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jeudi 17 mars 2016

SE FAIT RARE PAYET ?


Dimitri PAYET



En l’absence de Valbuena (hors de forme psychologique avec cette sombre histoire de sextape) et de Benzema (plus sélectionnable pour le moment suite à cette même affaire), Didier Deschamps a fait appel au jeune Ngolo Kanté pour la première fois et surtout, diront ses fans, a rappelé Dimitri Payet en attaque.

Le réunionnais refait son apparition à la faveur de ses excellentes prestations chez les Rosbifs de West Ham (Gens bons d’Ouest).


On lui souhaite de confirmer tout le bien qu’on pense de lui. 

A lui de ne pas joueur miteusement  lors des matches de préparation contre les Pays-Bas (25 mars) et la Russie (29 mars) et de susciter clameurs latines et Ola (que là meure la Tinéola ?)


Comme Valbuena est hors de forme
D’avoir ennuyé Benzema
Sur cette affaire plutôt énorme
D’une sextape que nul n’aima
Deschamps a renommé Payet
Tandis qu’à bail crise, tale, pas lasse
Les fruits du petit Lyonnais
Comme emprisonnés dans la nasse.

Oui Dimitri est de retour
Alléluia, clame Saint Pierre
De la Réunion, joie du jour
Pour l’enfant né sur cette terre.
Croire en Payet dit un taxi
D’Hermies est tout bon pour Deschamps
Car il vient de la Galaxie
Des buteurs-passeurs détonants !

Gagnera-t-il enfin sa place
De titulaire pour cet Euro ?
Ou sera-t-il mythe qui trépasse
A se faire l’égocentrique haut (*)?


Hermies est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais 

Pour les non initiiés : à se faire les gosses en tricot !


mercredi 16 mars 2016

DIVERTISSEMENT XIV

Cliquer pour agrandir

Je continue ma série de délires autour de Monica Bellucci qui, selon des méandres neurologiques restant à expliquer, me mènent au pays de Tonton ou à l'île de Fidel, désormais ouverte aux Rolling Stones.

Peinture, littérature et économie sont aussi au rendez-vous...

mardi 15 mars 2016

ERDOGAN EN BON MAÎTRE CHANTEUR





L’Europe s’entredéchire au fil des flux migratoires. La déliquescence de la vie syrienne a lancé de pauvres gueux sur les routes de l’exode.

Ils arrivent en Grèce, point de passage pour de nouvelles destinées. Mais les accords de Dublin,  rétablis par la chancelière Merkel,  amènent les migrants à s’inscrire dans le pays européen où ils sont arrivés en premier. Ainsi, la belle Hélène se travestit en salle d’attente de fortune et se meurt d’hospitalité insalubre.

La chancelière a joué avec le feu, diront ces voisins. Elle a annoncé qu’elle accueillerait sur son sol allemand 800.000 migrants en 2015. Elle s’est prononcée sans concertation avec les 27 autres pays de l’Union Européenne, en croyant bien faire pour le salut de son économie (baisse de la natalité chez les Teutons) et en se persuadant, par le biais d’une politique de quotas (vilain mot) que les amis accepteraient de se partager les nouveaux venus.
Il n’en a rien été.

L’Europe entend la souffrance de la Grèce qui ne peut plus accueillir cette misère du monde, clouée sur place en raison de fermetures de frontières, de barbelés hérissés, un peu partout, en Autriche, Slovaquie, Hongrie, le long des Balkans…

L’Europe s’enlise dans la problématique migratoire générée par le chaos syrien, cet effondrement d’un pays que mines et bombes de Bachar,  mais aussi de Daech, auront transformé en cadavre.
Alors la Turquie sort du bois. Son maître, Erdogan,  propose, à Bruxelles, un deal.

Il s'agit d'abord de créer un mécanisme commun d'ici le 1er juin entre l'UE et la Turquie pour que les migrants économiques puissent être «réadmis» en Turquie et quitter ainsi l'Union européenne. Profitant de cet aubaine géostratégique, le maître d’Ankara  demande une aide pécuniaire (6 milliards d’euros) pour cette hospitalité de bon aloi et rajoute à la facture une exemption de visas, dès la fin juin, pour les ressortissants turcs voulant voyager dans l’UE.

Il savoure sa position de force en se permettant de relancer, comme ça, mine de rien, une rapide négociation sur cinq nouveaux chapitres d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Erdogan a de belles cartes en jeu même si l’ONU s’indigne de voir des perspectives d’expulsion vers la Turquie. La noble institution les juge « illégales » mais le prince ottoman n’en a cure.

Il peut tirer une vilaine épine du pied européen quand bien même il n’est pas étranger à cet afflux ingérable de migrants.

On sait que la Turquie, sunnite, soutient le drapeau noir de Daech, enfin, de façon feutrée, subtile. Les avions turcs, en pilonnant les positions kurdes hostiles à l’Etat islamique, élargissent la plaie syrienne et précipitent la fuite de populations désespérées entre le glaive de Bachar et le cimeterre d’Isis.
Erdogan, au secours de l’Europe, mais avec du sang sur les mains !



L’Europe voit affluer les migrants de Syrie
Que Daech et Bachar ont chassé des abris
La malheureuse Hélène n’en peut plus d’accueillir
La misère du monde noircissant l’avenir.

La noble chancelière s’est drapée d’utopie
En croyant que confrères suivraient ses arguties
Elle prônait les quotas d’étrangers par nation
L’exemplaire énergie d’une répartition.

La dame hospitalière par bonté calculée
Sur ses terres essaimées de dénatalité
A vu dans le migrant la future main d’œuvre
Elle a ouvert la vanne,  justifiant la manœuvre

Ses voisins ne pouvaient tout autant l’imiter
Conjoncture funeste, chômage à volonté
Ne font pas bon ménage avec l’immigration
Et le chacun pour soi divisa les nations.

On vit construire des murs sur la voie des Balkans
Les barbelés d’Autriche, les croates piquants
Tant de barrages aigus pour stopper l’apatride
Le retenir en Grèce jusqu’au point de suicide.

C’est alors qu’Erdogan au palais d’Ankara
Repensant la Turquie sous de beaux apparats
Mesura l’occasion très géo-politique
D’ôter à cette Europe une épine tragique.

Payez-moi grassement et je m’engagerai
A héberger dûment les troupeaux d’exilés
Qui croupissent en geignant sur les terres d’Hélène
Expulsez-les vers moi de façon souveraine !

J’ajoute à la facture l’exemption de visas
De mes ressortissants désireux de climats
De soleil et d’hôtels sur les plages d’Europe
Permettez ce tourisme sans péchés interlopes

Ainsi parle Erdogan, en bon maître chanteur
A l’Europe aux abois qui déteint ses couleurs
Les vingt-huit impuissants que les phobies divisent
Voient dans la marche turque une sortie de crise

Sur les ruines de Schengen, le nouvel ottoman
Tombe,  en aigle rusé,  ses atouts combattants
Pour négocier les pas d’une lointaine  adhésion
A ce clan névrotique, piqué d’immigrations

Ces invasions massives qu’il nourrit cependant
De ses armes sunnites, pour l’armée du Levant
En pilonnant les Kurdes qui combattent Daech
Il aide un drapeau noir à conforter les brèches.

Souffleur de mille feux, nourrissant le brasier
Le puissant d’Ankara génère les déplacés
Les fuyants, les sans rien, d’une exsangue Syrie
Pour qui, vaillant sultan, il propose un abri...



dimanche 13 mars 2016

LE PETIT NAIN DE THOUARS




Il avait déclaré sa flamme
Oui,  face à elle un nain s’en dit :
Je vois le feu naître en mon âme
Pour toi je brûle,  jour comme nuit.

Avait osé : on s’revoit quand ?
Ça l’avait cramé, pauvre chou
C’était pourtant un « quand » décent
Mais elle s’enflamma de dégoût.

Il but alors pour oublier
Tout en pyrée,  la gorge en feu
Ces crèmes à Thouars, quarante degrés
Imbriquées dans l’immense adieu !

Adieu la vie, feu monsieur Nain
S’acheminait le grand mouroir…
Les flics retinrent du corps éteint
Que petit nain saoul était noir !

samedi 12 mars 2016

AUBE A MATIÈRE A SE PLAINDRE...




La situation en Libye ne fait que s’empirer. Plongés dans un magma chaotique les anciens protégés ou torturés du non regretté Kadhafi se divisent. Deux gouvernements et deux parlements se disputent le pouvoir de l’ancienne colonie italienne. L’Etat islamique, profitant de la faiblesse généralisée de ce corps valétudinaire, s’engouffre dans les sables du désert pour y faire flotter un drapeau noir lourd de menaces.

La chute des cours du pétrole n’arrange en rien la situation économique et Barack Obama, en ses dernières longueurs de règne, a brassé dans l’eau des diatribes moult reproches vis-à-vis de Sarkozy et de Cameron.

Le Français, conseillé par un philosophe spécialiste de l’entartrage, avait,  avec son complice rosbif, Cameron,  lancé une attaque aérienne contre le régime de Kadhafi.
A l’époque, la ville de Benghazi était sérieusement menacée. Le petit nerveux, en protecteur de l’humanité, avait cru bon utiliser les Rafales pour détruire les forces de Mouammar, cet homme si sympathique à qui il avait donné la permission de planter sa tente près de l’Elysée.
On ne pouvait rien reprocher à cet acte militaire par ailleurs avalisé par l’ONU.

Mais Benghazi libérée et Kadhafi exterminé, il eût fallu aider le pays à se doter d’une constitution. Mais l’Occident s’y retira laissant la nation à la merci de rebelles potentiellement dangereux jusqu’à ce que Daech s’immisce dans cette fange humaine !
Obama fustige Sarkozy en arguant que le petit général claironnait ses victoires alors que l’Oncle Sam lui avait bien préparé l’ouvrage en neutralisant les défenses anti-aériennes. Mais il doit faire acte de contrition et reconnaître que les USA, de moins en moins interventionnistes au nom du sang versé et des dollars dilapidés, n’ont rien fait pour aider le peuple libyen à fleurir son printemps arabe.


Aigri Obama ? Sans doute, par l’inefficacité de l’Occident, par l’impuissance de l’Europe face aux vagues migratoires, par ses illusions perdues dans un ciel brouillé de nuages que parsème le vent turbulent d’un Donald Trump.


Obama fatigué des tourbillons du monde
Des dernières journées de son règne éphémère
Vit sans la moindre joie, comme une bile amère
Les substances illusoires, l’utopie vagabonde.

Il revoit la Libye menacée de chaos
La martiale envolée du petit Sarkozy
Ses habits de parade,  son clairon enhardi
Mille fanfaronnades à grandir son Ego.

Obama se désole, Prix Nobel de la Paix
Il l’aura peu servie,  mais la faute s’allège
Sous le prisme patent d’un minable stratège
S’improvisant relève au théâtre guerrier.

Il revoit Nicolas flanqué d’un philosophe
Se couvrir de lauriers au pied de Benghazi
S’ébaudir de la mort de l’ami Kadhafi
Sans voir briller aux cieux l’éclat des catastrophes.

Obama fatigué des tourbillons du monde
Blâme, en dernier sursaut, les pas d’inanité
Des faux libérateurs de peuplades brimées
Dont il n’a pu, lui-même, enjoliver la fronde.

vendredi 11 mars 2016

BŒUFS RESTENT ORATEURS ET NOUENT LES COMPTES EN PLOMB


En cette journée de la plomberie
Où il court, il court, le furet
De restaurant, j'avais envie
Expressément de vous parler !

Car parler bouffe cela va beau-
Coup mieux vraiment qu'analyser
Les show d'hier du gros Pierrot
Venu réparer mon bidet !


mercredi 9 mars 2016

L'HOMME PAS TEINT (calvitie oblige !)


Dans cet hiver qui tait le coq
Où l'oranger ras souffre tant
Lui, le luron, va patinant
Sur le lac des loups un peu schnoques

EN CE TEMPS, CETTE DÉMOCRATIE NOUS L’ALLÉGIONS D'HONNEUR

C'est pas comme au rugby, hein, mais là, quand même, on vous met à l'honneur !



Jean-Marc, beau Nantais (j’en marque Bonn, hanté) vient de remplacer Fabius au Quai d’Orsay. Oui le taciturne héros, accessoirement germanophile, se voit parachuter aux affaires étrangères après avoir, il y a quelques ans, effectué un CDD de Premier Ministre…dans une autre vie.
Un métier pas de tout repos pour quelqu’un qui recherche la tranquillité sans sombrer dans la « bravitude » comme dirait l’autre. Et pourtant, il a dû avaler des couleuvres quand il a su que son mentor, un certain Hollande, avait décoré de la légion d’honneur son Excellence Mohamed ben Nayef.
Qui est donc cet heureux récipiendaire au nom si exotique comme récipient  d’airs ou mélopées arabisées ? Et bien, oui, c’est le prince héritier d’Arabie Saoudite.
Oui, Flamby a décoré de notre plus majestueuse breloque un représentant d’un régime qui bafoue le droit des femmes et procède régulièrement à des exécutions capitales sur la place publique tant ses bourreaux lissent lames ! Et devrais-je un cimeterre ?
Notre Président, en cette fin de règne apocalyptique que n’explique pas uniquement le fiasco du projet El-Khomri (enfin Macron), pensait à la discrétion pour ce discrétionnaire geste. Il imaginait que cette remise en catimini ne s’ébruiterait pas et couta menu sans couteux minés. Comme si, perspicace comme il apparaître sous sa bonhomie légendaire, il sentait que cette remise avait un parfum de soufre, d’où l’heure…choisie pour cet acte honteux.
Une heure dérobée, hors de son emploi du temps. Une heure en coup de vent, aussi fugace qu’un Rafale qui raie le ciel de La Mecque après avoir été vendu aux rois du Pétrole.
On imagine la scène
-      Votre Excellence, je vous décore de la légion d’honneur. C’est ça ou rien !
-      Non moi c’est Saoudien
-      Oui, bien sûr. Heu, faisons ça vite et dans la discrétion. Si mes compatriotes le savent ils seront, dans bien des cas, dépités !
-      Mon traducteur me dit que pour nous ils seront décapités !
-      Ah, oui, heu…humour des Princes ?
On me dira que, de tous temps, la real politique a inspiré les démarches diplomatiques et qu’il est de bon temps de gratifier un pays qui nous aide à combattre Daech, quand bien même il aurait, dès l’origine, aidé financièrement  le Califat à prendre son essor.
On me dira aussi que le Prix Sakharov a  été donné à la femme du blogueur saoudien Raef Badoui, condamné à 1000 coups de fouet par le régime de ce brave Ben Nayef. Aussi, pour ne pas trop brusquer l’orgueil du wahhabisme, une petite médaille pouvait arrondir les angles !
On me dira enfin que les rois du Pétrole sont à ménager avec finesse pour qu’ils demeurent de bons clients potentiels pour les produits létaux made in France (rafales, chars AMX, frégates…).      Les princes du pétrole, quand bien même leurs recettes énergétiques baissent, sont à même de soutenir tout un pan de notre industrie et éviter que ne grimpe encore la courbe du chômage !
Alors pourquoi avoir honte d’une démarche qui, in fine, fera le buzz sur les réseaux sociaux ?
Les bateleurs d’internet s’en sont donnés à cœur joie. L’image du Président normal n’en est sortie que plus écornée.
Ayrault n’en eu que plus de mal à justifier, sur les ondes, l’acte manqué de son patron. Il passa une bien mauvaise heure sur France Inter.

Et comment viendrait d’Ayrault bonne heure si se dérobe honneur ?

vendredi 4 mars 2016

RENAUD BOIT L'EAU LA




Renaud se porte  comme un charme
Il se reprend, ôte aux maux bile
Il boit de l’eau à grandes larmes
L’alcool vraiment moins l’obnubile
       
Une petite bière est tôt iota !
Vers ce verre-là est peu plié
Il suit les conseils de Lola
Peu joviale s’il est cuité !

J’ai une santé de fer, a ri
Le chanteur qui va jardiner
Il est aux pelles ou à ses scies
Remuant les mottes aux risées

Lola le voit beau, semer l’aise
Et la chemise à carreaux sied
Si bien à ce père qui s’apaise
Au fil des sens d'un pote âgé...

COMME LA TERRE DOPE L’ÉPI, LÉPIDOPTÈRE FAIT SA MUE


        LES PAPILLONS SE METTENT A MORT FAUX AIR 


Dans l'état de Michoacan, à l'ouest de Mexico (Mexiiiico ♫), s'étend la réserve des papillons Monarca (ou Monarque) au sein d'une région forestière d'un-demi million d'hectares que couvre de multiples pins, chênes ou encore Oyamels (conifères locaux). 

Elle a été déclarée en 1980 refuge de la faune et inscrite comme réserve spéciale de la biosphère (en revanche il faut voir ce qu'une larve qui se déshabille ose faire !).

Six ans plus tard, ces forêts ont été déclarées « zone naturelle protégée pour la migration, l'hibernation et la reproduction du papillon Monarque ».

Il faudrait beaucoup plus d'initiatives de ce genre pour éviter les déforestations !




mercredi 2 mars 2016

CE FILM SENT TANT THEVENOUD MAIS SANS TANTE EVENOU...

Vous avez pigé le message ? Bercy m'effraie !


Encore tout imprégné psychologiquement de ses déboires avec le fisc, Thomas Thévenoud a voulu exorciser la malédiction en se lançant dans la réalisation d’un téléfilm qui épouse la thématique de la phobie fiscale (et accessoirement administrative).

Le député de Saône et Loire a choisi un format court (46 mn 32) pour évoquer la pathologie indicible déclenchée par la peur du contrôle fiscal ou l’angoisse de ne pas avoir suffisamment bien déclaré ses revenus.

Le synopsis est simple mais efficace. Il met en relation des gens qui partagent la même souffrance liée aux tracasseries de la bureaucratie de Bercy.

Edouard (Edouard Baer), gérant du garage «la quinte essence », consulte son médecin qui est aussi un de ses clients. Edouard souffre de nombreuses insomnies qui font, sans pouvoir y remédier, zèle. Elles sont visiblement liées à des angoisses surprenantes. Il a peur d’une descente inopinée des inspecteurs des finances. La raison à cela ? Il n’a pas une super comptabilité et se trompe régulièrement dans ses déclarations de TVA. Son médecin Sami Nimiz (Sami Frei), qui est aussi député, compatit d’autant mieux que lui-même se sent dans le collimateur de la justice depuis qu’il a juré, droit dans les yeux, et au sein de l’Assemblée Nationale, qu’il n’avait aucun compte en Suisse. Ce qui est faux, bien entendu !

Les deux hommes décident de passer un week-end ensemble, dans la villa du praticien où s’ébattent de jolis étalons de course. Il s’agit de décompresser en faisant un peu d’équitation. L’homme de médecine avoue que son lad Mamadou (Omar Sy) travaille au noir donc sans couverture sociale mais aussi sans papier.

Mais le médecin fraudeur ne sait pas que Mamadou vient de se faire interpeller par la commissaire Elvire Odélie  (Mathilda May) et qu’il est en garde à vue. Il le cherche partout et panique dès que la Dame le prévient, par téléphone, que son petit protégé se trouve au poste !. Il pense que son valet va tout dévoiler lors de l’interrogatoire et veut fuir en Suisse.

Edouard l’en dissuade et lui propose de dire la vérité aux forces de l’ordre. Le médecin finit par acquiescer et se rend au commissariat où, à sa grande surprise, il assiste à une scène de confusion inénarrable. La police des polices, la brigade des stupéfiants, des inspecteurs de Bercy viennent d’investir les lieux. Ils recherchent Elvire, désormais fichée parmi les « Ripoux » en tant que recéleur de bijoux provenant de braquages dont elle avait fait incarcérer les auteurs.

Une telle diversion profite au Médecin. Aidé par Mamadou qui a capté, par hasard, une conversation téléphonique de la fuyarde, l’homme de santé fonce à la poursuite de la dame.

Mamadou a bien entendu au téléphone : elle a rendez vous avec un acolyte, à Berne, en Suisse ! Le médecin appuie sur l’accélérateur et bloque sa vitesse. Mal lui prend, le bolide ne répond plus et s’emballe. Le Dr Nimiz pourra pester contre son garagiste, rien n’y fera. Il terminera sur un platane !

Elvire Odélie trouvera refuge en Suisse où elle créera une chocolaterie pour blanchir son argent et lui évitant, pour son cas, chaos.  Mamadou, désormais sans patron, trouvera une place au garage d’Edouard avec un CDD renouvelé tous les 2 mois par tacite reconduction selon le nouveau code du Travail.


Ce film court, sans habillage musical, n’est pas vraiment un chef d’œuvre. Mais, il aurait quand même eu un certain écho dans l’univers carcéral avec un audimat impressionnant.

Les acteurs qui ont contribué gratuitement à cette œuvre tragi-documentaire auront permis à Thévenoud de rentrer dans ses frais, voire, peut-être, de s’octroyer un substantiel bénéfice.

-         Je ne vous dirai pas combien ce film m’a rapporté, a lancé Thévenoud, cela ne vous regarde pas !


Venant du personnage, une telle réponse ne peut générer l’étonnement. 

ON SERA DES SERFS VIDES, NOUS PRÉDIT-ELLE et AINSI VA PYTHIE...

Si j'en crois certaines définitions tirées de la nébuleuse internet (tout aussi sibyllines que le projet de réforme du Code du Travail) on peut, avec une grâce homophonique, retrouver dans le projet El Khomri, une agréable sensation de se faire...

C'est une terrible initiative qu'on nous présente là, me clame ma pythonisse patentée. Elle réduira notamment les écarts entre les indemnités prud'homales plafond et les "planchers". Oui l'écart y bout
et je le dis avec des daims : il ne faut pas leur lâcher les rennes !

mardi 1 mars 2016

BAAL QU'A NID



Patrick et son Isabelle
Aiment jouer à la marelle
Sauter sur un pied vicié
Pour gagner le ciel doré

Où reposent les millions
Le gentil petit pognon
Qu'on oublie de déclarer
Au polyvalent zélé

Jusqu'au jour où les casseroles
Font rimer avec la taule
Le jour où la fraude fiscale
Ouvre sa fleur de scandale

Qui enleva lois paie rets
De Bercy le justicier
Fleure la mise en examen
A plein tube, un beau matin

Sauter sur un pied cassé
Vers l'enfer fiscalisé !





dimanche 28 février 2016

L’HÉRÉSIE RUSÉE DES RESEAUX


Clique pour agrandir l'image !

Quand Nicolas va sur Facebook
Il fait le tri dans tout le souk
Des faux amis, des renégats
Mesure à fond tous les dégâts
De ses Ni-Ni, de ses postures
De ses grimaces, de son allure
Et y'a le quoi le dégoûter
De savoir user du clavier
De la souris et de l'écran
Car il en aura mis du temps !


CAPRICE DE STAR


EXPOSITION ÉPHÉMÈRE, HÉ, FAIT PÈRE !



Il se présente en haut de scène
Ce joli tableau inconnu
Du grand Pablo dont le mécène
D'alors n'avait pas retenu

C'est un Scéen, dit l'habitant
Heureux de l'avoir adopté
Jolie Scéenne, dit clairement
Jo lycéen criblé d'acné

En face du petit château
Qu'adorait tant le grand Colbert
Il trône là, ce grand tableau
Dans son écrin brillant de vert

Courez donc, venez l'admirer
Prenez le temps d'y faire un saut
Peu longtemps sera exposé
Le beau tableau "deux pies" qu'a Sceaux !

vendredi 26 février 2016

L’ÉLYSÉE ? DÉJÀ LE BEL Y EST, LE MAIRE Y NOCE !



Bruno Le Maire, député de l’Eure mais dépité des leurres de son chef Nicolas, a décidé de se présenter à la primaire des Républicains afin de briguer le poste de Président de la République.

L’Elysée il s’y voit déjà l’ancien ministre de l’Agriculture, issu de la promotion Valmy (ENA 1998) célèbre pour son moulin et l’ayant rendu anti mots niais, ce qu’on savait déjà eu égard à son agrégation de l’être moderne, apte à rajeunir le vivier politique.

Car Bruno n’a pas encore 47 ans et s’il est élu en 2017 (ce dont il ne doute pas) il aura ses écarts en twittant sans faire l’écart en twittant des billevesées comme le font moult députés sur les travées de l’Assemblée Nationale pour justifier leur rémunération.

Oui, Le Maire, ce nerf politicien part en guerre contre ses rivaux, contre tous leurs reîtres, ces Juppé et autre Sarkozy, en se disant que la réussite ne suivra pas la loi des événements rares, une loi de Poisson, sauf à imaginer Le Maire lent !

Le Maire cure ocre homme qu’il était, frêle argile, insecte fragile, esclave docile. Il devient fougueux, sûr de lui, il va en découdre ! Plus jamais, il le jure, on ne verra Le Maire creux dit « des cendres » tant il va tout feu tout flamme de tel sorte qu’un nain s’en dit surpris (vous devinerez qui est le nain).

Oui, Nicolas le voyait simple larbin ! Désormais valet rit, Le Maire sied à l’allégresse et l’enthousiasme d’une perspective de victoire ! Il va tous les terrasser ces pauvres marionnettes archaïques plongées dans l’éther, assez ! Place à la jeunesse. Bruno se dit qu’il incarne le renouveau, poils aux brunes, oh !

Le Maire chasse l’amer et l’humeur démarre sous Damart de mer. Il n’a jamais froid, en cet hiver, en contemplant la mer et ses vagues qu’il compare aux remous bouleversant ses potes : les incroyables mises en examen qui frappent et frapperont encore une bonne partie des « Républicains ».

Et qu’importe s’ils le boudent ; peu lui chaut si l’Etat-major jette Le Maire (L’Etam à Georgette Lemaire ?)

Oui, l’Eurois se prend pour son homonyme et se voit déjà sur le trône de France, au printemps, pour le temps des cerises !


Une période où il sifflera bien mieux le mot « Cœur » pour l’amour de tous les Français, de toutes les Françaises et tralala et tralala, comme le chante si bien une Grecque à lunettes.


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jeudi 25 février 2016

UN FILM A VOIR PAR DES PIS



Le premier court métrage de Frank Lebœuf n’a rien à voir avec le ballon rond. Les seuls ballons qu’on y voit sont remplis de piquette qu’ingurgitent, de façon rustre, des paysans ruinés par la mondialisation et la chute des cours du lait.

Contrairement à son pote, Lebœuf, dans aucun rôle d’acteur ne se cantonna. Il a résolument voulu se mettre derrière la caméra et son film de 16 mn 45sec et 11 dixième (record homologué) est une petite pépite vouée à la cause paysanne.

Dans un pays déchiré par la crise, où le socialisme prend d’étranges couleurs bleues, le Président (François Hollande dans son propre rôle) a soudainement l’envie de redorer le blason de l’agriculture. Avec le concours de son ministre ad hoc (S. Le Foll, vraiment crédible dans les habits du politicien rural) mais contre l’avis de son 1° Ministre (M Valls, teigneux comme pas un), il décide de se rendre, en Président normal, donc sans costume ni cravate (de toutes façons il ne sait toujours pas nouer cette dernière), au Salon de l’Agriculture pour y lancer un concours du plus bel animal qui décernera le prix ZOO (du grec Zoo - animal). Ce prix accordera au propriétaire de la bête consacré une prime de 20.165,50 €, directement prélevée sur les caisses noires de l’Elysée et déductible des impôts.

Alors que les oiseaux pépient tôt, les trois hommes se font accueillir, à l’entrée du salon, par une horde de frondeurs menée par Martine Aubry (Elvire Alémeute, jeune actrice, vraiment épatante) portant un maillot de corps masculin pour faire évoluer la loi des genres. Elle a enfile ce vêtement alors en blanc et a  noirci ce marcel de saillies (de vache) à l’encontre du Président. Le trio réussit quand même à s’imposer à coups de CRS armés de béliers pour la circonstance.

Dans l’enceinte du salon, le Président réussit à soumettre son idée de concours à un référendum local. Le oui l’emporte à 50,264 %  grâce à l’apport des voix de quelques paysans sans étiquette, pour ne pas dire sans papier. Dans un brouhaha généralisé, où se mêlent mugissements, grognes humaines, hennissements intempestifs, le concours a lieu et désigne le seul animal qu’ose proposer un pauvre propriétaire (Gérard Manvusa, jeune comédien venu des banlieues, une révélation !) avide d’argent. C’est une vache nommée Gertrude qui se voit remettre le prix ZOO mais elle n’en a cure.

Elle le prend même très mal et, au nom des siens, de ces animaux qu’on abat sauvagement après les avoir élevés dans des conditions indignes, pousse un grand « Nan » de refus ! En voyant faire « Nan » d’elle on mesure rapidement que la vache hait le prix ZOO niais. Elle se rue sur le Président !

Le voilà encorné alors que son programme pour redresser la courbe du chômage n’est pas encore né ! Un paysan « républicain » assistant à la scène se délecte ! Il voit le Président qui se tord et adore !

Le film se termine par un rapide passage aux urgences (complètement encombrées avec des brancards posés les uns sur les autres) où le Président normal se fait consoler par sa compagne (Julie Gayet) venue rapidement, suite à cette nouvelle qui s’coue Terre !

La vache, quant à elle, devient l’égérie de la révolte paysanne.

Le film se termine par un grand défilé au Trocadéro, sous les toquades d'Ayrault (dans son propre rôle, 15 secondes d'apparition !) . On y voit Martine, au brie et au vin rouge, chevaucher la brave Gertrude en chantant : mais que Marianne était jolie, Un hommage à celui qui venait du Loir et Cher et rechignait à marcher dans la boue !

Un film sympathique mais qui a laissé son réalisateur sur les genoux. Il faut dire que les scènes ont dû être répétées plus de 50 fois. La vache n’y était pour rien ; la responsabilité incombe exclusivement aux acteurs !