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mardi 18 janvier 2022

ALMATY SOUS LE METAL MATEE

 


Le Kazakhstan tel un volcan a déclenché son éruption. Dans sa plus grande ville, Almaty (qui n’est pas la capitale, laquelle se nomme Nour-Soultan) des soulèvements se sont multipliés dès le 2 janvier pour contester la hausse des prix de l’énergie.

La colère devient politique, mais au départ elle est toujours d’ordre économique ! En l’occurrence, l’augmentation du prix du gaz naturel liquéfié, carburant le plus utilisé pour les voitures kazakhes, a mis le feu aux poudres !

L’annonce du doublement de son prix a déclenché l’ire. Ce courroux est d’autant plus compréhensible que le sous-sol du pays regorge d’énergies naturelles, plus qu’il n’en faut ! Le pays en dispose tant qu’il en exporte : pétrole, gaz, et même de l’uranium dont se servent nos centrales nucléaires bien françaises !

La brutalité de cette hausse a donc entraîné un séisme révolutionnaire que le pouvoir en place s’est empressé de réprimer ! Officiellement, il y aurait 225 morts. La réalité se cache dans le silence gouvernemental ou aux fonds des geôles où le pouvoir fait pratiquer la torture pour dissuader les pauvres âmes à vouloir continuer la lutte !

Le pouvoir a réagi en utilisant à la fois la carotte et le bâton. D'un côté, il a procédé à un changement de gouvernement et a rétabli le prix d’origine du gaz ! D’un autre côté, il a géré une répression et instauré l’état d’urgence, comme il se doit dans toute bonne dictature qui se respecte !

 

Cette politique coercitive a trouvé son soutien dans l’intervention des forces russes venues à la rescousse pour aider le président Kassym-Jomart-Tokaïev à rester sur son trône. Il faut dire que ce « brave » homme s’est empressé de téléphoner au tsar Poutine dès que les émeutes ont surgi. Les forces russes sont intervenues, puis se sont retirées. La Russie orthodoxe avait intérêt à montrer qu’elle tenait au Kazakhstan (et à ses richesses) ! Ce voisin turbulent en serait davantage son vassal, comme à la bonne époque de l’URSS, plutôt que de vouloir se rapprocher de la Turquie musulmane (la Kazakhstan compte 19 millions d’habitants à majorité musulmane) !

 

Car les calculs géopolitiques continuent à fleurir dans cette région du monde depuis la désintégration de l’Ours soviétique dans les ruines du mur de Berlin.



Almaty se soulève dans les brumes kazakhes

L’hiver se fait volcan dans les rues échaudées

Devant elle un tyran ne tourne pas casaque

Son âme de démon conserve dureté

 

Les prix sont oppressants, qui tissent la disette

La paupérisation et les pleurs des enfants.

Un monde sous-terrain aux colères muettes

S’est soudain redressé, nu, pacifiquement !

 

On réprime, on torture, pour la raison d’Etat

On phagocyte l’âme en blindés de Russie

Pour mieux souffler l’éther d’un semblant d’éclaircie

 

Le carcan se maintient, cadenasse les cœurs

Les richesses minières et les chants du bonheur

Une rancœur abreuve l’horizon des combats...


dimanche 16 janvier 2022

L'AUSTRALIE ETAU, SERRE VIS ! NOVAK EN FAIT LES FRAIS !

 


Novak Djokovic vient d’essuyer un revers de la main droite, à moins que ce ne soit de la main gauche après avoir tenté de monter au filet anti vaccinal qui était, pour lui, synonyme de racket !

Oui, le natif de Belgrade, ne pourra briguer une 21ème victoire en Grand Chelem, synonyme de record absolu dans le tennis masculin, lors de l’Open d’Australie. Sans vaccination, il a subi des critiques à Serbes de la part des organisateurs au visage de dingo que les crocs hâtent !

Donc Novak qui pensait se mettre dans la poche un nouveau trophée, au pays des kangourous, se voit contraint de revenir au bercail où un de ses amis, plutôt adipeux, a dit peu sur le problème mais n’en pense pas moins ! Ruminer le rebelle gras doit (Rue, miné, l’heureux Belgradois ?)

Oui, pas de tennis (attention à la contrepèterie !) pour Novak qui pensait être au-dessus des lois vaccinales ! Non seringué, il revient chez lui, non serein et pas gai ! Les instances du Tennis ont joué en fond de Cour, à l’arrière, en défensive, en refusant l’entrée d’un sportif qui pourrait, potentiellement, contaminer Melbourne et ses environs !

Pourtant, un juge australien avait été gentil avec le Serbe. Après avoir reçu un autographe, il lui avait rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate alors que le tennisman était en séjour au Park Hôtel, sympathique lieu de rétention pour étrangers en situation irrégulière.

Mais, vexé, le ministre de l’immigration australien, Alex Hawke, c’est-à-dire Alex le faux con, a annulé, de visu, le visa de Novak le visé !

Donc, pas de tournoi pour le Novak et son ciné de non-vacciné !

Les instances de l’antidopage notent que c’est la première fois qu’un sportif se voit condamner pour n’avoir pas voulu se faire piquer !


vendredi 7 janvier 2022

MACRON BOUDEUR AGGRAVERAIT-IL SON CAS ? QU'A MOUE ?

 


« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. » 

Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier, Emmanuel Macron, plus Jupitérien que jamais, ajoute dans les faits d’hiver un parfum haut tonal, résolument offensif à l’égard de la « toute petite minorité qui est réfractaire comme la pierre qui roule et n’amasse pas masse» à la vaccination contre le Covid-19.

Oui, Jupiter a envie d’emmerder les rétifs à la seringue en les empêchant d’aller retrouver, en vagues, ciné ou en leur interdisant de se restaurer s’ils restent au rang des inflexibles.

C’est comme une envie de pisser, dure, innée. Une envie de faire, mais qui avoue déjà une forme d’impuissance ! Jupiter aurait presque l’envie d’avoir envie comme l’aurait chanté quelqu’un qui n’aurait jamais eu à l’idée de rauquer comme un emmerdeur !

Depuis Macron est bien emmerdé d’avoir sorti cette phrase. Il s’est excusé ! Mais, intérieurement, il sait que sa petite phrase a touché tout le monde, a mis le feu aux réseaux sociaux ! C’est de la stratégie fécale qui fait l’écho !

La politique a régulièrement besoin de ces petits coups de canif, sinon on s’emmerde ! Les pêcheurs, qui sont en mer dès l’aurore ont besoin d’entendre à la radio des jurons de poissonniers que rien n’arrête ! Les édiles, en maires dans leur cité, ont soif de telles dérives verbales pour pouvoir polémiquer ! Il y a plus de succès dans les rappels de dérapages sémantiques que dans ceux de Pfizer ou de Moderna.

La femme, en mère décidée vote, emmerdée si dévote, pour celui qu’elle croyait bon apôtre mais à qui elle pardonne car, de toutes manières, c’est le moins mauvais de tous.

Oui, Macron peut se permettre d’avoir juste envie d’emmerder ceux qui refusent le vaccin au nom de leur liberté car ses concurrents sont en mer décevante, leur candidature emmerdée se vante, mais s’évente ! Le petit mot de trop sans être serein, gai, a l’avantage, dans sa noirceur, de mettre en lumière la vacuité de l’opposition ! De Mélenchon à Pécresse on pousse des cris d’orfraie pour cacher l’impuissance et le vide des programmes ! Zemmour se ronge les foies de se voir voler la vedette dans le concours des grossièretés !

Macron s’est comporté comme un vilain lycéen que sa professeure de femme a dû chanter sur le sang, heu, tancer sur le champ ! Il ne le fera plus, ou non ! Il verra selon les cirques, Constance ! Comme dirait mon voisin à sa femme atrabilaire mais néanmoins macroniste, ascendant bélier !


dimanche 2 janvier 2022

BONNE ANNEE 2022

 


L’année 2022, comme chaque année, débutera par un 1° janvier, masqué, et en parti vacciné. On fêtera, la tête encore bien alcoolisée, le cinquantenaire de la mort de Maurice Chevalier en utilisant une bonne pomme (de douche) pour se rafraîchir les idées. Puis, on se souhaitera une année prospère (youp, la boum !)

Le 15 janvier, on honorera Molière né 400 ans auparavant ! Francis Huster réitéra son souhait de voir l’homme de lettres panthéonisé, et ne sera pas avare de louanges en évitant les précieuses ridicules. Il aura le soutien de la gent féminine car les femmes ça vante ! Macron entendra-t-il la supplique ? Il sera déjà bien occupé à se battre contre l’Omicron, au micro, homme à cran et médecin malgré lui.

Du 4 au 20 février, les JO d’hiver auront lieu à Pékin. La mascotte en sera un Panda dépendant d’épandage des pandémies. Ces jeux comprendront 109 épreuves, pour 15 disciplines. La France espère décrocher des médailles. Alexis Pinturault, digne héritier de Jean-Claude Killy (qui lit tous les articles concernant Alexis) n’aura de cesse que de s’échiner sur chaînes chinoises pour briller en ski alpin !

En mars, pourquoi pas en mars, on fêtera les 500 ans de Joachim du Bellay. Je fixe en mars car, en fait, on ignore le jour de sa naissance. La Pléiade lui rendra hommage en éditant en bande dessinée « Les regrets » soit 191 sonnets et plus de 2000 vignettes, en couleur, pour ne pas oublier l’œuvre et que finisse dans les ronces art !

Le 16 avril, on fêtera les 100 ans de Boby Lapointe. Toute la ville de Pézenas sera pavoisée de maillots marins et, au son de l’hélicon, on défilera dans les rues de cette ville qui est aussi celle de Molière (quelle coïncidence qui coin-coin, aussi, danse !). Une sensibilisation au langage bibi-binaire sera imposée par Mr Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education (à moins qu’il soit viré d’ici là) dans les classes pour les enfants de distraisant, comme dirait Boby, ainsi que des leçons de guitare sommaire.

Le 24 avril, on connaîtra le nouveau président de la République. Il devrait se présenter masqué, et prouvant sa bonne constitution avec un pass sanitaire attestant qu’il a bien reçu son 6ème rappel. Il se pourrait que ce fût Jupiter qui entamerait, alors, un second mandat ! Il emporterait les suffrages après avoir battu Valérie Pécresse (elle erre !) au deuxième round, par chaos.

Le 2 mai, ses fans pleureront Serge Reggiani, qui fêtera, à titre posthume, ses cent ans. Vincent, François, Paul, et même les autres, se retrouveront dans un café parisien pour chanter « Le déserteur » ou « ma Liberté » à moins que les loups ne soient entrés dans Paris, à la faveur d’une percée zémmourienne de bien mauvais aloi.

Le 3 mai, certains parisiens (combien ?) honoreront le canal St Martin qui fit ses grands débuts 200 ans auparavant. Et Jean-Jacques Annaud (ai-je ange à canaux ?) pourrait nous gratifier d’un petit reportage vidéo sur ce monument classé historique depuis 1993.

Le 3 juin, Julie Gayet soufflera ses 50 bougies. François Hollande coupera le gâteau qui aura la forme d’un Flamby ! La petite fête se passera à Tulle, dans un restaurant où le couple avait dégusté un bon poisson d’avril, un congre à Tulle ! L’agape se finira par des discussions sur cette période virale, oui, se finira sur l’ère, ô Tulle !

Le 18 juin, la croix de Lorraine qui s’élève à Colombey-les-Deux-Eglises fêtera ses 50 ans ! Les vestiges du gaullisme, les mis en examen, les blanchis, les retraités, se porteront à son pied pour la fêter ! Le général se retournera, une fois de plus, dans sa tombe ; un de ses sports préférés !

Le 22 juin, à peine remise de ses émotions, Julie Gayet chantera «La maman des poissons » (toujours en lieu avec le congre) pour honorer la mort de Boby Lapointe (hé oui, encore lui !) disparu 50 ans auparavant (on n’a pas retrouvé le paravent mais la police enquête !)

Le 6 juillet, Isabelle Boulay fêtera ses 50 ans auprès de son compagnon Eric Dupont-Moretti qui n’aura plus, j’imagine, son costume de garde des sots tant il en aura eu sa claque ! La Gaspésienne chantera devant son avocat quelques chansons de Reggiani (tiens tiens !) ainsi qu’elle l’avait fait en 2014 pour la plus grande joie du label Chic Music Inc.

Le 23 août, Roland Dumas fêtera ses 100 ans ! L’ancien maître du quai d’Orsay, à l’époque mitterrandienne, ressassera ses bons vieux souvenirs d’une rose qui avait encore de la gueule. Il se rappellera des charmes de Mme Deviers-Joncour et de son appartement ! Il se remémorera cette Eva Joly qui le harcelait pour des histoires de rétrocommissions liées à la vente de frégates à Taïwan ! Les frais gâtent, entaillent, ois nez éternuer comme si l’affaire sentait le poivre !

Le 22 septembre, on fêtera les 100 ans d’Yvette Horner mais sans elle, qui aura rejoint le paradis de l’accordéon, comme le vieux Léon de Brassens.

Le 23 octobre, certains lecteurs assidus pleureront Théophile Gautier, mort 150 ans avant cette date. Une mademoiselle, de mots peints, affichera un panégyrique sur sa façade ! Sa ville de naissance, Tarbes, aura les drapeaux en berne à l’image d’une armée qu’un capitaine fracasse.

Le 25 octobre, les nostalgiques de la monarchie, fêteront le 300ème anniversaire du sacre de Louis XV, à Reims. On boira du bourbon en écoutant le comédien Damiens raconter l’attentat raté de son aïeul, attentat contre ce régent qui lui coûta la place de Grèves !

Le 18 novembre, d’autres lecteurs se rendront du côté de chez Swan pour pleurer la mort de Marcel Proust, 100 ans auparavant. On recherchera le temps perdu à travers des lectures de phrases alambiquées, allant biquer, en de jolies pointes, la chevelure sémantique de notre belle langue de Molière (encore lui !)

Du 21 novembre au 18 décembre, la coupe du monde de football aura lieu au Qatar ! Sous le signe des pétrodollars, le ballon rond va tenter de faire oublier les virus qui tinrent comme des crampons, mirent en touche la vie et l’écornèrent.                                             

Le 27 décembre, la France se souviendra de Louis Pasteur, né 200 ans avant. En pleine période de vaccinations, on évoquera ce grand homme qui avait la rage de vaincre les maladies. Un homme au moral de pierre qui savait que Dole mène à un destin de guérisseur quand la colère des microbes mène ire ! Un homme qui apporta tant à la science qui resterait un domaine vague, sinon !

 

 

 

 

 


mercredi 27 octobre 2021

MR Z, UN PRODUIT DOUTEUX MAIS SANS DLC

Monsieur Z est un polémiste, donc un professionnel de la polémique. Son rôle social consiste à jeter des pavés dans la mare au diable pour voir comment va réagir la petite Fadette de la rue qui fait la vox populi. 

Monsieur Z occupe une jolie place médiatique. On le courtise en lui déroulant le tapis rouge, couleur qu'il n'aime pas particulièrement, eu égard à ses penchants droitiers qui auraient tendance à dépasser le borgne dont la fille s'émeut de voir l'agitateur lui souiller ses plates-bandes.

Monsieur Z n'a rien à dire, mais le dit quand même. S'il le faut, il compose avec l'Histoire, et se prête gentiment au jeu du révisionnisme. Il y aura toujours quelques esgourdes pour capter le message qui caresse dans le sens du poil xénophobe.

Car Monsieur Z n'aime pas trop l'étranger qui impose en France son voile, sa religion, son hallal et qui profite largement des aides de l'Etat. Monsieur Z fustige l'AME (Aide Médicale de l'Etat) dont l'âme humanitaire n'est pas aussi coûteuse pour le pays qu'il veuille bien nous faire croire !

Monsieur Z court après la notoriété que son narcissisme exulte de son souffle permanent.

On le voit partout, sur les plateaux TV, dans des meetings, au milieu de la rue où, à tout moment, il peut interpeller un quidam sous le feu des caméras, histoire de montrer que la polémique n'a pas de frontière. C'est un tout terrain, capable de s'essayer à l'usage d'un fusil à lunettes ou à la conduite d'un véhicule de 11 tonnes, habituellement mobilisé par le GIGN.

Tout dernièrement, Mr Z, en visite à Drancy, a relancé le débat sur le voile islamique. Sous les regards de la caméra, et avec la bénédiction de Morandini, journaliste en déliquescence notoire, il s'est permis d'alpaguer une femme pour lui demander d'ôter son foulard. Au nom de la laïcité.

Cette scène, parfaitement orchestrée, a fait le tour des réseaux sociaux.

Je l'ai remise à jour, de manière poétique, pour exorciser toute cette ambiance nauséeuse qui préfigure la campagne présidentielle.




lundi 11 octobre 2021

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 Parce que PFIZER ce n'est pas seulement les vaccins anti-Covid !




mardi 14 septembre 2021

DESASTRE HUMANITAIRE ANNONCE

 


Les démons d’Allah sont désormais au pouvoir à Kaboul et dans tout l’Afghanistan. Les Talibans, enturbannés ou pas, mais généralement barbus, ont pris le contrôle du pays sans coup férir. Les troupes locales, mal formées par l’Oncle Sam, qui s’est retiré, ont fui devant l’ennemi à l’image de la déroute de l’armée française face au rouleau compresseur nazi.

Désormais les barbus instaurent leur loi, la charia. Les femmes doivent être voilées, les voleurs auront la main coupée. Il est hors de question d’être poète sauf à louer Allah et son prophète Mahomet pour ce qu’ils représentent en qualité de sauveur de la nation contre les apostats !

Après la panique sur l’aéroport de Kaboul où chacun essayait de prendre le premier avion venu pour sauver sa peau, la communauté internationale doit discuter avec l’ennemi pour éviter une catastrophe humanitaire !

La situation devient critique pour des millions d’Afghans, déjà affectés par une sécheresse aiguë, les conséquences de la pandémie de covid-19 et des décennies de guerre. Selon l’ONU, en l’absence de soutien, la quasi-totalité de la population afghane (97 %) risque de sombrer sous le seuil de pauvreté l’an prochain, contre 72 % aujourd’hui.

Lors d’une réunion ministérielle à Genève, l’ONU a demandé plus de 600 millions de dollars d’aide pour les organisations humanitaires dans ce pays. Paris a annoncé débloquer 100 millions d’euros dans ce cadre, quand Washington contribuera à hauteur de 64 millions d’euros.

- Et nous sommes bien sûr très soucieux de faire en sorte que l’aide humanitaire serve de levier pour obtenir un réel engagement des talibans dans tous les autres aspects qui préoccupent la communauté internationale, a lancé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

Il est vrai que l’Afghanistan est en partie à l’arrêt, notamment en raison de l’interruption des flux financiers avec l’étranger qui perfusaient une économie sinistrée par 40 ans de guerres.

La capacité des islamistes à relancer le trafic international à Kaboul sera un test pour leur régime, qui après avoir annoncé son gouvernement (sans aucunes femmes) consolide son emprise sur le pays.

Le monde attend de voir l’évolution de ce pouvoir qui ne peut se permettre de refuser l’aide humanitaire sauf à organiser la famine !

En attendant, beaucoup vivent cachés et reclus. Les femmes surtout. D’autres sortent pour quérir une maigre pitance payable en monnaie dévalorisée. Le ventre est creux, la peur s’installe…



Les barbus, fous d’Allah, ont investi les lieux

La bannière étoilée est sortie de la danse

Presque sans coup férir face aux soldats piteux

Le drapeau taliban impose sa démence.

 

Kaboul tisse une toile de craintes névrotiques

Face aux cris de charia des hyènes assoiffées

Pour éviter le voile, la femme famélique

Se terre entre les murs, le regard effacé.

 

La faim guette les corps, l’espérance quémande

Des mannes de nantis, l’occidentale offrande

Que les fous du Coran aimeront distiller.

 

Les souvenirs s’étalent sur ces années de rêve

Où la féminité jouissait d’une sève

Comme un arbre grandi au ciel des libertés...

 


lundi 13 septembre 2021

BEBEL A BOUT DE SOUFFLE S'EN EST ALLE

 


Le 9 avril 1933, alors que meurt Auguste Emmanuel Pointelin (mais pas l’autre) un peintre jurassien, c’est la fête chez un autre artiste, un sculpteur. Oui, chez Paul Belmondo vient au monde le petit Jean-Paul dont la première cascade sera de sauter de son berceau pour rebondir sur le chat !

La sculpture n’attire pas le jeune garçon si ce n’est celle qui s’occupe de son corps. Il se fait une musculature de boxeur qui lui va comme un gant. Mais il aime aussi le théâtre et pas seulement pour les trois coups ! Il entre au conservatoire en 1951 et rencontre des gars sympas qui deviendront, comme lui, des incontournables du 7ème art : Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. Le théâtre le passionne mais ses maîtres le trouvent peu talentueux. Parmi ces vilaines critiques, celle de Pierre Dux (le chef, en latin) qui affirmait que le jeune homme ne serait jamais jeune premier en raison de sa laideur ! Mais cela va le booster car l’aident heurts !

Il fait ses débuts au cinéma en 1956. S'agissant d'abord de petits rôles, il gagne la confiance de Godard, dans la mouvance de la nouvelle vague, et qui lui offre le premier rôle au côté de Jean Seberg dans A bout de souffle en 1959.

Ce film est un révélateur. Il se fait ensuite connaître comme un comédien physique, interprétant lui-même ses cascades au sein de réalisations populaires (L'Homme de Rio en 1964, Borsalino en 1970, où il partage la vedette avec Alain Delon, Le Professionnel en 1981).

Dans les années 1980, il a tendance à s'appuyer sur ce succès facile et emprisonne son personnage, entre flic et voyou. Son retour sur les planches dans le rôle de Kean, sous la direction de Robert Hossein lui est alors salvateur. Dans la foulée, il décroche un césar du meilleur acteur (mais qu'il refusera d'aller chercher) pour son interprétation dans Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch (1988).

Il retrouve Hossein (qu’il avait tué dans un duel au pistolet pour les besoins du Professionnel ; mais le spécialiste d’Audika n’en tenait pas rancune, il ne l’entendait pas de cette oreille). Il joue dans Les Misérables en 1995 ! Puis on le retrouve chez Cédric Klapisch dans Peut-être (1999) et en 2000 dans Les acteurs, de Bertrand Blier. 

Les atours de Bébel (son surnom) sont les mimiques de son visage, et son sourire, qui parlent à tous, quelle que soit la langue. L’homme respire la joie de vivre et la sympathie.

Se plaisant dans un dandysme débonnaire, il refuse de s'enfermer dans une image de héros figée ! Aussi, boudera-t-il le cinéma pour retourner vers le théâtre.

Hélas, le comédien sera victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001. Il s’ensuivra un long combat pour retrouver l’usage de la parole. Il peut ainsi faire son grand retour au cinéma, en 2009, aux côtés de Francis Huster qui réalise aussi le film, Un homme et son chien, drame dans lequel il interprète un homme qui se retrouve seul, à la rue, du jour au lendemain, avec son chien. 

Pour l'ensemble de sa carrière, il reçoit une Palme d'honneur au cours du Festival de Cannes 2011 ! 

En 2015, son fils Paul (coureur automobile français) lui rend un bel hommage au travers un documentaire co-réalisé avec Régis Mardon. Belmondo par Belmondo est présenté en avant-première au festival Lumière à Lyon en sa présence.

Puis, lors de la cérémonie des Césars 2017, un hommage lui est rendu en sa présence, au cours duquel le public lui fait une longue ovation debout. 

Il meurt ce 6 septembre 2021, à Paris, à l’âge de 88 ans. Un hommage national lui est rendu, aux Invalides. Emmanuel Macron, spécialiste en la matière (pour l’âme aux tiers) prononce l’éloge funèbre.

Il nous laisse le souvenir d’un comédien magnifique, généreux et terriblement éclectique. On retiendra de lui qu’il fut l’acteur-cascadeur, ne laissant personne le remplacer pour réaliser les prouesses les plus audacieuses !


Et pour clôturer ce billet, je vous propose cette histoire de voyou que n'aurait pas désavoué notre Bébel national. On y retrouve tous les titres de ses films. 



Il doit rencontrer Léon Morin, prêtre, pour se confesser. Il a pris le mauvais chemin et se voit désormais traqué comme l’animal. Léon, saura, peut-être, mieux que l’écouter. Il saura le cacher comme il a su le faire pour l’aîné des Ferchaux, l’incorrigible Pierrot le fou, qui avait une chance sur deux de se faire buter par flic ou voyou tant il flirtait avec la scoumoune !

Un tendre voyou, que ce Pierrot, qui avait quitté le confort familial, les joyeuses pâques au bord de la mer, le week-end à Zuydcoote, dans la résidence secondaire ! Oui, il avait tout pour suivre l’itinéraire d’un enfant gâté mais il ne l’avait pas désiré.

Pierrot était devenu le voleur, et le casse n’avait aucun secret pour lui ! Il était devenu le professionnel, reconnu comme le cerveau d’un gang qui sévissait, à pied, cheval et en voiture. Il avait recruté ses acolytes parmi les copains du dimanche, et même, un drôle de dimanche, il avait fait la rencontre de Stavisky, un homme au Borsalino sombre, mais qui était réputé pour être l’homme de Rio, le démoniaque chef du clan « les morfalous », recherché au Brésil, et qui s’était réfugié, à bout de souffle, en France, avec ce nom d’emprunt, un tantinet polonais, alors qu’il était un nommé La Rocca.

Oui, l’as des as du grand banditisme mondial !

Oui, il avait été subjugué par cet homme, en échappement libre, et qui l’avait mis sur le coup : cent mille dollars au soleil les attendaient, dans une banque de Nice, mal gardée.

- Ce ne sera pas la mer à boire, avait dit Stavisky (alias La Rocca), le hold-up s’avère facile, car j’ai des contacts sur place, dont docteur Popaul, un spécialiste des chirurgies faciales ! Oh, on peut dire « le marginal », très loin de l’éthique de son Ordre ! Grâce à lui on ne devrait pas être reconnus !

Confiant dans ces dires, il avait tenté, par un beau matin d’été, ce coup fumant, le casse qu’il croyait du siècle ! Mais il tomba sur une peau de banane, et ce qui promettait être un bonbon doucereux, était devenu un lot de dragées au poivre !

Il y avait eu une fuite ! Deux compères avaient cru bon de jouer les Don juan de la côte d’Azur, auprès d’une jeune femme, Mademoiselle Ange, qui sous ses airs improvisant la novice, ne cachait pas moins une âme de flic ! Amazone de la brigade criminelle, elle savait très bien qu’en couchant avec un des deux malfrats elle ne se disait pas « un homme qui me plaît » mais plutôt « voilà le corps de mon ennemi ».

Les deux malfaiteurs, plongés dans les distractions lubriques, s’étaient laissés aller à des confidences sur oreiller, complètement charmés par la Française et l’amour. Elle, avait ri intérieurement, en se disant que cette aventure ne s’inscrirait pas dans les amours célèbres !

L’un lui avait parlé d’un ami pékinois qui avait braqué pas mal de banques à Shangaï. Il avait vanté les tribulations d’un Chinois en Chine, en disant de cet ami qu’il était « le magnifique » et que lui, il était l’héritier de cet homme, il en avait acquis tous les vices !

L’autre s’était épanché sur faux passé américain. Pour séduire la fille, il avait prétendu être le dernier capitaine d’un bateau à aube au joli nom de « les mariés de l’an II », qui faisait résonner la sirène du Mississipi. Ce mythomane rajoutait que les cent et une nuit que durait la remontée du grand fleuve, il devait parfois faire du ménage chez les acteurs de la 3° classe, les misérables composant une classe tous risques ! Mais il agissait avec diplomatie, moderato cantabile !

Et blablabla, dans la foulée, il glissait qu’il préparait « quelque chose » qui ferait scandale sur la Riviera ! Qu’on en parlerait dans le Casino Royale et, peut-être même, jusqu’à la Ciociara de Rome ! Le tout imbibé d’alcool qu’elle lui resservait pour en savoir plus, car une femme est une femme ! Et comme de surcroît elle était flic pas question d’entendre « sois belle et tais-toi ! ». Elle avait même plutôt du talent pour faire délier la langue de ce qu’elle nommait « le guignolo » et qui, à son insu, jouait le doulos !

 Elle avait glané suffisamment de renseignements pour faire capoter le « coup du siècle » et lancer la chasse à l’homme. Stavisky s’était fait coincer et enfermer à double tour après avoir gâché sa dernière cartouche !

Lui a échappé à la traque ! Il se retrouve sur Paris et cherche son salut ! La neige tombe. Il est comme un singe en hiver, grelottant sous son imper pour affronter le jour le plus court de l’année. Le froid le dévore. Paris brûle-t-il de ces gelées insupportables ? Les rafales glacées créent comme une peur sur la ville.

Il croise un homme et son chien. Ils font semblant d’être heureux ! Les tricheurs, pense-t-il, comme s’il était impossible de ressentir de la félicité par un froid glacial.

Enfin, le presbytère ! Il sonne. Léon lui ouvre et voit en lui le solitaire, le raté du banditisme, l’alpagueur déchu ! Il donne l’hospitalité !

- Je fais cela pour toi, dit Léon, en respect pour notre vieille amitié. Mais fais profil bas ! N’ouvre à personne ! Nul ne doit savoir que je te cache ! Tu dois rester l’inconnu dans la maison !




mercredi 2 juin 2021

LAMA JDD : LA MAGIE DES DÉS

 


Dans ce JDD numéro spécial, le "celui qui se prenait pour Napoléon" révèle son addiction au jeu de dés et la frénésie qu'il a eue à dévorer "La magie des dés" des Editions Marlo.

On apprendra, qu'avant d'aller voir les petites femmes de Pigalle, il jouait au dé pour savoir quel chiffre désignerait celle qui ferait sa soirée ! Par exemple, si le 6 tombait, c'était Julie, avec le 4 il s'offrait à Bérénice.

Il laissait faire le hasard, d'une même manière, pour savoir si Alice Dona ou Yves Gilbert serait celle (ou celui) qui donnerait un corps musical à son nouveau texte.

S'il n'avait pas eu de ballon rouge quand il était gosse dans son quartier, son papa, chanteur d'opérette, lui avait offert un jeu de 421 du plus bel effet ! Là, naquit sa passion débridée des dés !

Quand avec les 6 dés, il s'était décidé, c'est au 10.000 qu'il s'était adonné sans le dire à Dona au doux nez.

Et durant l'entracte, avant de reprendre un nouveau tour de chants, il jouait avec son imprésario.

Il fallait qu'on s'y fasse !

                              Il fallait, con, 6 faces !



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Savourer le dernier poisson 

Qui ne soit pas de morne mer

Avec le cœur du Roussillon

En nectar au fond de nos verres

C'est là l'extatique plaisir

Pour oublier l'ombre du laid

Si la vue s'afflige, à mourir

Fêtons papilles et palais !

mardi 1 juin 2021

J'AI L'HONNEUR DE NE PAS TE DE_MANDER PARDON

 


La France et sa grande muette ne s’étaient pas trop mouillé le plumage martial pour protéger les Tutsis contre les coups de machette des Hutus (voir mon billet de 2014).

Au Rwanda, comme ailleurs, le temps panse les plaies, et pense les plaids, grands manteaux de laine capables de réchauffer la froideur diplomatique.

Dans un discours très attendu au Mémorial du génocide de Kigali, Emmanuel Macron a cherché à trouver les mots justes pour reconnaître la responsabilité de la France sans condamner, pour autant, notre beau pays des droits de l’homme.

En fin équilibriste, Jupiter a parcouru le fil ténu du « en même temps », au-dessus d’un précipice jonché de quelque 800.000 victimes de ce qu’il faut bien appeler un génocide.

- La France n’a pas été complice de ce massacre mais, en même temps, elle doit regarder la vérité en face : notre pays détient une part de souffrance qu’on a infligée au peuple rwandais.

Le pardon ne devait pas sortir de la bouche élyséenne. Mais Paul Kagame, Président toujours en exercice, a quand même apprécié ce discours qui ouvre une voie à la réconciliation 27 ans après le génocide des Tutsis.

Ce président, ancien danseur d’une polka gammée, tant il a, lui aussi, du sang sur les mains, voit d’un bon œil le rapprochement des deux pays dans un contexte de real politique assaisonné à l’huile d’économie de marché.

La visite d’Emmanuel change, en effet, les donnes. Un ambassadeur devrait être rapidement nommé, alors que le poste était vacant depuis 2015.

 L’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir le bureau fermé depuis 1996. L’AFD s’est déjà engagée l’an dernier à hauteur de 130 millions d’euros au Rwanda pour soutenir, par des prêts à taux réduit, le développement des réseaux électriques et apporter une aide d’urgence durant l’épidémie de la covid.

Et Jupiter de dire à son homologue :

- Cher Paul, vous parlez notre langue, c’est un super acquis culturel et cet acquis, gars, lie !

Et oui, comme dirait Duteil, c’est une langue belle, une bulle de France au milieu d’un pays qui regorge de richesses enterrées : coltan, or, tungstène, étain…

Il n’est pas négligeable de renouer de bonnes relations avec un pays détenant une telle manne.

Mais, pour certains esprits grincheux, se voilant dans un puritanisme éculé, cette diplomatie intéressée se vêt d’une outrance sidérante.

L’un d’eux de conclure : - Agir ainsi, sans gêne, ô sidère !


 

Le mort ne parle pas pour évoquer la guerre

Qui de plaies en charniers a pris du Rwanda

La mélodie des cœurs, la candeur des lumières

Aux quêtes du pardon le mort ne parle pas

 

Le discours du vivant sur la crête des gênes

Compose de son mieux avec les alibis

Les mots tissent l’émoi ; des ergots pathogènes

Eliment la dureté, émoussent l’argutie.

 

On puise dans le flux d’une prose châtiée

L’acte de contrition sans s’autoflageller

Une oreille y perçoit l’amorce d’un soleil

 

La faconde féconde un ruisseau lénifiant

Y trempent les humeurs aigries, d’un autre temps

Où le sang recouvrait le sol et ses merveilles.


lundi 31 mai 2021

CES ANIMAUX QUI ANIMENT MOTS - XV

 




Ma quinzième planche animalière met en valeur notre cher Ministre de la Santé, qui, pour une fois, ne va pas à la pêche aux vaccins. Elle évoque aussi un âne sauvage, fier d'être bourguignon, en aimant l'Yonne (trouve-t-il, pour autant Lyon sot ?)



mercredi 26 mai 2021

MARINE SANS MASQUE PREND LE MICRO BIEN

 


 Ce mardi 25 mai Marine Le Pen était, pour une xième fois, l’invitée de Jean-Jacques Bourdin.

Comme à son habitude, elle a tiré à boulets rouges sur les institutions européennes, sur Macron, coupable d’insouciance et de frivolité, sur ceux qui condamnent son rassemblement national pour emplois fictifs et détournement de fonds européens.

Le seul détournement qu’elle ait pu, raisonnablement, condamner est celui de l’avion de ligne européen. Ce sympathique aéronef a été la cible du régime d’Alexandre Loukachencko, le chef de la Biélorussie, qui a mis le grappin sur un de ses passagers, Roman Protassevitch, opposant politique. Marine crie au scandale, mais pas trop, pour ne pas alerter Poutine, le bailleur de fonds.

En dehors de cette protestation, Marine n’a pas vraiment convaincu son interlocuteur qui, sous son masque (bien qu’il n’en portât pas) riait de douceur goguenarde en se disant que la fille du borgne allait traîner de sacrées casseroles hypothéquant, peut-être, une course vers l’Elysée, en 2022.

 

Quand bien même, 44% des militaires et policiers seraient prêts à voter pour elle au premier tour !     

- Statistique assez glaçante, dirait Mme Pulvar, en s’enfilant un troisième pull shetland pour se réchauffer en ce monde. Sale haine y erre…


DIVERTISSEMENT XIX

 


Cette nouvelle planche d'allitérations illustrées nous parle de gens qui ont du sang sur les mains mais aussi du Christ et de son missel. En rouge et noir, Jeanne se balade dans les Ardennes, tandis que Mme Duperey veut absolument me faire acheter un appareil auditif. Mais ça risque de tomber dans l'oreille d'un sourd !

En attendant la 20ème planche !

mardi 25 mai 2021

LE LOSC AU SOMMET PARMI SES DETTES

 

10 ans après, je me dois de sortir un billet à la gloire de LOSC (Lille Olympique Sporting Club), le club de ma ville natale et qui vient de glaner le titre de Champion de ligue 1 de Football, après une saison de tribunes vides pour cause de Covid.

Le sacre a donc un goût un peu particulier, je ne vous le masque pas !

Comme il y a 10 ans, c’est encore Martine Aubry, toujours maire de la capitale des Flandres, qui se félicitera d’avoir un club en haut de l’affiche. Elle aura cœur de faire un gros pied de nez au PSG, l’équipe du Qatar qui paie rubis sur ongle comme il se Doha. Les compagnons de Mbappé ne terminent que second alors qu’il avait pris cette fâcheuse habitude d’être champions. A rendre la compétition monotone !

Le petit prétentieux s’était même plu à tweeter : - Si on perd le championnat, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. C’est nous qui l’avons perdu, pas eux qui l’ont gagné (et gnagnagna et gnagnagna...)

Face aux protestations, il avait lancé un nouveau tweet : - Lille ferait un beau champion (poil au bidon) !

Oui, Kylian, cette année l’équipe qatari a parfois porté le poids des bévues, comme un âne, et qui aime bât paie !

Le LOSC fait un beau champion, un vainqueur improbable, mais un beau colosse à crampons en dépit d’un changement de Président en cours de saison !

Et oui, le LOSC a changé tout son organigramme quand son président Gérard Lopez, pressé par son propre fonds d’investissement Eliott, a décidé de vendre le club au fonds Merlyn.

Pour qu’Eliott naisse en nouveau départ, il fallait que vînt l’enchanteur Merlyn, avec, à sa tête, Olivier Létang. Et l’eau pèse sur le fond de l’étang.

Le nouveau Président perturbe quelque peu l’entraîneur, Christophe Galtier. Mais, on ne change pas de cap ! Il faut viser haut et avec sérénité ! Au calme arrêté Létang t’accule (ô calmar, étaie les tentacules ?!).

Alors, nonobstant ce jeu de chaises musicales pécuniaires, le LOSC va de l’avant et résiste, chez lui, au PSG (0-0). A un ancien maillot jaune qui suit (masqué) la rencontre, Létang dira :

- Les Parisiens semblent couper des mollusques ! Paris scie les moules, Hinault !  

Entre la 19° et la 30° journée, le LOSC reste invaincu. Mais, sans leur Turc Burak Yilmaz, blessé, on sent que le groupe s’essouffle. Mais niant, Maignan le gardien, cette petite dépression, s’active pour y croire encore et encore. C’est que le début d’accord, d’accord !

Burak, 35 ans, bosse fort et marque des buts. C’est un guerrier ! Il faut vite le récupérer car les déconvenues viennent : des matches nuls face à Brest (tonnerre !) ou Strasbourg font perdre des points précieux.

Le pire arrive contre Nîmes. A domicile, les Lillois se font croquer par les crocodiles (1-2) contre toute attente. Alors Gard ! On craint pour le déplacement à Paris.

Et pourtant, au parc des Princes, les hommes de Galtier l’emportent (0-1) grâce à un but de David (un attaquant canadien, très zèle et Gand, club où il évoluait, pressé d’amants, heu, non ça s’écrit autrement ! ) qui n’a pas peur de Goliath.

C’est certainement le tournant du championnat. Comme un passage de témoin.

Puis, à l’orée de la 34° journée, les Dogues qui peuvent tout perdre en cas de défaite à Lyon réussissent l’exploit de gagner chez les Gones. Menés 2-0 à la pause, ils renversent la situation grâce à leur Turc Yilmaz, véritable anti-Gone, le goléador de service, digne d’être payé en carats (vanne !).

L’Olympique lyonnais est écarté de la course au titre et le LOSC ne se sent plus des ailes. Il gagne à Metz (0-2), l’emporte sur le rival du Nord, Lens, (0-3 avec notamment un but « boulet de canon » de l’infatigable Yilmaz) et finalement, à l’issue d’un suspens, conserve son petit point d’avance sur le PSG en gagnant à Angers (1-2) où l’ange vint, une dernière fois, porter sa protection à cette équipe !

Et l’avenir ?

Après la grande fête lilloise, à coups de fumigènes et de brisures de distanciation sociale, on craint une recrudescence des hospitalisations au CHR de Lille.

Et puis, l’équipe va se disloquer. Galtier est partant (pour Nice ?) certains joueurs vont être vendus pour rembourser quelque 95 millions d’euros qu’on ne trouvera pas sous le sabot d’un cheval ! Hennissent oies qui mal y pensent !

- Tu me bottes manne, lance Létang, en imaginant la plus-value qu’il réalisera en vendant son jeune arrière central batave.

- On ne peut laisser le cash-flot sous marée, lance un trésorier. Il faut céder à bon prix notre milieu de terrain !

Le Losc vendra les bijoux de famille. Son conseil d’administration siègera, banc bas, sans chaises, pour tirer des plans sur une comète moins fortunée.

Ainsi va le football professionnel : derrière le beau spectacle, l’accumulation des dettes, le marchandage des mollets, les transactions du mercato !

Et pour faire des affaires on s’y connaît (onces…Ikoné ?) 

dimanche 23 mai 2021

RAP HELE TOI : BARBARA !

 

La 65ème édition de l'Eurovision, après une année "sans" en raison de la Covid, n'aura pas permis à la France de retrouver son titre gagné par Marie Myriam en 1977 !

Cependant, à l'image de Poulidor, notre représentante Barbara Pravi arrive seconde, juste derrière un groupe Italien, Maneskin (ou plutôt Mane skin : peau de crinière...de cheval), qui a glané 524 points, au total avec sa chanson Zitti e Buoni.

La victoire s'est jouée à 25 points d'écart.

C'est dommage pour Barbara qui portait un prénom prometteur, connu des enfants de Göttingen et qui aurait pu, tel un aigle noir, survoler ce concours de strass et de superficialité.

C'est dommage pour Barbara qui voulait faire revivre le fantôme d'Edith Piaf et qui piaffait d'impatience de montrer au monde qu'une chanson à texte, défendue avec fougue, avec une prestance à la Jacques Brel, pouvait l'emporter haut la main !

Mais le concours de l'Eurovision n'est peut-être plus adapté à la bonne chanson à texte.

Alors, l'an prochain, la France devra proposer un rappeur, barbu de préférence, voire shooté à la cocaïne (cette option n'est cependant pas conseillée).

Bien sûr il y aura des raps à trier. Il faudra un rap assez mélodieux, avec des paroles pas trop débiles. 

Médine, le Havrais, pourrait faire l'affaire à condition qu'il édulcore ses textes et les repositionne à la sauce bisounours. 

- Il faudra éviter les raps sots, dis !

Pas trop de lyrisme non plus ! Un peu de métal ! 

Il siéra de soigner l'emmental, heu, le mental pour ne pas brusquer les mages qui sélectionnent la participation à la finale. Evitons rap, affres aux mages.

Si en 2022 le rap rencontre un fiasco on tentera le slam pour l'année suivante.

Grand Corps Malade prépare toi !