphémisme. Mais elle se reconnaît car elle s’organise souvent autour d’une négation, d’un contraire ou autre tournure de contournement.

L’exemple le plus connu est celui du Cid (de Corneille) :

Va, je ne te hais point ! Lance Chimène à Rodrigue qui vient d’occire son père (le père de Chimène, sa fiancée !)

C’est une négation qui cache une affirmation : je t’aime encore !!

Et bien, notre exceptionnel Président de la République a usé, voire abusé, d’une litote lors de son discours à St Quentin (Aisne) face à un parterre d’UMP tout acquis à sa cause.
Quelle est cette litote, mainte fois répétée ? Celle-ci :

- Ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête !

On voit bien pointer la forme négative qui déguise la pensée de l’auteur, ou du présumé auteur. Car, nul ne me démentira, ce discours, comme bien d’autres, est l’œuvre du nègre du Président, sieur Guaino en personne !

Et en quoi cette formule épouse-t-elle la construction de la litote ? Hum ? Je vous sens impatient de le savoir, hein ? Non ! Ah !!

En fait, cette négation cache une affirmation.

Nicolas aurait pu se draper dans un lyrisme défenestrant du type « c’est dégueulasse » ou
« c’est infâme à chier ».

Mais c’était tomber dans le risque de se fadélamarabiser ou de retrouver ses vieux fantômes de la vindicte à l’emporte-pièce dans le plus pur style de « casse toi, connard ».

Et cela, Nicolas, ne le veut pas. Ou plutôt : Guaino ne le veut plus !

Donc on choisit la rhétorique ! On peaufine le discours ! On pèse la sémantique !

Reste à savoir ce que cache le « ce » de la phrase « Ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête ! »

Replaçons la phrase dans son contexte :

- Distribuer des bonus dans une entreprise qui met en oeuvre un plan social ou reçoit des aides de l'Etat, ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête !

Nous y voilà : notre Président a martelé son bon vieux discours vertueux tendant à tordre le cou à l’anticapitalisme débridé ! Sans pour autant décapiter la poule au œufs d’or !
La litote vient, tout judicieusement, conforter ce double langage !!

Nicolas peut s’énerver, jouer les vierges effarouchées, en réaction à la multiplication des « affaires » de gros sous, de parachutes dorés, de stock-options dont bénéficient les PDG de grosses entreprises. Ne soyons pas dupes du père dopé par du pèze.

Dans sa hargne contenue, notre Président visait principalement l’ex PDG de Valeo ! Ce dernier devrait recevoir 3,2 millions d’euros de stock-options après avoir démissionné de sa boîte pour « divergence stratégique » ! Cette décision valait au moins autant d’oseille !

Entre-temps, ce cher, très cher PDG, avait participé à la décision de licencier 1 600 personnes travaillant, en France, pour le compte de l’équipementier automobile (le 2° en France après Faurecia).

Mr Thierry Morin (c’est le nom du cet heureux bénéficiaire) gagne donc 2000 € par personne licenciée ! On se demande même pourquoi il n’en a pas limogé davantage !

Bien sûr, comme licencier coûte (il faut payer des audits, des primes de licenciement…) Valeo a cru bon réclamer l'appui de l'État : 19 millions d'euros injectés via le Fonds stratégique d'investissement ! Ben voyons, il ne faudrait surtout pas se gêner !!

On comprendra pourquoi le « Ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête ! » est bien une litote !!

Mais on peut comprendre Nicolas. Avec tout cet argent, Mr Morin va s’acheter des yachts ou des hôtels, quelque part aux Seychelles ou à Malte. Nicolas sera, un jour, très heureux de trouver un riche propriétaire qui soit à même de l’inviter sur son beau voilier, sans bourse délier !

Il faut tout prévoir. Le quinquennat n’a qu’un temps. Il faut penser à l’après présidence.Bolloré ne sera pas forcément toujours son ami ! Il faut préparer, d’ores et déjà, des solutions de rechange pour d’agréables voyages avec Carla !

Thierry Morin se voit donc ménagé par l’hôte de l’Elysée.

Son homonyme, Hervé Morin, le Ministre de la Défonce, décline tout rattachement familial. Mais il ne cesse de songer aux 3,2 millions d’€ : cela représente l’achat de 1.000 fusils HK-416 ! Ce fusil révolutionnaire fabriqué par les allemands Heckler et Koch (les traites !) et qui va remplacer nos Famas !!

Son autre homonyme, Edgar Morin, notre brillant sociologue, ne peut que méditer sur cette nouvelle affaire qui corrobore son principe « hologrammatique ».
Pour lui, Thierry Morin est un individu qui fait partie de la société française, mais c’est toute la société française qui est incarnée par cet individu, dans ce qu’il a de vices : recherche du profit, appât du gain, intoxication du « gagner-plus ! ».

Quant au dernier homonyme que je lui connaisse, Christian Morin, je ne sais ce qu’il pense de tout cela ! Bien loin du hit-parade d’Europe 1 ou de la grande roue télévisuelle, il traîne ses guêtres dans rues, tout entiché d’une clarinette en si bémol, qui la joue de plus en plus faux.
Avec 3,2 millions d’euros on peut se payer 1.190 clarinette Selmer (ça c’est du bon !) en si bémol sur le site de WoodBrass Music Instruments ! Soit une tous les jours durant 3 ans et
95 jours !!

Il y a vraiment un couac dans notre économie capitaliste. C’est clair et nette !!

On dirait qu’elle n’est pas très solidaire !

Oh, la belle litote !