Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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vendredi 2 août 2013
jeudi 1 août 2013
LES TRAINS D'UN ÉTÉ MEURTRIER
Le transport ferroviaire deviendrait-il adepte
de Thanatos ?
Le 12 juillet inaugurait un été meurtrier sur
les lignes de chemin de fer. A Bretigny-sur-Orge (Essonne) le train Téoz 3657, reliant
Paris à Limoges, déraillait en
provoquant la mort de 6 personnes. Une septième personne vient de succomber à
ses blessures.
Le 29 juillet, deux trains entrèrent en
collision en Suisse Romande, vers 19 heures. Le choc fit un mort et 35 blessés
dont 5 grièvement.
Mais surtout, entre ces deux dates, il y eut
le 24 juillet et ce train déraillant à quelques encablures de St Jacques de
Compostelle, haut lieu de pèlerinage de Galice (Espagne), but espéré de milliers
de pèlerins.
"Dans
les kilomètres ayant précédé le lieu de l'accident, le train roulait à 192
kilomètres heure", ajoute le tribunal espagnol saisi de ce drame, indiquant "qu'un frein
avait été activé quelques secondes avant l'accident". Le virage était
pourtant limité à 80 km/h.
Le conducteur du train, Francisco José Garzon
Amo, âgé de 52 ans, a été mis en examen dimanche pour "79 faits d'homicide
par imprudence" par le juge d'instruction Luis Alaez. Il a été laissé en
liberté sous contrôle judiciaire.
Une liberté lourde de culpabilisation !
Un poids insoutenable sur les épaules d’un seul homme ! L'idée lui traverse-t-elle l'esprit qu'il aurait mieux fait de mourir dans l'accident ?
Est-il le seul fautif ? L’enquête, espérons-le,
devrait pouvoir éclaircir tant d’interrogations !
En ces occasions on ne peut que songer à ces
commandants de ferries, ces chauffeurs de bus, ces conducteurs de transports
publics qui, dans un moment d’absence ou par poussée fiévreuse d’exploit,
oublient leur responsabilité et la charge qui leur incombe : amener leurs
passagers sains et saufs à l’endroit contractualisé !
Dans ce genre de drame on repassera le plat de
la sécurité, des systèmes de freinage automatisés…
On se gargarisera à rêver d’un univers où le
risque zéro n’existe pas !
On aura la faiblesse de penser qu’un jour les
accidents n’auront plus cours ; hormis sur nos écrans de jeu vidéo ou dans
les scénarios de jeux d’enfant !
Mais on se trompe !
J’avais 10 ans, j’étais gamin
Et mon petit train électrique
Subissait les plus drolatiques
Déraillements mus à dessein.
Sur les rails que j’avais disjoints
S’affaissait la locomotive
Et les deux wagons en dérive
Peignaient ma joie en contrepoint.
En ces temps-là, dans son Espagne
Un petit Francisco joyeux
Devait s’adonner à ce jeu
Comme on rit d’un mât de cocagne.
Sans savoir qu’un jour il serait
Le conducteur d’un train d’enfer
Dans un virage mortifère
Près d’un sommet de piété.
Ci-git St Jacques de Compostelle
Les morts dans les wagons broyés
Du sang couvrant la voie ferrée
Dans l’indicible accidentel.
Au terminus des pèlerins
Le deuil nacré de coquillages
Ecrabouillés par la sauvage
Motricité folle du train.
Déraillement, erreur humaine
Ce qu’en diront les boîtes noires
Ne modifiera pas l’histoire
Noircie sous le cri des sirènes.
Et Francisco de son enfance
Puisera
l’amer souvenir
D’un petit train nommé plaisir
Hors des méandres de souffrance
Et Francisco José Garzon
Perclus de coupables fardeaux
Ecoutera les trémolos
De son trépas qui violone !
BERNADETTE LAFONT A REJOINT PAULINE
Une grande actrice nous a quittés ce jeudi 25 juillet. A l’âge
de 74 ans s’est éteinte Bernadette Lafont et, avec elle, une partie de ce
cinéma de la nouvelle vague.
Bernadette Lafont c’était une lueur dans le regard, une
malice contagieuse, une spontanéité débordante, un remède à la déprime.
Personnellement elle fait partie des grandes comédiennes qui
jouent à l’instinct et s’enrichissent d’une personnalité hors du commun. J’ai
aimé Romy Schneider, Annie Girardot, Marie France Pisier et j’ai aimé
Bernadette Lafont parce qu’elles
incarnent au mieux la vie sur cette fine bandelette de pellicule qu’on appelle
un film et qui reste l’émouvant témoignage d’un cinéma des années 60 se débarrassant
de carcans académiques et poussiéreux.
Comme Annie, Bernadette avait de la gouaille, de la
fraîcheur. On avait envie d’être son ami, de l’accompagner dans ses ballades
cévenoles.
Remarquée par Truffaut elle jouera son premier film Les
Mistons en 1957. Puis un autre père de la nouvelle vague, un certain Chabrol,
lui prolonge l’étrier. Et ce sera Le beau Serge aux côtés de Jean Claude Brialy
(1958). Après un passage à vide elle
repart de plus belle avec La fiancée du pirate (1969) où elle incarne une femme
mutine et nourrie des mouvements libertaires de 1968.
On la remarquera aussi dans La maman et la putain (1976,film
de Jean Eustache) et dans Une belle fille comme moi (1972 et encore Truffaut).
Mais bientôt le cinéma se détourne de ses vraies capacités
et la sous emploie dans des rôles secondaires pour le compte de comédies
farfelues et sans grande envergure.
Mais en 1985 elle devient la confidente d’une future étoile
du cinéma, la jeune Charlotte Gainsbourg ! Le film s’appelle l’effrontée
et Bernadette décrochera le césar du meilleur second rôle !
Chabrol saura la redécouvrir avec l’Inspecteur Lavardin
(1986)
Enfin Mocky lui fera confiance et lui assurera de son
amitié. Avec lui elle tournera 4 films dont le Pactole (1985) et Les
saisons du plaisir (1988).
C’est d’ailleurs
Mocky, le franc-tireur du cinéma français, qui sera l’un des rares de la
profession cinématographique à se rendre aux obsèques de la grande dame, à
Saint André de Valborgne (Gard)
Et le bougre s’en indignera :
-
Si peu de monde
pour son enterrement, c'est dégueulasse. Même si Bernadette était quelqu'un de
solitaire et indépendant, le cinéma devait être là !
Mais toi,
Bernadette, dans ton paradis des étoiles disparues, tu t’en balances ainsi que
le chantait Barbara dans le film de Nelly Kaplan où tu incarnais Marie, la
fiancée du pirate (1969)
Oui tu t’en
balances car des gens de ton village continuent à t’aimer en silence ! Et
puis tu as enfin retrouvé Pauline, ton enfant chérie, ta petite fée trop vite
disparue en 1988 !
Dans son
souvenir tu t’es battue pour ne pas sombrer et ce deuil magnifique aura nourri
les planches des théâtres et la magie télévisuelle…
Comment
pourrait-on t’oublier ?
Pas
beaucoup de tes pairs pour ton dernier voyage
Saint
André de Valborgne au plein cœur de l’été
A
réuni ses âmes pour cet ultime hommage
Quand
la nouvelle vague d’un reflux s’étiolait.
Et
pourtant quel regard aux lueurs de malice
Pour
inspirer le cœur de Chabrol ou Truffaut
Une
belle fille comme toi pour ce dernier office
Eût
mérité le chœur des illustres sanglots.
De
maman à putain s’emploie ta profession
A
nourrir de son sein tes premiers jeux d’écran
Pour
préférer bientôt d’autres fruits de passion
Quand
ton âge écrira la mémoire de Kaplan.
L’été
en pente douce décrochera l’hiver
Et ce
froid dans ton cœur en brisures d’absence
Le
parfum de Pauline sur les embruns amers
Et
des planches posées en tremplins d’espérance.
Au-delà
de ce deuil, au-dessus de l’abime
Une
force joviale, un appétit d’aimer
Cigale
cévenole dans l’été qui s’abime
Tu brillas
tant de fois pour nous émerveiller
Et qu’importent
les grands issus de ton sérail
Qui
jouèrent l’absence lors de tes funérailles
Les
vrais gens étaient là, ces cœurs qui te ressemblent
Emouvants
et fragiles comme un souffle qui tremble…
samedi 20 juillet 2013
FORCE EST A TRAPPES !
De
violentes échauffourées ont opposé entre
200 et 400 habitants de Trappes (Yvelines) aux forces de l’ordre dans la soirée
du vendredi 19 juillet, aux abords du commissariat de la ville !
L’explosion
de violence est consécutive à
l’interpellation jeudi 18 juillet d’un homme qui s’était opposé à la
gentille suggestion policière de contrôler son épouse qui portait un voile
intégral. La demande aura, peut-être, été formulée de façon maladroite. L’homme voit
laid !
-
Plus dure sera ma dent, lance-t-il aux représentants de la loi.
La loi
sur le port du voile intégral, entrée en vigueur en avril 2011, interdit
la dissimulation du visage dans l’espace public. Elle punit l’infraction d’une
amende pouvant aller jusqu’à 150 € ou d’un stage de citoyenneté. Ceci
quelle que soit la qualité du voile, synthétique comme naturelle.
Vendredi,
vers 20 h 30, des habitants ont jeté des pierres en direction du
commissariat et sur les fonctionnaires de police. L’intifada trappiste a
détruit des abribus ! Des détritus ont été incendiés, notamment près de l’hôpital
de Trappes. L’entrée de l’édifice est voilée…par la fumée !
-
Trappes est folle, lance un policier
-
Frappe et taule, suggère un de ces collègues
-
Que PS PARTE, clame un brigadier Hortefiste Karcheriseur et
amateur d’anagramme !
-
Heureusement que le Tour ne passe pas par Trappes ! Il
termine à Versailles, renchérit son subalterne cyclophile.
A
défaut de partager la joie des Versaillais il risque de recevoir des bouts de
verre saillants.
Sûr que
le FN devrait récupérer l’évènement et
bien l’instrumentaliser. Aussi sûr que Froome gagnera la grande boucle !
ALLEG ET LA QUESTION
Harry Salem,
connu sous le nom d’Henri Alleg, vient de mourir ce 17 juillet à Paris trois
jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire.
Dans son livre « La
question » il a dénoncé la pratique de la torture lors des « évènements
d’Algérie », entorse à la dignité humaine dont il connut aussi la terreur.
Henri Alleg, né à Londres de parents juifs, s’installe à Alger en 1939. Il s’engage auprès du Parti
communiste algérien. Il devra le payer chèrement, par la suite…
En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain
et a comme collaborateur un certain...Albert Camus.
Après le
déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, Henri Alleg entre dans
la clandestinité ! Son journal est interdit par un colonialisme français
très ombrageux à l’égard d’un communisme soupçonné, parfois à juste titre, de
faire le jeu du FLN.
Bientôt Alger
sera sous l’emprise du Général Massu. Alleg est arrêté le 12 juin
1957 chez son ami Maurice Audin, un mathématicien alors âgé de
25 ans, qui, lui-même capturé la veille, mourra sous la torture.
François
Hollande a d’ailleurs rendu hommage à Maurice Audin lors de sa visite
officielle en Algérie l’an dernier.
Le journaliste est torturé à plusieurs reprises au cours de sa
détention, et ce sont les séances de « gégène » qui constituent le
point de départ du livre « La Question »
Henri Alleg aura
indubitablement joué un rôle majeur dans
la prise de conscience, lente et fastidieuse, de l’opinion française face aux
exactions commises au nom de la République !
Ce qui n’empêche
pas Madame Torture d’exercer ses talents dans de multiples régions de notre
planète !
Les petites âmes
d’Amnesty International ne sont pas prêtes à pointer à Pôle Emploi.
Bien d’autres
livres de bien d’autres Henri Alleg feront tôt ou tard les rayons des
librairies. C’est juste une question de temps, de levée de secret, d’explosion
de tabous, d’acceptation des limites de notre humanité.
Si seulement les
leçons du passé pouvaient nourrir notre avenir…
La question comme un fonds
Vertigineux d’errance
Un trait de trahison
A notre intelligence
Une plaie suintante
Dans l’Histoire héritée
Un cancer d’épouvante
Qui s’est fossilisé.
La question lancinante
Dans les mémoires d’Alger
Nauséeuse, écœurante
Si longtemps éludée.
Des relents de brûlures
De décharges zébrées
L’orageuse torture
Dans la torpeur d’été…
La question sans réponse
Si ce n’est l’abjection
D’une guerre qui annonce
Ses envies d’oppression.
L’intense pourriture
Gangrénant les galons
Multiplie les ratures
D’une armée sous tension.
La question systémique
En réponse aux affronts
Des fléaux islamiques
Noirs de libération.
Du talion dans les veines
La peur à fleur de peau
En réfèrent aux gégènes
Planquées sous le boisseau.
La question dans les mots
Qu’Alleg allégua tant
Pour dénoncer les maux
De piteux combattants
D’une cause perdue
Mais dont l’inanité
S’est nourrie de chairs crues
Et de destins broyés.
vendredi 19 juillet 2013
DE LONDRES A PRETORIA
Le monde
médiatique vit dans l’attente de deux grands événements : une naissance
imminente et une mort qui semblerait se doter du même qualificatif !
Nelson
Mandela se mourrait sur son lit d’hôpital de Pretoria tandis qu’à Londres,
Kate, Duchesse de Cambridge, n’en finit pas de faire languir la presse
agglutinée en face de la maternité de St Mary’s Hospital ! Son ventre est
bien rond et l’accouchement ne saurait tarder ! Et pourtant la naissance
royale s’atermoie !!
Nelson se
mourrait mais, aux dernières nouvelles, son état de santé s’améliorerait !
La mort prend son temps !
Près de la
Tamise c’est la vie qui prend son temps sous la canicule d’été ! Et la
presse attend, elle s’impatiente. Queen Elisabeth II se languit d’être arrière-grand-mère !
Devra-t-elle écourter ses vacances (prévues mardi 23 juillet) pour la naissance
du chérubin ou pour la mort du vieux lion sud-africain ?
Aujourd’hui, peut-être, ou alors demain...Comme le chantait Sardou (le père puis le fils) !
Quand le
scoop se fait attendre est-il encore réellement un scoop ?
That is
the question !
De Londres à Prétoria
Comme une odeur d’attente
Exhalant des médias
D’une humeur indécente.
Les caméras postées
Devant deux hôpitaux
Pour le royal bébé
Ou la mort d’un héros.
De Londres à Prétoria
La même frénésie
Pour l’imminent repas
De cent paparazzis.
Les fruits évènementiels
Vers la maturité
Cheminent sous l’ombrelle
Des journaux affamés.
La mort de Mandela
Ou le ventre de Kate
Font noircir les débats
Nourrissent les enquêtes.
De Londres à Prétoria
Sur un fil suspendu
L’indocile agenda
Fait grincer les revues.
Sous les ombres létales
Le briseur d’apartheid
Joue le multiracial
Du jeu « nul ne décède ! »
Dans le ventre si gros
Le futur nouveau-né
Fait patienter l’écho
Des manchettes zélées.
La ferveur des focales
A l’attendue naissance
Vaut bien celle d’un journal
Pour une âme en partance.
Et d’aucuns miseront
Sur la concomitance
D’un éclair moribond
Et d’un fruit de régence…
Un départ-arrivée
Pour grossir les médias
Opposer les portraits
Nécrologie-Gotha !
Mais c’est sous-estimer
Le feu du lion blanc
Qui vient de célébrer
Ses quatre-vingt-quinze ans !
jeudi 18 juillet 2013
mercredi 17 juillet 2013
HOLLANDE ET SON DRÔLE DE 14 JUILLET
LA MAUVAISE RÉPUTATION (Brassens - Hollande)
Le jour du 14 juillet
Remontant les Champs-Elysées
J’ai reçu des sifflets, je crois
Par des malappris de tous bois !
Je n’ai fait pourtant de tort à personne
En ouvrant le mariage à tous les hommes
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
Tous les ultra-cathos, morbleu
Me damneraient à tous les feux
La mère Boutin médit de moi
Comme la Barjot, ça va de soi !
A l’Elysée sans prétention
J'ai dû me plier aux questions
De Chazal et de Delahousse
A la "vas-y-comme-je te pousse" !
M’escrimant à ne déplaire à personne
N’en fus plus surpris qu’Audimat déconne !
Mais les braves gens n'aiment pas que
Me voir à la télé, morbleu
A l’heure où s’activent les feux
Des barbecues sous le ciel bleu !
N’en fus plus surpris qu’Audimat déconne !
Mais les braves gens n'aiment pas que
Me voir à la télé, morbleu
A l’heure où s’activent les feux
Des barbecues sous le ciel bleu !
Les téléphiles zappent à tout va !!
Sauf les manchots, ça va de soi
Sauf les manchots, ça va de soi
Le jour du 14 juillet
A la tribune j’ai remarqué
Le siège vide que Xavier Cantat
Devait occuper ce jour-là !
Je ne ferai pas griefs à personne
Mais Cécile Duflot surveille ton homme !
Car les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux
L'antimilitarisme ne
Peut que susciter mots haineux
L’UMP médira de toi
Sauf Henri Cuq, ça va de soi…
Quand j'croise un marin chanceux
Dans ce Boulonnais besogneux
J’en oublie mon train de misère
Dans ce Boulonnais besogneux
J’en oublie mon train de misère
Les détracteurs, les réfractaires !
Je fais à Boulogne de tort à personne
Mieux : on m’applaudit ; c’est bon pour ma pomme !
Car les braves gens aiment bien que
L’on mange le hareng avec eux
Oui les braves gens aiment bien que
On décore leur vieux maire, parbleu
Tout l’ monde ici vota pour moiSauf Ribéry, ça va de soi…
vendredi 12 juillet 2013
AYRAULT CADRE EN DEROUTE
Jean Marc Ayrault a bien du mal à recadrer le portrait
de son cher Ministre du Redressement Productif. Une première tentative (1) a laissé entrevoir un Arnaud trop à gauche
dans une posture Mélenchonienne contestant le bien fondé du sérieux budgétaire
en alléguant sa nocivité sur la croissance ! Franchement ça fait mauvais
effet ! Flamby a demandé à son Premier Ministre de recadrer tout ça.
Un second essai a eu lieu (2) où, dans un grand souci
de narcissisme, Ayrault s’est mis devant son Ministre redresseur des causes
industrielles perdues. Dans ce tableau on ne voit plus Arnaud !! Pour
équilibrer les comptes et ne pas trop montrer son égocentrisme, Jean-Marc a
daigné décliner la proposition d’un cadre ! Il se présente en simple « poste-air », heu, poster !
Là encore, Flamby n’a pas apprécié ! Donc décrochage du mur immédiat !
Une troisième tentative eu lieu quelques jours plus
tard (3). Mais l’aspect oblique du personnage à cadrer généra une expérience
esthétique du plus mauvais effet. Il eût
fallu un redressement productif du sujet d’un angle approximativement de 20°
vers la gauche !! Flamby, passant par-là,
exigea sur le champ qu’on enlevât cette horrible œuvre d’art !
Plusieurs semaines plus tard Jean Marc essaya de
recadrer un Arnaud qui vantait le gaz de schiste ; un gaz qui aurait pu
être exploité par une compagnie nationale publique vu que les compagnies
nationales publiques polluent beaucoup moins que les compagnies privées !!
Là encore le résultat ne fut guère probant (4) ! Jean-Marc, tu ne peux pas
cadrer positivement Arnaud si tu t’invites dans le même tableau, enfin !
La dernière trouvaille (5) se rapproche de l’optimum à
33 % près (5). Le visage est presque cadré et les mains posées devant le menton
cachent avantageusement un gros bouton de fièvre industrielle franco française !
Mais ce n’est pas encore le cadrage parfait ! Jean-Marc, tu n’étais pas
obligé de laisser du champ à gauche pour une apparition de lueurs roses !
Je crois que Flamby ne va pas encore être satisfait !!
Fais attention ! Il pourrait se lasser !!
mercredi 10 juillet 2013
mardi 9 juillet 2013
lundi 8 juillet 2013
BARTOLI et MURRAY et le GAZON BENI
Marion Bartoli est rentrée samedi dans l'histoire du
sport français. Finaliste en 2007, la Française a conquis le titre à Wimbledon
sept ans après le triomphe d'Amélie Mauresmo. A sa 47e participation à un
tournoi du Grand Chelem, après 7 ans passés dans le Top 20, elle a atteint le
Graal, le rêve de toute sa vie (et celui de son père son premier entraîneur).
Son adverse allemande, Sabine Lisicki, se sera effondrée en larmes après un 6-1, 6-4 impitoyable !
Hollande s’est fendu d’une dithyrambe patriotique !
Angela Merkel a déclaré une journée de deuil national !
Les allemands ne peuvent pas toujours tout gagner !
C’est Andy Murray qui a rallumé la flamme britannique et l’orgueil de la perfide Albion avant le grand évènement tant attendu de l’autre côté de la Manche : une naissance chez le couple princier !!
L’écossais (on lui
pardonnera ce défaut) est le premier Britannique à s’imposer à Wimbledon depuis
1936 et le front populaire de Léon Blum ! Il a gagné face au numéro un
mondial le terrible Serbe Novak Djokovic en trois sets 6-4, 7-5, 6-4 !
Un spectateur britannique octogénaire
n’en revenait toujours pas de voir enfin un britannique soulever le célèbre
trophée et lançait à son voisin, un certain Joël, tout aussi octogénaire que lui :
-
Say it, ain’t so, Joël !
Hé oui, Murray aide les
Britanniques à redorer leur blason !!
My God !!
dimanche 7 juillet 2013
COPE ET SON RAYON ULTRA-VIOLET !
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Les sarkozystes de la
Droite forte, ceux qui pourraient fricoter avec Marine vu qu’ils ont fric ôté …par
le Conseil Constitutionnel (voir mon article précédent) ont organisé, ce samedi
en Sologne, leur première "fête de la Violette" !
Ah, ça sentait bon la
violette ! Les haut-parleurs crachotaient des vieux tubes de Luis Mariano « Violetta,
mon amie, mon amie si jolie » ou « l’amour est un bouquet de
violettes… » avant que de diffuser à la ronde un sublime discours de
Jean-François Copé, chemise blanche et sans cravate ainsi que le prescrit
Enrico Macias (un pote à qui vous savez) : « les millionnaires du
dimanche laissent le pain sur la planche pour une chemise blanche qui leur va
beaucoup mieux… » !
Oui, millionnaires du
Dimanche les UMPistes le sont ! Ils n’ont plus que le soleil qui revient
pour reprendre goût à la vie ! Parce que sinon, d’un point de vue pécuniaire,
l’opulence n’est plus ce qu’elle était !
Et oui ! Il faut
trouver des millions pour renflouer les caisses et payer les dépenses
inconsidérées de leur Président-candidat chouchou (sauf dans les sondages).
Alors, dans son
discours, Copé n’a pas ménagé ses efforts pour soutenir un Sarkothon des
familles !
Les stands de vente de
souvenirs sarkoziens ont réalisé un bon chiffre d’affaire ! On s’est
arraché casquettes et tee-shirt à la gloire du petit Nicolas comme pour s’octroyer
un souvenir d’un règne qui pourrait ne plus jamais revenir ! Un avatar de
la Madeleine de Proust !
Ah, nostalgique
Sologne ! Madeleine !
Et l’éternel retour !!
EGYPTE DES DEUX CAMPS...
En Egypte, les islamistes ont appelé tôt, ce samedi 6 juillet, à de nouvelles manifestations
"pacifiques" en soutien au président Mohamed Morsi renversé par
l'armée. Chauffés au vif par un guide suprême, Mohamed Badie, les
partisans de l'ex-chef de l'État islamiste, pourtant légalement élu, ont multiplié les manifestations vendredi.
On dénombre déjà de nombreux morts et des blessés. Il ne s’agit
plus de se battre contre un tyran à la solde de l’Occident ! Moubarak a été
chassé mais les frères musulmans qui l’ont démocratiquement remplacé n’ont pas
su apaiser l’angoisse du pays. Bien au contraire ! Le président Morsi a
fait preuve de népotisme. Il s’est embourbé dans la corruption. Ses adversaires
voient en lui un islamiste non éclairé, dilettante et avide de pouvoir !
Son règne était compté ! Le voilà prisonnier de l’armée et destitué de
tous pouvoirs.
Dehors c’est le chaos. Anti-Morsi et Frères Musulmans se battent
en clamant leur légitimité. L’armée, toujours bien aimée du peuple, tente l’apaisement
mais se voit dépassée par l’ampleur des violences urbaines. La place Tahrir, au
cœur de Caire, retrouve sa fiévreuse activité de manifestation. Mais l’ombre de
Moubarak est loin. A présent on se bat pour l’après Morsi et on retrouve sur sa
route un opposant avec lequel, quelques mois en arrière, on avait sympathisé
pour une opposition commune à la
tyrannie du pouvoir.
Un président intérimaire, Adly Mansour, a été
nommé par l'armée ! Il a dissous la Chambre haute dominée par les
islamistes et a nommé un nouveau chef des renseignements.
Le monde entier est suspendu aux évolutions
de la tragédie égyptienne. La révolution reste en marche ballotée entre l’islamisme
séculaire et le besoin impérieux d’établir une constitution stable et digne d’un
pays au potentiel économique incontestable.
En Egypte, comme ailleurs, une
révolution prend du temps.
Le
roi Morsi n’est plus, dans sa fuite avare haines
L’auront
dûment déchu pour son cœur islamiste.
Sur
la place Tahrir de nouveau se déchaînent
Les
ventres mal nourris par les blés intégristes.
Un trop
fugace règne de l’après Moubarak
Dont
le procès perdure sous les cieux déchaînés
L’armée
revient brandir son habile matraque
En
garante de paix dans le poing policier !
Le
jasmin tunisien voit ses exhalaisons
Emporté
par le vent des furies populaires
Long
sera le chemin de la révolution
Dans
le delta du Nil où s’étend la misère.
Mansour
l’intérimaire prône l’apaisement
Tandis que l’effusion de sang ne tarit pas
Les
enfants de Morsi en brûlants résistants
Font
d’un guide suprême le sursaut du combat.
Le
chaos menaçant plane au-dessus des voiles
Des
djellabas râpés sous le soleil torride
Un
orage imminent assombrit les étoiles
L’aigle
de Saladin glatit d’humeurs acides.
Des lendemains
brumeux dans la chaleur des larmes
A l’ombre
des cercueils brandis à bout de bras
Les
martyrs des deux camps inciteront les armes
Dans
le manichéisme à rougir les débats.
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