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vendredi 21 avril 2017

UN CAUCHEMAR ALLANT EN S'EPICESSANT...






Il a bon teint, héros marin
Sur une terre de Bergues à mottes
A cultiver ses échalotes
Et son geste est bien plus qu’humain

Rika le voit, se sent l’amante
Et l’âme est lisse pour cet amour
Sa danse fun « ouille-aïe », aimante
Tel un feu nu, grec aux labours

C’est le rire, et glisse la joie
Dans cet amour où s’avère veine
La muse cadenassant l’émoi !
Sans l’écart d’âme môme est sereine

Et puis soudain geint Jean braqué
Par dépits mentaux sans raison
Le rêve en sert feuilles ravagées
Dansant aux sons d’orchestres à gongs !

Tombèrent alors en six boulettes
Un  cauchemar en cure qu’huma
La belle. En basilique elle pète
Et pisse avec le Pape,  Rika !


C’est alors qu’elle se réveilla !

jeudi 20 avril 2017

UNE TRISTE FIN DE CAMPAGNE



C’était hier, jeudi 20 avril, la dernière ligne droite de la campagne présidentielle.

Les onze candidats étaient appelés à exposer leur programme devant Pujadas et Salamé, sur le plateau de France 2.

Quinze minutes pour s’exprimer, pour amener un objet qu’on emporterait avec soi à l’Elysée, pour confesser un regret ou commenter une photographie exhumée des archives.

Une émission de fin de route où chaque candidat se devait de soigner le fonds et la forme pour continuer à séduire et accrocher le Français encore indécis.

L’émission s’annonçait longue, sans surprise et l’ennui la guettait.

Et puis la nouvelle est tombée. Soixante-douze heures avant le premier tour de l’élection présidentielle, le fanatisme de Daech avait encore frappé.

Un policier avait été tué sur les Champs Elysées au cours d’une fusillade dont l’auteur avait été abattu. Deux autres policiers avaient été blessés ainsi qu’une touriste.

Une drôle d’ambiance s’est alors invitée sur le plateau. Les candidats ont changé leur posture, leurs paroles. Le terrorisme djihadiste remontait à la surface, envahissait tous les esprits.

Le terrorisme venait de mettre un point d’orgue sanglant à une campagne que vraiment rien n’avait épargné : affaires et mise en examen, dérapages verbaux, ralliement empreint de déloyauté, petites phrases nauséeuses…

Daech ne pouvait pas mieux agir, à quelques jours du scrutin, pour tailler davantage dans l’épiderme fragile de notre démocratie et mettre le futur Président devant ses responsabilités et l'ampleur de la tâche !




C’est la dernière ligne droite
Avant les urnes décisives
Qu’on soit de gauche, qu’on soit de droite
La « Com »  se doit d’être incisive

Marine affûte ses meetings
Instrumentalise à gogo
Et s’assure un parfait brushing
Pour masquer des faits illégaux.

François relègue Pénélope
Au rayon du passé véreux
Lit chaque jour son horoscope
En sourcillant d’un air peureux.

Emmanuel poursuit sa marche
En ratissant les sans abris
Les sans parti ; sa belle Arche
Ne craindrait ni rixes ni bris.

Benoît rame assez en amont
En se disant : De quelle paix-est ce
Faux semblant d’une exaltation
Qui brument les yeux de détresse ?

Jean-Luc régit ses hologrammes
Excelle en don d’ubiquité
Joue sur avenirs de drame
Si d’aventure on le boudait.

Demeurent enfin tous les sans grades
Au fond des sondages enlisés
Loin des sons d’heures de la parade
Mais qui s’accrochent sans flancher

C’est la dernière ligne droite
Sur l’écran des téléviseurs
Ou chacun de manière adroite
Séduit l’indécis d’électeur

Une émission où chacun dit
En quinze minutes à sacrifier
Ce qu’il nous a toujours émis
Au fil de mots préfabriqués.

Un show à l’ennui destiné
Policé dans ses conventions
De Pujadas à Salamé
Nulle âpreté d’inquisition

La violence vint du dehors
Dans l’effroi des Champs Elysée
Daech repeignit le décor
D’un triste rouge policier

Et tout ce décor d’opérette
Ourdi de phrases convenues
Tomba de gravité parfaite
Plomba de tourments sa tenue.

Il récupéra sur sa scène
Colère sourde,  indignation
Compassion mâtinée de peine
Et l’instrumentalisation

Tristesse en ces fins de campagne
Sur des visages fatigués
Le terrorisme en vile compagne
Et l’avenir plus que brouillé.      

samedi 15 avril 2017

POUTOU SE PAIE L'ATOUT TOUPET



Philippe Poutou (PP pour les intimes) sait que le toupet paie (le tout PP) et il l’a encore bien montré lors du grand débat télévisé du 4 avril.

Ce débat qui s’enorgueillissait d’inviter les 11 candidats à la Présidentielle se voyait diriger par un duo de femmes : Laurence Ferrari et Ruth Elkrief. Elle criait « Ferrari ! » la voix de Poutou ? Non, elle criait « Ford est fort », heu, « Fort d’efforts », quand bien même il se revendique toujours ouvrier chez le fabricant de voitures.

L’homme dénote par son aspect vestimentaire. Il est venu en simple polo (le vêtement, pas la voiture !) alors que ses concurrents portent cravate. Surtout, il refuse d’apparaître sur la « photo de famille » d’avant le lancement de l’émission.

Le candidat des ouvriers, de la NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), se vante d’être le seul à occuper « un travail normal », exception faite de Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière et enseignante agrégée en économie et gestion et rêvant d’une économie capitaliste désagrégée.

Il taille un costume sur mesure à Fillon (mais le Sarthois est habitué) en lui rappelant ses moult casseroles et il agit tout autant à l’encontre de Marine Le Pen, celle qui s’autoproclame « antisystème » et « anti-européenne » mais qui sait bien profiter des largesses et des subsides de Bruxelles.

L’homme se mitonne une petite heure de gloire en véritable électron libre et redonne de l’oxygène impétueux à notre démocratie poussiéreuse ! La voix des travailleurs vibre en son souffle. Il y a du Zola populaire dans sa diatribe.

C’est l’artiste au milieu des figures de Sire, dont le sérieux, muse aigre, est vain.
Poutou ressort le naturel que voulait chasser l’ogre en Gallo, quand il en fait un Max pour s’ériger un homme de pouvoir en évitant un pas vers l’amer.

Poutou ne recherche pas l’Elysée. Il veut simplement taper un grand coup dans la fourmilière, l’Etat-Manoir.

Et franchement, oui, j’avoue, ça fait du bien.


Le toupet de Poutou dépita l’empoté
Épata d’empathie le tout petit tapé
Par la pythie pâteuse d’un Pétain dépoté
Ou l’épais patelin à l’appétit ponté.

Le toupet de Poutou étoupa les potins
Sur les impôts patents des tous petits pantins
Et pâtit de pathos l’apathie de Fillon
Marina la Marine dans l’amère âme marron.

Le toupet de Poutou tapa tout appâté
Par les profits, prêts faits de profonds fonds pas frais
Amputa la toupie de la pétainiste eue
Et tipa « au poteau !» le péteux aux pas tus.


dimanche 9 avril 2017

ITINERAIRES SYMPA - 3


Cette nouvelle planche d'itinéraires nous évoque l'oiseau au double nom et dont le roupie s'avère de la bagatelle. Elle illustre, une fois de plus, la mauvaise passe d'un Sarthois qui se prend désormais pour Vercingétorix (après s'être comparé à De Gaulle ou à Jeanne d'Arc).

Bonne découverte (et respectez les limitations de vitesse !)

vendredi 7 avril 2017

TRUMP S'EN VA EN GUERRE



Il y a quelques jours de cela, le 3 avril, Trump, l’imprévisible et nouvel homme fort des USA avait invité à la Maison Blanche son homologue égyptien Abdel Fatah Al Sissi. C’est la première visite à la Maison Blanche d’un président égyptien depuis Hosni Moubarak en 2009.

Répressif chez lui, tortionnaire dans l’âme, le président Al Sissi, militaire en costume, ne pouvait que plaire au milliardaire américain qui n’a jamais caché son attirance pour les grands moyens quand il s’agit de lutter contre le terrorisme djihadiste.

Persona non grata aux USA, durant l’ère Obama, le général égyptien s’est donc vu aux premières loges chez l’oncle Sam.

Je veux faire savoir à tous, au cas où il y aurait le moindre doute, que nous soutenons le président Al Sissi. Il a fait un travail fantastique dans une situation très difficile. Nous soutenons l’Égypte et le peuple d’Égypte , a ajouté le président américain, sans aucune réserve.

Et de se serrer la main car entre crapules on ne craint pas de se salir.

Les deux hommes ont tant de choses en commun : l’anti « djihadisme » et la mégalomanie. Les projets pharaoniques habitent chacun de ces cerveaux : pour Al Sissi c’est l’extension du canal de Suez et pour Trump c’est le long mur qui séparera les USA du Mexique.

Mais surtout Al Sissi est venu chercher des armes et le rétablissement dun accord de financement militaire que le grand noir avait suspendu en 2015. Cet accord permettrait au nouveau pharaon de s’acheter des tanks à crédit, tout comme des avions de guerre et autres petits gadgets létaux.

Car une Egypte réarmée peut se montrer un bien meilleur rempart contre la menace djihadiste. Trump veut des hommes forts au Moyen Orient pour faire obstacle à Daech. Au nom de la lutte contre cet état islamique il était prêt à fermer les yeux sur les exactions du maître de Damas, le Syrien Bachar Al Assad.

Sauf que tout s’est bouleversé dans la tête du chef américain depuis cette attaque chimique du mardi 4 avril contre la ville de Khan Sheikhoun. Une attaque au gaz sarin, sûrement ordonnée par Bachar Al Assad, a projeté dans la mort 86 personnes civiles innocentes, dont 27 enfants.

L’émotion a gagné tous les pays le régime de Bachar a de nouveau été montré du doigt. On croyait avoir obtenu l’élimination des armes chimiques en Syrie, on imaginait le tyran de Damas assagi après la chute d’Alep, on n’extrapolait  pas qu’il puisse à nouveau franchir la ligne rouge, et pourtant

Alors, après avoir exprimé son dégoût face aux tragiques photos denfants anéantis, Donald Trump a décidé de frapper.

Il a ordonné une frappe ciblée

Vers 03h40, ce vendredi matin heure de Syrie (20h40 jeudi soir à Washington), les Etats-Unis ont lancé 59 missiles de croisière contre la base de Shayrat, d’où auraient décollé les appareils responsables de l’attaque de mardi !

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), quatre soldats syriens ont été tués par ces frappes qui «détruit presque totalement» la base aérienne du régime qui était visée.

Des années de tentatives de faire changer Assad ont échoué, et échoué dramatiquement», a souligné Donald Trump depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où il reçoit jusqu’au soir du vendredi 7 avril,  le président chinois Xi Jinping. Le visage grave, la voix très posée, le milliardaire a  adjuré toutes les «nations civilisées» de se joindre aux USA «pour chercher à mettre fin au massacre et au bain de sang en Syrie».

Le message est clair : Bachar doit cesser sur le champ l’usage de ses armes chimiques (censées démantelées) ! Mais les frappes ciblées soulèvent des questions diverses : comment Poutine, qui soutient Bachar, va-t-il réagir ? Trump va-t-il continuer de frapper, encouragé qu’il est par la coalition de l’opposition au régime de Damas ?

Pour Donald Trump, l’exercice s’avère de haute voltige. L’homme qu’on croyait hermétique à la misère du monde a réagi face à l’enfance martyrisée et à l’horreur d’une guerre injustifiée contre une population civile.  

L’impulsion a fait le reste. L’imprévisible hôte de la Maison Blanche a choisi la réponse militaire et fait parler les missiles tomahawk.

L’homme qui se faisait le chantre d’une Amérique repliée sur elle-même est en train de se métamorphoser, de prendre des risques extérieurs.


On prie pour qu’ils ne soient pas incontrôlés dans cette poudrière qu’est devenu le proche orient !


Il avait serré de sa poigne
Celle de l’autocrate égyptien
Entre requins on se témoigne
Quelques lyrismes régaliens
Al Sissi venait quémander
Un droit de nouveau chalandage
A même de se réarmer
Contre un même ennemi sauvage
Le pharaon des temps obscurs
Avait poussé sur l’échiquier
L’attrait de sa musculature
Endurci de plans policiers.

Trump adorait les dictateurs
Pour un peu, les aurait copiés
Mais il jaillit un flot d’horreurs
Sur l’écran noir d’atrocités.
Des femmes et des enfants réduits
En spasmes de suffocations
Le sarin tapissa la nuit
De son manteau d’exécution
Khan Sheikhoun aux poumons broyés
Sous le bombardement chimique
Implorait en sa perdition
La fin d’un long chemin tragique.

A-t-il pensé à son enfant
En voyant l’enfance brisée ?
Barron, son fils, éperdument
Au cœur de son intimité.
Il a fait sourdre la colère
Au bout d’un fleuve de dégoût
Et pour la première fois, de guerre
S’est érigé maître avant tout.
Avant le temps diplomatique
Et le feu vert de l’ONU
D’une vengeance épidermique
Contre Bachar diable absolu.

Ses tomahawks ont fracassé
Les dernières fiertés de Shayrat
Mais sur les ruines enfumées
Les interrogations s’ébattent.
Comment réagira le Tsar
Qui de Bachar s’est fait l’écu ?
Déjà le Kremlin se déclare
Offusqué des tirs imprévus.
Poutine évoque l’agression
Contre un Etat dit souverain
Dans une amnésie de tensions
Par lui livrées aux Ukrainiens.

lundi 3 avril 2017

LA GUYANE EN COURROUX QUI SE VEUT DEAL DU SALUT



La Guyane, vaste territoire d’Amérique du Sud (83.000 km²) est un de nos départements d’outre-mer. Mais son éloignement de Paris (7000 km) la rend étrangère aux préoccupations de la Métropole et de tous ses maîtres au poli teint.
Sauf que, depuis quelques semaines, les Guyanais se sont invités dans la campagne électorale française en faisant fuser  leur courroux, suivant le fil d’Ariane de l’indignation.
Les caméras se braquent alors sur ce morceau de France, voisin du Brésil et que dynamisent brusquement « 500 frères » contre l’insécurité. Ce sont des hommes encagoulés mais qui, contrairement aux Corses, ne cherchent pas à plastiquer mais vont de place en place tiquant contre l’incurie de la France face aux violences subies là-bas.
Oui, ces hommes en noir, mais non armés, sont les fers de lance de toute une population exaspérée de subir une violence due à l’oisiveté mais liée à une immigration débridée. L’Eldorado exercée par la base de Kourou (lancement des fusées Ariane) a suscité des venues en masse de voisins Surinamais, qui parfois surinent à mort. Il y a aussi des Brésiliens, venus du sud : des orpailleurs marrons, au cœur bancal, aurifère, qu’alors y faire ?
Justement, on peut y faire régner l’ordre ! C’est la priorité pour la population ! La vie économique ne peut se développer que dans un climat serein, hors des rackets, assassinats, agressions diverses. Halte aux drogués que le démon de l’aiguille anémie quand il est, dans le sang des Guyanais, mis.
Alors il faut interpeller ce pouvoir en fin de règne. Le collectif « Pou La Gwiyann dékolé » (pour la Guyane décoller !) demande à Hollande et à son gouvernement d’entamer les discussions avec la société guyanaise qui n’en peut plus d’être victime, de coups massifs, de coups, de coûts…
Alors Matthias Felk, le nouveau ministre de l’Intérieur s’est déplacé. Felk est le nouveau patron des policiers depuis que le père Leroux s’est fait démissionner de la Place Beauvau pour avoir mis beaucoup de chic au rets lui permettant d’aller pêcher ses fillettes comme assistantes parlementaires).
Felk, aux fosses allures de Hollande, se dit qu’il faut panser les plaies. Il faut penser l’épeler F-E-L-K  soit « et feu est l’cas », un cas d’incendie qui nécessite un pompier de service. Il tient quand même à se faire accompagner de son homologue des Outre-Mer, Ericka Bareigts, petit brunette, native de Saint Denis, et donc, de ce fait, spécialiste de la réunion.
Et pourtant les réunions patinent. Alors Ericka débloque la situation en présentant des excuses :
"Tout à l’heure on m’a demandé de faire mes excuses au peuple guyanais. Au bout de tant d’années d’histoire, c‘est à moi que revient l’honneur de dire au peuple guyanais, au-delà de ma personne, de ma petite personne, au-delà des fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais pour qu’ensemble nous puissions construire le quotidien mais aussi l’avenir de la Guyane", a déclaré la ministre. 
Excuse de quoi ? Rien n’est précisé mais à l’image d’un « je vous ai compris » gaullien, la petite marque d’attention fait son effet : les discussions reprennent autour de la petit princesse Ericka en espérant qu’il n’y aura pas trop de bla bla : faut qu’je travaille, lance-t-elle en sentant que l’heure est gaie pour les transactions.
Alors elle sort le chéquier pour sortir d’une situation carafe-Cayenne.
On va payer des fonctionnaires de gendarmerie pour bien plomber la dette fillonnesque et on injectera entre 30 et 50 millions pour construire un tribunal de grande instance et une prison à Saint-Laurent où tant de marauds nient les règles de bienséance.
Quatre cent millions d’€ seront injectés dans l’éducation pour faire une belle ardoise (dira le Sarthois) mais surtout pour combler un retard considérable. 85 millions d’euros irrigueront le système de santé guyanais tel le remède sain.
De l’argent, toujours de l’argent et ça fait marrer les oiseaux. Ils se marrent au nid comme des pies rogues.
-      Ah, ah, ah ; ils n’ont rien compris ! On est marri pas sous la pénurie de ressources, encore que… Non, nous on veut un autre statut pour la Guyane !
Alors les représentants du collectif ont rejeté le protocole d’accord qui leur avait été soumis, estimant que le plan d’urgence de 1,085 milliard d’euros annoncé la veille était du « saupoudrage »

Ericka est repartie, triste à en mourir en se disant qu’on ne peut attendre de l’Etat tout (attendre de laids tatous).

Le collectif "Pou La Gwiyann dékolé" demande désormais « au président de la République et au gouvernement d'entamer les discussions avec la société guyanaise afin d'ouvrir un débat clair, transparent, visant à doter le pays, trop éloigné des centres de décisions hexagonaux, d’un statut particulier pour la Guyane" !
Pourtant, un référendum sur l'autonomie de la Guyane s'était tenu en 2010. Le "non" l'avait largement emporté.
Mais cette crise est l'expression de l'échec de ce refaire-un-DOM, observe Gauthier Horth, un membre du collectif, car le cadre réglementaire n'est pas du tout en adéquation avec la réalité guyanaise.
Alors oui, les blocages continuent, et la revendication porte désormais sur 2,5 milliards d’euro et un autre statut. Pour le premier ministre, sortant d’une case neuve et pas vraiment créole, la demande est irréaliste ! C’est, pour l’instant, l’impasse alimentée par un pas de tir de courroux.
La petite Bareigts soupire encore.

Tant d’efforts pour rien minent son âme, Ericka.

samedi 1 avril 2017

LE CABINET NOIR


C’était ce jeudi soir, chez Pujadas. C’était ce jeudi 22 mars lors de l’émission politique de France 2 où Mr Fillon, échappé des casseroles que lui impose depuis quelques semaines un méchant palmipède, devait expliquer son programme de droite dure.

C’était un jeudi soir d’émission politique et il ne devait rien se passer. Le téléspectateur regarde distraitement les mimiques du Sarthois, il connaît déjà ses ritournelles, sa langue de bois. Il regarde quand même au cas où, un dérapage…

Bien joué ! Il a bien fait de rester accroché à France 2, la sympathique chaîne publique de France Télévisions car un scoop allait tomber.

Requinqué par quatre doses de café qui anesthésiaient les antidépresseurs consommés depuis 1 mois, Mr Fillon a brusquement accusé le chef de l’Etat, Mr Hollande, d’être à la tête d’un « cabinet noir » qui organiserait les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires.

Complètement absorbé par la thèse du complot, l’ancien 1° ministre du petit nerveux s’est lancé dans de multiples accusations à l’endroit de l’Elyséen en fin de bail. Pour le candidat des Républicains il n’y a pas de doutes : François Hollande cherche à torpiller sa candidature. Mais lui, n’a-t-il pas à tort pillé la France ?

Mais quelle mouche a donc piqué le mari de Pénélope ? Une mouche, pas vraiment, mais un livre écrit par des journalistes du canard enchaîné et qui n’était pas encore sorti !

Ce livre a comme titre «  Bienvenue Place Beauvau... Les secrets inavouables d'un quinquennat ». François Fillon dit qu’il en a lu une belle page en Pdf, sur internet. Mais il n’a pas dû bien lire car Didier Hassoux, co-auteur, a tenu à recadrer aussitôt le candidat aux gros sourcils.
Nous n’avons jamais parlé d’un cabinet noir mais juste d’une « structure clandestine. La seule personne qui croit qu'il y a un cabinet noir à l'Elysée c'est François Fillon. Il y croit tellement que le 24 juin 2014 (...) il est allé voir Jean-Pierre Jouyet, qui est le numéro 2 de l'Elysée, pour lui demander d'activer ce cabinet noir. Ce cabinet noir n'existe pas, a lancé Hassoux.
Et de continuer : Nicolas Sarkozy avait (...) mis en place une police politique (...) alors que François Hollande, a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques mais comme tous les présidents de la Ve République, c'est une maladie française.
Pour le journaliste il n’a aucun doute : Fillon chercher à instrumentaliser un livre qu’il n’a pas pu lire entièrement. Il essaie de faire un coup tant il est aux abois !
En attendant, François Hollande a pris quand même soin de déménager la pièce compromettante, sous les yeux ahuris de Martine Aubry.


Martine qui venait se plaindre de voir son ami Hamon trahi par Manuel Valls.
-         François, fais quelque chose, tance Manuel. Il trahit Hamon en disant vouloir voter pour Macron au premier tour des présidentielles. Tu te rends compte : il renie sa parole ! Il avait dit, en bon perdant, qu’il soutiendrait le vainqueur de notre primaire. Le vainqueur c’est Hamon ! Et ho, tu m’écoutes François !

-         Ecoute Martine, on est suffisamment dans la m… comme ça ! Laisse-moi finir mon mandat tranquillement ! J’ai hâte de retourner à Tulle, reprendre mon jardin potager qui me verra, loin de ces cas, biner ! 


Allégorie de la chute Fillonesque


samedi 25 mars 2017

LONDRES ICI L'OMBRE...




Ce mercredi 22 mars Londres a été frappées par une attaque meurtrière près du Palais de Westminster qui abrite le Parlement britannique.

En début d'après-midi de ce mercredi, un homme (qu’on identifiera par la suite et qui se nomme Khalid Masood), conduit un 4x4 comme s’il considérait le cœur de Londres semblable à une piste du Paris-Dakar sud-américain. Il lance son véhicule sur les passants du pont de Westminster qui enjambe l’indolente Tamise et permet l’accès au parlement et à Big Ben.

Peu après la sortie du pont, le terroriste emboutit le bolide sur le bas-côté, en sort précipitamment  et court vers les grilles du Parlement, où la Première ministre Theresa May achève un discours face aux députés. Il poignarde à mort un policier désarmé. La police ouvre le feu au moment où il tente d’agresser un second policier. L’homme est abattu.
La panique gagne le Parlement. Theresa May, premier ministre du Brexit et parlementaires sont évacués vers les locaux de Scotland Yard, à proximité, sous bonne escorte.
Outre son auteur, l'attaque a ôté la vie à quatre personnes. L’identité du policier, devenu héros national, a été rendue publique par ses collègues. Il s’agit de Keith Palmer, 48 ans, affecté depuis 15 ans à la protection parlementaire.

Parmi les blessés figurent trois lycéens français venant de Concarneau pour un voyage scolaire. Leur vie n’est pas en danger mais le traumatisme psychologique demandera des professionnels du soutien.

L'assaillant a agi seul, en loup solitaire mais selon un mode opératoire bien connu : celui de Daech. Le groupe islamiste n’a d’ailleurs pas tardé a revendiqué l’attentat.  
Tout de noir vêtue, Theresa May a dénoncé un attentat « pervers » lors d’une allocution solennelle devant sa résidence de Downing Street.
Le terroriste a choisi de frapper en plein cœur de notre capitale où les gens de toutes nationalités, religions et cultures convergent pour célébrer les valeurs de liberté, de démocratie et de liberté de parole (...) les forces du mal ne nous diviseront pas, a-t-elle lancé, après une réunion interministérielle de crise.

Elle a cependant indiqué que le niveau d'alerte terroriste resterait fixé à "grave", le quatrième sur une échelle de cinq, comme depuis août 2014.
Les Londoniens ne se laisseront pas intimider par le terrorisme, a par ailleurs proclamé le maire de Londres, Sadiq Khan, musulman modéré et symbole de multiculturalisme londonien.
Partout dans le Monde, comme à chaque fois que le monstre djihadiste frappe aveuglement sur nos démocraties, des messages de soutien et des témoignages de sympathie ont afflué de tous pays.
La bête immonde n’est pas encore morte. Elle s’accroche à Raqqa, son fief syrien, le long de l’Euphrate pour contrer une offensive arabo-kurde. Daech, se battra jusqu’au bout, jusqu’au dernier martyr à se faire exploser les tripes pour ne pas lâcher Raqqa, capitale de son Califat.

Mais bien qu’acculée en ses ultimes retranchements, bien que blessée, amoindrie, l’abominable monstruosité est encore capable de télécharger la mort dans nos capitales occidentales. Il lui suffit de s’infiltrer dans les cerveaux malades désireux de mourir en martyr.

Londres pleure les morts quand le glas de Big Ben
Refroidit la Tamise au printemps de la peine.
Tant de roses posées sur le pont profané
Tant de yeux embrumés dans les regards blessés

Le Parlement revit la journée d’épouvante
Au plus profond des mots que l’émoi désoriente
Les remous du Brexit sur la digue d’un fou
Se fracassent soudain pour un peuple à genoux

Le noir vêt Theresa dans ce deuil éploré
Où le flegme se perd, douloureuses pensées
Ô l’insondable effroi des adieux à la Reine !

Londres martyrisée qui se redressera
Dans les pas de Churchill pour un autre combat
Terrassant les démons de sa foi souveraine.