Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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dimanche 9 juin 2019
ITINERAIRES SYMPA - XII
Cette nouvelle planche d'itinéraires nous évoque l'obsolescence des objets mais aussi des hommes politiques (surtout quand ils sont corrompus). Elle prône le droit à la différence et termine par un clin d’œil à un rapace nocturne bien sympathique.
dimanche 28 avril 2019
LE BRASIER DE NOTRE DRAME
Plus d’une semaine après le drame de
Notre-Dame, les âmes grises contemplent le triste visage de la cathédrale en se
remémorant soirée d’enfer de ce lundi 15
avril 2019.
L’incendie a ravagé toute la toiture qui
reposait sur une charpente séculaire, appelée la forêt et constituée de bois
tirés de 1.300 chênes robustes dont certains avaient été taillés il y a plus de
800 ans. Une perte inestimable.
Le feu s’est acharné sur la flèche qui s’est
effondrée au cœur d’un brasier fantasmagorique. L’édifice, construit par
Viollet-le-Duc (1814-1879), a provoqué, dans sa chute, des trouées dans voûte
de la croisée du transept, dans le bras nord et dans une travée de la nef.
Toute la nuit, des yeux effarées, des regards
hallucinés, des êtres sidérés ont assisté impuissant au désastre. L’âme de
Paris était en train de se consumer et sans l’intervention héroïque des
pompiers, la belle dame eût succombé !
L’émotion est intense et provoque un choc
national. Emmanuel Macron, qui, ce soir-là, devait annoncer des mesures en
guise de conclusion du grand débat, doit annuler cette intervention. Il se rend
sur les lieux pour, laconiquement, compatir à la douleur de la France. Le
lendemain du sinistre, il annoncera de l’Élysée, sa volonté de reconstruire l’édifice
dans un délai de cinq ans.
Les dons s’organisent qui ne font pas l’unanimité.
Les grosses fortunes se pressent de se rendre au chevet de la pauvre infirme. Pinault
donne 100 millions quand Arnaud double la mise avec 200 ! Qui dit mieux !
Les gilets jaunes et les précaires peuvent s’indigner ! On soupçonne les
généreux donateurs d’utiliser l’obole comme outil de niche fiscale (réduction d’impôt
de – 60% pour les entreprises). Et on entend la petite musique : s’ils
peuvent donner autant pour Notre-Dame ils peuvent donner pour les pauvres, les
compagnons d’Emmaüs, les SDF…
D’autres déplorent que le délai de 5 ans ne
soit assujetti à l’obligation de présenter une Notre-Dame du plus bel effet à l’occasion
des jeux Olympiques qui se tiendront à Paris en 2024 ! Le mercantilisme n’aurait-il
aucune limite ?
En attendant, la noble Dame va vivre une
longue période de convalescence sous sa bâche de fortune en espérant qu’Eole se
fasse modeste pour ne pas emporter des lambeaux d’édifice qui risquent, à
chaque instant, de s’effondrer.
Ils
ont veillé, le cœur noyé dans les sanglots
L’âme
de pierres qui se consumait sous les yeux
Dans
ce brasier rougi d’éclats vertigineux
Ils
ont veillé comme on pleure au pied d’un tombeau.
Ils
ont vu, sidérés, la mémoire de l’âme
Dévastée
par la nuit qui nourrissait le feu
Qu’ils
fussent loin du Ciel ou si proches de Dieu
Ils
ont pleuré la mort qui frappait Notre-Dame.
Et la flèche
sombra dans un cri d’agonie
Comme
un cierge éclairant de tragédies brûlantes
Une lamentation
aux frissons d’épouvante.
Et le
grand flamboiement sous le ciel aviva
Les romances
d’Hugo, les yeux d’Esméralda
Les
parfums légendaires fleurissant le parvis…
samedi 6 avril 2019
mardi 26 mars 2019
PUB 132
Alors qu'on nous bassine sur les dangers du vin
Des bons spiritueux, des liqueurs de festin
Tandis qu'on nous brandit les dangers de l'alcool
Au grand dam des seigneurs des duchés viticoles
Comme à contre-courant, adepte du PICON
La grande Catherine nous enseignera qu'on
Se bonifie la vie à goûter ce breuvage
Qui emprunte son goût aux natures sauvages.
samedi 16 mars 2019
UNE PAGE SE TOURNE EN ALGERIE
Ils n’ont pas besoin de gilets jaunes, juste un peu de teint Orange-née,
Oran jeunet renaît tout comme Alger, poussée par des flux juvéniles qui
inondent les rues et qui "tsunamisent" un vieux régime grabataire incarné par le
président Bouteflika.
Oui, le géronte pathétique, parce qu’il postulait pour un
cinquième mandat, s’est vu répondre une fin de non-recevoir sous la forme d’une
foule humaine, défiant son pouvoir chancelant sur son fauteuil à roulettes. La
jeunesse (45 % de la population algérienne a moins de 25 ans) a déclaré vouloir
prendre son destin en main, sous l’œil attendri des policiers qui, pour
certains, ont fraternisé. Président, comme à bout, tes flics acquiescent (Coma :
Bouteflika. Qui est-ce ?).
Le gérontocrate, soigné en Suisse (qui un continent de santé qui la soigne oui, elle, vessie !) a cru, alors, mettre l’eau
dans son Sidi Brahim en déclarant ne plus se représenter jusqu’à ce que de
nouvelles élections présidentielles soient instituées.
Cette annonce, aux premiers abords bien accueillie, s’est
vite transformée en vecteur de crainte. Le vieux singe, entouré de sa garde
rapprochée, cette armée vétuste qui profite de ses faveurs, ne va-t-il pas
atermoyer l’échéance ?
Sous le ciel bleu d’Alger, des centaines de milliers d’opposants
pacifiques sont sortis ce vendredi 15 mars pour protester contre le «quatrième
mandat prolongé» du président !
-
C'est de l'arnaque, on nous prend pour des cons. Ils ont tout
fait pour que nous n'ayons plus confiance en eux, s'exclame un médecin, il faut un nouveau Conseil constitutionnel
pour rétablir les lois de ce pays, en commençant par la révision de la
Constitution et la mise en place d'un système égalitaire qui respecterait les
droits de tout le monde !
Les drapeaux géants pavoisent les avenues, les écharpes aux
couleurs du pays donnent un petit air de révolution arabe qui ne dit pas son
nom. Les jasmins sont absents mais leur parfum flotte mystérieusement dans l’atmosphère,
comme une promesse éthérée.
Tout un peuple se lève, avec dignité, dans un élan de « dégagisme »
à l’encontre d’un système corrompu, archaïque et qui ne peut plus comprendre la
voix de sa jeunesse. Une jeunesse sans travail, privée des fruits d’une
croissance tirée de la manne pétrolière et du coussin gazeux. Le pays ruisselle
de richesses mais elles demeurent captives dans les mains d’une gérontocratie
qui travaille encore du képi.
Alors, plutôt que de tenter une traversée périlleuse à
travers la Méditerranée pour trouver un hypothétique travail en Europe, les
jeunes Algériens se lèvent et découvrent l’ivresse de la juste rébellion.
Il reste un homme pour l’écrire, un guide éclairé, soucieux de ses semblables et de l’espoir de tout un pays. Inch’ Allah !
La
gérontocratie sur ses bris de vestiges
En
poussière d'histoire, décolonisation
Promène
son fauteuil, oripeau du prestige
Sans
comprendre le vent d'une jeune Nation.
Un
printemps se devine dans ses jasmins d'hiver
Le
soleil applaudit l’imminente saison
L'Algérie
d'une danse fait briller l'Univers
L’espérance
grandit dedans sa floraison.
Le
régime se meurt dans ses vieux instruments
Cette
peur orchestrée pour brider le passant
L’islamisme
se terre sous les voix pacifiques
L’archaïsme
se meurt dans ses vieux uniformes
Dépassé
par le vent des colères difformes
Qui
emporte les cœurs vers des rêves magiques.
dimanche 10 mars 2019
UN ROMAN PALPITANT
Le premier roman de Marguerite d’Arras a été publié aux Éditions de Minuit, chose incongrue car elle est native du Midi comme son nom
ne l’indique pas !
Marguerite n’est pas native d’Arras, comme l’ami bidasse et,
à son humble aveu, ne connaît pas le Pas-de-Calais. Elle est née en Occitanie
mais a vécu longtemps en Suisse, à Sion, ce qui explique le lieu de cette
étrange aventure.
L’histoire est compliquée. Maud-Elise Hay (qui se fait
appeler Maud pour échapper aux tocades de ses parents) a vécu une vie
bourgeoise avant que de se perdre dans l’alcoolisme à la suite d’un divorce.
Elle boit régulièrement son verre de vin. Sans retenue, Maud erre à Sion en
ayant comme seule richesse une jolie montre suisse héritée de son grand-père.
Maud parcourt les rues de la ville helvétique en songeant à
ce fils qui a rejoint son père et qui fulmine. L’enfant rétif se rebelle quand
on l’emmène à l’école de musique où il est censé apprendre le piano.
Maud le sait, elle a des échos par la professeur qui la
retrouve, une fois par semaine, dans un café minable de la ville.
Un jour, alors qu’elle regarde l’heure pour savoir si elle ne
sera pas en retard à ce rendez-vous, elle s’aperçoit que sa tocante a rendu l’âme.
Le temps s’est comme arrêté et la pauvre vagabonde est désespérée. Il s’ensuit
une crise d’épilepsie à laquelle vient mettre fin un brave ouvrier, Bill
Chauvin, titulaire d’un brevet de secourisme en béton.
L’homme la rassure et la conforte en spécifiant qu’il est
ouvrier dans la mécanique auto mais, que
précédemment, il sévissait dans l’horlogerie et de la plus belle façon.
Il l’emmène chez lui, répare la montre et devient son amant.
Mais un mystère plane autour de son regard, comme une sombre histoire. Peu de
temps après la police révèle la mort de Jacques Desbarettes, son ex, dans des
circonstances sordides. Son ancien mari a été assassiné et ses soupçons
commencent à converger autour de son amant.
Je ne vous révèle pas la fin qui est menée de main de maître
dans un suspens indescriptible.
Marguerite d’Arras, selon mes sources, s’attèlerait à un
second roman « la menthe en glaise » dont la teneur reste encore
secrète.
Un auteur à suivre…
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