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vendredi 4 novembre 2016

SUR LA COTE D'OPALE





Dans le «vagon» vieillot qui menait à «Vissant»
(Ne disait pas «Ouagon» et moins encore «Ouissant»)
Il songeait à la plage, aux sables ondulés
Les oyats parsemés, l’horizon Cap blanc nez.

Il pensait à la mer sous le beau ciel d’été
Il y courut ravi à descente du quai
L’allègre mouvement, de liberté nouvelle
Après le dur labeur des temps industriels.

Il se baigna radieux dans la fraîcheur des flots
Porté par les remous, sous les criards échos
Des goélands joueurs dans l’éclat de juillet
Qui nappait de soleil la danse des marées.

Il sortit des salines d’une allure euphorique
S’étendit languissant sur le sable apathique
Nu comme Adam, saoulé de vertiges marins
Il quitta des pensées entachées de turbin.

Et qu’importe l’émoi  d’un petit éventail
La chamade battant un cœur sous le poitrail
D’une belle inconnue qui le vit en passant !
Il lui fallait renaître : oui, s’extraire à Vissant !

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