CHERCHEZ DANS CE BLOG

dimanche 20 novembre 2016

TRUMP : AVEC L'HOMME SCÉNIQUE, Ô, LA PAIX RAQUE !


Ivanka Trump, la fille de Donald, le 45ème Président des USA, s’apprêterait à être nommée ambassadrice des Etats-Unis au Japon. Ce serait l’occasion de quitter son pays et son père pour échapper aux quolibets.

Le 13 novembre dernier, le nouveau président donnait sa première interview à une chaîne de télévision depuis son élection. C’était à l’émission "60 minutes" sur CBS News. Comme d’habitude, il était entouré de toute sa famille, à commencer par Ivanka Trump. Celle-ci arborait un bracelet de sa propre marque, Ivanka Trump Fine Jewelry et sur lequel le cameraman de CBS n’a cessé de focaliser !

Le hic le voici : le lendemain, un email publicitaire portant l’objet "Alerte Mode Ivanka Trump – 60 Minutes" a été envoyé à de nombreux journalistes de mode américains dont ceux du New York Times et du magazine Vogue.

Le bracelet d’une valeur de 9300 € n’aura donc pas eu besoin du bon coin pour faire sa promotion ! On appelle cela du conflit d’intérêt.

Ivanka, si son poste au Japon se confirmait, couperait le cordon ombilical avec ce père encombrant, véritable girouette, fantasque à édulcorer toutes ses vilaines promesses de campagne !

Hier encore le psy d’Ivanka bossait (divan cabossé !) pour savoir ce dont la jeune femme souffrait. Il a enfin trouvé : elle veut tuer son père mais n’ose pas le dire. C’est le syndrome Marine Le Pen.

Le mieux serait donc de prendre ses distances pour éviter le pire. Et Ivanka rime si bien avec Osaka.


Loin, so far away, comme chanterait quelqu’un dont je parodie une autre chanson, en cette circonstance !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Que vous aviez que dal ouah ouah
Les démocrates aux beaux ânes ô va-
Cillaient dans la nuit d’Obama
L’aigreur était profonde
Et la fronde
Ne s'arrêtait pas.
Mon vieux prônait le flingue
Et les dingues
S’y croyaient  déjà.

Hillary avait encore son nez.
Dans les sondages qui la sublimaient.
La Clinton semblait bien engagée
Et dans son folklore dansaient belles paroles
Mais mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà l’abêti quiet
Dans la chambre tout autant qu’au Congrès
Il ignorait qu'un jour, il gagnerait !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Vous vous méfiez du bon aloi.
La confiance  n'existait pas
Pour les horizons d’Obama
Vous lui disiez "je t'aime",
Mais quand même
Vous faisiez la moue
Vous lanciez des salades,
Des tirades
Rendant les sondeurs flous !.

L'oncle Adolf l’avait bien inspiré.
Son "Mein Kampf" l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer
De grands idéaux ou des promesses folles
Oui, mon père allait bientôt planter
Cette graine au goût d’autorité
Fort débile mais qui savait charmer.
Il ignorait que viendrait tant de blé !

Quand vous votiez en ce temps-là,
L'argent vous obsédait cent fois
Vous vouliez que n’existât pas
Cet impécunieux désarroi
Et pendant des semaines
Et des semaines,
Il vous fit rêver :
Je vous donnerai des tripes,
Et vos boutiques
Vivront d’éternité !

Et traîner dans les marais damnés
Merci bien, il fallait emballer
Le retour vers la prospérité
Que les brèles honnies repartent à l’école !
Et mon père venait de débarquer
En ne retenant d’humanité,
Que les gens qui savent encore parler
D’un avenir d’opulence affichée !

Et la presse qui n’avait pas de nez.
Ne vit pas tous ces états minés.
Qui allaient tout de go s’engager
Pour son auréole : dansons la Carmagnole !
Car mon père venait de débarquer
Dans ce désert de l’humanité,
Là où les gens seraient divisés
Il a gagné ; j’en suis déjà vannée !

vendredi 18 novembre 2016

LE CHARME FOU DES VIEUX MÉTIERS


MÉDICAMENT TAIRE ? MÉDIS ? CAME ENTERRE ?




Quand il était ministre de l'Economie, Emmanuel Macron avait  relevé "le caractère choquant" de certaines rémunérations de dirigeants " et notamment il avait cité le cas Sanofi. L’homme en marche ignorait-il à l’époque le problème de la Dépakine, ce médicament Anti-Convulsivant qu’on médit à raison (tout comme ce fut le cas pour le Médiator) au point de ne plus pouvoir le prescrire qu’en dernier intention et en informant des risques encourus par les femmes enceintes : 40 % de chance que l’enfant présente des retards de développement, malformations et troubles neurologiques.

L’histoire de la Dépakine est celle de Martine Martin, 44 ans, mère de famille et perpétuellement en combat contre son épilepsie. On lui a prescrit de la Dépakine. En 2002 naît son fils Nathan. Il présente des malformations des membres.

L’enfant grandit et sa vie n’est qu’une suite de troubles, notamment autistiques. Marine consulte sur ordinateur la liste des médicaments les plus dangereux pour les femmes enceintes et se noie dans ses sanglots : la Dékapine, antiépileptique largement commercialisé, arrive en deuxième position !

La femme se transforme alors en lanceur d’alerte, crée un mouvement de résistance avec une association, l’APESAC (Association des Parents d’Enfants souffrant du Syndrome de l’Anti-Convulsivant), engage une bataille juridique contre SANOFI, le laboratoire au 4.388.000 € de résultat net en 2015.

Aujourd’hui l’APESAC compte 2000 familles et Marine Martin a gagné de belles batailles contre le géant pharmaceutique.

La plus belle victoire vient d’être signée : c’est un amendement gouvernemental adopté par les députés et qui devrait être voté définitivement à la fin de l’année, après son passage au Sénat. Il s’agit d’indemniser les familles s’estimant victimes d’un préjudice imputable à la prescription du valproate de sodium (régulateur de l’humeur et substance active de la Dépakine). Elles pourront déposer leur dossier devant l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

Un aréopage sera chargé de statuer sur «l’imputabilité» des dommages et, le cas échéant, transmettra le dossier au comité d’indemnisation.

«L’indemnisation doit être versée en premier lieu par le laboratoire qui reste le principal responsable, insiste Marine Martin, mais je reste réservée sur la possibilité d’une indemnisation par l’Etat en cas de refus de Sanofi-Aventis France.

Indemniser après avoir empoisonné les patients n’est-ce pas pure justice ?

Espérons que Sanofi trainera moins les pieds dans cette démarche que le laboratoire Servier ne le fait lors de ces interminables procédures juridiques, au sein de l’affaire du médiator.

Le hasard des actualités fait que le nouveau film d’Emmanuelle Bercot « La Fille de Brest » s’apprête à sortir en salle (le 30 novembre). Il retranscrit avec une fidélité, assaisonnée de romanesque, l’histoire d’Irène Frachon, pneumologue brestoise qui, la première, a révélé le scandale sanitaire du coupe-faim Médiator devenu cause de valvulopathie et d’hypertension artérielle pulmonaire.



Et pour clore ce dossier des « médicaments qui ne nous font pas du bien », après avoir exprimé ce doux euphémisme, j’ajouterai le dernier drame qui s’est joué au CHU de Nantes.

Trois patients atteints d’un lymphome ont été traités par chimiothérapie intensive avec autogreffe. Ils ont bénéficié d’un traitement comprenant le médicament cyclophosphamide en remplacement du médicament melphalan généralement utilisé mais hélas en proie à des tensions d’approvisionnement européennes !

Ils en sont morts et Marisol Touraine, Ministre de la Santé, a saisi l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales)

Le cyclophosphamide (commercialisé sous le nom d'endoxan par les laboratoires Baxter) sera-t-il un nouveau scandale ?


L’enquête nous le dira mais, d’ores et déjà, il faut bien admettre que les grands groupes pharmaceutiques, avides de profit, ont quelques réflexions à porter sur leur éthique !

mercredi 16 novembre 2016

POV' PETIT PAPA NOEL !





Le voilà en Helvétie
Et se prend fidèle vessie
Pour la lanterne éclairée
Car il est ringardisé !

Les deux rennes en Laponie
Sont restés dans leur pays
Il a retrouvé deux cerfs
Mais à quoi bon ça le sert ?

Il sent la barbe qui gratte
Ôte cette scélérate !
En parlant de hotte il sent
Qu'il l'a perdue ! Où et quand ?

Les enfants dans leur chalet
Ont déjà tout déballé
Les cadeaux : les Pokémon
Des achats sur Amazone !

Pauvre p'tit papa Noël
Avant de gagner son ciel
Se console les babines
En rêvant de mandarines.



SAS A ROSES



Marine Le Pen, de plus en plus confortée dans ses vêtements de populiste depuis la montée au pouvoir de Donald Trump aux USA, se lance bel et bien dans la campagne présidentielle avec un slogan : « au nom du peuple" et un symbole » : une rose bleue.

Il s’agit d’un mélange du célèbre « le nom de la rose » et du « peuple bleu » qui auraient, selon certains illuminés, habité la mythique cité de l’Atlantide.

Marine qui penchait déjà pour le bleu a adopté cette couleur pour en peinturlurer une pauvre rose qui voulait rester…rose, bien socialiste.

Hélas, le socialisme se meurt ma belle dame ! Mr Macron est en train de lui préparer un enterrement de première classe.

Marine veut donc rassembler le peuple de gauche (les déçus de la rose) et le peuple de droite (couleur bleue oblige) : c’est tout bête lui a confirmé un conseiller en communication qui voulait éteindre l’effet sot d’une vieille flamme vacillante rendant les gens marris.

Voilà Marine nantie d’une rose et se demandant déjà : sas à roses ?

Son vieux père bougon lance, du mieux que lui permet l’arthrite : ça fait tarte rose !

Florian Philippot , son adjoint, véritable pote aux roses, se réjouit de ces choix :

-      Les rues, les artères seront pavoisées de roses ! L’artère hausse qu’les roses ! (il en oublie la syntaxe !)

Seule la petite Marion se lamente et lance :

Tu n’es que maux rose, aussi bleue sois-tu !

La nièce ne porte plus sa tante en odeur de sainteté. Son absence a brillé lors de l’inauguration du QG de Marine nommé l’escale ! C’est le seul nom qui habite Marine ; un cœur laid dit à Marine : seul l’escale y naît (un chœur l’édita : Marine se laisse câliner ?)


Les squales naviguent effectivement dans le même bleu mais la petite Marion semble déjà regretter la transformation des flammes en roses !

UN ROMAN HALETANT (bien qu'il soit pressé)


En envoyant son manuscrit chez Gallimard, Séraphine Ancélécot  n’imaginait pas un seul instant toucher le Graal.

Et pourtant ! Là voilà publiée par la prestigieuse maison d’édition pour une œuvre épique et romanesque qui passe au vitriol les mœurs et coutumes de certains hommes politiques.

Pigmenté de phrases courtes au style incisif et sans concession, le roman nous promène dans les méandres du pouvoir.

L’histoire, nullement autobiographique comme tient à le souligner l’auteure, nous transporte au plus profond de la Normandie, à proximité d’Yonville.  Une quinquagénaire,  du nom d’Emma, rêve de monter à Paris pour réussir.

Elle commence par poser nue pour les besoins d’une cause picturale qu’elle partage avec un peintre besogneux de Montmartre. Ils deviennent amants mais, pour des raisons obscures, le virtuose de la gouache se fait radicaliser par un mouvement d’extrémistes verts et termine son parcours professionnel dans l’Ardèche, en compagnie de moutons atrabilaires !

La jeune femme se remet de la peine et une certaine résilience la conduit à fréquenter la rue St Denis. C’est une véritable reconversion sans le moindre appui de Pôle Emploi. Au fil de ses pérégrinations péripatéticiennes,  elle fait la rencontre d’un  homme fortement ancré dans le sérail politique. Il lui propose des parties fines dans un hôtel réputé.

Emma trouve là une source de financement incomparable. Mais bien vite elle déchante lorsque les premiers coups assénés altèrent son joli visage fardé. L’homme boit plus que de raison et l’alcool le rend un tantinet agressif.

Emma fuit les griffes du souteneur qui lance à sa poursuite un aréopage de tueurs à gages intégralement payés par l’IRFM (Indemnité Représentative de Frais de Mandat).

La fugitive se réfugie dans les bras d’un ancien copain de son fils (dont elle n’a plus de nouvelles). C’est un homme jeune, dynamique, qui se dit ni de droite ni de gauche sans pour autant être palois.

Le nouveau protecteur ambitionne de grimper les marches qui mènent à l’Elysée. Emma et lui se lanceront dans une campagne d’enfer, émaillée de promesses fallacieuses et de coups de canifs qui mèneront les anciens persécuteurs devant la cour d’assises.

Je ne vous raconte pas la fin,  qui est totalement imprévisible,  et vous laisse le soin de la savourer vous-même.

Séraphine Ansélécot, excitée comme une puce par le succès de ce premier roman, s’apprêterait à écrire une seconde œuvre dont elle n’a pour l’instant que le titre en tête : « Berthe rend de l’âne aux haies », une œuvre écologique qui s’appuie sur des expériences de réimplantations de mulets dans le bocage normand. Et oui, encore la Normandie !


A suivre…

lundi 14 novembre 2016

L'ART QU'A HIC : IL NE FAUDRAIT QUE JUPPE EN SAIGNE




Interrogé sur le revenu dit «de base pour tous» sur France 3, Alain Juppé, s’est brusquement escagassé à en sortir une bourde repeinte d’anachronisme.

Le chauve bordelais a effectivement dit : «Est-ce que tout le monde va toucher le revenu universel, de madame Bettencourt jusqu'à la vendeuse de Prisunic?»

Evidemment la boulette n’a échappé à personne : non, elle ne concerne pas Mme Bettencourt qui existe encore (même si certains nous font croire qu’ils ne l’ont jamais connue). Elle touche l’enseigne Prisunic. Une bien belle enseigne qui a périclité pour disparaître totalement sur le giron de Monoprix, en 2002.

Ce genre de bévue crée le « buzz » et permet de nous échapper quelque temps de la "trumphobie" ambiante.

Juppé s’aperçut mais trop tard et, comme dans La Fontaine, jura qu’on ne lui reprendrait plus !

Puis il se montra exaspéré par cette polémique bien gamine :

-      Je voudrais vous rassurer tout à fait – et je salue la vigilance des observateurs - mais je fais mes courses moi-même à Bordeaux, hein. Et je ne vais effectivement pas au Prisunic, je vais à Monoprix, je vais à Auchan, et je vais à Simply Market ou à Carrefour Market. Donc si vous voulez, on ira les faire ensemble, vous verrez que je vis dans le monde réel et que je fais la queue à la caisse de ces différents magasins», a-t-il assuré.

Voilà qui est clair ! Personnellement n’habitant pas Bordeaux, je devrai décliner l’invitation. C’est dommage. J’eusse aimé observé les tics d’agacement dans les files d’attente.


Bon, finalement Juppé encaisse bien et cette maladresse ne devrait pas mettre au rabais sa popularité et le ticket que d’aucuns ont avec lui ! 


Il commit la méprise unique ?
Pas tant, il est dans le domaine
Des bourdes ou des gaffes homériques
D’autres champions qui se démènent !

Il n’empêche, citer Prisunic
La vieille enseigne rachetée
Par Monoprix, ça dit l’antique
Qui prône chez le bordelais.

Il vous dira : j’ai prise unique
Sur des mots panthéonisés
Mobylette, mammouth : qu’on m’explique
S’ils sont vraiment ringardisés !

Arrêtons la caricature
Elle ne va pas super marcher
Ma flèche vise sans rature
L’Elysée : c’est un terme archer !

Au carrefour des super eus
Je n’atteindrai jamais Copé
Au champ d’horreurs il a perdu
Le Match et tout choc haut, là, tait !

Tout ce qu’a dit, hochant, ma tête
Prouve une écoute et dit le clair
De mes réponses jugées honnêtes
D’un quasi nominé « hors pair »

Un casino miné : or perd !
Terminons par ces holorimes
Et laissons muer le grand-père
Dans le saint pli de son estime !


dimanche 13 novembre 2016

COMPTES DE FEES





Dans un pays imaginaire plongé en plein réel, la compagnie des fées sent son corps occis, mort.

Les dames des contes de fée ont des comptes défaits et le dépôt de bilan n’est pas loin.

La compagnie des fées, malgré tant de vicissitudes liées à une conjoncture déprimée, ne perd pas espoir et s’accroche à ses baguettes quand bien même le pouvoir magique se réduit à un simple effet placebo.

Pour autant, Mélusine Henroute, la fée supérieure, y croit. Elle pressent un retournement de la situation. On parle d’aides de l’état et surtout les taux à long terme accusent une chute sans pareil. Il est peut-être tant d’emprunter pour augmenter le capital : ah, vous aimez les taux, fées !

Ces prévisions optimistes ont le mérite de booster toute la compagnie qui commence par se transformer en SARL. On installe un organigramme précis et efficace. Mélusine, gérante, nomme deux sous-fées dont la principale charge sera de négocier avec un gouvernement formé de mages. On effectue un brainstorming pour décider ce que les sous fées offrent aux mages : débours sains permettant de compter sur roc fort !

Résultat : la société des fées rachètera une manufacture textile qui périclite. Il s’agira de prouver qu’elle est capable de maintenir l’emploi tout en évitant l’invasion des capitaux chinois.

L’état gère à partir de petits locaux situés dans des abers. L’odeur de l’amer imprègne les ans bruns des services déconcentrés. On oriente les deux sous-fées vers le local des aides à l’économie :

-         L’économie ? Cet aber ci !

Nul répit pour admirer la mer, point d’instant d’extase devant les remous salins : il faut faire vite ! Les deux sous-fées exposent leur plan de bataille : montant de l’aide requise, stratégie de relance qui s’appuie sur une segmentation plus restreinte du marché : les dessous chics, de luxe.

Le mage qui rend au mage au keynésianisme voit d’un bon œil cette relance de l’activité textile sous l’impulsion des aides étatiques et soutient gorge chaude.  Il fait parapher par fées un contrat parfait : aide de l’état et prêt bonifié contre maintien de main d’œuvre.

Le combat commence. Le scepticisme envahit les ouvriers : est-ce que cette compagnie crée mieux et a les vivacités (Halévy va citer ?) pour faire de nouveaux paris ?

Or fées osent en faire ! La production des dessous a le dessus sur la concurrence. La crainte initiale de ne pas voir dans les fées la capacité de supporter des faix se défait : plus jamais la présence de fées n’est hantise !

La gamme « trop-fée ! » gagne des parts de marché !

La concurrence décline et des efforts faits par ces fées paie les forfaits.

Mélusine rachète la concurrence et crée de nouvelles fabriques.

C’est alors que l’état décide de donner un coup de pouce à l’intégration des handicapés dans les entreprises. Un quota de 6% de travailleurs handicapés (par rapport à l’effectif total) est exigé. A défaut, l’entreprise devra verser une amende à l’"âgé flippe", une association qui vient en aide aux seniors sans travail.

La sous-fée Elvire Jamépersone,  la plus laide des deux mais néanmoins (nez en moins) DRH de service, se plie à la nouvelle règle. Elle embauche des nains (le nanisme étant répertorié dans la liste des handicaps) et les forme avec bienveillance.

L’histoire se termine donc par ce très navrant calembour :


Au travail laide sous-fée mit nains.

samedi 12 novembre 2016

PUB 107


DANS UN PETIT SALON DE LA MAISON BLANCHE


Tandis que leurs époux devisaient dans le salon ovale, Mélania Trump et Michelle Obama ont longuement discuté entre femmes dans une pièce annexe.


Michelle : Bonjour Mélania, tu vas bien ?

Mélania : Bonjour Michelle. Je vais bien. Je me prépare. Je tiens à te remercier pour le discours que tu m’as envoyé, tu sais celui que tu avais prononcé en 2008, à la convention démocrate ! Il m’a bien aidé pour soutenir Donald !

Michelle : Ah, oui, le fameux discours. Bah, il faut bien céder entre femmes et puis à l’heure du copier-coller plus personne ne se formalise.

Mélania : Il n’empêche, je te remercie. Mais, qu’as-tu Michelle, je sens ton visage qui s’assombrit, heu, je le dis sans jeux de maux et en tout bien tout tonnerre, n’est-ce pas ?

Michelle : Oui, heu, c’est que je sens qu’elle vacille ?

Mélania : Qui, quoi, la ? La démocratie ? Tu penses que Donald est une menace pour nos institutions ?

Michelle : Oui, heu..non… Je ne pensais pas à cela. Je pensais à la petite flamme de Cohen.

Mélania : Cohen ?

Michelle : Léonard Cohen ! Il est mourant !

Mélania : Léonard Cohen ? L’auteur de « Belle du Seigneur » ce livre que j’ai dévoré ! Ah, cette Ariane Deume ! Combien je me suis assimilée à elle…Mais, il est mort l’auteur de ..

Michelle : Non, ça c’est Albert Cohen. Effectivement il est mort en 1981, si je ne m’abuse. Non, là je te parle de Léonard Cohen.

Mélania : Léonard Cohen…Voyons, voyons, Léonard Cohen… Ah, oui ! Le journaliste de France Inter qui se tape une tranche matinale !

Michelle : Le journaliste de France Inter ? Ah, oui ! Ah oui ! Ah mais non : lui c’est Patrick Cohen qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec Daniel Cohen, un économiste ou avec  Elie Cohen, un autre économiste, à se demander même s’ils ne sont pas frérots dans la vie.

Mélania : Ah oui, comme les Bogdanov, mais peut-être en moins moches. Je ne sais pas moi : je ne les connais pas ! Mais alors ce Léonard…heu, c’est qui ?

Michelle : Attends, je vais te faire écouter !

(Elle sort un 33 tours des familles, le place sous le saphir et fait tourner le vieux pickup vintage acheté dans un dépôt vente)

Les premières notes s’égrènent : ♫♪  Suzanne takes you down to her place near the river ♫♪♪  You can hear the boats go by..

Mélania (en larmes) : C’est trop beau ! C’est lui Léonard Cohen sur la pochette ?

Michelle : Oui, enfin, là il est jeune. Maintenant il est à l’article de la mort. Il se laisse mourir depuis que sa muse s’en est allée. Son dernier album est, à cet égard, très crépusculaire…

Mélania : Il peut mourir d’un instant à l’autre ?

Michelle : Oui, je n’arrête pas d’y penser. Mais bon…Je vais me ressaisir ! Tu veux encore du thé ?


Mélania : Merci Michelle, ça va aller. Laisse-moi juste écouter la fin de ce morceau. Ça me changera un peu de Rock'in the free world. Ce n’est pas que je déteste Neil Young mais Donald m’en a plus que fait souper depuis quelques semaines !

LE 45 ème



Saint Donald est son patron
Le seul saint au Paradis
Marchant en canard et dont
Jésus dit qu’il geint la nuit
Depuis que son protégé
Multiplie insanités
Mots de haine et calomnie.
Il procure bien des soucis !
- Quarante cinquième Président
Je t’en prie sois moins méchant !
Hélas l’homme joue du blasphème

Et tel écart hante saint qui aime !

vendredi 11 novembre 2016

COHEN S'EN EST ALLÉ, ALLELUIA



Suzanne, son indéfectible muse, l’a emmené, pris par la main pour le guider vers l’éternité, au firmament des poètes, retrouver Federico Garcia Lorca.

Léonard Cohen vient de rendre son âme aux anges de la poésie céleste. Un immense alléluia a longtemps accompagné l’émotionnelle ascension.

Le chanteur canadien est mort à l’âge de 82 ans, ce jeudi 10 novembre,  juste après avoir édité son dernier album « You Want It Darker », un album crépusculaire, à l’hiver de cette vie musicale et baignée de poésie prophétique.

Son autre muse, Marianne Ihlen, celle de la chanson « So Long, Marianne » venait de le quitter pour toujours. Il l’a rejointe, dans le grand paradis blanc des voix inoubliables.

Car Cohen était d’abord une voix, une onde rocailleuse, rauque et charnelle tout à la fois, profondément chaleureuse et déroulant son long manteau de lyrisme biblique.

Cohen, à l’image de Joan Baez ou du désormais Nobel Dylan, représentait la chanson engagée, totalement épurée. Une voix et une guitare pour faire vibrer les cordes de cette indéfinissable forme « d’équilibre dans le chaos de l’existence » comme il tenait à le souligner.

En ce 11 novembre, alors que les commémorations fleurissent le soldat inconnu, l’aura du grand poète illumine les tombes de son éclat antimilitariste.

Car Cohen était un artiste engagé, comme sur la guerre au Vietnam. "J'ai dit que la guerre est misérable et que les hommes sont des animaux. Ils ont le goût du sang", disait-il il y a quelques années.


Suzanne l’a emmené écouter les sirènes de l’autre rive en nous laissant là, pantois, juste capables d’exprimer au bout de notre peine  qu’il nous manque déjà !



QUAND SA RAISON S'EFFRITE



         Décidément, les candidats de la primaire de droite font dans le culinaire. Après les petits pains au chocolat à 15 centimes de Copé, voilà une double ration de frites proposée par notre petit Nicolas !

Lors d'un discours (par qui était-il écrit celui-là ?) l'ex Président a proposé que notre bonne république, Mariane, ne s’embarrasse plus à passer du temps dans ses cuisines pour mitonner des plats pour petits juifs et des plats pour petits arabes.

Il faut un plat pour tout le monde ! Alors casse toi pov' con de plat de substitution. Si le petit ne mange pas de porc (on imagine pour des raisons religieuses), le jour où il y a du jambon à la cantine, hé bien, le petit prendra double ration de frites !

Jean-François Copé, raillé pour ses petits pains au chocolat, prend là une belle occasion de se moquer du concurrent :

Je suis consterné : Nicolas propose une double ration de frites ! C'est une atteinte à l'équilibre alimentaire !

Il a raison l'ami Copé même si une pléthore de frites n'a rien à envier avec une appétence féroce pour les chocolatines, du point de vue de la diététique.

Mais le gros problème dans tout cela c'est que lorsqu'il y a du jambon à la cantine il n'est pas systématiquement accompagné de frites !

Faudra-t-il alors proposer une double ration de purée ? Un double volume de riz ?

Autant de points existentialistes qui n'ont pas été traités par le petit nerveux ! 

C'est bien dommage !


Son intelligence s’effrite
Depuis qu’il perd des neurones
Son petit cœur en téphrite
De volcan fou nous étonne.

Est-ce une douleur de néphrite
Qui lui fait dire, délirant :
La double ration de frites
A nos petits musulmans ?

Loin du Carlos des comptines
Qui s’éclatait  à manger
Avec copains et copines
A la cantine animée

Notre Nicolas futé
L’estomac dans les talons
Se plaît à stigmatiser
Les frites aux yeux des gens bons !

Nicolas vous m’épatâtes
Je vous donne, belle huile, deux palmes
De l’académie des battes
Qui jamais n’aspire au calme.

La double ration de frites :
Oui, de sa bouche encore naît
Une billevesée inscrite
Au rayon de l’insensé !

Point de jambons trop de frites
N’est-ce pas favoriser
L’essor des bintjes ! Ah mais dites :
C’est belgitude assurée !

           









jeudi 10 novembre 2016

TRUMP ETANT PÈRE DE LA PATRIE (Trompetant, perd deux la ♪♪....Pat rit !)



Voilà, les jeux sont faits et vox populi vos déi.

Hillary ne sera pas la première femme à occuper la maison blanche !

Donald Trump, contre toute attente (enfin presque) sera le 45° président des USA après une campagne électorale qu’il a redorée de ses frasques mysogines, racistes et invariablement mégalomanes.

Parti seul, sans bagage politique en poche, l’homme et son ego surdimensionné ont labouré les terres dévastées d’un pays touché par la mondialisation.

La victoire de Donald Trump c’est un coup de pied au cul des élites en place, une gifle pour un système qui a donné l’impression de ne pas s’intéresser au petit peuple.

Enfin, on peut le penser ainsi. En vérité, Donald Trump n’a fait que jouer sur les peurs de gens, leur angoisse face à la mondialisation qui supprime tant d’emplois.

L’homme, dépourvu de toute doctrine économique et qui navigue au feeling, a ressorti son bon vieux concept « d’hyperbole véridique ».

Il s’agit d’instrumentaliser le fantasme des gens, de promettre tout et son contraire, de pratiquer un enfumage basé sur une forme d’innocente exagération.

Du grand art aux yeux des laissés pour compte qui voient en Trump un monsieur « Muscle » , seul qualifié pour redonner aux USA ses lettres de noblesse.

Et qu’importe que l’homme soit milliardaire, fils de riche et animé viscéralement par le profit puisqu’il promet à chaque américain le retour au rêve (comprenez : la fortune, le profit !)

Oui, Trump a gagné mais suscite déjà bien des craintes. Comment gouvernera-t-il ? Avec qui ? Quelles seront ses relations avec l’Europe ? Avec les pays arabes ? Avec le Mexique jugé criminel et dont il cherchera à se prémunir par l’érection d’un mur ?

La victoire de Trump est peut-être la fin d’un monde. La mondialisation débridée fait ressortir des petits monstres autocrates et populistes qui ressortent le paradigme de l’autosuffisance, du repliement nationale, du rejet du migrant et du protectionnisme.

Le Brexit, la poigne de fer du turc Erdogan, les visions hégémoniques de Poutine sont autant d’avatars d’une frilosité de la planète face aux défis de la mondialisation et des flux migratoires qu’elle génère plus ou moins directement.

Un retour vers l’archaïsme de sociétés arc-boutées derrière leur drapeau.


Un retour qui enchante une certaine Marine.



Gueule de bois sent le sapin
D’un cercueil américain
Où gît la démocratie
Dans ses habits défraîchis

Le milliardaire arrogant
A fait briller son argent
Comme un mirage à gagner
Dans la bannière étoilée

L’homme en bon manichéen
Sépare nantis des vauriens
C’est winner contre loser
La fortune est un moteur.

La richesse permet tout
Des injures de voyous
Un sexisme débordant
Le rejet des musulmans

Dans l’immense casino
Où il misa son ego
Le nanti a remporté
Les voix de déshérités.

Sous le veston populiste
Bat le cœur nationaliste
Les replis identitaires
En tempos autoritaires

Chaque nuit pour lui tapisse
Un vieux rêve d’édifice
Emmurant les Mexicains
Dans leurs brisements latins.

Dans sa tour de Manhattan
Au profond de ses arcanes
S’érigea le pari fou
D’élaguer tous les tabous

De se lancer, franc-tireur
Vers le sommet des honneurs
Sans mandat, sans un CV
De politicien rusé

Le grand cerveau reptilien
A repeint le quotidien
De promesses fantaisistes
Aux couleurs volontaristes

Il a capté la colère
Qui grondait sous le cratère
De ces villes sinistrées
Noires d’usines sacrifiées

Et qu’importe qu’il ait rit
De l’indigent qu’Hillary
Se voulait réconforter :
Il a bel et bien gagné !

Déjouant tous les sondages
Il a planté ses adages
Dans le cœur des incompris
Qui le virent comme un Messie.

L’hyperbole véridique
D’une auréole magique
Le consacre Président
Autant emporte le vent…

Que nous prépare l’avenir
Dans ses ailes du désir ?
Le rapace imprévisible
Crée tant de peurs indicibles

Des peurs mais aussi l’espoir
Pour qui lorgne la victoire
Qui dénonce le système
Qui dit au peuple : je t’aime !

Le monde n’était-il donc pas
Assez dur qu’il faille aux pas
Faire marcher les républiques
Sur les voies autocratiques

Poutine, Trump ou Erdogan
Les martiaux mégalomanes
Font lustrer de brillantine
Les cheveux blonds de Marine.