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mardi 29 août 2017

AUBADE AU FÉLIN DOUCHÉ



Petite commune de Loire
Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnate qui sans gloire
Se démène en toute saison

Tu ne supportes pas l’été
Les juilletistes et aoutiens
Départs, retours, palots, bronzés
Qui ne jouent pas les bons chrétiens
En abandonnant leurs matous
Qui errent dans les rues, semblent sales
Tu crains pour les puces et les poux
Alors la douche est  primordiale

Le félin prend sa double peine
Cœur délaissé et poils mouillés
Mais peu t’en chaut, rien ne te freine
Tu n’aimes pas les chats secs, Roisey !


dimanche 27 août 2017

UN PETIT TUBE QUI NE MANGEAIT PAS DE PAIN

Avant de devenir la grande chanteuse que l'on connaît, Nicoletta aura mangé son pain noir. Mais cette expérience pénible elle a su la transformer en tremplin positif. Elle en tirera un premier clip, extrêmement court, que j'ai le privilège de vous faire découvrir, en exclusivité !

Ce petit morceau de quelques notes, de quelques mots, sera, par la suite, repris au service d'une chanson beaucoup plus longue, bien plus élaborée.

Une chanson qui évoquera la disparition de sa mère. Une autre épreuve qui lui donnera le blues...

Mais trêve d'exégèse, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps.

Voici la petite pépite musicale en question :


vendredi 25 août 2017

LE LIVRE BIDE DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE





Si je n’étais pas là pour critiquer le premier polar de Yasmine Heursi-Likozé personne ne le ferait ! Tout le monde s’en fout ! Noyé parmi les plus de 580 romans qui vont fleurir notre rentrée littéraire, ce premier jet, traduit difficilement en français (la version originale serait en  chtimi doublé de verlan urbain fortement berbérisé), n’aurait pas eu la moindre probabilité d’être remarqué.

Le quatrième de couverture pourrait nous mettre en appétit.

L’inspecteur  Jean-Philippe Otèze, à trois mois d’une retraite bien méritée, se retrouve face à une sale affaire de meurtres  en série. Un  premier cadavre est retrouvé à 100 mètres de l’entrée Liévin qui mène au musée du Louvres,  à Lens. La victime, un certain Lee Bih-Doo, coréen du Nord ayant fui son pays a été fortement frappé au visage. L’arme du crime se retrouve plus loin : c’est une réplique d’une statue de Marc Aurèle. Deux jours plus tard, Berthe Hétéma-Vallet, une sexagénaire, est retrouvée morte à 100 mètres de l’entrée Loos-en-Gohelle. Même mode opératoire mais cette fois-ci c’est une statue  de Jupiter qui est retrouvée. Trois jours s’écoulent et on retrouve le cadavre d’Yves Apafaur, un jeune dealer connu des services de police, à l’entrée Lens du même musée. Crâne fracassé par une statue de Vénus ! Quel est le lien entre ces trois meurtres ? L’inspecteur gagnera-t-il le pari de dénouer l’affaire ? Si oui, tiendra-t-il sa promesse de revenir supporter le club local des  Sang et Or, équipe de bras cassés  qu’il avait juré plaquer définitivement eu égard aux piteux résultats ?

Oui, la présentation est prometteuse mais le contenu n’est pas au rendez-vous. Ça aurait pu ressembler à du Frédéric Dard mais San Antonio doit se retourner dans sa tombe...

Le seul intérêt du roman réside dans la description didactique des richesses du musée du Louvres dont Lens s’enorgueillit. Mais on est alors loin de l’intrigue policière !
N’achetez pas le roman mais préférez découvrir ce haut lieu de la culture par vous-mêmes !


A bon entendeur, salut !

CHEZ PAULETTE


François Hollande sort de sa réserve une bouteille de St Estèphe et fête la croissance revenue grâce à son action et… Non, ce n’est pas bon. Il sort effectivement de sa réserve ! Point barre !

Il sort de sa réserve pour critiquer son successeur Macron ! On ne va pas se gêner quand même. Lui-même avait été fustigé par son prédécesseur, le petit nerveux, pour son soi-disant immobilisme dans le dossier syrien ! Non, on ne va pas se gêner quand bien même on a un relayeur de témoin qui a été son propre ministre de l’économie. Parfois le père doit savoir tuer le fils ! Dont acte.

Donc, Flamby (il en mange toujours autant) a adressé une sérieuse mise en garde à Emmanuel Macron l’exhortant à ne pas « demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles »

-       Quand ça crie, fils, il faut savoir entendre ! Les cris minent au logis !

De quels cris parle donc notre ancien Président ? Mais tout simplement du cri poussé par les syndicats devant la montée des périls que laisse augurer la réforme du code du travail : plus de flexibilité, moins de sécurité, moins de décisions syndicales…

-       Les erreurs de Macron c’en est assez, j’étaie…J’étaie mes critiques car le plan qu’il mène est faux ! Je blâme cent maux d’Emmanuel (sans Modem annuel ?).

La critique est officiellement venue de l’ouverture du festival du film francophone d’Angoulême. L’ancien président y prend la parole et dégaine sa critique. En réalité, les petites diatribes remontent quelques jours précédemment, à Eygalières (Bouches-du-Rhône) quand notre Flamby national a déjeuné chez Paulette (célèbre pour ses paupiettes de veau) avec Julie Gayet, Michel Drucker, sa femme Dany Saval et …Charles Aznavour. Le chanteur tenait à fêter son départ pour Los Angeles, destination prestigieuse qui lui conférera l’étoile sur le Walk of Fame !

C’est lors de ce petit déjeuner que l’ancien Président se serait lâché !

Charles : Avoir son étoile sur le Walk of Fame comme Ray Charles ou Elvis Presley c’est le pied non ? Qu’est-ce qu’il y a François ? T’as pas l’air dans ton assiette, pourtant la paupiette semble bien appétissante !

François : C’est à cause d’Emmanuel ! Il va nous casser cette jolie croissance économique que j’ai attendue 5 ans et qui arrive enfin grâce à ma politique de génie !

Charles : Mais non, tout va bien se passer ! Détends-toi ! Tiens, viens voir les comédiens, voir les magiciens, voir les musiciens qui arrivent tu sais où ?

François : Oui, à Angoulême. C’est Julie qui m’en a parlé. Bon j’irai mais franchement je n’ai pas le cœur à ça !

Julie : Mais si mon trésor ! Tu vas voir de beaux films ! Ça va te détendre !

Michel : Tu vas assister au premier film programmé : « au revoir là-haut » de Dupontel ! Un grand cru ! Albert, si tu m’écoutes…

François : Moi je n’ai pas été assez cru ! Et pourtant ! On goûte enfin les fruits de ma politique !

Julie : Tu n’es encore qu’un artiste méconnu ! Mais bientôt on va te revoir, là-haut !

Charles : En haut de l’affiche, en dix fois plus grand !

François : Dupons tel ou tel mais, dans l’ensemble, les Français ne seront pas dupes. Ils croiront que la croissance vient d’Emmanuel ! C’est trop injuste !

Julie : Résiste, prouve que tu existes ! Repars en politique François !

François : Oui, je vais me battre ! Je vais descendre dans l’arène ! Ce sera un combat d’animosité !

Dany : Non, moi c’est Dany Saval ! Hi, hi, hi, c’est de l’humour !

Michel : Depuis quelques jours Dany nous pond des jeux de mots pathétiques ! Et elle en rit !

François : Bah, il vaut mieux voir Saval qui rit !

Aznavour : Ha, ha, ha, tu vois que tu as la forme François ! Il faut savoir encore sourire
quand le meilleur s'est retiré et qu'il ne reste que le pire dans une vie bête à pleurer
 !

François : Oui Charles, je vais me battre mais en gardant le sourire !

Michel : Allez, à la santé de François !


(Et tout le monde trinqua à la santé de Charles. Mais ce ne fut pas du thé ! Car, comme dit Dany, « avec Charles le thé m’est rare, hi, hi, hi, Charles le thé m’est rare…».)

jeudi 24 août 2017

LES RAMBLAS ENDEUILLÉES


L’artère piétonnière de Barcelone, les Ramblas, si appréciée des touristes pour ses frondaisons et ses nombreux kiosques, a été le théâtre d’une boucherie sans nom.

Comme à Nice, comme à Londres, des morts et de nombreux blessés. Comme partout où le djihadisme frappe on cherche à reprendre vie, on clame sa liberté, on exhorte autrui à continuer de vivre, à surmonter la peur, à jouer de la résilience.

Comme à Nice, comme en tout lieu où l’impensable s’est produit, on cherche à comprendre, on « refait l’histoire » en se demandant si tout a été fait pour éviter le drame. Pourquoi les Ramblas n’étaient-ils pas sécurisées ? Pourquoi l’Espagne n’a-t-elle pas pu déjouer l’attentat ?

Younes Abouyaaqoub, 22 ans, le conducteur de la fourgonnette qui a fait 13 morts et 88 blessés, jeudi 17 août, sur les Ramblas de la capitale catalane, vient d’être abattu après quatre jours de cavale. Quatre jours de menace permanente et, pour le jeune homme, la gloire de devenir un ennemi public n°1 et la certitude de mourir en martyr comme lui a inculqué l’imam Abdelbaki Es Satty, le cerveau présumé de la cellule djihadiste.

Car, comme à chaque éclat de meurtrissure, il y a la parole d’un pseudo représentant religieux, avide de transmettre sa version frelatée du Coran pour radicaliser une jeunesse perdue, déboussolée par un Monde qui tourne trop vite…




Les ramblas exultaient d’un soleil catalan
Et rayonnaient d’amour sous l’azur estival
Trop de bonheur facile pour les anges du mal
Il leur fallait punir ces plaisirs insouciants

Le bélier fourgonnette tel un taureau furieux
Dans une corrida qu’une foule déchaîne
Percuta les passants dans le vent de la haine
Déracina la vie, glaça d’effroi les yeux.

La panique a gagné jusqu’au noir du métro
Les sirènes ont craché leur stridente colère
Tandis que s’activait l’énergie brancardière

Tant de morts et bientôt, à Cambris, autre drame
Les démons du Coran tel un corps qu’on affame
Se repaissent de sang d’une aigreur nourricière…


vendredi 18 août 2017

ITINERAIRES SYMPAS - 6


Pour cette nouvelle planche j'ai choisi le thème des locutions latines.

C'est aussi l'occasion de faire un petit clin d'oeil au cinéma hollywoodien et à la bonne chanson bien française, celle de Juvet ou de Cristiani !

Enfin, tous les goûts sont dans la nature !



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Depuis 1928, le café Méo des frères Meauxsoones, deux Belges, une fois, délecte nos palais de son goût inimitable.

Les deux frères, émigrés à Lille (ma ville !) en raison de la guerre (celle de 14-18, la plus belle, celle que Brassens aurait voulu faire), ont initialement vendu volailles, produits laitiers et café. Puis, ils se sont exclusivement concentrés sur le café. L’affaire a prospéré.

Désormais le café Méo fait le plaisir de nos vedettes du cinéma comme de la chanson.
Certifié Max Havelar, le café Méo participe également au commerce équitable et c’est tout à son honneur.


Vive le café des Chtis !


TRUMP FAIT DE SON CHAR L’HÔTE VIL



Le vide se fait autour de lui ! Donald Trump ne compte plus le nombre de réactions indignées qui lui reviennent comme un boomerang après sa sortie virulente sur les événements de Charlottesville (Virginie.)

Dans cette ville, des rixes se sont déroulés entre manifestants d’extrême droite, proches de l’alt-right (droite alternative, antisémite, raciste, ayant des sympathies pour le Ku Klux Klan) et des groupes antiracistes. L’émeute était en partie organisée pour protester contre le retrait de la statue du général Lee, celui des confédérés lors de la guerre de Sécession, celui qui commandait les sudistes, les pro-esclavagistes ! Une femme en est morte, tuée par un suprématiste blanc.

Le Président n’a rien trouvé de mieux que de renvoyer dos à dos les deux camps :

-         Il avait des gens fréquentables lors de la manifestation qui a dégénéré samedi, a clamé le milliardaire.

Autrement dit, il n’y avait pas que des membres du Ku Klux Klan. Non, on trouvait aussi de bonnes gens, qui l’aiment, qui ont voté pour lui, qui sont prêts à le soutenir pour qu’il construise ce fichu mur séparant les USA du Mexique, qui gloussent d’une satisfaction voluptueuse dès qu’il songe à limiter l’immigration…

Avec un conseiller stratégique,  Steve Bannon, ex patron du site d’extrême droite Breitbart News, Mr Trump n’a jamais caché son penchant pour l’alt-right et ses valeurs.

Quant à Richard Spencer, un des organisateurs de la manifestation  « Unite the Right Rally » de samedi à Charlottesville, il est très clair qu’il adule le nouveau maître de la Maison Blanche !

En novembre, ce louche individu avec d'autres nationalistes américains avaient célébré la victoire de Donald Trump en lançant "Hail Trump, Hail notre peuple, Hail la victoire". Ce "Hail" (de "to hail", saluer en anglais) n’était pas sans rappeler le fameux "Heil Hitler" du IIIe Reich. Il avait été suivi de saluts nazis.


A quel jeu joue Trump ? Cet homme-là qui tweete plus vite que son ombre (et souvent pour dire les plus grandes bêtises) mesure-t-il la teneur de ses propos ? Est-il dément ou cherche-t-il à créer un choc dans la société américaine ? Dans quel but ?



Le pasteur Luther King ne hante pas ses nuits
Que des fantômes blancs aux sinistres cagoules
Éclairent d’un feu damné et la haine déroule
Ses racistes drapeaux sous la lune qui luit.

Dans sa tour de nanti les idées s’empoisonnent
De clichés marinés au jus de Ku-Klux-Klan
Les thèses identitaires se vautrent sur les bancs
Exhibant l’indécence de leur panse matrone.

Alt right pris de « Hail Trump » savoure les dérives
Du nouveau Président aux nues ségrégatives
Vide est le paradis des lucides combats

Nuit de Charlottesville aux égales noirceurs
L’homme joue l’amalgame, jusqu’à son déshonneur
Plongeant son Amérique dans d’ignobles climats

mercredi 16 août 2017

A BANC D'AUNAY...HÉ, HÉ...



Bertrand Smet s’est toujours mis dans la tête qu’il serait le sosie de Johnny Hallyday. Tout ça parce qu’il s’appelait Smet et qu’il n’avait aucun mal à retenir les paroles du maître ce qu’on ne pouvait, hélas,  remarquer dès lors qu’il s’agissait de mémoriser l’axiome de Thalès ou les règles d’accord des participes passés des verbes pronominaux.

A coup de chirurgie esthétique Bertrand est devenu Hallyday mais sa gloire n’a jamais dépassé l’Eure-et-Loire ! Berthe, sa petite amie, a tout fait pour lui éviter les dérives de la gloire. Et voilà, après une centaine de shows, où rarement le cash tonnait, Bertrand se retrouve seul, abandonné et d’autant plus désespéré que son idole vit avec un cancer !

C’est dur la vie !

C'est un chanteur abandonné 
Qui se retrouve à banc d’Aunay
Près de la gare Aunay Tréon
Il a le blues et le bourdon

Où sont tous ses amis d’Aunay ?
A quoi bon s’en faire, à r’passer
Les souvenirs à chantonner
Tout devient moche, affreux d’Aunay !

C'est un chanteur abandonné 
Et le teint jauni à l’idée
D’avoir perdu des Euréliens
Qui firent, jadis, bonheur et liens !

Et ça fait le vide dans sa tête 
Oui ça fait le vide dans son cœur. 
Le bourg d’Aunay cloche et l’inquiète
Nul n’a vie gaie : sens l’air mort, cœur !

L’homme aux microsillons rayés
Las, par défaut, tard, part d’Aunay
Bertrand Smet, enlaidi, sans sillons
Berthe transmet tant les dissensions…  


mardi 15 août 2017

UN BORD DE MER UN PEU JAUNASSE



En cette période de vacances, alors que de nombreux estivants goûtent les douceurs de la plage, je n'ai pu m'empêcher de penser à la famille moyenne, nord coréenne. Elle va, elle aussi, au bord de la mer, mais y longe des barbelés et se ronge de savoir comment son dictateur Kim va en découdre avec Mr Trump, sur fond de marasme économique et de privation de libertés...


On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On n’savait rien des autres gens
Qui enrichissaient l’Occident
Nous il fallait faire attention
Quand on boudait  la moindre allocution
De Kim Jun Un, ce pas grand-chose…

Et on se lamentait des bas taux
De croissance des flux commerciaux
Kim lançait : « on reste au rang
Gare à ceux qui passeraient d'vant ! »
Et on évitait débats tôt
Jugés dissidents ; l’étau
Nous serrait pendant des heures
On prenait de belles douleurs !

On allait au bord de l’amer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
De martiales vagues pas très tranquilles
Secouaient déjà Kim Jong Il
Alors…le fils ; on n’en peut plus !

Et on se répétait des gros mots
Kim ordure, dégueulasse, salaud !
Dans nos têtes ; jamais trop haut
On craignait trop pour nos peaux


Et on regardait les bas taux
La la la la la...

dimanche 13 août 2017

A NIMES, A LAON...PAILLER



Voilà comme ça, pour les Vacances
Aline Pailler conte la France
A Nîmes, à Laon, Pailler nous dit
Qu'elle circule en taxi d'Hermies 


samedi 12 août 2017

GUAM ET L’OCÉAN PEU PACIFIQUE




Donald Trump ne passera pas ses vacances avec Kim Jong Un, le petit dictateur de la Corée du Nord. Il ne lui proposera pas davantage Airbnb et mon petit doigt me dit qu’il doit y avoir une forme d’incompatibilité d’humeur dans ces prises de décision. L’homme de la Maison Blanche est même prêt à en découdre contre le maître de Pyongyang si ce dernier continue à montrer les muscles, à réitérer ses essais nucléaires et surtout à menacer l’île de Guam où réside une base américaine.
Mais que se passe-t-il chez Trump ? Visiblement il ne supporte plus la nucléarisation de la Corée du Nord à même de mettre le territoire américain à portée des missiles du nouveau péril jaune. Trump ne veut pas jouer les Obama de service, à se dire que le danger n’existe pas, à laisser faire Kim, et Kim ose : alors gare aux bleus !
Trump ne veut pas de bleus et préfère donner de la voix tout en relançant la guerre du golf, notamment celui de Bed-Minster (lit en cathédrale, mais face au délit, en cas, t’aident râles ?), près de New York, qui a des trous, pardi (des troupes hardies ?).
Oui, Donald se lance dans une surenchère verbale. Il menace Kim de vilaines punitions si le dictateur coréen s’avise d’attaquer Guam : il aura queue et fol air, heu, feu et colère ! Il en bafouille de rage !
Face à une crise sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine adjure de "faire preuve de prudence" et exhorte Pyongyang à éviter les "démonstrations de force". Il faut dire que la Chine demeure le principal partenaire de la Corée du Nord et les échanges entre ces deux pays ont été de 8,4 milliards de yuans (1,1 milliard d’euros), en augmentation de 37,4 % au premier trimestre 2017 par rapport à la même période de l’année précédente.
Si Pékin a  daigné appliquer les sanctions imposées par les Nations unies en important moins de charbon nord-coréen, elle n’a pas agi de même vis-à-vis des minerais de fer. Le Chinois cherche vraiment à protéger son commerce et fera tout pour aller au charbon car croiser le fer le minerait !


Mais pour l’instant la tension monte. On nous rejoue « les missiles de Cuba » en espérant que Kim ne lancera pas des casses tristes.

jeudi 10 août 2017

L’ŒUF ESTIVAL DEGUEULASSE




Je ne vais pas vous parler des poules élevées en batterie (voire en bas tri pour absence de volet !) bien que cette technique de rentabilité intensive ait déjà bien donné du souci aux ailes des gallinacées (des virus H5N1 s’y déposaient parfois). Je ne vais pas parler d’ailes, je vais parler d’œufs !

Des entreprises bataves spécialisées dans l’élevage de volaille ont cru bon utiliser un antiparasitaire, le DEGA 16, pour lutter contre le pou rouge. Car vraiment on ne peut imaginer le pou sain pour des poules appelées à pondre des œufs comestibles. Elles seraient en plein air, en plein Gers, dieu soit Loué, elles n’auraient pas besoin d’antiparasitaire pour se défaire des poux laids ! Ah, petite poulette, battue à plate couture, si tu pouvais savoir ce que peut le pré t’apporter !

Mais voilà, les Bataves comme beaucoup d’autres aiment l’élevage intensif : beaucoup d’œufs au dm² et tant pis si la poule devient folle à vivre dans un espace exigu qui a tout a envié à un appartement capsule de Hong-Kong !

Donc un antiparasitaire a été utilisé. Mais certainement on a dû laisser la fabrication du DEGA 16 aux niais pour du dégât saisonnier ! En effet, on a adjoint au produit du Fipronil, antiparasitaire interdit en Europe chez les animaux destinés à la consommation humaine car « modérément toxique » pour l’homme lorsqu’il est ingéré en grande quantité.

Comme le principe de précaution abjure les Européens de marcher sur des œufs, c’est ce qu’ils ont fait ! On a écrasé le produit de la ponte et, à tant faire que de massacrer, près de 300.000 poules néerlandaises ont été abattues ! Comment on traite les bêtes : très tôt vie part (traite ovipare ?).

On a mis un certain temps à réagir car les services vétérinaires devaient en avoir sous les bras ou alors on peut imaginer que des lobbies ont, un certain moment, persuadé qu’on ne pouvait pas faire d’omelette sans casser d’œufs ! L’information d’une contamination d’une exploitation belge avait été transmise aux autorités sanitaires belges le 2 juin ! Celles-ci ont attendu le 20 juillet pour alerter les Etats membres de l'UE. On voudrait étouffer quelque chose dedans, on ne fait guère mieux.

Mais désormais le scandale éclate et les rubriques « santé » en sont pleines comme un œuf !

Une enquête pour "fraude" est d’ailleurs menée par le parquet d'Anvers et contre tous, tous ceux qui trempé dans cette magouille en imaginant qu’on ne saurait jamais tuer la poule aux œufs d’or dur !

Dans le même panier, une enquête pénale est en cours aux Pays-Bas pour retracer les circuits de commercialisation de l’œuf honni qui ne porte plus de sons agréables. En Basse-Saxe (Allemagne), une enquête préliminaire contre "les responsables" de plusieurs élevages "dans lesquels les œufs ont été testés positifs au Fipronil" a été ouverte pour infraction à la loi sur les denrées alimentaires. 

Souhaitant que le responsable soit vite mis sous les verrous et qu’on sache châtier l’homme laid, taulard !


En attendant, cette triste affaire nous révèle, une fois de plus, les dérives de l’agroalimentaire, industrie corrompue par l’attrait mercantile, par l’appât du gain quel qu’en soit le prix pour notre santé !

mardi 8 août 2017

PUB 117


Lui laisse sans voix Turquie, Berlin
Et toute l’Europe, au fil des routes
Lui laisse sans voiture Kiberlain
Et là c’est sûr : c’est la déroute !

Le temps qu’il faut,  il reste au lit
Et Leffe est mère pour consoler
A défaut d’embrasser : brasserie !
La mise en bière il sait gérer.

C’est de la belge, il n’en a cure
On ne raille pas ! Akoibon ?
Il fait Leffe-rite, bonne nature
En attendant Sandrine ; c’est bon !

vendredi 4 août 2017

PUB 116 (Double)



Par PAYOT, par paillote
Huguenot, Hugues note :
La Corse a ses beautés
Qui veut la saboter ?

C'est l'vin de Calvi, Calviniste
Qui te rend soudain hédoniste !

mercredi 2 août 2017

ET LA MOREAU SENTIT L’ÂME AUX RÂLES...

Jeanne Moreau vient de nous quitter ce 31 juillet 2017, à l’âge de 89 ans.

La France perd une des plus grandes actrices du théâtre et du cinéma.

L’éternelle demoiselle du cinéma français avait fait ses débuts dans les cours Denis Inès au conservatoire d'art dramatique avant d’entamer sa carrière au Festival d'Avignon, sur les pas de Jean Vilard, avec qui elle partageait le risque de la nouveauté, du révolutionnaire. Le cinéma lui offre des compositions de choix, qui la consacrent lors des cérémonies : Moderato cantabile, d'après Duras, vaut à Jeanne Moreau le prix d'Interprétation au Festival de Cannes et sa performance dans La Vieille qui marchait dans la mer, adapté de San Antonio, est couronnée du césar de la Meilleure actrice en 1992. Entre Oskar Werner et Henri Serre, la jeune femme se balance dans le “tourbillon de la vie” de Jules et Jim, le chef-d’œuvre de François Truffaut en 1962. Ce rôle la fait entrer dans l'histoire du cinéma.

Jeanne Moreau ne cesse de multiplier les prestations, avec un naturel inné, sans fard, sans artifice. Elle excelle dans le drame - Le Temps qui reste, en 2005 - à la romance - Cet amour-là, en 2002 – mais aussi dans la comédie - Un amour de sorcière, 1997, ou Jusqu’à la Lune et partout sur la Terre, en 2007. Son nom s’associe à moult projets, y compris à la télévision, en témoignent Les Rois maudits. Icône vivante, on la sollicite régulièrement  les lauriers abondent : présidente du Festival de Cannes, officier de la Légion d'honneur, présidente du Festival de New Delhi, césar d'honneur en 1995 et en 2008…

Ses talents d'actrice vont de pair avec ceux de scénariste. Elle réalise par ailleurs quelques longs métrages, dont L'Adolescente, et Le Portrait de Lillian Gish, un film documentaire. En 2010, elle enregistre le Condamné à mort de Jean Genet avec Etienne Daho et l'interprète sur scène.

La Grande dame à la voix rauque et apaisante et au visage reconnaissable entre mille, s’est éteinte, découverte de bonne heure par sa femme de chambre (dont je vous publie le témoignage).

Elle nous laisse une cinématographie impressionnante et demeurera la femme qui a traversé toutes les évolutions du 7ème art, en prenant tous les risques que lui conférait sa quête de liberté, au-delà des carcans, des us et phénomènes de mode.


Chapeau bas, madame !



Sur le journal d’une femme de chambre on pouvait lire ceci :

Ce matin du 21 juillet 2017, je me rends dans la chambre de Mme Moreau car la nuit vient de quitter son chant moderato cantabile. Je m’approche du fauteuil en évitant de glisser sur la peau de banane qu’elle a laissée traîner par mégarde ; ces derniers temps elle a des absences répétées. Je vais vers ce fauteuil, situé plein sud et le temps qui reste pour effleurer les cheveux de la reine margot (c’est ainsi que je l’appelle, par vénération), je réalise la fin des comptes à rebours ! La lumière joue la mariée était en noir !

Ce que je croyais une histoire immortelle venait de gagner le dortoir des grandes ! Jeanne la Française, le plus grande peut-être des Françaises,  celle à qui tout le monde disait « je t’aime », avait pris l’ascenseur pour l’échafaud et le couperet, dans le jardin qui bascule, avait accompli le plus vieux métier du monde : celui d’ôter le corps de Diane, lui verser le salaire du péché : donner la mort !

Il est minuit, Docteur Schweitzer et les Parques, telles les intrigantes qui vous fixent, le dos au mur, les trois jours à vivre avaient porté leur dévolu sur Mademoiselle à l’humeur vagabonde !

Jeanne s’en était allée faire les 400 coups au Paradis après m’avoir parlé de son dernier amour. Elle était ma confidente et même pour mille milliards de dollars je n’aurais pas vendu mes souvenirs d’en France avec cet amour-là car jour après jour,  avec chacun son cinéma, on s’était révélé nos secrets d’alcôve sans pour autant se rejouer le dialogue des Carmélites !

Oui, je lui avais parlé de l’homme de ma vie, Alberto Express (enfin, c’est ainsi qu’il se présentait) le Marin de Gibraltar qui, loin de la race des seigneurs, m’avait abandonnée, un jour, à Avignon, bastion de Provence pour rejoindre une certaine Eva ! Il m’avait dit « je te quitte, sauve toi, Lola ! »Elle avait continué à m’écouter et me consoler de la perte de l’amant quand j’avais évoqué mon retour chez Jules et Jim, mes amis d’enfance, les arpenteurs de Montmartre,  logeant encore à Pigalle-Saint Germains des Près chez leur mère Julietta, un amour de sorcière culinaire qui cuisinait si bien la truite !

Elle savait écouter, la grande dame, qui n’avait rien de la femme fardée ! Elle savait se mettre au niveau des petites gens, par-delà les nuages de nos destins, à tout jamais ouverte aux visages des inconnus, côté cours, côté champs et toujours curieuse de découvrir le talent de mes amis, le cœur de métisse de l’étrange Monsieur Steve, mon cousin ou encore le dernier Nabab qui, un certain jour de juin, lui avait conté les liaisons dangereuses 1960 avec cinq femmes marquées par la névrose : Nikita la petite amie de M’sieur La Caille, Nathalie Granger la voisine de Monsieur Klein, Lisa qui se prenait pour Mata-Hari, la grande Catherine qui était la propriétaire de la Rolls-Royce jaune carburant au gas-oil

Oui, elle écoutait tout le monde, sans querelle et sans faire le procès de qui que ce soit ! Elle aurait aimé tous les hommes, jusqu’au dernier : les hommes en blanc, en noir, les amants transis, les vainqueurs comme le paltoquet qui subit l’échec au porteur et à qui l’on dit « touchez pas au grisbi ! ». Elle parlait avec tout le monde, nul ne lui était indifférent : une Estonienne à Paris l’avait un jour abordée pour lui dire, en se trompant sur son prénom : Chère Louise, vous brillâtes dans Viva Maria ! Et cette scène dans les Valseuses ! Quelle audace ! Vous en feriez un remake ? Elle lui avait répondu : Le cinéma est mon Prince et le manuscrit du Prince stipule que faire un film, pour moi c’est vivre ! Je suis prête à jouer tous les rôles et prendre le train des risques ! Il se peut qu’un jour je m’appelle Victor et fasse une sortie de clown ! On sera alors bien loin de Roméo et Juliette, d’Anna Karamazoff ou encore de Falstaff !

Je l’aurais suivie jusqu’au bout du monde ! Jusqu’à la nuit de l’océan le long de la baie des Anges pour accompagner la vieille qui marchait dans la mer avec la grâce qu’on retrouve dans le pas suspendu de la cigogne !

Je n’aurais eu avec elle aucun désengagement ! Pas de petits meurtres entre nous ! Que nous aurait valu de jouer les louves jouant l’amour et confusions ? I love you, I love you Not ! Akoibon ?

A présent vient l’absence ! Elle vient là, comme le feu follet autour des tombes, comme pour nous dire « au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ! ». Je lui dis « à demain ! On se retrouvera, peut-être, si le miraculé existe !

Et puisqu’une femme est une femme, je me mets à pleurer ! C’est hu-man, heu, humain… Je ne peux résister aux pouvoirs des larmes, the will to resist is out !

Jeanne partie c’est ma vie qui s’écroule. Je vais quitter Paris, fuir à l’Ouest (Go West) gagner les grandes étendues du folklore américain, Monte Walsh où réside mon oncle d’Amérique Alex (Alex in Wonderland) !

J’en termine avec ce billet. Toi l’inconnu(e), si tu tombes sur ce papier, un jour, tu comprendras. Tu comprendras ma peine immense !