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Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 29 mai 2013
lundi 27 mai 2013
LAGARDE ERRE SOUS LE TAPIE
Christine
Lagarde, la directrice générale du FMI, n’a pas une casserole libidineuse sur
la conscience à l’inverse de son prédécesseur. Elle n’en a pas moins échappé,
vendredi soir, à une mise en examen dans le cadre de l'enquête de la Cour de
justice de la République (CJR) sur le règlement du litige avec Bernard Tapie
après la vente d'Adidas.
Il pensa en récolter 317,86 millions d'euros ! Un certain Dreyfus, visiblement réhabilité, racheta l'affaire qui, entre temps, s’était diablement redressée : 700 millions d’euros ! Jolie plus-value ! Oui, sauf que cette plus-value sembla figée dans l’escarcelle du Crédit Lyonnais !
Nanar voit
rouge : il accuse le CL de lui avoir « volé » Adidas ! En 1996, le tribunal de commerce de Paris
condamne le Consortium de réalisation (CDR, structure qui gère le passif du
Crédit lyonnais après la quasi faillite de la banque ! Snif, une si belle banque !) à verser à Bernard Tapie
une provision de 91,5 millions d'euros. Puis, les liquidités coulant sous les
ponts, la cour d'appel de Paris alourdira en 2005 la note à 135 millions
d'euros ! L'arrêt sera retoqué par la Cour de cassation l'année suivante.
C’est alors, à
l’automne 2007, que Madame Lagarde intervient ! Elle décide de
recourir à un tribunal arbitral pour solde de tout compte ! La sentence
tombe en juillet 2008 : le CDR est condamné à verser 240 millions d'euros de
réparation à Nanar !
Beaucoup de points louches dans cette affaire : la composition du jury
(3 arbitres), une procédure arbitrale jamais utilisée dès lors qu’il s’agit de
fonds publics, l’amitié indéfectible entre Sarkozy et Tapie…
Au départ c’est un prêt du Crédit Lyonnais
A Monseigneur Tapie de la sainte magouillePour lui faciliter sans se casser les couilles
L’achat de quatre vingt pour cent d’un beau palais.
Les trois bandes marchandes aux ambiances sportives
Mais pris en ministère Maître Tapie s’active
A revendre ses parts pour se remplir les as !
Roi de la transaction pour les millions d’euros
Un dénommé Dreyfus acquerra au prix gros
Laissant des plus values au cupide banquier.
Accusera bientôt les requins de finance
De lui avoir ôté de sa plus noble panse
Beaucoup de plus-values d’Adidas en cession.
Du Crédit Lyonnais devenu moribond
A verser à Tapie pas loin de cent millions
- Cent trente-cinq millions, dira la Cour d’Appel !
Atermoyant l’issue si bien que Dame Lagarde
Choisira l’arbitral faisant baisser la garde
Aux lourdeurs judiciaires : choix plus qu’exceptionnel !
A sustenter Nanar de quatre cent trois millions
Soit pretium doloris, coûts des réparations
Et quelques bagatelles à titre d’intérêt !
De l’OM flamboyant quoi de plus naturel ?
Cependant pour Bercy très inhabituelle
Paraissait la pratique quand public est l’argent !
Décida de trancher par cette procédure
Heureux Prince Tapie gratifié de l’augure
Qui recouvra ainsi bien plus que juste prix !!
Le petit commandant au cœur de l’Elysée
Trop marri d’observer son ami affligé ?
Qui nomma les corbeaux du singulier jury ?
Un charognard d’affaires, a clamé la Marquise !
On n’en disconvient pas ; juste s’est-elle enquise
A ne pas contrarier Nicolas Sarkozy !
Contribuables fiers d’honorer nos impôts !
C’est un morceau d’épargne détaché de nos pots
De petits bas de laine, de minables livrets.
A respecter son goût de sueur laborieuse
Et ne pas remplumer des mouettes rieuses
Qui survolent, en raillant, nos quais d’austérité…
vendredi 24 mai 2013
NEGRE ECRIT POUR UNIVERSAL...
Après la mort du grand Georges (Moustaki) un Twitt a particulièrement retenu l'attention sur le
réseau social : celui adressé par Pascal Nègre, le PDG d'Universal Music.
En saluant la mémoire du chanteur disparu, l'homme d'affaire a surfé
sur l’évènement pour alimenter une
charmante page de publicité pour sa
maison de disques ! La classe !!
La polémique est lancée et le nom de Pascal Nègre semble persiflé sur les réseaux ! Je lui ai
réservé spécifiquement un chien de ma chienne par l’entremise de ce petit
billet qui ne fera jamais une chanson à dollars !
Pascal Nègre vit dans un Univers Sale où la musique doit se
transformer en argent le plus vite possible. Il faut vendre des CD même quand
décédés les artistes sont. Georges Moustaki vient juste de rendre l’âme et déjà
le Négrier fait la promo de son commerce mercantile :
-
Allez, venez mille ors, piaffe-t-il, le grand
Georges n’est plus mais grâce à Universal il fut ! Vous qui avez du talent
venez à moi !! Je vous ferai des nouilles encore et…j’en serai le premier
intéressé !
En sa faconde, en sa commerciale salade, oui, laid vit Nègre !
Il serait prêt à embaucher un rappeur qui unit vers sales tant que l’oseille
vînt au rendez-vous !
Passion pour la manne ô Nègre a ! L’amour du fric lui
ferait perdre toute dignité et son twitt déplacé en corrobore le postulat.
Nègre ose pire rituel communicationnel pour maintenir son
petit commerce et mélange l’hommage avec l’image : Universal for ever !!
Alors mes chansons pour la gloire de méchants sons du
marketing négrier ? Non Mr Nègre, je ne vous proposerai jamais mes œuvres car
je pense qu’elles vous rapporteraient le moindre euro en "retour sur
investissement" comme on dit chez vous !
Il faut dire Monsieur que chez ces gens-là on n’aime pas, Monsieur, on compte !!
HOMMAGE A MOUSTAKI
Georges Moustaki est décédé jeudi 23 mai au
matin à l'âge de 79 ans selon son entourage. Il était né "Giuseppe
Mustacchi", de parents grecs, à Alexandrie en Égypte le 3 mai 1934.
Alexandrie, le seul vrai point commun avec l’électrocuté de la baignoire, parce
que pour le reste…
Oui, pour le reste il y a rien à voir !
Circulez ! Moustaki est resté fidèle à lui-même : un poète, un
artiste engagé, un citoyen du monde, un éternel indigné que camouflaient sa
barbe et sa voix douce !
Combien de fois ai-je chanté « le Métèque » ?
Ai-je le chanterai encore en m’accompagnant de la guitare ou du piano. Ah, « Le
métèque » ce grand tube de 1968 qui l’a lancé sur la voie international.
Et pourtant, bien avant « la gueule de
métèque, de juif errant et de pâtre grec » il aura fabriqué quelques pépites !
Mais pour les autres ! Dix ans auparavant, en 1958, il écrivait « Milord »
pour sa compagne d’alors, une certaine Edith Piaf !
Il s'était installé à Paris en 1951 sur l’île Saint Louis. Dans la Capitale il avait
fait une rencontre décisive : celle de Georges Brassens qui l’avait
intronisé dans la grande loge poétique et noctambule de Saint-Germain-des-Prés.
Il écrira quelque 300 chansons pour les plus
grands interprètes, Piaf, Montand, Barbara (la longue dame brune), Gréco,
Reggiani (Ma Liberté, Sarah, Ma solitude), avant de les chanter lui-même
accompagnée de sa fidèle guitare.
Il se mettra aussi à la peinture et à l’écriture
de musiques de film.
Il chantait « qu’on avait toute la vie
pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer » alors repose toi
bien mon bon Georges et bien le bonjour à Brassens, Trenet, Piaf, Ferré,
Ferrat, Brel…
Tu quittes cette Terre à un moment de troubles
internationaux : Bachar massacre en Syrie, l’ONU redoute une montée des
hostilités entre sunnites et chiites, les attentats djihadistes prospèrent, l’argent
creuse des fossés entre riches et pauvres, la pollution ronge les écosystèmes,
Guantanamo n’est toujours pas fermé…
En hommage à ton talent et à ton combat de
poète pacifique je me suis permis de revisiter une de tes œuvres (ah, ce tempo
brésilien !) en la noircissant quelque peu !! Puisses-tu me pardonner
cette sinistre parodie ! Cette chanson « Les eaux de Mars » je l’ai
rebaptisée « Les bourreaux de Mars » en référence au dieu de la
guerre !
Un bonheur sans racine, des gens peu solidaires.
C’est un éclat de terres, c’est la bombe en éveil
C’est la mort sans pareille, tout un ventre entrouvert !
Un accent militaire, une meute aux abois
Retour des croix de bois, c’est un missile en l’air
C’est un corps qui pourrit, la paix qui se morfond
Un espoir moribond, la blessure de vie
C’est le souffle méchant d’assassines machines
L’humanité en ruine, le vide, le néant
C’est Bachar qui jacasse, liberté qu’on renverse
Le désert qu’on agresse par les bourreaux de Mars.
C’est le pied que l’on panse d’une écorchure en sang
La colère qui s’étend, c’est la pierre qu’on lance
C’est un trou dans la terre, un chagrin qui chemine
Vers de tristes ravines, sans espoir salutaire
C’est un avion dans l’air qui de la paix dispose
Les obus qui arrosent des maisons de misère
Une écharde, un clou, c’est l’agonie qui monte
C’est un laissez pour compte par l’argent du plus fou !
Un poison, la peste, c’est comme un fil tranchant
Un secours qu’on attend, mais un revers de veste
C’est la loi des gris jours, le noir du quai
D’une gare efflanquée de chemins sans retour
C’est le cri d’un courroux, un corps de supplicié
Des images brouillées dans la boue des tabous
Un pas, un bond, dans les combats de races
Des slogans qui tabassent, c’est un sale horizon
C’est la prison des bruits, les écrous dégueulasses
C’est les bourreaux de Mars, la grand-messe des cris.
Une pierre, un bâillon, c’est la greffe des claques
Des agents qui matraquent, une entaille au talon
Un drap, puis pierre, un tombeau qui chemine
Dans les sombres racines du néant militaire
C’est l’hiver qui efface l’été de la raison
Des poètes qui font pour les bourreaux de Mars
Des victimes choisies, au cœur du mal profond
Puis les bourreaux de Mars exhibent leur raison
Un pas, une " ... pedra é o fim do caminho
E um resto de toco, é um pouco sozinho ...
" Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire...
jeudi 23 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
mardi 21 mai 2013
VENNER ET LES QUASI MAUX D'OAS...
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| Une sacrée déflagration, Notre Dame en eut plein le tympan ! |
Dominique
Venner vénère l’extrême droite à un point tel qu’il en écrit des essais !
Mais à force d’essais il a provoqué le sien !
Oui il s’est
tiré une balle dans la bouche pas plus tard qu’aujourd’hui !
Oh, là, où
ça ? Devant des jeunes écoliers de CP comme le déséquilibré de l’école
Saint-Pierre-La Rochefoucauld (VIIème arrondissement de Paris) ? Non, mais
tout de même dans un lieu qui sent bon le Saint : Notre Dame de Paris !
Comment ?
Un suicide au sein même de Notre-Dame ? La Notre Dame de Paris ?
Celle de Victor Hugo, d’Esmeralda et de Quasimodo ?
Oui chers
lecteurs, au sein même de Notre Dame, sanctuaire du catholicisme flamboyant,
héritage architectural de notre moyen âge gothique et inspiré !
Un homme s’est
suicidé devant de vieilles statues vénérables, des vitraux majestueux, des
colonnes aux chapiteaux magnifiques ! Un homme s’est donné la mort dans le
cœur même d’un édifice vénéré par une Eglise qui a longtemps considéré le
suicide comme un rejet de l’amour et qui a fini par mettre de l’eau dans
son vin de messe.
Oui, Venner
a sorti un flingue Herstal (marque belge) sous le silence réprobateur des anges
de pierre (et qui n’auront pas besoin de cellule d’aide psycholocoschtroumf) et
s’est offert en sacrifice pour un lendemain de Lundi de Pentecôte apte à délier les langues !
Car les
langues se sont déliées :
-
Il s’est tué
car il ne supportait pas la promulgation de la loi ouvrant le mariage aux
couples du même sexe, clame un ancien de l’OAS et ami invétéré du suicidé !
-
Je confirme,
lance un défroqué du club Civita, il avait d’ailleurs laissé un billet sur son
blog. Il déclarait qu’une loi infâme peut toujours être abrogée !
C’est triste,
sanglote Marine Le Pen tout en se frottant le postérieur encore tout endolori, ce
dernier geste est éminemment politique et cherchait à réveiller le peuple de France ! Ca roupille ici bas !!
-
Indignez-vous,
lance un Umpiste reconverti dans le Stéphanhesselisme néoclassique et libéral !
Voyez jusqu’à où cette loi amène !
-
Amen,
réplique sarcastiquement un Mélenchonien thuriféraire d’une laïcité
génétiquement modifiée à l’oxyde bolchévique, ce minable de l’OAS s’est flingué
car il ne supportait plus de voir les islamistes prier dans les rues ! Il
en veut à la charia, faut pas charrier !
-
On n’a pas
le droit de se suicider dans une cathédrale, scande outrée une grenouille de
bénitier adepte de Vatican II mais néanmoins spinoziste ascendance freudienne,
on ne respecte plus rien ! Mais cet homme avait surtout la haine de soi !
-
Je partage,
renchérit un écologiste cyclothymique au visage adipeux, cet homme devait avoir
mille raisons de se suicider : un redressement fiscal ? La mort de
son hamster ? La hausse des prix des croissants au beurre ? La phobie
du coronavirus H7N9 ? La mort du général argentin Videla ?
La police
enquête, comme d’habitude, l’esprit sain !
REMILLER LE REFRACTAIRE
Jacques Remiller remit l’air de Frigide Barjot dans sa
pauvre tête fatiguée. Il absorba une petite gorgée de chartreuse locale et s’assoupit
en rêvant de beaux mariages d’hommes et de femmes !
Jacques Remiller est l’archétype de ces 14.900 maires de France
qui refuseront de célébrer les unions entre personnes du même sexe ! Et qu’importe
la loi promulguée !
-
Je viens d’écrire à François Hollande pour lui
rappeler ses propos sur la liberté de conscience des élus, lance le maire de
Vienne (Isère).
Le problème se posera ! Il confrontera la liberté de
conscience et la conscience d’une nouvelle liberté, d’un nouveau droit !
Remiller s’en émeut et l’ému de l’Isère ne veut pas devenir
l'élu de misère ! Sa conscience lui dicte de ne pas sombrer dans le
misérabilisme familial : deux femmes qui se marient ! Non mais, sans
bague...heu, sans blague ! Deux hommes convolant en juste noce : mais
juste un os !! Oui, un os !
Il laissera ses sbires s’occuper de l’affaire ! Très
peu pour lui !
Les réfractaires au mariage homosexuel semblent créer un
nouveau lobby !
Ca promet dans certaines municipalités !!
lundi 20 mai 2013
SEVADEC ça va donc !!!
- Quel boucan font ces petits hommes verts !
- Ils trient de façon écolo !
- Ils trient la presse usagée ?
- Oui, les nouvelles ne sont plus fraîches ! On recycle le papier !
- Pour les arbres c'est un tri gai !
- Pour les types aussi : le boss ne veut pas qu'on trie contrit !
- C'est aussi un tri-gant : les mains sont protégées apparemment !
- A cause de l'encre : l'est pas toujours sympathique !
- On fait aussi les tris à l'étage ?
- Non, au dessus on gère les traites : c'est le service Compta !
- C'est une usine bien notée ?
- Affirmatif, une usine de tri cotée qui bosse à perdre haleine !
- Il paraît que vous avez doublé le chiffre d'affaire !
- Tri plaît !
- Ah !! C'est plus que je ne croyais !
- Et c'est un métier qui attire les jeunes !
- Oui l'appât est là ! C'est l'appât-tri !
- Donc pas vraiment en danger ! Un secteur porteur !
- Tant qu'il y déchets ! Oui !
- En parlant des chais je boirais bien un petit coup !
- C'est pas de refus, à la vôtre !
http://www.dailymotion.com/video/xtgoo3_centre-de-tri-sevadec_tech.
dimanche 19 mai 2013
VIDELA : DON'T CRY FOR HIM ARGENTINA !
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L'ancien dictateur
argentin Jorge Rafael Videla, qui, droit dans ses bottes, n’avait jamais
secrété le moindre regret pour la disparition de milliers d'opposants sous la
junte militaire au pouvoir de 1976 à 1983, est mort vendredi à l'âge de 87 ans.
"Il a passé sa vie
à faire le mal, laissant une marque sur la vie du pays", a réagi l'artiste
Adolfo Pérez Esquivel, prix Nobel de la paix en 1980 pour son engagement en
faveur des droits humains.
En 1976 un coup d’état
le fait monter au pouvoir ! La veuve Péron est détrônée ! But don’t
cry for me Argentina, la junte militaire ne durera pas !!
Si, elle a duré ! Jusqu’en 1983 ! Et on peut remercier
la mère Thatcher (enfin, façon de parler) d’avoir aidé à l’expulsion du tyran,
pitoyable perdant d’une guerre pour obtenir les Malouines, un ridicule rocher,
que lui contestait la dame de fer en 1982.
Mais entre 1976 et 1983 que d’exactions, que d’années noires. Le
régime Videla cherchera à occulter ses crimes en sublimant la coupe du Monde en
Argentine. En 1978 les Argentins remportent le précieux trophée (contre les
Pays-Bas) et font la fête à Kempes et autre Tarentini…
Mais au même moment, à quelques mètres du grand stade, on torturait
à tour de bras au sein de l’école de marine.
Les disparus voient leur liste s’allonger. L’opération Condor
(lutte contre la guérilla) à laquelle adhère l’Argentine conduira Videla à emprisonner
des opposantes enceintes puis à leur enlever leurs bébés. Les pauvres mères
termineront leur croisière sur terre par un plongeon en mer !
Mères et grand-mères des disparus jouent la protestation et, bien
avant Hessel, crient leur indignation sur la place de Mai de Buenos-Aires.
La chute de Videla et sa
condamnation, quatre ans plus tard, sera un soulagement pour la population.
Mais le dictateur ne passera que cinq ans derrières les barreaux à la suite
d’une amnistie décrétée par Carlos Menem en 1990. Heureusement Dame Justice
veillait et, huit ans plus tard, un juge rejeta la fleur juridique !
Jorge Videla passera alors dix ans en résidence surveillée avant de
retourner une dernière fois en prison en 2008.
En 2012, l'ancien
dictateur sera condamné à 50 ans de prison pour le vol des bébés des
prisonnières politiques dans les centres de torture secrets.
Sa mort en prison montre
qu’un dictateur peut agoniser en dehors de son lit et près des siens. Mais elle
ne cicatrise pas cette longue plaie, cette meurtrissure de l’absence des êtres
supprimés, anéantis, disparus sans laisser de trace.
Elle ne stoppe pas non
plus la quête de ces orphelins de la junte, une quête de maternité, un besoin
de savoir après avoir, parfois, tout appris du passé de cendre…
Le Pape François, au
cœur de la tragédie durant ces périodes sombres, évitera de donner les saints
sacrements à ce militaire damné ! Tant de rumeurs ont déjà couru sur
l’attitude du souverain pontife à l’époque où, patron des Jésuites en
Argentine, il n’aurait pas vraiment assuré le maximum pour protéger ses
confrères adeptes de la théologie de la libération face à l’ogre
militaire !
Rumeurs quand vous
courez !!
Règne un parfum de paix, de justice accomplie
Au fond de sa prison le félon tortionnaire
Vient de rendre son âme à l’enfer infini…
Videla, dictateur d’une Argentine noire
Dans son dernier soupir referme un peu la page
De massacres dictés par les voix de prétoire
Aux accents tortionnaires, aux sinistres verbiages.
Un volet douloureux juste un peu refermé
Les scélérates lois ourdies par le bourreau
Les bébés enlevés des mamans condamnées
D’un cauchemar ancien tisonnent brasero.
Et l’enfant dont la mère fut noyée dans les eaux
Comme proie dénigrée par le condor infâme
Cherche sa vérité dans l’abime des os
Plongé dans le passé d’indéfectibles drames.
L’orphelin engendré par la junte morbide
Vit de quêtes pérennes en voile d’identité
Longs chemins escarpés de vérités arides
Dans ce passé traînant son tango décharné.
On plongera son âme dans les jours de terreur :
Tandis qu’on torturait l’opposant politique
Le ballon érigé en ange rédempteur
Honorait un pays de sa coupe magique.
On lui inculquera le déclin du tyran
Par la dame de fer, récemment décédée
L’hécatombe malouine aura brisé l’élan
Du rapace retors aux serres acérées.
Mais parmi tant d’absents sous leurs ailes fantômes
Il perdra son chemin qui le mène à sa mère
Un grand vide abyssal sous ses paupières d’homme
Parlera très longtemps du grand silence amer.
samedi 18 mai 2013
HOLLANDE PASSE A L'OFFENSIVE !!
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A l’occasion du 60ème
anniversaire de la mort de Django Reinhardt (le 16 mai 1953) Flamby a tenu, à
l’Elysée, sa deuxième conférence de Presse. Sans se prendre pour le roi (auquel
cas nous eussions eu la « Sire-Conférence » qui tourne en rond),
notre chef d’Etat ne s’en est pas moins montré offensif tel un régent-gérant partant guerroyer !
D’emblée, le président de la
République a voulu démentir cette étiquette de mollusque qui lui colle à la
peau !
-
Au Mali
masses m’ont applaudi, lance-t-il !
Homme à limaces, moi ? Non ! Homme à malices ! Je suis un
socialiste qui veut faire réussir la France que des maux lassent !
Un journaliste espiègle et
statisticien commença le recensement des « Je » qu’utiliserait par la suite notre Flamby national ! Il
y en a vraiment qui sont payés à ne rien foutre !
-
L’an I a été entièrement consacré à la défonce, heu..à la défense de
notre souveraineté, à la sauvegarde de notre modèle social et à la réparation
des injustices, a poursuivi le brave François, l’an II ce doit être
l’offensive !
L’an II
sera aussi l’an des noces et les mariés de l’an II seront d’un nouveau
cru ! Pour ce qui est de l’offensive, notera un pigiste épileptique mais
néanmoins Umpiste, on attend de voir les coupes budgétaires dans le budget
militaire !
-
On ne souhaite pas être impopulaire, je ne l'ai pas cherché. Ce n'était
pas un objectif que je m'étais fixé, se lamente Flamby, mais c’est sur le
chômage et la croissance que je serai jugé, pas sur les sondages !
A ce moment-là, un scribouillard
d’un canard régional écrivit que Pépère enfonçait des portes ouvertes !
-
Je suis président au pire moment, souligne encore le Président, je savais que c'était une crise [qui
m'attendait], même si on ne pouvait
pas encore imaginer la longueur de cette crise et la durée de la récession en
Europe.
Un journaliste intègre, allemand, stipula dans son article la méconnaissance des
dossiers économiques ! Toute l’Europe n’est pas en récession !
François
démarra son speech par cette situation européenne. Il s’est fait l’avocat d’une
« initiative européenne » en 4 volets parmi lesquels l’instauration
d’un gouvernement économique de la zone euro !
-
Il faut changer l’orientation : il faut qu’on honore le sud !
Il faut que l’Ouest soit plus leste !!
Et puis
notre chef d’Etat a parlé de la France. Il veut
un plan d'investissement sur dix ans pour relancer la croissance !
-
Quatre
grands axes seront retenus : le numérique, la transition énergétique, les
grandes infrastructures de transport et la santé. Il pourrait être
partiellement financé par des fonds étrangers. Je ne sais pas moi, heu… le
Qatar, les îles Caïman, Singapour … Tout ne peut pas venir de l’Etat
puisqu’il est en faill..faïence, heu...oui, fragile ! Donc appel aux
bonnes volontés !
Un journaliste perturbé par des pressions professionnelles susceptibles de
lui octroyer un superbe Burnouf
écrivit : Flamby souhaite la transition de la santé, les grandes
infrastructures énergétiques, le transport du numérique…
Puis, concernant un hypothétique
remaniement ministériel :
-
Un remaniement ? Pas
aujourd'hui, le changement ce n’est pas maintenant, ce n'est pas d'actualité !
Mon Premier ministre est courageux,
loyal, désintéressé, donc…heu…je lui renouvelle ma confiance !
Assis sur son vénérable siège
Ayrault but du petit lait ! On remarqua un froncement de sourcil chez
Moscovici, une furtive aigreur du regard
chez Montebourg, un rictus fugace chez Valls… Les rivaux devront attendre encore longtemps pour que le
mot Ayrault se biffe et file à l’anglaise !
La fin du discours eut l’aspect
d’une rubrique à brac, sans briques donc sans moyens à court terme. Il fut
question de la création d’un PEA (plan d’épargne en actions) pour les petites
et moyennes entreprises mais pas pour
les auto entrepreneurs vu qu’ils sont condamnés à vivre comme les
éphémères sortant d’un étang d’incertitude. Flamby évoqua aussi l’ouverture des
emplois d’avenir et des contrats de génération à des nouveaux secteurs :
les agriculteurs, les centres de rééducation des chevaux réformés, les
presbytères ruraux, les toiletteurs de dobermans à poils drus, les centres de
suivi psychologique des victimes du sarkozysme…
Quant à la question qui fâche, celle
du droit de vote des étrangers pour les élections locales, le chef de l’Etat
l’a atermoyée :
-
Après les élections municipales ! Comme cela, il n'y aura plus
d'enjeu. Il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l'adoption s'il le
souhaite.
Une
journaliste atrabilaire nota sur son calepin : Qu’entend-t-il par
« il n’y aura plus d’enjeu » ? Danger d’enjeu ? Les Enjeux
dans nos campagnes ? Gloooria ?
Enfin, sur
le système des retraites notre brave Pépère a confirmé que dès lors que l'on vit plus
longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps.
Un
virtuose du clavier Azerty nota en trois éclairs : « On n’est plus
dans le « travailler plus pour gagner plus » mais dans le
« travailler longtemps pour vivre moins de retraite ».
Puis
Flamby s’exposa aux questions des journalistes en fermant les feux dans la
pensée brûlante d’un soleil malien. Il y aperçut fugacement sa Valérie se faire
applaudir par des africains reconnaissants. Il aurait payé cher pour la
rejoindre à ce moment-là…
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