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mercredi 10 avril 2013

DECLARATION ET RATION D'ECLATS !!

Depuis que Cahuzac a menti sur ses comptes en Suisse (ou à Singapour ?) Hollande et son bras droit Ayrault se sont sentis obligés de "moraliser" la vie publique française en incitant fortement tous les élus à publier leur Patrimoine sur tout support à leur disposition (blog, tweet si pas plus de 140 caractères, annonce dans le Galibot, dans Métro, affichage urbain, affichage bus Decaux, tee-shirt, papiers-toilette, bref, tout support médiatique digne de ce nom...)

Déjà des ministres de gauche (Carlotti, Duflot, Montebourg...) se sont acquittés de la tâche. Des élus de droite ont renchéri (Wauquiez, Fillon). Certains rechignent : à quoi bon ? D'autres crient à la démagogie et à la manoeuvre d'enfumage !

Déclarer son patrimoine s'inscrit déjà dans les procédures des arcanes du pouvoir. Mais, à présent, il s'agit de jeter en pature, à un public adoré (quoi que !) la liste de ses avoirs d'actif et de ses dettes de
Passif !! On pourra alors s'apercevoir qu'un élu actif peut être plombé par un passif et qu'à contrario (qui n'est pas une convention négociée avec le Brésil) un passif de l'Assemblée Nationale disposera d'un actif abondant et qu'on souhaite à bon dû !

Car là est le problème : qui nous dit que la transparence sera assurée ? Hum ? Hum ?

Déclarer c'est bien ! Déclarer sans mentir c'est mieux !!




LETTRE D'UN ELU A SON VIEIL AMI MOINE



Je vois que tu t’empâtes ;  ris moine
Car jamais de ton patrimoine
Tu ne déclareras l’ampleur
De sa minceur sur ton honneur !

 
Tu ne seras pas acculé
A égrener  ton chapelet
De provisions roboratives
De friandises nutritives.

 
Tu n’es pas comme l’homme élu
Contraint de parler de son c..orps
De ferme au fin fond de la Creuse
Ou de son pavillon sur Meuse

 
Tu échappes au jet en pâture
D’une richesse en démesure
A l’aune du salaire moyen
Qui fait rager le citoyen !

 
Tu évites un gros contre coup
Du Cahuzac Gate et j’avoue
Que j’aimerais te ressembler
Moi qui roupille à l’Assemblée !

 
Autant j’aurai l’âme fluette
A déclarer mon fût  de dettes
Autant je serai malhabile
A dévoiler l’automobile !

 
Je l’ai acquise à l’étranger
En moindre TVA payée
Et j’avoue qu’il me faudra taire
Mes placements en Angleterre.

 
La City m’a ouvert les bras
Fait fructifier mes petits bas
De laine ascendance trésor
Actions, sicav et lingots d’or !

 
Je mentirai par omission
Je m’en repens, ô ma Nation
Et toi le moine prie bien pour moi
Mentir est un péché, je crois…

 
Je crois… ??

mardi 9 avril 2013

THATCHER EST MORTE ! QUI FER ??

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L’ancien Premier ministre britannique, décédée lundi, était-elle le sauveur de l’économie anglaise où l’ultralibéralisme, dans les années 80, avait creusé les inégalités sociales en jetant 2,5 millions de chômeurs à la rue ?

Grande question économique qui laisse le fer à moitié chaud alors qu'il faudrait parfois le battre quand il est froid !

Supprimer les impôts et affaiblir l'Etat au nom de l'individualisme productif peut redresser un pays trop centralisé et sclérosé par la lourdeur bureaucratique. Mais c'est aussi couper les vivres aux plus nécessiteux et privatiser des pans d'activité qui n'auront de cesse que les profits croissent pour le bien des actionnaires !

Les traders de la City la pleureront ! Les chômeurs, les ex-mineurs licenciés (revoir le film "Les virtuoses") la maudiront à jamais !

Alors, Thatcher, au paradis ou en enfer ?

Pour le Paradis tapez 1
Pour l'Enfer tapez 2

St Pierre dépouillera les votes à 10 jours fin de mois...

dimanche 7 avril 2013

HOMMAGE A PEREC (L'écrivain, pas la gazelle)

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CIVITAS A SAINTS SI VITE ASSASSINS (pour la laïcité)


 
"Je m'étonne d'avoir entendu des membres de l'organisation Civitas (intégristes catholiques, ndlr) prier devant l'entrée de notre assemblée, alors même que les prières de rue sont interdites depuis le 16 septembre 2011, au nom du principe de laïcité", a déclaré Mohamed Soilihi lors de la discussion générale sur le projet de loi.

"Cette interdiction ne saurait s'appliquer qu'aux musulmans de ce pays, au nom cette fois-ci du principe d'égalité", s'est-il exclamé.
L'ancien bâtonnier de Mayotte s’est engagé en faveur du mariage homosexuel en soulignant qu'il est élu d'un département d'outre-mer où 95% de la population est de confession musulmane !!
Qu'on se le dise au fond des ports !!
 
La vie trop catholique peut tasser les neurones
Si, vie tasse et réduit l’homme pieu à son lit
De lie inquisitrice à la lumière atone
Au nom de Dieu le Père la folie se délie !

 
Si les preux musulmans se tournent vers la Mecque
Les accros de la Croix prient devant le Sénat
Prière sur les pavés, sous les pavés la fresque
Du jugement dernier, amen, alléluia !!

 
Ah, si François venait tout droit du para-gay
Plutôt que d’Argentine on n’en serait pas là !
L’intégriste s’assoit sur la laïcité
Et la rue se pavoise de beaux Ave Maria !

 
Restez dans vos églises et les cloches sonnez
Pour mieux exorciser vos Sodome et Gomorrhe
Mais de grâce épargnez aux yeux urbanisés
Le spectacle navrant de vos confiteor !

 
Gardez-vous de stagner dans le fond de la Bible
Où la colère de Dieu foudroie les deux impies
Que la belle exégèse choisisse une autre cible
Dans le grand Testament, le nouveau, du Messie.

 
Il vous sera donné la parole éclairée
Celle d’un homme soucieux de clamer aux Apôtres :
Ne jugez pas si ne voulez être jugés !
Et par-dessus tout : aimez-vous les uns les autres !

 

 

 

 

samedi 6 avril 2013

FRED S'EN EST ALLE...


Dur d’attirer l’attention quand on meurt en plein scandale politique ! Alors que la presse en bave pour Cahuzac on a appris que Fred, alias Frédéric Othon Aristidès, est mort à l’âge de 82 ans, à Paris, ce mardi 2 avril 2013.

Mais qui est Fred ? Eh bien, le dessinateur français par excellence ! Celui qui s’est fait les griffes chez Hara-Kiri et a fini sa carrière chez Dargaud !

L’homme, poète, parolier (notamment pour Dutronc) et auteur de BD aura enchanté petits et grands par ses œuvres originales. On lui doit la série Philémon, personnage au pull marine version Adjani-Gainsbourg mais aussi des albums comme « le Petit Cirque » ou « L’histoire du corbac aux baskets » (Reebook de Rosanna Arquette ?), réalisation qui lui valut le prix Alph'Art du meilleur album au festival d'Angoulême 1994.

Pour lui rendre hommage je me suis permis de revisiter une des planches dudit album en respectant l’ambiance actuelle !

Repose en paix grand poète de la pataphysique, clown triste d’une aventure humaine que tu tiras vers le merveilleux…

AU BAL DE LA VERTU


Au bal de la vertu
Droit et Moralité
Certains de leur statut
Se sont fait inviter.

Sur une valse lente
Ils se sont enlacés
En douceur élégante
Puis se sont attablés.

C’est là, lors du repas
Que l’humeur s’assombrit
Au rythme d’un débat
Sur la démocratie.

Le Droit disait : - je suis
Garant des libertés !
Et ma Loi garantit
L’essence du respect !

La Moralité qui
Voulait prendre sa place
Lui lança l’argutie :
- Tu vis par la menace !

- Comment ? S’indigna-t-il
Tu me prêtes ces maux ?
Mais il faut au pays
Châtiments d’illégaux !

- Les illégaux, dit-elle
Sont souvent peu nantis
Tu cherches moins querelle
Aux puissants enrichis !

- Ah, je te vois venir
Répliqua l’outragé
Mais sache que mes sbires
Par toi se font duper !

Oui, qui tisse mes lois
Quelque fois se réfrène
En estimant parfois
Qu’un péché ne vaut peine !

Ne fais donc pas l’outrée
Songe aux compromissions
Aux mensonges éhontés
Pour eux point de sanction !

- Est donc de ma faute
Si les faiseurs de loi
M’ont en estime haute,
Dit la belle en émoi ?

J’essaie sans la contrainte
D’instiguer la droiture
Je crois aux règles saintes
Des consciences qui durent !

- Tu te repais de leurre
D’utopie maladive
Lui lança le censeur
Car tout homme dérive !!

- Que ferais-tu sans moi
Lui lança la plaintive
L’humanité des lois
Coule de mes missives !

- C’est bien là le malheur
Eructa l’outrancier
A faire le joli cœur
On crée l’impunité !

Soudain le ton monta
L’invective couvée
Brusquement éclata
Ils se sont déchirés !

Au bal de la vertu
Droit et Moralité
Ont sombré dans l’abus
Et se sont fait coffrer !!

jeudi 4 avril 2013

HOLLANDE PREFERE LE THE A LA LIE ET LIAUTEY...


Le rendez-vous était fixé depuis longtemps mais il ne pouvait que mieux tomber. En volant vers le Maroc Flamby, le teint crémeux, se disait qu’il échapperait durant 48 heures aux sarcasmes de la Droite au cœur de la sulfureuse affaire « Cahuzac » !

Ah Cahuzac ! Son ministre vient de perdre un marocain ! Celui du budget ! Mais pire, il a perdu l’estime qu’on avait de lui ! Cahuzac le menteur ! Cahuzac l’impardonnable ! Le pestiféré de la gauche caviar, le banni de toute rédemption ! Il n’était qu’un vil maraud  qui niait (maroquinier ? Non plutôt dans les prothèses capillaires affirmait-il d’un ton sûr et sans friser le ridicule !)

Oui, Flamby rumine dans l’avion qui le mène à Casablanca, la maison blanche marocaine pas celle d’un Bill Clinton qui nia longtemps sa relation avec une Monika ! Ah, ces histoires de mensonge qui ravagent les politiques ! Le Président n’arrête plus d’y penser ! L’homo politicus est-il un être condamné à se fourvoyer dans la spirale du déni ?

A son arrivée François est accueilli par le roi Mohammed VI qui lui lance : Ah !!

- Ce mot « Ah » m’aide lance Flamby qui retrouve sa verve humoristique ! Il raisonne agréablement dans mes oreilles et évoque l’hospitalité teintée d’heureuse surprise !

Puis  le président français a eu droit à un "accueil populaire" sur une place du centre de Casablanca recouverte pour la circonstance de tapis marocains ! Adepte de la pluie battante notre Flamby national parcourut sous le déluge cette aire tapissée en se disant qu’ainsi les mauvaises pensées seraient tapies ! Mais régulièrement le spectre de Cahuzac revenait dans les neurones présidentiels et assombrissait le regard déjà troublé par l’humidité accumulée sur les verres correctifs !

Mohammed et François se rendirent ensuite au palais royal pour un entretien. S’ensuivit une sympathique cérémonie de signatures de contrats  (transports ferroviaire, tramway, métro, lignes à grande vitesse, énergies renouvelables, cliniques de chirurgie esthétique…non, pas de chirurgie esthétique !)

Accompagné de ministres à la tête d’enterrement de première classe et d’une soixantaine de patrons rigolards à l’idée d’avoir empêché la Parisot d’entamer un troisième  mandat au Medef, notre chef d’Etat a inauguré, en fin de journée, une station d’épuration des eaux gérées par une filiale de GDF Suez, la Lydec !

- C’est une belle station d’épuration, a lancé Flamby avec une voix enrouée. L’épuration des liquidités est une noble tâche, j’en conviens ! Je me souviens avoir inauguré une station d’épuration pour le compte d’une Zone d’Aménagement Concerté de je ne sais plus quelle région…peu importe ! Je peux vous assurer que c’est un joyau qu’a eu ZAC…

Le brave Corrézien ne termine pas sa phrase, terrassé par l’émotion

Les Ministres qui accompagnent leur mentor sentent bien qu’il n’y est pas ! Chaque pause entre les visites devient une opportunité pour se ruer sur les véhicules officielles afin de se tenir au courant de l’évolution de l’ « Affaire JC » ! Ils se disent que ça ira mieux demain ! Que tout finira bien ! Qu’il faut profiter du jour qui vient ! Comme le chante une quelqu’une qui a fait le chemin inverse d’un Depardieu criblé d’ingratitude ! Oui, ça ira mieux demain ! Ce sera jeudi et à Rabat sans rabat-joie !

Mais la nuit se passe mal ! Cauchemars en série et suées froides ! Hollande se retrouve avec Cahuzac enfermés dans une banque suisse qui ressemble à une grosse panse urinaire ! Puis la vessie se transforme en lanterne et dévoile la vérité, une vérité en elle, vessie : les deux hommes nagent dans du liquide impur. Flamby se retourne dans son lit en proie à l’épouvante. A côté Valérie dort du sommeil du juste après avoir absorbé les somnifères nécessaires.

Jeudi, le soleil de Rabat mais le cœur toujours dans la grisaille. Flamby salue, malgré tout, les « pas décisifs » que le Maroc a accomplis vers la Démocratie. Il le clame haut devant le Parlement marocain, à Rabat :

- Le Maroc s’affirme comme un pays de stabilité et de sérénité, lance notre Président devant son hôte flatté ! Oui Mohammed,  je ne peux qu’applaudir votre nouvelle Constitution qui garantit la « tolérance » durant un an, voire plus, pièces et main d’œuvre ! Chapeau bas ! Si, si, et je pourrais presque ajouter que votre système politique n’a rien à envier avec celui de la France, enfin, surtout en ce moment !!

Puis Flamby a réitéré son soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat pour le compte du Sahara occidental, ex colonie espagnol contrôlée par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes estampillés « Polisario »

- Tout doit être fait pour améliorer les conditions de vie de la population dans cette région, a déclaré le Chef de notre Etat. Je sais bien que je ne vais pas plaire aux Algériens (qui m’aident si gentiment dans ma guerre au Mali) mais je dis que le Maroc a raison de proposer l’autonomie et que le Sahara peut se passer des aides algériennes, notamment celles allouées au Polisario !

La phrase en italique restera dans les dédales cérébraux de notre brave Flamby, soucieux de ne pas froisser davantage le père Bouteflika ! Il a suffisamment d’ennuis comme ça ! Lui, pas Bouteflika !!

Et de repenser à JC ! Quand même ! Les mêmes initiales que Jésus Christ !

Mais par sa faute c’est Hollande qui porte la croix !!

La féerie marocaine n’y pourra rien !!

mercredi 3 avril 2013

UN FILM DERANGEANT, J'AVOUE !!


 
Le premier film d’Edwy  Plenel est d’une sobriété à toutes épreuves. Bien que financé à 34,785 % par UBS (Union des Banques Suisses) et le reste par une banque de Singapour (soit 54 ,601 %), ce long métrage de 2 heures 56 minutes et 9 secondes (chrono suisse homologué) n’a pas réussi à boucler des fins de mois difficiles. Il a fallu sabrer la partie musicale et le casting !

Aussi, l’œuvre n’hérite-t-elle que d’un seul support musical qu’on attribuera à ce cher Guy Béart ! Un Béart qui, tel le Phénix, renaît de ses cendres. Toutes les 25 mn le spectateur aura l’occasion d’écouter la chanson « La Vérité » extrêmement repérable par ses paroles récurrentes : « le premier qui dit la vérité, il va s’faire exécuter » !

Car la vérité demeure jusqu’au bout la thématique du film. La vérité et son contraire : le mensonge ! Plenel met sur pellicule l’affaire Cahuzac dont il a été le dynamiteur en tant que dirigeant de Médiapart, ce média incorrigible qui lève des lièvres à l’envi !

L’affaire Cahuzac !! A vous renvoyer aux gémonies des oubliettes de l’histoire l’affaire Dominici ou celle du pull over rouge !

Avec peu de moyens Plenel nous fait rentrer dans les arcanes du mensonge politicien.

Tout le monde se souvient de l’histoire. Jérôme Cahuzac, Ministre du Budget de Mr Hollande, finira par avouer qu’il détient un compte à l’étranger (environ 600.000 € sinon plus…) après avoir nié en bloc le pactole !

Le film reprend bien les archives de l’époque : Cahuzac exécutant un déni de fraude fiscale au sein même de l’hémicycle parlementaire ! Cahuzac mentant à ses proches, à ses collègues du gouvernement et finalement aux Français !

Mais les archives sont entrecoupées de scènes filmées par caméra 35 mm. Le rôle principal revient, de facto, à Jérôme Cahuzac ! L’homme semble renaître dans ce monde artistique et revit d’avoir définitivement renoncé à la vie politique ou aux chirurgies esthétiques (dans un cas comme dans l’autre il s’agissait de modifier la réalité !)

Oui, Cahuzac excelle dans ce rôle de Ministre taraudé par le mensonge. On a beau connaître la fin on reste haletant : va-t-il avouer ??? Les gros plans se multiplient sur un visage martyrisé par les démons traumatisants qui harcèlent leur victime par des « ne dis rien ! Fais comme tout le monde ! Casse-toi en Belgique, pov’ con ! Nie tout en blog !! ».

Une scène s’avère particulièrement réussie. Alors qu’il se promène dans sa bonne ville de Villeneuve-sur-Lot, dont il est maire, Cahuzac est interpellé par une jeune admiratrice qui lui demande si tout va bien. L’édile répond qu’il se porte comme un charme ! En vérité il est déjà miné de l’intérieur par la sombre histoire d’oseille cachée en Helvétie et qui le fait chier, à intervalles réguliers, régulant ainsi un transit intestinal jadis versatile.

Cette réponse fugace et gorgée de mensonges raisonne dans sa tête toute la journée. L’usage de la voix off amplifie le harcèlement psychologique. Des petites voix diaboliques lui susurrent sporadiquement : « pourquoi t’as pas dit la vérité à la demoiselle ? Tu es mal ? Pourquoi dis-tu que tout va bien ? »

Et ça dure pendant 10 minutes. Mais là, soudain, on comprend la dynamique du mensonge. Le pire n’est plus le magot caché et qu’on ne veut pas révéler ! Le pire c’est le petit mensonge né du gros, la petite phrase de camouflage débitée par complaisance, le brin de politesse échappé d’une échelle de valeurs sociétales…

La fin du film élargit intelligemment la réflexion. Les scènes s’entrechoquent pour nous donner la nausée. On ne sait si les séquences s’inspirent de la vraie vie ou d’une fiction tout droit puisée dans le cortex bouillonnant d’un Plenel remonté à bloc !!

Le reste du film est encore une suite chaotique de séquences ou alternent le vrai et le faux. Entre l’onirisme psychédélique et l’épure d’une réalité en mal d’accouchement le spectateur est balancé dans ses certitudes. La mécanique mensongère est notamment illustrée par une scène montrant l’obstination mercantile à ne rien dévoiler de la composition d’un plat cuisiné, à base de bœuf… mais qui gardera longtemps son secret de fabrication hippophage.

Une autre scène dévoile les arabesques sémantiques d’une droite décomplexée et bienheureuse de pouvoir casser du sucre sur  la  pseudo « moralisation de la vie publique » voulue par le gouvernement de gauche au pouvoir. On y découvre des politiciens retors qui s’indignent du mensonge longtemps gardé par Sieur Cahuzac. Ces fanatiques de la politique, finement interprétés par des intermittents du spectacle (faible budget oblige), profitent de l’aubaine pour demander la tête du gouvernement ! D’autres estiment que l’Assemblée doit être dissoute !

Pour un aveu de mensonge les masques tombent, la haine s’affiche sur les visages hideux ! Et revient Guy Béart « le premier qui dit la vérité… ». Lancinant, insupportable… Des spécialistes de la tromperie et des malversations occultes se frottent les mains d’une telle diversion : impliqués dans les affaires, ils se voient brusquement délestés de pression médiatique et rajoutent de l’huile sur le feu !!

La fin du film se montre insoutenable. Les indignés finissent par ourler leurs imprécations d’un fil de médisance qui jette le discrédit sur leur légitimité. Les loups qui hurlent ont brusquement des masques de Pinocchio (très bon trucage en 3 D !) et nul n’est dupe du potentiel de mensonge dont sont dotés les faiseurs de leçons, les ayatollahs de la droiture, les parangons de la probité !

Le pauvre Cahuzac finit par s’enfermer dans le remords ! On le voit glisser dans l’abime suicidaire avec une corde autour du cou et le regard caché par d’énormes lunettes censées lui ôter la vue d’un monde nauséeux et dénué de toute rédemption !!

Un film, en définitive, qui met mal à l’aise et qui poussera l’indécence du mensonge à faire figurer le nom de François Hollande sur son affiche !

Or  à aucun moment de cette œuvre kafkaïenne  n’apparaît la bonhommie de notre Flamby national !

Que je sois damné si je mens !!

vendredi 29 mars 2013

RUE BRICOLEUR OU RUBRIQUE AUX LEURRES ?



Hier, chez Pujadas, notre cher Président a parlé du Mali, du chômage, du 75% sur les hauts revenus, du non cumul des mandats, de la réduction des dépenses budgétaires, de la relance européenne, de la simplification des démarches administratives et…de sa boîte à outils !

Pour sortir de la crise pérenne Hollande a une boîte à outils ! Une boîte à outils extra ! Qui fait crac boum hue ! Les filles en tomberaient à ses genoux !

Dans la boîte on trouve différents accessoires : vis pour effectuer des tours dans certaines dépenses budgétaires, scie pour couper les rumeurs anti mariage gay (la scie est guine), pinces sans rire, clés amulettes porte-bonheur, rabot robot…

Des esprits chagrins pensent que les outils sont déjà obsolètes quand d’autres, ne mettant guère en cause l’intégrité physique des ustensiles, jugent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour s’attaquer au gros œuvre national voire international !

Flamby, lui, semble content de sa boîte achetée à Tulle et laisse parler les mauvaises langues puisqu’il a les nerfs d’acier et le sang froid !

Il a cependant concédé qu’il lui manquait quelques outils et s’est adressé à sa compagne. Mais la Maison de Valérie hébergée chez Conforama a répondu qu’elle vendait meubles et électroménager ! Et surtout pas d’outils ! D’ailleurs elle ne supporte plus cette boîte à outils qui traîne partout jusque dans la chambre à coucher.

Aussi, fait-elle fait sienne cette parodie d’une chanson interprétée par Patachou et composée jadis par Brassens !!
 
 
Pendant les rares moments de pause,
Où il n' répare pas quelque chose,
Il cherche le coin disponible où
L'on peut encor planter un clou
Un clou fiscal bien à la place
Du clou d'hier, il le remplace-
Ra demain par un clou meilleur,
Le même qu'avant-hier d'ailleurs.

[Refrain] :
Mon Dieu, quel bonheur !
Mon Dieu, quel bonheur
D'avoir un « mari » qui bricole
Mon Dieu, quel bonheur !
Mon Dieu, quel bonheur
D'avoir un « mari » bricoleur


Au ruisseau des vives promesses,
Il bâtit barrages sans cesse
Il dit que tout sera beauté
Quand l’eau sera canalisée.
Île des marteaux, il démarre tôt
Pour clouer de nouveaux impôts !
Moins dépenser ? Il faut poncer
Sous le pont sage du budget !!
[Refrain]

A l'heure actuelle, il fabrique
Un nouveau système politique,
Qui permettra à l’homme en vie
De partager la pénurie !
Mais dans ses calculs il se trompe,
Il s’y perd ; j’en ai plein les pompes,
Si encore il savait masser
Mes petits pieds tout esquintés !

[Refrain]

Comme il redoute que des canailles
Fassent importer de viles tenailles
Venant de Chine et à bas coûts
De qualité plus qu’en dessous
Il me scie par tous ses propos.
Pour relancer produits locaux
Et tournent vices de vieux poncifs
Pour le redress’ment  productif !
 
Mon Dieu, quel malheur,
Mon Dieu, quel malheur
D'avoir un « mari » qui bricole !
Mon Dieu, quel malheur,
Mon Dieu, quel malheur
D'avoir un « mari » bricoleur !
 
 

jeudi 28 mars 2013

RASSURER : TELLE EST VISEE !!




Ce soir, Flamby va devoir se faire questionner par Mr Pujadas sur un plateau de France 2 !  Un plateau de JT, moins agité qu’à l’époque du Sarkozysme débridé mais quand même : il faudra montrer qu’on existe et qu’on se remue !

Donc : une panoplie de gestes communicatifs, un soupçon d’humour corrézien entrecoupé d’une gravité (son ex aurait dit « gravitude ») afin de ne plus chuter dans les sondages comme un scaphandrier lesté de plomb au fond d’un océan de circonspection !

L’homme engoncé dans son costume de Président devra montrer où il va et, par la même occasion, où nous allons ! Où allons-nous dans la crise malienne ? Qu’adviendra-t-il de notre épargne à l’ombre des fantômes chypriotes ? Vers quel modèle familial marchons-nous ? Quid du renversement de la courbe du chômage ? Aurons-nous Pâques au balcon ou serons-nous à la merci de nouveaux assauts de neige ? Trouverons-nous encore du poulain dans notre cacao et des blagues dans les carambars ?

Oui, autant de questions qui turlupinent les Français et les poussent à ne plus y croire, à se gaver de psychotropes tout en se repaissant, en boucle, des vieux tubes de Mireille Matthieu ou de Demis Roussos !

Entre De Gaulle et Churchill, entre l’appel au combat et la promesse de sang et de larmes, notre brave Président devra trouver le bon ton, boutant sans tituber l’embêtant bilan tant débattu par Boutih abattu ou Boutin hébétée !

Trouver le bon thon d’un Président qui se fait du sushi dès lors qu’on lui jappe au nez !

 

mardi 26 mars 2013

BOUTIN ET SON MALAISE


 
Lors de la « Manif pour tous voire pour toutes » du 24 mars Christine Boutin se croyant protégée par sa croix n’a  rien pu faire contre l’agressivité de gaz lacrymogènes généreusement administrés par des forces de l’ordre à qui on avait sommé de liquider des stocks pléthoriques.

Christine s’est retrouvée sur le sol parisien, en proie à un profond malaise durant lequel elle dut côtoyer les anges qui, comme chacun sait, n’ont pas de sexe et se foutent bien du mariage gay !

Boutin KO (et non « tout bain qu’a eau » ou encore moins « coûte un bas-haut ») ! La photo a  fait  le tour du Web dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour gagner du temps !
 
Boutin eut malaise mais mou tint, eut balèzes. Le mou, c'est le Flamby de l'Elysée qui tient contre vents et marées en utilisant ces balèzes du muscle !

Mais l’auteur du larmoiement assassin, un brave CRS, père de famille, cruciverbiste patenté et détenteur d’un caniche de marque Doberman ne s’en remet toujours pas d’avoir porté atteinte à l’intégrité physique de l’égérie anti-pacs !

-       Je n’ai pas réalisé que c’était Christine, se lamente-t-il inconsolable ! Moi-même j’avais larme à l’œil et l’arme au poing ! Je voyais trouble les troubles ! J’ai aspergé dans le tas !! Moi je l’aime bien Christine ! Je ne sais pas ce qui s’est passé ! On était débordé de toutes parts !!

Et oui le CRS M.B. (pour ne pas le citer) ne sent remet toujours pas ! A tel point qu’il pourrait faire sienne cette parodie d’une œuvre de jadis, d’un crooner israélien,  chypriote de naissance qui n’aura pas eu le temps de voir la déconfiture de son île natale eu égard à une chute mortelle du 6ème étage d’un immeuble en 1975 !



Un flot de larmes dans ses yeux
C’était là ma seule réponse
Lacrymogènes à qui mieux mieux
Ca n’a fait ni une ni deux


J'étais certain cette fois
Que rien ne me retiendrait hé, hé, hé, hé, et hé !!
Qu’elle s’appelle Boutin-la croix
Ne m’a pas fait reculer !

 
Un flot de  larmes dans ses yeux
Et soudain je réalise
Que son malaise devient sérieux !
C'est moi le plus malheureux !



Par ma faute on la voit
A même le sol allongée hé, hé, hé, hé
Soudain je deviens sans foi
Et je doute du métier !!



Un flot de larmes dans yeux
On va m’en faire l’anathème
Mais Christine je voudrais te dire
Je veux te voir en sourire !


Rien qu'une larme dans mes yeux
C'est toujours ma seule réponse :
Pourquoi cette arme dans ses yeux ?
Je n’comprends pas ; quel  problème !!

dimanche 24 mars 2013

BEREZOVSKY : DROLE DE VIE RUSSE !!


Boris Berezovsky (dit BB), opposant de longue date du Tsar Poutine et réfugié politique (mais pas poli et étique) en Grande-Bretagne depuis 2003, est décédé samedi après-midi à 67 ans près d'Ascot, à une soixantaine de km au sud-ouest de Londres.  Son avocat russe affirme qu'il s'est suicidé.

Berezovsky était criblé de dettes mais pas de balles ! La veille de sa mort, alors qu’il était encore vivant, il avait déclaré que sa vie « n’avait plus de sens » et qu’il ne « savait pas ce qu’il devait faire » tout en écoutant en boucle une chanson de Bécaud (traduire en cyrillique) qui évoquait la même thématique.

Un ami du défunt, l'homme d'affaires Demian Kudriavtsev, a démenti que l'homme d'affaires ait pu se suicider : "Non, il ne s'agit pas de ça ! Personne ne sait ce qui s'est passé. Il n'y a aucun signe apparent de suicide, pas de trace de piqûre ou d'absorption de médicament", a-t-il déclaré à l'agence RIA Novosti.

Alors ? On sait que le  milliardaire, grand bénéficiaire de la « mafiosation » du système russe après la chute du Mur,  a été l'un des adversaires les plus virulents de l’autre Boris, celui du Kremlin !  Il était l'une des figures à Londres d'un groupe d'exilés russes anti-Poutine auquel avait appartenu Alexandre Litvinenko, un ex  du FSB (services de renseignement russes) empoisonné en novembre 2006 au polonium ! Une marque de fabrique de plus en plus connue dans l’entourage du Kremlin, semble-t-il !

Alors ? Berezovsky, nouvelle victime du Polonium à la sauce Poutine ? L’enquête qui s’ensuit nous donnera sûrement quelques éclaircissements !

vendredi 22 mars 2013

ABUS DE FEES (fiscales) BLESSE !


Alors que le Conseil d’Etat vient de tacler méchamment François Hollande (dit Flamby-Pépère) sur la taxe à 75 % jugée confiscatoire, un juge bordelais vient de mettre en examen son prédécesseur à l’Elysée pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt.
 
Flamby cherche des sous pour son budget mais ne peut taxer fortement les trop riches. Sa promesse de campagne prend du plomb dans l’aile. Sarkozy cherchait de l’argent pour sa campagne de 2007 et a, apparemment, frappé à la porte d’une vieille dame cousue d’or !

Les deux décisions concomitantes m’ont inspiré ce petit poème !


La taxe à soixante quinze pour cent
Clamée par le gouvernement
Va publier sa mise en bière
Avortement, droit au cimetière !

 
Taxer les riches plus qu’il ne faut
Vous fait monter à l’échafaud
D’un Conseil d’Etat péremptoire
Craignant l’impôt confiscatoire !

 
Fi des gestions irréprochables
Mon cher Flamby sois confortable
Avec l’argent des fortunés
Emmiellés d’incapacités.

 
Envoie missi dominici
Au cœur du foyer des nantis
Qu’un Alzheimer insurmontable
A rendu soudain vulnérables !

 
Que tes messagers psychologues
Par un détonant monologue
Convainquent une vieille amnésique
De délier bourse magique !

 
Qu’ils fassent preuve de doigté
A l’endroit du vieil édenté
Qui ne compte plus les lingots
Accumulés sous le boisseau !

 
Alors sans taxes usurières
Sans obérer d’humeur légère
De main à main l’argent saura
Renflouer caisses de l’Etat !

 
Fiscalité gérontophile
Au train d’une mémoire sans fil
Apportera quelques billets
A notre anémique budget !

 
Sur ce coup là sois sans remords
O toi le redresseur de torts
L’or des sénilités, Flamby
A déjà servi Sarkozy !!