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dimanche 13 mai 2012

LE FLN S'ETALE, J'AI RIEN, PLEURE DJABALLAH


Le 10 mai on votait aussi en Algérie pour trouver une majorité au Parlement. Les élections législatives auront produit une réplique du scrutin de 2007 : le Front de Libération Nationale (FLN) qui domine la scène politique depuis l’indépendance (1962) a glané 220 sièges sur 462. En seconde position vient le Rassemblement National Démocratique (RND) avec 68 sièges.

L'Alliance verte, coalition électorale de trois partis islamistes, n'arrive qu'en troisième position, avec seulement 48 députés.

Il semblerait que l’ancienne colonie française reste insensible au vent de changement insufflé par les printemps arabes avec ses cortèges de barbus pressés de prendre le pouvoir.

Contrairement à ce qui se passe au Maroc ou en Egypte les partis islamistes ont été hors course. Certains s’en prennent à l’abstention. D’autres, comme Abdallah Djaballah, président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) dénoncent des fraudes massives et menacent le pays d’une révolution !!

Il ne faudrait pas en arriver là car le pays semble paisible et veut oublier les horreurs des années 1990 durant lesquelles le FIS (Front Islamique du Salut) se spécialisait dans les tueries en tous genres. La rente pétrolière, bien répartie, a permis d’accroître le revenu de chaque habitant. Tout irait pour le mieux sans le chômage qui frappe la jeunesse (21,5%) et qui pourrait donner de la résonnance au printemps arabe islamisé !

Le vieux Bouteflika, Président ubuesquement reconduit,  saura-t-il maintenir longtemps l’oasis de fausse quiétude ?

Revisiter la chanson de Serge Lama permet le voyage dans cette nouvelle Algérie…

Dans les urnes ronronnent les mêmes opinions
A peu de choses près hormis les vieux chardons
Ces piquants islamistes qui ravivent l’écho
Des années ou le FIS vous étrillait la peau.

L'Algérie
Fatiguée des brisures
Evite l’aventure
Dont elle ne voudrait pas
L'Algérie
Du désert à Blida
A voté FLN en pleurant Ben Bella
Le scrutin n’a laissé que des miettes
Au clan des trois partis
Les alliés verts ont rude banquette
Ils y sont mal assis
L'Algérie
Dans sa démocratie
Craint  la théocratie
L'Algérie

Ce n’est pas un pays qui prend le sirocco
Coranique voisin pour changer de drapeau
Alger voit soulagée, s'éloigner, s’éloigner
Les rayons inquiétants d’un croissant révolté



L'Algérie
Sous l’impavide azur
Garde ses conjonctures
Et son Bouteflika
L'Algérie
Du désert à Blida
A voté FLN en pleurant  Ben Bella
Le pétrole a su choyer les êtres
En rémunérateur
Et  remplit de son mieux les assiettes
Pour éviter l’aigreur
L'Algérie
En  son économie
Répartit les profits
L'Algérie

Evian et ses accords tissent les souvenirs
Mais le soleil adjure de peindre l’avenir
Loin du poids religieux qui ouvrent les prisons

Alger choisit la voie du paisible horizon

L'Algérie
Tournée vers son futur
Ferme les devantures
Des partisans d’Allah
L'Algérie
Du désert à Blida
A faussé les scrutins s’indigne Djaballah !
Si  l’abstention rhabille  l'histoire
Du mécontentement
D’aucuns se couronneraient de gloire
En tout embrasement


Algérie
Puissent  tous tes fusils
Demeurer dans l’oubli
Algérie !!!

vendredi 11 mai 2012

TRAITEMENT D'UN PRESIDENT NORMAL

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LES DEUX FRONTS F'RONT L'HIDEUX


Marine Le Pen, interrogée sur l’hypothèse d’un duel homérique avec Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, y voit un souci «pas très glorieux de courir après les caméras», affirmant qu’un éventuel «parachutage» ne la «dérange pas».

«Au moment où cette circonscription souffrait mille morts, du fait des socialo-communistes et de leur corruption, M. Mélenchon non seulement n’est jamais venu, mais ne s’est jamais prononcé pour condamner la corruption», accuse Marine Le Pen.

Entre parachutés de plus ou moins fraîche date il y aura une guérilla de rue ! Si Mélenchon maintient sa décision, les projecteurs vont se braquer vers cette petite ville issue de la fusion d’Hénin Liétard (mon village adoré chanté les Charlots) et de Beaumont-Artois en 1971.

Si l’annonce se confirme les Héninois(es) seront cordialement invité(e)s à se protéger contre les batailles de Fronts : caves, abris bétonnés, casques, gilets pare-balles.

- A la semi démence de l’une répliquera la névrose de l’autre, lance un centriste désemparé du centre-ville, on n’avait guère besoin de cela !! Echapper à Dalongeville pour en arriver là !!

Rappelons que Gérard Dalongeville fut maire socialiste d’Hénin Beaumont de 2001 à 2009, période durant laquelle il accumula quelques jolies casseroles du plus bel effet : détournement de fonds, faux en écriture, corruption…

Ah, Hénin-Beaumont : un univers irremplaçable !!


On va connaître Hénin-Beaumont
Et les scories de ses corons
Ce petit coin du Pas-de-Calais
Vivra bientôt chaude épopée.

D’un fumet de haine embaumons
La localité des passions
Aux extrémités du damier
Où guerroient les parachutés.

Atterrira le Mélenchon
Pour l’indécent conflit des Fronts
Joutes enflées d’allonges viles
Contre Marine la débile.

Ca va cogner sans plus d’ambages
La circonscription des ravages
Captera les flux médiatiques
Et les tensions symptomatiques.

Le rouge est mis dans la bataille
Bavant sa haine et sa mitraille
Pour sabrer la semi démente
Obsession quasi récurrente...

La châtelaine de ces lieux
En sermons irrévérencieux
Voudra bouter le parasite
Et son désordre composite.

Pas de quartier, le déni noie
La probité de bon aloi
Chacun s’auréole et nie noise
Infligée à celui qu’on toise.

On va parler d’Hénin-Beaumont
En proie à de petits démons
Qu’exhibe la démocratie
Au cri de son bel appétit...

jeudi 10 mai 2012

QUAND ON N'A RIEN A DIRE



Comme c'est le 10 mai, je vais (ainsi que je le fis l’an passé) zapper sur la nostalgie des tonton- maniaques plus ou moins Hollandais  pour me consacrer à l’hommage annuel à Bernard Dimey !

Ah ! Bernard Dimey, parolier inépuisable, marathonien de l’alexandrin, comme tu nous manques.

Alors pour ce 10 mai je me permets de remettre à la lumière un de tes textes toujours  d’actualité, ô combien (mis à part Boumediene, peut-être…)!


Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire,
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot,
Parler de son voisin qui n’a pas fait la guerre,
Parler de Boumediene et de Fidel Castro,
Parler parler parler... pour que l’air se déplace,
Pour montrer qu’on sait vivre et qu’on a des façons,
Parler de son ulcère ou bien des saints de glace,
Pour fair’ croire aux copains qu’on n’est pas le plus con.

Quand on n’a rien à dire on parle de sa femme
Qui ne vaut pas tripette et qui n’a plus vingt ans,
Qui sait pas cuisiner, qui n’aime que le drame,
Qui découche à tout va, qu’a sûrement des amants.
On parle du Bon Dieu, on parle de la France
Ou du Vittel-cassis qui vaut pas çui d’avant,
On pense rien du tout on dit pas tout c’ qu’on pense.
Quand on n’a rien à dire on peut parler longtemps.

Quand on n’a rien à dire on parle du Mexique
De l’Amérique du Nord où tous les gens sont fous,
Du Pape et du tiercé, des anti-alcooliques,
Du cancer des fumeurs et des machines à sous,
Des soldats des curés, d’la musiqu’ militaire,
De la soupe à l’oignon, de l’îl’ de la Cité.
Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire
On arrive au sommet de l’imbécilité.

mercredi 9 mai 2012

Sacre est Hollandais



Sacre est hollandais
Ca crée tollé dans
Clan de l'UMP
Clame le Coppé.

Sacre est hollandais
Et le bon Françoué
Se moque séant
Des marris gnan-gnan.

Sentir les dangers...
L'heureux couronné
Le recours au nez
Va solliciter.


Croissance assurer
Sans crever budget
Viendra tôt l'an des
Désillusionnés ?








mardi 8 mai 2012

SAGES COMME UNE IMAGE


François Hollande a les cheveux en bataille ; ah ce cent ! Décevant ! Valérie lui avait pourtant dit de mettre de la laque ! Bon, déjà il s’est essuyé les verres de lunettes. C’est déjà ça pour l’aspect photogénique. Ah, ils sont déjà là ! C’est tout l’ancien gouvernement au pied de l’Arc de Triomphe ! Il va falloir que je salue tout le monde ! Ah, les protocoles ! Ça va, il ne pleut pas ! Moi Président je décrèterai qu’il ne pleuve jamais le 8 mai ! Moi Président je proposerai que la flamme du soldat inconnu soit alimentée par des panneaux photovoltaïques ! Moi Président, heu, bon, je ne vais pas refaire le débat télévisé ! Je suis le nouveau Président ! Non, je rêve, je suis le nouveau Président !! Je me pince ! Oui je me pince ! Aïe !! Mais quel idiot ! Je suis sûr que je me suis fait un bleu, pour un rose c’est un comble !! Oh, là, la tête du neveu de Tonton, pas la frite ! Et la Pécresse ? Ça va pas trop revêche pour une fois ! Et mais c’est Mamy Rose ? Tu vas bien toi ? Ah, un petit rhume ? Moi Valérie préconise l’homéopathie ? Ah, tu n’y crois pas ? L’effet placebo ? Tu penses ? Ah, le voilà ! Mais dites-moi il est un peu en retard, non ?  Ah, il se dirige vers moi ! Prenons bonne posture !!
 

- Bonjour François, bien dormi ?

- Très bien Nicolas, comme un loir !

- Oh, le vilain petit menteur que voilà ! Mais, bon ! On ne va pas refaire le débat !

- Oh que non ! On est filmé pour une cérémonie émouvante ! Il faut soigner nos images !


Alors les deux présidents (hé oui ! deux !!) se dirigent vers la tombe du soldat inconnu et
déposent ensemble une gerbe. Les deux candidats à l'Élysée qui s’étripaient férocement il y a moins d'une semaine se sont métamorphosés en gentils petits garçons bien élevés et de bonne famille dont la mère, une certaine Marianne, peut tirer moult fierté. Photos et films se doivent d’éterniser le côte-à-côte des deux rivaux réconciliés pour les besoins de la mémoire collective.

Quand le protocole s'achève. Hollande et Sarkozy se dirigent vers les spectateurs. Pour un peu on jouait à guichet fermé. Le second s'offre un bain de foule, saluant les brebis égarées tandis que le second fait de même par mimétisme.

Une « bonne » image, celle d'une « démocratie apaisée » comme on le répète dans les deux camps. « Il y a les institutions, la continuité des institutions. La politique n'a rien à voir avec ça. C'est la France éternelle », commente le Premier ministre François Fillon.
 

Le soldat inconnu n’en revient toujours pas d’être à l’origine d’une telle réconciliation ! Il s’enflamme :

- Vive la France, vive le Général de Gaulle ! Vive Jeanne d’Arc ! Vive Pét.., heu, vive Moulin !

Allons, soldat inconnu, on se calme ! La guerre va reprendre car la campagne des législatives se profile à l’horizon. Ami, entends-tu le vol noir des corps beaux de ces députés prêts à en découdre ? Aux urnes citoyens, rangez vos bâtes haillons de sérénité fugace !!

LA GRECE S'IRISE A L'AUBE DOREE


Michaliakos leader de "Aube dorée"

Le 6 mai on votait aussi en Grèce mais pour élire les députés.

Ces élections  se sont traduites par un recul cinglant des deux principaux partis politiques du pays, adeptes contre mauvaise fortune bon cœur des cures d’austérités imposées par l’Union Européenne et le FMI.
Ces deux partis, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste) ont essuyé un sévère revers. A eux deux ils ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 disponibles au Parlement grec ! Ce n’est pas la majorité !

Les deux grands gagnants du scrutin sont la formation de gauche radicale, Syriza, qui devient la deuxième force politique du pays avec 16,5 % des voix soit 52 sièges, et surtout (et hélas !) le parti néonazi Aube dorée (6,9% soit 21 sièges), qui fait une entrée en force au Parlement.
A chaque fois qu’on saigne un pays, pour des raisons d’économie, on exacerbe la colère des habitants et on insuffle de la vie aux brasiers extrémistes qui ne sont jamais éteints.

Les Grecs n’en peuvent plus de voir leur pouvoir d’achat s’effondrer et accusent les partis au gouvernement de s’assujettir, pieds et poings liés, aux diktats de l’UE et du FMI, eux-mêmes soucieux des colères du Marché et des agences de notation.
Les Grecs ont voté contre l’austérité qu’on leur impose en s’ouvrant aux extrémismes de gauche et de droite.

Le leader de Nouvelle-Démocratie, le conservateur Antonis Samaras, s'est vu confier par le chef de l'Etat grec un mandat pour former un gouvernement de coalition. Samaras a trois jours pour former un cabinet dont la constitution impliquera, nécessairement, la coopération des deux partis extrémistes.
Si aucun accord de gouvernement n'intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Ce report aux calendres grecques s’avèrera incompatible avec le planning de consolidation budgétaire (environ 11,5 milliards d’euros). Car, si de nouvelles élections devaient avoir  lieu, les partis extrémistes pourraient davantage s’étayer et annihiler toute volonté de voter des mesures d’austérité corollaires à l’obtention de nouveaux prêts !!

Et sans nouveaux prêts la belle Hélène risquerait de se trouver en faillite et de quitter la zone euro !!


L’Austérité sème la mort
Au cœur d’une Europe voutée
Et refaçonne le décor
Des aigles sur les croix gammées.

La saignée des enfants d’Hélène
Noie le pourtour du Parthénon
Et l’olivier pleure sa peine
En huile rance d’affliction.

Quand l’athénienne république
Se délite aux pas des banquiers
Refleurissent en bouquets cyniques
Les extrémistes carnassiers.

La mère de la démocratie
Vit dans les cendres d’Aristote
Les pigments de démagogie
Relèvent les goûts patriotes.

Mais qui blâmer lorsque la faim
Ou la peur de manquer de tout
Vient crucifier les lendemains
Sur le bois noir des grippe-sous ?

L’UE flanquée du FMI
Impose les fourches caudines
Et le Péloponnèse émit
Des râles en ton de grise bruine.

Saper pensions et traitements
Ou supprimer les fonctionnaires
Avive les ressentiments
Et les  brasiers de la colère.

Quand tout un peuple est à genoux
Sous le joug des spéculateurs
Il finit par fouler la boue
De sournois mystificateurs.

Le volcan éructe sa lave
Sur l’étranger bouc émissaire
L’aveuglement se fait entrave
La peur se trompe de colère.

Sous le regard des armateurs
Repus dans leur château d’ivoire
La Grèce engrossée de douleurs
Ouvre un enfer de son Histoire…

lundi 7 mai 2012

HOLLANDE S'Y MET...

Cliquez ma clique pour découvrir l'anagramme...

Hé oui ! La gauche est de retour ! L’ombre de François Mitterrand a rôdé du côté de Tulle (en Corrèze) quand l’autre François, celui dont le nom s’inspire du pays batave, s’est adressé à la foule locale pour la remercier de son soutien.
 
Hé oui ! François Hollande vient d’être élu 7ème Président de la 5ème République Française. Son fils Thomas ne désespère pas être 5ème Président de la 7ème République, si besoin est. Car chez les Hollande (et Royal) la politique demeure affaire de famille...

François,  en obtenant 51,6 % des suffrages exprimés, refait rêver une partie de la France, la nostalgique d’un certain 10 mai 1981. La rose flétrie se remet à exhumer des parfums d’espoir dans un paysage touché par la sarkozynistrose aiguë.

Flamby, Tullois, tue loi d’airain de l’austérité et préconise la relance européenne. Mais il se veut rassurant vis-à-vis des marchés en cherchant la résorption des déficits budgétaires à l’horizon 2017 !! Ou plus tard... On verra !

Relancer la croissance tout en réduisant les déficits reste un défi, cite un économiste en pleine croissance neurologique ! Le fil est tendu et le funambule risque de faire de ces os bris à force d’exécuter des valses royales ! Certains esprits amers disent que sa politique sent déjà le sapin moscovite, si !! On verra !! En tous états de cause un bon vieux hollande entre deux tranches de salades n’a jamais fait de mal à personne…

Aucune trace d’amertume dans le sourire de Jacquot qui a suivi cette folle soirée électorale sous le regard hébété de Bernadette !!

Nicolas s’est reclus à l’Elysée pour faire un bœuf (corrézien ?) avec Carla et son pote Barbelivien. Mireille voulait se joindre à eux pour un nouveau lâcher de 1000 colombes. On a dû décliner la proposition ! La soirée était déjà suffisamment pourrie !!

dimanche 6 mai 2012

LE DEBAT DES BOUTONS

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LES JOLIES GUIRLANDES CHAUSSEES

Photos de l'auteur.
De retour de l'Aubrac,  après avoir effectué près de 105 kms à pieds,  je repose mes bâtons (et mes pieds) de pélerin et envisage le retour au travail. Sur les chemins de Compostelle la vie a pris la pause. Le temps s'est arrêté ; celui des préoccupations quodiennes brodées sur le contour du mouchoir de la désespérance. Ici tout est grandiose, la nature reprend ses droits ! L'homme marche, à l'écoute de son corps, dans l'écho de sa conscience apaisée. La méditation n'est jamais bien loin et comme semblent futiles nos perplexes introspections que dicte notre société ultramatérialiste...


Les jolies guirlandes chaussées
Sur les chemins de Compostelle
En ce capricieux mois de mai
De quel ferment se composent-elles ?

Dans le dos  le Puy en Velay
Sa cathédrale dominante
La mairie de Monsieur Wauquiez
La tour Pannessac  imposante.

Devant les sentiers embourbés
A travers les champs d’insouciance
A l’horizon de vieux sommets
En volcanique somnolence.

Et dans les guirlandes chaussées
Que coiffent de gros sacs à dos
Les cœurs emplis de liberté
Les âmes nues de leurs fardeaux

Des vies qui gambadent en plein air
Pour échapper au quotidien
A la grisaille épistolaire
Qui médiatise l’inhumain.

Des corps qui découvrent l’effort
De la symphonie musculaire
Dans chaque pas fiévreux qui mord
Les chemins pierreux légendaires.

Des âmes où niche l’évidence
Du cheminement salutaire
En écho à l’impertinence
Sertie dans nos vies lacunaires

Au nom de Dieu, au nom de rien
Pour l’amour pieux de la nature
Qu’on soit athée, qu’on soit chrétien
L’effort éclipse les postures.

Le dos courbé sous les averses
Cape coupant le vent copieux
Jusqu’à ces heures où se déversent
Les rayons d’un soleil radieux.

On se dépasse, on se recroise
Au gré des repos alanguis
Et la fatigue s’apprivoise
Sous les conversations fleuries

Viendra le gite au crépuscule
Et son aligot savoureux
Des émotions qui se bousculent
Par tant de chemins broussailleux

Sous une lune bienveillante
Dans le dortoir des assoupis
Nuit joue la fée réconfortante
Pour  tant de corps endoloris.

Et demain viendra l’envoutant
Frisson de reprendre chemin
Pour traverser le Gévaudan
Aux prés bordés de bois de pins…






















































vendredi 27 avril 2012

DOMINIQUE S'EMPORTE EN VOYANT LES FEUX NAITRE


Tandis que l’Humanité compare le petit Nicolas à Pétain un ancien premier Ministre, Dominique de Villepin, se déclare "effrayé" par la campagne du président-candidat Sarkozy ! Il le clame dans une tribune publiée dans Le Monde de ce vendredi.

- Halte au feu, lance-t-il (…) Mon rôle n'est pas de dire pour qui voter, car chacun doit prendre ses responsabilités (...). Le 6 mai, que chacun vote en pensant à la France et à ce qu'elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d'humanisme, parce que, en conscience, il faut bien choisir !

Si la gauche l’effraie (les frais ?) la droitisation du petit énervé (son grand copain) semble le révulser :

- L'instrumentalisation de faits divers, l'improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes tiennent aujourd'hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une !

Des lignes rouges qui mériteraient un carton de la même couleur !

Mais peut-être que Nicolas a besoin de labourer les terres marinières pour l’emporter par miracle et échapper pour 5 ans à de sinistres affaires judiciaires…

Ainsi pensa Eva Joly en lisant la tribune du Monde de ce vendredi…

Le Pétain épata tant le piteux pantin
A l’appétit patent d’empathie en potins
Nicolas éloquent acculé au culot
Accumulait mots laids et maux mélimélo
Taper tant, tuer paix  et tympans de toupet
Amonceler mensonges et messages massues
Vociférer ses vues sans savante avancée
Droitiser,  maladroit,  dramatisantes mues.

Mariner dans l’amer de Marine, ô malheur
Anonner du haineux et se damner l’honneur
Fronder sous frondaisons des frênaies de la honte
Instinct stigmatisant que nul démon démonte.

De Villepin du vil peint l’effrayante foulée
Halte au feu du FN pond le pimpant pompier.
Visions de divisions mène aux mots inhumains
Mais qu’attendre d’Hollande qu’indolents lendemains ?

jeudi 26 avril 2012

CROAH CROIT CROISSANCE, TOI QUI AS LE CORPS BEAU...


Mario Draghi, gouverneur de la BCE (Banque Centrale Européenne), a réclamé devant le Parlement européen un pacte de croissance pour accompagner le fameux pacte budgétaire cher (très cher) à la chancelière allemande.

 Ainsi, reconnaît-on enfin en haut lieu la nécessité de relancer l’économie (voire l’inflation) à défaut de quoi l’austérité nous rendra guéris mais morts !!

François Hollande pourrait se féliciter d’un tel revirement lui qui ne cesse de clamer l’urgence de la relance ! Mais Draghi ne parle peut-être pas de la même croissance que celle esquissée par le porteur des  roses flétries. L’homme de la BCE doit imaginer une relance par la privatisation, l’ouverture de certains métiers jusqu’alors « chasses gardées », la dérégulation des services publics et quelques bonnes doses de privatisation agrémentées d’incitations à la création de micro entreprises individuelles à l’espérance de vie frisant les 12 mois !!

Hollande lui, on le sait, rêve de grandes dépenses publiques, d’embauches de fonctionnaires, de grands travaux…

Il n’empêche, la croissance s’invite dans la campagne présidentielle et le petit Nicolas doit bien admettre que Draghi a donné un petit coup de pouce à l’héritier de Mitterrand. Ah Nicolas, ton plan d’austérité concocté avec Angela ne va-t-il pas te coûter ta place ? Bien sûr tu exécutes un virage à 180° en arguant que la croissance et toi êtes bons amis ! Mais qui pourra encore te croire ?

Cela dit, croissance de droite ou croissance de gauche devront se trouver un petit chemin dans la forêt épaisse des peu pliés au laxisme budgétaire !

Dépenser pour relancer le PIB sans creuser la dette : un véritable travail de funambulisme…


La croissance est au rendez-vous
Sur les tablettes des gourous
De la grandiose BCE
J’en aurais bien les larmes aux yeux !
Draghi, l’ancien de  chez Goldman (*)
Se soucie du cœur de la manne
Monétaire si l’austérité
S’exhibait seule panacée !!
Mourir guéri n’avance à rien
S’est convaincu le Keynésien
Le broiement de l’austérité
Finirait par nous étouffer.
Alors bienvenue la croissance
Et ses ruisseaux d’effervescence
Ceinture serrée, cœur à l’ouvrage
Dette épongée sans grand chômage.
François Hollande tout esbaudi
De se faire draguer par Draghi
Lui sait gré d’avoir écouté
Son socialisme dépensier.
Oh là, beau messire de la rose
Point tant de joie : ce que propose
Votre catalogue à idées
Fera grincer bien des marchés.
De la croissance oui, sans doute
Mais épargnée de la déroute
Que sèmerait votre énergique
Essor des dépenses publiques.
Le retour à la production
N’a nul besoin de vos potions
Il suffit d’offrir aux privés
Des cours jadis étatisées.
Réamorcer la concurrence
En déverrouillant les licences.
Libéraliser tout service
En maintenant le tour de vis.
Croissance croit sens à sa vertu
Dans la voix de qui n’en a plus.
La gauche a chanté ses louanges
La droite, à présent, prie ses anges.
On se l’arrache, on s’en réclame
L’austérité en fine lame
A l’occasion la plus propice
La pourfendra, expéditrice…
La face hideuse de la dette
S’invitera dans chaque fête
Dans chaque élan de la mariée
Dont le trousseau sera taché...

(*) Il a été vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs de 2002 à 2005. Goldman Sachs est la banque liée à la crise des subprimes et, semble-t-il, impliquée dans le camouflage de la dette grecque et le tripatouillage des comptes hélléniques... No comment !!

mercredi 25 avril 2012

ET SI LE PS EN TENAIT UNE SACREE COUCHE ?

SARKOZY N'A PAS AIME...


Les studios « Haie-Faine » longtemps spécialisés dans les courts métrages soporifiques qui ventaient les charmes bucoliques de notre campagne  ont,  cette fois-ci,  tourné une page...

Finis les plans américains prolongés sur la reproduction des coccinelles ou la poursuite lancinante d’une feuille de hêtre emportée par le vent et qui va finir sa course échevelée sur la coquille d’un escargot de Bourgogne échappé  des griffes  d’Alain Ducasse.

Oui, les studios « Haie-Faine » se lancent dans le film d’auteur qui parle des gens, des gens du pays, des gens de la Patrie et …d’une revanche !

La revanche est celle de Marine (Interprétée par Marine Le Pen qui a dû laisser pousser sa tignasse de l’oye, holà !!).

Marine est une jeune étudiante parachutée  dans une fac catho "la Jeanne d'Arc" subventionnée par une multinationale qui ne souffre pas spécialement de verser une taxe d’apprentissage eu égard aux bénéfices mirifiques tirés d’une spoliation éhontée d’un gisement d’uranium en Afrique équatoriale.

La jeune femme se fait stigmatiser par sa blondeur mais aussi par ses idées assez décapantes. Elle prône hardiment la lutte contre les étudiants étrangers qui écorchent la langue nationale. Elle revendique avec pugnacité un retour au troc car elle voue une sainte aversion à la monnaie du pays porteuse, selon elle, de tous les maux économiques et d'un risque d'eczéma purulent !

Et pourtant, bien que raillée, humiliée, elle finira par gagner les élections de délégués du bureau contre toute attente en raison des querelles intestines qui émaillent, à longueur de journées,  les clans de ceux qui la combattent !!

Et ses idées loufoques, voire surréalistes, un brin populistes,  finiront par capter l’adhésion des plus vils détracteurs. Certains d’entre eux en avaleront leur chapeau et s’humilieront à ramper aux pieds de la belle pour conserver le droit de rentrer dans ses grâces.

Mais la guêpe n’aura de cesse que son dard ne meurtrisse davantage ses anciens ennemis.

On ne comprend pas pourquoi les studios « Haie-Faine » ont  opéré  un tel virage dans leurs visions cinématographiques ! Les reportages poussifs sur les éléments végétaux et animaux ne devaient pas drainer un public conséquent !

En vendant plusieurs de leurs  immeubles les studios «Haie-Faine » ont franchi la haie du déficit pour se doter d’un petit pécule nécessaire au financement de ce film enfin humaniste (enfin humaniste, oui, bon...)

Des connaisseurs patentés avaient cependant ressenti un léger changement de cap dans l’avant dernier film « la mante ». On y voyait, durant dix minutes, une mante religieuse dévorer son mec  avec un appétit féroce étayé par  l’alibi suivant : son type faisait trop les yeux doux à une cigale bien basanée venant d’un pays du Sud.

Finalement la transition pouvait se subodorer et les mœurs animales ne sont pas si différentes de celles des êtres humains.

Le film sera diffusé dans les salles obscures jusqu’au 6 mai 2012.

mardi 24 avril 2012

A NE PAS MANQUER aux 3 BAUDETS

Métro, pas beau, bobo...


Un véhicule 4x4 a voulu visiter une bouche de métro, ce mardi matin, dans notre bonne ville de Paris. Le conducteur contrarié et en larmes (la raison vous sera donnée dans la parodie qui suit) a cru voir une entrée de parking. Il s’agissait, en fait, d’une entrée de métro. Heureusement aucun piéton ne descendait ou ne remontait l’escalier d’entrée de la station ! Sinon on eût assisté à un drame quand bien même le conducteur, réalisant son erreur, avait freiné  pour plonger à vitesse ralentie dans la bouche indésirable…

La police dépêchée sur place a procédé au classique petit test d’alcoolémie que s’est avéré négatif ! C’est déjà ça !

Mais, selon une employée du restaurant Select, proche de la bouche de métro, un incident similaire s'était produit au même endroit il y a  4 ou 5 ans…

Dès sa réélection Nicolas Sarkozy a promis de débloquer des fonds pour pallier ce gros problème de signalisation ; car c’en est surement un, n’est-il pas ??

Un petit accident qui fleure bon le bassin parisien et la Chaussée d’Antin, n’est-ce pas Jacques ?

C'était un 4x4  malin
Qui sentait bon le revenu rupin
Qui sentait bon les carburants urbains
C'était un 4x4 malin
Avec un GPS et de bons freins
Avec des sièges moelleux pour les reins
Et qui roulait vers la Chaussée d'Antin
Mais un jour, on n’sait trop bien
Le 4x4 se trompa d’orientation
Il prit une entrée de station
D’un métro et ses marches trouva !
 
REFRAIN:

De grâce, de grâce
Disait son conducteur
De grâce, de grâce,
Otez moi de la place.
De grâce, de grâce,
Suppliait le chauffeur
Réparez mon erreur !!

C'était un superbe engin
Qui rencontra le métropolitain,
Croyant trouver un parking parisien.
C'était un superbe engin
Une superbe ligne ; fier et hautain
Avec un homme qui le conduisait bien,
Jusqu’à ce jour  à la Chaussée d'Antin.
Oui ce jour, le bel engin
Planta son museau sur l’escalier de béton
Du métro surpris par l’aplomb
De ce bolide qui s’y étalait !!

REFRAIN

C'était un chauffeur déteint
Qui avait voté Bayrou mais en vain
Il pleura, les brumes du chagrin
Brouillèrent l’entrée du souterrain
Est-ce un parking ? J’y vois pas bien !
Non c’est le métro ! Vite les freins !!
C'était un petit engin
Planté au métro de Chaussée d'Antin.
C'était un très bel engin
Captivé par le métro parisien….