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mardi 1 juin 2021

J'AI L'HONNEUR DE NE PAS TE DE_MANDER PARDON

 


La France et sa grande muette ne s’étaient pas trop mouillé le plumage martial pour protéger les Tutsis contre les coups de machette des Hutus (voir mon billet de 2014).

Au Rwanda, comme ailleurs, le temps panse les plaies, et pense les plaids, grands manteaux de laine capables de réchauffer la froideur diplomatique.

Dans un discours très attendu au Mémorial du génocide de Kigali, Emmanuel Macron a cherché à trouver les mots justes pour reconnaître la responsabilité de la France sans condamner, pour autant, notre beau pays des droits de l’homme.

En fin équilibriste, Jupiter a parcouru le fil ténu du « en même temps », au-dessus d’un précipice jonché de quelque 800.000 victimes de ce qu’il faut bien appeler un génocide.

- La France n’a pas été complice de ce massacre mais, en même temps, elle doit regarder la vérité en face : notre pays détient une part de souffrance qu’on a infligée au peuple rwandais.

Le pardon ne devait pas sortir de la bouche élyséenne. Mais Paul Kagame, Président toujours en exercice, a quand même apprécié ce discours qui ouvre une voie à la réconciliation 27 ans après le génocide des Tutsis.

Ce président, ancien danseur d’une polka gammée, tant il a, lui aussi, du sang sur les mains, voit d’un bon œil le rapprochement des deux pays dans un contexte de real politique assaisonné à l’huile d’économie de marché.

La visite d’Emmanuel change, en effet, les donnes. Un ambassadeur devrait être rapidement nommé, alors que le poste était vacant depuis 2015.

 L’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir le bureau fermé depuis 1996. L’AFD s’est déjà engagée l’an dernier à hauteur de 130 millions d’euros au Rwanda pour soutenir, par des prêts à taux réduit, le développement des réseaux électriques et apporter une aide d’urgence durant l’épidémie de la covid.

Et Jupiter de dire à son homologue :

- Cher Paul, vous parlez notre langue, c’est un super acquis culturel et cet acquis, gars, lie !

Et oui, comme dirait Duteil, c’est une langue belle, une bulle de France au milieu d’un pays qui regorge de richesses enterrées : coltan, or, tungstène, étain…

Il n’est pas négligeable de renouer de bonnes relations avec un pays détenant une telle manne.

Mais, pour certains esprits grincheux, se voilant dans un puritanisme éculé, cette diplomatie intéressée se vêt d’une outrance sidérante.

L’un d’eux de conclure : - Agir ainsi, sans gêne, ô sidère !


 

Le mort ne parle pas pour évoquer la guerre

Qui de plaies en charniers a pris du Rwanda

La mélodie des cœurs, la candeur des lumières

Aux quêtes du pardon le mort ne parle pas

 

Le discours du vivant sur la crête des gênes

Compose de son mieux avec les alibis

Les mots tissent l’émoi ; des ergots pathogènes

Eliment la dureté, émoussent l’argutie.

 

On puise dans le flux d’une prose châtiée

L’acte de contrition sans s’autoflageller

Une oreille y perçoit l’amorce d’un soleil

 

La faconde féconde un ruisseau lénifiant

Y trempent les humeurs aigries, d’un autre temps

Où le sang recouvrait le sol et ses merveilles.


lundi 31 mai 2021

CES ANIMAUX QUI ANIMENT MOTS - XV

 




Ma quinzième planche animalière met en valeur notre cher Ministre de la Santé, qui, pour une fois, ne va pas à la pêche aux vaccins. Elle évoque aussi un âne sauvage, fier d'être bourguignon, en aimant l'Yonne (trouve-t-il, pour autant Lyon sot ?)



mercredi 26 mai 2021

MARINE SANS MASQUE PREND LE MICRO BIEN

 


 Ce mardi 25 mai Marine Le Pen était, pour une xième fois, l’invitée de Jean-Jacques Bourdin.

Comme à son habitude, elle a tiré à boulets rouges sur les institutions européennes, sur Macron, coupable d’insouciance et de frivolité, sur ceux qui condamnent son rassemblement national pour emplois fictifs et détournement de fonds européens.

Le seul détournement qu’elle ait pu, raisonnablement, condamner est celui de l’avion de ligne européen. Ce sympathique aéronef a été la cible du régime d’Alexandre Loukachencko, le chef de la Biélorussie, qui a mis le grappin sur un de ses passagers, Roman Protassevitch, opposant politique. Marine crie au scandale, mais pas trop, pour ne pas alerter Poutine, le bailleur de fonds.

En dehors de cette protestation, Marine n’a pas vraiment convaincu son interlocuteur qui, sous son masque (bien qu’il n’en portât pas) riait de douceur goguenarde en se disant que la fille du borgne allait traîner de sacrées casseroles hypothéquant, peut-être, une course vers l’Elysée, en 2022.

 

Quand bien même, 44% des militaires et policiers seraient prêts à voter pour elle au premier tour !     

- Statistique assez glaçante, dirait Mme Pulvar, en s’enfilant un troisième pull shetland pour se réchauffer en ce monde. Sale haine y erre…


DIVERTISSEMENT XIX

 


Cette nouvelle planche d'allitérations illustrées nous parle de gens qui ont du sang sur les mains mais aussi du Christ et de son missel. En rouge et noir, Jeanne se balade dans les Ardennes, tandis que Mme Duperey veut absolument me faire acheter un appareil auditif. Mais ça risque de tomber dans l'oreille d'un sourd !

En attendant la 20ème planche !

mardi 25 mai 2021

LE LOSC AU SOMMET PARMI SES DETTES

 

10 ans après, je me dois de sortir un billet à la gloire de LOSC (Lille Olympique Sporting Club), le club de ma ville natale et qui vient de glaner le titre de Champion de ligue 1 de Football, après une saison de tribunes vides pour cause de Covid.

Le sacre a donc un goût un peu particulier, je ne vous le masque pas !

Comme il y a 10 ans, c’est encore Martine Aubry, toujours maire de la capitale des Flandres, qui se félicitera d’avoir un club en haut de l’affiche. Elle aura cœur de faire un gros pied de nez au PSG, l’équipe du Qatar qui paie rubis sur ongle comme il se Doha. Les compagnons de Mbappé ne terminent que second alors qu’il avait pris cette fâcheuse habitude d’être champions. A rendre la compétition monotone !

Le petit prétentieux s’était même plu à tweeter : - Si on perd le championnat, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. C’est nous qui l’avons perdu, pas eux qui l’ont gagné (et gnagnagna et gnagnagna...)

Face aux protestations, il avait lancé un nouveau tweet : - Lille ferait un beau champion (poil au bidon) !

Oui, Kylian, cette année l’équipe qatari a parfois porté le poids des bévues, comme un âne, et qui aime bât paie !

Le LOSC fait un beau champion, un vainqueur improbable, mais un beau colosse à crampons en dépit d’un changement de Président en cours de saison !

Et oui, le LOSC a changé tout son organigramme quand son président Gérard Lopez, pressé par son propre fonds d’investissement Eliott, a décidé de vendre le club au fonds Merlyn.

Pour qu’Eliott naisse en nouveau départ, il fallait que vînt l’enchanteur Merlyn, avec, à sa tête, Olivier Létang. Et l’eau pèse sur le fond de l’étang.

Le nouveau Président perturbe quelque peu l’entraîneur, Christophe Galtier. Mais, on ne change pas de cap ! Il faut viser haut et avec sérénité ! Au calme arrêté Létang t’accule (ô calmar, étaie les tentacules ?!).

Alors, nonobstant ce jeu de chaises musicales pécuniaires, le LOSC va de l’avant et résiste, chez lui, au PSG (0-0). A un ancien maillot jaune qui suit (masqué) la rencontre, Létang dira :

- Les Parisiens semblent couper des mollusques ! Paris scie les moules, Hinault !  

Entre la 19° et la 30° journée, le LOSC reste invaincu. Mais, sans leur Turc Burak Yilmaz, blessé, on sent que le groupe s’essouffle. Mais niant, Maignan le gardien, cette petite dépression, s’active pour y croire encore et encore. C’est que le début d’accord, d’accord !

Burak, 35 ans, bosse fort et marque des buts. C’est un guerrier ! Il faut vite le récupérer car les déconvenues viennent : des matches nuls face à Brest (tonnerre !) ou Strasbourg font perdre des points précieux.

Le pire arrive contre Nîmes. A domicile, les Lillois se font croquer par les crocodiles (1-2) contre toute attente. Alors Gard ! On craint pour le déplacement à Paris.

Et pourtant, au parc des Princes, les hommes de Galtier l’emportent (0-1) grâce à un but de David (un attaquant canadien, très zèle et Gand, club où il évoluait, pressé d’amants, heu, non ça s’écrit autrement ! ) qui n’a pas peur de Goliath.

C’est certainement le tournant du championnat. Comme un passage de témoin.

Puis, à l’orée de la 34° journée, les Dogues qui peuvent tout perdre en cas de défaite à Lyon réussissent l’exploit de gagner chez les Gones. Menés 2-0 à la pause, ils renversent la situation grâce à leur Turc Yilmaz, véritable anti-Gone, le goléador de service, digne d’être payé en carats (vanne !).

L’Olympique lyonnais est écarté de la course au titre et le LOSC ne se sent plus des ailes. Il gagne à Metz (0-2), l’emporte sur le rival du Nord, Lens, (0-3 avec notamment un but « boulet de canon » de l’infatigable Yilmaz) et finalement, à l’issue d’un suspens, conserve son petit point d’avance sur le PSG en gagnant à Angers (1-2) où l’ange vint, une dernière fois, porter sa protection à cette équipe !

Et l’avenir ?

Après la grande fête lilloise, à coups de fumigènes et de brisures de distanciation sociale, on craint une recrudescence des hospitalisations au CHR de Lille.

Et puis, l’équipe va se disloquer. Galtier est partant (pour Nice ?) certains joueurs vont être vendus pour rembourser quelque 95 millions d’euros qu’on ne trouvera pas sous le sabot d’un cheval ! Hennissent oies qui mal y pensent !

- Tu me bottes manne, lance Létang, en imaginant la plus-value qu’il réalisera en vendant son jeune arrière central batave.

- On ne peut laisser le cash-flot sous marée, lance un trésorier. Il faut céder à bon prix notre milieu de terrain !

Le Losc vendra les bijoux de famille. Son conseil d’administration siègera, banc bassans chaises, pour tirer des plans sur une comète moins fortunée.

Ainsi va le football professionnel : derrière le beau spectacle, l’accumulation des dettes, le marchandage des mollets, les transactions du mercato !

Et pour faire des affaires on s’y connaît (onces…Ikoné ?) 

dimanche 23 mai 2021

RAP HELE TOI : BARBARA !

 

La 65ème édition de l'Eurovision, après une année "sans" en raison de la Covid, n'aura pas permis à la France de retrouver son titre gagné par Marie Myriam en 1977 !

Cependant, à l'image de Poulidor, notre représentante Barbara Pravi arrive seconde, juste derrière un groupe Italien, Maneskin (ou plutôt Mane skin : peau de crinière...de cheval), qui a glané 524 points, au total avec sa chanson Zitti e Buoni.

La victoire s'est jouée à 25 points d'écart.

C'est dommage pour Barbara qui portait un prénom prometteur, connu des enfants de Göttingen et qui aurait pu, tel un aigle noir, survoler ce concours de strass et de superficialité.

C'est dommage pour Barbara qui voulait faire revivre le fantôme d'Edith Piaf et qui piaffait d'impatience de montrer au monde qu'une chanson à texte, défendue avec fougue, avec une prestance à la Jacques Brel, pouvait l'emporter haut la main !

Mais le concours de l'Eurovision n'est peut-être plus adapté à la bonne chanson à texte.

Alors, l'an prochain, la France devra proposer un rappeur, barbu de préférence, voire shooté à la cocaïne (cette option n'est cependant pas conseillée).

Bien sûr il y aura des raps à trier. Il faudra un rap assez mélodieux, avec des paroles pas trop débiles. 

Médine, le Havrais, pourrait faire l'affaire à condition qu'il édulcore ses textes et les repositionne à la sauce bisounours. 

- Il faudra éviter les raps sots, dis !

Pas trop de lyrisme non plus ! Un peu de métal ! 

Il siéra de soigner l'emmental, heu, le mental pour ne pas brusquer les mages qui sélectionnent la participation à la finale. Evitons rap, affres aux mages.

Si en 2022 le rap rencontre un fiasco on tentera le slam pour l'année suivante.

Grand Corps Malade prépare toi !


samedi 22 mai 2021

MURAT LE CHARGÉ DE LA CHARGE

 


Nous fêtons, cette année, le 200 ème anniversaire de la mort de Napoléon 1°.

Emmanuel Macron, en dépit des polémiques, a tenu a commémorer cet événement sans pour autant célébrer. Jupiter est, en effet, conscient que l'Empereur n'a pas fait que des heureux. Avec ses guerres il a donné beaucoup de veuves et d'orphelins à la mère Patrie. On se rappelle aussi que l'Aigle, pour des raisons économiques, avait rétabli l'esclavage en 1802.

Sans tomber dans les travers des altercations verbales, je vous propose une petite commémoration sous le prisme d'une gloire militaire : celle de Murat, beau-frère de l'Empereur, Maréchal d'Empire et accessoirement roi de Naples.


Joachim est né à La Bastide-Fortunière, le 25 mars 1767. Il grandit en bon gosse dans les bonnes Causses, pour la bonne cause, au sein d’une auberge paternelle, en rêvant déjà à des campagnes égyptiennes et du Caire, si !

On l’envoie chez les prieurs de Cahors qui se montrèrent féroces et minèrent (faire au séminaire ?) son moral. Alors, les vieux l’envoient chez les lazaristes de Toulouse. On le surnomme « l’abbé Murat » en ironisant sur ses dérives concupiscentes et ses dettes accumulées. Craignant la foudre paternelle, Joachim s’enrôle en 1787 dans la cavalerie au grand galop, jugeant le monastère abri d’abattus.

Il devient chef d’escadron au 21° chasseurs, en 1793 et Bonaparte le remarque pour sa bravoure. Il en fait son aide de camp. 


Bien que suivant un régime sans sel, il se montre plutôt à l’aise sur les destriers. Ses charges de cavalerie sont craintes par l’ennemi dont l’attitude lâche vaut cher ! Se paie, en traité de Paix, un répit pour ne plus subir l’agressivité de ce chef de guerre !

En Egypte, Murat s’illustre lors de la bataille des pyramides qui, du haut de leurs quarante siècles, contemple ce fougueux combattant !

- Il a gagné en maturité, disent sur un ton feutré ses soldats, même si parfois ses ordres sont un peu débiles.

Il fallait ce drôle de compliment qu’on le murmurât (con, le mûr Murat ?)

Durant la bataille d’Aboukir (toujours en Egypte) il capture le chef ennemi en dépit d’un coup de feu dans la gorge.

- Aaah, ça fait mal !

- Certes, dit Bonaparte, et d’un son aigu tu râles !

Pour ce fait d’armes, il est nommé général de division, en juillet 1799. Une division qui lui fait voir la vie en bleu, qu’au cyan !

Il participe au coup d’Etat du 18 brumaire avec ses 60 grenadiers ! Les brumes errent sur les grèves d’un ancien régime et le Consulat de Bonaparte peut alors commencer ! Pour le remercier, le futur Aigle lui laisse la main de sa sœur Caroline.

La première fois qu’il la voit, devant sa maison de campagne, Murat lâche : oh ! Il est séduit d’emblée.

Joachim aime, si sot, l’art qu’a sa femme de deviner dans les cartes. En lien avec cette activité, il lui susurrera souvent :

- Je suis l’as de trèfle qui pique ton cœur, Caroline.

Après l’assassinat du duc d’Enghien (mars 1804), Bonaparte se voit libéré de tout complot royaliste et rien ne l’empêche de se faire sacrer empereur (décembre 1804). Dans cette grande folie mégalomane, l’Aigle nomme son beau-frère Maréchal d’Empire. Ce qui virera bientôt à mares et châles d’ans pires. Car les années qui suivront jetteront un froid à porter des laines, et lanceront des pavés dans la mare.

En effet, en dépit de jolies victoires qui édictèrent, cependant, d’austères listes de morts pour la Patrie, le Maréchal connut bien des déboires.

Il haranguait ses troupes, émues, rassemblées et Murat semblait invincible. Mais tout le monde se trompait.

L’Empereur veut s’accaparer l’Espagne et compte sur Murat pour tenir les places fortes conquises. Mais Madrid se soulève et l’Ibère se libère. Le brillant serviteur de l’Aigle ne rétablit l’ordre que dans un déchaînement de violence ! C’est le fameux épisode du Dos et Tres des Mayo immortalisé par Goya (le peintre, pas la chanteuse !).     

Nommé roi de Naples, Joachim trouve que la régence des Napolitains n’était pas du gâteau ! D’autant plus que son beau-frère ne cesse de lui dire que s’il est roi de ce petit royaume, c’est quand même grâce à lui !

Parfois dans l’idée de faire sans Murat, Napoléon s’emmura.

Mais cette idée ne durait pas. L’Empereur avait trop besoin de son brillant militaire et de ses hommes pour ne pas sortir, des caves, alliés !

La retraite de Russie mettra en pièces la belle cavalerie de Joachim. Sans tuer les cosaques, les causes accentuaient… la déconfiture : faim, froid, sentiment d’abandon. Le rongeur attaqua le reste des pitances. Mut rat…

Dans ce gel intense et mortel on ne verra jamais le Maréchal démarrer chaud.

L’homme revient à Naples, complètement frigorifié, et signe une alliance avec l’Autriche pour se maintenir en place, quitte à jouer un peu Tyrol, tout en alléguant son attachement à Napoléon.

C’est ce qu’on appelle « la trahison de Murat »

Napoléon, s’enfuyant de l’île d’Elbe, repart au combat mais sans Murat, désormais tombé dans son discrédit.

Waterloo (1815) signe la fin de l’Empereur et son exil définitif à St Hélène. Sur cette île du diable, Napoléon regrettera longtemps de s’être privé des services de Murat ! Ah, les regrets, les regrets, comme il aurait pu le soupirer à une foule sentimentale, rêvant de son retour.

Après Waterloo, dans une tragédie de claques Murat se claquemura !

Exilé en Corse, il rêve de reconquérir Naples. Mais arrivé dans le port calabrais du Pizzo, il se fait capturer par une foule hostile au style qu'il veut imposer (car il hait mal sa paix), et qui n’oublie pas la répression qu’il avait exercée à son encontre !

Un feu couve, qui risque de l’occire. Qu’a la braise ?

Emprisonné, il sera exécuté au fort de Pizzo, à l’issue d’une dernière pizza, le 13 octobre 1815 !

Son descendant, un certain Jean-Louis, barde de son époque, n’a toujours pas été fichu de lui consacrer un hymne à sa gloire !

Il y a franchement des coups de pieds au cul qui se perdent !

 


JUSTE UN CESSEZ-LE-FEU

 


Un cessez-le-feu sur ce territoire damné ressemble, plus que tout, à la frêle colombe qui secoue ses ailes en attendant la prochaine déflagration.

Après onze jours d’affrontements qui ont fait 243 morts palestiniens et 12 morts en Israël, la fragile trêve se vêt d’un manteau d’inquiétude de Gaza jusqu’à l’Esplanade des Mosquées.

Les affrontements avaient débuté après la grande prière musulmane du vendredi dans laquelle s’est immiscé un groupe de Palestiniens scandant des slogans à la gloire du Hamas, mouvement islamiste considéré comme terroriste par Tel-Aviv, et qui dirige la bande de Gaza.

Une nouvelle intifada (guerre des pierres) se propagea, alors, sur le parvis de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam. Pierres, cocktails molotov contre grenades et balles en caoutchouc des forces israéliennes. Une nouvelle flambée de violence dont on finit par s’accoutumer en ces lieux voués à l’impossible réconciliation entre deux peuples.

A l’origine, on retrouve l’expansion des colonies juives sur les territoires occupés par la Palestine. Des menaces d’expulsion de familles palestiniennes dans le quartier de Cheikh Jarrah (Jérusalem-Est) avaient mis le feu aux poudres.

Puis l’engrenage inévitable s’est mis en branle. Le Hamas a lancé des quantités de roquettes sur Israël mais le pays de Netanyahu, disposant d’un bouclier, le Dôme de fer, en a détruit une grande partie en vol. Les représailles furent terribles, voire démesurées. Le premier ministre israélien, en difficulté politique, à la recherche d’un gouvernement de coalition, saisit la bonne opportunité de se replacer en chef de guerre !

Il lança la force aérienne pour détruire ! Les bombes anéantirent l’immeuble abritant la chaîne de télévision qatari Al-Jazeera mais soupçonnée de cacher des équipements militaires du Hamas !

Au total, Israël a encore frappé environ 800 cibles, notamment le réseau de tunnels souterrains qui permet aux combattants et dirigeants du Hamas de se déplacer, ainsi qu'une "brigade terroriste" responsable des tirs de roquettes.

Est-ce la pression internationale, pourtant bien timide ? Est-ce un besoin de souffle, une pause pour mieux reprendre les combats ? Toujours est-il qu’un cessez-le-feu a été décrété par Israël et le Hamas, le temps de compter ses morts et, pour les Palestiniens, d’admirer les décombres et les gravats, semences des bombes de Tsahal.

Adama chantait, en 1967 : - sur cette terre d’Israël il y a des enfants qui tremblent (Inch’ Allah). Cinquante quatre ans après la situation demeure, mais les enfants sont surtout Palestiniens, victimes d’une guerre qui n’en finit plus, aux orgies martiales sporadiques, aux effluves de menaces délétères…

Dans la prison à ciel ouvert, que reste Gaza, l’enfance sous les décombres sortira miraculé pour grandir, une pierre à la main, dans la haine de l’occupant.

La cohabitation de deux Etats souverains vit son rêve utopique sous le regard attristé d’une colombe aux ailes fatiguées, un rameau d’olivier rabougri en son bec empoussiéré de poudres de guerre…

 


C’est un cessez-le-feu, la blanche parenthèse

S’ouvrant dans ce décor de morts enténébrés

Un chemin de repos, au feuillage endeuillé

Qui cherche des rancœurs a supprimé la braise.

 

C’est un frêle soupir, l’image d’un espoir

Qui trouble son sourire dans les brumes de peur

Le souffle retenu aux fracas des terreurs

La bouche déformée par l’effroi de l’Histoire.

 

C’est un fruit recueilli sur l’olivier tremblant

L’eau tirée de ce puits criblé de projectiles

Le sein qu’un nourrisson redécouvre, fragile

 

C’est un matin de mai, où les plaies cicatrisent

Autant que Dieu le peut, dans le chant d’une brise

Tandis que des nuages rêvent du blanc d’antan…


vendredi 21 mai 2021

ITINERAIRES SYMPAS - XIV

Cette nouvelle planche d'itinéraires nous évoque, à deux reprises, la bonne ville de Sète, chère à Brassens et à Paul Valéry mais pas que...





jeudi 20 mai 2021

FIN DU SOUS CHAINE, VIVE LE CHOUCHEN !

 


Le confinement touche à sa fin, le déconfinement à sa faim : faim de terrasse, de cinéma, de culture… Enfin, toujours avec les masques, les gestes barrières, les distanciations, les jauges qu’on juge avec jugeotte…

Ce mercredi 20 mai 2021, la France retrouvait les terrasses et la conviviale commensale, comme en salle mais uniquement hors salle ! Donc, dehors, parfois sous la pluie, pour retrouver des potes autour d’un café ou d’une chope de bière.

A Rennes, l’arène ardente n’alla pas pour rasséréner la police : l’ivrognerie terrassait Rennais !

La capitale bretonne s’illustra par quelque bacchanale rassemblant un millier de personnes sur la place Sainte-Anne après la fermeture des bars. Après 6 mois d’abstinence, les Rennais, vaccinés ou pas, se devaient de fêter cela autour d’un grand feu de joie, un grand jeu de foi dans un avenir nouveau !

- Qu’a Rennes ? lança une policière du même prénom tout en intervenant avec un gaz à effet de serre RS (Refoulement des Séditieux) pour disperser cette populace enivrée.

Certes, certains établissements à la licence IV avaient enfreint le règlement en ne fermant pas après 21 H (heure du nouveau couvre-feu). Mais ils ne sont pas les seuls à devoir être blâmés car nombre de fêtards se promenaient avec des sacs à dos bourrés de boissons énergisantes ! De voir ainsi la situation se gangréner (ce gang rennais) il n’y a qu’un pas que la police ne voudrait pas voir renouveler, tant la riposte reste mesurée car dotée d’arme à nains !

Non, il faut vraiment que la paix, Rennes, te soit pérenne !

S’il le faut, fais-toi vacciner par le Janssen (un cousin très éloigné) efficace contre la connerie et qui rend la vie des gens saine.

Enfin, c’est ce qu’on m’a dit !

Mais on dit tellement de choses sur les vaccins !

Parfois c'est clair, c'est vague, sinon !


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 Après de longs mois d'inactivité je reprends, déconfinement oblige, le fil de mon blog.

On démarre, léger, avec une gentille publicité.


Les reporters en culottes courtes élisent LU  C


C comme CHOCOLAT !

Un goût nouveau, envoyé spécialement pour les journalistes en herbe !

Voyons ce qu'en pense la marraine de cette innovation culinaire :







mercredi 27 janvier 2021

QUATRE ANS CONTRITS

 



Quatre années de Trumpisme aigu viennent de se clore, comme l’ode javelle, de ses bras musicaux, des gerbes de blé nouveau où se retrouvent, serrés, alliés, les germes d’espoir.

Où, l’Amérique revit, après tant d’affres inspirées par le maître d’une Maison Blanche déboussolée.

L’Oncle Sam entame une ère nouvelle, sous la houlette d’un futur octogénaire, Joe Biden, élu 46ème Président des USA, non sans avoir vu sa victoire contestée jusqu’au bout par le golfeur républicain qui n’avait plus les yeux en face des trous.

L’Amérique sort de quatre années de brume, de fractures, factures que laisse le sortant, et qu’il faudra payer.

J’ai résumé l’héritage de Mr Trump en 7 points. En lien avec la Bible, référence suprême de la Démocratie américaine, je les ai appelés les sept plaies !

 

1° Plaie : La sortie de l’accord de Paris.

 

Climatosceptique incurable, Donald Trump est resté dans son coin qu’oint l’huile d’un saint sacrement appelé « Croissance made USA ». Son « America First » l’a projeté dans le soutien à la vieille économie basée sur le pétrole et sur le gaz de schistes, quitte à saborder la planète. Il a donné son feu vert pour des forages en Alaska, zone pourtant protégée où vivent des ours polaires, devenus colères ! Dans cette optique, cet amoureux des tweets, qui aurait bien suivi l’école aux Geeks, a rejeté l’écologie et donc rayé d’un trait la signature des USA en faveur de la Cop 21. Il a ainsi tourné le dos à la planète et à la réalité du réchauffement climatique, le 1° juin 2017. Il n’est plus question, pour lui, que les USA fassent des efforts pour limiter à 2°C l’augmentation de la température moyenne de la Terre. Peu lui chaut ! Cela jeta un froid !

 

2° Plaie : Le mur de la honte

 

Promesse de campagne oblique, Trump s’est empressé de commencer des travaux, en reprenant des poils de bête, épais (de BTP) pour ériger un mur à la frontière du Mexique. Une barrière de 3000 km devait se dresser, pour éviter les flux de Mexicains qui cherchent un job dans l’Eldorado. A 10 millions d’€ le km, on imagine la facture pour le budget américain et donc pour le contribuable qui ne restera pas longtemps muré dans le silence pour fustiger la pression fiscale !

 

- Il faut tout stopper, avait dit un conseiller, ce pauvre contribuable, nous l’hébétons.

 

Noue les bétons ! Oui, ce chantier de mélange de béton et de ferraille risque non seulement d’être inefficace pour stopper l’immigration mais il expose aussi la vie de nombreuses espèces animales (Jaguar, Lynx, Loup gris mexicain) qui n’ont pas besoin de visa pour aller s’alimenter ou se reproduire de l’autre côté de la frontière et qui, pourtant, ne le pourront plus.

 

3° Plaie : Les Fakes News

 

Pendant tout son mandat, Donald aura twitté, de manière compulsive et le petit oiseau bleu en a vu de toutes les couleurs ! L’homme de la Maison Blanche s’est spécialisé dans les annonces de faux, pour manipuler l’opinion. Heureusement, il a souvent échoué de telle sorte qu’on le nomma « le père-faux rateur ». On retiendra, parmi les perles, l’eau de javel qui peut tuer la Covid ou encore les Démocrates, tellement apôtres de l’avortement, qu’ils ont voté une loi pour tuer des bébés après la naissance !

 

4° Plaie : La rayure, d’un trait de plume, de l’accord sur le nucléaire iranien.

 

Le 8 mai 2018, Donald Trump annonçait le retrait des USA de l’accord de 2015 (à Vienne en Autriche) sur le programme nucléaire iranien en le qualifiant de de « désastreux »..

Ce retrait, autre promesse de campagne, engageait Trump à faire sortir son pays d’un accord en vertu duquel Téhéran acceptait de réduire ses activités nucléaires en échange d’une levée progressive de la majeure partie des sanctions internationales qui le visaient.

Donald n’a jamais eu confiance dans les Ayatollahs et n’a jamais vu la moindre trace d’une bonne volonté de leur part. Il a tenu promesse au grand dam de l’Iran mais aussi des autres signataires : France, Russie, Grande-Bretagne, Chine Allemagne !

Pire, il a accru les sanctions contre l’Iran chiite quitte à augmenter les tensions entre les deux pays. Les ordres de Trump s'écrivent de plus en plus au gré d'un traitement de texte qui perd ses polices.

Ne se sentant plus lié par l’accord, l’Iran fait turbiner à fond ses centrifugeuses ! Pour la course à l’uranium enrichi a cédé l’Iran ; ah, c’est délirant !

L’affaire se complique, quand une frappe aérienne américaine tue Soleimani, un puissant général iranien ! En représailles l'Iran lance ,le 8 janvier 2020, des missiles contre des bases militaires irakiennes abritant des Américains, faisant d'importants dégâts matériels mais sans causer la mort dans les rangs de l'armée américaine, selon Washington.  

- Ce jeu martial regroupe les fanatiques religieux, lance Trump, ce jeu lie mollahs et il faudrait que je l’immolasse !

Depuis, un porte-avions américain « le Nimitz » reste dans le golfe persique, en permanence, au cas où..

Ambiance !


5° plaie : Le suprématisme blanc

Des manifestations parfois violentes ont éclaté dans le pays après la mort d'un Afro-américain de 46 ans, George Floyd, lors de son interpellation par la police à Minneapolis (Minnesota), le 25 mai 2020. Floyd, un bien noir, loin du Pink Floyd qui voit sa flamme en rose ! Et c’est aussi, un peu pour cela, que mine est à police ce que racisme est à suprématisme blanc.


"Quand les pillages démarrent, les tirs commencent. Merci !", se contentera d’écrire le président américain dans un message pouvant être interprété comme une incitation aux forces de l'ordre à faire usage de leurs armes.

C’est une douce litote de dire que le Président n’a pas de penchants particuliers pour les hommes de couleur, même s’il s’en défend. Lors des émeutes qui suivirent le passage à tabac, il renvoya la responsabilité dans les deux camps !  Il y aurait des méchants de deux côtés ! Peu d’empathie pour la victime ! Aussi, il fit courir un grand danger à l’unité de la Nation. Souvent, en broyant du noir, un pays confronté à ces dangers-là dévissent !


6° plaie : La gestion de crise sanitaire, calamiteuse


Lorsque la Covid commença à sérieusement ébranler la bannière étoilée, Mr Trump la prit avec désinvolture.

Très vite, 16 millions de personnes se trouvèrent contaminées et plus de 300 000 morts endeuillèrent le pays. Mais, surtout, un déni de la gravité frappa le cerveau de Donald.

-      Ce virus va disparaître, disait-il pour rassurer son peuple tout en refusant de mettre le masque.

Adepte d'Epicure, il se montrait indéfectiblement serein, gai !

L’homme organisa des meetings sans gestes-barrières et refusa d’écouter les scientifiques qu’il considérait comme des Cassandre.

Cette gestion catastrophique fut le déclanchement de sa chute, il ne faut pas se masquer la vérité. Catapultée par des vies russes, via des trolls sur internet, son élection chuta dans le viral !

 

Trump sait qu’il va perdre les élections, la pandémie racle, sapant des miracles. Mais il fera tout pour empêcher son rival démocrate, Joe Biden, de gagner les élections.

 

7° plaie : le bouquet final, la prise du Capitole.

 

Oui, les élections présidentielles auront connu bien des affres, en grande partie orchestrée par la chef de la Maison Blanche.

Quand la victoire se dessine au profit de son rival, il prend la posture de victime !

 

-      On nous vole notre élection, lança-t-il à ses fervents supporters. Il faut recompter les bulletins ! Il y eu des fraudes ! Je suis sûr qu’on a fait voter des morts ! Le vote Biden est minable mais le mort, sûr, l’accroît !


L’affreux Calimero jette son huile sur le feu ! Ses fans, un tantinet extrémistes (oh, si peu), sont persuadés qu’il a raison ! Le populisme a le vent en poupe ! L’homme à la chevelure jaunâtre tire les ficelles tout en twittant qu’il n’a jamais voulu l’émeute des meutes.

 

Il n’empêche ! Le Capitole, emblème sacro-saint de la Démocratie, se voit envahi par des pro-Trump ! Il est envahi sans que les oies oient la moindre parole du Président au prénom de canard qui ne sera jamais récipiendaire de palmes.


La scène est saisissante : saccage par des hommes déguisés à la mode YMCA, pancartes traitant Biden de pédophile, des potences dressées, des rixes à tout va contre des gardes débordés. Le sanctuaire est profané, sali à jamais dans la mémoire collective !


C’est le dernier baroud de l’homme en chute ! Icare se brûle définitivement les ailes à la faveur d’une deuxième procédure d’impeachment pour « incitation à l’insurrection » !

La première procédure avait eu lieu en décembre 2019, dans le cadre de la controverse concernant une conversation téléphonique au cours de laquelle le président américain aurait encouragé son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky (du zèle en ski qui laisse, là, l’homme sur l’indécence de la descente) à relancer une enquête impliquant le fils de Joe Biden, potentiel rival démocrate du président américain à l'élection présidentielle de 2020 ! 

Deux procédures d’impeachment ! La coupe est pleine !


Trump, plus que jamais seul, abandonné par ses troupes, quitte le pouvoir sans même honorer de sa présence l’investiture de son rival !

Un bien triste personnage que nombre de psychiatres vont, maintenant, chercher à cerner ! Les pathologies semblent multiples !

A Joe Biden de recoller les plâtres et de réunifier un pays ravagé par l’ère de «First America » nourri de l’amer écho de la mort à quai et d’humour…aucun !


dimanche 3 janvier 2021

LES VOEUX JUPITERIENS

 




Comme chaque fin d’année, à la St Sylvestre (une pensée pour Anne !) le Président se colle aux traditionnels vœux ! Jupiter a donc dû se plier à cette coutume et, en clin d’œil à Giscard d’Estaing, s’est exprimé près de la cheminée. Le discours, lui, n’était pas parcheminé mais bien actualisé, en lien direct avec la Covid.

L’espoir est là, grâce au vaccin et à la relance, a martelé Emmanuel Macron.

Assis devant une table basse, aussi basse que le moral des Français, le chef de l’Etat a évoqué une année de vaccinations ! Il s’est piqué à l’espérance de voir le pays s’en sortir même si la campagne se fait au compte-gouttes (que gouttes !).

Comme il venait de voir le film « le Prénom » avec sa tendre Brigitte (sur Netflix) l’idée germa dans la tête de sa compagne d’user jusqu’à la corde la nomination des prénoms de ceux qui font l’histoire (même avec un petit h).

Donc, Emmanuel évoqua, en les citant par leur prénom, les gens du petit peuple qui font tout pour éviter que la pandémie ne soit une catastrophe nationale.

C’était charmant, proche de la fibre émotionnelle.

L’Elyséen a énuméré quelques priorités pour 2021 : l’éternelle transition écologique qui atterre la Terre des écologistes souhaitant tant qu’elle se magne, la lutte pour la laïcité, l’égalité des chances (d’être égaux).

Jupiter ne put s’empêcher d’évoquer le Brexit, « l’enfant du malaise européen » en précisant qu’il gardait de bons contacts avec Elizabeth !

Il termina en nous souhaitant un bon réveillon sous l’égide des forces de l’ordre, soucieuse de faire respecter le couvre-feu. 

L’année nouvelle pouvait commencer !


samedi 2 janvier 2021

UNE ANNEE 2021 QUI SERAIT VAGUE, SINON...

 



Nous venons de quitter une année désastreuse et 2021, sur fond de vaccinations et autre couvre-feu du plus bel effet, se profile déjà sous des auspices aussi moroses.

Malgré tout, la vie continue. L’année 2021, impaire, ne pourra pas les éviter (les impairs) mais saura aussi trouver des occasions de se divertir par divers tirs de feux d’artifice, sous masques et avec contrôle sanitaire. La vie serait vague, sinon...


Dès ce premier janvier, les Grecs fêteront le 40ème anniversaire de l’adhésion de la belle Hélène à la CEE ! Certains boiront de travers le ouzo en pensant aux sacrifices imposés par l’Europe et le FMI qui créent des cures d’austérité et les niquent ! Mais, bel Athénien, tu ne peux t’opposer à cette belle idée européenne par tes non ! Regarde la situation des British qui, ce même jour, se retrouvent sans le grand marché en raison d’un Brexit enfin acté ! Ton pays peut encore jouir des aides européennes et peut connaître l’orgasme attique alors que, de l’autre coté de la Manche, le God save the Queen est joué par l’orgue asthmatique.

Le 8 janvier, les résistants de la rose flétrie, se recueilleront sur la tombe du Sphynx qui leur aura fait un sacré coup de Jarnac en cassant sa pipe en 1996. Hé oui, 25 ans déjà que Mitterrand a quitté le navire. Mazarine Pingeot sortira, pour l’occasion, un roman biographique « le coude est à père manant ». Une œuvre qui devrait parler d’elle, dès sa publication, car sait le coude en voix !

Le 2 février, les Chinois honoreront leur Capitale. Pékin est devenue la ville principale du pays il y a 600 ans. La grande muraille vibrera aux sons de musique techno car la Chine s’éveille depuis que Peyrefitte l’a écrit dans un livre que, personnellement, je n’ai jamais lu. La Tsing-Tao coulera, en flots épais qui noient le vague à l’âme.

Le 19 février, en France, les nostalgiques du fou chantant pleureront la disparition du poète, mort vingt ans auparavant. Les hommages ne devraient pas traîner dans cette douce France où l’âme des poètes continue à voguer le long des golfes clairs jusqu’aux ombres d’un jardin extraordinaire.

Le 26 février, toujours en notre cher pays, les fans de Fernandel commémoreront les 50 ans de la mort du grand comique. Barnabé ira de sa petite larme et Félicie, aussi ! Pour l’occasion on ressortira le tango corse mais en version rap, si, du moins, le FLNC canal historique donne son aval.

Le 2 mars, les inconditionnels de Gainsbourg (à moins que ce ne soit Gainsbarre) auront à cœur de fêter les 30 ans de la disparation de l’homme à la feuille de chou. Jane Birkin reprendra la javanaise sur Radio Bleue tandis qu’on lancera, chez Haribo, une nouvelle ligne de sucette à l’anis, plutôt vert car l’anis vert sert ! Pour l’occasion, la RATP réintroduira une espèce qu’on croyait disparue : les poinçonneurs point sonneurs mais trompetant à la moindre infraction.

Le 23 mars, je fêterai les 20 ans de Wikipédia. Si cela vous dit de vous joindre à moi, précisez-le sur ma page Wikipédia. Non, c’est de l’humour !

Le 12 avril, les Russes se rappelleront (sauf Alzheimer) qu’il y a 60 ans, un certain Youri Gagarine était devenu le premier homme dans l’espace lors de la mission Vostok 1. On n’ignore pas, qu’en pleine guerre froide, cet exploit a précipité les USA dans les programmes spatiaux. Il ne s’agissait pas, pour l’oncle Sam de respirer la défaite : il fallait alunir avant l’Ours soviétique et reléguer le Gagarine au logis plutôt que de l’avoir dans le nez avec le gag à rhinologie.

Le 27 avril, tout le Portugal se rappellera les exploits de Magellan, héros national mort il y a 500 ans. On ignore qui du Président portugais, du Premier Ministre ou du Président de l’Assemblée Nationale aura la lourde tâche d’évoquer la mémoire de Magellan, mais ce sera un des trois. La foule, au céans pacifique, écoutera l’éloge de celui qui fit, le premier, le tour de la Terre, à la voile et sans sponsors !

Le 14 mai, dans un autre registre, des Français se repasseront en boucle l’arrestation de DSK, le roi du FMI, il y a juste 10 ans ! On sortira, pour cet évènement, une série télévisée sur Arte « chambre 2806 » interdite aux moins de 7,56 ans. Il sera question de refaire parler Mr Strauss-Kahn qui confirmera qu’avec Nafissatou  il y eut relation qu’on sentie consentie.

Le 24 mai, un gros gâteau d’anniversaire où trônent 80 bougies sera présenté à Bob Dylan. La pièce montée, financée par Universal, permettra au prix Nobel de littérature (en 2016) de tester son souffle, le souffle du vent ! Comme à son habitude, il refusera le verre de lait eu égard à sa maxime « les laits dits laids ».

Le 8 juillet, Edgar Morin fêtera ses cent ans ! Ce sera pour lui l’occasion de retrouver des connaissances qu’il aime tant relier ! Et, sapant ses complexes, sa pensée complexe viendra égayer une jolie soirée festive à laquelle participeront, via WhatsApp, Edward Snowden et Julien Assange.

 Le même jour, Fabrice Lucchini présentera, à Bercy, l’intégralité des fables de la Fontaine. On fêtera, en effet, le 400ème anniversaire de sa naissance. Les 240 fables seront déclamées en 20 heures de temps et Fabrice démarrera dès 3 h du matin. Car rien ne sert de courir, il faut partir à point !

Le 21 juillet, Charlotte Gainsbourg soufflera ses 50 bougies ! Et oui, déjà ! A cette occasion elle chantera en duo, avec sa mère Jeanne Birkin, l’histoire de Mélody Nelson, une chanson de 1971, année de naissance de Charlotte.  

 Le 15 août, on fêtera l’assomption mais aussi le 50ème anniversaire de la mort du Gold Exchange Standard que les économistes connaissent bien. En 1971, Richard Nixon raie d’un trait de plume les accords de Bretton Woods (1944). Le système monétaire mondial s’en trouve changé ! Les changes fixes entre les monnaies disparaissent et le dollar ne sera plus jamais convertible en or ! Désormais les monnaies flottent et cet abandon de changes fixes va précipiter l’Europe dans une stratégie pour réguler ses monnaies : serpent monétaire, écus puis, in fine, création de l’Euro.

Le 11 septembre, on évoquera pour la 20ème fois les noms des victimes des attentats de New-York. Les fantômes des tours jumelles continueront à hanter la mémoire du Monde

Le 18 septembre, en France, on fêtera le 40ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort. Maître Badinter, instigateur de cette noble initiative, sera invité sur le plateau de Delahousse, j’en mettrais ma tête à couper.

Le 21 septembre, sur fond de musique aznavourienne, l’Arménie fêtera les 30 ans de son indépendance ! L’ambiance sera un peu gâchée après l’abandon d’une bonne partie des terres du Haut Karabagh au profit de l’Azerbaïdjan, lequel fêtera aussi ses 30 ans d’indépendance !  

Le 11 octobre, Jean Jacques Goldmann fêtera ses 70 ans. En retrait du showbiz, il se contentera de donner du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons. Quelques amis enfoirés viendront lui dire de reprendre la grat et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. Il leur répondra que tout ceci a déjà été accompli.

Le 9 novembre, les inconditionnels iront se recueillir sur la tombe d’Yves Montand, disparu depuis 30 ans. Le cimetière du Père Lachaise, débarrassé de feuilles mortes (qu’on ramasse à la pelle) accueillera des fans qui s’ignoraient mais qui, selon leur aveu, auront fini par apprécier le grand acteur !

Le 24 novembre, un concert de Queen sera donné devant la Reine Elizabeth pour commémorer le 30ème anniversaire de la mort de Freddy Mercury. Une occasion de faire passer la pilule du Brexit qui risque de durer : bail s’y colle !

Enfin, le 19 décembre, Nathalie, posera une rose sur la tombe de Gilbert Bécaud disparu 20 ans auparavant. Car l’important c’est la rose pour pleurer sa peine quand il est mort le poète ! Sur la branche d’un cyprès, un petit oiseau de toutes les couleurs chantera, tout content d’avoir volé l’orange du marchand…